Syrie : Pourquoi Emmanuel Macron poursuit sa visite à Damas ?
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« Pas une, mais les deux. »
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« Bien sûr, il y a des centaines de victimes l'année dernière d'attentats. »
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« Il y a des dizaines d'attentats qui ont eu lieu. »
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Un président français, ça ne s'empêche pas. Les présidents français ont une vieille tradition, depuis De Gaulle, d'aller au-devant du danger. François Mitterrand, 1983, se rend au Liban, juste après l'attentat contre le Dakar. 1992, il va au-devant des tireurs ou des snipers de Sarajevo.
Il se pose sur l'aéroport de Sarajevo.
C'était sans doute la visite la plus périlleuse, celle de Sarajevo. La plus périlleuse, y compris au moment de l'atterrissage. Un peu comme d'ailleurs Emmanuel Macron aujourd'hui. Mais on peut aussi continuer. Nicolas Sarkozy qui se rend en Libye, juste après la fin du régime de Mohamed Gaddafi. Emmanuel Macron même, qui va au lendemain de l'explosion du port de Beyrouth auprès des Libanais. Et donc en fait, il y a une vieille tradition de « ralliez-vous à mon panache blanc » où tous derrière et lui devant, qui est très française.
C'est ça, on dit non sur la gravité de la menace qui pesait autour de cette visite historique. Mais aussi sur l'efficacité, selon vous, des forces de sécurité qui ont quand même, a priori, évité le pire.
Oui, elles ont bien fait leur boulot. Elles ont effectivement à la fois protégé l'endroit où se trouvait le président de la République et d'autre part mené suffisamment d'investigation autour pour repérer les deux bombes. Pas une, mais les deux. Une qui se trouvait dans une poubelle et une autre qui se trouvait sous un véhicule. Elles ont libéré, évacué l'entourage. Et elles étaient en train de déminer ces bombes, de les désamorcer au moment où elles ont explosé. Ce qui probablement signifie qu'il y avait quelqu'un pas très loin pour les faire exploser, pour les activer. Donc je trouve que c'est plutôt de la belle ouvrage.
Mais ça montre bien qu'en fait, une visite historique correspond à un périmètre de sécurité historique aussi.
La menace en Syrie, même si on est sortis de la guerre civile, elle y reste très importante, la menace terroriste.
Bien sûr, il y a des centaines de victimes l'année dernière d'attentats. Il y a des dizaines d'attentats qui ont eu lieu. Le pays est en train de se reconstruire, surtout sécuritairement.