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interviewBFMTV· 11 mars 2022 42 min

La prise de parole d'Emmanuel Macron à l'issue du sommet de Versailles en intégralité

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Présentateur

Monsieur le Président, Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs, merci beaucoup d'être là et à l'issue de ce sommet de Versailles. Monsieur le Président, Madame la Présidente, viennent parfaitement de refléter l'esprit de nos débats et des conclusions. Nous nous retrouvons dans cette galerie des batailles et si d'aucuns pensaient que la guerre dans nos contrées faisait partie de l'histoire, depuis 15 jours, le choix de la Russie, du Président Poutine, a été de faire revenir la guerre en Europe.

Face à celle-ci et à cette violence inouïe déployée par la Russie contre l'Ukraine et son peuple, et un tournant tragique pour notre histoire, nous avons tous, je crois, pleinement conscience que c'est aussi un tournant pour nos sociétés, nos peuples et notre projet européen. Nous y avons répondu depuis 15 jours, Madame la Présidente et Monsieur le Président viennent de le dire, avec unité, rapidité et esprit de responsabilité.

Les choix ont été faits vite, à 27, avec nos institutions et coordonnés avec l'ensemble de nos partenaires dans le cadre de l'OTAN comme du G7 et avec un travail diplomatique qui a permis d'isoler la Russie, en particulier à l'Assemblée générale des Nations Unies encore récemment. Depuis deux semaines, les Ukrainiens et les Ukrainiens se battent avec courage pour défendre leur liberté, la démocratie, leur souveraineté et l'intégrité de leur territoire.

Les Européens ont un positionnement clair, condamnation unanime et ferme de l'agression russe, condamnation dans toutes les enceintes internationales et nous en avons tiré toutes les conséquences, avec en particulier les résolutions portées de la victoire en Assemblée générale. Nous avons décidé un soutien inédit à l'Ukraine en livrant ensemble des équipements, du matériel humanitaire, mais aussi des armes et nous avons proposé aujourd'hui que la facilité européenne de paix soit complétée de 500 millions d'euros, ce qui permet d'aller plus loin encore dans cette perspective et des pays qui jusqu'alors avaient une tradition de neutralité autour de la table.

Je pense à la Suède, ont décidé pour la première fois depuis tant de décennies de participer à ce soutien concret à l'Ukraine. Soutien économique aussi, que nous allons poursuivre, soutien humanitaire, en accueillant en effet plus de 2 millions de réfugiés. Madame la Présidente a rappelé l'importance de cette solidarité et je veux ici rendre hommage au peuple polonais, slovaque, roumain, hongrois, pour ce qui est de notre Union, mais aussi Moldave, pour leur élan de solidarité et d'humanité. J'ai eu l'occasion de le dire, la France prendra sa part et je souhaite que nous puissions avoir les mécanismes de solidarité qui puissent pleinement s'activer dans cette approche.

Dès le premier jour, nous avons aussi déployé un dispositif de sanctions massif, inédit, rapide. Deuxième, quatrième, sixième jour de conflit ont été marqués par des décisions européennes de sanctions inédites. Rapidité, caractère massif, et nous sommes prêts à adopter d'autres sanctions. Toutes les options sont sur la table et l'objectif aussi de nos discussions est de pouvoir nous préparer à ces sanctions si elles étaient de nature à pouvoir arrêter l'agression et à nous préparer aussi à toutes les conséquences dans les semaines et les mois qui viennent.

Notre premier objectif demeure, bien sûr, un retour rapide à la paix, en commençant par un cessez-le-feu, suivi d'un retrait rapide des troupes russes. Et c'est pourquoi nous maintenons la pression sur la Russie et que nous maintenons aussi un dialogue exigeant, en particulier en lien avec le chancelier allemand. Ce soutien, cette solidarité à l'Ukraine, c'est elle aussi qui nous a, hier, beaucoup occupés. Nous soutenons aujourd'hui l'Ukraine et nous la soutiendrons aussi longtemps que la guerre durera et nous serons là pour reconstruire ce que l'agression brutale et injustifiée de la Russie a détruit et pour penser, rebâtir et l'aider à se relever dans la durée.

Le message que nous avons ainsi adressé aux Ukrainiens est que le chemin vers notre Europe leur est ouvert. Leur combat pour la liberté et la démocratie, pour les valeurs qui nous rassemblent, a démontré que l'Ukraine appartient bien à notre famille européenne. Nous avons aussi souhaité que les candidatures qui avaient été soumises par la Moldavie et la Géorgie puissent être examinées, comme notre été le prévoit, par la Commission européenne, afin que l'acceptabilité de leur candidature et la potentielle ouverture puissent se faire en fonction de notre été.

La déclaration de Versailles, au fond, l'agenda de Versailles que nous avons discuté aujourd'hui vient acter du fait que la souveraineté européenne, si certains pouvaient, il y a quelques années, y voir un slogan, peut-être pour d'aucuns une fantaisie française, chacun comprend aujourd'hui que c'est un impératif et que cette souveraineté, cette autonomie stratégique, nous en avons vécu l'importance dès la pandémie, quand il s'est agi d'obtenir certains équipements de santé, certains matériels, nous l'avons vécu quand il s'est agi de pouvoir produire et disposer de vaccins pour nous-mêmes et les pays que nous voulions aider, nous l'avons vécu en sortie de crise, au moment de la relance, quand nous nous sommes aperçus que disposer de semi-conducteurs, quand nous en avions délégué la production à l'autre bout du monde, était compliquée pour faire repartir la production automobile ou d'autres et nous le voyons pleinement avec cette crise où nous mesurons combien notre alimentation, notre énergie, notre défense sont aussi des sujets de souveraineté où nous pouvons coopérer, où nous voulons être une puissance ouverte au monde mais où nous voulons choisir nos partenaires et ne pas dépendre d'eux.

C'est ça la souveraineté. Ça n'est pas le protectionnisme, ça n'est pas se refermer, c'est d'avoir la possibilité de rester ouvert sans être dépendant. Et donc l'agenda de Versailles a ainsi scandé les prochains mois de travail pour avancer en cette direction. En matière de défense, nous souhaitons pouvoir définir les investissements dont nous avons besoin. Plusieurs d'entre nous sommes d'ores et déjà à 2% de notre produit national brut investi en matière de défense.

D'autres ont des efforts à faire mais nous voulons le faire de manière coordonnée, identifier les besoins qui sont les nôtres sur le plan budgétaire, identifier les capacités qui sont à bâtir, identifier aussi nos besoins sur les conflictualités nouvelles, qu'il s'agisse du spatial, du cyber, du maritime, et identifier ce qui aussi a du sens pour construire des filières industrielles européennes. Avoir une Europe qui dépense plus en matière de défense, si c'est pour importer davantage de matériel fait ailleurs, n'aurait pas grand sens en termes de souveraineté.

Il nous faut continuer d'avoir certains partenariats mais il nous faut aussi décider de consolider, bâtir des filières industrielles de défense avec moins de standards mais qui correspondent à un marché pleinement intégré. A cet effet, nous avons pris plusieurs décisions. D'ores et déjà, la France, comme vous le savez, depuis 2017, a fait des choix budgétaires massifs pour atteindre dès l'année dernière ces 2% d'investissement et pour relancer beaucoup de ses filières et de ses capacités. L'Allemagne a décidé, il y a un peu plus de 10 jours, à son tour, de porter des investissements historiques pour son pays.

Le Danemark a fait aussi un choix historique, celui de soumettre à son peuple dans quelques mois la possibilité de revenir dans le projet européen de sécurité et de défense. Vous le voyez partout sur notre continent. Des choix historiques sont en train d'être pris qui marquent un tournant majeur. Il nous faut l'organiser au niveau européen pour bâtir cette capacité commune en matière de défense.

C'est l'objet du mandat qui a été confié à la Commission pour que d'ici au mois de mai, nous puissions, dans le cadre de ce qui sera sans doute un Conseil extraordinaire et qui précédera le sommet de l'OTAN du mois de juin, de bâtir une stratégie européenne pleinement établie en matière d'investissement, de renforcement de nos industries, de capacités. Ensuite, il y a le sujet de l'énergie. Nous avons d'ores et déjà, à travers la stratégie climatique qui est la nôtre, au fond, commencé à bâtir un chemin d'indépendance. Sortir des énergies fossiles, c'est devenir indépendant.

Néanmoins, nous savions que sur cette route, pour beaucoup d'entre nous, la sortie du charbon en particulier passait par le gaz, un gaz que nous importons et que nous importons encore de Russie. La situation que nous vivons aujourd'hui, celle que nous vivrons immanquablement demain, doit nous conduire à réévaluer cette stratégie en étant encore plus ambitieux sur le plan climatique. A cet effet, nous aurons un rendez-vous dès la fin du mois de mars où nous regarderons de manière très concrète comment d'abord accompagner nos peuples sur la question des prix. C'est le mandat qui est là aussi confié à la Commission, des options concrètes sur les prix, des options concrètes sur le remplissage.

Ce sont des sujets très techniques, mais de quoi s'agit-il au fond ? De permettre de garantir des mécanismes qui évitent d'être soumis aux aléas du marché, parfois aux spéculations du marché, liées à ce contexte de crise. Beaucoup d'entre nous avons fait des choix pour protéger d'ores et déjà nos compatriotes, nos entreprises. Nous devons harmoniser ces choix au niveau européen et nous doter d'instruments nouveaux dans les 15 jours qui viennent pour mieux résister aux chocs de prix liés à ce contexte géopolitique. Les prix montaient déjà avant la guerre et ils continuent de monter du fait de celles-ci.

Ensuite, nous devons aussi nous préparer à d'éventuelles sanctions qui viendront et nous devons nous préparer à nous désensibiliser de cette dépendance à la Russie. C'est l'objet du mandat qui est donné pour le mois de mai à la Commission avec ce plan dont le M. le Président et Mme la Présidente rappellent l'importance, plan pour la sortie de la dépendance fossile à l'égard de la Russie, c'est-à-dire comment sortir d'ici à 2027 de notre dépendance au gaz, au pétrole et au charbon russe. C'est un plan qui suppose des investissements nouveaux, des équipements nouveaux, une stratégie qui va renforcer les choix que nous avons faits en matière en particulier de renouvelables et de nucléaire.

Vous le voyez, là aussi, mars et mai seront structurés par un agenda très fort sur le plan énergétique. Enfin, nous avons les autres sujets sur lesquels nous devons bâtir également notre indépendance et notre souveraineté. La stratégie alimentaire dans un contexte où qu'il s'agisse du blé, du maïs, des céréales, plus largement parlé, l'Ukraine et la Russie sont deux marchés très importants. Notre Europe est d'ores et déjà déstabilisée par la guerre à cet égard. Elle le sera encore plus dans 12-18 mois en raison de ce qui ne peut être planté en ce moment même en Ukraine et l'Europe, mais avec elle l'Afrique, seront très profondément déstabilisées sur le plan alimentaire.

Il nous faut donc là aussi nous préparer et réévaluer nos stratégies de production pour d'abord défendre notre souveraineté alimentaire et notre souveraineté protéinique en européen, mais pouvoir aussi définir et réévaluer une stratégie à l'égard de l'Afrique sans quoi plusieurs pays en Afrique seront touchés dans la période de 12 à 18 mois par des famines en raison précisément de la guerre.

Souveraineté en ce qui concerne aussi d'autres matières premières, en ce qui concerne des matériaux rares, souveraineté, évidemment, je l'évoquais en matière de semi-conducteurs, de santé, je ne veux pas ici faire toute la liste, mais nous avons à travers cet agenda scandé les prochains mois pour des décisions très concrètes d'investissements qui vont permettre de bâtir cette Europe plus indépendante et plus souveraine. Ceci veut dire que nous aurons à encourager des investissements privés.

C'est tout l'objet de la taxonomie en matière d'énergie, c'est l'objet aussi d'un travail que nous devons accélérer pour parachever l'union des capitaux en européen et l'approfondissement du marché unique dans les différents secteurs. Deuxième point, il nous faut avoir une politique monétaire adaptée. nous ne sommes pas revenus à des temps normaux de manière évidente et la Banque centrale européenne aura à poursuivre le travail suite à ses annonces d'hier, mais il est très clair que nous rentrons dans une zone de très forte tension due aussi au contexte géopolitique.

Troisième levier, nous aurons des stratégies nationales d'investissement public pour nous protéger des conséquences de la guerre, pour financer notre solidarité et notre résistance à ses conséquences, mais financer aussi ces stratégies de souveraineté. Et quatrième point, il nous faudra aussi en européen financer, comme nous avons su le faire pendant la pandémie, ces grandes stratégies que je viens d'évoquer.

Et le faire parce qu'on parle d'investissement pour notre futur, que nous parlons d'investissement conjoint, que nous avons un intérêt à coordonner ces investissements et que nous avons aussi intérêt à financer cela en européen pour éviter toute fragmentation du marché financier et des dettes souveraines européennes. C'est la stratégie que nous avons commencé ici à travailler et qui va nous occuper dans les prochains mois. Mais là aussi, il nous faudra faire preuve d'unité, de rapidité et d'esprit de responsabilité. Les Ukrainiens et les Ukrainiens nous donnent un exemple unique, celui du courage. Nous ne faisons pas la guerre, nous, Européens, aujourd'hui, à la Russie.

Mais nous soutenons, comme je le disais, l'Ukraine, nous sanctionnons la Russie. Mais nous devons aussi faire notre part et avoir le courage de prendre les décisions historiques, d'assumer le fait que défendre la démocratie et nos valeurs a un coût, que faire ses choix d'indépendance a un coût est suppose de revenir sur parfois des dogmes que nous avions depuis de nombreuses années, des organisations ou des habitudes qui étaient les nôtres. Et je crois pouvoir dire que les discussions d'hier et d'aujourd'hui ont consacré la prise de conscience et la volonté des Européennes et des Européens ici à Versailles d'avancer dans cette direction. Et je finirai sur ces mots.

J'entamais hier nos travaux en remerciant certains de mes collègues et je le dis à Madame la Présidente de la Commission car Versailles qui est un immense lieu d'histoire que les Françaises et les Français aiment plus que tout et qui notre fierté à l'égard du reste du monde a aussi parfois été un lieu qui a résonné avec des défaites diplomatiques. C'est aussi le lieu où nous avons perdu la paix à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Et après avoir gagné la guerre, nous avons perdu la paix parce que nous avons à ce moment-là acté la volonté d'humilier et de diviser l'Europe.

et je suis très fier que durant ces deux jours, malgré les difficultés, la gravité, la lourdeur, parfois l'émotion extrême qu'il y avait autour de la table, nous avons tous ensemble de manière unanime acté que le seul moyen de préserver la paix sur notre continent était notre unité et c'était le courage de cette unité. Et c'est le plus important à mes yeux. Je vous remercie.

15:44
Locuteur 2

Merci, M. le Président. Je tiens à vous informer qu'on vient de publier notre déclaration de Versailles dans les 24 langues de l'Union européenne. It is published on our council website the Versailles Declaration. And we're going to take a few questions in the room. Angélique Boin de Radio France. Vous êtes la première qui va poser une question.

16:07
Locuteur 4

OK. Bonjour, Angélique Boin, la rédaction internationale de Radio France. Vous avez eu deux jours de sommet. C'est la première fois que vous vous voyez aussi longtemps depuis cette guerre. Vous parlez d'Europe plus puissante face à Moscou. Vous nous parlez d'agenda. Vous nous parlez de 2027. Vous nous parlez d'éventuelles autres sursanctions. Mais sur le terrain, on a vu cette maternité bombardée. Kiev est encerclée. Vous avez certes réagi vite et fort. On l'a vu. Aujourd'hui, ça ne suffit pas. Et quand même, le sentiment qui sort de sommet, c'est que vous n'avez plus ni vraiment d'outils ni d'unanimité pour une mesure forte et rapide aujourd'hui. J'insiste sur aujourd'hui.

De nature à faire plier Poutine. Alors est-ce que vous êtes quand même aujourd'hui impuissant ?

16:47
Présentateur

Soyons clairs. Il y a une guerre sur le terrain et nous ne sommes pas en guerre. Ce que vous pointez est vrai, mais la réalité politique, le choix souverain qui est le nôtre, est aussi celui-là. Et donc, vous avez parfaitement raison de dire que nous n'avons pas une réponse sur un théâtre de guerre qui a été déclenché par l'agression de la Russie parce que nous ne sommes pas en guerre sur le terrain. Est-ce que nous excluons des sanctions supplémentaires ? En aucun cas. La déclaration du G7 qui sortira dans quelques heures va d'ailleurs acter une perspective de sanctions supplémentaires. Ce sera une première vague limitée.

Et en fonction de l'évolution des événements sur le terrain, nous n'excluons rien et nous l'avons rappelé. Et je peux vous dire ici, j'ai la certitude, si les choses continuaient sur le plan militaire, dans la droite ligne de ce que vous venez de décrire, que nous prendrons des sanctions nouvelles, y compris des sanctions massives. Mais aujourd'hui, les Européens interviennent de trois manières. Les sanctions contre la Russie et nous en prendrons d'autres. Et si les circonstances l'exigent, nous les prendrons et jusqu'au bout. Le soutien à l'Ukraine, nous le poursuivons et nous le poursuivrons là aussi.

Et l'action diplomatique pour isoler la Russie aux Nations Unies et pour essayer de convaincre le président Poutine de revenir à la table des négociations de manière sincère avec l'Ukraine et le président ukrainien pour trouver un accord. Voilà le cadre dans lequel nous agissons. Cela étant, nous condamnons avec la plus grande fermeté et je partage votre émotion quand nous voyons les scènes à Kharkiv ou à Mariupol inacceptables et odieuses que nous avons vues. mais aujourd'hui, nous ne sommes pas nous, Européens, sur le sol ukrainien en guerre.

18:43
Locuteur 6

Je pense qu'il est atrocious ce bombardement de l'hôpital maternité

18:52
Locuteur 5

et d'hôpitaux est tout à fait atroce, odieux et je crois qu'il doit y avoir une enquête pour crime de guerre. C'est quelque chose qui doit être pris en compte de manière sobre. Néanmoins, j'appuie aussi le fait que nous en sommes au 15e jour de cette guerre horrible. Et comme l'a dit le Président,

19:14
Locuteur 6

dès le 2e jour,

19:15
Locuteur 5

dès le 4e jour, dès le 6e jour,

19:17
Locuteur 6

à chaque étape,

19:19
Locuteur 5

nous avions un bouquet de sanctions. Une semaine plus tard, aujourd'hui, on voit que le rouble est en chute libre. Il a perdu plus de 50% par rapport à l'euro. on voit que les taux d'intérêt explosent en Russie. On voit une hausse vertigineuse des taux. Les agences de quotations

19:42
Locuteur 6

ne considèrent plus les obligations russes comme des obligations qui ne valent plus rien. Autant

19:53
Locuteur 5

d'éléments qui montrent l'incidence d'importance de nos sanctions. Le 4e bouquet va être une réalité et nous avons nos propres moyens de répondre à ces agressions atroces dont se rend coupable Poutine. Et nous déterminerons une réponse appropriée.

20:12
Locuteur 2

Merci, Madame la Présidente. Agathe de BFM TV. Agathe.

20:16
Emmanuel Macron

Bonjour, Monsieur le Président. Bonjour, Madame la Présidente. Monsieur le Président français, les 27 ont refusé une adhésion accélérée de l'Ukraine à l'Union européenne. Le Président Zelensky vous a immédiatement répondu. Il faut y aller plus fort, dit-il. Il vous demande d'en faire plus. Il demande à ce que les décisions des politiques coïncident avec les humeurs de leur peuple. Je voulais savoir comment vous vivez ces reproches qui sont devenus quasi quotidiens de la part de Kiev et est-ce que l'adhésion de l'Ukraine est une chimère ou selon vous elle est réalisable et souhaitable ? Et pardon, j'avais une autre question. Je vous la pose maintenant.

Concrètement, s'agissant des sanctions, est-ce que vous avez décidé de réduire des deux tiers les importations de gaz russe d'ici la fin de l'année ? C'est un projet porté par la Présidente de la Commission. Et est-ce que l'équation n'est pas impossible à résoudre entre plus de sanctions et protéger le pouvoir d'achat des citoyens européens ? Est-ce que vous ne redoutez pas une colère sociale et un nouveau mouvement type Gilets jaunes dans les mois qui viennent ?

21:15
Présentateur

Sur votre deuxième question, nous avons montré en développant des mécanismes que nous pouvions tout à fait prendre des sanctions et nous protéger collectivement contre les conséquences pour les consommateurs et les entreprises. Maintenant, soyons clairs aussi, le marché mondial des matières premières en raison de la forte prise donnait lieu à une augmentation des prix avant la guerre. Qu'il s'agisse du gaz, qu'il s'agisse du pétrole, de beaucoup de matières premières ou de composantes industrielles, nous avions une montée des prix.

Donc je pense qu'il faut bien continuer à distinguer les choses et les gouvernements ne sont pas non plus là pour prendre la totalité de ces effets inflationnistes. Si je prends la France, nous avons absorbé beaucoup de ces effets inflationnistes. Mais c'est une politique exceptionnelle et elle ne pourra avoir qu'un temps. Je prends l'exemple du gaz. Nous n'avons aujourd'hui pas vraiment les conséquences de la crise et des sanctions et contre-sanctions. Mais là où le marché aurait dû augmenter de plus de 40%, il n'a augmenté que de 4% pour les consommateurs parce que nous avons mis en place un bouclier. Alors, on va travailler sur d'autres mécanismes européens.

Donc, ce que je veux dire ici, c'est qu'en tout cas, nous pensons et nous savons que nous avons les moyens de porter des sanctions, de subir éventuellement le fruit des contre-sanctions et de protéger nos économies. parce que nous avons cette force au plan national et au plan européen. Sur votre autre question, je pense qu'il nous faut avoir beaucoup de respect, de solidarité pour les Ukrainiens et les Ukrainiens et leurs dirigeants. Et je comprends parfaitement l'émotion, l'attente qui est là. Ce que je veux dire, c'est que hier, le Conseil européen exprimait un message fort et clair sur le destin européen et le chemin européen de l'Ukraine. sans ambiguïté.

Maintenant, pouvons-nous avoir une procédure accélérée ou exceptionnelle avec un pays en guerre sans regarder aucun critère ? La réponse est non. Pouvons-nous dire on abandonne ce faisant aussi la Moldavie voisine, si fragile, avec la transnistrie, la présence de forces extérieures, la dépendance aux gaz russes, des réfugiés qui arrivent ? La réponse est non. Pouvons-nous, à raison de cette guerre, oublier le processus dans lequel sont rentrés depuis plusieurs années des États des Balkans occidentaux qui veulent nous rejoindre, qui sont aussi fragiles, qui sont touchés par les déstabilisations géopolitiques ? Pour autant, la réponse est non. Et vous le voyez bien.

Nous avons hier envoyé un message clair, politique et de cœur à l'Ukraine, disant votre chemin est avec nous, notre famille et la vôtre. Mais il nous faudra dans les prochains mois réévaluer très profondément ce qu'est notre Europe. Et je crois pouvoir vous dire que la géopolitique et le retour de la guerre et du tragique en Europe, le retour des révisionnismes historiques, des volontés de puissance et d'hégémonie, nous imposent de réfléchir à comment nous voulons organiser une Europe large qui n'est sans doute pas celle qui a toutes les politiques publiques qui sont les nôtres, qui n'est sans doute pas l'Union européenne telle qu'on la voit, qu'on la pense, qu'on l'a conçue aujourd'hui.

Mais il nous faut stabiliser, embrasser beaucoup de pays qui sinon sont déstabilisés par l'islamisme politique, par les velléités russes, les intrusions chinoises à nos portes et nous déstabilisent. Cela imposera aussi de revoir notre manière de nous gouverner nous-mêmes et de nous organiser nous-mêmes. C'est d'ailleurs pour cela que nous avions lancé une conférence sur l'avenir de l'Europe. Cette conscience géopolitique accrue liée au contexte et cet exercice pour nous-mêmes que nous avions lancé doit pouvoir converger d'ici l'été. Il nous faudra trouver les formes nouvelles de notre Europe, et j'en suis convaincue.

25:30
Locuteur 6

Le président Zelensky avec sa demande d'adhésion a lancé un processus et je voulais revenir

25:42
Locuteur 5

sur le fait que depuis les journées de l'adhésion

25:46
Locuteur 6

jusqu'à aujourd'hui, le Conseil n'a eu que très peu de temps pour demander à la Commission

25:55
Locuteur 5

de se prononcer sur cette adhésion en règle générale. Cela prend des années. Cela démontre

26:00
Locuteur 6

le caractère unique de cette situation.

26:05
Locuteur 5

Comme l'a dit le président, il y a des conditions à remplir pour faire partie de l'Union européenne, des conditions auxquelles il faut répondre. Mais nous sommes également attachés au fait qu'une partie de la reconstruction du pays se fera en grande partie grâce à l'aide de l'Union européenne. J'aimerais donc souligner le fait que la rapidité avec laquelle les choses se sont faites au cours de ces derniers jours est une illustration du fait que l'Ukraine fait partie de la famille européenne. En ce qui concerne votre deuxième question sur la question de la réduction des deux tiers potentiels des importations de gaz russes, eh bien, en effet, c'est quelque chose qui est faisable.

il ne s'agit pas là d'une interdiction, mais d'une réduction.

26:53
Locuteur 6

L'idée étant de rediversifier l'approvisionnement en gaz afin de veiller

26:59
Locuteur 5

à ce que nous ayons davantage de sources d'énergie vers l'Union européenne. Et au cours de la semaine qui vient de se dérouler, nous avons travaillé, nous avons œuvré, nous avons appelé les nombreux amis que nous avons aux quatre coins du monde afin de faire appel à leurs sources. Nous avons des investissements massifs dans le réseau de léoduc et de gazoduc sur le continent. Nous allons améliorer, enrichir nos sources afin de dépendre moins du gaz russe. En effet, nous n'avons jamais eu autant de vaisseaux énergétiques et un nombre aussi grand de sources d'énergie vers l'Europe que depuis cette période qui vient de se dérouler.

Et puis, cela se doit à s'accompagner d'un investissement massif dans les énergies renouvelables mais également une augmentation des investissements en faveur de l'hydrogène. Les choses vont s'améliorer, vont augmenter encore dans les années à venir mais il s'agit là vraiment d'un projet d'un grand intérêt. Quelle que soit la situation dans laquelle nous sommes à l'heure actuelle avec les gazoducs et les oléoducs, eh bien cela, il y aura une transition vers l'hydrogène et cela sera mis, ces infrastructures seront mises à profit.

28:21
Locuteur 6

Et puis, bien entendu, on voit dans la communication, vous le verrez, que la commission a posé sur la table mardi une proposition concrète

28:35
Locuteur 5

sur les domaines dans lesquels on peut encore réduire la consommation énergétique et donc, encore une fois, contribuer à une moindre dépendance à l'égard du gaz russe. Les choses ne seront pas simples, cela sera difficile comme cela a déjà été dit et nous avons besoin de l'appui de tous. Chacun peut contribuer, notamment en réduisant notre consommation énergétique. Il s'agit vraiment de contributions. Il y a une contribution de 450 millions de monde de l'Europe en faveur d'une plus grande diversification et l'adoption de sources et de modèles énergétiques intelligents.

29:18
Locuteur 1

Ils se battent avec un courage qui nous fait tous frissonner, qui nous impressionne tous. Ils se battent pour leur terre, ils se battent pour leur souveraineté, ils se battent pour leurs enfants, ils se battent pour leur futur et ils se battent pour appartenir au monde libre et fondamentalement, ils se battent pour les valeurs que nous portons au départ de l'Union européenne. Je peux vous dire qu'hier, il y avait autour de la table cette conscience totalement partagée par l'ensemble des leaders qui est cette nécessité impérieuse pour nous, Union européenne, d'être aussi à la hauteur de faire preuve nous aussi de courage.

Dans l'immédiat, ça signifie une capacité d'agir pour donner plus d'ampleur encore à cet accord d'association qui peut nous permettre immédiatement, sans devoir attendre une seconde de plus, d'engager comme nous le faisons davantage de moyens dans tous les secteurs possibles contre une des circonstances. Et puis par ailleurs, il y a le processus, la réponse a été donnée sur ce sujet-là. Nous allons continuer au départ de l'avis qui sera rendu par la Commission en étant de la demande qui a été introduite. Nous allons continuer à mener le débat au sein du Conseil de l'Union européenne sur ce sujet-là.

Mais je veux vraiment vous dire que mon intime conviction, c'est un immense respect qui est ressenti à l'égard de la manière dont les Ukrainiens font une leçon, une leçon pour défendre ces valeurs de liberté, ces valeurs européennes que nous portons. Et je pense que nous devons aussi, nous, être très enlégés pour entendre et pour porter un message qui rencontre cette aspiration.

30:44
Locuteur 2

John de Bloomberg,

30:53
Locuteur 8

vous avez la parole pour une question. Est-ce que je puis me permettre de poser une question en anglais ? Deux questions. La première porte sur les réfugiés, le gouvernement britannique a annoncé des mesures pour faciliter l'entrée sur le territoire du Royaume-Uni pour les ressortissants ukrainiens qui ont un passeport ukrainiens. Est-ce que c'est suffisant de faciliter l'entrée dans le pays et pensez-vous que le Royaume-Uni ici assume sa part de responsabilité ? Autre question, les dépenses en matière d'énergie et de défense.

31:33
Locuteur 4

Avez-vous parlé d'une mutualisation de la dette

31:36
Locuteur 8

et comment est-ce que cela s'est passé ? Est-ce qu'il y avait un consensus ou est-ce que vous étiez divisé ? Le gouvernement britannique

31:41
Présentateur

montre bien qu'il y avait quand même un problème malgré ce qui pouvait être dit et je pense que personne n'aurait compris qu'après tant de déclarations fortes que nous partagions le gouvernement britannique aurait continué d'appliquer les règles actuelles qui consistaient à ne pas accueillir des réfugiés ukrainiens qui voulaient rejoindre le sol britannique ou alors expliquer qu'ils devaient faire des centaines de kilomètres pour aller demander un visa. Donc c'est un début de pragmatisme qui commence à rapprocher les actes de déclaration.

Je trouve que ça va toujours dans la bonne direction et peut-être qu'à un moment donné ils correspondront en totalité et là on pourra dire que ça marche bien. Donc il y a encore du travail mais ça va dans le meilleur sens et je remercie le gouvernement britannique. Je pense que la lettre du ministre de l'Intérieur français était donc utile. Je souhaite surtout que les femmes et les hommes ukrainiennes, ukrainiens qui ont vécu l'horreur, qui ont traversé l'Europe pour rejoindre leurs proches, leurs familles sur le sol britannique puissent être traités dans les meilleures conditions accompagnées.

Nous le faisons évidemment sur le sol français mais que nous puissions réduire au maximum tous les délais administratifs et d'usage pour pouvoir, voilà, leur permettre de retrouver des conditions de vie qui ne sont pas normales évidemment mais les plus dignes possibles. Donc en tout cas, je remercie le gouvernement britannique de ce premier pas. Les prochains jours nous permettront d'évaluer si c'est suffisant ou s'il nous faut trouver des mesures encore plus efficaces. Nous avons, nous, dit aussi notre disponibilité pour accueillir à Lille ou dans d'autres villes des procédures administratives. Ensuite, sur les sujets de dette commune.

Moi, je pense que la bonne stratégie et nous l'avons vécu pendant la pandémie, c'est de nous mettre d'accord sur les objectifs. Et quand on est au clair et qu'on est d'accord sur les objectifs, alors les instruments suivent. Si nous commençons par les instruments en connaissant nos divisions, généralement, ça ne progresse pas et on perd beaucoup de temps. Et donc, notre dessin, c'est... D'abord, nous avons vu l'unanimité aujourd'hui. Unanimité. Pour dire, on a besoin d'investir en défense, souveraineté énergétique, souveraineté alimentaire, souveraineté technologique et industrielle. Le numérique, par exemple, aussi, que je n'évoquais pas tout à l'heure, fait partie de notre discussion.

Une fois qu'on a dit ça, on a donné des mandats à la Commission. On va faire le travail pour dire de combien on a besoin et évaluer ce que ça coûte. Et on va, par cette évaluation, voir ce qui peut relever du secteur privé, du secteur public. Et en fonction de cela et de la rapidité qu'on va avoir, nous aurons le débat sur les moyens et des mécanismes. En tout cas, en aucun cas, il ne s'agit d'aides passées, mais il peut s'agir de mécanismes qu'on a déjà activés comme au moment de la pandémie. Mais ce sujet sur les instruments n'est là que pour servir les finalités. Il y a unanimité sur l'objectif stratégique.

Maintenant, les sommets de mars et de mai doivent nous permettre de préciser nos objectifs opérationnels lesquels nous permettront de décliner les instruments qui permettront de les obtenir. Voilà comment on va structurer les choses.

34:54
Locuteur 6

À propos de votre première question,

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Locuteur 8

nous nous réjouissons de l'amélioration pour les réfugiés ukrainiens au Royaume-Uni. C'est un bon pas dans la bonne direction. Il y a une semaine, au sein de l'Union européenne, nous avons activé la directive sur la protection temporaire. C'est la première fois que nous le faisons dans l'histoire de l'Union européenne. Et ainsi, tous les ukrainiens ont le droit de résider sur le territoire européen. Ils ont l'accès au marché de l'emploi, accès aux écoles, aux soins médicaux et à des prestations sociales. Donc, pour que ces pauvres personnes innocentes puissent immédiatement essayer de s'installer de vivre dans l'Union européenne.

35:45
Locuteur 6

Pour votre seconde question, c'est vrai, il nous faut d'abord

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Locuteur 8

définir les priorités et la nécessité d'investir. Et je tiens à rappeler que dès le début de notre mandat, nous avions défini trois priorités. C'est le pacte vert européen, c'est le numérique et la résilience. Et pendant la pandémie

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Locuteur 6

et maintenant,

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Locuteur 8

pendant ces temps de guerre déclenchés par la Russie, ces priorités ont prouvé qu'elles étaient les bonnes. Le pacte vert européen est absolument nécessaire si nous voulons nous affranchir en fait des hydrocarbures de la Russie. La numérisation est essentielle pour moderniser nos économies car ça, c'est aussi un levier contre la machine de guerre russe et la résilience. et bien la défense, ça fait partie effectivement de cette résilience. Le président l'a dit, il est important que nous nous penchions sur tous les outils que nous pourrons activer pour pouvoir avancer vers nos objectifs. Donc ça se passe à l'échelle européenne.

D'une part, il y a le budget européen comme Next Generation EU, il y a également le niveau national et puis il y a le privé, ne l'oublions pas. Comment donc activer ces trois niveaux, ces trois échelons ? Comment faire avancer ce projet ? Eh bien, on a un exemple avec la législation sur les puces ou les semi-conducteurs. Là, il s'agit d'un sujet essentiel. Ça vaut pour la résilience, ça vaut pour le numérique. Il en va de notre indépendance, donc avec des investissements européens, nationaux et avec des investissements privés. Angela du Huffington Post, vous avez la dernière question. Que répondez-vous à M. Zelensky qui dit qu'il est déçu de la déclaration de Versailles ?

Il demande à l'Europe de faire plus. Il dit que ça ne suffit pas. Et vous préparez, dites-vous, d'autres paquets de sanctions ? Alors, c'est quoi, par exemple, un embargo sur le gaz et le pétrole ou alors une exclusion de la banque Gazprom ? Est-elle également en prévision ? Une exclusion du système Swift,

38:22
Présentateur

je veux dire ? Beaucoup de, encore une fois, de respect, de considération pour le président Zelensky et son peuple qui se bat. D'abord, que le message politique que l'Union européenne a envoyé hier depuis Versailles est un message clair. Nous avons donné l'hymne ukrainien ici même, puis nous avons envoyé un message politique très clair. Après, ce n'est pas un processus juridique pour toutes les raisons que j'évoquais précédemment en répondant à votre confrère et ce qu'ont aussi parfaitement dit le président Michel et la présidente Sanderlein. Et je comprends très bien quand on se bat avec courage comme l'Ukraine le fait.

C'était la même chose quand la semaine dernière il était demandé d'avoir une no-fly zone. C'était la même chose. On voudrait beaucoup plus et encore une fois, nous ne sommes pas des belligérants au conflit. Je veux ici redire en tout cas notre détermination à faire tout ce qui est utile pour que le conflit cesse et que la paix puisse revenir en Ukraine. La perspective européenne, le chemin européen sont clairs pour l'Ukraine et nous l'avons dit. Deuxièmement, notre volonté de continuer à soutenir l'Ukraine et les Ukrainiens est claire et nous le démontrons et nous l'avons décidé. Et troisièmement, nous sommes prêts à sanctionner et sanctionner au-delà de ce qui a été fait.

Alors, rien de ce que vous avez dit n'est interdit. Et je vais vous faire une réponse où, à dessein, je préserve l'ambiguïté stratégique parce que je pense qu'elle est bonne et qu'elle nous est bénéfique. Des décisions additionnelles seront prises suite au G7. Elles sont limitées. Mais si la Russie, malgré ce qu'elle dit, malgré le président Poutine qui déclare « Je crois au pourparler » qui déclare à ses homologues « Les choses avancent. Je sens que ça bouge. » Président Poutine auquel nous reparlerons encore dans quelques heures en lien avec le chancelier Scholz.

Si malgré cela, il intensifie les bombardements, fait le siège de Kiev et intensifie les scènes de guerre, nous savons que nous devrons prendre à nouveau des sanctions massives. Le message que je veux ici vous dire, c'est que dans ce cadre-là, rien n'est interdit. Rien n'est tabou. Nous ferons tout ce que nous considérons comme étant efficace et qui a un effet utile pour stopper la Russie dans ce chemin de l'agression.

40:51
Locuteur 1

Moi, je voudrais ajouter que pour chacun des paquets de sanctions, on a systématiquement été capables d'être rassemblés rapidement, chaque fois quand il était nécessaire d'agir. Et la rayon qui a eu lieu hier soir a encore démontré cette capacité à préparer ensemble en européen et avec l'ensemble de nos partenaires. Et on voit que ces sanctions, elles ont un impact, elles ont un effet.

Et nous allons continuer à monitorer, à éveiller la situation pour tenter chaque fois de prendre les décisions qui sont utiles pour infléchir les positions du Kremlin et ramener le Kremlin dans un état d'esprit qui permettra, nous espérons, d'avoir à cesser le feu et d'aller vers une négociation qui débouche le plus rapidement possible sur une solution.

41:31
Locuteur 2

Merci beaucoup à tous. Merci pour votre intérêt.

41:34
Présentateur

Merci, M. le Président. Merci, Mme la Présidente. Merci, Mesdames et Messieurs. Merci.

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Locuteur 5

Alors...