Nathalie Arthaud. Revenu universel ou répartition du travail entre tous ?
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Pour moi le revenu universel de Benoit Hamon c'est de la poudre de Perlimpinpin. »
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« Il ne s'engage qu'à élargir le RSA aux plus jeunes, aux 18-25 ans. »
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« Il va mettre en place une conférence pour en discuter, de façon à éventuellement le mettre en place à l'horizon 2022... et même peut-être pour le quinquennat suivant. »
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« 41 milliards qui ont été donnés sans contrepartie au patronat, empochés par les actionnaires. »
- 1:15Nathalie ArthaudFait
« Ces grandes entreprises qui ont empoché les milliards sans embaucher, en continuant même de supprimer des emplois, on peut leur demander de rembourser. »
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« Cette gauche socialiste, tant qu'elle ne dit pas qu'elle ira prendre l'argent, là où il est, dans les poches de cette bourgeoisie, eh bien elle se voue à trahir les intérêts des travailleurs. »
- 4:30Nathalie ArthaudFait
« On ne peut pas imaginer une société où finalement le travail serait concentré sur de moins en moins de salariés surexploités. »
- 5:30Nathalie ArthaudChiffre
« 6 millions, 7 millions, 8 millions de personnes, exclues de toute activité à qui l'on jetterait comme ça une petite aumône, 750 euros par mois. »
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Pour moi le revenu universel de Benoit Hamon c'est de la poudre de Perlimpinpin. Il en parle beaucoup, ça c'est sûr, mais quand on regarde son programme en réalité il ne s'engage qu'à élargir le RSA aux plus jeunes, aux 18-25 ans. Pour le revenu universel, tout ce qu'il explique c'est qu'il va mettre en place une conférence pour en discuter, de façon à éventuellement le mettre en place à l'horizon 2022... et même peut-être pour le quinquennat suivant.
Benoît Hamon, il est mis en difficulté sur cette histoire de financement parce que justement, il ne veut pas contraindre le grand patronat. Je l'ai entendu, y compris sur le CICE. C'était assez significatif parce que il explique que c'est de l'argent qui a été mal dépensé par l'Etat. 41 milliards qui ont été donnés sans contrepartie au patronat, empochés par les actionnaires.
D'accord, bon, et alors ? Si c'est de l'argent qui est mal dépensé, eh bien il faut demander qu'il soit remboursé. Ces grandes entreprises qui ont empoché les milliards sans embaucher, en continuant même de supprimer des emplois, on peut leur demander de rembourser.
Quand on a payé pour quelque chose et qu'on se rend compte qu'il y a eu tromperie sur la marchandise, on demande de rembourser. Il est dans cette longue tradition des dirigeants socialistes, qui effectivement savent peut-être trouver les mots pour faire rêver, pour susciter des illusions, mais qui en fait sont des charlatans, des bonimenteurs. Cette gauche socialiste, tant qu'elle ne dit pas qu'elle ira prendre l'argent, là où il est, dans les poches de cette bourgeoisie, eh bien elle se voue à trahir les intérêts des travailleurs.
Maintenant sur le fond, sur l'idée, sur l'objectif du revenu universel, je ne suis pas d'accord avec ça. Tout le raisonnement de Benoit Hamon part du fait que le travail va se raréfier. Bon.
Si il se raréfiait, le travail, s'il y en avait moins, est-ce que ça empêcherait, pour autant, de le répartir entre tous ? On ne peut pas imaginer une société où finalement le travail serait concentré sur de moins en moins de salariés surexploités, parce que c'est ce qui se passe aujourd'hui, et puis les autres, 6 millions, 7 millions, 8 millions de personnes, exclues de toute activité à qui l'on jetterait comme ça une petite aumône, 750 euros par mois. Parce que ça reste une aumône.
Alors, soyons conscients, mettons en avant des revendications qui sont valables pour l'ensemble des salariés, ceux qui sont en activité, ceux qui sont au chômage et battons nous. On sait que c'est une question de combat et de rapport de force avec le grand patronat.