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InterviewC à vous (sur YouTube)· 8 décembre 2021 4 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJustice

Emmanuel Macron à Vichy : tout un symbole - C à vous - 08/12/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Visite très symbolique ce soir d'Emmanuel Macron à Vichy.

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Pourquoi aucun président avant lui ne s'était attardé dans ce lieu maudit de l'histoire de France ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Vous êtes ému d'être à Vichy ?

  • 3:42RelanceRéponse directe

    Vous avez dit « régime de Vichy », ce qui ne plaît pas à Vichy.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09PrésentateurFait
    « Capitale de l'état français de 40 à 44, c'est là que Philippe Pétain s'était installé avec son gouvernement. »
  • 0:15PrésentateurFait
    « et c'est là que fut conduite une politique de collaboration active avec l'Allemagne nazie. »
  • 0:25PrésentateurFait
    « Jacques Chirac avait fait le geste décisif en 1995 en reconnaissant la responsabilité de la France dans les déportations de juifs. »
  • 1:01PrésentateurFait
    « La plaque rend hommage aux 80 parlementaires qui ont dit non. »
  • 1:20PrésentateurFait
    « le 26 août 1942, à l'initiative de Pétain, après négociation de Bousquet, notamment avec les Allemands. »
  • 1:29PrésentateurChiffre
    « 6500 d'entre eux, dont des centaines d'enfants, furent livrés aux nazis et déportés à Auschwitz. »
  • 1:47PrésentateurFait
    « il fallait se garder de manipuler l'histoire. »
  • 2:23PrésentateurFait
    « Le président de Gaulle est donc passé en coup de vent à Vichy le 17 avril 1959. »

Temps de parole

  • Présentateur82 %
  • Emmanuel Macron14 %
  • Présentateur 23 %

4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Visite très symbolique ce soir d'Emmanuel Macron à Vichy. Capitale de l'état français de 40 à 44, c'est là que Philippe Pétain s'était installé avec son gouvernement et c'est là que fut conduite une politique de collaboration active avec l'Allemagne nazie. Et curieusement, aucun autre président avant lui ne s'était attardé dans ce lieu maudit de l'histoire de France. Jacques Chirac avait fait le geste décisif en 1995 en reconnaissant la responsabilité de la France dans les déportations de juifs. Il l'avait fait sur un autre lieu de honte, à l'emplacement de l'ancien Veldiv, à Paris.

Mais Vichy, symbole d'indignité et de compromission, était resté largement à l'écart des visites présidentielles. Alors Emmanuel Macron ne vient pas spécialement à Vichy, il termine une tournée de deux jours dans le Cher et dans l'Allier. Et en arrivant sur place, peu après 17h, il a commencé par visiter les termes de la ville en dégustant de l'eau de Vichy. Le chef de l'état n'a pas prévu de discours ? Non, pas sur le plan historique, mais il vient de se recueillir devant deux plaques commémoratives. La première à l'opéra de Vichy, là où Pétain et Laval avaient convoqué députés et sénateurs le 10 juillet 40 pour enterrer la République et donner les pleins pouvoirs aux maréchales.

La plaque rend hommage aux 80 parlementaires qui ont dit non. A noter que le parvis de l'opéra, juste à côté, a été rebaptisé il y a plusieurs années, place Simone Veil. Et puis la deuxième plaque a été installée devant l'ancien hôtel du Parc, siège du gouvernement, là où fut donné l'ordre de rafler les juifs étrangers de la zone libre, le 26 août 1942, à l'initiative de Pétain, après négociation de Bousquet, notamment avec les Allemands. 6500 d'entre eux, dont des centaines d'enfants, furent livrés aux nazis et déportés à Auschwitz. C'est ce que rappelle la plaque. Emmanuel Macron s'est contenté de dire ce matin au micro de France Bleue.

Et à nouveau, il y a quelques minutes devant les micros qui se tendaient, et sans citer Éric Zemmour, qu'il fallait se garder de manipuler l'histoire. Les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ont tous évité Vichy. Alors pas tout à fait. Valéry Giscard-Dessin est venu en décembre 78 mai pour prononcer un discours sur l'aménagement du territoire sans aucune allusion historique. Et puis il y a le cas de Gaulle. Je dis le cas de Gaulle parce que c'est sans doute le discours le plus déroutant du général. Il ne figure pas d'ailleurs dans le recueil de ces discours et messages, où il y a vraiment tous les discours qu'il a prononcés dans toutes les sous-préfectures. Sauf celui-là. Mais pas à Vichy.

Mais ce discours est dans les archives de l'INA. Le président de Gaulle est donc passé en coup de vent à Vichy le 17 avril 1959, lors d'une tournée dans le Massif Central. Et sur les marches de la mairie, il a plaisanté sur sa présence à Vichy. Vous connaissez la formule « Imagine-t-on le général ? » Imagine-t-on le général de Gaulle plaisanté sur Vichy ? Ben oui, il l'a fait. Regardez.

2:40
Emmanuel Macron

Je vais vous faire une confidence. Vous ne le répéterai pas. Mais je suis obligé de dire qu'il y a un peu d'émotion pour moi à me trouver fisquellement à Vichy. Vous en comprenez les raisons. Mais nous enchaînons l'histoire. Nous sommes un seul peuple. Quoi qu'il nous soit arrivé, les péripéties ont pu être ce qu'elles furent, les événements, ce qu'ils vantaient. Nous sommes le grand. C'est à Vichy que je l'ai dit.

3:20
Présentateur

Il parle de péripéties. Nous enchaînons, dit-il, à propos de l'histoire, à propos aussi surtout d'un régime contre lequel il s'est dressé. Un régime qu'il a condamné à mort et déchu de sa nationalité française. Mais à ce moment-là, de retour au pouvoir, l'heure n'était pas à réveiller les brûlures de l'histoire. De Gaulle n'a d'ailleurs prononcé que très peu de discours mémoriels.

3:42
Invité

Vous avez dit « régime de Vichy », ce qui ne plaît pas au Vichy.

3:45
Présentateur

Non, c'est le grand combat de tous les maires de Vichy, qu'on arrête de faire de leur ville un synonyme de collaboration. Il faudrait parler, c'est vrai, du régime de Pétain. Et il faudrait aussi arrêter de parler du maréchal Pétain, qui n'est plus maréchal depuis 1945, depuis qu'il a été reconnu coupable d'indignité nationale et privée de tous ses grades militaires. Il est seulement Philippe Pétain. Sous-titrage ST' 501