Colos et centres aérés : comment rassurer les parents ?
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Nous sommes nombreux à avoir vécu ça en tant qu'enfant. Le car qui démarre sur la place de la mairie, l'image des parents qui s'éloignent et c'est parti pour une semaine ou 15 jours de colo en toute insouciance. Les colonies de vacances ont 150 ans. Les toutes premières ont été créées pour la santé des enfants des villes afin de leur permettre de respirer un air plus pur à la campagne, à la montagne, au bord de la mer. Aujourd'hui, la fréquentation des colos est en baisse constante. Et avec la révélation de plusieurs affaires d'agression sexuelle dans les structures qui accueillent des enfants ces derniers mois, cela risque de ne pas s'arranger.
Car pour confier son enfant le jour, la nuit à des inconnus, il faut avoir confiance. Être sûr qu'il n'y ait pas de faille dans le recrutement de celles et ceux qui encadrent. Avoir la garantie d'une sécurité absolue. Or, le scandale du périscolaire à Paris et d'autres affaires, mis en examen d'un directeur de colo à Toulouse le mois dernier par exemple, ont montré qu'il y en avait des failles. En visite dans une colonie de vacances en Corse cet après-midi, la haute commissaire à l'enfance a appelé à créer un service unique de vérification des antécédents des animateurs. En tant que parent, est-ce que vous vous posez davantage de questions aujourd'hui ? Avez-vous des inquiétudes ?
Avez-vous même renoncé à inscrire votre enfant en colo ou au centre aéré ? Vous êtes animateur, éducateur ? Appelez-nous pour nous raconter ce qui est mis en place pour que les jeunes vacanciers dont vous vous occupez soient protégés. La colo s'est aussi fait pour couper le cordon avec les parents. Alors comment garde-t-on le lien pour être rassuré sans être trop intrusif ? Nous sommes ensemble et en direct jusqu'à 20h. 01 45 24 7000, ça fonctionne au téléphone, par message WhatsApp. Et il y a aussi l'onglet Réagir de l'application Radio France.
Le téléphone seul, 01 45 24 7000.
Trois invités pour discuter avec vous ce soir. Trois invités dans le studio de France Inter. Émilie Souplet, bonsoir. Bonsoir. De la Fédération Famille de France, vous êtes chargée du pôle éducation. Vous êtes donc l'une des voix des parents. Bonsoir. Mélina Raveleau. Bonsoir. Co-fondatrice et présidente de l'association Touste en Colo. C'est une structure qui organise des colonies de vacances et qui forme aussi des animateurs et des animatrices. Et bonsoir Antoine Jouen.
Bonsoir.
Co-président de la commission éducation de l'association des maires de France et élu adjoint à la mairie de Châtillon dans les Hauts-de-Seine. Les mairies qui organisent aussi des colos et bien sûr les centres aérés. J'avais envie de vous faire réagir tout de suite aux déclarations de la haute commissaire à l'enfance, Sarah Helaïry. Quasiment au moment où on débutait cette émission, elle est en Corse. Elle a visité un camping où il y avait des enfants en colo. Et elle a appelé à créer un service unique interministériel de vérification des antécédents des animateurs pour, je la cite, préserver le modèle des colonies de vacances. Il faut être exemplaire sur la sécurité.
Ce que j'entends, moi, en creux, c'est qu'il faut harmoniser, centraliser les infos. Est-ce qu'il y a des manques de ce côté-là, à votre avis, Émini Souplé ?
Pour reprendre ce qui remonte du réseau, les parents ont très peur d'animateurs embauchés dans un département et qu'ils puissent aller dans d'autres départements et qu'il n'y ait pas une centralisation. Ce que je remarque, en fait, que Sarah Helaïry, son titre, c'est que la confiance ne se décrète pas. Elle se construit et je pense qu'il faut vraiment construire cette confiance et retrouver la confiance.
Donc, c'est par ce genre de structure, peut-être, ce genre de centralisation, l'info totalement transparente ?
La transparence. Je pense que s'il y a un mot d'ordre pour les familles, c'est la transparence. Que ce soit avant, pendant et après la colonie.
Mais Lina Ravelo, quand vous organisez des colos, vous manquez parfois d'infos ? Ou est-ce que vous avez l'impression que ces infos, elles ne sont pas toutes au même endroit ? D'où peut-être parfois quelques trous dans la raquette ?
Non, aujourd'hui, les contrôles, ils sont indispensables. Et il y a un logiciel qui est assez bien fait pour ça, qui, globalement, ne laisse pas de place à l'erreur. Puisque si c'est rouge, on est appelé quasiment dans la journée par les services départementales de la jeunesse et des sports. Aujourd'hui, par contre, ça ne couvre que les équipes pédagogiques. Avec l'obligation, du moins. Nous, je sais que chez tout cet encolo, on déclare aussi les cuisiniers, les prestataires sportifs ou toute personne qui sera amenée à être au contact d'enfants. Pour autant, ça, ce n'est pas dans l'obligation. Après, l'algorithme derrière peut potentiellement être amélioré.
Par contre, je pense que ce qui est important de garder en tête, c'est que ces contrôles-là contrôlent le passé. Mais face à quelqu'un qui ne présente aucun signe, face à quelqu'un que le logiciel valide comme vert, c'est là qu'il va falloir travailler. Parce que personne ne sait ne pas recruter un futur agresseur. Donc, la question n'est pas que le contrôle du passé, mais aussi qu'est-ce qu'on met en place pour que les violences n'arrivent pas sur les séjours. Et ça, c'est tout un volet qu'il ne faut pas laisser de côté sous prétexte qu'on aurait checké une honorabilité.
Vous nous expliquerez au cours de cette émission comment vous faites, notamment dans les formations. Antoine Joanne, vous avez l'impression qu'il y a du mieux, d'une amélioration, et notamment avec ces dernières annonces ?
C'est vrai que les contrôles sont censés déjà avoir lieu. Donc, après, s'il y a des trous dans la raquette, c'est que quelqu'un a fauté, en tout cas dans le parcours du contrôle. Parce qu'il y a deux aspects. Il y a effectivement le contrôle qui est effectué indirectement par l'État. Puisqu'en fait, les organisateurs de colonies, comme pour les accueils de loisirs d'ailleurs, ce sont les communes, ce sont les associations d'éducation populaire, les différents organisateurs privés aussi, qui effectuent ce contrôle, qui saisissent effectivement ces données. Et après, derrière, on interroge les services de l'État.
Donc, s'il y a besoin de centraliser ces données, ces différents fichiers, effectivement, c'est à l'État de le faire, pour que son contrôle, à lui, soit peut-être plus simple et plus facile. Et par ailleurs, après, là où, effectivement, il peut, et l'actualité a montré qu'il y avait eu des trous dans la raquette, et ça, ce n'est pas normal, puisque c'est enfreindre, du coup, la réglementation ailleurs, c'est les organisateurs, que ce soit d'ailleurs public ou privé, donc des communes ou des organismes privés, qui n'effectuent pas ces contrôles, parce que parfois, des recrutements, effectivement, au dernier moment, mais ça, c'est évidemment pas acceptable.
Et là-dessus, effectivement, tous les acteurs doivent être mobilisés pour que ça n'arrive pas.
Oui, j'ai lu des témoignages recrutés en cinq minutes pour aller encadrer une colo. Ça, c'est absolument pas... ça existe ! J'avais envie de dire que c'est absolument pas possible, mais visiblement, ça existe.
Ça ne devrait pas exister, effectivement. C'est quelque chose qui n'est pas acceptable, encore une fois, quel que soit l'organisateur. Et c'est vrai qu'il y a une pénurie aujourd'hui dans la filière animation. C'est compliqué de recruter des animateurs, mais ça ne doit absolument pas justifier de recruter des animateurs dont les contrôles n'auraient pas été effectués en amont sur des entretiens comme ça à la va-vite. En fait, on rencontre les mêmes problématiques dans les colonies qu'on peut rencontrer dans nos tempérés scolaires au niveau communal, mais ce n'est pas acceptable.
Et après, aux différents acteurs, dont les organismes, mais aussi avec l'État, de trouver des solutions pour pouvoir permettre, justement, l'effectivité de ces contrôles en amont, de pouvoir aussi avoir un visée aussi de remplaçant dont les contrôles ont déjà été effectués en amont, pour que, parce que ça arrive évidemment des imprévus, un animateur malade qui ne peut pas partir, ou finalement quelqu'un qui se désengage, d'avoir des animateurs qui peuvent remplacer ces absents, mais dont les contrôles ont déjà été effectués.
Mais Lina Ravelo, comment ça se passe, le recrutement ? Quelles sont les règles, en fait ? Qui peut et qui ne peut pas participer à des colonies de vacances, ou autres en tout cas ?
Alors nous, chez Tous Tancoulot, on a énormément de chance, puisqu'on a beaucoup, beaucoup, beaucoup de candidatures. La pénurie, on ne la ressent pas, parce que nos engagements globaux de l'association résonnent probablement chez les animateurs et animatrices aujourd'hui. Ce qui fait que, vraiment, on a le choix. Et aujourd'hui, on a des débats du style, est-ce qu'on prend plutôt un Eduxp ou un médecin dans nos colos ? De fait, nous, on ne ressent pas vraiment le problème de pénurie. Par contre, c'est un secteur qui est globalement en tension, et je sais que beaucoup d'autres organismes font face à ces difficultés de recrutement, qui s'expliquent partout plein de facteurs.
C'est des jobs très précaires, qui ont longtemps été très mal payés, et une légère augmentation, mais on reste quand même sur des jobs qui demandent beaucoup pour une paie qui est moindre.
Oui, parce que si vous recrutez un médecin, je reprends l'exemple que vous donnez, et on ne peut pas le payer 50 euros la journée, j'imagine.
Il sera payé 40 euros, justement, parce que notre engagement résonne. On a des gens qui se mobilisent et qui ont envie de faire ça par engagement. Donc, un peu contre l'engagement éducatif, il y a engagement là-dedans. Par contre, c'est vrai que moins on professionnalise la profession d'animateur, plus on considère que c'est du volontariat, moins on peut demander à ce que des personnes extrêmement qualifiées, avec une grosse expérience, restent sur le long terme dans ce secteur. à 30 ans, prendre de ses vacances personnelles pour continuer à animer, ça reste une exception.
On va prendre un premier appel. Sabrina de Meurthe-et-Moselle nous a appelé au Standard de France Inter. Bonsoir.
Bonsoir.
Nous vous écoutons.
Alors, moi, je vous appelle parce que je suis responsable de centres sociaux depuis une vingtaine d'années, et mes enfants, depuis l'âge de 6 ans, partent en colonie de vacances, et c'est vraiment un épanouissement énorme pour elles. Par contre, moi, j'ai fait le choix, par sécurité, parce qu'effectivement, c'est toujours un peu compliqué, de choisir des séjours de vacances de proximité, c'est-à-dire organisés par des associations locales qui connaissent leurs animateurs, qui travaillent tout au long de l'année, qui, effectivement, souvent les ont formés.
C'est aussi un gage de sécurité pour le parent, et en termes de communication entre l'équipe d'animation et le parent, des séjours où, vraiment, il y avait ce lien où le parent, il n'était pas mis de côté. Pour moi, c'était un gage de sécurité. Et, effectivement, on voit que sur les organismes nationaux qui organisent des gros séjours de vacances, certes, attractifs, mais c'est souvent des animateurs qui ne sont pas rencontrés au moment du recrutement parce qu'ils sont éloignés, des animateurs qui viennent de toute la France, une méconnaissance aussi des familles, et donc cette proximité-là, elle peut rajouter un danger, même si le risque zéro n'existe pas.
Et Sabrina, est-ce que vous vous êtes interrogée ces derniers temps avec les différentes affaires qu'on mentionnait ? Est-ce que je continue à envoyer mes enfants en colo, ou est-ce que je leur donne peut-être des consignes différentes ? Est-ce que je parle en amont différemment et davantage, peut-être ?
Alors, moi, personnellement, et dans toutes les structures que j'ai travaillées, il y a un gros effort qui a toujours été fait sur l'accompagnement du parent sur ce départ en colo, parce qu'il n'est pas anodin, au-delà même des dangers qu'il peut y avoir. Ce qui fait qu'on prépare davantage peut-être le parent à ce que l'enfant parte. Donc, voilà, ce n'est pas forcément une activité de consommation, mais c'est plutôt vraiment toute une idée du séjour de vacances et de ce que ça va apporter à l'enfant.
Par contre, on sent monter quand même une anxiété au niveau des équipes d'animation qui se sentent un peu mises sous la lumière des projecteurs, même si elles sont de bonne foi et de bonne volonté. Merci.
Allez-y, je vous en prie.
Non, mais voilà, c'était juste, on doit accompagner aussi l'équipe d'animation dans sa posture et dans qu'est-ce qu'elle a le droit ou pas de faire, puisque du coup, il y a une espèce de... Il y a moins de naturel maintenant dans les équipes d'animation.
Merci beaucoup, Sabrina, de nous avoir appelé ce soir. Antoine Jouenne pour l'Association des maires de France. Cette histoire de proximité, évidemment, vous vous êtes concerné puisque c'est municipal de votre côté, mais quand on envoie son enfant en colo par des structures privées, peut-être parfois à l'autre bout de la France, voire à l'autre bout du monde, c'est différent. Vous sentez que les parents, ils sont rassurés par ça, par le fait de peut-être connaître même les animateurs et animatrices.
Oui, ça forcément, ça a un rôle et ça joue. Alors, il y a différents modes d'organisation, effectivement, des séjours de vacances type colonies. Il y a des communes qui font le choix de les organiser en interne. Donc, effectivement, ça a ce côté rassurant quand, évidemment, c'est des animateurs de la ville qui ont été recrutés par la commune, que les enfants parfois connaissent parce que c'est ceux qui aussi assurent les temps périscolaires à l'année. De vacances qui sont organisées par la ville avec des animateurs qui sont recrutés par la ville et qui sont là toute l'année. Donc, là, il n'y a pas de question de contrôle puisque le contrôle est fait tout au long de l'année. Donc, ça rassure.
Il y a des communes aussi qui font le choix de déléguer à des organismes privés l'organisation de ces séjours. Et il y a évidemment tout un tas d'organismes qui organisent leur propre séjour. Forcément, je rejoins ce que vient de dire l'auditrice, c'est évidemment important de rassurer en amont. Ça ne suffit pas, mais c'est un préalable indispensable de rassurer en amont l'ensemble des personnes concernées, les enfants en premier lieu, les familles, mais aussi les équipes d'animation qui subissent aussi l'actualité qu'on peut voir. Donc, c'est évidemment important. Il y a quand même une vision qui reste positive des colonies de vacances.
On a deux tiers des Français qui ont encore une vision positive des colonies de vacances. Un peu moins de la moitié des Français ont expérimenté plus jeune ce formidable dispositif qui permet, comme vous le disiez en introduction, de pouvoir vivre tout un tas d'expériences dont on se souvient aussi et qui sont très positives. Donc, il faut aussi garder ça en tête, ce qui n'empêche pas, évidemment, d'améliorer le système, d'améliorer les questions de contrôle en amont, pendant aussi, vous le disiez tout à l'heure, et aussi après, et écouter les paroles lorsqu'il y a évidemment des choses qui ne sont pas acceptables et qui peuvent se produire.
Une question nous est arrivée par WhatsApp, elle nous vient de Rie, qui nous dit qu'elle aurait tendance à privilégier des colonies encadrées par des jeunes femmes. Est-ce que les métiers proches des enfants ne pourraient pas être interdits aux hommes ? Peut-être un peu radical, cette question. Il me semble que tous les abus sexuels sont perpétrés par des hommes. Alors, je vous soumets la question, Émilie Souplet, j'imagine que vous allez la nuancer pour Familles de France, mais peut-être qu'en effet, ça peut rassurer certains parents, je ne sais pas, en tout cas, c'est ce que nous dit Céline sur WhatsApp, que ce soit des femmes plutôt que des hommes qui encadrent les enfants.
Non, je pense que c'est important
de garder la tête froide et en fait, il n'y a pas... Enfin, les familles, la grande majorité des familles ont une confiance dans les équipes d'animation et hommes-femmes, c'est aussi très important justement qu'il y ait une mixité. En revanche, ce qui remonte, c'est vraiment de l'information et en amont, c'est-à-dire avant le départ en colonie, que les parents puissent savoir où vont aller leurs enfants, et ce n'est pas en fait, ce n'est pas le catalogue qui compte, c'est vraiment le contact avec les équipes.
Donc, il y a beaucoup d'organismes qui créent des visioconférences avec des trombinoscopes, des WhatsApp avec l'ensemble des animateurs ou même il y a des organismes qui font une première journée où quand le séjour n'est pas, transport compris, les personnes qui viennent amener l'enfant peuvent rester une demi-journée avec l'équipe d'animation voire la structure et ça, c'est très important. Je pense que c'est très important qu'il y ait une mixité pour des enfants qui vivent dans des familles monoparentales. Je pense que ce serait un peu triste.
Nous sommes en ligne avec Cécile depuis la Loire-Atlantique. Bonsoir.
Bonsoir. Oui, moi, je voulais juste intervenir pour dire que pour moi, c'était important pour mes enfants de vivre la collectivité en dehors du cercle familial parce qu'on y apprend plein de choses. J'ai moi-même été colon, animatrice, directrice de camp mais déjà pour s'éloigner de sa famille mais aussi pour vivre plein de choses et puis devenir citoyen, se confronter aux autres, prendre sa part, être responsable de soi et puis contribuer au groupe et puis par rapport au sujet des violences faites aux enfants, il me semble que malheureusement les pourcentages montrent qu'il se passe beaucoup plus de choses de violences au sein de la famille ou auprès des amis. C'est important de le dire
en effet, la grande majorité malheureusement des agressions sexuelles sont lues dans le cadre familial. Ce qui n'empêche pas ce que vous disiez tout à l'heure effectivement de parler des autres aussi.
Donc en tout cas pour moi, mes trois enfants ont eu l'obligation d'aller vivre en collectivité au moins ici. Alors comment ils le vivent ? Alors la plupart du temps pour deux d'entre eux ça a toujours été une expérience réjouissante et très attendue avec des amis ou pas.
Un peu plus dur pour le dernier mais ma foi une fois qu'il y est il y passe toujours un très bon séjour et moi je suis vraiment confiante aussi probablement parce qu'ils sentent bien que nous sommes confiants à le laisser partir en collectivité mais c'est important aussi qu'on se sépare qu'on se détache et on est content de se retrouver mais ça les fait grandir à chaque fois un petit peu plus aussi de s'éloigner de la famille et vivre des choses qu'on ne vit pas en famille donc voilà peut-être le frein pour les colonies de vacances aujourd'hui c'est le tarif c'est vrai que j'ai la chance d'avoir un CE qui est très aidant ça reste cher et puis malheureusement de plus en plus de colonies font quand même de la consommation d'activités c'est vrai que les colos ou les enfants sont acteurs ça devient plus compliqué à trouver mais en tout cas longue vie aux colonies
merci beaucoup Cécile pour votre appel et autour de la table je peux vous dire que tout le monde a acquiescé quand vous avez parlé à la fois de l'importance des colonies et de leurs tarifs c'est vrai qu'on sourit mais Mélina Raveleau comment faites-vous pour maintenir des tarifs qui puissent être abordables dans les colonies pour tout type de famille
alors nous on a fait le choix de vendre à prix coûtant et on n'a pas bougé les prix malgré l'inflation ce qui fait cette année est une année difficile on a également un code promo pour les personnes qui n'ont vraiment pas les moyens de mettre le prix coûtant qui est compensé par une possibilité de mettre plus pour d'autres familles après ça reste trop cher donc sur quoi on rongle est-ce qu'on rongle sur le nombre d'animateuristes qui encadrent les séjours du coup on a un moins de qualité d'encadrement est-ce qu'on part en camper mais du coup pour les enfants en situation de handicap c'est des séjours qui ne deviennent pas accessibles donc oui aujourd'hui il y a une difficulté à rendre des séjours accessibles à tout le monde il y a des aides de la CAF mais déjà le reste à charge de 30% pas tout le monde peut le mettre et pour les familles qui ne bénéficient ni d'aide d'un comité d'entreprise ni d'aide de la CAF 1000 euros pour une quinzaine de jours c'est difficile à débourser pourtant c'est le prix que ça coûte aujourd'hui avec le prix du foncier avec le prix des embauches avec le coût de la nourriture on ne peut pas diminuer sans rogner sur une qualité d'encadrement
et je complète avec la question de Jean-Louis qui nous a écrit depuis Marseille en nous demandant si on mettait en place vraiment tous ces contrôles si la transparence était totale s'il y avait tous ces échanges nécessaires à la sécurisation de toutes et tous est-ce que ça ne coûterait pas plus cher les colonies de vacances qu'est-ce que vous en pensez encore plus cher
je pense qu'aujourd'hui il y a quand même énormément d'énergie et de temps et de moyens qui sont dépensés pour sortir des jolis catalogues très marketing et que peut-être qu'il y a aussi des questions de priorité moi j'ai déjà vu des organismes qui sur un week-end de préparation vont prioriser d'apprendre à coudre et pas d'apprendre qu'est-ce que c'est qu'une information préoccupante ou quelles sont les procédures obligatoires en cas de suspicion de violence donc il y a peut-être aussi un jeu de priorité à avoir dans le secteur et que du coup ce type d'affaires médiatiques qu'on a va peut-être aider à secouer un petit peu les choses donc je pense qu'il y a moyen de le faire justement sans faire exploser entre guillemets les budgets des séjours en revoyant les priorités après là je parle des grands groupes c'est vrai que pour les plus petits groupes c'est plus compliqué parce que qui dit par exemple une journée d'animation en amont des séjours dit un nombre d'embauche de CE, de l'administratif du coup je pense que c'est les petites structures qui pallieraient le plus et qui auraient le plus de mal à mettre en place ce genre de pratiques en termes de budget sans augmenter drastiquement les coûts pour les familles Pilar nous attend au standard de France Inter
vous êtes en Ardèche bonsoir
oui bonsoir nous écoutons voilà en fait oui j'écoutais votre émission que je trouvais très pertinente mais en fait vous parliez donc des agressions sexuelles et je sais comme c'est important d'avoir cette vigilance là mais au delà de ça j'avais aussi moi mon souci c'était aussi la pédagogie de comment on s'adresse à un enfant la place qu'on lui donne au sein d'un groupe et dans une collectivité et voilà moi je trouve j'ai souvent trouvé les animateurs maladrois si je mets un espèce de Jean-Foutisme qui pour moi à ne pas mettre de côté c'est vraiment la pédagogie quoi de donner une place aux enfants dans le groupe et vraiment voilà de faire attention à ça et je trouve que les formations qui sont proposées aux animateurs le BAFA qui est le brevet d'actitude aux fonctions d'animateur et pauvres en fait on ne leur donne pas les outils nécessaires les outils qu'on donne à ces jeunes là c'est surtout comment je vais animer des jeux de plein air des ateliers et tout ce qui est pédagogique et éducatif ou même avoir la vigilance de voir comment ça se passe avec un autre animateur et bien tout ça pour moi on l'oublie un petit peu quoi en fait je sais beaucoup il faut rappeler quand même que les animateurs sont relativement jeunes après on trouve des animateurs qui ont des super qualités il n'y a pas de soucis par rapport à ça mais moi je me pose vraiment la question des formations en fait
Merci beaucoup Pilar de nous avoir appelé et je vais soumettre votre question votre remarque à Antoine Jouen de l'association des maires de France dans le recrutement évidemment ça joue comment faites-vous pour qu'il y ait cette pédagogie qu'il y ait cette formation effectivement le BAFA c'est quelques jours enfin c'est une semaine c'est ça de formation c'est très court
Oui il y a trois parties sur le BAFA effectivement c'est un brevet d'aptitude il y a une partie théorique effectivement de huit jours si je ne dis pas de bêtises il y a un stage pratique de quatorze jours et après il y a un approfondissement de six ou huit jours selon la spécialité choisie
Comment on améliore les profils ?
Ça reste peu effectivement c'est pas un diplôme professionnel ça reste un brevet d'aptitude qui permet d'exercer normalement de l'animation de façon ponctuelle qui existe depuis des années moi je l'ai passé il y a un peu moins de dix ans pendant mes études aussi ça donne les bases de l'animation de comment on encadre un groupe d'enfants mais c'est vrai qu'on n'aborde pas des questions poussées d'un point de vue pédagogie et l'auditrice a parfaitement raison on parle beaucoup des violences sexuelles mais déjà il n'y a pas que les violences sexuelles il y a aussi les violences physiques et les violences psychologiques sur lesquelles aussi il faut se pencher contre lesquelles il faut lutter et au-delà de ça au-delà des contrôles justement uniquement de ces violences il faut aussi et ça c'est les procédures de recrutement qui doivent aussi le permettre et la formation garantir une qualité de l'animation qui est proposée dans les colonies comme d'ailleurs dans les accueils collectifs de mineurs sans hébergement mais ça c'est effectivement le recrutement et la formation après développer des formations davantage professionnalisantes ça doit conduire forcément à aussi une revalorisation des salaires parce que si on demande aux animateurs de se former davantage de prendre plus de temps le BAFA c'est vrai c'est peu de temps mais ça demande quand même un certain engagement et puis c'est un coût le BAFA même s'il y a des aides aujourd'hui c'est quand même plusieurs centaines d'euros si on demande des formations plus longues et plus coûteuses il faut que ça conduise derrière à une meilleure ça doit forcément aller de pair mais je suis d'accord sur le fait de vraiment mettre l'accent aussi sur la qualité de l'animation proposée de la pédagogie et aussi de la relation à l'enfant qui doit aussi être évidemment majeure lorsqu'on recrute des animateurs
Mélina Ravelo vous qui êtes partie prenante aussi dans ces formations est-ce qu'il y a le sujet des violences sexistes et sexuelles
dans cette formation du BAFA ? Alors aujourd'hui il est obligatoire oui ça fait quelques années maintenant suite au MeToo animation qu'il est obligatoire d'aborder ce sujet en formation J'ai une petite parenthèse
sur le MeToo animation ça avait été lancé il y a 4 ans par une influenceuse qui avait appelé à témoigner et elle avait été submergée en quelques jours de 400 appels et ça avait fait pas mal bouger les lignes
je vous laisse poursuivre Et du coup la question qui se pose c'est que oui c'est bien de déployer des formations mais qui forment les formateurs et les formatrices nous c'est quelque chose sur lequel on est beaucoup sollicité parce que du coup de pouvoir déployer une offre de formation qui contient un module solide et à jour sur les violences sexuelles déjà ça demande d'être mis à jour régulièrement puisque les lois changent on améliore notre connaissance sur les méthodes de prévention et du coup ça demande de former tous les formateurs et formatrices qui vont être amenés à former ces animateurs et ça il faut des moyens financiers pour pouvoir justement déployer un réseau de formation qui permettent aujourd'hui à ce que tous les formateurs et formatrices qui vont former les futurs BAFA soient au clair sur à minima la qualification des violences sexuelles et les obligations de signalement moi j'aimerais bien qu'il y ait un peu plus mais ça paraît être quand même le minimum et aussi comment on forme tous les animateurs et animatrices qui sont déjà en service sur quel temps sachant que leur contrat c'est des contrats très courts et très précaires et du coup ça pareil ça demande des moyens et ça demande du coup des réflexions des politiques globales si on veut avoir quelque chose de vraiment solide
Émilie Souplet pour Familles de France est-ce que vous avez aussi ces remontées comme le disait notre auditrice Pilar de Familles qui trouvent que je caricature un peu mais parfois c'est un peu radé-pacquerette dans la manière dont les animateurs et animatrices abordent les colonies de vacances avec les jeunes
je pense qu'en fait on peut vraiment améliorer le côté éducatif à Familles de France on a aussi des petites structures donc on est aussi de l'autre côté de la barrière et en fait on a un projet éducatif qui repose sur tout ce qui est valeurs d'éducation populaire où l'enfant est acteur de son parcours et je pense que c'est important aussi de remettre l'enfant au cœur du parcours et se pose aussi la question et qu'on n'a pas encore abordé et qu'on abordera plus tard c'est aussi les violences entre enfants et la formation du BAFA ça serait intéressant aussi de pouvoir gérer les violences entre enfants puisqu'en tête on a eu beaucoup une remontée d'agressions sexuelles entre enfants et qui n'est pas mis qui n'est pas alors ça
c'est une question qui est complètement sous les radars je rebondis sur ce que vous dites en effet on en parle très peu et c'est une question aussi et une source d'inquiétude c'est une grosse
source d'inquiétude c'est-à-dire
des enfants plus âgés qui pourraient agresser des enfants plus jeunes tout à fait
c'est pour ça que les parents veillent à ce que les groupes soient très restreints parce qu'un enfant de 8 ans n'a pas les mêmes les mêmes développements et les mêmes enjeux qu'avec un enfant de 13 ans ce qui ne faut pas en fait mais d'un autre côté ce qui est important aussi c'est quand même qu'il y ait des colonies où tous les groupes d'âge soient présents pour pouvoir permettre aux familles de pouvoir envoyer dans la même colonie les fratries la famille de France on y tient énormément parce que c'est évidemment qu'il faut se couper du cocon familial mais c'est important aussi que les fratries puissent se retrouver un petit peu dans le séjour et c'est un élément qui apaise les familles ça rassure ça rassure voilà
19h43 sur France Inter nous nous interrogeons sur la protection des enfants en colonie de vacances et dans les centres aérés continuez à nous appeler pour nous faire part de vos expériences de vos questions nous sommes en direct jusqu'à 20h01 45 24 7000
France Inter le téléphone seul
et nos trois invités sont toujours là pour vous répondre Antoine Jouen de l'association des maires de France Mélina Ravelo pour Tous en colo et Émilie Souplet de Familles de France nous sommes maintenant en ligne avec Arnaud je crois que vous avez été directeur de colo bonsoir
oui bonsoir j'étais directeur de colo pendant environ 20 ans moi ce que je disais c'est que je suis assez surpris j'entends depuis très longtemps toutes ces histoires autour des enfants à être traités par les animateurs et moi quand je faisais une déclaration de colo en fait j'envoyais systématiquement à la GS les animateurs que j'avais recrutés et la GS éventuellement me faisait remonter si il y en avait qui étaient tendancieuses sur liste rouge il y avait une liste rouge à l'époque qui existait jamais j'ai été interpellé sur quoi que je sois par contre j'ai eu effectivement deux incidents sur des colos avec des animateurs qui ont eu des comportements alors déviants on a réussi à les arrêter à temps et systématiquement je pouvais appeler la jeunesse et sport et directement dans la journée ou dès le lendemain j'avais un inspecteur GS qui s'était placé sur ma colo qui rencontrait l'animateur qui m'encontrait moi qui rencontrait les jeunes et il y avait un dispositif extrêmement très clair il y avait un protocole très clair et qui permettait moi de mettre les enfants en sécurité mais aussi l'équipe et puis moi-même et éventuellement la personne parce que les déviants sont aussi des personnes qui sont en difficulté donc j'ai l'impression que ça n'existe plus ou je ne sais pas je m'interroge en fait sur comment c'est possible maintenant alors qu'il y a déjà 20 ans c'est quand même très très bordé
donc vous avez l'impression qu'il y a 20 ans ça se passait mieux qu'aujourd'hui a priori
je ne sais pas trop en tout cas moi de mon expérience sur beaucoup beaucoup de colo imaginez en 20 ans j'ai eu deux cas et systématiquement j'étais extrêmement bien bien encadré et tout a été fait extrêmement bien et j'entendais après ce que vous disiez sur les violences entre enfants j'ai eu aussi le cas d'un cas entre deux enfants sur une colo que j'encadrais où je me suis retrouvé même au commissariat à témoigner etc il s'avérait que c'était déjà des enfants sur la même commune qui avaient des histoires entre eux enfin voilà on était moi je me suis toujours trouvé en sécurité quoi je veux dire je n'étais pas abandonné par les instances ou par quoi que ce soit
et Arnaud quand vous disiez moi j'ai eu deux cas et je m'en suis rendu compte à temps ça veut dire que vous étiez très déjà sensibilisé à ce sujet et très vigilant et aussi vos équipes est-ce que c'est quelque chose entre guillemets il y a un peu une auto-surveillance auto-contrôle dans les équipes
alors on avait moi je travaillais pour la fédération des oeuvres laïques et systématiquement on avait un week-end de préparation où on parlait déjà de ça on parlait de comment rentre dans la chambre des enfants comment quand un homme rentre dans une chambre des filles comment il doit faire parce qu'on on ne s'interdisait pas non plus la présence d'hommes j'entendais tout à l'heure la réflexion parce que bah oui c'est normal en fait qu'il y ait des hommes et des femmes dans une colo mais effectivement on y était attentifs et moi c'est des ados qui sont venus me voir en me disant bah il est rentré là on était sous nos douches il n'a pas frappé à la porte et puis bon et ça s'avérait qu'effectivement il aurait pu avoir des comportements déviants mais ça n'avait pas été identifié avant c'est lui-même un jeune qui avait été agressé en fait on s'est aperçu de ça avec un inspecteur de la jeunesse et sport
merci beaucoup Arnaud pour votre appel et pour votre témoignage très très éclairant Mélina Ravelo vous qui organisez aussi des colonies de vacances est-ce que vous avez l'impression tout de même que les choses qui se passent aujourd'hui en tout cas que vous tentez de mettre en place améliorent encore le dispositif et peut-être la réactivité
alors côté réactivité notamment on parlait de jeunesse et sport qui vient le lendemain c'est quelque chose que moi je constate aussi quand ça remonte on a une procédure qui s'appelle la procédure d'événement grave et quand un événement grave remonte les personnels de l'état sont réactifs et le témoignage moi je le vois très vrai de venir sur les séjours enquêter après je pense que pendant longtemps il y a eu quand même une idée de que parler des violences ça abîme l'image d'écolos et que du coup il y a peut-être eu une culture du silence sur les situations qu'il pouvait y avoir parce qu'on avait peur justement que ça brise la confiance alors que moi je pense que l'avec ça l'inverse que le silence il ne protège pas l'enfant que justement ce qu'il protège c'est une culture de la parole c'est des équipes formées c'est des enfants qui savent qu'ils seront écoutés c'est des parents informés qui sont aussi informés de qu'est-ce qui se passe en cas de suspicion ou en cas d'événement et des organisateurs qui du coup sont capables de se remettre en question et qui sont solides justement sur l'application des différentes procédures si toutefois quelque chose était suspecté Antoine Jouen
vous partagez ce constat il faut parler quoi qu'il arrive même si effectivement peut-être par le passé on a pu se dire bon mon image de colo c'est pas terrible
bien sûr et il n'y a pas je ne pense pas qu'il y ait moins de contrôle qu'avant au contraire et je ne pense pas qu'il y ait plus de faits qu'avant il y a plus de signalement sans doute mais aussi parce qu'on en parle davantage parce qu'on sensibilise aussi les enfants davantage à ce qui est possible enfin ce qui est permis plutôt ou ce qui est inacceptable ou même ce qui doit les questionner il faut trouver l'équilibre entre sensibiliser les enfants leur en parler et les inciter à parler sans créer non plus une anxiété une inquiétude en amont des séjours qui rendrait le séjour invivable ou en tout cas très difficile pour l'enfant mais ces procédures elles existent et effectivement les services sont réactifs il faut inciter encore une fois les enfants on parlait également effectivement des animateurs qui connaissent aussi alors vous parlez d'autocontrôle ils se surveillent entre eux en tout cas c'est dans la pratique aussi aujourd'hui on est aussi clair sur ce qu'un animateur aussi il y a peut-être des pratiques pas qu'on tolérait avant mais en tout cas qui alertaient moins avant aujourd'hui on est très clair sur certaines pratiques ou certains signes certains comportements qui ne sont pas acceptables et le fait d'avoir des pratiques aussi entre animateurs de ne pas laisser seul un animateur avec un enfant alors c'est très compliqué au quotidien de toujours le mettre en oeuvre mais d'inciter vraiment ce respect de cette règle parce que l'animateur protège l'enfant en étant deux mais il se protège aussi lui en ayant un collègue aussi pour être à côté de lui quand il s'occupe d'un enfant donc c'est des pratiques qu'il faut aussi impulser auprès des équipes d'animation auprès des organisateurs évidemment qui sont sensibilisés sur ces questions là et en mettant aussi davantage de moyens pour pouvoir permettre justement de disposer suffisamment d'encadrants qui permettent aussi d'assurer une sécurité en tout cas la meilleure possible pour les enfants
Émilie Souplet pour Familles de France j'avais envie qu'on parle aussi de la présence des parents parce que vous en disiez un mot tout à l'heure c'est vrai que pour se rassurer ils ont besoin d'être en contact aujourd'hui on a tous les moyens pour l'être les téléphones portables etc comment vous faites pour trouver la juste mesure entre laisser tranquille l'enfant et vivre son expérience et en même temps avoir quand même des informations qui rassurent au quotidien en fait il faut trouver
le juste milieu entre la vigilance légitime et la surveillance permanente et la non-confiance donc comment ?
quelques ce qui marche ce qui marche beaucoup c'est la transparence je vais revenir c'est la transparence transparence de savoir connaître le protocole s'il y a un incident et je pense que les parents demandent une transparence totale à chaque incident qu'on puisse que ça puisse remonter tout ce qui est référent protection enfance qui soit bien identifiée avant le séjour qui soit joignable qui puisse être différent de la hiérarchie du camp ce qui marche également c'est tout ce qui est les blogs ça marche énormément avec des blogs collectifs parce qu'en fait ce qui est important c'est vraiment que l'enfant ne soit pas contraint d'avoir un lien continuel avec ses parents que ce soit un blog
donc on peut se connecter sur une page on peut se connecter
on voit des petites nouvelles de manière collective et ça c'est très intéressant ce qui on a eu un petit peu des soucis on a vu des colos qui voulaient qui proposaient de géolocaliser son enfant c'est totalement c'est un gadget il y a sans doute
des parents qui le demandent Mélina Ravellot ça vous arrive
d'avoir cette demande dans vos colos alors la géocalisation non par contre des parents qui paniquent parce que pendant une heure l'enfant n'a pas répondu parce qu'il était aux toilettes oui et qui du coup appellent directement la ligne après du coup c'est aussi là le rôle des équipes c'est de travailler une relation pédagogique qui limite ce type de situation en répondant au maximum de questions en amont en étant transparent encore une fois sur les procédures sur l'interne après qui a été évoqué c'est la question du téléphone portable et je pense c'est un endroit qui est intéressant parce que je comprends aujourd'hui que les organisateurs ils se posent plein de questions sur ces téléphones portables est-ce que du coup on veut limiter leur utilisation est-ce qu'on veut les interdire en séjour par contre c'est vrai qu'aujourd'hui quel outil a un enfant à sa disposition pour appeler à l'aide si il y a quelque chose qui ne se passe pas bien sur le séjour ça c'est une vraie question qu'il faut prendre à bras le corps parce que la cabine téléphonique elle n'existe plus et si on est là à contrôler les mails qui sortent parce que c'est la boîte mail du séjour à avoir un bloc bien lissé où on a trié les photos en amont pour être sûr qu'il n'y ait pas un enfant sans casquette au soleil et que des moments on veut appeler ses parents c'est sur un créneau à côté d'un animateur ou d'une animatrice qu'est-ce qu'on lui laisse comme possibilité d'appeler à l'aide et du coup je pense que même si le téléphone parce que ce lien avec les familles peut faire peur il y a quand même une question à se poser de qu'est-ce qu'on donne comme moyen aux enfants de signaler un comportement qui les met mal à l'aise l'affichage du 119 il est obligatoire mais si on n'a pas de téléphone pour appeler le 119 il ne sert pas à grand chose donc le 119 c'est le numéro
à disposition des enfants victimes pour signaler des actes
c'est le numéro pour tout tout comportement ou violence dont serait victime un enfant donc c'est un numéro qui a destination plutôt des personnes mineures et du coup c'est une ligne d'écoute qui va ensuite réaguller vers les bons services en fonction de la situation Aurélie nous attend au standard de France Inter bonsoir
bonsoir merci de nous avoir appelé oui moi je voulais intervenir juste pour une petite remarque c'est pas de l'ordre d'une question donc j'ai été moi-même animatrice de colonies de centres de loisirs pendant de nombreuses années et aujourd'hui j'ai une petite fille de 10 ans qui a fait sa première colonie cet été alors c'est une colonie d'une semaine auprès d'un organisme privé qu'on a trouvé voilà en fouillant sur le net donc je savais que j'allais remettre mon enfant à des personnes que je n'allais pas rencontrer avant la date du séjour contrairement à une colonie peut-être d'une commune où on peut rencontrer la direction le service jeunesse voilà il y a des échanges au préalable ça ce n'était pas le cas ça m'a quand même posé quelques questions c'est un couple qui organise des sessions au sein de sa ferme dans la Drôme qui recrutait en complément deux animateurs donc ils étaient quatre pour un groupe d'une vingtaine d'enfants et en fait ce que je me suis dit c'est qu'il fallait que je prépare ma fille plutôt que de me dire et si elle tombait sur de mauvaises personnes il vaut mieux que je la prépare elle au mauvais comportement donc j'ai passé un peu de temps à lui expliquer ce qu'on dit aux enfants le rapport au corps etc les expériences le fait d'être peut-être emmené à l'écart ce genre de choses toujours avec beaucoup de délicatesse parce qu'on a peur de faire peur à notre enfant en fait donc j'ai préféré plutôt moi avoir un discours auprès d'elle et de lui dire comment alerter si elle à un moment se sentait en insécurité plutôt que de chercher à creuser réellement du côté des encadrants puisque de toute façon je n'aurais pas trouvé d'informations donc la part des parents dans la sensibilisation des enfants est aussi extrêmement importante et après il y a une question de confiance évidemment
et comment a-t-elle pris
cette discussion elle m'a écoutée ce n'était pas la première fois quand même que j'abordais le sujet quand même de l'intimité là elle a bien compris que j'avais un degré de sérieux un peu supérieur et elle m'a bien je pense qu'elle a bien intégré en fait elle a bien compris les consignes surtout l'important c'était de lui dire si tu te sens mal à l'aise tu vas vers quelqu'un d'autre tu te sauves de là où tu es enfin voilà et la colonie s'est très bien passée elle était ravie et moi ravie de la retrouver tout de même
merci beaucoup Aurélie de nous avoir appelé je crois que votre témoignage fait écho à celui de pas mal de gens qui nous ont appelé Alison était en ligne il y a quelques secondes pour poser cette question comment on fait pour rassurer nos enfants sans trop les inquiéter donc merci Aurélie merci pour elle vous avez répondu Antoine Joanne je vous voyais également acquiescer au propos d'Aurélie
oui ça rejoint un petit peu ce que je disais tout à l'heure et effectivement c'est un travail de sensibilisation qui se fait en amont mais aussi en fait tout au long de l'année et régulièrement et que ce soit par la famille donc les parents évidemment au premier lieu mais que ce soit aussi à l'école que ce soit aussi sur les temps aussi périscolaires c'est le rapport au corps le rapport de ce qui doit alerter comment on alerte les comportements que ne doit avoir et ne doit pas avoir un adulte vis-à-vis d'un enfant c'est des choses qui effectivement c'est des sensibilisations qui doivent avoir lieu tout au long de l'année ce qui du coup réduit aussi un petit peu l'inquiétude d'avant séjour en disant on en parle juste avant le séjour c'est qu'il va se passer quelque chose non, pas forcément mais le rappel avant le séjour est évidemment important mais c'est quelque chose qui doit être répété régulièrement par différents acteurs encore une fois la famille, l'école le personnel d'animation tout au long de l'année pour que l'enfant dès qu'il remarque un comportement effectivement pas normal il puisse le signaler à une personne de confiance que ce soit un autre animateur du séjour un autre adulte ou parfois aussi un de ses camarades qui après peut lui alerter c'est parfois plus facile aussi
Mélina Ravlot ce sont des discussions que vous avez que vos animateurs et animatrices ont avec les jeunes aussi Alors on a toujours
des temps globaux de réflexion sur la place adulte-enfant puisque nous on réfléchit énormément justement les rapports hiérarchiques qui se créent facilement dans les accueils pour justement mettre à égal la parole d'un enfant qui dirait quelque chose face à celle d'un adulte et pas créer un monde où en fait l'adulte est la seule parole audible dans un accueil donc ça c'est des choses sur lesquelles nous on travaille très activement après évidemment il y a des sensibilisations à faire après est-ce que c'est la place que des séjours comme on l'a dit c'est aussi la place de l'école de la famille donc il y a toujours un juste milieu à trouver entre mettre à disposition des affichages un point info et des choses qui sensibilisent à qu'est-ce qu'un comportement qui ne devrait pas avoir lieu et du coup rester aussi dans notre rôle sans marcher sur les plates-bandes des familles donc il y a un juste milieu à trouver nous c'est globalement on fait beaucoup d'affichages et on a des grosses questions sur qu'est-ce que c'est que le consentement mais dans le sens très large globalement si par exemple dans un jeu quelqu'un t'attrape et tu n'avais pas envie d'être rattrapé c'est déjà quelque chose que tu as le droit de dire non
merci beaucoup à tous nos invités merci d'être venus en studio pour dialoguer avec nos auditeurs sur ce sujet Émilie Souplet de Familles de France Mélina Ravelo de Touss temps colo et Antoine Jouenne de l'association des maires de France vous pouvez bien sûr réécouter cette émission sur l'application Radio France à la préparation du téléphone sonne Benjamin Ducy Marius Serriès Mathias Dubois Baptiste Piquet merci à eux et à Théophile et Oscar au standard à la technique ce soir Lucas Le Coustre et Sofiane Actib votre soirée se poursuit sur France Inter avec un nouvel épisode d'Espions une histoire vraie mais d'abord la question tout en couleur des petits bateaux bonjour je m'appelle Luna j'ai 8 ans et demi et j'aimerais savoir pourquoi avant on me disait que le bleu était pour les garçons et le rose pour les filles merci au revoir la réponse juste après le flash merci au revoir