Reconstruire Ensemble : Débat #5« Et maintenant : quelle école ? »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonsoir à tous ce débat s'inscrit dans le programme de réflexion du mouvement la république en marche reconstruire ensemble qui a été lancé le 20 avril et qui s'étale sur 10 semaines bienvenue à vous l'objectif est de parvenir d'ici la fin du mois de juin à la formulation d'une position officielle du mouvement la république en marche avec un ensemble de positions concrètes que nous mettrons dans débat public et soumettront à l'exécutif donc nous sommes à la semaine 5 de ce programme qui est dédié ou sujets liés à la puissance unique sous l'angle aujourd'hui de l'éducation et comme chaque semaine vous adhérents ou internautes vous êtes invités à nous faire remonter vos idées au travers d'un questionnaire en ligne que vous avez soit reçue sur un mail mardi ou que vous pouvez retrouver sur le site dans marque donc on compte sur vous quand cette participation le débat d'aujourd'hui comme chaque semaine à de nourrir vos réflexions sur la thématique de la semaine qui est donc l'éducation et bien sûr vous pouvez poser des questions tout au long d'un échange sur la thématique qui nous rassemble et qui est et maintenant quelle école alors avant d'accueillir mes invités que je remercie d'avoir répondu présent je voudrais dire un mot personnel sur mon engagement politique qui part d'un sentiment de révolte révolte devant un constat qui peut être résumée dans une donne est simple et terrible qui est que dans le traite le classement pisa le programme international pour le suivi des acquis des élèves et bien la justice sociale et bien c'est facile de retenir son son rang nous sommes tout simplement dans les derniers mais bien pour moi que les clae de l'école de la république soit classé dernier en matière de justice sociale ce qui signifie que le poids du statut socio-économique des parents pèsent le plus lourdement sur les performances sociales des élèves de tous les pays de l' ocde et bien c'est tout simplement insupportable et c'est ce qui me conduit aux côtés et de jean michel blanquer à faire de la lutte contre les inégalités destin une priorité notamment mais pas seulement au travers du dédoublement des cp ce1 ils bientôt des grandes sections de maternelle dans les zones d'éducation prioritaire alors ceux de ce combat je le mène aussi comme député européen bien sûr pour faire en sorte que le plan de relance et de reconstruction face toute sa place à l'éducation qui est un investissement vous dites est un investissement et peut-être et même sûrement le meilleur d'une investissement alors avant avec la crise exceptionnelle malheureusement qui s'annonce notre jeunesse risque d'être frappée de plein fouet et notre groupe de travail en appel un plan marshall pour l'école car la catégorie des familles fragilisées va malheureusement s'étoffer risque en tout cas de de s'étoffer significativement alors pour moi en marche c'est un refus du défaitisme et un message envoyé en particulier à notre jeunesse qui pourrait se résumer de manière simple comme ça demain peut-être meilleure qu'hier alors j'ai conscience que c'est un défi vertigineux lensois et qui l'est encore plus dans le contexte des nôtres avec cette crise qui s'annonce mais les crises peuvent aussi être porteuse d'accélération de transformation positive à condition et c'est là que le poids de la responsabilité est lourd sur nos épaules à condition que nous prenions les bonnes décisions et je me tourne vers nos invités dont je sais qu'ils partagent ma colère au sujet du classement dont je parlais et qui chaque cube chacune chacun avec son prisme son rôle dans la société sa sensibilité sa liberté d'esprit total s'inscrit dans ce combat et accepte ce soir d'y réfléchir avec nous par françois taddei je me tourne d'abord vers vous bienvenue aux chercheurs fondateur du cri centre de recherche interdisciplinaire hauteur de apprendre au 20e 21e siècle chez calmann lévy et qui est probablement l'une des figures d'inspiration les plus marquantes du moment dans le domaine de l'éducation je reviens à vous dans un instant salomé berlioux vous êtes présidente bonsoir et bienvenue vous êtes présidente de chemin d'avenir et votre combat c'est celui de la jeunesse qui vit en bus réalité et dans les petites villes et qui composent la majorité de nos jeunes selon vous trop souvent ils sont les invisibles de la république pour reprendre la jolie expression du titre que que de votre livre publié chez robert laffont et vous avez également été chargé par le ministre de l'éducation nationale jean michel blanquer d'une mission sur l'égalité des chances dans la france des zones rurales et des petites villes et enfin yannick robert bonsoir et bienvenue bonsoir professeur d'histoire-géographie à saint denis directeur de l'observatoire de l'éducation de la fondation jean jaurès et auteur de plusieurs ouvrages chez odile jacob et je citerais notamment dont le dernier qui tout à fait intéressant sortir de l'ère victimaire mais allons z'enfants publié en 2018 sur le thème qui nous occupe aujourd'hui donc on y reviendra je voudrais poser ma première question à françois taddei je disais que souvent les crises sont des occasions de rebondissements et je voudrais vous interroger sur une expérience qui vous est personnelle que vous racontez au début d'apprendre ou 21e siècle une expérience bien particulière vous retrouvez à new york à une date évidemment il n'a rien d'anodin long septembre et là il ya un déclic se fait que vous décrivez au début de votre livre comme ce qui a été une expérience fondatrice dans votre engagement pour l'éducation à ce que vous pouvez nous en dire un mot mais j'ai été choqué comme à tout le monde ce jour-là mais c'est vrai que voir dessus les tours tomber ça a été particulièrement frappant pour moi et ça m'a amené à m'interroger sur mes enfants venaient de m et je me suis interrogé sur quel monde j'avais envie de ces maisons et c'est une chose de vouloir les éduquer au mieux à titre personnel mais c'en est une autre de s'assurer qu'ils conduisent dans une société dans lequel on puisse collectivement relever des défis aussi important que celui du 11 septembre et je pense que celui du que ceux du coc vide ceux du climat sont plusieurs sortes de noms des plus importants encore et qu'on a besoin d'inventer des manières de relever ces défis tous ensemble et je pense que c'est pour - et son engagement alors on va maintenant aborder à la fois cette expérience inédite qui n'est d'ailleurs pas terminée puisque une grande partie de nos élèves de nous de nos apprentis de nos étudiants sont encore dans l'école à distance ou l'université à distance mais au delà on va d'abord s'interroger dans un premier temps sur le bilan qu'on peut faire de cette expérience tout à fait singulière et ensuite on élargira du champ parce que comme je le disais tout à l'heure en fait on est très loin d'être sortie de la crise la crise au contraire elle est devant nous et elle nécessite ce que nous avons appelée de nos voeux c'est à dire un plan marshall un engagement massif pour l'éducation mais c'est pas toujours les souris suffisent et évidemment les orientations politiques et je remercie et donc nos nos intervenants ce soir de nous aider à réfléchir à ce qui leur semble absolument prioritaire yanis robert cette expérience inédite que que je décrivais à l'instant on va vous l'avez vécu en première ligne comme professeur d'histoire géo à saint denis quel bilan quelles difficultés vous sont apparus à ce moment là mais aussi quelles perspectives positives pourraient sortir de cette expérience de l'école à distance que nous avons contraint quelque part expérimentés merci merci beaucoup et d'insécurité pour cette invitation et bonsoir à tous d'abord je voudrais dire que quand nous avons appris en salle des angles en salle des profs le cdta jeudi soir j'étais en conseil de classe 20 heures exactement le président a annoncé la fermeture des écoles et c'était la surprise et très vite les enseignants se sont mobilisés ce mois ce qui ressort je trouve de 2,7 de ces deux mois c'est d'abord dans un premier temps la mobilisation massive du corps enseignant en direction des élèves pour pouvoir assurer ce que le ministère a appelé la continuité pédagogique un engagement très fort des enseignants dans un premier temps et qui s'est vérifié tout le long et puis des outils qui préexistait des outils qui préexistait qui avait été mis en place par les ministères par le cned notamment et qui ont permis très vite et bien de mettre en place cet enseignement à distance mais également très vite nous nous sommes aperçus sur le terrain que il a fallu quand même beaucoup improvisé parce que d'abord beaucoup d'enseignants dont je faisais partie n'avait aucune expérience de l'enseignement à distance ne nécessairement nous sommes dans nos classes donc nous enseignons pas à distance il a fallu se familiariser avec les outils très vite aussi les premiers jours évidemment les outils qui avait été créée la bande passante n'était pas n'étaient pas assez importantes et la première semaine ça a été très compliqué donc tout le monde c'était un petit peu débrouiller comme ils comme il entend des gens comme ils le pouvaient en s'asseyant un petit peu sur le r gpd donc sur le règlement de la protection des données et donc tout le monde a fait du groupe whatsapp des groupes twitter des groupes télégramme d'aidé et tdd mail liste pour pouvoir garder le contact avec les ans les élèves ce qui était le plus important gardez le contact ne pas donner l'impression aux élèves que voilà c'était c'était y avait plus d'écoles donc c'était donc y avait plus d'écoles du tout l'école continue et elle continuait à la maison donc ça a été une grande improvisation et puis finalement tout est plus ou moins quand même très vite rentré dans l'ordre et nous avons pu mettre en place les cours en visioconférence nous avons pu échanger sur les outils numériques a mis à disposition des enseignants et des familles mais mais dès le départ nous sommes aperçus que nous avons perdu une partie des élèves et tout de suite immédiatement alors le ministre avait annoncé entre 4 et 8% c'est une moyenne nationale que l'on peut tout à faire entendre il est évident que dans les quartiers populaires des grandes agglomérations ou dans les territoires ruraux mais salomé berio en parlera mieux que moi la déperdition a été beaucoup plus importante très vite je me suis retrouvé à titre personnel je me permets de d'utiliser mon expérience personnelle très vite je me suis retrouvé avec les avec dans un premier temps dans certaines classes deux tiers des élèves présents et puis dans d'autres classes la moitié il a fallu aller les chercher il a fallu les appelait les les cpu de la vie scolaire n'a cessé d'essayer de relancer les familles qui pour certaines ne répondait pas du tout donc la déperdition a été dès le départ dans ces quartiers populaires des grandes agglomérations importantes et puis elle s'est aggravée au fil du temps je ne vous cache pas qu'aujourd'hui c'est très difficile d'avoir du monde en visioconférence d'avoir beau d'avoir des élèves en visioconférence je vous donne un petit exemple lundi dernier j'ai fait un cours avec cinq élèves voilà cinq élèves sur une classe de 23 et ce n'est pas faute ce n'est pas faute de les prévenir ce n'est pas faute de matériel non plus parce qu'évidemment on s'est aperçu qu'il y avait une fracture numérique qui nous a explosé au visage manque de matériel pas de connexion internet ou mauvaise connexion à un ordinateur pour 3 à 4 enfants ou un ordinateur pour la famille avec les parents qui sont aidées travail extrêmement compliqué extrêmement difficile donc tout cela il a fallu il a fallu le gérer et puis on s'est aperçu dernier point et après je cède la parole on s'est aperçu aussi que et bien ressort de cette expérience à mon sens un problème d'harmonisation un problème de travail des équipes de coordination des équipes pédagogiques qui est finalement n'est que la continuité de ce qui se passe dans les établissements scolaires c'est à dire que beaucoup d'enseignants travaille seul ne travaille pas en équipe ce n'est pas du tout une critique les hôtesses et simplement un constat et ça s'est retrouvé dans cette période de confinement or dans cette période de confinement c'est là qu'il aurait pas lu ou qu'il y avait un besoin très important de coordination d'harmonisation en termes de travail de modalités de travail et cela ça a été ça a été un important à mon sens oui merci à je retiens je retiens yanis robert 7 à la fois ce manque de coordination qui donnera peut-être la piste pour pour la suite juste avant de donner la parole à salomé pernoud qui va nous décrire la situation telle qu'elle s'est manifestée dans un autre contexte qui est celui de la ruralité des petites villes jeu juste un gros mot à nice rodez vous demander par rapport justement cette fracture numérique dont on a beaucoup parlé il ya la question de l'équipement la question d'accès à un réseau avec un débit suffisant de qualité là réseau l'abonnement évidemment qu'il y aurait un droit quelque part on peut être à développer pour tous les enfants en france à ce matériel mais est-ce que ça suffit d'abord je pense que est ce que vous êtes d'accord que c'est nécessaire de développer cet accès mais probablement que ce n'est pas suffisant et qu'est-ce qu'il faudrait ajouter en deux mots on ira peut-être à y revenir par la suite mais ce serait un accompagnement pédagogique peut-être des familles peut-être des lieux aussi en dehors de la maison où on pourrait aller consulter les cours et ou peut-être aussi un accompagnement humain à penser en plus de ça de l'axé qui évidemment fondamental oui ce qui est évident c'est que la fracture numérique n'explique pas tout et vous avez tout à fait raison mon établissement scolaire et c'est le cas de beaucoup beaucoup beaucoup d'établissements scolaires ont prêté du matériel nous avons prêté entre 30 et 40 micro ordinateur ou tablette numérique permettant normalement un travail à distance or une partie des élèves que j'ai en classe ont reçu ce matériel et ne se sont jamais connecté donc et pourtant on leur a distribué aussi des clés 4g etc de manière à ce que la connexion soit possible donc il ya évidemment d'autres choses quand on est confiné comme ça il faut savoir que dans certaines familles et je tiens à le dire certaines de ces familles étaient en première ligne en première ligne les les fameuses première ligne cité par le président la république c'est à dire que nous permettant à nous d'être confiné ce sont des gens qui se lèvent très tôt qui prennent les transports en commun qui tiennent les caisses des magasins qui assure la logistique et c'est bon nous leur devons notre confinement et notre sécurité mais leurs enfants de ce fait et bien son seul à la maison livrés à eux-mêmes et un enfant ont livré à lui-même sans contrainte ça reste un enfant adolescents ou enfants c'est la même chose donc c'est très compliqué la mise au travail est très compliqué la maison et l'école sont deux espaces différents quand ils sont quand ils sont confondus cela devient extrêmement compliqué pour des enfants qui sont livrés à eux mêmes ou quand bien même il ya des parents mais qui sont présents mais qui eux aussi ont beaucoup de choses à faire et sont parfois sont parfois débordé voire dépassé donc il ya d'autres questions effectivement que la fracture numérique et je crois que il faut réfléchir effectivement n'ai pas de solution toute faite je crois que vous engagez vous avez raison une vraie réflexion sur l'avenir et je crois que c'est très utile et j'espère qu'il en sortira des choses positives et des réflexions intéressantes parce que je crois qu'il faut accompagner le plus possible ses enfants ses élèves et ses familles dans l'autonomisation dans la capacité à comprendre le sens de l'école je crois qu'il ya aussi une vraie difficulté pour certaines familles à comprendre le sens de l'école moi je suis frappé aujourd'hui par ces sondages qui nous explique que c'est dans ce sont dans les milieux populaires que on trouve le plus de gens qui rechignent à envoyer leurs enfants à l'école alors que nous savons très bien que ce sont souvent les gens dont les enfants en ont le plus besoin on voit bien qu'il ya un problème de perception de perception au-delà de l'aspect sécu de la sécurité nécessaire mais je pense garantie en tout cas je l'espère dans les établissements scolaires on voit bien qu'il ya un problème il sens donner à l'école et et à l'institution à l'institution scolaire je crois qu'il ya un vrai travail à faire là dessus qui demande d' impliquer les familles avec les élèves je me tourne mais merci yanis roberge je me tourne à présent vers vers salomé berio à nouveau bonsoir et merci d'être avec nous ce soir donc ça lui met peut-être votre perception de cette période particulière que nous avons traversées que nous continuons de traverser en particulier dans l'est dans les zones que vous suivez de manière plus précise à savoir la ruralité des petites villes est ce qu'il ya eu une manière spécifique de faire cette expérience sachant que le virus avait été peut-être moins présent mais que et vous êtes d'ailleurs co auteur avec yanis l'orateur la paire locuteurs précédent d'une étude et ce qui m'a frappé d'ailleurs dans cette étude c'est que vous semblez dire que pour eux pour ces jeunes ils ont eu l'impression que ce que les autres vivent et en quelques semaines et bien que c'était leur quotidien ne n'en sortirez pas à la fin du compte ce film non ils ont ce que vous décrivez dans votre étude est que je trouve très frappant est exactement en fait alors merci d'abord de m'avoir invité et pardon soir à tous je ne reviendrai pas sur ce qui a très bien dire yanis rôdeur notamment sur l'impact du numérique par rapport à la continuité pédagogique et ce dans toute la france il ya deux chiffres de l' ocde qui était cité dans le jdd récemment qui sont en ce sens elle c'est parlant le fait que les enseignants français et ce malgré toute leur volonté tous leurs engagements de terrain et qui ne fait absolument pas défaut comme le disait ganis mais que ces enseignants malgré tout ont un usage du numérique encore trop limité je crois que c'est 56% d'entre eux d'après le cd eux qui ont les compétences nécessaires pour entrer le numérique dans leur enseignement le quotidien et par ailleurs pas plus de 35% des écoles qui dispose d'une plate forme efficace pour soutenir l'apprentissage en ligne donc là on est vraiment sur l'échelle nationale mais si on fait un focus sur les zones rurales et les petites villes qui concerne comme vous le disiez beaucoup de jeunes puisque c'est 65 % des jeunes français plus de 10 millions des moins de 20 ans qui grandissent dans ces territoires 23% dans les territoires ruraux et 42% à peu près dans les petites villes de moins de par les habitants selon l'insee donc c'est pas du tout une minorité à des jeunes français et qui se sont pris de plein fouet alors la fracture numérique d'une part sans que ce soit à mon sens et là je joue mon rôle de un peu poil à gratter et je sors ma casquette chemin d'avenir pour le faire mais je trouve qu'on n'a pas forcément accidents tristes et sur le fait que ces jeunes là dans les zones rurales pour le coup très souvent ne pouvait pas du tout suivre les cours et qu'on était très loin des statistiques nationales qui n'en sont pas moins vrai mais si on se recentre par exemple sur les 1000 jeunes dans les territoires ruraux accompagné par le chemin d'avenir on a créé une étude assez poussées et notamment pour pouvoir leur envoyer dans le cadre d'un collectif le collectif mentorat et d'une opération qui s'appelle connexion d'urgence on leur a envoyé des ordinateurs des 4,4 g etc et donc on est plus à 7 8 jeunes sur 10 qui estimait soit n'a pas avoir de connexion soit devoir utiliser leur téléphone portable soit avoir un ordinateur qu il se partageait avec leurs frais d'une star donc là c'était quand même écrasant du côté des jeunes mais aussi du côté des professeurs c'est à dire qu'on a beaucoup de chefs d'établissement qui vantait l'engagement de leurs profs mais en disant cela on est dans la grande rue galt est donc fondamentalement non seulement les élèves eux mêmes ne peuvent pas se connecter mais c'est aussi le cas de leurs professeurs est-ce que ce que vous disiez il y en a est vraiment important parce que effectivement si on se cale sur la carte médicale on peut avoir le sentiment que la crise a épargné les territoires ruraux les petites villes est d'ailleurs très souvent les familles le design m e peuvent dire nous on est des privilégiés on n'a pas eu de cas de malades etc mais j'ai par exemple un parent agriculteurs qui nous disait par le cadre de la note que j'ai cosigné avec viviani ces odeurs cette phrase qui m'a frappé qui consistait à dire oui c'est certain mon fils pouvait sur ces heures de repos allait se balader dans les champs et prendre un peu l'air et c'est une vraie chance par rapport à des parisiens et marseillais ont filmé dans une grande métropole pour autant ces balades dans les champs qu'est ce que ça change à moyen terme à ses codes sa connexion internet et donc sa bonne suivi des cours et d'autre part à la préparation de son avenir qui aiment ça on en parlera peut-être plus tard qui est fortement impactée par la situation et c'est effectivement un jeune que vous citiez aussi dans les rangs des hautes vosges qui disait ben oui en fait là je crois que les gens sont en train d'apprendre un petit peu donc contraints et forcés compris dans les grandes métropoles ce que c'est que d'être parfois dans un territoire un peu isolé de tout où on n'a pas forcément tous les lieux de sociabilité comme on voudrait même si ça existe toutes les opportunités culturelles est à portée de la main la possibilité d'avoir accès à sa formation en un claquement de doigts sauf qu'au bas nous cette réalité là elle va effectivement durée après de déconfinement parce que parce que c'est notre quotidien et ce sans misérabilisme parce que vivre dans ces territoires a évidemment plein davantage ça va de soi alors que les girondins retrouveront le côté connexions à la mondialisation connexion aux dynamiques économiques aux connexions aux opportunités mais si ce n'est en juin alors ce sera en septembre donc voilà peut-être là-dessus et a pris comme vous vous interrogez sur ce relais quand même des points positifs du confinement de cette situation moi j'ai été vraiment concret frappé à la fois par la façon dont des acteurs de terrain à tous les niveaux en ailleurs les collectivités les associations les entreprises si décidé de s'engager extrêmement fortement sur les sujets d'éducation c'est à dire que vraiment dans le cadre de chemin l'avenir pense que les premières semaines je recevais des mails tous les jours demandant comment on peut aider est ce que vous venez d ordinateurs est-ce qu'on peut aider financièrement en commun qu'on peut accompagner un jeune donc cette espèce d'engouement la cette crotte de solidarité là on peut gager quelques elle se poursuivra pas là-dessus tout en tout cas c'est ce qu'il faut essayer de d'exploiter et d'autre part elle sait peut-être même encore plus claire à la question de la coopération et de la coordination entre les acteurs éducation nationale à ntt l'association au profit au profit des jeunes merci merci salomé françois taddei pour terminer donc sur ce premier tour de table sur le constat à la fois des difficultés qui ont émergé et aussi l'espoir peut-être d'une accélération des changements nécessaires votre réaction est peut-être des pistes justement pour pour bâtir sur ce qui a été aussi positif dans cette expérience mais les choses qui ont été positives il ya effectivement la mobilisation de tous les acteurs ça a été très bien dit je pense qu'il ya un changement grenat aussi sur la relation avec les familles sur la possibilité pour les profs d'apprendre les uns des autres pour alors que c'est quelque chose qui est très peu en france moins en tout cas que dans deux pays c'est aussi la possibilité pour les profs de changer de regard dans leur relation à lancé et aux familles et les élèves qui étaient un peu plus agile l'utilisation du numérique que le rough et qui vont contribuer à proposer des solutions techniques qui ont été mises en oeuvre il ya un centre de transformation de ce que je veux parmi les vraiment ça a été dit très bien par salomé des le manque de formation des enseignants à l'utilisation des outils numériques est hélas un peu plus besoin par contre ça parmi les choses qui nous manquent également il ya la recherche on n'a pas suffisamment de recherches pour savoir qu'on exemple ce qu'on apprend de lui on lit ce qu'on apprend le mieux on présente si elle est si on doit se préparer à la rentrée la rentrée risque d'être très perturbé il faut pas croire que le virus aura disparu comme par magie qu'on en était au mieux il y aura une accalmie pendant l'été si on a de la chance et qu'elle est effet saisonnier que les français sont extrêmement prudents mais la probabilité que ça reparte au moins localement et au momentanément est très épais et peut-être en avoir deux ans donc si on doit être si perturbé combien de lettres là pour moi ce qu'on se prépare à ça des jeunes qui ont vécu quelques mois confiné et éventuellement de surmonter prochaine et il me voir des adultes qui ont décroché il ya des contacts il ya un décrochage social via message économique qui est en train de se produire il ya des familles où le seul repas chaud que les enfants pouvaient la poire était à la cantine si ce repas a disparu qu'est-ce qui se passe il ya un an d'études à l'étranger mais en france ça commence à arriver qui montrent que jusqu'à 10 fois plus d'enfants sont en cours typologique qu'avant donc là la souffrance est indéniable et si on n'est pas capable de prendre des mesures pour prévenir ces souffrances et diminuer ces inégalités parce que les inégalités que vous soulignez au début de son intervention était avant le coc vip or tout ce qu'on voit c'est que si quelque chose les inégalités se creusent il ya quelques familles dans lequel très bien accompagné treize autonome des jeunes vont pouvoir avancer très vite mais pour ça c'est une toute petite fraction la grande majorité des familles ont toutes les difficultés qu'on a évoqué et avec des inégalités qui vont ce procès est donc si on veut ne plus être le dernier là dedans alors on était déjà très mal passé il faut absolument qu'on prenne des mesures qui permettent de compenser ces graves inégalités qui préexistait et qui ont été amplifiées par la situation et qui vont être encore amplifié par l'accroissement de la crise qui en plus d'une crise sanitaire de gagne les économiques sociales politiques alors merci d'avoir insisté donc sur à la fois la nécessité une fois plus de la formation des professeurs ça c'est vraiment ça relève de la puissance publique puisque c'est votre thème de ce soir et je pense que c'est fondamental sur l'accompagnement humain aussi à travers peut-être une systématisation du tutorat 1 pour ne pas dire penser que la machine simplement va pas régler le problème mais il faut que ce soit systématique et que chaque enfant ait quelque part un correspondant qui pourrait être un professeur en formation par exemple qui apprendrait beaucoup y aurait beaucoup à apporter aux jeunes justement dans sa relation à l'ordinateur qui ne sera jamais évidemment porter vraiment de transmission sans qu'il y ait toujours un humain derrière ou à côté donc ça c'est et merci aussi d'avoir un système bien sûr sûr sûr la recherche moi je veux rebondir au niveau européen parce que vous le soulignez aussi bien à vous françois taddei que salomé berlioux vous faites partie du groupe de travail que je pilote pour la marche et je vous remercie d'avoir attiré notre attention sur un point très important qui est que les systèmes éducatifs qui fonctionne notamment singapour canada en finlande qui sont vraiment qui ont opéré des vraies révolutions ils sont aujourd'hui ultra performant et en même temps ultra partageur juste accueillant pour tous les profils d'élèves sont des systèmes éducatifs qui sont adossés à une recherche est ce que vous appelez françois taddei une recherche participative c'est à dire une recherche qui n'est pas en chambre métiers en lien avec les professeurs et professeures rencontrent des problèmes demande ou chercheur propose aux chercheurs des pistes on les teste on revient vers la pratique et que ça peut-être vous pouvez encore en dire un mot parce que je cours c'est très important ça veut dire un investissement en france et en europe beaucoup plus importants pour que l'europe et la france redevienne lui l'une et l'autre l'une avec l'autre des puissances éducative oui on si on fait le parler avec la santé ce soit pour lutter contre le colis ou pour faire progresser d'espérance de vie comme on a su le faire depuis deux siècles on a évidemment mobilisé la charge si on veut progresser au niveau éducatif il nous faut aussi le marché parce que il ya trente à deux questions qui se posent à penser beaucoup plus de choses qu'avant sur la manière dont on apprend la manière dont des nouvelles technologies peuvent permettre de d'apprendre autrement mais on n'a pas suffisamment évalués ces différentes solutions et on ne va pas forcément suffisamment co construite avec les acteurs les enseignants sont des gens qui sont tous à bac + 5 qui ont tous un lapin capsus universitaire et qui ont tous la capacité de contribuer à des projets de recherche et mais les jeunes eux mêmes peuvent le faire nous on a développé des projets de science participative non seulement avec les enseignants qui construisent des projets de recherche avec des chercheurs et qui les cherchent à mettre en place des solutions pour relever par exemple et des filles du coc ville mais on a également noté des projets de recherche avec les enfants de même de ce qu'on appelait les savanturiers donc cédé des classes dans lequel les enfants définissent des questionnements et avec l'aide de nos règles de scientifiques il était le maître de l'autre enseignant ils peuvent progresser dans leur capacité à poser une bonne question la capacité à trouver des méthodes pour trouver des réponses je pense qu'il ya plein de classe qui faisait ce genre de choses bien avec un peu vide mais avec le co vide je pense que cette capacité là relever des défis collectivement me semble plus utile que jamais dans le monde d'hier on aurait pu croire que toutes les solutions préexistait qu'on n'avait plus qu'à les appliquer suffisait de dub étudier les solutions d'hier aujourd'hui on est dans un monde avec tellement d'incertitudes edgar morin titre est justement quelque chose que certaines ces deux attitudes sur l'avenir et je pense que il faut préparer notre jeunesse à se relever ses défis et ses défis ça suppose de d'être capable d'une analyse critique par exemple de ce qui circule sur internet ou de ce qu'ils peuvent murray dit par untel ou untel et cette capacité à développer l'esprit critique et un communiqué mais aussi la capacité à se comprendre et à comprendre les autres la capacité à la passion la capacité à développer l'empathie je pense que toutes ces capacités sont essentiels elle était déjà essentiel hier je pense qu'elles le sont encore plus aujourd'hui parlement plus encore demain parce qu'avec la crise sociale et les crises environnementales et climatiques qui sont devant nous il nous faut absolument penser collectif et c'est pas seulement les premiers de la glace qui pourront imposer la solution à tous les autres les premiers de cordée où c'est fondamentalement des collectifs se libère qui doit se serrer les coudes pour ensemble relever les défis on l'a vu à l'hôpital il ya eu des chefs de service y est un peu vrai sont devenus brancardier pour accompagner d'autres services qui avait plus besoin d'elle je pense qu'on a besoin de cette forme de solidarité qui est inhérente au nombre de la santé est également au nombre de l'éducation mais pas suffisamment développé parce qu'on a encore un système éducatif qui est pour l'essentiel basée sur la compétition si on est là les uns et les autres c'est n'a survécu à cette compétition soutien ont décroché c'est des gens qui n'ont pas pu supporter cette compétition on voit bien que d'autres pays dont les citer un certain nombre il y en a plein d'autres sont des pays dans lesquels on est la solidarité la coopération et en fait on progresse tous ensemble et même les élites réussissent mais c'est ça qui est très intéressant c'est qu'il ya une manière fait réussir tout le monde beaucoup mieux qu'on ne le fait de notre pays oui on est on est dans un thème qui nous est cher qu'ils aient les compétences qu'on appelle les compétences du 21ème siècle qui sont l'empathie la coopération la communication l'esprit critique et là il est évident qu'il faut que l'école tout en restant une école de la transmission soit ou si une école qui aident à à faire face à ces défis de l'incertain que vous décriviez et j'ai envie de dire un peu un peu comme une boutade mais que ça pourrait être normal en même temps pédagogique en même temps la transmission des savoirs parce que je crois que mes savoir dans leur verticalité sont absolument indispensables il faut pas verser dans la pédagogie mais il y à cette nécessité absolue et je crois que tout le monde en conviendra de davantage former nos élèves et nos jeunes à toutes ses facultés c'est d'aptitude à travers des pédagogies renouveler dans les programmes scolaires et ça nécessite là encore de la formation de la coopération un peu tout c'est tous ces éléments qui ont été quand même très mobilisé et au cours de cette période et sur lequel peut être nous pouvons bâtir et accélérer la l'évolution on et salomé on a d'ailleurs des questions sur la compétence du 21e siècle de nos internautes salomé je me tourne vers vous parce qu'on a aussi beaucoup de questions sur ce qui concerne justement ce qu'on a appelé la lutte contre la signature à résidence c'est évidemment dans dans ce combat contre les inégalités de destin il a souvent libres et que que ce soit d'ailleurs dans les quartiers dans les villes où partout en france où les enfants peuvent avoir un horizon très restreint et avoir tendance à reproduire le modèle familial et je me souviens d'ailleurs d'une phrase de ma vie te rappelle emmanuel macron pendant la préside la campagne présidentielle il ya pire qu'un enfant qui renonce à ses rêves il ya un enfant qui n'a pas de rêve je me souviens d'une phrase qu'il avait eue lors de la grande marche et ça nous mais je voulais vous demander justement c'est vous travaillez dans ce domaine là des propositions innovantes pour élargir l'horizon élargir la vocation on suggère et on propose fortement dans notre groupe de travail impact de l'école et de la société civile et on devrait rajouter d'ailleurs et des familles et des jeunes qu'elle qu'elle pourrait peut-être les volets qui pourrait composer justement ce pacte pour qu' il y ait des interventions inspirante et plomb et qu'on élargisse qu'on abattre les murs qu'ont élargissent l'horizon pour point de jeux wii basque en fait ce qu'on est en train de dire là je trouve que collectivement c'est que à mon sens on fait reposer beaucoup de responsabilités sur les épaules de l'éducation nationale et l'éducation nationale peu beaucoup mais je pense qu'elle ne peut pas tout et que c'est encore une fois à faire peser une grosse responsabilité sur ses épaules que de lui demander de lutter de concert en permanence contre l'assignation à résidence contre les fragilités économique et social des foyers de ses élèves contre l'autocensure contre le manque d'information tout cela en transférant les connaissances et les savoirs fondamentaux comme elle doit le faire d'où la nécessité et d'où le disiez françois taddei d'avoir ces collectifs efficaces qui s'appuie sur pas qu'il parte du principe à mon sens que chaque individu et chaque institution chaque entreprise chaque groupe dispose d'un levier d'action peut-être d'une information à même de d'aider un jeune et qu'en créant des écosystèmes de réussite au sein des territoires et à l'échelle nationale on peut évidemment être plus forts ch et d'ailleurs avec chemin d'avenir c'est vraiment ce qu'on elle souhaitait faire en se disant on va pas prétendre inventé le fil à couper le beurre ya des initiatives qui existent en revanche souvent elle n'adresse pas et ça c'est vrai des jeunes des zones rurales et des petites villes et comment faire pour créer ces écosystèmes du coup est-ce que vous soulignez là c'est notamment la question de deux des compétences transversales et il ya une donnée que je trouve très éclairante dans une enquête ifop que nous avons commandé en novembre dernier avec la fondation jean jaurès et chemin d'avenir sur ce que les jeunes eux mêmes estiment important pour réussir pour s'en sortir comme ils disent dans la vie donc c'est on a posé la question aux 17 23 ans donc quand vous leur demandez ce qui est important 49 % indiquent les stages comme l'élément fondamental pour pouvoir s'en sortir 49% 22% et boch le réseau le carnet d'adressés familiale et 10% seulement reviennent sur le niveau de diplôme le fait d'avoir un diplôme donc ça veut dire que les jeunes eux mêmes ont très conscience non pas que les diplômes ne compte pas parce que dans un pays comme la france ce serait à mon avis une erreur de le dire et on est très loin de d'avoir arrêté de valoriser les diplômes les cursus élitiste etc mais ça veut dire que les jeunes eux mêmes sont tension d'une espèce de d'accumulation d'attendus dans certains cas et donc quel est le point commun effectivement entre les jeunes de banlieue et jeunes des zones rurales les jeunes de foyers modestes c'est cette accumulation d'autocensure donc ça veut dire un manque de confiance en soi qui les mène à se dire n'est pas fait pour moi parce que je viens de banlieue go ce n'est pas fait pour moi parce que je vais à la campagne c'est le manque d'informations sur ce qui existe les portes qu'il pourrait pousser c'est le manque de réseau c'est que cette assignation à résidence dont vous parlez est ça la bonne nouvelle c'est que effectivement c'est possible conjointement avec l'éducation nationale de travailler là dessus et dans le rapport que j'ai rendu à jean michel bancaire juste avant le sacre et sanitaires avec eux une chance de calendrier formidable jeu proposait notamment et ses propositions viennent des plus de 130 audition que j'ai pu mener avec des acteurs de terrain notamment je proposais plusieurs choses d'abord de faire du mentorat une politique publique nationale et saluer videmment pas que de moi on est notamment un collectif de huit associations la fed article 20 l'institut télémaque nos quartiers ont du talent chemin d'avenir à le proposer de façon à pouvoir passer des vingt-deux mille jeunes que nous tue torons mentorat accompagnons à 200 milles de façon très rapide et de façon à tisser des liens entre les territoires entre les générations entre les catégories socioprofessionnelles à un moment où il est très probable que la france en ait besoin c'est une proposition qui ne peut pas très cher deuxième surprise par les groupes de travail absolument deuxième proposition reprise aussi par le groupe de travail c'est une proposition alors qui est assez proche finalement d'armes erasmus des collégiens mais en france c'est le second pourrait appeler peut-être que le nom trouvé changé mais un programme qui s'appellerait découvre mon territoire essayez de le résumer vraiment très brièvement l'idée c'est de se dire que évidemment cette formidable si les jeunes ruraux les jeunes de banlieue peuvent à un moment donné découvrir londres bernat et singapour et il faut tout faire pour favoriser la mobilité à l'international mais force est de constater que pour pouvoir trouver un emploi à la hauteur de son potentiel pour pouvoir suivre une formation qui nous plaît une formation pour travailler dans la cuisine dans l'hôtellerie pour être ingénieur diplomate pour faire du sport à haut niveau ou que sais-je il faut être souvent en capacité de bouger à de bouger en france et que très souvent les jeunes dans certains territoires je ne s'y sentent pas autoriser ou non pas les moyens de le faire quand on sait que seule une famille sur deux est en mesure aujourd'hui de financer un logement étudiant pour ses enfants et donc notre idée collective désormais est aussi de dire comment faire pour que ces jeunes dès le plus jeune âge puisse bouger de façon à favoriser leur mobilité par la suite de façon à ce que si je prends un parallèle assez clair si vous prenez un jeune urbain jeune parisien un jeune lyonnais il va se demander très souvent qu'il a envie de faire comme études ce qu'il a envie d'exercer comme métier et en fonction de ça il se demandera si ça se passe à paris ça se passe à marseille voir si ça se passe au canada un genou très souvent il va regarder ce qu'il ya autour de chebbi et en fonction de ça il choisira les études qu'il en compte faire écouter qui la handicape nous l'idée c'est d'essayer de faire en sorte de travailler contre cette assignation à résidence bel plus dommage parce que ça se passe dès l'école primaire et a fortiori dès le collège est donc d'organiser un programme ou un jeune qui grandit dans un village des vosges pour aller passer deux semaines à marseille un jeune marseillais en retour il rachète son correspondant dans les vosges même chose du nord de la france vers le centre de la france avec l'idée à nouveau de tisser des liens entre des territoires très différents pas du tout dans une logique de fuite pas du tout dans une logique de je quitte mon territoire mais au contraire dans une logique aussi de fierté consistant à faire découvrir son territoire ses particularités géographiques culturelles ou que sais-je partant du principe qu'il est très probable que dans un deuxième temps quand le jeune à la fin de de sa paire minal con pour faire des études quelle qu'elle soit elle se demandera s'il est à même de bouger s'ils sont plus autorisés et on sait à quel point est-ce que les mouvements qui ont eu lieu avant la classe de 5e ou en 5e 4e ont un impact même sur l'insertion professionnelle de très jeunes et peut être une dernière proposition beaucoup plus rapide qui est la question de la fabrique des role model avec l'idée de dire oui bien sûr les professeurs peuvent faire un travail les conseillers d'orientation des en médecine humaine les chefs d'établissement jouent leur rôle et son père travaille pour faire découvrir des formations et des métiers alors j'ai mis la date soit à l'éduction mais ça peut ne pas le subir et donc faisant en sorte de favoriser la mise en place d'ateliers de découverte de métiers au sein des établissements et ceci est fait évidemment il est très souvent à l'heure actuelle ça repose sur la bonne volonté de certains chefs d'établissement tout le dynamisme de certains territoires l'année passée à l'échelle nationale et c'est ce que l'on a organisé ses papiers mais merci salomé c'est vraiment l'idée de passer du du coup de pot 1 des pacsés sur mineur sympathique qui vous fait rencontrer des scientifiques inspirant des artistes inspirant des artisans inspire en a une vraiment une politique et quand on dit une politique favorable ça doit être systématique et ça doit être mesuré un pour que vraiment l'élargissement des horizons ne soit pas simplement un voeu pieux mais devienne une réalité et cette mobilité au sein du territoire elle nous a semblé très intéressante donc on la propose mais voilà mon rôle de député européen et d'ajouter qu' il faut quand même qu'on n'oublie pas la mobilité européenne avec un erasmus plus en direction notamment des quartiers des dix jeunes justement de cartes et milieux défavorisés les apprentis on veut considérablement développé aussi la mobilité européenne pour qu'on les apprentis et pourquoi pas on jette en tout cas la piste un début d'erasmus cours les collégiens lycéens qui pourrait se faire d'abord dans un premier temps par voie par voie numérique vous avez un ajout oui mais je vais vraiment très vite mais là où je vais totalement dans votre sens c'est que la mobilité notamment à l'international alors là quand vous regardez les chiffres de l' enquête ifop dont je vous parlais la différence entre les jeunes en agglomération parisienne et les jeunes ruraux et des petites villes est à nouveau majeur vous avez par exemple un écart de 20 points quand on leur demande s'ils le suivi des cours de langues vivantes en plus à l'école primaire au collège ou au lycée financés par leurs parents écart de 20 points entre les jeunes dans les petites villes et les jeunes d'agglomération parisienne et écart de 17 points me semble-t-il dans leur capacité à se projeter dans un pays hors de la france pour aller travailler ou pour faire des études donc là aussi a effectivement beaucoup à faire dans la mobilité internationale oui et merci d'avoir incité sur les langues étrangères je pense qu'ils ont vraiment ajouter est con ce qu'on se creuse la tête pour trouver effectivement des moyens d'accès à une langue étrangère là aussi le numérique peut aider et il faut il faut là encore faire faire abattre les murs pour que les jeunes se sentent capables d'accéder d'accéder aux langues étrangères et leur donner tous ses moyens la ministre oda alors pour terminer j'ai des questions un peu en rafales et je vais terminer avec avec chacun d'entre vous avec des questions plus pointues de deux caisses des questions dans deux directions pour vous en particulier à nice rodez dans le sens d'abord de la citoyenneté et la citoyenneté dans tout ça c'est vrai qu'on parle je me rappelle une phrase de votre livre à vos enfants ou la conclusion je crois d'ailleurs où vous dites l'école doit permettre de trouver un métier mais ça doit aussi former des citoyens et transmettre les valeurs de la république donc peut-être que dans une période comme celle là où on est très axé sur le social et on a raison c'est peut-être le moment quand même de le rappeler est une question du cookie qui est personnel est ce que un développement un peu systématique de l'art et de la culture et surtout de l'accès aux textes par des acteurs il se réformer ils iraient dans dans les airs les jeunes pour cette initiation au texte le texte étant un accès à autrui un des lectures publiques ou du théâtre serait pour jour un axe de politiques publiques à renforcer voilà j'ai déjà deux petites questions et pierre perret en aurait encore une avant de passer en france l'année le micro à dont nous savons depuis depuis bourdieu et même avant lui que le capital culturel et un est un est essentiel et fondamental pour l'épanouissement et la réussite de chacun donc effectivement tout ce qui touche à la culture tout ce qui touche à l'art notamment dans les quartiers populaires des grandes agglomérations a une importance à une importance à mon sens fondamental d'autant plus qu' ils viendraient les deux au pluriel viendrait s'inscrire dans d'autres manières de travailler dans d'autres manières d'envisager la scolarité nous avons un système très rigide en france en réalité un leurre de court les 55 minutes de course qui se transforme très vite en 45 minutes et on passe d'une matière à l'autre etc tout ça est très cloisonné très rigide et les élèves sont habitués comme ça les enseignants aussi même si aujourd'hui la pédagogie de projet se développe même si ce dont vous parlez ilana se développe aussi des troupes de théâtre des artistes en résidence à vienne dans les établissements scolaires des projets se montent mais tout cela demande à être vraiment encore développé voir généralisé de manière vraiment envisager la scolarité autre monde et je pensais à autre chose en vous écoutant vous savez on ne changera pas l'école sans les enseignants ça c'est on pourra toujours faire ce qu'on veut mais si on n'a pas les enseignants avec nous pour changer d'école ou pour réfléchir ensemble sur l'école nous n'arriverons à rien et vous le savez très bien donc et c'est une vraie question parce que pour moi notamment dans les quartiers populaires où je travaille depuis vingt ans le gros problème l'immense problème ce sont ces élèves qui finalement même s'ils sont au collège ou au lycée sont souvent livrés à eux-mêmes et sont seuls dans les établissements scolaires aujourd'hui rares sont les élèves qui peuvent trouver un moment pour parler avec un professeur pour dire bah là ça va pas là j'y arrive pas là je comprends pas si ce n'est sur le pas de la porte très vite en deux minutes ça n'existe pas ou pratiquement pas et ça c'est quand même quand on y réfléchit assez hallucinant que que les enseignants n'est pas le temps parce qu'ils n'ont pas le temps je suis une réalité aussi il n'est qu'ils n'aient pas le temps de s'asseoir un bureau avec des élèves qui défile tous les quarts d'heure 4,5 il et puis voilà on a fait le job pour dire simplement mon problème c'est celui là j'ai un problème là dessus je ne comprends pas pourquoi j'y arrive pas et ses terrains au collège ou au lycée une forme de tutorat si on veut mais ça me semble notamment dans ces quartiers là ça me semble indépassable d'abord parce que c'est une question de confiance en l'école j'emploie le mot confiance de savait que nous connaissons tous quelqu'un qui l'emploie beaucoup mais je le reprends à mon compte la confiance en l'école elle passe aussi par là et elle elle permet aussi la confiance en soi beaucoup de ces élèves n'ont pas confiance en eux et c'est ce que disait tout à l'heure très justement salomé 1 / sur le l'idée de l'auto censure etc c'est aussi un manque de confiance l'école doit permettre de donner confiance aux élèves or aujourd'hui elle ne le permet pas ou si peu et là je crois qu'il ya quelque chose vraiment une vraie réflexion à avoir ça veut dire qu'il faut travailler aussi réfléchir sur les missions des enseignants réfléchir sur le temps de travail des enseignants ça veut dire aussi qu'il faut réfléchir mais je sais que le ministre avait déjà beaucoup travaillé là dessus sur les salaires des enseignants 1 donc voilà il ya beaucoup de choses qui sont qui sont liées qui sont liées et qui est pour terminer sur votre question oui les artistes oui la culture bien sûr oui la pédagogie de projet mais dans une vision à mon avis plus large tout en sachant que quand on fait de la politique c'est quand même travailler sur ce qui est possible de faire et pas sur l'impossible oui et donc justement dans dans dans le le travail que nous avons produit il nous semble que vu toutes les bonnes énergies de coopération qui se sont libérés ce que vous venez de dire de fondamental c'est à dire qu' on ne peut pas construire et changer l'école sans les professeurs il y a pour venir faire société à l'école la nécessité d'envoyer mais h foire aux professeurs d'abord par une reconnaissance de leur travail symbolique mais aussi sur le plan de la rémunération ce nous le portons c'est quelque chose que à la république en marche et en particulier dans le groupe de travail nous avons explicitement dit réforme quel que soit le calendrier de réforme des retraites la rémunération des professeurs doit être au programme et très rapidement donc je ne peux pas être plus clair mais peut-être un mot sur le fait que cette rentrée qui est un peu la rentrée de tous les défis parce que justement elle est marquée par l'incertitude on doit peut-être justement la construire de manière un peu innovante avec les professeurs encore plus avec les professeurs une en quelque sorte une rentrée pack patch comme les autres co construite avec les professeurs c'est jouable c'est réaliste yanis rôdeur mais ce sera votre dernier mot alors et je ne vais pas faire de langue de bois ce sera compliqué ce sera compliqué parce que vous n'êtes pas sans savoir que ma que le corps enseignant aujourd'hui a très mal vécu la réforme des retraites a très mal vécu la réforme du baccalauréat pour ceux qui étaient concernés a très mal vécu la surcharge de travail qu'a été que quand ils étaient les nouveaux programmes tout cela ce va dire ce s'ajoutant les uns aux autres et est criant une ambiance un petit peu un petit peu délétère dans certains dans certains espaces enseignants donc il suffit de regarder aujourd'hui le la plus le positionnement des des organisations syndicales d'une manière générale sur sur la rentrée n'ont pas la rentrée de septembre mais sur la reprise des cours aujourd'hui qui est très dur qui est très dure et qui est souvent très dur avec le ministre donc voilà il ya jose avoue que oui vous avez raison il faut préparer dans le cadre des structures des structure ad-hoc la rentrée en collaboration avec les enseignants mais l'ambiance je dirais n'est pas forcément au beau fixe voilà oui mais c'est le moment quelle quels signaux je veux dire c'est un moment à saisir c'est pas c'est un c'est un moment que nous vivons qui a réveillé justement le l'empathie le sens de la solidarité du commun du collectif et je pense que si les bons signaux envoyée c'est maintenant ou jamais ah oui c'est maintenant le problème c'est que les bons signaux enfin je veux pas mais laisse pas mauvaise augure je vous prie de m'en excuser mais j'entends ce qui se passe dans les salles des profs j'ai des échos un petit peu partout il faut rétablir cette la confiance il faut rétablir la confiance entre entre l'exécutif et le corps enseignant voilà je ne sais pas quelles sont les mesures qui pourraient être annoncées ou prises pour rétablir cette confiance aujourd'hui je vous aime c'est compliqué alors je vais je vais me tourner vers salomé berlioux qu'est ce sera votre mot de conclusion avant d'interroger françois tadic sur une question qui lui est plus précisément à dresser sur le monde étudiant salomé justement peut-être rebondir sur la confiance de votre point de vue cette école de la confiance nous souhaitons tous mais qui se battent ils se fabriquent ce qui ne peut pas apparaître comme par magie qu'est ce qui est pour vous fondamental pour y arriver vous entend pas précisément ce réflexe consistant à couper le micro n'est pas le bout l'école pour la conscience pour le public où je connais le mieux c'est-à-dire les collégiens les lycéens et les étudiants donc ce certes évidemment une école où les savoirs fondamentaux peuvent être assimilés et peuvent être acquis mais s'est assuré un une école qui met aussi un accent très forte sur la question de l'orientation ça c'est certain alors c'est en partie très bien mais seulement dans le cadre de la de la réforme du baccalauréat il ya des tas de choses qui ont été mises en place notamment au niveau du lycée pour l'instant je sais et public de collégiens reste un prix sur leurs champs et dans les territoires ruraux n'ont apparemment pas parce que ce que décrivait très bien ryan trolard tout à l'heure sur le manque de temps des enseignants il ya des spécificités liées au monde rural qui sont vraiment très fortes notamment donné les pluri affectation avec des professeurs dans les collèges ruraux qui me dit moi je rêve de passer un peu de temps à donner des conseils sur l'orientation de tel ou tel jeunes et vous savez une pub j'ai fini de nier mon heure de sbt je prends ma voiture et je vais à 80 km de là pour donner cours dans un autre collège et certains d'entre eux sont à cheval sur trois établissements chacun leurs département donc c'est quand même une réalité qui laisse peu de place à un jeu d'orientation de réflexion sur le pao du jeune je sais que le ministre est essentielle à toute cette réflexion la balade travail de l'orientation et de la possible formation des personnels de l'éducation nationale d'une formation après différentes à ces sujets à la préparation du parcours des jeunes ça va de soi pour justement être en adéquation avec les chiffres dont on parlait qui pert rendre les diplômes indispensable demande que les jeunes puissent être libres de leurs mouvements plus être acteurs de leur parcours puisse se sentir autorisées à rêver puisse comprendre à quel point est ce qu'ils peuvent dans certains cas aller chercher les opportunités déclenché mais encore faut-il leur report et c'est vrai que pour certains publics dont on parle là notamment les jeunes des quartiers populaires et aujourd'hui peut-être encore plus les jeunes ouvrira les des petites villes parce que malgré tout il ya des effectifs formidable plusieurs années maintenant pour les jeunes de banlieue sans doute pas qu'ils sentent pas soutenus sans de passer mais les compagnies qui se sont imposés qu'ils sont efficaces qui ont fait leurs preuves qu'ils ont à chaque âge et donc les jeunes des zones rurales en reste ensemble pour l'instant encore encore un peu un peu éloigné je sais pas ce que justement jean tâche qui semble et je j'arrêterai là dessus mais un chiffre et a essayé assez probant en la matière quand on demande aux jeunes des zones rurales et des petites villes d'une part et aux jeunes en agglomération parisienne banlieue comprise d'autre part s'il estime avoir fait au vouloir faire des études ambitieuse mais un écart de gens entre les deux catégories de 17,23 donc pas d'écart et un écart de 17 points entre les deux catégories également quand on leur demande s'ils ont autour d'eux un rôle modèle qui peut les inspirer et qui peut les tirer vers le haut et leur permettre de ne pas cantonner ce qui le souhaitent alors un jour d'emprisonnement géographiques et sociales donc à mon avis mal à l'épaule place lui aussi sur ces leviers d'actions à commencer par avoir une seule je sais que le ministère de l'éducation d'être nationale du travail dans le cadre de la sortie de crise sanitaire à commencer par cet été avec un certain nombre de dispositifs qui sont mises en place et qui vont l'être dans les prochaines semaines pour que cet été ne soit pas un mais tu es blanc oui qu'ils puissent proposer aux jeunes des opportunités des moments de réflexion les moments de travaux un peu différent oui vous faites allusion salomé aux collines aux colonies apprenantes qui sont en train de se mettre en place de manière très innovante qui effectivement vont mettre là où c'est à profit la coopération entre élus locaux professeurs aux sportifs artistes je pense qu'il ya de la il ya aussi le ferment d'une petite révolution qu'il faudra poursuivre par la suite je vous suis d'ailleurs il ya une petite proposition un peu destructif qui est dans notre rapport et qui est en tout cas nos débuts de réflexion qui est de permettre son professeur éventuellement d'avoir un moment un ou deux ans une possibilité d'aller dans le monde le vraiment si j'ose dire enfin d'aller faire une expérience dans le monde professionnel et qui pourrait aussi leur leur faire du bien alors j'espère qu'ils reviendront au monde enseignant parce qu'il se rend compte quand même que c'est passionnant d'enseigner mais c'est je voulais y faire allusion mais en tout cas je retiens de ce qui vient d'être dit aussi bien par vous que marc ganis cette nécessité du bien-être professionnels du professeur qui est à guitare en penser à remettre sur la table pour qu' il puisse être en mesure de répondre à à aux attentes qui sont sèches des familles et les élèves un bien est d'ailleurs qui doit être pris aussi au sens de bien-être médical psychologique c'est des choses auxquelles je souhaite très sensible alors pour pour conclure françois tu as dit vous avez une carte blanche que conclure sur l'ensemble de ces sujets convient d'aborder notamment ben la fabrique de la confiance parce que souvent vous vous faites allusion à votre collègue yann algan qui a fait un travail important qui nous montre que là le pays le plus de dexia à l'égard des institutions donc ce n'est pas tellement étonnant que ce soit si difficile même si on est très déterminé de bâtir cette école de la confiance et donc il faut il faut continuer à y croire et prendra évidemment les bonnes décisions donc un mot peut-être sûr sûr sûr cette fabrique de la confiance absolument nécessaire et enfin conclure sur les étudiants qui sont peut-être les grands oubliés de cette crise sanitaire on n'a pas beaucoup parlé des étudiants et pourtant en étant privé de 2,7 ses études présentiel ils sont privés c'est le vent d'un enseignement mais aussi d'une expérience de campus qui est très grande actrice donc vous avez la parole pour répondre à ces interrogations oui merci je pense qu'ils ont été abordés je vais venir non mais je pense qu'il ya une cible confiant font qu'on a besoin de construire ni négociable confiance et la société qui ne se décrète pas mais ensemble on fait des choses qui nous permettent d'avancer tout le monde bénéficie de ces avancées donc ça je pense que c'est extrêmement important c'est aussi une société du soin une stricte éduquer c'est une société où la pointe en seconde soit on a pris en compte des autres ne prendront soin de la planète et je pense qu'on a vraiment besoin de ça et un son de l'étude montre que beaucoup de jeunes ont souffert dans leur enfance de tout un tas de carence pouvoir de m cadeau et que l'ensemble de ces carences et de ces maltraitances sont augmente d'un facteur 20 la probabilité de décocher pacte mais aussi la probabilité de se suicider mais la probabilité de d'avoir des démêlés avec la justice ou la probabilité de de ne pas avoir de travail la probabilité d'avoir ta pathologie donc on voit bien que salomé des êtres est justement tout à l'heure ça ne peut pas être uniquement l'école mais je pense qu'on a besoin d'une politique à l'égard de l'ensemble de la jeunesse et cette politique elle me prendre soin de ces jeunes ça doit passer par la formation des enseignants mais ça doit aussi passer peuvent par exemple le fait qu'une médecine scolaire digne de ce nom elle était plus développés quand nous étions jeunes qu'eux aujourd'hui malheureusement c'est aussi une médecine du travail la fonction enseignante en particulier en cette période de crise sanitaire que légitimement interrogés les médecins quand et s'interroger de reprendre le travail ou pas on leur dit allez voir la médecine du travail à l'hôpital on n'a pas messi du travail suffisante au niveau de l'éducation nationale et on en a bien besoin mais au manque de médecine scolaire ou de médecine universitaire pour accompagner les jeunes dans l'ensemble des difficultés qui vont être quand on interroge les jeunes sur leurs difficultés psychologiques elles ont été multipliées par quatre ou cinq depuis une simplement une vingtaine d'années il ya différentes formes de d'explication à cette angoisse mais cette angoisse elle vient labour party d'angoissé de l'avenir à la fois la biens professionnels mais aussi l'avenir face aux problèmes climatiques il ya une angoisse qui vient également de la coopération permanente il est déjà le cas au niveau scolaire une compétition mais c'est aussi le cas de le comparer à son père manon sur les réseaux sociaux est donc apprendre à retrouver de l'estiment de ce qu on soit l'élève enseignement l'étudiant citoyens on en a besoin et donc on a besoin d'apprendre à connaître ses émotions à les nommer il ya tout un tas de recherche sur les compétences émotionnelles au national qui montre que si on n'est pas bien on sera incapable d'apprendre et donc des fois c'est un préalable et en particulier je pense que ce sera un préalable après sept postes qu'ovide quel sens on donnera pas ce qu'on a vécu ou pas vécu au décrochage que l'on a eus aux difficultés est ce qu'on sera prêt à à pouvoir dire les fluides et condamné ce qu'elles seront entendus et s comme moi ce qu'on arrivera à dépasser ces sujets là donc je pense que c'est vrai des jeunes c'est vrai des adultes c'est vrai départ avancé près des profs on a besoin de deux lieux où on va pouvoir dire leurs difficultés dix ans nos peurs et dire notre espoir est que construire des solutions sur les territoires avec tous les acteurs donc certainement les acteurs de l'éducation nationale qui est un peu au coeur de la conversation on a eu aujourd'hui mais l'ensemble des acteurs qui s'occupe des jeunes et il y en a énormément il ya tous les acteurs comme la ligue de l'enseignement sur le périscolaire avec ça mais il ya aussi tous les acteurs sur l'ensemble des territoires les collectivités et les pédiatres il ya tout un tas de facteurs qu'il faudrait pouvoir mobiliser beaucoup plus les psychologues scolaires ne devrait avoir des missions bourg nous attendons à ce qu'ils ont aujourd'hui des infirmières scolaires sont clairement insuffisantes dans la plupart des établissements on a besoin de repenser à sable pour aider à faire le point sur eux ou est ce qu'on aime et où est-ce qu'on peut aller individuellement et collective et ça je pense que c'est extrêmement bon après les six grands prix des étudiants dans les étudiants rapidement parce qu'on va devoir se quitter malheureusement donc on vous écoute sur la sueur autant que possible en deux minutes la question étudiante qui est évidemment une question vague qui nécessiterait un facebook allait tout seul parrot provenir si vous isolez si vous voulez mais il faudra les leur donner la parole mais je pense qu'on les a pas écoutés on les écoute rarement sur commande vrai mais on a encore plus besoin en ce moment qu'est-ce qu'il aura manqué qu'est-ce qu'ils ont éventuellement mieux appris à distance qu'est-ce qu'ils ont de quoi ils ont souffert de cette situation est-ce qu'on peut demain réinventer une université dans lequel on est beaucoup plus capable d'entendre les défis qui sont bénins et être capable de les former à relever ces défis et eux aussi veulent s'engager si on prend l'exemple de salomé tout à l'heure si on veut leur donner déroule me belle aux collégiens et aux lycéens eh bien quoi de mieux qu'un jeune qui est dessus de ces de ces territoires et qui retournent leur parler et donc en fait ils ne demandent que ça pouvoir s'engager mais on pourrait très bien plus reconnaître encore qu'on ne le fait l'engagement étudiant lors de non plus d'une heure les formant à s'engager et en les accompagnant dans leurs engagements et dans leur engagement pour le climat pas vouloir s'engager moule pour la société ou leur engagement pour les plus jeunes leur engagement dans l'éducation etc je pense que les étudiants souhaitent pouvoir être entendu et je pense qu'une grande consultation auprès d'eux et pas simplement une consultation mais une vraie co-construction on leur demande par exemple si vous aviez une baguette magique qu'est ce que vous changeriez à l'université on pourrait faire la même chose avec les jeunes on peut même chose avec les enseignants et si on prend la liste de tout ce qui vient ça a été fait dans le domaine de la santé et ensuite il ya des méthodes scientifiques pour savoir si on a entendu toutes les paroles possible comment les hiérarchiser et ensuite sur comment les mettre en oeuvre et éventuellement discutant avec les professionnels de ces secteurs pour savoir et ce qui est possible à courte à moyen terme et à vous et les invités à s'interroger sur quelle université ils veulent pour eux mais aussi pour les générations qui suivent je pense que c'est absolument essentiel et je pense que il son traitement de discuter avec les grandes organisations étudiantes à la fois française et européenne elles sont très demandeuses de pouvoir être entendue et de pouvoir s'exprimer et la commission européenne pour contre un exemple qui vous est cher et très prête à entendre ce genre de choses est d'ailleurs l'idée d'universités européennes pour relancer la solution européenne a été proposée par le président et je pense qu'on a besoin de données coeur et de donner corps à ses idées ou en écoutant ces jeunes sur leurs volontaires s'engagent on y travaille merci françois taddei donc merci à salou berlioux et il y avoue françois taddei donc d'avoir été avec nous pour enrichir donc c'est cette réflexion merci à vous tous d'avoir été avec nous et penser à nous faire remonter donc vos avis vos analyses à travers la consultation la semaine prochaine donc vendredi prochain ce sera un débat important mais qui fait un lien avec ce que vous venez de dire françois taddei mais d'une manière plus générale le thème de la santé au combien essentielle merci ce sera aussi sur facebook et merci à toutes et à tous pour d'avoir été avec nous et d'avoir effectué avec nous et surtout à nos invités pour laquelle à bientôt hu
Ilana Cicurel