Déchouquez Macron ! - Meeting en Guadeloupe
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Enfin, on n'aura plus trop à attendre pour voir celui que vous attendez tous. Je ne pense pas que ce soit moi, mais je me présente quand même à vous, Philippe Juravert. Je suis actuel conseiller régional Île-de-France depuis peu, ce qui me permet de m'affronter un petit peu à une autre candidate au présidentiel, Valérie Pécresse. Et comme j'ai eu un long passé dans le transport en tant que syndicaliste, croyez bien que je lui mène la vie dure. Et que ce soit un Guadeloupéen qui lui mène la vie dure, elle a appris à connaître mon nom sans l'écorcher. C'est déjà très bien. C'est un bon début. Sachez que je suis aussi responsable national de l'espace des luttes.
Qu'est-ce que c'est que l'espace des luttes ? L'espace des luttes sur le territoire national, c'est réunir des syndicalistes, des associatifs. Et c'est quelque chose que je partage avec Jean-Luc Mélenchon depuis maintenant des années. Il m'accorde une confiance infinie pour pouvoir mener à bien cette lutte à l'intérieur d'un dispositif qui va vous rappeler quelque chose. Quand on est syndicaliste, c'est jamais facile de faire de la politique. Jamais. Moi qui étais longtemps syndicaliste, je suis confronté à des syndicalistes qui longtemps ont refusé de faire de la politique, voulant rester dans un cadre qui était le leur. Très bien.
Sauf que depuis peu, on a mis en place, vous avez dû le voir, une assemblée citoyenne où j'ai vu revenir de nombreux syndicalistes que je connaissais depuis plus de 20 ans et qui aujourd'hui se sont dit c'est fini. C'est fini. Ces affaires, on va les prendre en main. C'est fini. On ne laissera plus les autres faire. Comment est venue cette idée ? Comment elle a émergé ? Sachez que depuis plus de 20 ans et depuis 2009 pour la Guadeloupe, puisque j'ai des liaisons un petit peu particulières avec un syndicaliste ici que vous connaissez tous et les deux motards.
Et donc, à chaque fois, je me suis inspiré de ce qui se passait ici, la façon de construire ces luttes, où les citoyens et le peuple guadeloupéen essaient de prendre ces affaires en main. C'est quelque chose qui paraît facile vu de l'extérieur. Sauf qu'aujourd'hui, dans le cadre de l'espace des luttes où je milite et dans le cadre de l'Assemblée citoyenne qui actuellement se met en place, les paroles qui arrivent d'ici la Guadeloupe sont très écoutées.
Autant vous dire qu'au fin fond du Lot ou de la Corrèze, où je connais beaucoup de militants, sachez que la résistance se met en place en regardant ce meeting, regardant comment les Guadeloupéens ont redonné une fierté de la dignité à tout un peuple, tout un peuple français. Moi qui suis originaire de la Guadeloupe, imaginez un petit peu cette fierté. Imaginez cette fierté. A chaque fois que j'avais auprès de mes copains, camarades parlementaires, de leur dire « Bon, je vous casse les pieds avec la Guadeloupe, mais regardez comment ça se prend. Regardez un petit peu ce qui se fait. Regardez un petit peu sur place comment ces luttes s'organisent ».
Pas plus tard que ce matin au CHU, on a vu que non seulement ce collectif prend ses affaires en main, mais en plus de ça, elle a des idées. Et ces idées, quand le peuple s'empare de ces idées pour pouvoir les faire vivre, on comprend pourquoi l'État a peur aujourd'hui. Pourquoi l'État a peur aujourd'hui de les mettre en œuvre ? Parce qu'évidemment, il y a une attente énorme. Ce qui se passe ici en Guadeloupe, évidemment, par rapport à l'Hexagone, il faut multiplier par cinq tous les problèmes qui sont liés à la santé, l'éducation, le taux de pauvreté. Quel que soit le secteur que vous prenez, ça prend une dimension énorme ici en Guadeloupe. On pourrait dire « Mais ils vont être désespérés ».
Et quand on voit cette solidarité qui existe ici, comment elle existe ? La souffrance qui existe ici, parce qu'elle existe aussi en Hexagone. Alors comment fait-on poursuivre ça ? Comment fait-on ? Eh bien, ce n'est pas simplement par la parole, mais par des actes. Et c'est ce que font les Guadeloupéens. On est obligés de s'inspirer de ça. Et c'est ce que Jean-Luc Mélenchon est venu chercher ici. De telle manière que notre campagne, parce que vous n'en doutez pas un seul instant, il va être président de la République. Nous, on n'en doute pas. Donc, comme il va être président de la République, ici, tous, on aura des comptes à rendre et à faire. Parce que c'est ça aussi, la lutte citoyenne.
J'ai bien compris ça. Quand on dit « collectif des luttes », on ne dit pas « intersyndical » ou autre chose, « collectif des luttes », c'est bien les citoyens qui prennent leurs affaires en main. Donc, c'est ce qu'on va faire. C'est ce qu'on va faire avec Jean-Luc Mélenchon. Alors, pour ça, il y a toute une génération mélenchoniste, génération Mélenchon, qui est arrivée à l'Assemblée et ailleurs, dont je fais partie pour la région, et qui font qu'aujourd'hui, à l'Assemblée, on casse les pieds. Et on a des députés que vous connaissez. Certains sont ici présents. Emmanuel Bompard.
On a des personnalités comme Antoine Léaumont, qui actuellement est en coordination avec les médias, et qui fait vivre les médias au niveau de Jean-Luc Mélenchon. Ça, c'est très important. Et puis, il y en a une que vous attendez et qui a fait énormément dans l'Assemblée, et qui est aujourd'hui présidente de notre Parlement, une femme qui a un mérite extraordinaire. Parce que quand j'ai pu l'alerter sur cette question de la Guadeloupe, elle a su le prendre par le bon bout, notamment par l'eau, le problème de l'eau. Et aujourd'hui, il n'y a pas un seul parlementaire qui ose s'affronter à elle sur cette question. Je vous prie d'accueillir pour cela Mathilde Panot.
Bonsoir à toutes et à tous. C'est un immense honneur et un plaisir que d'être avec vous en Guadeloupe ce soir. Donc merci infiniment pour votre accueil. Et puis, un grand merci et j'aimerais qu'on les applaudisse à toutes celles et ceux qui ont permis que cet événement existe, qui ont collé, qui ont tracté, qui font que les chaises sont là, etc. Alors donc, on est venu à plusieurs. Évidemment, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Juravert, que je remercie pour cette introduction. Et puis, Manuel Bompard, qui est par là, qui est le responsable de la délégation de la France insoumise au Parlement européen.
Pour nous, c'était très important de venir à plusieurs au vu de ce qui se passe actuellement en Guadeloupe. Alors, bon, nous, on est venu à plusieurs. Mais il paraît qu'il y a quelqu'un qui est venu avant nous. Il paraît qu'il y a un certain ministre d'Emmanuel Macron, un certain Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, qui a décidé de venir passer 24 heures dans l'archipel, beau contraint et forcé quand même par l'immense mobilisation populaire que vous menez ici en Guadeloupe. Alors, 24 heures, c'est très court. Mais alors, quand en plus, on décide d'écouter rien ni personne, ça devient vraiment très très court.
Et je crois qu'aujourd'hui, si on devait donner un visage au mépris qu'ont les puissants pour les ultramarins, eh bien, je crois que ce visage pourrait ressembler à celui de Sébastien Lecornu.
Parce que si ce ministre arrogant d'Emmanuel Macron était resté plus que 24 heures, peut-être aurait-il entendu, voire compris, mais bon, n'allons pas trop loin, mais à minima entendu, tous ces travailleurs, ces soignants, ces pompiers, ce corps médical, du socio-médical, du socio-paramédical, etc., tous ces soignants qui sont extrêmement angoissés aujourd'hui du fait qu'on veuille les suspendre et qui, pendant des mois, alors qu'ils n'avaient ni gants, ni masques, ni protections, étaient des héros et qui, d'un coup, deviennent des salauds.
Peut-être aurait-il entendu qu'une politique autoritaire n'est jamais et ne sera jamais une politique sanitaire et que ce n'est pas à coup de répression qu'on lutte contre une épidémie et que ce n'est pas en luttant contre le peuple qu'on est à la hauteur de cette épidémie. Et nous redisons aux ministres, depuis cet endroit où nous sommes, plutôt que de vous en prendre aux non-convaincus, prenez-vous-en à vous-mêmes, les non-convaincants.
S'il était resté plus que 24 heures et s'il avait écouté un peu les gens, aurait-il entendu aussi que le refus de l'obligation vaccinale ou du pass sanitaire, qui sont des revendications que nous partageons, Et d'ailleurs, dans notre niche parlementaire, c'est-à-dire dans notre superbe démocratie, le seul jour dans l'année où un groupe d'opposition parlementaire a le droit de choisir lui-même les textes qui sont inscrits à l'ordre du jour, je porterai au nom du groupe parlementaire insoumis la suppression de toutes les mesures d'exception qui sont faites, qui donnent les pleins pouvoirs sanitaires à Emmanuel Macron et notamment qui supprimera ce pass sanitaire.
Peut-être aurait-il entendu que l'obligation vaccinale ou le refus du pass sanitaire ne sont finalement que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Et que cette colère, elle vient de loin. Elle vient d'années où ce gouvernement et les précédents ont fait la sourde oreille. Elle vient d'un mépris absolument incroyable qui fait que ce territoire de la Guadeloupe a eu des sous-investissements chroniques dans le système de la santé, mais dans l'ensemble des services publics. Qu'il n'y a pas eu de lutte contre le chômage endémique.
Qu'il n'y a pas eu de politique face à la vie chère, face à l'empoisonnement, pour 600 à 700 ans, des eaux, des terres et des êtres, face à l'empoisonnement du chlordécone. Ou encore face à la violation du droit à l'eau et à l'assainissement. Voici les raisons de la colère en Guadeloupe. Et ces raisons sont non seulement légitimes, mais nous les partageons. Mais bon, comme le ministre n'a rien écouté, donc il n'a rien pu entendre de tout cela, quand en Guadeloupe vous demandez la vie digne, quand vous exigez que la jeunesse guadeloupéenne ne soit plus sacrifiée, quel est un avenir pour que le présent ne se vive pas sous le signe du désespoir, que répond-il ?
GIGN et RAID, c'est-à-dire anti-terrorisme et anti-grand-banditisme. Les Guadeloupéens ont soif d'égalité quand ils demandent un hôpital de qualité, quand ils demandent le blocage des prix de première nécessité, que répond-il ? Autonomie et plateforme de consultation en ligne. Les amis, j'étais parmi vous il y a quelques mois, en juin, lorsque je présidais la commission d'enquête parlementaire sur la mainmise des intérêts privés sur la ressource en eau, qui est venue en juin pendant dix jours en Guadeloupe. J'ai vu grâce à ce séjour des personnes qui étaient sans eau, dont certaines étaient sans eau depuis six années. Je remercie Betty qui est ici dans la salle et qui nous l'a montré.
J'ai vu les gens qui ne dormaient plus la nuit, qui ne dormaient plus la nuit soit parce qu'ils recevaient des factures de 5 000 euros alors qu'ils étaient mères célibataires avec des enfants, soit parce que la nuit, à 2h ou à 3h du matin, ils essayaient de récupérer le mince filet d'eau pour pouvoir remplir de quoi avoir de l'eau pour la suite. J'ai écouté la colère immense, le dégoût face à l'abandon des Guadeloupéens et des Guadeloupéennes.
Et depuis, en reprenant notamment les propositions qui viennent des collectifs, des associations, des citoyens qui se battent depuis des années sur cette question, en faisant en sorte que notre commission d'enquête, avec 30 députés de tous bords confondus, adopte à l'unanimité les recommandations que nous portions. Depuis, nous n'avons eu de cesse d'interpeller le gouvernement sur cette question. Nous n'avons eu de cesse de déposer des amendements au Parlement sur cette question. Et à chaque fois, l'État nous a répondu, ce n'est pas notre responsabilité. Nous le redisons ici avec force. Oui, c'est de la responsabilité de l'État que de parler de la santé.
Et quand nous sommes en pandémie et que le premier des gestes barrières, c'est de se laver les mains, oui, c'est la responsabilité de l'État. Oui, c'est la responsabilité de l'État. Quand des parents vous racontent que leurs enfants peuvent rater jusqu'à un mois et demi de cours par an parce qu'il n'y a pas d'eau à l'école. L'éducation, ce n'est pas une responsabilité de l'État ? Je crois que si. De même que la question de la ressource en eau, ça aussi, ça concerne l'État. Et là-dessus, il y a urgence parce que non seulement il y a un problème sur l'eau potable, mais il y a aussi un problème sur l'assainissement.
Et on nous a dit très clairement que si dans 10 ans rien n'était fait, il n'y aurait plus aucune eau de baignade de qualité excellente ou très bonne en Guadeloupe, ce qui veut dire des maladies chroniques, des maladies aigües pour les habitants du département de la Guadeloupe. Et la sécurité des gens, c'est aussi une compétence de l'État. Et moi, je me rappelle très bien des pompiers du Moule qui nous racontaient que lorsqu'il y avait eu un incendie, ils sont arrivés sur place et il n'y avait plus d'eau pour éteindre l'incendie. Heureusement, il n'y a pas eu de victime à ce moment-là, mais il pourrait y en avoir. Et bien là aussi, c'est la responsabilité de l'État.
Finalement, face à la souffrance des gens, vous avez un État et d'autres qui jouent, peut-être connaissez-vous ce jeu, à qui la faute ? À qui la faute que les réseaux soient en ruine complète, ni à Veolia, ni aux élus, ni à l'État ? À qui la faute pour savoir où est passé l'argent de l'eau ? Alors là, c'est fantomatique. L'argent de l'eau n'est passé nulle part, ni pour les élus, ni pour Veolia, ni pour l'État. À qui la faute lorsque les gens, et là je reprends une expression qui m'avait été dite, là aussi par une habitante, lorsque les gens boivent de l'eau de merde, c'est-à-dire littéralement de l'eau avec des matières fécales à l'intérieur.
Là aussi, sûrement pas aux décennies pendant lesquelles une multinationale s'est appropriée la ressource en eau. À qui la faute lorsque l'investissement moyen de l'État par habitant est de 116 euros en outre-mer, contre 176 euros en moyenne nationale, là aussi pas celle du gouvernement. Finalement, nous sommes en Macronie avec un gouvernement qui décide de tout, tout seul, mais qui n'est responsable de rien. Le gouvernement est très prompt, et ce président de la République actuelle, M. Macron, a trouvé des milliards pour arroser tant qu'ils le peuvent les groupes du CAC 40.
Mais quand on parle de respecter le droit fondamental à l'eau, alors là, il n'y a plus personne, et le chéquier est vide, comme d'habitude. Je vous pose la question. Ils ont refusé, je vous fais la liste, le plan d'investissement d'urgence dans les réseaux, le plan hors sec au potable qui permet de distribuer des bouteilles d'eau à celles et ceux qui sont privés d'eau, le plafonnement des prix des bouteilles d'eau qui sont ici, 32,8% plus chers qu'ils ne le sont en Hexagone, l'annulation des factures exorbitantes, refusée là aussi. Nous le disons ici, la politique des riches a assez duré.
Et avec Jean-Luc Mélenchon, nous avons saisi ce lundi la défenseur des droits sur la violation du droit humain qu'il y a ici en Guadeloupe. Chers amis, d'ici je vous fais une promesse. Nous ne lâcherons rien sur la question de l'eau qui est une indignité absolue dans notre République. Nous ne nous habituerons jamais à cela. Et dès le lendemain de notre élection, nous mettrons en place le plan hors sec au potable. Nous trouverons très facilement les 1 à 2 milliards d'euros qu'il faut pour rénover les réseaux d'eau et d'assainissement. Et nous ne mettrons pas 10 ans ou 20 ans pour le faire. Voilà ce que nous allons faire.
Et à partir de cela, la Guadeloupe sera l'endroit en France d'où nous réaffirmerons haut et fort le droit à l'eau dans notre pays. Parce que dès 2010, sous l'impulsion de la Bolivie, le droit à l'eau a été reconnu à l'ONU comme un droit fondamental humain. Un droit fondamental humain pour lequel la France avait voté pour et qui est pourtant bafoué tous les jours dans notre pays comme vous le vivez ici, mais comme le vivent nos concitoyens à Mayotte et comme on le vit à d'autres endroits du territoire.
A partir de la Guadeloupe, nous allons réaffirmer ce droit à l'eau, non seulement le mettre dans la Constitution en disant que l'eau est une ressource vitale, et que nous refusons que les multinationales décident pour nous, que nous refusons qu'on marchandise cette ressource de l'eau. Et la deuxième des choses, c'est que pour être réellement effectif, nous mettrons en place la gratuité des premiers mètres cubes d'eau indispensables à la vie avec une tarification différenciée pour dire que ce n'est pas pareil d'utiliser de l'eau pour boire ou d'utiliser de l'eau pour un usage, on va dire de confort, laver une voiture, mettre de l'eau dans une piscine ou de l'eau pour usage économique.
Nous garantirons le droit à l'eau à partir de la Guadeloupe qui éclairera ensuite tout le reste du pays pour montrer que oui, nous réaffirmerons ce droit humain fondamental. Parce que nous avons des puissants qui pensent que la détresse des autres est supportable. Nous, nous sommes exactement de l'autre camp. Celles et ceux qui pensent que justement, la souffrance des autres est insupportable. Et j'avais posé la question dans l'hémicycle. Que se passerait-il si le président de la République à l'Elysée n'avait qu'un seul jour pas d'eau à l'Elysée ? Que se passerait-il ? Que se passerait-il si le ministre des Outre-mer, qui est venu avec tant de mépris, vivait ici ?
Je vais vous dire ce qu'il m'a répondu la dernière fois que j'ai présenté le plan or sec au potable et l'encadrement des prix des bouteilles. Il m'a dit « Mais vous vous rendez compte, Mme Panot, ça durerait des années. » Et alors ? Et alors ? Si M. Lecornu venait mettre son ministère ici, aux gosiers, aux abîmes ou à d'autres endroits, eh bien il apprendrait à ses dépens que la dignité n'a pas de prix. Nous, nous sommes les héritiers d'un choix politique tous les jours renouvelé, celui que nous appelons le choix de l'insoumission, celui qui refuse à tout moment la misère humaine ou la société de malheur dans lequel nous vivons. Et c'est dans la soumission que nous puisons nos forces.
Les amis, j'avais un dernier message pour vous qui pour moi est extrêmement important. Ce que vous êtes en train de montrer au pays, avec ce qui se passe actuellement, c'est que nous n'avons peur de rien ni de personne, et que notre force, c'est notre nombre. Nous sommes bien plus nombreux que les puissants. Et moi, il y a une phrase que j'aime beaucoup, parce que je crois que tout le monde comprend immédiatement ce qu'elle veut dire. Lorsque vous dégoûtez les gens de la politique, et nous comprenons que des gens soient dégoûtés de la politique, mais lorsque les dégoûtés partent de la politique, il ne reste que les dégoûtants. Et nous ne pouvons pas laisser les dégoûtants décider pour nous.
Alors avant de terminer, je voulais vous dire que je garderai précieusement une rencontre qui a été faite sur la République démocratique du Perrin. Puisque ici, il faut le dire aux gens qui nous regardent, vous avez appelé les barrages la République démocratique. Alors de plein d'endroits, de Saint-Prose et d'autres. Alors évidemment, c'est un pied de nez au ministre qui répond à l'autonomie, mais c'est aussi une manière de rappeler que oui, la République, elle garantit des droits fondamentaux, et que c'est d'abord et avant tout cela que vous demandez avec la mobilisation populaire qui se passe.
Et un jeune sur cette République démocratique de Perrin me dit « Nous, nous voulons contrôler nos vies. Nous voulons décider pour notre destin. Nous voulons avoir une vie digne. » Eh bien, je crois que c'est l'enjeu des mois qui viennent. C'est l'enjeu de 2022. Et je voulais conclure par les mots du poète Sonny Rupert, dont nous célébrons aujourd'hui les 30 ans de sa disparition, donc qui était engagé pour la reconnaissance de la langue créole, mais aussi qui a consacré sa vie aux droits des travailleurs, pour l'émancipation des Guadelupéens.
Alors, mon créole n'étant pas encore très bon, vous me pardonnerez de vous le lire en français, je vais vous lire un bout de son poème qui s'appelle « Tambour ». « Tu sais que ton jour n'est pas loin. Tu effiles ta langue pour l'appel des champions. Tu prépares tous tes mots pour chamboler le cœur des gens, pour faire que nos yeux se remplissent d'eau, pour que nous enragions, pour que nous nous levions tous ensemble, arrimions nos reins serrés, et nous décidions à rentrer au combat.
En douce, tu surveilles ton heure, l'heure où les gens de notre pays, depuis Lens-Bertrand jusqu'au Vieux-Fort, depuis Marie-Galande jusqu'à la Désirade, réapparaîtront neufs, tels le portrait de l'enfant qui vient de naître, qui est sorti du ventre de la lutte, à Tambour de Braise, Tambour de la Guadeloupe, que tu es jeune quand cette idée te vient à l'esprit. Merci infiniment. Et je vous invite maintenant à accueillir notre candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, celui avec qui nous allons écrire une nouvelle page de l'histoire de notre pays. Merci à vous.
Merci, merci. Merci, je vous en prie. Un salut et des excuses aussi à ceux qui se trouvent dehors, puisque la salle est trop petite, et que nous commettrions une erreur à la surcharger, compte tenu des circonstances sanitaires. J'espère que tout le monde m'entend bien, là. Ça va ? Ça ne résonne pas trop ? Vous faites comme ça pour dire quoi ? Que oui ou que non ? Chouïa ! Je ne peux pas mieux faire. Ça va ? Bon. Alors, bon, me voilà. Je n'étais pas venu vous voir depuis la précédente élection présidentielle.
Les circonstances ne l'ont pas permis, puisqu'entre-temps, je me suis trouvé être le président du groupe parlementaire La France Insoumise, ce qui a dévoré mon temps, mais qui n'a pas été du temps perdu, car pendant ces cinq années, nous avons beaucoup travaillé, de sorte que le programme que je vous avais présenté il y a cinq ans a été amélioré, rendu beaucoup plus concret, et en quelque sorte, nous vous le présentons cette fois-ci comme du prêt-à-gouverner, en quelque sorte.
C'est-à-dire que, si demain, le peuple français le décide, nous sommes en état immédiatement de nous mettre au travail avec un plan de marche qui va d'ailleurs être perfectionné dans les trois mois qui me restent, par la publication d'une série de plans sur les sujets essentiels qui permettent de dire comment on va s'y prendre. Je vous donne un exemple. Le plan pour traiter la question des sans-domicile fixe, vous savez que dans notre patrie, du moins sur le territoire de l'Hexagone, il y a 300 000 personnes qui sont sans-domicile fixe, et que c'est un défi considérable. Il faut qu'on puisse y répondre.
De la même manière, je crois que l'une de nos toutes premières tâches, compte tenu de ce que nous sommes devant le peuple et devant l'histoire, de qui nous sommes les héritiers et les héritières, notre premier souci doit être de nous demander comment faire face à ce qu'on ne trouve plus une seule personne dans la rue dès lors que nous aurons commencé à présider le pays et que l'hiver suivant, il n'y ait plus ni enfant, ni femme, ni personne abandonné qui se trouve seul dans le froid et sans nourriture et dans la détresse que vous connaissez, qui est le cas aujourd'hui. Comme je le dis souvent, je me suis heurté une forme d'indifférence sur le mode, il exagère. Non, hélas, je n'exagère pas.
Donc, je me présente devant vous, cette fois-ci de nouveau, avec une petite délégation composée de notre présidente de groupe parlementaire dorénavant, Mathilde Panot, que vous connaissez, ainsi que le président de notre délégation au Parlement européen, Manuel Bompard, et Philippe Juravert, mon frère d'âme de toujours, parce que nous commençons à être dans des générations comparables, lui et moi, ce qui n'est pas le cas de ces jeunes gens que j'ai cités avant moi. Mais vous les avez vus à l'œuvre. Je sais que vous avez le goût des questions politiques. Vous avez vu à l'œuvre cette équipe.
Donc, vous savez que nous avons de quoi faire un gouvernement, pas simplement parce que nous avons assez de gens qui en aient l'ambition, mais parce que nous avons assez de gens qui en ont le talent, la capacité, l'expertise et surtout la volonté imbrisable que je me suis efforcé de transmettre à la génération suivante. Je viens et je fais campagne. On m'a dit, ah, vous venez faire campagne. Ben oui, qu'est-ce que vous croyez que je fais d'autre ? Je fais campagne. Mais faire campagne, c'est respecter la démocratie, parce que la démocratie, ce n'est pas seulement un mot pour les jours de fête. C'est une attitude, c'est un comportement.
Respecter la démocratie, c'est venir devant ses concitoyens et dire, voici ce que j'ai à vous proposer. Prenez-en connaissance. Avez-vous des questions à me poser ? Mes amis sont là, etc. Et puis, c'est respecter les gens eux-mêmes. Il faut aller dans les territoires éloignés de l'Hexagone. Comme la Guyane, qui n'est pas une île, n'en déplaise à M. Macron. Comme l'île de France, non plus, n'est pas une île. Il faut aller dans les territoires insulaires. Et savez-vous pourquoi ? Pas seulement parce que nos compatriotes s'y trouvent, mais parce que cela permet de prendre la mesure de la France, présente dans tous les océans du monde et au contact de tous les continents du monde.
Dès lors, cela nous trace notre responsabilité et on ne peut pas prétendre gouverner ce grand pays et en assumer la responsabilité, car ce n'est pas un privilège ou un acte de puissance que selon sa tribu, c'est une responsabilité que l'on prend devant l'humanité universelle. Nous autres Français, nous sommes le deuxième territoire maritime du monde. Nous autres Français, nous sommes la deuxième contribution individuelle pour l'exploration de l'espace. Vous ne le saviez pas. Nous sommes le troisième port spatial du monde à Kourou.
Nous autres Français, nous avons un niveau moyen d'éducation qui nous situe dans des conditions telles que nous sommes capables de former les milliers d'ingénieurs, femmes et hommes, les milliers de médecins dont le pays a besoin, mais également ceux qui nous entourent pour que nous puissions partager notre savoir-faire. Moi, je rêverais qu'il y ait des médecins français en Haïti, autant qu'il y a de médecins cubains. parce que nous avons une responsabilité, nous avons des dettes à l'égard notamment d'Haïti que je ne nomme pas pour rien. Oui, une dette historique ! Bref, je vous parle de la France et des problèmes qui nous préoccupent en grand. Ce n'est pas ce qu'a fait ce soir M.
Macron sur TF1 dans cet entretien qu'il a eu. Et je remercie TF1, après avoir dû organiser ce plateau pendant deux heures, d'avoir ouvert la possibilité qu'il y ait ensuite un plateau de débat. Nous avons refusé d'y participer, non par méfiance à l'égard de la première chaîne, mais par refus de cette comédie qui est en train de devenir une élection dans laquelle on ne sait pas si le président, oui ou non, assume d'être candidat et qu'il peut avoir deux heures de télévision et nous cinq minutes de réponse. Non, ça, c'est plus possible. Alors, ce n'était pas la peine de montrer du doigt tant de pays dans le monde si c'est pour se comporter comme ça, après.
La démocratie, il faut mettre les gens en appétit de vote. Et ça se fait par des débats, ça se fait par la contradiction, ça se fait par l'opposition des idées, ça se fait en mettant sur la table des problèmes auxquels on ne pense pas le reste du temps, mais qu'on doit partager puisque nous sommes une République. Que faut-il faire pour protéger absolument nos frontières à l'époque où la guerre s'est transportée dans l'espace ? Que faut-il faire quand le cycle de l'eau a été brisé, détruit et malmené partout en sorte que le changement climatique accable dorénavant tout le territoire du pays et qu'il faut y répondre ? Je vais en parler. C'est ça, les questions ?
Ce n'est pas ce filet d'eau tiède qu'on a entendu tout à l'heure pendant deux heures pour ceux qui ont la patience de subir ça. Moi, j'ai déjà fait le discours sur l'Europe l'autre jour. Ce n'était pas mon tour ce soir de corvée. Alors, d'autres m'ont dit ce qu'il a dit, c'est-à-dire rien. Un discours auto-centré, nombriliste, sans ferveur. Pourquoi ? Pourquoi ? Ce n'est pas que cet homme ne soit pas intelligent, il l'est. Ce n'est pas qu'il ne soit pas cultivé, il l'est sans doute aussi. Mais c'est qu'il n'a rien à vous dire. Et savez-vous pourquoi ?
Parce que ce qu'il a à proposer, c'est ce qui s'est cassé la figure partout, c'est-à-dire le néolibéralisme dont vous êtes en train de manger maintenant les meilleurs morceaux, c'est-à-dire la catastrophe, il n'y a plus d'État, il n'y a plus d'école, il n'y a plus de services publics, il n'y a plus de voies de chemin de fer. Tout est privé, ils estiment. Et quand tout sera privé, vous serez privé de tout. Voilà la vérité, voilà pourquoi il n'a rien à vous proposer.
De même qu'il n'a rien à proposer à l'Union européenne dont il va assumer la présidence, tout simplement parce qu'ils ne savent rien faire d'autre que d'appliquer servilement des traités qui ont été imaginés à une autre période dans le seul et exclusif but de mettre les peuples en compétition entre eux et de créer leur rêve, c'est-à-dire le libre-échangisme généralisé dans le monde et la concurrence libre et non faussée, le bilan du libre-échange. Ce sont ces interminables chaînes d'approvisionnement qui sont en train de se rompre chaque fois qu'il y a une pandémie, chaque fois qu'il y a un événement de la crise climatique. Il faut que je vous en parle.
Mais avant tout, je dois à mon tour, dans la responsabilité singulière qui est la mienne à ce moment de la campagne présidentielle. Et quelques mois seulement, que dis-je, quelques semaines, avant que vous ayez à décider si vous changez du tout au tout ce qui se fait, ce qui se passerait si vous votez pour moi et que je me trouve devenir majoritaire pour appliquer ce document. Eh bien, si vous le faites, je veux d'abord vous dire que l'homme qui vous parle à cet instant et qui aurait à ce moment-là à assumer la responsabilité de notre pays dans les conditions extravagantes de concentration du pouvoir que représente la Vème République. Je vais vous dire.
Je condamne la manière avec laquelle a été gérée la crise sanitaire en Guadeloupe, qui l'a été faite sur un mode provocateur, sur un mode méprisant, qui m'interroge. Car voyez-vous, vous savez qu'à mon âge, on ne fait plus une carrière. Et on bénéficie de toute l'expérience qu'on a rassemblée dans sa vie. J'ai été élu longtemps et à différents postes, conseiller général, maire adjoint, député européen, sénateur. J'en ai fait des choses sans jamais cesser un seul jour de m'en tenir aux convictions que vous m'entendez énoncer devant vous ce soir.
Eh bien, je n'ai jamais vu nulle part, quelle que soit la responsabilité que l'on a, et il y a dans cette salle des gens qui exercent des responsabilités professionnelles ou électives ou associatives. Mesdames, Messieurs, quand avez-vous vu que quand il y a une crise, vous en rajoutez ? Même si ça ne vous fait pas plaisir, même si ça ne vous fait pas plaisir d'être contesté et discuté, si vous avez le sens des responsabilités, s'il y a quelque chose où c'est le bazar généralisé, qu'est-ce que vous faites ? Vous dites, bon, il y a dû y avoir une erreur quelque part, parlons-en. Eux, ils font le contraire.
Quand à la fin, quelqu'un vient ici, c'est pour traverser le territoire en courant et d'une manière tellement offensante que vous êtes plus enragé après qu'avant. Voilà ce qui s'est passé ici. Et comme je ne sors pas de l'œuf, je vois bien le rapport. On dirait qu'il vous pousse dans le dos. Est-ce qu'en Guyane non plus, ils n'ont pas exagéré avec les condamnations à des peines de prison ferme pour d'honnêtes pères de famille qui avaient fait une manifestation pour les mêmes raisons que vous ici ? Pourquoi les pousser à bout ?
Pourquoi avoir organisé ce référendum en Nouvelle-Calédonie qui nous a ramenés à la casse-départ de la situation de violence qu'on connaissait en 1987 et avoir tout gâché ? On ne gouverne pas les gens comme on administre les choses. Et quand on gouverne en démocratie, on fait l'effort en permanence comme quelque chose d'ijonque de se demander pourquoi et d'essayer de le régler avec les gens. Il n'y a pas besoin d'être un aigle en politique pour comprendre ce que je suis en train de dire. Du coup, je me dis que s'il fait le contraire, c'est parce qu'il veut se donner le beau rôle à ses yeux du parti de l'ordre.
Et c'est pourquoi je trouve que tout ça a une drôle d'odeur, une drôle d'allure, quelque chose qui rappelle d'autres moments de notre propre histoire ici même, quand on dit qu'on a réprimé ici une menace insurrectionnelle. Depuis quand la justice s'occupe-t-elle des menaces insurrectionnelles ? Comme a dit le procureur de la République. Qu'ils punissent des comportements qui sont délictueux, ça s'entend, c'est la loi. Mais des menaces insurrectionnelles, pardon, ça n'est pas le rôle de la justice. Car si le peuple en est à être dans une insurrection, c'est qu'il doit avoir des raisons qui doivent être entendues d'abord, avant d'être réprimés et d'être montrés du doigt.
Alors Mathilde Panot vous a dit comme nous étions consternés d'entendre tout d'un coup que compte tenu de l'explosion qui avait lieu ici et de débordements qui naturellement invisibilisaient l'action sociale réelle que vous meniez. Mais n'empêche que ces débordements, elles arrivent bien de quelque part. Mais quand on entend dire qu'on y envoie pour répondre le GIGN et le RAID, mais tout le monde est saisi de stupeur. Qu'est-ce que le GIGN et le RAID ? Deux unités d'élite de la police et de la gendarmerie qui sont chargées de faire face aux menaces terroristes. Où y a-t-il un terroriste ici ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Et puis après, j'ai entendu le ministre dire qu'il vous avait compris que vous vouliez moins d'égalité. Quelle provocation ! Quelle provocation ! Elle dit, il faut appliquer la loi. Vous voulez appliquer la loi ? Ça tombe bien, nous aussi. Alors, appliquez la loi. Tout le monde doit avoir accès à l'eau. Appliquez la loi. Donnez les postes qui sont nécessaires dans le réseau de l'enseignement parce que les établissements scolaires ici relèvent du niveau du réseau d'éducation prioritaire. Et si vous appliquez la loi, ça ferait 480 postes de plus que vous devriez donner.
Si vous voulez appliquer la loi, alors appliquez la loi sur les quantités de sucre que vous mettez dans les aliments pour que les gens arrêtent d'être malades. Ça suffit, cette manière de parler aux gens comme à nous-mêmes. On ne va pas dire qu'on sera tout le temps d'accord sur tout. Mais enfin, on ne se parle pas comme ça. On ne gère pas de cette manière la présence de la France dans les Caraïbes et on ne la gère pas au moment où vous avez tant de choses à faire que je vais vous dire lesquelles. Mais avant, je veux vous rappeler quelle est ma position dans le moment ainsi que celle des Insoumis du groupe parlementaire concernant la crise sanitaire.
La crise sanitaire est bien sûr liée à un virus, tout le monde le sait. Mais le virus, lui, il n'est pas arrivé là par hasard. Il est arrivé là pour des raisons sociales. C'est parce que pour produire à moins cher, on a déforesté. Et que les animaux sauvages sont partis vers les lieux où vivent les êtres humains et les animaux domestiques. Et leur ont transmis des virus. Cela s'appelle le processus de la zoonose. C'est un nom assez savant, mais tout le monde peut le retenir justement parce qu'il est bizarre. La zoonose. Et la zoonose fait que les virus passent des animaux sauvages aux animaux domestiques et de là aux êtres humains.
Avez-vous entendu dire une seule fois depuis le début de la crise qu'on ait décidé de fermer tous les élevages intensifs et abusifs de misère et de souffrance pour les animaux où que ce soit dans le monde. Non ! Ils ne l'ont pas fait à un seul endroit. Par conséquent, cela signifie qu'après cette pandémie, vous en aurez une autre. Et qu'il vous faut maintenant apprendre à vivre avec les pandémies aussi longtemps que nous n'aurons pas changé le système économique et politique dans lequel nous vivons.
Alors c'est le moment d'aller en Afrique prendre des leçons pour savoir comment ils ont fait pour survivre, vivre et élever des familles alors qu'eux aussi sont continuellement confrontés à des maladies que le Nord méprise ou ignore parce qu'il n'en est pas affecté pour l'instant. Oui, c'est le moment d'apprendre à organiser la société autrement. Mais en attendant, sur le moment même, nous sommes opposés au pass sanitaire et nous avons voté contre le pass sanitaire chaque fois qu'on nous l'a proposé. Pourquoi ? C'est un raisonnement dans lequel il n'y a pas de passion particulière. Le pass sanitaire est destiné à vous tordre les bras pour que vous alliez vous faire vacciner.
Et au fond, il finit par répandre une illusion. L'illusion d'après laquelle si vous êtes vacciné, ça ne craint plus rien. Eh bien non ! Car vous pouvez être vacciné, comme je le suis, et transballuter avec vous des microbes. Si bien que ce pass est une illusion de sécurité. Et mieux vaudrait que chacun comprenne qu'une série de gestes, de comportements et d'organisations restent nécessaires. La société par roulement, on dit ça nous, parce qu'on a ça à Paris comme à Marseille, les gens pilés sous le quai du métro, non ! Ça, on sait ce que ça donne à la sortie.
De même, dans les entreprises, il faudrait que les salariés, puisqu'il n'y a plus de comités d'hygiène et de sécurité qui ont été supprimés par M. Macron, il faudrait que les salariés puissent se réunir pour décider quelles sont les conditions qui, sanitairement, seraient les plus efficaces et les plus prudentes. Ceux qui le savent le mieux, c'est les travailleurs, les salariés. Il s'agit de leur propre santé. Ça, c'est pas très difficile à comprendre. De la même manière, mettre des purificateurs d'air au lieu de demander d'ouvrir les fenêtres. Alors, peut-être que vous, ça ne vous fait rien d'ouvrir la fenêtre. Mais alors, j'aime mieux vous dire que là-bas, non ? Parce qu'on se gèle.
Voyez-vous ? Et puis, qu'on attrape mal parce qu'un coup de chaud, un coup de froid, c'est pas la peine que je vous raconte ce que ça donne. Mais on se demande dans quel monde vivent les gens qui décident des choses pareilles. Est-ce qu'ils ont entendu dire qu'il y avait des purificateurs d'air ? C'est quand même plus simple, non ? Etc, etc. Voilà pourquoi nous sommes contre le pass sanitaire. Et nous sommes contre l'obligation vaccinale pour une raison. Je veux vous la dire bien franchement. C'est parce qu'aucun d'entre nous ne se sent docteur en médecine au point de se sentir l'autorité d'aller dire aux autres ce qu'ils doivent faire.
Ce que nous savons, c'est que l'Organisation mondiale de la santé a dit il ne faut pas contraindre, il faut convaincre. Eh bien, j'écoute et je me dis comment se fait-il qu'il y ait si peu de monde qui soit convaincu ici ? Alors, s'il n'y a pas assez de convaincus, vaut mieux s'en prendre au pas convaincant. Et là, il y a un problème. Je me suis demandé lequel ? Je veux vous le dire bien franchement aussi. Je me suis dit mais pourquoi est-ce qu'ils ne veulent absolument pas se vacciner dans des proportions pareilles ? Parce que, bon, moi, à votre place, j'aurais craqué. C'est d'ailleurs ce qui m'est arrivé.
Et je me suis dit, on m'a expliqué, on m'a dit, tu comprends, il y a une méfiance depuis toujours depuis l'affaire du chlordécone. Parce qu'on a menti aux gens et maintenant, ils ne croient plus rien. Je l'entends. Mais ce que je n'avais pas compris avant cet après-midi ou plutôt ce matin quand je suis allé là-bas au CHU et que tous les braves gens qui s'y trouvaient ont pris du temps pour m'expliquer les choses et notamment des médecins et des soignants, des gens sérieux, pas des gens qui, comme ça, m'auraient raconté ce qui leur passe par la tête. Ils m'ont expliqué, démontré avec patience, avec pédagogie pour être sûr que je comprenne.
Et je les en remercie parce que c'est comme ça que j'aime faire de la politique, qu'on m'explique les choses, que j'arrive à comprendre. Sinon, je ne crois pas à ce qu'on me dit. Je suis comme vous, hein, une mauvaise tête rebelle. Eh bien oui, c'est ce qui fait notre charme, non ? Sinon, on ne sert à rien, hein. Si ce n'est pas pour faire insoumis, il y en a d'autres, hein. Il y a même... Ils font la queue, hein. L'espèce est rare, insoumis. Alors, on m'a expliqué que l'affaire du chlordécone, ce n'est pas seulement une mémoire du passé et des mensonges du passé.
Quand, dès les années 70, on savait aux États-Unis que le chlordécone était dangereux et qu'on a continué à l'autoriser en France jusque dans les années 90, 90 pour l'hexagone, 93 pour vous. Par conséquent, c'est quelque chose de monstrueux qui a été fait là. Eh bien, les médecins m'ont expliqué le rapport qu'il y avait des dangers supplémentaires que créent pour des gens qui sont intoxiqués au chlordécone, ce qui est votre cas, à tous, lorsque se présente une pandémie. Et c'est pour ça que les gens n'ont peur. Et ils ont des raisons, car ce qu'ils pensent n'est pas que de la superstition ou de l'arriération ou je ne sais trop quoi.
Ce médecin m'a dit que les cas d'inflammation qui interviennent sur des gens... Alors, inflammation, des fois, ça ne se voit même pas. qui interviennent sur des gens qui sont intoxiqués au chlordécone, provoquent des dérèglements cardiaques qui, ensuite, peuvent être fatales au contact de la maladie Covid, que ce soit sous sa forme attraignée, vaccinale ou par contre. Je vous le livre comme on me l'a dit, mais soudain, ce que j'ai compris, je me doutais bien que si vous étiez dans cet état d'esprit, c'est qu'il y a un problème.
Mais je viens de comprendre la nature du problème qui est posé et des raisons qui font que vous avez des difficultés à accepter maintenant une parole officielle qui vous semble, avant toute chose, aussi mensongère qu'elle l'a été dans le passé. Vous le craignez. J'ai demandé à Elie Domota, parce que nous, on a fait le travail, je lui ai demandé, mais vous avez prévu des alternatives ? Il me dit oui. Nous avons des alternatives à proposer pour la vie de tous les jours. Et le responsable du syndicat, on passe devant la banderole, il n'y a été écrit ni une dose, ni deux, ni trois. Je lui ai dit, oh, vous êtes anti-vaccin ou quoi ? Il me dit, pas du tout, ce n'est pas le sujet.
Il me dit, votre pancarte, elle est mal faite. Alors il me dit, non, il m'a expliqué, il m'a dit, nous. Non, mais moi, je vous parle franchement. Sinon, ça ne sert à rien d'aller voir les gens si vous ne retenez rien et si vous ne vous intéressez pas à ce qu'ils font. Donc il dit, non, non, ce n'est pas notre sujet. Nous, nous sommes chacun, décide pour lui-même et il y a des arguments. Mais, comme on me l'a dit, ici aussi, on a prévu des choses alternatives. Alors il faut en parler. C'est pourquoi je condamne le comportement des autorités. Comment se fait-il qu'il n'était pas là hier, l'État ? Je ne vous parle pas des élus locaux, c'est une autre histoire.
Mais pourquoi l'État n'était pas là ? Qu'est-ce qui empêche d'aller parler ? Nous ne sommes pas dans une situation de rapport de force où les uns doivent mater les autres. Il s'agit de trouver tous ensemble les solutions qui nous permettent de faire que nous réchappions tous, le plus grand nombre possible d'entre nous, à un épisode pandémique qui est extrêmement grave et alarmant pour notre société. Alors bon, avec cette manière de gérer les affaires, ils ont rajouté une couche de plus à toutes les maltraitances que subit déjà la Guadeloupe.
La maltraitance sanitaire qui a été dénoncée par ce professeur du CHU de Tours qui a dit qu'on était en maltraitance sanitaire ici, elle est exacte et elle est aggravée par le fait qu'en suspendant 500 professionnels libéraux et 600 du service public, on désorganise tout en matière de santé sur le territoire, si bien que la situation, virus ou pas, est pire après qu'avant. voilà le seul résultat concret de décisions absurdes à la maltraitance sociale d'un petit pays déjà dévoré par le chômage et la misère et notamment le chômage des très jeunes.
On a rajouté le chômage de ces 1000 professionnels de la santé dont certains n'ont pas vu une paie depuis 3 à 4 mois et qui donc maintenant se demandent de quoi va être fait demain pour eux puisqu'ils ont la conviction qu'ils ont fait le bon choix et la bonne décision. De quel droit priver tout ce monde du droit à la vie, du droit à une existence sociale ? Comment ne pas comprendre ce qui se passe ici ? C'est une faute majeure car je vais vous dire ce que je sais ce qui se passe dans vos têtes. C'est que beaucoup se disent la France nous a abandonnés. Nous pensions que c'était la mère patrie mais elle ne se comporte pas avec nous comme une mère quelle qu'elle soit patrie ou pas.
Et alors quelque chose se déchire en vous. Vous avez le sentiment d'un abandon qui d'abord vous fait souffrir comme ça me fait souffrir moi de penser à la patrie qui abandonne ses enfants. Voilà ce que je ne supporte pas plus que vous et je ne veux pas que ça empire. Je ne veux pas que ça s'étende. Nous avons besoin de nous rassembler vu tout ce que nous avons à faire. Alors l'hexagone, je vais vous dire mon principal problème dans la bataille politique que nous menons à propos de la situation dans les dômes et les tomes. Et d'abord que je vous dise comment moi je vois ces dômes et ces tomes. Non, ce ne sont pas des territoires ultra-périphériques.
Les dômes et les tomes sont des loupes sur la situation d'une société dévastée par le libéralisme. Et ce qui se passe ici, la population et le peuple de l'hexagone a tort de penser que c'est quelque chose de lointain et peut-être même dans certains esprits de folklorique. parce que la même chose est en train de se passer sur le sol de l'hexagone mais ils n'ont pas l'air de s'en rendre compte. Et moi je ne cesse de leur dire mais regardez la Guadeloupe, regardez la Martinique et vous comprendrez non seulement ce qui vous pendez mais ce qui est déjà en route. Ils vivent dans la misère, ils vivent dans le chômage de masse.
Et bien vous aussi, vous avez 8 millions de personnes qui vont à l'aide alimentaire. Vous avez 12 millions de pauvres sur le territoire de l'hexagone parce que dans ces statistiques on ne compte pas les dômes et les tomes. C'est comme ça. Je ne sais pas pourquoi, sans doute parce que ça aggraverait l'ardoise à la sortie. Ça leur fait comme déjà 8 millions de personnes à l'aide alimentaire ça leur fait pas honte. Alors bon, si on en rajoutait 2 ou 3, qu'est-ce que ça leur ferait j'ai l'impression. Mais regardez, ces choses existent. Vous êtes contaminés au chlordécone au point qu'on reconnaît un guadeloupéen ou une guadeloupéenne quand on lui fait une prise de sang on sait d'où il vient.
Mais qu'est-ce qu'ils croient ? 90% des cours d'eau dans l'hexagone sont pollués aux pesticides. Et on ne sait pas encore aujourd'hui quelle est l'ampleur des contaminations que cela provoque. Parce qu'ici on arrive à se rendre compte de la généralisation excessive, incroyable des cancers de la prostate en particulier liés à l'affaire du chlordécone. Mais combien dans l'hexagone liés aux pesticides dans tous les cours d'eau et dans toute l'eau ? Est-ce que les hexagonaux savent que tous les poissons qu'ils mangent comportent des particules de plastique ? Est-ce que les hexagonaux savent que l'épidémie de diabète a été multipliée par deux en 20 ans ?
Alors regardez la Guadeloupe et vous comprendrez parce qu'en Guadeloupe aussi l'épidémie de diabète s'est développée d'une manière croissante au cours des 15, 20 dernières années. Par conséquent ce qui s'est passé ici va se passer là-bas. Vous n'êtes pas exotique pour un rat. Vous n'êtes pas exotique pour un point. Vous n'êtes pas exotique pour une demi-seconde. L'hexagone doit comprendre que ce qui se passe ici c'est ce qui lui est promis là-bas s'il continue à confier son sang à un individu comme celui que nous avons entendu ce soir sur TF1. Et pareil et pareil pour l'épidémie d'obésité. Ce sont des épidémies qui ne sont jamais appelées comme ça.
On ne parle pas d'épidémie de diabète si c'en est une. On ne parle pas d'épidémie d'obésité si c'en est une. Et elle a lieu ici parce qu'elle atteint 28% de la population qui est en surpoids. Mais dans l'hexagone d'eux-mêmes cette épidémie a multiplié par 5 le nombre des personnes en surpoids. Et alors ? Et l'eau ? Ah l'eau ! D'abord comment on a pu arriver à une situation comme celle qu'il y a ici ? Bon on verra le moment venu on courra après ceux qui sont responsables. Maintenant il s'agit surtout de redresser la situation parce qu'il y en a ras-le-bol de ne pas avoir d'eau.
Je vous le dis comme je l'ai entendu de tout ce qu'on m'a dit ici c'est une chose d'abord d'arriver à le dire dans l'hexagone il croit qu'on exagère. Et moi aussi je n'avais pas bien compris. Une fois je dis à Mathilde je lui dis mais c'est où qu'il n'y a plus d'eau ? Mais elle me dit ben partout ? Comment partout ? Partout et personne n'en parle. Alors on a commencé à en parler. Elle a fait un boulot magnifique on a commencé à voir des reportages de ce qui se passe à la Guadeloupe etc. Si bien que ça fait avancer le travail. Parce que moi je voudrais que tous françaises, français vous compreniez que le cycle de l'eau est le cycle fondamental de la vie.
et que ce cycle est perturbé de bout en bout depuis la mer d'où s'évapore en quantité considérable et bien plus grande qu'auparavant de l'eau qui se transforme en nuage qui ensuite se transforme en pluie qui dévaste tout comme nous l'avons vu tant de fois ou bien provoque du fait de cet échange du chaud et du froid des tornades et des cyclones en nombre comme on n'avait jamais vu dans le passé notamment dans l'océan Atlantique qui nous concernent en commun la Guadeloupe est le rivage de l'Hexagone le cycle de l'eau est perturbé quand au bout du compte c'est lui qui va jeter le plastique qui se trouve dans la mer Méditerranée qui au rythme où on va il y aura bientôt plus de plastique que de poissons en 2050 et les emmène et les distribue partout sur le sol si bien que vous en retrouvez dans les neiges des Alpes quand il en reste vous en retrouvez dans les poissons au point qu'on a interdit aux femmes enceintes de manger du poisson au Groenland voilà le monde qui a changé les changements auxquels il faut que nous fassions face plutôt que de bavarder sur ces absurdités de haine raciale ou religieuse qui ne concernent qu'une poignée de gens qui nous font perdre notre temps qui pourrissent le débat démocratique auquel nous avons droit et bien l'Hexagone il ferait bien de se soucier aussi de la question de l'eau parce que déjà nous avons des communes où il n'y a plus d'eau pendant un, deux, trois mois dans le Gard mais aussi dans l'Est du pays je suis allé voir de mes propres yeux parce que je n'arrivais pas à y croire qu'il y ait plus d'eau dans un secteur du Doubs il se trouve que je suis un adoptif de Franche-Comté et je connais le sceau du Doubs la plus grande chute d'Europe 20 mètres de haut plus de goût de dos c'est terrifiant c'est comme si un matin vous vous levez il n'y a plus d'océan ça fait le même effet quand vous êtes de Franche-Comté où on ne voit pas l'océan mais on voit le Doubs et tout d'un coup il n'y a plus de Doubs il n'y a plus de sceau du Doubs il n'y a plus d'eau et je demande au géologue qui est un de mes amis je lui dis mais si je gagne qu'est-ce que je fais il me dit je ne sais pas je dis comment tu ne sais pas c'est toi le scientifique il me dit mais fais ce que tu veux de toute façon ça va changer sans arrêt si bien que nous sommes entrés dans une ère d'incertitude liée au changement climatique alors l'incertitude pour la vie de tous les jours vous prévoyez le parapluie le jour il pleut pas de parapluie le jour il ne pleut pas le manteau pour s'il fait froid pas de manteau ça c'est votre vie privée vous voyez comment vous organisez mais quand il s'agit de gérer l'Etat quand il s'agit de prendre des décisions politiques sur la longue durée vous voyez bien que ça change tout dans l'art de gouverner si on ne considère pas les gens comme des choses ça change tout parce qu'il faut prendre des décisions sur le long terme alors que le long terme se dérobe dans vos mains voyez-vous alors pour gérer le long terme nous avons besoin d'outils scientifiques parce que tous les savoirs traditionnels sont pris à revers les grenouilles ne viennent plus au même moment vu qu'un pluie n'est plus au même moment et les autres bêtes pareilles et les moments de récolter et les moments de semer tout ça change nous avons donc besoin des instruments qui nous permettent de savoir comment va-t-on faire il faut en mettre partout il faut mettre des capteurs dans beaucoup d'endroits il faut former les jeunes gens pour qu'on ait la masse des gens capables de traiter ces informations dont nous n'avions pas besoin jusqu'à présent et pour ça il faut que nous ayons les chaînes de machines qui transmettent les informations parce que si vous ne transmettez pas et bien tout ce que vous avez ne sert à rien et c'est exactement ce qui s'est passé au début de la pandémie quand les gens qui devaient aller relever certaines mesures étant malades n'ont pas pu y aller ou bien n'avaient pas le droit de sortir vous voyez qu'on va vivre dans un monde complètement différent de ce qu'ont connu toutes les générations précédentes c'est de ça dont il faut parler dans une campagne présidentielle ça c'est les sujets qui nous concernent tous qui nous engagent qui engagent nos gosses qui engagent la responsabilité que nous allons prendre en gouvernant ou en légiférant alors oui l'hexagone ferait bien de se rendre compte qu'il est terriblement guadeloupéen et que par conséquent il ferait bien de se soucier de la guadeloupe voyez-vous maintenant que je vous ai dit tout ça je pense que la plupart d'entre vous c'est notre culture commune maintenant nous avons souvent vu les mêmes films nous avons lu souvent les mêmes bouquins tout le monde a entendu parler de Naomi Klein dans cette salle et de la stratégie du choc tout le monde a vu souvent les mêmes films qui nous permettent d'être réveillés de choisir parmi les informations qui nous arrivent et celles qui nous paraissent intéressantes et celles qui nous paraissent définitivement frivoles encore que on a aussi le droit d'avoir le goût pour les informations frivoles pas trop et si possible s'intéresser surtout aux autres même si on aime les informations frivoles mesdames messieurs si je l'emporte si le programme l'avenir en commun et l'union populaire l'emporte il va falloir retrousser les manches parce qu'il y a du pain sur la planche il y a beaucoup de choses à faire premièrement nous devons relever les conséquences du défi climatique que ça nous plaise ou pas le changement climatique est commencé et c'est irréversible la COP26 n'a absolument rien réglé et ces gens là sont surtout assoiffés d'argent de profit voyez-vous le plus grave pour le système dans lequel nous vivons c'est qu'il n'est pas capable de se corriger c'est pas souvent qu'on voit ça dans l'histoire pourquoi il ne peut pas se corriger parce qu'il fait il réussit dans ce qui lui importe même quand c'est la catastrophe ou grâce à la catastrophe il y a une pandémie ils s'enrichissent tout est détruit ils s'enrichissent on récolte mal ça augmente la valeur des récoltes ils sont contents ils accumulent toujours plus toujours plus et ça leur semble naturel parce qu'on n'a jamais vu quelqu'un qui est dans une activité qui lui profite vous dire ah ben finalement non j'y renonce on est obligé de l'y faire renoncer par des rappels à l'ordre ces gens sont en train de saccager la planète et de détruire la vie humaine possible de détruire tout rapport normal à la nature et à notre environnement par cupidité uniquement pour accumuler encore et encore alors qu'ils ont déjà tout déjà que leur bouche n'est plus assez grande pour arriver à tout mastiquer tellement il y en a ça c'est la vérité ils ne peuvent donc pas se corriger et comme ils ne peuvent pas se corriger il ne nous reste que l'arme de nos bulletins de vote pour faire changer la trajectoire de la civilisation humaine le changement climatique vous oblige vous autres en Guadeloupe à vous dépêcher de régler le problème les problèmes suivants pas que vous mais vous aussi premièrement vous devez être en situation d'autonomie alimentaire pourquoi je vous parle de ça parce que quand vous avez une longue chaîne d'interdépendance et bien le jour où elle est coupée et bien vous n'avez plus rien et il se trouve que 80% de ce que vous consommez vous l'importez on se demande vraiment pourquoi oh je vous rassure c'est pareil dans l'hexagone alors nous produisons quantité de maïs pour nourrir des poules qui ne nous ont rien fait en Chine et évidemment les nôtres sont pantoises et nous sommes obligés d'importer du soja d'Argentine pour nourrir je ne sais plus qui dans n'importe quelle condition que vous connaissez résultat nous avons surtout gagné une grippe aviaire dans un élevage ils appellent ça un élevage 160 000 pauvres bêtes empilées dans des cages c'est un élevage de poules qui est dans le nord de notre pays et bien si on continue comme ça les chaînes se couperont il faut donc prendre les mesures avant et donc relocaliser la production vivrière ici c'est un peu plus compliqué qu'ailleurs vu ce qu'il y a dans le sol il faut donc se dépêcher il faut en gros 2% je me suis renseigné 2% des terres cultivables de la Guadeloupe suffiraient à produire la quantité de nourriture vivrière dont on a besoin pour la population de la Guadeloupe à production équivalente chou-fleur poireau navet etc pour tout le reste mais évidemment il faut aussi faire tenir compte du fait que le sol est dans un tel état à cause du chlordécone qu'on ne peut pas avoir une politique d'autonomie alimentaire sans en même temps régler le problème de la purification des sols c'est pas rien c'est aussi un problème attendez que l'hexagone se réveille je vous ai dit tout à l'heure la proportion de rivières polluées mais ce qu'ils savent pas non plus je vais vous dire un chip pour vous faire peur ils savent pas que les terres à blé la France quand même les terres à blé alors terre à blé d'abord terre blé on oublie pour l'instant la terre qu'est-ce que c'est à votre avis c'est des résidus organiques de plantes qui sont qui sont morts qui ont séché tout ça s'empile puis il y a le vivant qui est mort qui se met par là dessus etc et bien il a fallu écoutez bien 3 milliards et demi d'années pour que l'on passe des premiers lichens sur le bord des premiers rochers à la masse de terre qu'on a sous les yeux mais il n'aura fallu dans l'hexagone que 50 ans 3 milliards et demi d'années 50 ans il n'aura fallu que 50 ans pour diminuer de moitié la composition organique de la terre qui est là autrement dit partout les sols sont plus infertiles que jamais et la consommation monte et la fertilité descend le croisement des ciseaux il est garanti donc il est temps de se mettre au boulot pour arriver à la souveraineté alimentaire à l'autonomie alimentaire partout nous le pouvons c'est à dire donc en relocalisant et en respectant la vieille logique paysanne qui est que l'agriculteur produit et entretient et reproduit l'outil de travail qui est la terre elle-même voilà ce que c'est de l'agriculture c'est pas épandre des tonnes de pesticides de tous les côtés pour tuer tout ce qui est vivant et récolter quelque chose que l'on va vendre 1, 2, 3, 4, 5, 10, 20 fois sur le parcours de la spéculation sur les produits agricoles est-ce que c'est le cas aujourd'hui vous devez assurer votre autonomie énergétique pour la même raison surtout que vous dépendez beaucoup trop du fuel de l'essence et des produits que vous importez et le jour où la chaîne se coupe vous n'avez plus rien alors bah vous me direz vous irez à pied c'est déjà le cas pour beaucoup sérieusement on peut pas en rester là comment on fait fonctionner une société comme la nôtre sans énergie il nous faut de l'énergie vous voulez peut-être une petite centrale nucléaire parce que Macron sait pas où les mettre il a dit aux gens vous aimez pas les éoliennes mais comme je suis d'accord avec vous que c'est moche je vais vous mettre plutôt une petite centrale nucléaire qu'est-ce que vous en dites j'espère de toute façon moi tout ça c'est terminé si c'est nous qui gagnons le lendemain tout ce genre de plan direct la poubelle on passe aux choses sérieuses qu'est-ce que nous pouvons faire pour l'autonomie énergétique vous avez l'exploitation de la biomasse il y a des gens qui savent le faire vous avez ah bah en plus vous avez du pot vous vous avez la centrale de bouillante non ?
ah bah écoutez pourquoi EDF a lâché ça vous pouvez me dire ça marche non ?
et bah alors donc on doit sans doute pouvoir faire quelque chose de comparable je vois pas que le volcan se fâche si on fait encore un ou deux trous par-ci par-là donc on doit pouvoir et puis vous avez la réserve immense de la puissance de la mer elle-même la mer contient 300 fois ce dont toute la terre a besoin en énergie 300 fois le territoire de l'hexagone il a avec ses 1000 km de côte il a 66 fois ce dont il a besoin dans la mer bah faut aller le chercher savons-nous le faire mais oui nous savons le faire nous avons des écoles d'ingénieurs j'en ai visité une il y a pas longtemps parce que je voulais être sûr de mon affaire et que ça tenait de bout ce que je vous racontais si je veux supprimer les réacteurs nucléaires qui sont là tous à me dire alors vous voulez arrêter le nucléaire combien ça coûte ?
mais combien ça coûte de continuer cette folie et combien ça va nous coûter si nous avons un problème parce que c'est peut-être que 0,9 de risque mais quand ça fait 0,9 à lieu c'est 100% de dégâts et pour ce qui concerne la métropole l'hexagone ça veut dire la centrale de nos gens il y a 12 millions de personnes à évacuer la centrale du du du blaillet c'est un million je crois de personnes à déplacer stop stop moi j'ai pas un débat idéologique sur le nucléaire c'est pas que j'aime pas les atomes ils m'ont rien fait c'est que je me rends compte que ça coûte un fric fou qu'on sait plus où mettre les déchets qu'il n'y a pas une équipe en France qui travaille sur le refroidissement des déchets avec tout tout ce qu'on a comme moyen pas une équipe et c'est un danger terrible voilà c'est pas une affaire idéologique alors peut-être qu'avant vous savez moi j'ai fait partie d'une autre génération alors avant Tchernobyl avant Fukushima avant Trimaï-Lagland ben moi je disais comme tout le monde ben c'est bien c'est pratique je dis que c'est l'intelligence et les pères on est plus fort que tout le monde j'étais content ben ça va maintenant j'ai compris je me dis pourquoi vous avez changé d'avis ben parce que je réfléchis c'est tout si vous faites jamais aucun bilan si vous faites jamais aucun bilan de ce que vous avez dit et ben vous continuez comme un fanatique pas comme quelqu'un qui réfléchit donc j'ai réfléchi et je sais que nous pouvons faire autrement je suis allé voir ces ingénieurs nous sommes capables nous autres français de faire des éoliennes offshore c'est à dire qu'on met en mer parce que c'est vrai que sur terre bon ça fait discuter sur le rivage bon quand même il faut que ça reste beau la beauté c'est important mais sans blague regardez la mer ça vous soigne tout le monde le sait tous ceux qui aiment la mer et qui connaissent ce qu'est le spectacle de la mer bref que je n'aille pas m'égarer dans la poésie les pales qu'on installe en mer à 25 km de la côte d'accord alors un il faut les installer deux faut à intervalles réguliers entretenir venir dessus etc donc il faut des navires de service donc il faut un port d'attache pour les navires de service ça veut dire qu'il nous faut former des centaines de gens et c'est des gens qu'il faut former ici tout de suite pas dans 100 ans maintenant pour faire ce boulot là et nous aurons nous savons le faire prenons un exemple le CHU comment elle est faite la clim du CHU ici j'aimerais bien savoir j'ai oublié de demander il n'y a pas besoin d'être en aigle pour avoir compris comment ça se fait il y a une autre manière de faire nous avons des machines qui nous permet d'extraire du froid pour l'injecter dans le chaud et refroidir l'air nous savons le faire nous le faisons en Polynésie française nous prenons là-bas nous avons installé une machine qui prend le froid du fond de la mer et qui grâce au transit par le dessus le mouvement se fait entre le chaud et le froid pour faire tourner le bazar et le froid arrive dans l'hôpital à Tahiti donc on sait le faire on sait tout faire alors pourquoi on ne le ferait pas on va le faire et ça c'est des centaines de gens au travail je ne suis pas en train de vous dire oui bah d'accord vous avez du chômage alors on va faire des aides de ceci des machins parce que les gens ce n'est pas ça qu'ils demandent ce qu'ils veulent c'est se rendre utile ils aiment travailler ils aiment se rendre utile il faut arrêter de les mépriser j'ai dit l'autonomie énergétique j'ai dit l'autonomie alimentaire et puis après il y a l'autonomie sanitaire les amis maintenant tout le monde a compris pourquoi c'est important attendez que bientôt vous comprenez pourquoi l'autonomie éducative aussi c'est important parce que là ils sont aussi en train de saccager l'école alors là c'est la fin là parce qu'il n'y a pas une génération qui accepte qu'on sacrifie la suivante toutes nos familles ont mis tous leurs efforts pour que nous fassions des études pour que nous avancions dans la vie plus loin qu'eux-mêmes ne se trouvaient parce qu'ils avaient tous compris que le savoir est libérateur alors quel gâchis quand nos jeunes gens sont à bac plus 3 ou à bac plus 4 ou à bac plus 5 et qu'il n'y a pas de boulot sauf à partir je ne sais pas où ailleurs pour travailler et ils vous disent la bouche en coeur et bien c'est la mobilité et bien va faire toi la mobilité laisse-nous nos gosses à la maison on a envie de voir nos enfants on a envie de voir nos petits-enfants on a envie d'être heureux ici là maintenant chez nous voilà ce qu'on pense tous vous le pensez comme moi alors ne vous laissez pas faire et le CHU il faut qu'il forme des médecins d'un bout à l'autre pour que les jeunes gens ne soient pas obligés de partir en cours d'études pour qu'on termine ici parce que c'est ici qu'on a besoin tout de suite de tout ce personnel de santé d'abord il va falloir donc régler la casse je demande que l'on rétablisse les gens qui ont été suspendus dans leur métier je demande que l'on fasse l'amnistie de ceux qui ont été condamnés pas parce que dire qu'on approuve ce qu'ils ont fait ce n'est pas le sujet mais pour apaiser il faut faire descendre la tension qui existe ici pour travailler sérieusement et au calme sur ce qu'on va changer alors après l'état de maltraitance sociale il y a du boulot là j'espère que avec ce que je viens de dire on comprend que je compte régler une bonne partie des problèmes par l'emploi l'emploi c'est magique les gens travaillent tant qu'ils cotisent donc ça vous met d'aplomb les comptes sociaux et puis comme c'est pas non plus les payes faramineuses bon ben on dépense tout et c'est normal et comme on dépense tout ben ça fait tourner la boutique et l'argent que vous recevez vous le dépensez ça fait bosser celui qui vend celui qui produit celle qui fait ceci qui fait cela etc il y a une dynamique vertueuse quand on gouverne à partir des besoins si quand on se demande mais de quoi ont-ils besoin et pas comment je vais faire pour que ça coûte moins cher parce que si vous voulez que ça vous coûte définitivement moins cher on n'a qu'à tous se pendre et l'affaire est réglée et plus personne comme ça il n'y a rien qui ne coûtera rien vous savez ce que je vous raconte là c'est une blague de quelqu'un je ne veux pas vous le nommer parce qu'elle perdrait son boulot qui est à la tête d'un grand service public elle me dit moi je ne peux pas avoir comme projet que ça coûte moins cher parce que s'ils veulent vraiment que ça coûte moins cher je vends tout comme ça le problème est réglé donc vous voyez c'est une blague que je tire des sommets de gens qui aiment leur métier et ne comprennent pas ce qu'on leur fait faire moins cher n'existe pas mes amis dites-vous que moins cher n'existe pas moins cher veut dire les gens plus mal payés donc ils souffrent plus donc ils sont plus souvent malades moins cher n'existe pas tout ça coûte de l'argent moins cher veut dire que la nature n'est pas respectée qu'on saccage tout et qu'on va produire dans les endroits où on peut tout saccager et en plus maltraiter les gens moins cher n'existe pas moins cher est du sang moins cher est des larmes moins cher est de la maladie moins cher est de l'usure voilà ce qui est moins cher c'est un démon alors comment vous faites monsieur Mélenchon c'est très simple on paye mieux les gens et comment où vous trouvez l'argent ne commencez pas à me poser des questions qui vont vous mettre mal à l'aise parce que je vais vous répondre et je le ferai avec l'esprit de méthode qui est le mien et celui de mes camarades non la France ne manque pas d'argent certains ont tout et les autres rien je vais vous donner qu'un seul exemple on vient de passer une année de pandémie vous connaissez tous au moins un artisan un commerçant qui a tout perdu rien pas un euro est rentré dans la caisse année blanche il serre les dents elle serre les dents on essaye de trouver une solution etc d'accord année blanche et bien voyant ça moi j'aurais été voir les actionnaires du CAC 40 le CAC 40 seulement c'est que 40 entreprises attendez les autres j'arrive cela vous savez combien ils ont rentré cette année 51 milliards de dividendes mais non dites pas où on va les prendre 50 voilà voilà quelqu'un qui suit 51 milliards je vous cite le chiffre bien sûr vous avez tous compris que c'est une image mais c'est quand même des chiffres qui permettent de réfléchir un peu qu'est-ce qu'on fait avec 51 milliards ben je vais vous dire on embauche un million de personnes pendant un an au revenu moyen c'est-à-dire 2000 euros un million ah pendant un an d'accord et c'est toujours ça de prix non et le million en question qu'est-ce qu'ils font ben ils payent des cotises tchouc le régime des retraites est à flot et celui de l'assurance maladie aussi ah ben oui parce qu'ils font jamais les comptes comme ça ils sont là à répéter comme des pianos mécaniques combien ça coûte combien ça coûte pour que ça fasse peur à tout le monde alors un peu oui monsieur Mélenchon avec vous alors alors c'est l'état qui va tout contrôler mais j'ai jamais dit ça moi pourquoi voulez-vous que je nationalise les coiffeurs qu'est-ce que j'en ferais pourquoi voulez-vous que je nationalise les restaurants à quoi ça servirait tout ça est absurde mais la planification oui ça c'est pas absurde c'est donner de la visibilité c'est décider expliquez-moi voir comment vous changez au lieu de faire des grands discours sur l'écologie quand on la met en pratique ça veut dire qu'il faut changer les machines ça veut dire qu'il faut changer les matières premières ça veut dire qu'il faut changer les lignes de production oui sinon c'est du blabla c'est des paroles avec la bouche donc pour faire tout ça il faut planifier organiser vous pouvez pas dire comme ça d'un claquement de doigts allez hop tout ça vous me foutez tout à la poubelle on recommence à zéro avec autre chose c'est pas possible donc il faut gouverner organiser planifier prévoir pas tout à la dernière minute ah j'ai pas de masque en tissu alors je m'en vais me battre sur un tarmac chez les chinois pour en avoir avec des américains alors moi j'ai pris mon téléphone et j'ai appelé le patron des patrons du medef là un roux de mes yeux et bien c'est un type qui est plein d'humour je lui dis écoutez expliquez-moi voir comment vous faites parce qu'il y a 2000 entreprises dans ce pays dans le textile et vous n'êtes pas foutu de faire des masques en tissu il m'a dit mais bien sûr que si qu'on sait les faire alors pourquoi vous en faites pas parce que personne nous l'a demandé alors comme il a de l'humour je lui dis bah écoutez ça tombe bien j'arrive je vais vous réquisitionner il se marre et il me dit non mais nous avons organisé spontanément autrement dit c'est le gouvernement peuplé d'une série d'idéologues hallucinés à qui ça n'est même pas venu à l'idée d'aller appeler la branche professionnelle du textile pour lui dire vous pouvez pas fabriquer des masques parce qu'on en a besoin de la même manière qu'ici vous avez des problèmes de fourniture d'oxygène et que pendant toute la première phase de la pandémie on n'a pas arrêté de leur dire réouvrez l'usine Luxfer parce qu'on produit là dedans les meilleurs conteneurs pour transporter l'oxygène et ils ne l'ont pas fait uniquement parce que l'idée de réquisitionner ou de nationaliser leur paraît être une horreur absolue y compris aux risques et périls de tous ceux qui n'auront pas eu accès à ces bouteilles d'oxygène à cause de ces gens complètement perdus dans leurs idées et leurs hallucinations du libre-échange alors j'ai dit en gros la méthode qu'on va utiliser mais quand même il y a des mesures à prendre d'abord il faut sortir les gens de l'angoisse du lendemain c'est pour ça que je vous ai parlé de planification mais c'est aussi pour ça que je veux vous dire que si nous sommes élus nous allons titulariser dans les trois fonctions publiques absolument tous les contractuels pour qu'ils arrêtent de vivre dans l'angoisse du lendemain parce que je le dis en responsabilité d'ailleurs ça coûtera moins cher soit dit par parenthèse ce système de l'auxiliaire du contractuel généralisé c'est une méthode pour tenir les gens à la gorge c'est rien d'autre ça ne donne aucune efficacité professionnelle lorsque j'étais ministre de l'enseignement professionnel j'ai découvert qu'il y avait des centaines de contractuels dans l'enseignement professionnel et ils étaient là depuis trois ans quatre ans cinq ans six ans sept ans huit ans neuf ans dix ans alors je dis mais qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous êtes en train de faire là vous embauchez tous les ans pendant dix ans quelqu'un et ça vous vient pas à l'esprit de le titulariser parce que c'est lui à l'avoir peur parce que si vous les titulariser pas tous ça va chauffer vous me connaissez si je dis que ça chauffe c'est que ça va le faire donc personne prend ça à la blague avec moi quand je l'ai dit et bien on a fait des examens professionnels pour ne pas évidemment effondrer le statut de la fonction publique parce qu'il ne peut pas être question de ça mais un examen professionnel à quelqu'un qui est là depuis dix ans j'aime mieux vous dire qu'il passe ça comme ça ça passe crème qui sait le faire nous devons le faire et de la même manière nous devons interdire qu'on multiplie les CDD au point vous les plus jeunes vous ne savez même pas le monde que c'était à l'époque où on appelait ça un contrat atypique un CDD c'était atypique les agences d'intérim il y en a qui ont des cheveux blancs ici donc ils ont connu ça au début on allait leur peindre sur les vitres esclavagistes bon aujourd'hui on y va poliment on a mis la cravate ou la jolie robe pour que personne n'aille faire des histoires ce monde avant il ne marchait pas il ne tournait pas ça ne fonctionnait pas bien sûr que si que ça fonctionnait alors nous avons besoin qu'on arrête cette avalanche de contrats à court terme dans le travail et ici vous autres vous avez un autre problème un problème social que moi je considère majeur dans notre pays les conventions collectives par branche pardon c'est un peu compliqué et beaucoup ne s'intéressent pas à ce genre de questions mais le système de la république sociale c'est que vous avez une convention collective qui protège tous les travailleurs d'une branche et jusqu'à présent il fallait que l'accord dans la branche soit meilleur que la loi ça s'appelait le principe de faveur meilleur que la loi et puis vous pouviez avoir un accord dans l'entreprise mais il fallait qu'il soit meilleur que celui de la branche c'était ça le principe de faveur et c'était très important pourquoi ?
parce que la convention collective elle fixait votre salaire en fonction de votre expérience professionnelle attestée soit par un diplôme soit par une validation des acquis de l'expérience donc vous voyez savoir et être payé et négocier tout ça ça marchait d'un bloc ils ont tout cassé et renversé complètement tout le principe de faveur vous pouvez faire ce que vous voulez dans votre entreprise on peut même changer en cours de route vos horaires de travail avant ça revenait à être une rupture du fait du patron aujourd'hui si vous n'êtes pas content c'est vous qui prenez la porte et c'est vous qui êtes considéré comme fautif et pas le patron de votre entreprise tout ça est injuste ça revient à mettre les gens comme ça à la merci des autres les uns des autres c'est pas une relation normale dans une équipe de travail le travail qu'est-ce que c'est ?
c'est d'abord un collectif humain qui produit des choses qui sont censées être utiles avant d'être un lieu d'accumulation et d'exploitation le travail humain c'est d'abord ça alors ici à la Guadeloupe c'est la cata suprême on peut plus discuter de rien les patrons veulent pas et du coup il n'y a plus de convention collective il n'y a plus de protection collective qui s'applique à l'ensemble des travailleurs par conséquent je préfère les prévenir que si c'est moi ils ont intérêt à respecter la loi parce que j'irai les chercher jusqu'en enfer pour les obliger à la respecter je vous parle sérieusement si vous acceptez que les droits sociaux qui ont été conquis au prix de lutte si dur de vos parents et de vos grands-parents si vous acceptez de vous faire dépouiller si vous acceptez alors vous ne méritez pas mieux que d'être dépouillés parce que si on se laisse tondre alors on est tondus ne vous laissez pas faire et un des moyens c'est de voter voter dur voter rupture voter avec nous il faut que je termine quand même alors je vous parlerai de l'augmentation des salaires la prochaine fois mais il faut que je vous parle un peu quand même et même rapidement des institutions alors monsieur Lecornu lui, super on lui parle d'eau on lui parle de problèmes sanitaires on lui parle de...
il répond autonomie ah mais ça c'est quand même curieux parce que c'est pas ça dont on parlait alors on veut bien en parler mais vous commencez par régler tout le reste parce que c'est urgent et que si vous le réglez pas on ne pourra même pas être là pour discuter d'autonomie donc réglez tout ça mais pour autant nous il faut qu'on y réfléchisse ça c'est notre pays en commun je ne vous dis pas réfléchissez-y en Guadeloupéen je vous dis réfléchissez-y en français c'est-à-dire des gens qui sont attachés à une chose qui n'est ni une couleur de peau ni une religion ni même une langue car il y a 29 pays qui ont le français comme langue officielle réfléchissez-y en vous disant voici le pacte que les français proposent à l'humanité universelle liberté, égalité, fraternité comment peut-on avoir des institutions qui nous permettent de faire en sorte que ce pacte soit respecté et il faut le faire sans a priori sans crispation et je vous parle en connaissance de cause j'ai fait partie des crispés sur les questions d'institution mais maintenant j'ai compris quelque chose par exemple si vous regardez la Corse ils ont élu trois députés autonomistes sur quatre ils ont voté deux fois pour une majorité écrasante autonomiste et indépendantiste au congrès alors qu'est-ce que vous voulez faire oui mais non il fallait le faire avant tout ce que vous me dites il fallait le faire avant pour que les gens n'aient pas l'envie tout d'un coup d'être à ce point autonomiste tellement les méthodes que vous avez employées étaient nulles et dégoûtantes mais maintenant c'est fait alors qu'est-ce qu'on fait s'ils veulent rien qu'est-ce que fait le gouvernement à votre avis il les provoque il les provoque comme en Nouvelle-Calédonie en Nouvelle-Calédonie ça ne fonctionne que si les indépendantistes et ceux qu'on appelle les loyalistes sont d'accord pas parce que c'est un arrangement c'est parce que la France a voté que c'était une situation coloniale la France le Parlement français le peuple français au point qu'on a mis dans la constitution le statut spécial de la Nouvelle-Calédonie pourquoi parce qu'il y avait une guerre civile avant qui était amorcée par les violents et les voilà de retour et comme il n'y a plus personne qui se rappelle de ce qu'étaient les années 90 quand tout ça est parti dans le fossé enfin il n'y a plus grand monde en tout cas parmi les décideurs il y en a très peu ils ont tout gâché qu'est-ce qu'ils font ils les provoquent la première fois Edouard Philippe c'est pas trop mal pris il dit bon bah quelle date on fait le référendum très bien parlez-en votre date sera la mienne habile j'aurais fait pareil mettez-vous d'accord et on fera très bien ils se mettent d'accord premier vote hop contre l'indépendance personne conteste en disant il y en a encore deux qui arrivent le suivant il propose une date aussitôt ça commence le gouvernement alors eux ils proposent le 5 octobre le gouvernement qui en soit des régions très spéciales lui il décide que c'est le 25 donc ça énerve tout le monde parce que franchement de 20 jours qu'est-ce que ça coûtait de respecter ce que les élus des deux morts avaient décidé et là cette fois-ci c'est le 3ème entre temps la cause de l'indépendance est montée ça vous plaît ça vous plaît pas mais c'est un fait d'accord personne ne propose d'envoyer la troupe comme ça a été le cas en 87 en tout cas moi président jamais c'est pas la peine on n'envoie pas la troupe on discute on s'arrange on trouve un moyen on vote et une fois qu'on a voté on respecte le résultat là ils ont organisé de force alors que les canaques ont dit nous on vote pas ils ont prévu en octobre pendant le deuil coutumier et comme nous avons perdu 248 personnes nous ne voulons pas voter vous pouvez me dire ah mais c'est absurde dans tous les pays c'est pas le sujet le sujet c'est qu'il y a un sénat coutumier qui a dit ça c'est pas moi qui l'ai voulu il est là et à partir du moment où il le dit l'intelligence de la situation fait qu'on ne pousse pas les gens à bout à s'affronter et à se taper dessus donc ils les ont provoqué résultat on a eu un vote 40% de gens vont voter qu'est-ce que vous croyez que ça vaut une décision votée par 40% des gens sur un sujet pareil rien donc ils ont dit on attend le prochain président pour voir comment ça va se faire bon très bien j'ai quelques idées sur la manière de faire parce que comme j'ai connu Jean-Marie Djibaou Yéyé et les autres je sais par quoi tout ça est passé et je sais ce qu'il ne faut pas faire d'accord d'une manière générale en politique il ne faut pas essayer de faire faire aux gens ce qu'ils n'ont pas envie de faire quand on parle des peuples il faut discuter et bon après il y a la loi par exemple les impôts ça les très riches devront payer il n'y a pas à discuter et puis comme il y aura l'impôt universel c'est pas la peine qu'ils se sauvent en Belgique ou au diable au vert parce que comme c'est un impôt universel oui qu'on les rattrapera là-bas et de toute façon ils paieront et c'est vrai aussi pour les entreprises mais vous m'avez compris quand il s'agit de la vie en commun on parle d'autre chose il faut regarder ces choses-là moi je vous les présente avec un peu d'humour pour vous faire sourire parce que je n'ai pas l'intention de vous passer la soirée à vous faire tirer une tête comme ça et ressortir d'ici vidé d'énergie j'ai plutôt l'intention de vous passer un peu la niaque pour la suite des événements qui nous attendent alors ces institutions nous sommes obligés de rediscuter puisqu'il y a matière à discussion mais il faut qu'on le fasse tous ensemble et pas seulement territoire par territoire parce que quelle est la situation de la République une et indivisible aujourd'hui la Calédonie a un congrès du territoire régime extraordinaire article 74 et 76 de la constitution non pas, non je me trompe 74 c'est pour la Polynésie française ça doit être 75 et 76 la Polynésie française article 74 elle a un gouvernement local la Martinique a une assemblée vous en avez deux la Guyane en a une Wallis et Futuna encore autre chose les terres australes françaises n'en parlons pas Saint-Pierre-et-Miquelon encore autre chose donc et la Guyane a une assemblée donc on arrête de se raconter une histoire qui n'existe plus puisqu'il y a autant de statuts peut-être que ça vaut la peine qu'on dise toutes ces situations ont en commun des critères un, ce sont des territoires insulaires deux, ce sont des territoires éloignés de l'Hexagone par conséquent sur la base de ces deux critères nous sommes fondés à imaginer d'autres manières de fonctionner et ça ne ruine pas l'unité de la patrie qu'elle soit organisée différemment à condition que les lois essentielles ne soient pas géométrie variable en particulier que les lois concernant les libertés publiques seront les mêmes partout et pas dans certains beaucoup et dans d'autres rien du tout ah bah oui les protections des droits individuels et les libertés personnelles doivent être les mêmes partout et il y a comme ça une série de sujets je ne veux pas épuiser la discussion avant qu'elle ait commencé mais il y a des sujets où tout le monde sera d'accord pour dire ah bon on n'est pas d'accord pour que ce soit géométrie variable pendant que je vous raconte tout ça il faut que vous sachiez que monsieur Macron lui en douce il a fait passer une loi sur le droit à la différenciation je ne vous raconte pas le carnage que ça va être à la sortie ça va être le droit à se différencier alors il y a déjà des territoires qui paraît-il étant frontaliers ont droit à un statut de frontalier qui serait différent de celui des autres alors on a dit et que deviennent ceux qui sont frontaliers des gens qui étaient frontaliers et qui ont changé de statut et vous comptez faire ça dans combien de coins qu'est-ce que c'est que cette histoire de communauté unique de l'Alsa je suis absolument contre ce truc-là ils ont choisi en plus qui ils voulaient et qui ils ne voulaient pas qu'est-ce que c'est que cette histoire non ça ça ne peut pas être à là-bas comme je te pousse on revient vers le statut d'ancien régime avec des provinces des baillages des saignées chauchées et je ne sais quoi non le moment clé de la naissance de la république française c'est la nuit du 4 août 1789 quand d'abord première partie de la soirée ils décident que l'impôt s'appliquera à tout le monde et deuxième partie de la soirée non la moindre c'est quand les élus de Bretagne et du Dauphiné disent nous nous renonçons à tous nos privilèges particuliers si c'est la même loi partout c'est de ce grand moment qui est venu de deux provinces françaises la Bretagne et le Dauphiné qui a mis le feu à la plaine et qui fait que tous les autres ont voté pour cette nouvelle situation on ne peut pas l'oublier ça on ne peut pas le mépriser on a donc un équilibre à trouver et moi je vous interpelle vous autres Guadeloupéens je vous interpelle vous autres Martiniquais Guyanais Corse et je vous dis d'aucuns parmi vous se sentent autonomistes je le respecte c'est une opinion certains sont indépendantistes pourquoi ne le seraient-ils pas en république on a même le droit d'être royaliste alors après tout on peut bien être indépendantiste dans un régime républicain et si vous voulez convaincre et que vous convainquez bah vous aurez convaincu c'est la règle me semble-t-il de toutes les démocraties non ?
c'est ça ou la force moi la force non donc la démocratie bref c'est pour vous dire qu'aucun sujet ne me fait peur ne m'alarme ne me crispe mais je vous interpelle pour vous dire quel genre de France voulez-vous vous aussi comment on fait comment on s'y prend d'intérêt commun les particularités dans l'intérêt commun je suis sûr qu'on y arrivera c'est pourquoi je voulais terminer sur la démocratie comme j'ai commencé on peut commettre plein d'erreurs la démocratie dans un état laïque je dis laïque parce que non pour faire la guerre à je ne sais qui dans cette salle mais pour être laïque c'est-à-dire que la loi est un ordre transitoire on décide quelque chose parce qu'il n'y a pas de vérité qui nous arrive du dessus on a que nos pauvres têtes pour trouver la solution des fois c'est catastrophique la solution qu'on trouve et il faut rectifier nous savons que c'est la démocratie a cette souplesse cette humilité du transitoire en disant on essaye de faire pour le mieux sous l'empire de l'intérêt général pas de l'addition des intérêts particuliers comme c'est le cas aujourd'hui voilà ce qu'est la démocratie laïque et pour ça il faut que l'état soit séparé des religions et puis on pourrait rajouter que s'il était séparé de l'argent ça nous arrangerait aussi parce que l'argent est une religion pour certains d'accord ils ne vivent que pour ça ils n'adorent que ça et ils ne croient qu'à ça alors il faut donc que l'état laïque puisse fonctionner à plein dans cette ambiance de la démocratie c'est la raison pour laquelle nous autres le chapitre 1 c'est le changement de constitution le peuple français a besoin de se refonder c'est pas juste les institutions qu'il faut changer regardez comme il a changé le peuple français dans les années 58 quand la constitution a été promulguée un français chaque français avait 1 sur 10 avait un grand-père étranger 1 sur 10 c'est beaucoup hein et bien aujourd'hui c'est 1 sur 4 c'est la vie c'est l'amour vous n'y pouvez rien vous pouvez venir autant de fois que vous voulez avec votre code de la nationalité les gens se font ce qu'ils veulent et ils vont pas regarder dans le bouquin ce à quoi ils ont droit voilà si vous comprenez pas que ça s'appelle la vie alors non bon monsieur Zemmour quoi faites un effort du coup quand j'ai parlé de créolisation voilà qu'il fait trois sauts périlleux arrière il dit oui tout le monde pense aux jolies antillaises ah comment vous parlez monsieur Zemmour mais c'est la burqa gna gna gna bon mais la créolisation elle vous demande rien monsieur Zemmour c'est pas un projet politique c'est un fait de la vie les cultures sont là et puis elles produisent quelque chose comme dit le poète martiniquais glissant Edouard glissant quelque chose d'inattendu c'est des mots des expressions et pourquoi c'est important que ce soit un martiniquais c'est à dire quelqu'un des Antilles parce qu'il faut dire les choses comme elles sont c'est tous ces pauvres gens qu'on a esclavagisé qu'on a trimballé de force d'Afrique jusque là qui venaient de tas d'endroits qui étaient de tas de conditions sociales différentes dans leur pays d'origine il y avait des lettrés il y avait des paysans il y avait des guerriers il y avait des rois il y avait des serpes et puis ils parlaient tous des langues différentes c'est la créolisation qui leur a permis de rester une communauté humaine parce qu'en inventant des mots en les produisant en échangeant des recettes des goûts alors ils ont pu devenir un peuple le peuple que vous êtes et dont la langue française pour l'instant est le lien mais le créole c'est le créole qui a permis que la société existe comme société la créolisation est donc à 100% un processus positif et c'est un processus culturel voilà le modèle ben alors la France créolisée il faut qu'elle se refonde vous avez entendu non vous ne l'avez pas entendu heureusement il dit du pauvre venir ici mais il a recommencé ce soir à dire oui quand on pense qu'au droit il faut aussi penser au devoir a dit ce jeune homme qui ne connait rien de l'histoire de son pays parce que figurez-vous qu'en République oui il n'y a que des droits alors il faut réfléchir 5 minutes vous prenez la tête à deux mains et vous réfléchissez monsieur le Président pourquoi il n'y a que des droits parce que le droit du voisin est un devoir pour vous ça y est vous avez tout compris c'est pourquoi on commence par les droits pas par les devoirs les devoirs résultent des droits que vous vous reconnaissez pourquoi je vous parle de droits et de devoirs d'abord pour rompre avec ces bêtises mais deuxièmement pour que vous preniez conscience de la nécessité pour le peuple français en se reconnaissant des droits lorsqu'il fait une nouvelle constitution il se redéfinit lui-même en tant que peuple il dit qui il est il se nomme je vous ai dit les grands-parents étrangers mais c'est pas la seule chose que j'ai à vous dire les femmes les femmes dans les années 50 hein combien il y en avait qui avait le bac très peu combien allait au travail et était donc autonome financièrement très peu tout ça a changé c'est un autre peuple que celui où les femmes et les hommes il en reste des différences et des inégalités qui sont insupportables mais ne sont plus dans la même condition de dépendance et de domination juridique qui était le cas des années 50 demandez-le à vos aînés à vos grand-mères pour savoir comment c'était à l'époque où ils n'avaient pas le droit d'ouvrir un compte en banque sans la permission de leur époux ça a changé non tout ça et puis la France était rurale massivement rurale et tout le monde se rappelle la chanson de Chéras là que la montagne est belle et bien tous ces pauvres gens ils ont d'abord été immigrés de l'intérieur avant de maudire les immigrés de l'extérieur ils arrivaient de leur province ils allaient dans les grands ensembles rien n'était fini il y a la bouillasse partout j'y étais je sais comment c'était rien n'était fini et puis on n'était plus là où on avait toujours été et ça manquait à tout le monde exactement comme à l'immigré ça lui manque il n'est pas parti par plaisir de son endroit de la même manière que ceux qui sont partis de la campagne pour aller à la ville ne sont pas partis par plaisir mais parce qu'il n'y avait pas moyen de vivre autrement et bien tous ces gens la France a changé elle n'est plus rurale elle est urbaine nous dépendons tous des réseaux du collectif pour vivre vous ne pouvez pas dire je vais me planter mon manger je vais me faire mon poulailler alors ça encore un peu mon petit poulailler derrière et puis mon petit carré mais ce n'est pas avec ça que vous allez vous nourrir toute l'année vous le savez aussi bien que moi avant c'était le cas ce n'est plus le cas la France a changé beaucoup beaucoup beaucoup la France on lui a menti parce qu'on lui a dit alors la constitution européenne qu'est-ce que vous en pensez c'est une merveille il n'y aura que du bien après qu'est-ce qu'on sera heureux réponse non qu'est-ce qu'ils ont dit ok reçu 5 sur 5 c'est oui la démocratie française a été violée à ce moment là ne croyez pas que des choses pareilles ne laissent pas de traces depuis une majorité de français pense que tous les élus sont des menteurs que toutes les institutions les trahissent que tous ceux qui se succèdent au pouvoir ne le font que pour appliquer la même politique la France a besoin de se refonder pour se donner confiance politiquement en elle-même alors vous autres ça sera autonomie avancée maintenant vraiment il faut que je finisse je finis pas sans vous dire une chose que j'ai observé vous savez que je suis un responsable politique évidemment j'ai été président d'un groupe et puis et puis tout le reste que vous savez mais j'observe beaucoup ce qui se passe partout dans le monde j'ai appartenu à une génération qui avait dans l'horizon socialiste une espérance extraordinaire d'un monde plus juste pas plus juste d'un monde juste d'un monde de partage égalitaire on a commis beaucoup d'erreurs on s'est trompé sur pas mal de choses mais vraiment l'intention était bonne et surtout elle partait d'une idée qui aujourd'hui continue à être une boussole pour moi et quelques autres ici bien sûr dans cette salle et dehors c'est que en politique on peut faire plein d'erreurs mais on est sûr de n'en faire aucune quand on se met du côté des pauvres quand on se met du côté des humiliés quand on se met du côté des oprimés et le monde comme il est charrie instinctivement à la fois de l'égoïsme à la fois de la jalousie on le sait on le sait mais il ne charrie pas que ça il charrie aussi une forme d'espérance incroyable à l'unité du genre humain à la forme si particulière qu'il y a dans notre devise qui dit fraternité comme tu l'es avec ton frère comme tu l'es avec ta soeur à qui tes parents disent quand tu manges ton dessert regarde pas dans l'assiette de ton frère ou de ta soeur parce que c'est sa part et toi tu as la tienne mais c'est la même cette espérance égalitaire que nous construisons par notre culture elle ne nous est pas donnée dans notre berceau nous la portons avec nous en politique et bien aujourd'hui le programme l'avenir en commun porte une vision une espérance une ligne d'horizon l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature avec la nature faire coïncider les cycles de ce qu'on lui prend avec les cycles qu'elle est capable de récupérer l'harmonie entre les êtres humains ça signifie il n'y en a pas un qui domine l'homme l'autre parce qu'il est l'homme ou parce qu'il est le puissant ou parce qu'il est le riche et alors la déchirure de la domination n'aura pas lieu l'harmonie entre les êtres ça veut dire faire coïncider les cycles de la société avec les cycles de la vie nous avons besoin de la retraite à 60 ans parce que si nous ne l'avons pas ça coûte plus cher en chômage des anciens ça coûte plus cher en maladie voilà ce que j'appelle l'harmonie des cycles et dans le monde entier cette chose incroyable qui faisait que tous les ans dans les années 70 et 80 tous les ans il y avait quelque part une révolution qu'on qualifiait de socialiste et à chaque fois on espérait que ça serait la bonne celle qui nous donnerait un modèle à tous et depuis on a compris qu'il n'y avait pas de modèle mais on l'a cru quand même comme on vibrait comme on était heureux de voir les choses se mettre en place des peuples se libérer Thomas Sankara ça a fait rêver tout le monde non et le Tché ça n'a pas fait rêver tout le monde ah peut-être qu'on s'est trompé mais enfin quand même et bien aujourd'hui ne croyez pas qu'elle n'est plus là cette espérance cette forme de mobilisation elle porte un autre nom mais on l'a vu au Soudan en Égypte dans les pays dits arabes on l'a vu au Chili on l'a vu en Uruguay on l'a vu au Brésil on la voit partout elle s'appelle révolution citoyenne c'est les gens veulent contrôler leur vie ils veulent être maîtres de leur existence et ceci est un projet philosophique autant qu'un projet politique c'est ce que veut dire le fi des insoumis c'est le fi de la philo c'est le fi de la proportion parfaite en 61 ceux qui mesurent 1m61 sont à la perfection bon au moins c'est humain comme ça voilà c'est ça qu'on a devant nous alors puisque ça ça a lieu et vous savez où ça a lieu ici vous ne savez pas vous êtes dedans il y a eu la lutte contre la profitation acte 1 scène 1 et là vous avez la grande lutte sur les ronds-points et comme l'a dit Mathilde tout à l'heure sur les ronds-points il s'appelle république vous croyez que c'est pourquoi c'est un événement énorme le rond-point c'est le soviet du 21ème siècle les gens sont là de toutes les situations de toutes les conditions des hommes des femmes des plus jeunes des plus vieux tout le monde est là et prend des décisions ensemble et tout le monde dit attention hein il n'y a pas de chef ici ça ça complique les affaires après mais bon c'est la vie ça s'appelle la révolution citoyenne et c'est ça qu'il y a dans votre pays qui travaille et c'est ça qu'il y a aussi dans l'hexagone je l'espère qui va travailler maintenant pour finir de finir j'ai une demande à présenter à notre salle s'il vous plaît le 10 avril prochain d'échouquer monsieur Macron le 10 avril prochain républicaniser la Guadeloupe et la patrie française on a besoin de vous tous et la patrie française
on a besoin de vous tous et la patrie française on a besoin de vous tous et la patrie française