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interviewEurope 1· 25 juillet 2025 12 min

"Le Macronisme est une illusion électorale" (David Lisnard)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La grande interview nous recevons ce matin David Lisnard. Bonjour. Bonjour.

Merci d'être avec nous en direct. Maire de Cann encarté chez les Républicains. Vous disposez de votre propre parti Nouvelles énergies dans un entretien à nos confrères de l'AFP.

Vous plaidez pour un accord à droite 10 mesures pour redresser le pays en vue de la présidentielle 2027. Vous partis d'une primaire ouverte à droite, nous allons y revenir mais tout d'abord bien sûr l'actualité du jour. Emmanuel Macron va reconnaître les un état de Palestine en septembre à New York devant les Nations- Unies alors que des otages sont toujours retenu par le Hamas qui tient d'une main de fer la bande de Gaza.

Est-ce que cet engagement vous paraît précipité David Lissard ? Cet engagement fourvoie tout simplement la France. qu'il y ait l'aspiration à un état palestinien, c'est plus que légitime qui est la position de la France a toujours été la même, c'est de chercher une solution à deux états tel qu'elle s'était d'ailleurs exprimé aussi dans les accords d'Oslo sur lesquels il fa revenir.

C'est une démarche tout à fait légitime que parallèlement on se soucie du sort des Palestiniens, c'est aussi tout à fait légitime mais qu'en revanche en revanche aujourd'hui la France affirme reconnaître un état palestinien. Quel état, quelle autorité légitime ? Euh de de quoi on parle ?

La reconnaissance d'un état palestinien, c'est un processus un processus rigoureux, diplomatique avec les avec Israël et avec les les pays de la région. Et c'est pas de de l'affichage pour essayer d'exister. Alors, je sais pas si euh cette déclaration a beaucoup d'impact mondial, j'en suis pas tout à fait convaincu, mais le voir que les déclarations d'Emmanuel Macron reçoivent hier les félicitations immédiates de LFI, de la France insoumise, de Jean-Luc Mélenchon devrait quand même interpeller sur cette position et du Hamas qui a fait un communiqué également. parce que vous vous l'avez dit dans dans votre question, c'est-à-dire que cela se tué dans un contexte où il y a toujours des otages avec des organisations qui dans la réalité parce que la diplomatie ce sont des objectifs mais c'est la réalité. euh dans la réalité aujourd'hui en leur main mise euh sur euh Gaza et et sur une grande partie du du peuple dit palestinien.

Et cette organisation, le Hamas est néonazi veut éliminer de les juifs de la surface du globe, ne reconnaît donc à forceur évidemment pas Israël. Donc tout cela n'est pas sérieux et je trouve que on fourvoit la France et que il ne faudrait pas que la France apparaisse comme le pays des idiots utiles, des islamistes qui sont aujourd'hui les les les barbares totalit. Vous ne croyez pas à Emmanuel Macron quand il dit que c'est un premier pas vers la paix ?

Vous parlez d'affichage. Est-ce que selon vous ce serait une sanction d'Emmanuel Macron vis-à-vis de la stratégie de Benjamine Netaniaou ? Si si c'est cela, ce serait beaucoup trop circonstantiel et et pas à la hauteur d'une ambition que doit porter la France pour être un facteur de paix dans dans la région et de stabilisation.

Le Netaniaou, c'est aux Israéliens de de dire s'ils en veulent ou pas. Il y a beaucoup de contestations en Israël, c'est une démocratie. Et effectivement, je je pense à je l'ai déjà dit que le que que Israël avec Netanou dans une sorte d'impasse stratégique.

Quels sont les buts de guerre qui sont poursuivis ? Il n'empêche que tout cela arrive après le plus grand pogrome de l'histoire depuis la choix, depuis la deuxième guerre mondiale 7 octobre arrive à un moment où Israël était menacé de toute part le Esbola et l'Iran et par le Hamas. Et le Esbola et l'Iran c'était et le le Hamas s'était rapproché.

C'està-dire que les Sunites et les chiites s'étaient rapprochés contre Israël alors que parallèlement Israël s'était rapproché de nombreux pays de la de la zone et les Émirats arabes unis, l'Arabie Saoudite de façon officieuse et au-delà de la zone d'autres pays comme le comme musulmans comme le Maroc par exemple. Donc là-dessus la la position de la France maintenant, elle doit être sérieuse, elle doit être méthodique, elle doit passer par des discussions avec les États-Unis d'Amérique qui sont incontournables, revoir les accords d'Oslo et les accords d'Abraham. et et essayer de construire quelque chose de durable mais pas chercher l'autre.

Moi, je ce que je crains derrière c'est qu'il y a beaucoup de cynisme pour plaire à une partie de l'opinion publique française et c'est ça qui me qui me qui me qui me qui me révolte. David Lisnard, vous êtes maire de Cann encarté chez les Républicains. Vous savez ce qui est ressorti de la rencontre hier entre François Baï et Bruno Rotaillot à Matignon ?

Non, écoutez, j'en sais rien de plus que ce que j'ai j'ai pu lire depuis où entendre. On avait le sentiment que le Premier ministre avait des mots mesurés vis-à-vis du ministre de l'intérieur. Vous vous attendiez à un recadrage plus sévère de la part de France Baou.

Je je n'attendais rien de particulier mais je pense que la la mesure est pertinente dans ce cas-là parce que la position de Bruno Rota est tout à fait légitime. Euh j'étais faré de de voir les les Vierges et farouché euh dire que le ministre de l'intérieur n'avait pas le droit de mettre une position sur ce qu'on appelle le macronisme. C'est quand même surréaliste.

Je rappelle d'une part qu'Emmanuel Macron était ministre de François Hollande à qui il devait tout. Euh, ils appartenaient à la même majorité, ils venaient du même parti, du Parti socialiste lorsque il a trahi euh François Hollande, alors ça c'est pas pour ça que ça ça donne un blancin à tous ceux qui lui succèdent hein, mais mais que mais la la position du ministre de l'intérieur de de Bruno Rot n'est pas du tout la même. Il n'appartient pas à une majorité macroniste.

Il n'y a plus de majorité macroniste. Il y en avait pas beaucoup après 2022, c'était relatif. Et depuis 2022, depuis la dissolution de l'année dernière, cette absurde dissolution, on est dans un nom sland parlementaire.

Et donc il y a un gouvernement de de circonstances inagglomérable pour essayer de tenir le pays jusqu'à une prochaine élection générale. Et donc il a le droit évidemment chef de parti de dire qu'il ne se retrouve pas dans cette majorité de de tenir des considérations sur la politique d'Emmanuel Macron. il ne remet pas en cause l'institution du président de la République.

Donc la position de Bruno Rota est tout à fait légitime et je la trouve pertinente avec une nuance avec une nuance d'ailleurs. Bah oui, bien sûr, il a raison de de soul mais avec une nuance. C'est-à-dire que je je me posais la question de la fin du macronisme, je sais pas trop ce que sera le macronisme, j'ai l'impression que c'est plutôt une une illusion électorale mais en tout cas pens une parenthèse de macronisme dans la vie politique française ? parenthèse, ça c'est sûr mais ce que alors ce que je crains en fait, c'est que le macronisme continue sous une autre forme, que le macronisme n'était qu'une étape de ce qui plombe le pays depuis une quarantaine d'années qui est le dirigisme, l'étatisme, ce que j'appelle le socialtatisme qui est une vraiment pour continuer dans l'éisme un conformisme très technocratique et que finalement euh le Emmanuel Macron ne peut plus se représenter.

Je pense que ceux qui ont travaillé avec lui sont assez disqualifiés compte tenu du bilan calamiteux, commerce extérieur le plus déficit de la zone euro, dette publique qui s'emballe, croissance qui est inférieure à nos partenaires qui est même une insécurité qui depuis 10 ans a augmenté une incapacité à juguler les flux migratoires et cetera. Mais mais ce que je veux vous dire juste pardonnez-moi, c'est que cela traduit malheureusement une un conformisme de techno et qui de technocrate qui est présent dans quasiment tous les partis politiques et c'est avec Nouvelle énergie, nous luttons contre ça. Justement David Lissard dans cette voie qui se trace vers 2027, vous proposez 10 mesures pour redresser le pays.

Est-ce que la droite n'aurait pas plutôt besoin d'une incarnation pour la prochaine présidentielle ? Elle elle a vous avez raison, elle a besoin des des deux. C'est-à-dire que il faut exercer le pouvoir non pas comme finalité mais pour redresser le pays.

Donc il va falloir beaucoup de courage pour prendre acte de la fin de l'état providence tel qu'il a été conçu qui n'est qui n'est plus tenable pour des raisons démographiques, des raisons économiques et et cetera. Et et donc il va falloir une politique euh de en profondeur radicale comme en 58 lorsque De Gaul redresse le pays. Sauf qu'il y a plus de Gaul aujourd'hui.

Donc un élan civique. Oui, bien sûr qu'on en est là. Et euh évidemment et euh et donc là-dessus, il faut pouvoir exercer le pouvoir euh avec constance, avec crédibilité et en rétablissant la confiance.

Donc il faut des mesures, il faut une intégrité de de programme. Donc c'est pour ça je dis tombons, essayons de tomber d'accord sur des mesures fortes. Je parle de la retraite par capitalisation, de la fin de la carte scolaire en milieu urbain, de la suppression du principe de précaution, d'un plan de réduction des dépenses d'au moins de 100 milliards pour rapprocher un peu des pays les les plus performants et pour relancer l'économie, de faire péter tous les verrous qui pèsent sur la création de valeur, la création de richesse, de de libérer par la décentralisation les dynamiques locales, de mettre en compétition les administrations.

Donc il va falloir quelque chose de de fort, de de puissant qui passera par des ordonnances, qui passera par des référendums pour relégitimer l'action publique. Mais avant, il faut gagner des élections. Et je crois que pour gagner des élections, faut éviter deux choses.

La compromission du projet, d'où ce que je propose, mais deuxièmement la division. Et c'est pourquoi il me semble au vu des réalités aujourd'hui de la de l'offre politique dite à droite qu'il n'y a pas de candidat naturel, c'est une évidence. Il a des présidentiales brûle retaillant en néant.

Il est devenu depuis sa sa magnifique victoire à la tête de LR. Euh et et il y en a d'autres. Donc qu'on fasse trancher pour qu'il y a un projet soit retenu et une ou un candidat soit retenu.

Terminons. Vous êtes maire de Cann David Lissard après les violences urbaines du weekend dernier à Nî à Béier Limoge Compienne Charleville Misière. Comment vous vous sentez le pou des quartiers chez vous ?

Bis c'est très tendu euh je peux je peux vous le dire y compris dans la commune qui est une commune très contrastée hein. On a on a plusieurs quartiers politiques de la ville et euh et c'est très tendu et puis je j'échange avec tout avec tous les maires de de toute tendance. On est on est tous d'accord.

Il y a on est on est dans une dans une période extrêmement tendue. La la violence est est sousjacente et parfois je t'exprime quoi. Moi qui qui connaît bien l'imoge où je suis né, voir ce qui s'est passé c'est effarant si vous voulez.

Et euh et donc il faut bien comprendre aujourd'hui euh qu'on est sur une cocotte minute et qu'il va falloir un travail en profondeur pour rétablir l'autorité euh à l'école, pour rétablir pour que les familles assument leurs devoirs d'éducation et l'école son devoir d'instruction et puis qu'on sorte maintenant des impasses dans lesquels nous sommes en terme d'action publique. Pourquoi ? Moi je je dis qu'il faut sortir du cadre, qu'il faut il faut briser les jurisprudences européennes et des hautes cours qui nous empêchent d'avoir une politique pénale efficace, d'avoir une politique migratoire efficace. qu'il faut au moins diviser entre 5 et 8 selon les sources de de les chiffres que l'on prend, l'immigration légale qui est une source d'immigration illégale pour retrouver de la cohésion nationale et pour retrouver de l'efficacité régalienne.

Il faut rétablir l'ordre contre ceux qui nuisent, la liberté pour ceux qui créent et puis l'éducation, l'instruction et une belle ambition scientifique pour toute la population. C'est ça le projet de nouvelle énergie. David Lisnard, vous n'envisagez pas de couvre-feu comme c'est le cas dans les nombreuses villes concernées par les violences le weekend dernier ? pas pour ma part pour l'instant.

Je je l'ai jamais j'ai eu des des violences urbaines à plusieurs reprises. On est une ville très dure à tenir parce que Can c'est 74000 habitants mais on a toute l'année par nos événements et par l'attractivité de la ville au moins 200000 300000 personnes dans dans la ville. Donc c'est c'est très dur à tenir avec des gros contrastes sociologiques.

Pour l'instant je j'ai pas eu besoin de cette de cette technique mais c'est au maire et au commissaire de la police nationale enfin de de décider localement de de coproduire ensemble leur politique de sécurité. Il faut faire confiance au au aux gens du terrain. Merci David Lissard.

Merci à vous d'être venu en direct sur Europe MER, les Républicains de Cann avec votre propre parti, les nouvelles énergies. Merci.