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interviewEurope 1· 17 mars 2026 2 min

Municipales : "Il vaut mieux perdre une élection que perdre son âme" (Jérôme Guedj)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

On est sur CNews et sur Europe. J'aimerais juste attirer votre attention sur Toulouse, où je vous rappelle la petite Myriam Monsonigo. Les enfants sont de l'heure et leur papa sont morts dans l'école juive au Zara Torah sous les balles de Mohamed Merah. Le candidat socialiste qui s'appelle M. Briançon dénonçait l'antisémitisme de Jean-Luc Mélenchon. C'est un poison, je le combattrai toujours. C'est le même qui se rallie à M. Picmal, qui lui brandissait un drapeau palestinien, faisait partie de la flottille pour Gaza. Il se partage la ville et la métropole. Comment voulez-vous que les électeurs socialistes vous croient, vous accordent une once de crédibilité après de tels renoncements ?

Toulouse. Ça vous parle, Toulouse ?

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Jérôme Guedj

Il y a des élus qui étaient engagés sur cette liste et qui, au nom de cette contradiction, ont préféré...

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Présentateur

Et ont salué M. Stultzman.

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Jérôme Guedj

Exactement, Marc, qui a préféré se retirer, comme d'autres, de la liste. Et il l'a fait avec une expression très forte, justement, sur ces questions-là. Voilà, je ne vais pas charger la mule encore. Voilà, pour moi, c'est une contradiction. Elle m'est insupportable. Et je pense qu'il y avait d'autres chemins praticables. À un moment donné, c'est une phrase qui est terrible à prononcer. C'est Michel Noir qui l'avait utilisée à l'époque où la droite était confrontée à la tentation, en tous les cas, au rapport avec le Front National. Parfois, mieux vaut perdre une élection que perdre son âme.

Moi, j'ai pris le risque, je vous l'ai rappelé tout à l'heure, de me présenter à une élection en refusant une étiquette. Et il y avait un risque de perdre l'élection. Mais à un moment donné, la politique, il faut être en harmonie avec soi-même parce que c'est comme ça qu'on est convaincant. Et que ce qui se noue là, c'est la préparation de l'élection présidentielle. Et que si une gauche républicaine n'est pas capable de s'affirmer quand elle pose un principe et qu'elle doit le décliner de manière opérationnelle, alors c'est toute la crédibilité de la parole. Encore une fois, ce moment-là est important. C'est pour ça que je le dis.

Je le dis sans vouloir accabler les uns et les autres, mais avec la solennité et la gravité qui fait que moi, j'ai besoin de pouvoir être en harmonie avec mes convictions dans mon combat politique.