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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 19 janvier 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

L'intégrale du lundi 19 janvier

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 44 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 62 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteÉludée

    49.3, ou ordonnance, quel sera le choix de Sébastien Lecornu pour faire passer le budget ?

  • 0:27OuverteÉludée

    Peut-il faire coup double et échapper dans le même temps à la censure ?

  • 0:43OuverteÉludée

    L'Union européenne est-elle à la hauteur d'un monde sous tension ?

  • 6:42OuverteRéponse directe

    De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

  • 6:51OuverteRéponse directe

    Vous comprenez cette angoisse de l'étudiant à Parcoursup ?

  • 9:17OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous soutenez ces mesures ? Est-ce qu'elles sont de nature à vous convaincre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:47InvitéFait
    « Il y a deux 49.3 possibles. Il y a celui où, effectivement, on empêche le débat, on bloque le débat. Par exemple, Mme Borne, à l'occasion du débat sur les retraites. »
  • 3:36InvitéFait
    « Il s'est montré unijambiste, le Premier ministre. Il a écouté avant tout les socialistes et il n'a pas écouté ce que portait le Bloc central. »
  • 4:13InvitéFait
    « Si le 49.3 était choisi, il pourrait être activé dès demain sur le volet recettes du projet de loi de finances, puis sur le volet dépenses et enfin sur le texte dans son ensemble. »
  • 9:58InvitéFait
    « Il y a deux 49.3 possibles. Il y a celui où, effectivement, on empêche le débat, on bloque le débat. Par exemple, Mme Borne, à l'occasion du débat sur les retraites. Et puis, vous avez le 49.3 qui est celui né d'un compromis qui permet finalement de rassembler le plus largement possible à l'Assemblée et puis au Sénat. »
  • 10:24InvitéChiffre
    « Le Premier ministre a annoncé hier aussi aux entreprises qu'il maintenait la sur-IS de 8 milliards, ce qui permet de financer. »
  • 12:27InvitéFait
    « Nous avons, nous les socialistes, fait des propositions sur le budget. Nous menons un combat. Et aujourd'hui, nous obtenons des résultats pour les Français de la retraite jusqu'à un certain nombre de mesures que vous avez vu tout à l'heure. »
  • 13:34InvitéChiffre
    « Vous allez avoir près de 3 millions de Français qui auront près de 600 euros jusqu'à 600 euros de primes d'activité en plus cette année, 600 euros pour des familles de revenus supplémentaires. »
  • 15:07InvitéChiffre
    « Selon le dernier bilan d'une ONG iranienne, au moins 3428 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement par les forces de sécurité iraniennes. »
  • 17:50InvitéFait
    « Nous avons fait trois propositions. D'augmenter les mesures, un nouveau train de sanctions contre le régime et attendre la fin du mois. C'est trop loin. »
  • 18:48InvitéPromesse
    « Je vais proposer à tous les collègues parlementaires, j'ai envie de dire, de l'arc républicain de signer un appel au président de la République pour demander officiellement, comme je l'ai fait mercredi, on va redemander aujourd'hui, à ce que le corps des guerriers à la révolution, les passes d'Aran, soit officiellement sur les désorganisations terroristes. »
  • 20:22InvitéFait
    « Je suis tout à fait d'accord. Ce régime réprime son peuple et déstabilise la région, la région du Moyen-Orient et déstabiliser à cause de ce régime. »
  • 20:48InvitéFait
    « Le peuple iranien n'a jamais voulu réellement ce régime, a toujours protesté, a toujours résisté. »
  • 21:27InvitéFait
    « Déclarer les pastarans comme un groupe terroriste, notamment, et ont diminué au minimum vraiment les relations diplomatiques. »
  • 24:16InvitéFait
    « Non, je pense qu'il ira jusqu'au bout, mais il conduit un homme politique en dents de scie, avec des durcissements, avec des relâchements, et il utilise tous les moyens pour rester au pouvoir. »
  • 34:05PrésentateurFait
    « garantir qu'on ait une stabilité normative, une stabilité réglementaire, une stabilité fiscale »
  • 34:32PrésentateurFait
    « il n'y aura jamais de 49.3 »
  • 34:43PrésentateurFait
    « le 49.3 c'est ça, c'est le gouvernement qui dit écoutez de toute façon, on voit que ce sera une impasse, donc on coupe les débats et on arrête tout. »
  • 35:21PrésentateurFait
    « La copie elle sera respectueuse du travail parlementaire parce que ce n'est pas la copie initiale du gouvernement. »
  • 35:31PrésentateurFait
    « C'est une copie qui fait le choix du travail sur la question de la prime d'activité ou la question des allégements de charges. »
  • 38:09PrésentateurChiffre
    « on a quand même réduit de plusieurs milliards d'euros le déficit de la sécurité sociale »
  • 38:20PrésentateurPromesse
    « on n'accepterait jamais un budget s'il était au-dessus des 5% de déficit »
  • 38:42InvitéFait
    « Il était question d'être à 4-7. Là, aujourd'hui, on est à 5. »
  • 38:44PrésentateurPromesse
    « Il sera tenu. »
  • 38:45InvitéFait
    « Il sera tenu à condition que la croissance soit bonne cette année. »
  • 43:50PrésentateurFait
    « c'est celle qui peut gagner et c'est celle qui avait déjà réussi une part de l'union importante en embarquant avec elle un certain nombre de personnalités issues tant du MoDem, puisque le MoDem la soutient, que d'une partie d'Horizon et une partie des membres de Renaissance. »
  • 48:05PrésentateurFait
    « la République doit démontrer au contraire qu'elle a besoin de tous les talents »
  • 48:24PrésentateurFait
    « Talent de France »
  • 50:43PrésentateurFait
    « Il y a deux tendances : il y a à la fois une tendance qui est à la baisse, on recule et tant mieux sur les actes antisémites mais qui ne revient pas au niveau d'avant les attentats de 2023 »
  • 51:58PrésentateurFait
    « on a une espèce de nouvel eldorado de l'antisémitisme qui s'appelle l'antisionisme »
  • 58:24InvitéFait
    « le pari gagnant des Jeux Olympiques d'été en 2024 a créé une dynamique positive pour l'organisation d'événements sportifs à caractère international »
  • 1:01:51InvitéFait
    « il reste 3 ans et demi pour avancer »
  • 1:03:34InvitéFait
    « l'hypothèse du 49-3 semble aujourd'hui la voie la plus praticable »
  • 1:03:47InvitéFait
    « un 49-3 l'expose à une motion de censure qui précipiterait sa chute et celle du budget »
  • 1:05:32PrésentateurFait
    « le 49-3 avait sa préférence sauf qu'il y a renoncé sous la pression du parti socialiste »
  • 1:07:02PrésentateurFait
    « il y a 49-3 et 49-3, là c'est pas un 49-3 de blocage, c'est un 49-3 de compromis »
  • 1:08:57InvitéFait
    « il n'y aurait pas de majorité pour voter un budget »
  • 1:09:16InvitéFait
    « nous avons formulé une demande que le Parlement soit respecté »
  • 1:11:24PrésentateurChiffre
    « 5% encore une fois sont les entreprises qui payent la facture »
  • 1:21:59InvitéFait
    « la souveraineté territoriale des États membres de l'Union Européenne »

Temps de parole

  • Présentateur58 %
  • Invité20 %
  • Invité 211 %
  • Invité 36 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce lundi 19 janvier. On va faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. 49.3, ou ordonnance, quel sera le choix de Sébastien Lecornu pour faire passer le budget ? Peut-il faire coup double et échapper dans le même temps à la censure ? On va en parler dans une heure avec Yves Tréa et Elisabeth Martichoux.

Dans une demi-heure, nous poserons également la question à Aurore Berger, la ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. L'Union européenne est-elle à la hauteur d'un monde sous tension ? Doit-elle être plus ferme sur l'Iran ? Peut-elle riposter à Donald Trump qui menace de droit de douane les pays soutenant le Groenland ? Le sénateur socialiste Rachid Temal est notre invité. Dans quelques instants, on lui posera ses questions. Et puis on sera également avec le neveu du guide suprême iranien Ramenei qui est installé en France et qui sera avec nous dans quelques instants.

À la une de nos régions à moins de deux mois des municipales, nous vous proposons une série de portraits de nos élus. Je vous emmène dans l'heure à Kimboeuf où le maire Benoît Hénard est vraiment multitâche. Vous verrez ça. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence par les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre Toussard.

1:31
Invité

Bonjour Yann.

1:31
Présentateur

Et à la une de ce lundi 19 janvier, ce tragique accident ferroviaire en Espagne.

1:35
Invité

Oui, un train a déraillé hier soir dans le sud de l'Espagne, percutant un autre train. Bilan de ce tragique accident, au moins une vingtaine de morts et une trentaine de blessés. Emmanuel Macron a adressé ses pensées aux victimes de l'accident, évoquant une tragédie et promettant le soutien de la France à l'Espagne.

1:51
Présentateur

Au Portugal, le second tour de la présidentielle opposera socialistes et extrême droite.

1:56
Invité

Le socialiste Antonio José Segura est arrivé en tête du premier tour avec 31% des suffrages contre 23,5% des voix pour le candidat d'extrême droite du parti Chega André Ventura. Le Portugal va donc connaître une situation de cohabitation puisque l'actuel Premier ministre est issu du centre droit.

2:13
Présentateur

Les Européens qui s'affichent unis face aux menaces de Donald Trump.

2:16
Invité

Les ambassadeurs des 27 États de l'Union Européenne ont affiché hier à Bruxelles l'unité face à Donald Trump. L'Union Européenne s'est dite prête à répondre à une nouvelle attaque commerciale des États-Unis en cas de bras de fer pour annexer le Groenland. Une situation internationale tendue qui fera l'objet d'un débat ce soir à l'Assemblée nationale et au Sénat.

2:34
Présentateur

49,3 où ordonnance Sébastien Lecornu va trancher.

2:37
Invité

Et c'est la fin de ce long marathon budgétaire qui a duré trois mois avec un dernier virage à prendre pour le Premier ministre Sébastien Lecornu. Les explications de Clémentine Weiss. Écartée à de multiples reprises, l'hypothèse du 49,3 semble aujourd'hui la voie la plus praticable. Cet outil a le mérite d'avoir déjà été utilisé, mais aussi de conserver dans le texte final des amendements votés au Parlement. Un moindre mal après des mois de travail, mais le Premier ministre doit s'atteler à trouver un nouveau compromis, car un 49,3 l'expose à une motion de censure qui précipiterait sa chute et celle du budget.

3:13
Présentateur

Ce qu'on peut tous déplorer, c'est que ce compromis ne puisse pas naître sur les bancs de l'Assemblée nationale et qu'il naisse à l'extérieur de l'Assemblée nationale, mais quand même avec des forces politiques qui sont toutes représentées à l'Assemblée nationale et les discussions se font avec les parlementaires.

3:28
Invité

Encore très fragile, le compromis semble néanmoins trouver avec le Parti socialiste, dont plusieurs mesures ont été reprises dans la copie budgétaire. Il s'est montré unijambiste, le Premier ministre. Il a écouté avant tout les socialistes et il n'a pas écouté ce que portait le Bloc central. Mais maintenant, on ne va pas tergiverser. Donc il faut le voter ? Il faut avancer. Il faut adopter ce budget. Et en tout cas, s'il y avait une motion de censure, ne pas voter la motion de censure. Vendemous contre un 49,3 il y a encore quelques mois, le Parti socialiste voit désormais d'un bon oeil ce dénouement budgétaire possible.

Il peut être critiqué dans la mesure où, quelquefois, c'était pour forcer une majorité. Là, il ne s'agit pas de forcer une majorité, il s'agit de constater qu'il n'y a pas de majorité et que donc l'article 49,3 est particulièrement approprié à cette situation. Si le 49,3 était choisi, il pourrait être activé dès demain sur le volet recettes du projet de loi de finances, puis sur le volet dépenses et enfin sur le texte dans son ensemble.

4:23
Présentateur

La ministre de la Santé, Stéphanie Riste, est en tête de la législative partielle dans le Loiret.

4:27
Invité

Oui, Stéphanie Riste récolte 33,9% des voix au premier tour devant la candidate du Rassemblement national, Tiffany Rabot, avec 27,2% des suffrages, qui a devancé d'une courte tête la socialiste en troisième position, Guylaine Konowski, avec 27,1% des voix. Le second tour entre Stéphanie Riste et la candidate du Rassemblement national aura lieu dimanche prochain.

4:49
Présentateur

Pour les municipales, François Bayrou est candidat à sa succession à peau.

4:52
Invité

L'ancien Premier ministre a officialisé sa candidature pour un troisième mandat à la tête de la ville béarnaise. Je le cite, quand vous avez respecté vos engagements pendant 12 ans, cela veut dire que vous respecterez les engagements que vous prendrez, a-t-il assuré, en conférence de presse.

5:07
Présentateur

Et puis le Sénégal remporte la Coupe d'Afrique des Nations de foot au terme d'un match chaotique.

5:11
Invité

Oui, le Sénégal s'impose contre le Maroc en prolongation avec un très beau but de Pape Gueye, mais un quart d'heure plus tôt, cette finale a failli mal tourner, puisque les Sénégalais ont menacé d'arrêter de jouer et de rentrer au vestiaire après un pénalty sifflé pour le Maroc. Un pénalty finalement arrêté par le gardien sénégalais. Et l'histoire finit bien pour les Lyons de la Terre Anga.

5:30
Présentateur

Vous avez regardé le match, Rachid Temel ? Bien sûr. Vous étiez pour ?

5:34
Invité

Moi, je soutenais plutôt le Maroc. Mais après, c'est le charme du football. Et donc, c'était une finale. Et donc, le Sénégal est un grand pays de football. Et puis, il a fait une belle compétition de la Coupe d'Afrique des Nations. Il faut gagner sept matchs pour gagner la Coupe d'Afrique des Nations. Donc voilà, bravo au Sénégal. Toutes les félicitations.

5:51
Présentateur

On va parler avec vous de l'actualité internationale, du budget. Je le rappelle, vous êtes sénateur socialiste du Val d'Oise, vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense des forces armées du Sénat. On va revenir sur la situation en Iran, sur les menaces de Donald Trump sur le Groenland. Mais d'abord, on regarde les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois. D'abord, la une de la dépêche Trump-Europe, le bras de fer. La tension autour du Groenland qui monte d'un cran face à la hausse des droits de douane décrétés par Donald Trump. Emmanuel Macron menace d'activer des mesures commerciales contre les États-Unis.

La deuxième une, c'est celle de Corse Matin sur les agriculteurs. Entre amertume et combativité, concurrence du Mercosur, gestion de la dermatose, baisse du budget de la PAC. Tout cela affecte les agriculteurs. Et puis la dernière une, c'est celle du Midi Libre Parcoursup. L'angoisse des lycéens, la phase d'inscription et de formulation des vœux démarre aujourd'hui. Témoignage dans le journal d'élèves et de parents perdus dans la jungle de l'orientation. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

6:44
Invité

Comme les deux premières, les sujets internationaux, où c'est en partie, on en reparlera, de celle du Midi Libre.

6:51
Présentateur

Vous comprenez cette angoisse de l'étudier à Parcoursup ?

6:55
Invité

Oui, alors moi je trouve que de toute façon, Parcoursup est un scandale en soi. Alors il y a plusieurs choses. D'abord, la réforme du bac avec ce système d'options fait que déjà très tôt vous triez les élèves, parce que c'est comme ça que ça se passe dans la vraie vie. En fonction de là où vous êtes dans votre lycée, vous n'aurez pas toutes les options. Donc finalement, cette logique-là fait que dès le début, vous ne pouvez pas faire ce que vous souhaitez. Et puis on sait très bien qu'il y a des parents qui ont les capacités, ils vont inscrire leurs enfants en tel ou tel lycée, ceux qui n'ont pas la capacité. Donc c'est un tri social qui est géographique, qui est détestable.

Ça c'est le premier problème. Et le second sujet, c'est quand vous êtes sur la plateforme de Parcoursup, je mets de côté tout le business qui s'est créé, parce qu'il y a beaucoup de boîtes qui maintenant vous proposent aux parents de faire la bonne lettre, le bon système, etc. Très bien. Mais en fait, quand vous êtes au lycée, en terminale, d'abord il faut imaginer ce que vous voulez faire, ce n'est pas toujours très simple. Et puis vous vous dites finalement, qui va choisir pour moi ? Qui va choisir pour moi ? Moi étudiant, enfin futur étudiant, non, mes parents, non, des professeurs, non, une algoritme dont personne ne connaît rien. C'est une boîte noire.

Et je trouve que quand vous avez, vous êtes à quelques mois de votre bac, ce qui n'est déjà pas simple dans votre anxiété, vous dites finalement, mon destin, par rapport à mes envies, par rapport à ce que je voudrais faire, il n'est, je l'ai dit, de ma situation géographique ou sociale. Et par ailleurs, j'y ajoute une autre composante, qui rajoute de l'angoisse, qui est une boîte noire dans laquelle je vais mettre. Et moi, je vois, on me dit, ah mais si vous êtes 3 000ème là, l'année prochaine, vous pouvez, parce que l'année d'avant, ça a permis. Enfin, excusez-moi. Enfin, quel salarié, quel adulte accepterait cela ?

C'est comme si demain, pour entrer dans le travail, vous vous inscrivez sur un système de, je ne sais pas, qui s'appellerait parcours pro, professionnel de votre vie, puis on vous dit, en fait, finalement, vous ferez tel métier ou tel métier, ou à tel endroit ou à tel endroit. Ce n'était pas acceptable. Donc, il faut qu'enfin, on se pose action. Moi, je souhaite que les lycéens puissent choisir leur avenir. Après, ça fonctionne, ça ne fonctionne pas, réorientation, etc. Ça s'appelle le monde, ça. Mais je pense qu'il faut sortir de cette logique infernale et totalement opaque pour les parents et pour les lycéens.

9:04
Présentateur

On va parler du budget. Déjà, Sébastien Lecornu a annoncé de nouvelles mesures, vendredi soir, sur le budget, des mesures qui concernent la prime d'activité, le non-gel de l'impôt sur le revenu, la taxe sur les grandes entreprises. Est-ce que vous soutenez ces mesures ? Est-ce qu'elles sont de nature à vous convaincre ?

9:20
Invité

Il y en a beaucoup d'autres. Je veux dire, parce que le budget, il va falloir en son ensemble. Il y a le PLFSS, il y avait aussi la retraite, il y avait la question sur le logement, les APL. Comme ça, on peut multiplier beaucoup de choses. Nous sommes faits un exercice qui est une première puisque la situation est telle qu'elle est à l'Assemblée nationale et puis on dirait un mot sur la radicalité de la droite sénatoriale. Donc, moi, ce que je dis, c'est qu'à ce stade, je pense que la bonne option, si on me demande mon avis, je ne suis pas député, je ne suis que sénateur, c'est le 49.3. – Donc, vous l'appelez, utilisez le 49.3 ?

– Moi, je n'appelle rien du tout, je ne suis pas Premier ministre, mais j'ai toujours dit depuis le début, je l'ai dit depuis le mois de septembre, il y a deux 49.3 possibles. Il y a celui où, effectivement, on empêche le débat, on bloque le débat. Par exemple, Mme Borne, à l'occasion du débat sur les retraites. Et puis, vous avez le 49.3 qui est celui né d'un compromis qui permet finalement de rassembler le plus largement possible à l'Assemblée et puis au Sénat. Et donc, c'est pour moi ce que j'appelle un 49.3 de compromis. Aujourd'hui, nous y sommes quasiment.

Le Premier ministre a annoncé hier aussi aux entreprises qu'il maintenait la sur-IS de 8 milliards, ce qui permet de financer, parce qu'une fois qu'on a dit ça, il faut quand même financer. On verra la copie dans quelques heures. Notamment, nous, au Sénat, on regardera aussi la question des collectivités. Mais si cela va dans le bon sens, oui, il faudra dans ce cas-là un 49.3.

10:42
Présentateur

Sans censure des socialistes derrière.

10:44
Invité

Bien sûr, l'idée, c'est que les socialistes ne censurent pas puisque nous avons obtenu des choses. Est-ce que c'est notre budget ? Non. Est-ce qu'il est idéal ? Non. Est-ce que c'est soutenir la majorité macroniste ? Enfin, la majorité macroniste, ce qu'il en reste ? Non plus. Ce n'est pas ça. C'est de dire, à un moment donné, quand vous êtes... L'idée, c'est de dire que demain, les collectivités vont pouvoir faire des choses parce qu'il y a un budget. que demain, les grandes associations dans ce pays vont être financées également. Et comme ça, je pourrais prendre beaucoup d'exemples. Donc, la question qui nous est posée, c'est est-ce qu'il faut faire avancer le pays ? La réponse est oui.

Est-ce que dedans, on a des mesures conséquentes qui améliorent la vie des Français ? La réponse est oui. Alors, il faut maintenant trouver un budget. Parce que sinon, l'autre option...

11:20
Présentateur

Mais est-ce que vous n'avez pas le sentiment de vous reniez un peu après avoir appelé à ne pas utiliser le 49.3, vous les socialistes, maintenant de pousser quelque part Sébastien Lecornu à l'utiliser ?

11:29
Invité

Alors, moi, d'abord, on ne pousse à rien. Et moi, je prends ma position à moi, personnellement, parce que c'est moi que vous invitez aujourd'hui. Moi, je n'ai jamais été pour retirer la question du 49.3. Parce que dès le premier jour, je l'ai dit, un 49.3 qui empêchait le débat, comme on l'a connu les années précédentes, bien sûr que c'était une opposition ferme de ma part. Mais un 49.3 de compromis, c'est autre chose. Parce que la réalité, c'est que l'Assemblée, il n'y a pas de majorité. Donc, il faut faire des compromis. Et on sait très bien qu'avec un bloc, les deux blocs qui sont deux extrêmes, l'extrême droite et l'extrême gauche, c'est compliqué d'y arriver.

Donc, oui, il faut faire ça. Et puis, les ordonnances, parce qu'il y a ce débat-là. L'ordonnance, c'est quand même le fait que le Parlement dise finalement, je ne fais plus rien. Il serait une première. Et je crois que ce n'est pas une bonne chose. Donc, moi, je ne suis pas favorable aux ordonnances. Il nous reste l'option du 49.3. C'est au premier ministre d'en décider. Il réunit son Conseil des ministres tout à l'heure. Donc, nous verrons à ce moment-là ce qu'il décidera. Mais moi, ce que je retiens, c'est les mesures favorables aux Français compte tenu les socialistes. Parce que depuis le début, depuis le mois d'août, nous avons, nous les socialistes, fait des propositions sur le budget.

Nous menons un combat. Et aujourd'hui, nous obtenons des résultats pour les Français de la retraite jusqu'à un certain nombre de mesures que vous avez vu tout à l'heure.

12:36
Présentateur

– Et vous entendez les critiques de la droite qui disent que c'est un budget socialiste, que Sébastien Lecormus, c'est trop socialiste. Qu'est-ce que vous en dites ?

12:43
Invité

– Si on prend la droite sénatoriale, celle qui a souhaité sortir du débat, je rappelle, puisque la radicalisation de la droite sénatoriale qui fait qu'à la fin, le Sénat se trouve hors jeu, c'est de leur responsabilité. Après, les choses sont simples, ça s'appelle de l'arithmétique politique. Il a fallu trouver des compromis. La droite, je rappelle que la droite, elle est dans le socle commun. Donc j'ai envie de dire, c'est leur sujet, c'est leur business entre guillemets.

13:05
Présentateur

– Elle est encore pour vous ?

13:07
Invité

– Je crois savoir que quand il y a le socle commun qui se réunit, il y a dedans LLR. Moi, je ne participe pas aux réunions, je ne sais pas ce qu'il s'est dit. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours très simple, mais je lis dans la presse, dans les gazettes comme tout le monde, qu'il y a des réunions, des échanges dans le socle commun. Nous, nous sommes dans l'opposition, que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée, nous sommes dans l'opposition au président public, au Premier ministre. Nous faisons notre boulot d'opposants. Et un opposant, c'est à ceux qui attendent le grand soir depuis deux siècles, et puis nous, nous sommes pour les petits matins.

C'est-à-dire des mesures concrètes qui font avancer les choses pour les Français. Donc là, quand par exemple, vous allez avoir près de 3 millions de Français qui auront près de 600 euros jusqu'à 600 euros de primes d'activité en plus cette année, 600 euros pour des familles de revenus supplémentaires, je crois qu'on ne peut être que favorables à cela.

13:50
Présentateur

En cas de 49.3, il y aura une navette parlementaire. Est-ce que vous souhaitez que le Sénat ne réexamine pas ce texte et le renvoie à l'Assemblée ?

13:59
Invité

De toute façon, quoi qu'il arrive, il y aura ce débat à la fin, ce sera l'Assemblée, parce que le Sénat a fait le choix de sortir du jeu. Enfin, pardon, la majorité de droite a fait le choix de sortir du jeu. Moi, je le regrette. Donc moi, je suis pour que vous savez...

14:10
Présentateur

Le Sénat peut réexaminer le texte, peut le remodifier, peut le retransformer, ce qui ralentirait les débats.

14:14
Invité

Bien sûr, mais en même temps, est-ce que je souhaite que le Sénat... Je ne peux pas reprocher la droite d'avoir amputé le Sénat de sa capacité à agir, pour moi-même appeler la même chose. Donc moi, je suis pour que les deux chambres fassent leur travail. Mais dans la cohérence...

14:28
Présentateur

Vous vous doutez d'une pression de la droite sénatoriale ?

14:30
Invité

Je souhaite que le Sénat s'inscrit dans une logique à la fin d'aboutissement et non pas de retardement, parce que c'est les mêmes qui vous disent que ça coûtera cher au pays qui ont retardé le processus jusque-là. Un peu de cohérence à mes amis de droite.

14:45
Présentateur

L'absence de budget affaiblit-elle la France dans un contexte de tensions internationales ? On va en parler ce soir au Sénat. Il y a un débat sur la situation internationale. Venezuela, Iran, Groenlande, on va parler de tous ces sujets. Dans quelques instants, on sera avec le neveu du guide suprême iranien, Ramenei. Mais d'abord, un point sur ce qui se passe en Iran. C'est votre éclairage, Alexandre. Point d'abord sur le bilan de la répression de ces manifestations en Iran.

15:07
Invité

Oui, selon le dernier bilan d'une ONG iranienne, au moins 3428 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement par les forces de sécurité iraniennes. Un chiffre qui ne pourrait n'être qu'une fraction du bilan réel. Et puis des milliers de personnes ont été arrêtées selon un média iranien.

15:22
Présentateur

Quelles vont être les sanctions internationales contre le régime iranien ?

15:24
Invité

Eh bien d'abord, il y a une sanction américaine qui a été annoncée la semaine dernière par Donald Trump. La mise en place de droits de douane de 25% pour tous les pays qui poursuivront des transactions commerciales avec l'Iran. Les principaux partenaires de l'Iran étant la Chine et la Russie, on le rappelle. Ensuite, l'Union européenne travaille, elle, sur de nouvelles sanctions contre le régime de Téhéran. Des mesures qui doivent être annoncées d'ici la fin du mois. On écoute le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barraud.

La présidente de la Commission européenne a ouvert un chantier de désignation de ceux qui sont les responsables de cette répression et qui pourront être ciblés par des sanctions européennes comme les auteurs des répressions en 2022 du mouvement Femmes, Vie, Liberté l'avait été à l'époque. Alors, les Européens pourraient sanctionner une vingtaine de membres du régime responsables de cette répression violente et ils pourraient s'attaquer également à une dizaine d'entreprises qui produisent des drones, des technologies impliquées dans le massacre des manifestants. Et pour le moment, les 27 États membres de l'Union européenne ne sont pas tombés d'accord sur une autre sanction.

Il s'agirait de placer sur la liste des organisations terroristes le corps des gardiens de la révolution, la milice du régime qui est composée de 200 000 membres. Pour rappel, depuis 2019, les États-Unis, le Canada et l'Australie ont classé cette organisation comme terroriste. Mais au sein de l'Union européenne, pour l'instant, la France, l'Espagne et l'Italie ne seraient pas vraiment favorables à cette initiative considérée comme symbolique, contrairement à l'Allemagne qui estime que cette sanction pourrait frapper notamment certaines banques qui sont liées au corps des gardiens de la révolution.

16:55
Présentateur

Et de nouvelles sanctions qui s'ajouteraient aux sanctions actuelles prises contre le régime iranien.

16:59
Invité

Eh bien oui, depuis des années, il y a des sanctions lourdes qui ont été prises au niveau international contre l'Iran pour plusieurs raisons. D'abord, pour son programme nucléaire illégal ou alors son soutien à la Russie dans la guerre en Ukraine. Parmi ces sanctions internationales, il y a un embargo militaire interdisant toute livraison d'armes vers ce pays, des restrictions financières massives sur les responsables du régime et puis un embargo économique sur certains secteurs, notamment le secteur énergétique, des sanctions que subit également le peuple iranien. Il faut le rappeler.

Rachid Temal, la réaction de la France face à ce bain de sang depuis des semaines, est-ce qu'elle n'a pas été trop timorée ? – Moi, j'ai posé une question la semaine dernière au ministre Barrault. Vous l'avez... C'est-à-dire, c'était la réponse qu'il me faisait. Et avec mon groupe, nous avons fait trois propositions. D'augmenter les mesures, un nouveau train de sanctions contre le régime et attendre la fin du mois. C'est trop loin. C'est trop loin. Et dans... Je reviendrai après sur le corps des guerriers de la révolution. On avait aussi proposé la demande de libération de tous les prisonniers. Et puis, il y a aussi un élément qu'il faut activer.

Au niveau des Nations Unies, il y a un système de protection pour protéger, R2P. Et donc, je pense qu'il faut activer ce dispositif-là qui ferait que les Nations Unies prennent des mesures concrètes aussi. Si je reviens... Et puis après, il y a la mesure sur les guerriers de la révolution. Pourquoi c'est essentiel ? – Elle n'est pas que symbolique, cette mesure ? – Non, parce qu'en fait, aujourd'hui, il faut le bras armé du régime qui massacre à coup de Kalashnikov un grand peuple qui se bat à main nue. Bon, c'est quand même ce corps-là, ce corps des guerriers de la révolution. Il faut faire casser, il faut casser, on va dire, l'outil répressif, l'outil de terreur et de mort que ce corps-là.

Et donc, il faut absolument prendre. Et donc, aujourd'hui, je vais proposer à tous les collègues parlementaires, j'ai envie de dire, de l'arc républicain de signer un appel au président de la République pour demander officiellement, comme je l'ai fait mercredi, on va redemander aujourd'hui, à ce que le corps des guerriers à la révolution, les passes d'Aran, soit officiellement sur les désorganisations terroristes et qu'il y ait des mesures concrètes, précises qui soient prises contre ces dirigeants, contre ces activités économiques.

Parce que c'est le pili du régime qu'il faut faire tomber, qui fait de la répression, que dis-je, des massacres, des massacres aujourd'hui en Iran et depuis longtemps, mais des massacres qui tuent, qui violent, qui torturent, et qui en même temps fait du business. Donc, il faut prendre par les deux aspects, parce qu'il faut faire tomber le régime aujourd'hui, c'est une question… Nous sommes face à quoi ? Finalement, à une situation de non-assistance à peuples en danger. C'est ça dont il s'agit. C'est non-assistance à peuples en danger. Le monde regarde et on ne peut pas rester les bras ballants face à cela. Donc, les Européens, maintenant, doivent prendre leurs responsabilités.

Nous serons et nous serons gés aux autres histoires sur ce que nous avons fait pour ce peuple-là qui est une grande culture, une grande civilisation et qu'aujourd'hui, gérée par des bouchers depuis maintenant la révolution iranienne qui massacre un peuple et qui n'a rien fait de concret à part faire des guerres et tuer son propre peuple.

19:53
Présentateur

On va voir, on est en duplex depuis Croix dans le Nord avec Marmoud Mourad Kani. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le neveu du grid suprême iralien Ali Ramenei. Vous venez d'entendre, vous êtes médecin ORL, je le précise, à Croix dans le Nord. Vous venez d'entendre ce que dit Rachid Temal. Est-ce que vous êtes d'accord ? Aujourd'hui, il faut faire tomber le régime.

20:14
Invité

Bonsoir, bonjour. Je suis ravi de vous avoir. Merci de votre invitation. En effet, je suis tout à fait d'accord. ce régime réprime son peuple et déstabilise la région, la région du Moyen-Orient et déstabiliser à cause de ce régime.

20:37
Présentateur

Est-ce que vous pensez que cette révolution est la bonne, que cette fois, le régime peut tomber ?

20:44
Invité

Le peuple iranien n'a jamais voulu réellement ce régime, a toujours protesté, a toujours résisté. Malheureusement, les mouvements sont relativement spontanés, sans programme et sans perspective politique, ce qui affaiblit les forces des mouvements. Mais finalement, il faudrait aider et il faudrait assister le peuple iranien dans les mouvements qui sont en cours ou qui viendront à l'avenir pour renverser ce régime.

21:20
Présentateur

– De quelle manière, selon vous ? La France n'en fait pas assez ?

21:24
Invité

– Ça a été dit tout à l'heure. Déclarer les pastarans comme un groupe terroriste, notamment, et ont diminué au minimum vraiment les relations diplomatiques. Ce régime a été malheureusement aidé depuis longtemps. Il est mal tenu grâce à la répression, bien entendu, grâce à notre faiblesse en opposition, je suis d'accord, mais quand même, plusieurs pays dans la région et même en Europe, ont aidé au maintien de ce régime.

21:58
Présentateur

– Est-ce que vous avez encore des contacts, Maroun Mourad Kani, avec vos proches en Iran, voire avec votre oncle ?

22:06
Invité

– Non, je n'ai pas de contacts avec mon oncle. La dernière fois que je l'ai vu, il était président de la République, il n'était pas encore devenu, il n'avait pas encore succédé à Roménie. C'était en 1985 et je suis sorti en Iran suite à notre opposition. Mon père était devenu opposant six mois après la victoire de la révolution islamique et de même notre famille et on a rompu tous nos contacts avec mon oncle en particulier. Mais personnellement, j'ai encore des contacts avec la famille, on partait de la famille de Khamneyi, et bien entendu ma mère et bien sûr mes soeurs sont encore en Iran.

22:53
Présentateur

– Que vous disent-elles ? – Allô ? Oui, vous m'entendez ? – Allô, je vous entends. – Oui, que vous disent-elles ? Que vous dit votre mère ? Que vous disent vos soeurs ?

23:06
Invité

– Notre famille dans son entier est opposant à ce régime. Ma mère aussi, elle a rompu toutes ses relations avec son frère, avec son frère, de même mes soeurs et mon frère. Nous n'avons pas de relation. Mon père était quelqu'un de très important à l'époque de la révolution. Il a participé à la révolution islamique, mais il était contre le principe où elle a été failli. Il n'a pas signé la constitution de la République islamique, malgré qu'il était membre de l'Assemblée et constituant la constitution. Il est devenu opposant, notamment après avoir découvert que l'incentie du cinéma-rex d'Abadan en 1978 était commandité par les Mullah et non pas par le régime de Mahmoud Zahra, par la vie.

24:03
Présentateur

– Un dernier mot, Mahmoud Mouradkani, est-ce que vous pensez que votre oncle ira jusqu'au bout, n'hésitera pas à sacrifier son peuple, à continuer les massacres ? Ou est-ce que vous pensez qu'il peut négocier avec un Donald Trump, par exemple ?

24:16
Invité

– Non, je pense qu'il ira jusqu'au bout, mais il conduit un homme politique en dents de scie, avec des durcissements, avec des relâchements, et il utilise tous les moyens pour rester au pouvoir. et je pense que parmi ces moyens, ça peut être des mensonges, des promesses qu'ils n'ont jamais retenu. Si vous voulez, dans leur idéologie, dans leur pensée, mentir pour maintenir le régime est autorisé. Donc, ils ne vont pas hésiter à mentir, ils ne vont pas hésiter à réprimer encore le peuple, et je ne pense pas qu'il cèdera à la population. Seule sa disparition permettra d'évoluer vers un changement profond dans le régime.

Et je pense qu'après Ali Khamni, il y aura des différends à l'intérieur du régime, et il y a beaucoup de rivalités, il y a beaucoup de différends. Et après Ali Khamni, il n'y a personne qui puisse avoir le prestige, et si vous voulez, la force de maintenir le régime en État. Et je pense que sa mort, sa disparition est salvatrice. Par contre, j'aurais aimé qu'il soit jugé, et qu'il soit emprisonné.

25:41
Présentateur

– Un mot de réaction, Rachid Temel ?

25:43
Invité

– Vous avez raison de dire qu'il y a des pays qui participent de tout cela. C'est pour ça que dans les demandes que nous avons faites, il faut aussi une réunion rapide du Conseil de sécurité des Nations Unies. Que le monde voit qui soutient qui. Parce qu'on sait bien que, par exemple, la Chine achète 90% du pétrole iranien. On sait bien qu'il y a aujourd'hui du matériel militaire iranien qui rejoint bien sûr la Russie contre l'Ukraine. Je pense qu'il faut qu'on le dise, et donc c'est pour ça qu'il faut effectivement détruire ce régime-là et pour que le peuple iranien puisse choisir librement son destin, son régime et la suite.

Et donc c'est à cela qu'il faut abattre ce régime-là qui est néfaste pour son peuple et néfaste effectivement, comme vous l'avez dit, pour la région. Et c'est vrai qu'Ali Kamalaï, le risque en plus, il ne faudrait pas tomber dans le piège, c'est qu'il y ait une ouverture du régime, une ouverture entre guillemets, sur le nucléaire, pour permettre de continuer à tuer librement son peuple. Donc c'est ça, il ne faut pas l'oublier. C'est-à-dire qu'il faut aller jusqu'au bout dorénavant parce que chaque fois on dit encore, encore, encore, plus tard, plus tard, plus tard, et à la fin c'est le peuple iranien qui meurt par centaines, par centaines et par centaines. Et on a tous des témoignages.

Quand vous tirez la Kalashnikov sur votre propre peuple, qui lui manifeste à main nue, que vous reste-t-il ? Que peut-on vous noitant de ce régime-là ? Rien. Il faut l'abattre dorénavant.

27:02
Présentateur

– Merci beaucoup. Merci Mahmoud Mourad Kani d'avoir été avec nous depuis Croix dans le Nord. Merci infiniment d'avoir accepté notre invitation. Alexandre, dernière question là-dessus ?

27:13
Invité

– Oui, on parle de crimes contre l'humanité. En tout cas, certains observateurs parlent de crimes contre l'humanité et que ces manifestants massacrés. Pourquoi ne pas envisager des frappes militaires sur des lieux stratégiques du régime ? – Ça, j'ai envie de dire, c'est une autre question. C'est une autre question. Et là, il y a un certain nombre de choses qui doivent être regardées. Et je pense que, je sais que sur les plateaux télé, plein de gens disent tout et n'importe quoi. Bon, moi, je suis pour que dans ces questions-là, il faut un peu de sérieux de rigueur. Mais en tout cas, qu'est-ce qu'on peut faire nous en tant que politique ?

Bien sûr, le pouvoir, le président public aura à discuter le moment venu potentiellement d'actions militaires. Mais je dis nous, en tout cas, c'est déjà faire en sorte que nous puissions nous agir concrètement sur les mesures. Et donc, déjà, je le redis, avoir une voix plus forte européenne, des mesures plus fortes et abattre la colonne vertébrale du régime de ce qu'il en reste aujourd'hui, c'est aujourd'hui l'essentiel. Ensuite, moi, je veux dire, on pourra discuter de tout le reste sur les options, les ventes militaires, mais tout ça est un peu plus compliqué.

28:10
Présentateur

– Autre sujet qui met l'Union européenne sous tension, les menaces de Donald Trump sur le Groenland, menace que maintient le président américain. On va écouter la réaction du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.

28:20
Invité

– L'Europe a bien sûr intérêt à entretenir des relations transatlantiques constructives, mais pas dans un esprit de vassalité, mais plutôt sur un pied d'égalité. L'Europe a intérêt à ce que la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale des nations soient respectées.

28:36
Présentateur

– L'Europe est à la hauteur des menaces de Donald Trump, Rachid Temel.

28:38
Invité

– Voilà, ça va un peu mieux depuis une semaine. Bon, mais je pense qu'il faut être très, très ferme. On ne peut pas accepter qu'une partie du territoire européen soit attaquée, accaparée, voire même une proposition d'achat. Et donc, nous sommes… Il y a un rapport d'alliance, mais pas de vassalité avec les États-Unis d'Amérique. Et donc, il faut leur dire très clairement la chose. Nous sommes dans une même alliance militaire. On ne peut pas accepter qu'un pays attaque un autre pays. Et nous leur disons très clairement que s'ils font un mouvement vers le Groenland, alors nous devons répondre.

Et donc, oui, il faut avoir des sanctions fortes, immédiates sur un certain nombre d'opérateurs et contre le pouvoir américain, bien aimant.

29:15
Présentateur

– Sauf que Donald Trump menace les pays qui ont envoyé des militaires au Groenland et qui ne soutiennent pas son plan de droit de douane. 10% en février, 25% en juin. Emmanuel Macron, il veut activer l'instrument anti-coercition de l'Union européenne. Avant de vous entendre là-dessus, Alexandre, est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu'est cet instrument ?

29:31
Invité

– Alors, rapidement, ce dispositif, il pourrait limiter les importations américaines en Europe, geler l'accès des groupes américains au marché européen et puis bloquer les investissements américains. Donc, à Bruxelles, on appelle ça le bazooka commercial.

29:43
Présentateur

– Racheter mal, c'est une bonne idée.

29:45
Invité

– Bien sûr, parce que la dernière fois, ce qui s'est passé, quand il y a eu le fameux des droits de douane, vous avez vu la présence de la Commission européenne qui avait dit « Non mais M. Trump, on va vous acheter du matériel militaire, on peut trouver un accord ». Non, en fait, nous sommes le premier marché au monde. Et donc, l'accès au marché européen, c'est recherché par tout le monde, dont les entreprises américaines, que ce soit le numérique ou d'autres. Donc, il faut maintenant leur dire, il faut que l'Europe s'assume comme…

30:10
Présentateur

– Elle ira jusqu'au bout, l'Europe ? Elle suivra l'ordre d'Emmanuel Macron ?

30:12
Invité

– Sinon, franchement, c'est la fin de l'idée européenne. Nous sommes dans un monde des empires contraillés qui sont sur le retour. Les Américains, les Chinois, les Russes et autres, les Turcs. Donc, si vous ne nous faites pas respecter, vous êtes bouffés, tout simplement. Donc, il faut se faire respecter. Et donc, nous avons des capacités. Il faut que l'Europe soit lucide sur ses avantages. Nous sommes le plus grand continent. Il faut maintenant passer aussi du rêve à la réalité. Et donc, un continent qui doit être économique et dire aux Américains, eh bien, c'est comme ça. Vous verrez, vous aurez des sanctions économiques.

Parce que vous verrez qu'à ce moment-là, le rapport de force ne sera plus le même.

30:44
Présentateur

– Merci beaucoup. – Merci à vous. – Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Alexandre, on se retrouve, nous, dans 20 minutes pour la revue de presse régionale.

30:52
Invité

– Oui, on parlera de la campagne des élections municipales qui s'accélère, notamment à Pau et à Bordeaux.

30:57
Présentateur

– Et on suivra évidemment tout ça. Mais d'abord, on accueille notre prochain invité. C'est la ministre Aurore Berger qui nous rejoint. – Bonjour Aurore Berger. – Bonjour. – Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Ministre chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest de France. Bonjour Stéphane.

31:27
Invité

– Bonjour Auréane Aurore Berger, bonjour.

31:29
Présentateur

– Bonjour. – C'est aujourd'hui que Sébastien Lecornu va donc annoncer son choix après avoir renoncé au vote sur le budget. Ce sera 49-3, Ordonald. – C'est le Premier ministre qui l'annoncera dans les heures qui viennent. – Il ne vous a rien dit ? – C'est le Premier ministre qui l'annoncera. – Donc vous savez. – C'est normal que ce soit le Premier ministre évidemment qui annonce. Mais ce n'est pas tant qu'on a renoncé au vote que le fait qu'on a acté, que malheureusement il n'y avait pas de possibilité d'aller au vote après des heures et des heures et des heures de débat. On aurait pu renoncer plus tôt dans ces cas-là. On ne l'a pas fait.

On a accepté l'idée justement d'aller au bout, d'aller dans la commission mixte paritaire avec l'Assemblée et le Sénat, de relancer les débats en cette rentrée. Sauf qu'à un moment je pense que les Français sont lassés pour ne pas dire autre chose. Il faut qu'il y ait un budget, il faut qu'il y ait un budget rapidement et puis dans des conditions très claires qu'on a édictées, notamment pour les entreprises, parce que je sais les inquiétudes que ça génère, qu'il n'y ait aucune modification fiscale pour les entreprises l'an prochain. – Mais quelle est votre préférence juste pour vous ? – Je n'ai pas de préférence entre les deux.

Moi le sujet c'est à un moment, est-ce qu'il y a un esprit de responsabilité quand même qui peut exister au sein de l'Assemblée nationale ? Parce que je pense qu'on entend tous la même chose sur le terrain. On entend tous la même chose, c'est-à-dire que les Français veulent qu'on passe à autre chose et qu'on passe à autre chose vite, parce que sinon un certain nombre de projets de loi qui nous tiennent à cœur ne pourront pas être mis en débat à l'Assemblée nationale ou au Sénat, tout simplement parce que tout le temps parlementaire va être pris par la question budgétaire.

32:46
Invité

– Le Premier ministre a écrit aux entreprises ce week-end, il doit écrire à l'ensemble des parlementaires aujourd'hui, est-ce qu'il le fera ? Si la décision est déjà prise, ça sert à quoi d'envoyer un courrier aux parlementaires aujourd'hui ?

32:56
Présentateur

– Je pense que c'est une question de respect vis-à-vis de l'ensemble des forces parlementaires, il y a à la fois des discussions qui se passent et c'est normal avec les présidents de groupe, mais s'exprimer à l'ensemble des parlementaires, je pense que c'est utile à la fois pour expliquer la méthode, la nécessité de la méthode qui aura été retenue et puis démontrer qu'encore une fois, jusqu'au bout, on a cherché la capacité de compromis et d'ailleurs, ce ne sera pas la copie initiale du gouvernement qui sera prise. – Dans ce courrier, le Premier ministre va apporter quelques précisions ou compléments par rapport aux annonces qu'il a faites vendredi, notamment sur la partie recettes ?

– Sur la partie fiscale, il s'est exprimé justement vis-à-vis des entreprises désières et donc là, je crois que les choses, elles ont été clarifiées parce que vous savez que le vote, il est en deux parties, on vote d'abord les dépenses et puis ensuite, on vote la question des recettes. Donc sur la question des dépenses, c'est parfois plus facile de se mettre d'accord que sur la question des recettes et la question fiscale et nous, ce qu'on voulait, je crois que c'est la demande majoritaire des Français et des entreprises, c'est la question de la stabilité.

En fait, ils en ont marre qu'en permanence, les règles changent, ils veulent à la fois sortir de la question de l'incertitude parce que l'incertitude en économie, elle est mortelle et donc garantir qu'on ait une stabilité normative, une stabilité réglementaire, une stabilité fiscale et c'est ce qu'il a dit hier. – Il aura lieu à quel moment le Conseil des ministres ? – Il aura lieu quand il aura lieu. – Vous avez bien une heure. – Non mais il aura lieu rapidement, il aura lieu après. – Vous savez ce que vous allez faire aujourd'hui quand même. – Je sais à peu près ce que je vais faire aujourd'hui. – Ce matin, cet après-midi ce soir ?

– Il aura lieu dans les prochaines heures, il aura lieu dans les prochaines heures et c'est important de toute façon qu'on se réunisse et encore une fois, je pense que sincèrement, ce qui compte pour les Français, c'est qu'on passe à autre chose. – Mais est-ce que vous comprendriez qu'il renie sa parole sur le 49.3 ? – Mais je pense qu'il ne l'a pas renié, c'est-à-dire qu'il a passé tout le débat parlementaire. – Après avoir martelé, il n'y aura jamais de 49.3 si ce soir il annonce le 49.3. – Mais vous avez bien vu quand même que dans tout le débat parlementaire, c'est fait 149.3. Alors qu'il aurait pu à chaque instant couper les débats parlementaires.

Parce que le 49.3 c'est ça, c'est le gouvernement qui dit écoutez de toute façon, on voit que ce sera une impasse, donc on coupe les débats et on arrête tout. Ce n'est pas ce qu'il a fait. Jusqu'au bout, on a laissé le débat parlementaire se faire. Quand vous actez l'idée, et que les groupes parlementaires eux-mêmes le disent d'ailleurs, j'ai entendu la France Insoumise le dire, j'ai entendu le RN le dire, j'ai entendu les groupes des forces républicaines le dire, que de toute façon il n'était pas possible qu'un vote permette d'adopter le budget. Si les groupes eux-mêmes le disent, c'est qu'à un moment il faut acter l'idée qu'il va falloir faire différemment.

– Mais est-ce que vous dites quand même le 49.3 c'est moins pire que les ordonnances ? – Je ne répondrai pas à cette question parce que c'est au Premier ministre d'y répondre. Encore une fois, ce qui compte c'est quelle sera la copie ? La copie elle sera respectueuse du travail parlementaire parce que ce n'est pas la copie initiale du gouvernement. C'est une copie qui garantit la stabilité fiscale et normative pour les entreprises qui étaient essentielles. C'est une copie qui fait le choix du travail sur la question de la prime d'activité ou la question des allégements de charges. – Donc vous approuvez toutes les mesures que vous l'annoncez vendredi ?

– Mais est-ce que toutes les mesures m'enchantent ? Non, mais comme toutes les mesures n'enchanteront pas les oppositions. C'est le principe même d'un compromis. Moi ce que je veux, c'est surtout un, qu'on donne un budget au pays, qu'on donne un budget vite au pays, qu'on garantisse la stabilité fiscale et normative, qu'on fasse le choix du travail et qu'on passe à autre chose.

35:54
Invité

– Juste une question en technique, si jamais c'était le choix du 49-3 qui se faisait, combien est-ce qu'il y aura de 49-3 et combien de motions de censure à suivre ? – Les recettes, dépenses, vote final, c'est au moins 3-49-3 à l'Assemblée ?

36:06
Présentateur

– Les motions de censure, vous savez, ce n'est pas à moi de répondre, c'est au groupe d'opposition de décider de les déposer, de les déposer. – Pour chaque 49-3, il y a potentiellement une motion de censure. – Si le 49-3 était engagé et c'est la décision du Premier ministre, alors vous savez que chaque groupe a ensuite le droit de déposer une motion de censure. Donc c'est ce qui se décidera dans les heures qui viennent et c'est aux oppositions de vous répondre.

36:23
Invité

– Mais combien de 49-3 il faudrait ?

36:25
Présentateur

– Ce n'est pas à moi de répondre. Et c'est juste qu'on puisse, encore une fois, garantir l'adoption du budget. Ça fait 18 mois qu'on parle du budget avec trois premiers ministres différents, mais ça fait 18 mois qu'on parle de copie budgétaire et que du coup, on n'a pas le temps de parler d'autres choses. Moi, il y a des choses qui m'importent. La lutte contre les violences faites aux femmes, quand on parle de loi 4, la question de la sécurité des Français, la question de la pénitentia, sans doute aussi des Français qui sont attachés à la loi sur la fin de vie. Il y a d'autres sujets, je pense, qui mériteraient d'entrer à l'Assemblée nationale et au Sénat.

– Et le Parti socialiste qui envisage une non-censure, il le dit par la voix d'Olivier Faure, par la voix de Boris Vallaud, le patron du groupe à l'Assemblée. Est-ce que vous dites que le pari est gagné ? – On le verra à la fin. En tout cas, ce que je note, c'est qu'on a à la fois un socle, ce socle, il est constitué de Renaissance, du Modem, d'Horizon et des Républicains. Il y a des nuances, vous le savez très bien, mais c'est un socle qui réussit à tenir, malgré tout, depuis la première formation de ce gouvernement, c'est-à-dire depuis le gouvernement de Michel Barnier.

On a réussi à continuer à avancer ensemble et on a un Parti socialiste, il faut le reconnaître, qui a pris des engagements et qui les a tenus. Aussi parce qu'en face, le gouvernement a tenu ses engagements. En termes de transparence, c'est-à-dire qu'on a fait exactement ce qu'on a dit qu'on ferait et aussi sur la capacité à aller chercher un compromis. – Mais vous qui venez de la droite, vous ne dites pas que Sébastien Cornu, il a trop cédé aux socialistes ? – Je dis qu'il fait en fonction des réalités et qu'à un moment, faire de la politique, c'est aussi être lucide. – Il n'est pas trop à gauche ce budget pour vous ? – Non, mais comme certains vous diraient, est-ce qu'il est trop à droite ?

Parce que ça s'appelle un compromis. Et qu'encore une fois, ce n'est pas le budget sans doute que les socialistes auraient voté si ils étaient en majorité absolue, ce n'est pas le budget qu'on aurait fait adopter si on était en majorité absolue. Mais personne n'ayant de majorité absolue ni même relative, il va bien falloir qu'on se fasse à l'idée du compromis politique dans notre pays. – Vous n'êtes pas inquiète sur le financement des mesures ? – Non, parce que de toute façon, vous voyez bien que, un, sur le budget de la sécurité sociale, on a quand même réussi à réduire la question du déficit. Alors oui, j'aurais préféré qu'on aille encore plus loin.

Mais on a quand même réduit de plusieurs milliards d'euros le déficit de la sécurité sociale. Donc c'est quand même mieux que ce qui était l'année dernière. Et là, on a dit une chose très claire, c'est qu'on n'accepterait jamais un budget s'il était au-dessus des 5% de déficit. Donc on tiendrait à cet engagement qui n'est pas un engagement de circonstance, qui est un engagement absolument nécessaire aussi en termes de crédibilité sur les marchés financiers. Ce qui veut dire de crédibilité pour les Français, pour demain, pouvoir emprunter parce que ça les concerne très directement.

38:36
Invité

– Il était question d'être à 4-7. Là, aujourd'hui, on est à 5. C'était le seuil que s'était fixé Sébastien Le Cordu. – Oui, et il sera tenu. – Il sera tenu à condition que la croissance soit bonne cette année.

38:46
Présentateur

– Regardez, l'an dernier, on a tenu exactement ce qu'on avait mis comme objectif en termes de crédibilité. – Donc vous n'êtes pas inquiète sur ce point. – Il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas. Le principal risque en termes de croissance, encore une fois, c'est que les entreprises renoncent à des investissements, que les entreprises renoncent à recruter parce que justement, elles se disent qu'il y a un climat d'incertitude tel qu'elles ne peuvent pas avancer. – Mais il est là ce risque avec les taxes sur les entreprises qui sont les grandes entreprises. – Justement, il n'y aura pas de modification fiscale par rapport aux règles qui ont été définies l'année dernière.

Et je pense que ça, c'est… – Sauf que la contribution, voilà. – Non, parce que vous savez très bien que cet acte qui avait été imaginé par Michel Barnier pour durer deux ans. – Ben voilà, il y a eu une première année. – Deux ans ? – Deux ans. – Ce n'est pas ce qui avait été dit au départ. – C'est ce qui avait été dit par Michel Barnier de manière très claire. Michel Barnier avait dit deux ans. – Deux ans. – Donc il n'y a pas d'évolution fiscale ou normative. – Hier, dans Le Parisien, Gabriel Attal, le patron de Renaissance, dit qu'on paye encore la dissolution. Vous diriez la même chose ? – Non, parce que moi, je pense qu'il faut surtout passer à autre chose.

On ne peut pas être dans le ressentiment par rapport à ce qui s'est produit il y a maintenant 18 mois. En tout cas, je pense que tout n'opère pas de ce qui s'est produit au moment de la dissolution. La dissolution, elle a été un choix politique du président de la République. On peut le contester, le regretter. On peut considérer qu'il a redonné la parole au français. Ça a montré qu'il y avait une fragmentation politique, en effet. Et la question, justement, qui doit nous être posée par rapport à 2027, c'est face au risque de cette fragmentation politique, est-ce qu'on sait faire ensemble ? Est-ce qu'on sait s'unir ?

Est-ce qu'on sait se mettre d'accord sur les conditions, justement, d'une candidature unique en 2027 ? Ou alors, est-ce qu'on prend le risque de la dispersion absolue ? Et dans ces cas-là, c'est un risque d'effacement politique. Mais il faut qu'il tourne la page,

40:15
Auditeur

Gabriel Attal ?

40:17
Présentateur

Je pense qu'il faut tout ce qu'on le fasse. Je pense que c'est la responsabilité d'abord des présidents de partis, évidemment, puisque c'est eux qui peuvent aider à définir les règles. Mais je pense que c'est une décision qui doit être collective. Est-ce qu'il est trop dans le ressentiment vis-à-vis d'Emmanuel Macron, de la dissolution ? En tout cas, moi, ce que je veux, c'est qu'on n'efface pas ce qu'on aura fait pendant les dix dernières années. Parce que moi, je crois à ce qu'on a réussi à faire sur la question internationale et européenne en particulier, sur la question du travail et la réduction du chômage de masse, sur la question de l'innovation.

On a des choses qu'on a réussi à faire. Est-ce qu'on a tout réussi ? Est-ce qu'on a tout transformé ? Non, on doit continuer et on doit aller plus loin. Par contre, si on veut avoir l'espoir de pouvoir continuer à faire vivre des idées politiques, ça suppose un socle commun. Ça suppose une candidature unique. Ça suppose du rassemblement. À défaut, ce sera l'effacement politique et on laissera les Français avoir le choix entre espèces de tenailles identitaires du RN d'un côté, de la France insoumise d'autre. Il faudra vivre avec.

41:10
Invité

Alors ça, ça fait partie des choses que vous allez afficher pour les prochaines municipales. Vous étiez à Bordeaux en décembre, à Nantes la semaine dernière pour soutenir des candidats. Comment est-ce que vous allez vous impliquer dans cette campagne ?

41:21
Présentateur

Autant que les candidats le souhaiteront, évidemment. Donc j'étais à Bordeaux, c'est un candidat Renaissance, mais qui a réussi aussi à faire l'union avec l'ensemble du centre et de la droite. À Nantes, c'est un candidat des Républicains, mais qui a réussi à faire là aussi l'union du centre et de la droite. Et je pense que c'est comme ça qu'il faut qu'on réussisse à fonctionner. Parce que les exemples en plus de Bordeaux et de Nantes sont des villes qui ont malheureusement été abîmées, notamment sur les questions d'insécurité, singulièrement à Nantes. Et donc on a besoin face à ça pour gagner de se réunir.

C'est un principe assez basique en politique de se dire que c'est en se réunissant qu'on peut gagner.

41:51
Invité

Il y a beaucoup de villes où il y a une vraie union comme ça entre le centre et la droite républicaine ?

41:58
Présentateur

Oui, écoutez, j'étais à Rennes, il y a aussi une union qui a été rendue possible. Lille, avec Violette Spilbout, elle a réussi. À Annecy, avec Antoine Armand, il a réussi. J'espère qu'à Strasbourg, on réussira aussi parce qu'aujourd'hui, il y a des candidats surdispersés. Et je pense que c'est notre responsabilité d'y arriver. Parce qu'encore une fois, si on veut réussir l'alternance dans ces villes, c'est une alternance qui doit se faire en étant unis. Parce que sinon, on donne le sentiment de ne pas savoir exactement où on veut aller, comment on veut se comporter, avec qui on veut gouverner demain. Et donc, on risque de donner une prime aux sortants.

Si on ne veut pas donner une prime aux sortants, il faut être réunis. Sauf que dans beaucoup de ces villes, de grandes villes, Renaissance soutient des candidats qui ne sont pas issus de Renaissance. Est-ce que vous le regrettez ? Écoutez, ce n'est pas moi qui ai organisé les élections municipales pour le parti, je n'en suis pas la présidente. Vous n'auriez pas fait la même chose ? En tout cas, moi ce que je veux, c'est qu'il n'y ait pas le risque de l'effacement. On a des grands partis politiques qui, malgré des défaites très importantes des élections présidentielles, le Parti Socialiste ou les Républicains ont survécu. Ils ont survécu, pourquoi ? Parce qu'ils avaient une base arrière.

Et la base arrière, c'est quoi ? C'est une base arrière municipale, départementale, régionale. Que vous n'avez pas aujourd'hui. Donc, c'est pour ça que nous, on doit impérativement construire cela, construire des alliances au niveau local de manière à garantir d'avoir des ailes locaux, d'avoir, qu'on ne soit pas unis derrière la candidature de Rachida Dati parce que je pense qu'elle peut gagner et je pense que Paris a besoin d'alternance. Donc, vous regrettez que Renaissance ait soutenu la tête ?

Moi, j'ai dit que je soutenais celle qui est à la fois ma collègue au sein du gouvernement, qui soutient par ailleurs le président de la République, qui d'ailleurs a réussi une part d'union parce qu'il y a aussi des maires Horizons qui la soutiennent et il y a d'ailleurs un certain nombre de nos parlementaires, je pense à Sylvain Maillard ou mon collègue Benjamin Haddad qui la soutiennent. Donc, je pense que, encore une fois, elle est le mieux l'étendard de nos valeurs. À Paris, c'est Rachida Dati. Qui porte plus l'étendard de nos valeurs qu'il y arrive en Azel ?

En tout cas, c'est celle qui peut gagner et c'est celle qui avait déjà réussi une part de l'union importante en embarquant avec elle un certain nombre de personnalités issues tant du MoDem, puisque le MoDem la soutient, que d'une partie d'Horizon et une partie des membres de Renaissance. Est-ce qu'elle doit quitter le gouvernement dès maintenant ? Elle a dit qu'elle quitterait avant les municipales. Est-ce qu'il est temps qu'elle le fasse désapprésent ? C'est une décision qui appartient pour le coup au Président de la République et au Premier ministre et à eux seuls. Elle a dit très clairement qu'elle ne serait pas en même temps candidate et en même temps ministre de la Culture.

Après, le choix du moment où elle devra partir, on n'est pas encore en campagne officielle. Le choix du moment où elle devra partir, c'est le choix. Vous savez bien que la campagne officielle, vous en savez bien les règles, vous ici, n'a pas commencé. Donc ça, c'est le choix du Président de la République et du Premier ministre. Il y a un autre choix de renaissance qui suscite le débat, c'est celui de soutenir Louis Sarkozy à Menton. Est-ce que vous, vous êtes d'accord avec ce choix ? Je n'ai pas d'avis sur le sujet, très honnêtement. Je comprends surtout qu'il n'y a pas d'autre candidature à Menton si ce n'est la candidature du Rassemblement national.

Donc je crois que les équipes locales qui ont fait ce choix-là ont considéré qu'il fallait soutenir celui qui pouvait battre le Rassemblement national. Je crois qu'il a clarifié heureusement ses positions d'ailleurs vis-à-vis de Reconquête et du RN. Donc oui. Donc en tout cas, il faut choisir celui qui permet de gagner face au Rassemblement national. Mais Renaissance, est-ce que ces municipales elles ne vont pas illustrer finalement votre manque d'implantation locale ? Encore une fois, moi je n'ai jamais fait le choix de l'effacement politique et de l'effacement local. J'ai toujours considéré qu'il fallait être présent à l'échelle locale. Donc vous regrettez le choix de Gabriel ?

Moi j'aurais préféré qu'on soit plus présent à l'échelle locale. Par contre, je vois qu'on a des candidats qui sont très impliqués, que ce soit à Bordeaux, que ce soit à Lille, que ce soit à Annecy. Je vois qu'on a aussi des candidats qui ont réussi à faire l'union et avec lesquels nous sommes particulièrement impliqués. Les exemples de Rennes que je prenais parce que j'y étais encore la semaine dernière. Et puis une possibilité de victoire à Paris parce que moi je considère que soutenir un membre du gouvernement qui est candidat, c'est quand même faire le choix de nos valeurs.

45:46
Invité

Vous évoquiez la nécessité de l'union pour les municipales et cette nécessité d'union elle existe aussi pour la présidentielle. Vous militez pour l'organisation d'une primaire du centre pour départager et trouver un candidat unique. Est-ce que c'est possible tant qu'Edouard Philippe refuse toute idée de primaire ?

46:02
Présentateur

Ce sera nécessaire parce qu'on aura besoin de se donner à nous-mêmes un élan et cet élan vous le donnez quand vous créez un débat autour de vos idées et pas des idées des autres. Là on parle plus finalement de la question du RN et qui peut battre le RN que de la question de qu'est-ce qu'on a à présenter comme projet aux Français.

Le projet qu'on a à présenter aux Français qui devra aussi à la fois démontrer une continuité par rapport à ce qu'on a apporté au pays avec le président de la République et aussi une part de rupture notamment sans doute sur des enjeux de méthode et puis parce que encore une fois la France de 2017 elle ne sera pas la même en 2027 et bien ça ce projet politique on aura intérêt à le porter ensemble et de toute façon on sait très bien la conséquence si on est dans l'incapacité de le porter ensemble. C'est qu'aucun ne sera qualifié au second tour. Donc on aura ce duel-là.

Ce duel-là entre le RN et LFI ce ne sera pas de la science-fiction ce ne sera pas de la politique-fiction c'est malheureusement ce qu'on présentera aux Français et on en sera comptable. On en sera comptable si on n'a pas réussi avant à réaliser l'Union et à s'en donner les moyens.

47:00
Invité

Une primaire au centre si jamais ça devait se décider ça se décide quand ? Après les municipales ?

47:05
Présentateur

Au lendemain des municipales je pense avant l'été en tout cas ça me paraît essentiel.

47:08
Invité

Et s'il y en a une vous serez vous-même candidate à cette primaire ?

47:10
Présentateur

Moi je fais déjà tous les efforts nécessaires pour que cette primaire puisse exister pour qu'on puisse se parler pour qu'on puisse dialoguer pour qu'on puisse être réunis à la même pièce et qu'on avance. Et les municipales démontreront sans doute que là où on a fait le choix de l'Union et bien peut-être que c'est là où il y a les victoires qui sont au bout du chemin. On va parler de la lutte contre les discriminations Stéphane. Oui vous avez lancé l'opération Talent de France donc à la Réunion en décembre en Bretagne la semaine dernière. En quoi est-ce que ça consiste en quelques mots ?

Pendant longtemps en fait la lutte contre les discriminations ça a été une logique de segmentation et moi je ne pense pas qu'il faille faire ça. Je pense qu'il faut une réponse qui est une réponse vraiment républicaine. Et la réponse républicaine c'est quoi ? C'est de dire qu'on a un gâchis humain aujourd'hui parce qu'on a des talents qui restent à la porte. On a une aberration économique parce que les entreprises qui sont stratégiques sur des secteurs de souveraineté et donc je pense que c'est aussi d'ailleurs une réponse politique par rapport à ce qu'on disait sur le RN et la France Insoumise.

C'est-à-dire que vous avez d'un côté la France Insoumise qui dit à un certain nombre de Français la République ne veut pas de vous la République doit démontrer au contraire qu'elle a besoin de tous les talents et puis vous avez de l'autre côté le RN qui considère qu'à un moment il faudrait faire le tri. Moi je pense qu'il ne faut pas faire de tri mais qu'il faut donner à chacun les conditions de réussir. Donc c'est ça Talent de France et puis ce n'est pas pointer les entreprises doit c'est faire avec elles.

C'est-à-dire on va embarquer dès le début c'est ce que je lancerai dans quelques minutes presque au Conseil économique et social avec plus de 400 entreprises qui ont accepté de nous accompagner de manière justement à faire ensemble comment on change les méthodes de recrutement comment on le fait notamment d'un point de vue territorial qu'on soit dans un quartier prioritaire ou qu'on soit dans le plus petit village rural qu'on soit en Hexagone ou qu'on soit en Outre-mer de manière à ce que tous les talents trouvent leur place dans notre pays uniquement en fonction de leurs compétences et pas en fonction de critères qui ne devraient jamais que ce soit le prénom le nom de famille l'origine sociale ou l'adresse.

48:59
Invité

Juste alors sur ce point particulier vous avez lancé vous êtes en train de lancer un grand testing 16 000 CV où vous allez répondre à 4 000 véritables offres d'emploi en faisant varier quelques critères pour voir si effectivement essayer d'objectiver les discriminations sur les prénoms sur l'adresse

49:16
Présentateur

on se renvoie des éléments de ressentir ceux qui considèrent qu'il n'y a plus rien sur la question des discriminations qu'on a tout fait qu'il faudrait passer à autre chose ceux qui considèrent qu'au contraire on n'en a pas fait assez et donc il voudrait qu'on critérise on fait quoi ? On objectif et on mesure et c'est le premier départ

49:30
Invité

Qu'est-ce que vous pensez pouvoir mettre en évidence avec cette opération ?

49:32
Présentateur

Moi je ne connais pas les résultats avant d'avoir lancé par contre ce que je sais c'est que l'État ne l'a jamais fait et ne l'a jamais fait dans cette ampleur des associations s'en sont emparées mais pas l'État et là on le fait avec un laboratoire de recherche qui est indépendant 16 000 CV qui vont être créés de manière à répondre en plus à des offres d'emploi existantes ce n'est pas du CV spontané qui parfois pourrait faire en sorte qu'il soit plus facilement écarté 4 000 offres d'emploi dans 20 secteurs d'activité différents avec 4 critères le sexe est-ce qu'un homme ou une femme est plus défavorable en fonction de l'emploi la question du prénom qui dit parfois aussi beaucoup d'une origine d'une origine sociale la question du nom de famille et la question de l'adresse et ça je pense que c'est aussi un enjeu de réconciliation ne pas opposer d'un côté les quartiers prioritaires politiques de la ville là la ruralité parce qu'en fait il y a parfois les mêmes difficultés les mêmes empêchements sur l'accès à l'information notamment sur les questions de mobilité sur les questions de logement sur la question de la circulation de l'information sur le fait qu'on a parfois l'impression que pour réussir il faudrait forcément partir quitter son quartier quitter son village quitter l'outre-mer pour venir en hexagone et donc c'est aussi ça dont on doit parler Votre combat c'est aussi la lutte contre l'antisémitisme est-ce que vous avez un bilan chiffré définitif des actes antisémites en 2025 ?

Alors il est en train d'être construit et sera présenté dans les jours qui viennent ce qu'on voit c'est quoi ? Il y a deux tendances il y a à la fois une tendance qui est à la baisse on recule et tant mieux sur les actes antisémites mais qui ne revient pas au niveau d'avant les attentats de 2023 donc oui on recule cette année en 2025 par rapport à en 2024 mais on n'arrive pas à redescendre par rapport à avant le 7 octobre 2023 attentat terroriste perpétré par le Hamas je le rappelle 51 français ont été assassinés dans ces attentats Un dernier mot sur une proposition de loi Stéphane

51:15
Invité

Oui c'est la députée Caroline Yadant qui a déposé une proposition de loi sur la requalification pénale des insultes à caractère antisémite je crois qu'elle sera elle commence à être examinée à l'Assemblée cette semaine dès demain Pourquoi cette démarche ?

51:33
Présentateur

Parce qu'on voit que les attaques antisémites ont changé de nature que ce ne sont pas les mêmes terres qui sont employées mais que ce sont les mêmes personnes qui sont visées c'est-à-dire des français juifs ou dont on pense qu'ils le seraient ou ceux qui soutiennent tout simplement la lutte contre l'antisémitisme et donc on a besoin de cette requalification pénale c'est un texte qui est important c'est un texte que le gouvernement soutient pleinement c'est un texte d'ailleurs où elle suit scrupuleusement l'avis du Conseil d'État pour répondre à la question juridique et on le voit bien on voit bien qu'on a une espèce de nouvel eldorado de l'antisémitisme qui s'appelle l'antisionisme et que derrière l'antisionisme ça permet malheureusement d'avoir encore plus d'attaques à caractère antisémite donc c'est ça qu'on doit réussir à bien qualifier et pour bien le qualifier il faut changer la loi Merci beaucoup Merci à vous Merci d'avoir été notre invité ce matin Stéphane Laune de Ouest France c'est un tout autre sujet l'appétit des français pour les oeufs mais la filière sous tension c'est à la une de votre journal Merci beaucoup on va voir ce qui fait l'actualité dans nos régions Et en pleine campagne municipale et à moins de deux mois du scrutin maintenant je vous propose d'aller à la rencontre de nos mères Aujourd'hui direction l'heure découvrir le portrait de Benoît Hénard il est maire de Quillebœuf et vous allez le voir c'est un maire à tout faire Romain David est allé à sa rencontre Et en 2017 je dis à ma fille elle dit tiens mais dans le bon coin on va faire un coup de tube qu'on cherche un barman qu'on cherche un boucher bon bref on s'est fait plaisir une annonce coûte rien et à ma grande surprise des gens ont répondu qu'ils étaient favorables à chercher à aller dans ma commune donc j'étais content sauf que j'avais pas de local toujours le problème du local et la boulangerie elle avait des dépendances à droite comme à gauche

53:09
Invité

qui ne servaient à rien comme ça me tenait à coeur de rouvrir une boucherie un bar tout ça et qu'à l'époque la commune ne pouvait pas financer ça donc j'ai fait le choix de faire un emprunt et d'acheter les murs et de faire les travaux avec ma famille des copains

53:23
Présentateur

la commune a fait le choix de racheter ce corps de ferme là

53:26
Invité

avec 6 mm² de terrain on va ouvrir une maison d'assistance maternelle acquis de boeuf on pourra accueillir 12 enfants

53:32
Présentateur

on a pu le payer comptant sans faire l'emprunt grâce aux économies qu'on a pu faire avec tous les dépannages qu'on fait tous les travaux qu'on fait par nous-mêmes on a pu mettre 400 000 euros sur la table

53:42
Invité

des fois ça arrive que c'est les particuliers des habitants qui m'appellent pour quand ils ont un problème d'électricité de plomberie ils m'appellent on me dit ah si on m'a embêté j'ai une fuite ou j'ai plus de courant tu peux me dire à me dépanner je prends

53:53
Présentateur

la fonction de mer c'est comme si c'est comme si j'ai monté dans un train en 2008 et puis je n'ai jamais arrivé à descendre en gare

54:04
Invité

j'aimerais des fois faire vraiment une pause en disant allez on fait une pause tout s'arrête j'ai plus d'embêtement j'ai plus de papier à faire tout va bien mais ça c'est carré

54:15
Présentateur

voilà et ces portraits sont également retrouvés sur les réseaux sociaux de public sénat sur notre site internet allez Alexandre on va regarder ce qu'il y a à la une de la presse régionale comme tous les jours on commence par le bras de fer entre Donald Trump et l'Europe c'est à la une de la dépêche

54:30
Invité

le président des Etats-Unis qui menace d'une hausse de droits de douane les pays européens dans la France qui soutiennent le Groenland et qui protestent face à la volonté américaine d'annexer ce territoire danois en réponse Emmanuel Macron a demandé à l'Union Européenne d'activer son instrument anti-coercition qui pourrait par exemple bloquer l'accès des entreprises américaines au marché public européen

54:50
Présentateur

autre actualité c'est le lancement aujourd'hui de la plateforme Parcoursup

54:53
Invité

oui Parcoursup c'est la plateforme d'orientation vers l'enseignement supérieur les lycéens vont pouvoir dès aujourd'hui formuler leur vœu d'inscription dans certaines filières et certaines écoles une période qui suscite de l'angoisse pour les lycéens et c'est à la une journal Le Midi Libre le journal Le Télégramme choisit lui de s'intéresser au manque d'attrait des lycéennes pour les filières scientifiques et propose le portrait de plusieurs étudiantes qui ont osé le choix des sciences et qui sont désormais promises de belles carrières d'ingénieurs

55:23
Présentateur

On ouvre une page municipale et la campagne d'abord qui s'accélère à Pau

55:26
Invité

François Bayrou l'ancien Premier ministre a officialisé hier sa candidature à un troisième mandat à la tête de la ville béarnaise et il a attaqué tout de suite ses opposants qui ont selon lui la volonté de détruire tout ce qu'il a mis en place dans cette campagne à Pau 7 candidats feront face à l'ancien Premier ministre François Bayrou avec une gauche qui part en ordre dispersé c'est-à-dire dans le journal La République des Pyrénées et puis à la une du journal Sud-Ouest les élections municipales à Bordeaux avec un duel entre le maire écologiste sortant Pierre Romic et Thomas Cazenave ancien ministre macroniste et qui espère bien remettre la capitale girondide dans l'escarcelle de la droite et du centre

56:03
Présentateur

Alessandre c'est aujourd'hui le jour le plus déprimant de l'année

56:06
Invité

Comment ça va Aurélien en ce moment ?

56:08
Présentateur

Pour le moment ça va il faut venir jusqu'à ce soir du coup

56:11
Invité

En tout cas si ça ne va pas c'est normal car c'est le Blue Monday le troisième lundi de janvier le jour le plus déprimant de l'année de l'année c'est à la une du journal France Antille le journal Antillais qui explique les différentes raisons de cette journée de la déprime c'est le mois de janvier d'une manière générale et le journal explique que malgré le soleil dans les Antilles cette déprime existe également en Outre-mer et qu'il y a un contre-coup des fêtes de Noël c'est normal et la meilleure solution face à cette déprime c'est de cultiver le lien social notamment le lien avec ses proches

56:42
Présentateur

ça c'est une bonne idée peut-être qu'on aurait pu être dispensé de travail du coup aujourd'hui on aurait pu on aurait pu alors si vous avez le Blue Monday Alexandre vous avez une recette il y a les pizzas pour se réconforter

56:53
Invité

les pizzas vous voyez samedi c'était aussi la journée mondiale de la pizza et le journal Lardonnais s'est intéressé aux pizzas les plus étonnantes de Charleville-Mézières et vous allez voir Aurélien vous allez avoir l'eau à la bouche avec d'abord au menu une pizza aux nuggets sauce pommes frites voilà pourquoi pas et puis ensuite encore plus étonnant une pizza aux pétales de bleuets chutney de mertille avec du fromage le morbier bon appétit

57:17
Auditeur

ouais

57:17
Invité

c'est très sophistiqué trop original

57:21
Présentateur

oui nous on est pour mais bon bravo bravo à Charleville-Mézières on va continuer du coup à parler de pizza ce sera l'histoire du jour championnat du monde de pizza acrobatique vous saviez que ça existait ?

57:32
Invité

non je ne savais pas je vais essayer je vous raconte tout je vous raconte tout d'ici la fin de l'émission

57:36
Présentateur

merci beaucoup merci Alexandre on poursuit le tour de l'info dans nos régions dans moins de 20 jours le 6 février débuteront les Jeux Olympiques d'hiver ce sera à Milan-Cortina et en 2030 ce sera au tour des Alpes françaises de les accueillir la semaine dernière l'Assemblée nationale a adopté une loi sur l'organisation de ces Jeux et pour en parler on va dans les Hautes-Alpes à Talar bonjour Jean-Michel Arnaud merci beaucoup d'être avec nous vous êtes sénateur union centriste des Hautes-Alpes vous étiez le rapporteur de ce texte au Sénat qu'il a également adopté est-ce que la version de l'Assemblée nationale vous convient ? est-ce qu'un accord va être trouvé entre les deux chambres ?

58:11
Invité

d'abord je pense nécessaire de rappeler que depuis 1992 la France n'avait pas accueilli de Jeux Olympiques d'hiver et le pari gagnant des Jeux Olympiques d'été en 2024 a créé une dynamique positive pour l'organisation d'événements sportifs à caractère international et cette candidature est assez originale dans le sens où c'est l'ensemble des sites des Alpes françaises quatre clusters qui sont organisateurs et non pas une ville mais un territoire et en termes d'aménagement du territoire cette dimension plus territoriale est évidemment un atout pour l'ensemble des Alpes françaises et au-delà la montagne française pour répondre à votre question le 24 juin dernier le Sénat a adopté une première version de cette loi olympique l'Assemblée nationale la semaine dernière par un vote solennel a adopté sa propre version et quand on analyse les deux versions votées à l'Assemblée nationale et au Sénat je pense que des discussions auront lieu mais qui seront des discussions d'adaptation un peu plus techniques sur tel ou tel article mais globalement il devrait y avoir des voies de passage et d'accords entre les deux assemblées pour faire en sorte que rapidement les organisateurs le COJOP la Solideo et au-delà le CIO et l'ensemble des partenaires je pense aux deux régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et la région Auvergne-Rhône-Alpes pourront avoir un texte cadre qui leur permettra d'accélérer et de mettre en œuvre tous les équipements les investissements la mobilisation à la fois de la population et des réseaux de proximité pour que les JO de 2030 soient également une réussite comme l'avaient été les JO de 2024

59:54
Présentateur

Et dans un tout petit peu plus d'un mois maintenant Milan passera le relais aux Alpes françaises est-ce que vous êtes prêt pour ces JO ?

1:00:03
Invité

Les JO de 2030 vous savez ont été accordés attribués à la France le 24 juillet 2024 c'est-à-dire il y a un peu plus de 18 mois et nous avons la chance à l'occasion de ces perspectives de JO de 2030 de pouvoir déjà réutiliser une grande partie des infrastructures qu'il s'agira de remettre à niveau des JO d'Alberville de 1992 et pour ce qui concerne Nice et les Alpes du Sud les Hautes-Alpes le Brion-Saunet nous avons à réhabiliter le Fort des Trois-Têtes à Brionçon pour permettre d'avoir un village olympique performant et la construction d'une patinoire sur Nice et quelques aménagements également en Savoie et Haute-Savoie mais l'ensemble des organisations sont en cours de finalisation le COJOP travaille avec un président Edgar Gropiron la Solideo la société de livraison des équipements olympiques est en place les recrutements sont aujourd'hui bien avancés et il nous reste à attendre avec une certaine impatience pour certains sites la carte définitive des lieux où auront lieu les JO mais globalement tout le monde est mobilisé et la loi olympique qui doit être arrêtée votée par le Parlement est un élément important parce que cela cadre à la fois les modalités d'organisation une partie des conditions de financement et je pense à l'article 5 en particulier qui cadre aussi ce qui est important pour le débat public dans chacune de nos deux régions les éventuelles contributions des régions en cas de déficit donc plafonner à 75 millions d'euros dans la version de l'Assemblée nationale que le Sénat je ne doute pas en commission mixte paritaire soutiendra et puis évidemment les délais sont courts il reste 3 ans et demi pour avancer mais des appels d'offres ont été déjà lancés des équipes se sont positionnées sur les différents équipements voilà je pense que l'étape importante du vote de la loi sera franchie dans quelques semaines la situation politique nationale n'a pas facilité les discussions avec l'instabilité que le pays a connue mais là je crois que les choses sont en marche sont en bon ordre et nous allons je pense réussir le défi de relever les enjeux de l'organisation de ces JO et s'il y a ici ou là des doutes et c'est bien normal les JO d'été à Paris ont démontré qu'après des pertes de doutes de mobilisation le succès et le succès populaire sera au rendez-vous et maintenant il s'agit aussi de mobiliser la population les réseaux associatifs le manque du sport de l'environnement et les députés ont également proposé qu'une réunion physique ait lieu dans chacun des territoires pour discuter échanger avec les organisateurs je pense que c'est un signe aussi envoyé par l'Assemblée nationale que le Sénat appréciera et reprendra aussi et je ne doute pas que la commission mixte paritaire conclurera tous ces éléments-là

1:03:04
Présentateur

Merci beaucoup Merci Jean-Michel Arnaud d'avoir été avec nous sénateur centriste des Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud vous parliez à l'instant de l'instabilité budgétaire c'est le thème de notre club dans quelques secondes avec nos éditorialistes comment faire passer un budget sans être censuré Sébastien Lecornu va trancher aujourd'hui 49-3 ou ordonnance et après ces annonces de vendredi il pourrait bien échapper à la censure du parti socialiste on voit ça avec Clémentine Louise

1:03:28
Invité

Écartée à de multiples reprises l'hypothèse du 49-3 semble aujourd'hui la voie la plus praticable cet outil a le mérite d'avoir déjà été utilisé mais aussi de conserver dans le texte final des amendements votés au Parlement un moindre mal après des mois de travail mais le Premier ministre doit s'atteler à trouver un nouveau compromis car un 49-3 l'expose à une motion de censure qui précipiterait sa chute et celle du budget Ce qu'on peut tous déplorer

1:03:55
Présentateur

c'est que ce compromis ne puisse pas naître sur les bancs de l'Assemblée nationale et qu'il naisse à l'extérieur de l'Assemblée nationale mais quand même avec des forces politiques qui sont toutes représentées à l'Assemblée nationale et les discussions se font avec les parlementaires

1:04:08
Invité

Encore très fragile le compromis semble néanmoins trouvé avec le parti socialiste dont plusieurs mesures ont été reprises dans la copie budgétaire Il s'est montré unijambiste le Premier ministre il a écouté il a écouté avant tout les socialistes il n'a pas écouté ce que portait le bloc central mais maintenant on ne va pas tergiverser Donc il faut le voter Il faut avancer Il faut adopter ce budget et en tout cas s'il y avait une motion de censure ne pas voter la motion de censure Vent debout contre un 49-3 il y a encore quelques mois le parti socialiste voit désormais d'un bon oeil ce dénouement budgétaire possible Il peut être critiqué dans la mesure où quelquefois c'était pour forcer une majorité Là il ne s'agit pas de forcer une majorité il s'agit de constater qu'il n'y a pas de majorité et que donc l'article 49-3 est particulièrement approprié à cette situation Si le 49-3 était choisi il pourrait être activé dès demain sur le volet recettes du projet de loi de finances puis sur le volet dépenses et enfin sur le texte dans son ensemble

1:05:03
Présentateur

Et on va y revenir avec vous Bonjour Yves Tréard Merci beaucoup Bonjour Auriane Bonjour à tous Directeur adjoint de la rédaction du Figaro IV Bonjour Elisabeth Bonjour Auriane Merci également d'être avec nous 49-3 ordonnance Sébastien Lecornu va donc trancher Est-ce que finalement il a le choix politiquement entre deux mauvaises solutions Elisabeth ?

Oui c'est un peu ça Il faut en finir de toute façon Le 49-3 avait sa préférence sauf qu'il y a renoncé sous la pression du parti socialiste Maintenant il doit le ressortir donc s'asseoir sur une partie des promesses Non il faut en terminer avec ce feuilleton extrêmement délétère qui plonge quand même une partie de l'État dans la possibilité d'agir évidemment Alors 49-3 oui ça permettrait quand même de respecter le Parlement puisque l'on sait qu'avec les ordonnances on a un budget un budget copie initial rectifié ensuite par un projet de loi mais on a un risque évidemment de froisser davantage les parlementaires bref 49-3 décider dans les heures qui viennent annoncer sans doute demain devant la représentation discuter ensuite à l'occasion de trois motions de censure ce sont des mauvaises solutions est-ce qu'il aurait fallu qu'il le fasse plus tôt ?

évidemment oui oui tout ça pour en arriver là il a essayé le compromis jusqu'au bout il coûte de plus en plus cher les exigences du parti socialiste on l'a dit depuis le début c'était vrai sur la sécu c'est vrai sur le budget de l'État sont de plus en plus importantes on sait maintenant c'est officiel quasiment que ce sont les entreprises qui vont payer la facture de ce retard qui a été pris sur le budget par indécision ou refus obstiné de sortir ce 49-3 finalement quelle désolation est-ce que finalement Elisabeth le disait tout ça pour ça alors on avait le sénateur socialiste Rachid Temal en début d'émission qui disait il y a 49-3 et 49-3 là c'est pas un 49-3 de blocage c'est un 49-3 de compromis

1:07:08
Invité

oui oui mais de toute manière ils ont mis ça comme ils veulent le 49-3 j'ai pas oublié que pour eux c'était un outil anticonstitutionnel depuis le début

1:07:16
Présentateur

ça n'a pas changé y compris pour l'ancien président de la République c'est dramatique mais on va vite passer dessus c'est dramatique pour le discours politique c'est dramatique pour la crédibilité des hommes et des femmes politiques de ce pays c'est dramatique pour le débat politique à venir qui est malheureusement très abîmé et évidemment tout ça fait les choux gras des extrêmes aussi bien de monsieur Mélenchon que de madame Le Pen on en est là donc le 49-3 il est pas je dirais comme si ou comme ça il est c'est un outil dont il fallait se servir depuis le début puisqu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et le Premier ministre a plutôt bien joué son coup d'ailleurs parce qu'il a essayé il a essayé et finalement il revient avec le 49-3 c'est vrai que ça coûte cher à la France mais est-ce que ça peut lui coûter cher politiquement est-ce qu'aux yeux des Français il peut apparaître comme reniant sa parole ou pas non je crois pas parce que finalement ça va passer tout ça va être oublié on va en rentrer dans les municipales très vite les municipales après ça sera la présidentielle et il aura réussi son coup il aura réussi quoi ?

il aura réussi à rester en place pour protéger le président de la République parce qu'il est là le sujet

1:08:33
Invité

le sujet c'était de faire en sorte qu'il n'y ait pas de crise majeure et que cette crise débouche sur une remise en question du mandat du deuxième mandat du président de la République c'est pas le cas

1:08:45
Présentateur

et d'autant que maintenant il sont plusieurs à appeler au 49-3 de son camp au parti socialiste on va écouter ce matin Elisabeth Borne qui était sur TF1 et Boris Vallaud qui est élu sur RTL

1:08:54
Invité

c'était à peu près écrit qu'il n'y aurait pas de majorité pour voter un budget il me semble que ça serait assez paradoxal au motif que le 49-3 ne serait pas démocratique de passer par une méthode où on tient à l'écart le Parlement et c'est le gouvernement qui agit seul donc à choisir mieux vaut le 49-3 entre deux mots le 49-3 peut-être le moins bien nous avons formulé une demande que le Parlement soit respecté que le débat parlementaire puisse avoir lieu qu'il n'y ait pas

1:09:22
Présentateur

mais nous aurions aimé comme nous avons fait sur le loi de finances de la sécurité sociale aller au bout de cela mais il se trouve qu'il y a des forces politiques qui depuis le départ

1:09:32
Invité

ne l'ont jamais souhaité ne l'ont jamais même envisagé la possibilité du compromis nous sommes mis devant une forme de fait accompli en ayant fait

1:09:40
Présentateur

je crois notre devoir de parlementaire depuis le début et ce que nous avons obtenu aujourd'hui pour les françaises et les français nous n'avons pas fait oeuvre utile et je crois comme socialistes nous avons fait oeuvre utile qui sort gagnant qui sort perdant Elisabeth est-ce que Sébastien Lecornu finalement il a réussi son pari un budget et après au et pas de censure et est-ce que le parti socialiste a réussi le scientif d'imprimer sa marque sur ce budget c'est ce qu'il va vendre il est obligé de le vendre c'est le prix de son affranchissement de LFI c'est d'avoir obtenu et maintenant tout l'enjeu des municipales pour le parti socialiste qui va essayer de conserver ses baronies ses villes ça va être de vendre ce que disait Olivier Faure c'est-à-dire nous avons amélioré la vie quotidienne des français sur un certain nombre de points c'est un enjeu capital pour lui parce que encore une fois il a divorcé de LFI durablement je ne le crois pas mais en tout cas il l'a fait à courte et moyenne échéance Sébastien Lecornu posait la question je pense que les français ne mettront pas à son débit le 49-3 d'abord les français ils sont contre le 49-3 mais ils sont pour qu'on ait un budget donc je pense qu'au final ils seront contents qu'on tourne la page et ensuite le parti socialiste lui franchement il va tout faire pour ne pas dire que c'est lui qui a demandé le 49-3 après l'avoir réclamé sa disparition le fait que le gouvernement n'y recourt pas mais je trouve ça indigne la part du parti socialiste parce que dans le fond ce qu'il gagne c'est évidemment grâce au 49-3 vous voyez cette contradiction mais quel tambouille alors qui gagne je pense que la stabilité du gouvernement quand même le fait qu'on ait un budget tardif mais qu'on ait un budget quand même 5% encore une fois sont les entreprises qui payent la facture il y a toujours quelqu'un qui paye la facture donc ça dans la précipitation c'est l'impôt sur les sociétés ce sont des baisses de charges qui avaient été promises qui sans doute iront à la poubelle jusqu'à la prochaine fois peut-être mais qui gagne pas grand monde franchement et les extrêmes au parlement effectivement je pense que ça ça changera pas les rapports de force ça augmente le brouillard dans lequel on entretient les français avec une politique inlisible et on va voir ce qu'en dit Sébastien Chenu le vice-président du Rassemblement National

1:12:02
Invité

il avait dit qu'il n'utiliserait pas le 49.3 il va l'utiliser

1:12:06
Présentateur

situation bloquée

1:12:07
Invité

il va l'utiliser oui de son fait on savait tout ça dès le début de son fait il pense l'exécutif affirme que les soins voteurs sont LFI et RN non mais ça c'est la facilité nous on est l'opposition on n'est pas d'accord avec ce budget on ne le vote pas on ne s'est jamais caché

1:12:22
Présentateur

le Rassemblement National vous entendez la position est-ce que finalement ils vont sortir gagnants en apparaissant comme ils disent comme la seule opposition

1:12:31
Invité

c'est ce que je vous ai dit

1:12:31
Présentateur

tout à l'heure le grand gagnant si on est dans la petite dans la cuisine interne c'est le parti socialiste parce qu'en fait c'est un budget du parti socialiste la combat qui va être adoptée après la tambouille telle qu'elle a été présentée ça ne peut que profiter aux deux extrêmes c'est-à-dire LFI et au Rassemblement National c'est vrai c'est eux qui vont tirer les marrons du feu et on va très vite le voir alors je ne sais pas si ça sera à l'occasion des municipales ce n'est pas évident mais on le verra probablement à l'occasion de la présidentielle parce que pour vous ça n'aura pas d'impact sur les municipales ni pour le PS vis-à-vis de la France non les municipales il ne faut pas se tromper

1:13:12
Invité

c'est une élection locale et on risque d'ailleurs d'avoir une surprise tout à fait étonnante pour les municipales mais qui sera déconnectée du vote du budget c'est que les deux forces politiques déclinantes du paysage actuel et bien s'en sortent pas trop mal c'est-à-dire à la fois LR et le parti socialiste

1:13:32
Présentateur

d'accord il n'y aura pas d'impact sur les municipales de cette partie municipale je ne pense pas mais quand vous dites le parti socialiste sort gagnant parce qu'il a fait passer un certain nombre de mesures sur le plan économique c'est vrai qu'il pourra le dire puis c'est factuel il a fait passer des mesures 100% PS dans le budget je ne suis pas sûre que politiquement les français le perçoivent vraiment comme ça je ne suis pas sûre que devant un candidat PS ils disent merci pour ce que vous avez fait pour nous dans le budget parce que ce budget il est illisible d'une certaine façon et le Rassemblement National quand même a montré aussi ces contradictions à l'occasion du débat budgétaire donc il sort gagnant il est de toute façon aujourd'hui tout profite tout fait vente pour le Rassemblement National mais c'est l'ensemble qui bénéficie c'est l'effet produit l'image générale le plan large qui profite au Rassemblement National si on regarde si on focus sur les débats le Rassemblement National il s'est empêtré dans des contradictions il n'a pas tranché encore véritablement sa ligne et pour ceux qui regardent très attentivement je pense qu'il peut aussi être considéré comme perdant à certains égards mais les français perçoivent le plan large comment voulez-vous ça fait longtemps et ils ne regardent plus ce qui se passe dans l'hémicycle ça dure depuis combien tout le fait qu'il est gagnant

1:14:47
Invité

qu'il soit gagnant

1:14:48
Présentateur

et alors à la fin il gagne effectivement et justement on va parler des municipales municipales du côté de Renaissance pour commencer on va écouter Aurore Berger qui était notre invité il y a quelques minutes et qui critique quelque peu la stratégie de son parti de soutenir des candidats issus d'autres formations plutôt que de miser sur son implantation locale en tout cas moi ce que je veux c'est qu'il n'y ait pas le risque de l'effacement on a des grands partis politiques qui malgré des défaites très importantes des élections présidentielles le parti socialiste ou les républicains ont survécu ils ont survécu pourquoi ? parce qu'ils avaient une base arrière et la base arrière c'est quoi ?

c'est une base arrière municipale départementale régionale donc c'est pour ça que nous on doit impérativement construire cela construire des alliances au niveau local de manière à garantir d'avoir des élus locaux d'avoir je l'espère des maires et ne pas prendre le risque de la division Alors il y a deux choses dans ce que dit Orberger c'est un la nécessité d'alliance pour ne pas être effacée qui est valable pour les municipales et pour la présidentielle et puis le fait finalement que Renaissance risque un peu l'effacement local en n'ayant pas présenté plus de candidats sous sa propre étiquette Mais personne ne sait qui c'est Renaissance on n'a jamais rien compris les gens pensent que c'est encore en marche enfin on n'en sait rien c'est qui Renaissance d'ailleurs je ne suis pas sûr que les gens fassent la différence entre Renaissance Horizon tout ça ça n'a aucun intérêt aucun intérêt mais strictement aucun intérêt et c'est pour ça qu'à mon avis d'ailleurs ces élections municipales vont plutôt faire le jeu de ceux qui sont identifiables c'est-à-dire les LR et le Parti Socialiste Renaissance je suis désolé mais il existe il existe guerre sur le plan sur le plan local il n'y a pas d'élan de parti il n'y a pas de structure de parti il n'y a pas un discours de parti d'ailleurs les partis sont tellement fatigués aujourd'hui que ça va être compliqué alors Aurore Berger je ne sais pas ce qu'elle peut escompter c'est vrai qu'ils n'ont jamais réussi mais jamais réussi à s'implanter localement jamais parce que ce n'était pas une volonté non plus du président de la République or ce centre ce bloc central

1:16:57
Invité

n'existe que par la volonté du président de la République et c'est particulièrement visible dans une ville

1:17:02
Présentateur

comme à Marseille ou même à Paris on a en fait à Marseille c'est intéressant c'est la droite contre la gauche avec effectivement Benoît Payan le maire sortant et puis derrière le LFiste de Logu qui est un courtisan du pouvoir algérien au passage qui fait plus de 10% dans les sondages et puis en face on a le Rassemblement National c'est inversement proportionnel le Rassemblement National donc l'extrême qui est en tête et derrière la droite de Martine Vassal soutenue par Renaissance il y a toujours un candidat qui soit droite-gaul soutenu par Renaissance il n'existe que par effectivement ses soutiens mais rarement voire jamais on verra à Bordeaux peut-être mais rarement ou jamais en première ligne donc ça sera de toute façon ça va être passionnant ça va être parce que parce que Marseille parce que Paris parce que des grandes villes peuvent basculer ce seront là des lectures des événements nationaux vous vous rendez compte si Marseille par exemple d'asculer du côté du Rassemblement National ce serait un événement considérable qui écrasera tout le reste et c'est pas oui c'est pas impossible et c'est pas pour rien que Marine Le Pen a choisi Marseille pour lancer la campagne municipale de son parti c'est pas pour rien que Marine Le Pen a lancé effectivement la campagne municipale à Marseille il faut pas oublier que Marseille était la ville que visait d'une certaine façon Jean-Marie Le Pen c'était vraiment là et puis il y a un électorat qui est évident à Marseille ça va être bourrement intéressant c'est aussi intéressant parce que à Paris le Rassemblement National là il n'y arrive pas et on verra s'il y arrive enfin si les nationalistes y arrivent à travers une autre figure qui est celle de Sarah Knafo qui n'est pas tout à fait la même qui n'a pas tout à fait la même ligne que celle du Rassemblement National donc non Marseille ça va être bourrement intéressant à suivre et c'est aussi l'illustration Marseille d'une question qui va se poser aux Républicains faut-il oui ou non s'allier avec le Rassemblement National dans l'entre-deux-tours pour battre la gauche oui alors parce que ça va être au deuxième taux il y aura sans doute des cadres angulaires et on aura effectivement la question des alliances à Marseille donc qui va se poser que va faire LFI avec Benoît Payan que va faire Martine Vassal LR avec Franck Alizio avec Franck Alizio bon ça va être compliqué je ne vois pas très bien LR se pactiser avec Franck Alizio et donc comment vont réagir les électeurs est-ce que de l'aigu veut faire tomber le parti socialiste comme c'est le cas dans d'autres villes très nettement est-ce que Chikiru veut faire tomber le parti socialiste à Paris il va y avoir des seconds tours qui vont être diablement intéressants avec chaque fois parce qu'ils auront passé la barre des dix quatre cinq candidats et alors c'est pour ça qu'il y a quand même du suspense un suspense considérable et quand même droite-gauche qui se reconstitue et avec le parti socialiste et LR qui pourraient conserver vous le disiez le LR et le PS vont-ils conserver leur fièvre c'est deux parties il y a des chances de municipalité ils font 4,75% et 1,75% respectivement à la présidentielle pour LR et le PS et puis au moment des municipales ils se refont un peu la cerise mais non Marseille Paris Lyon aussi Ah bah Lyon c'est acquis c'est acquis pour monsieur Aulas ils vont perdre les écolos vont perdre Trois villes où il y a un changement de scrutin effectivement il est une telle avance Jean-Michel Aulas à Lyon on ne voit pas comment Grégory Doucet qui a fait alors juste par parenthèse parce que c'était assez gourmand enfin assez délicieux à entendre il a fait une envolée lyrique en faveur de la police municipale samedi Grégory Doucet en disant formidable la police municipale formidable la police municipale armée c'était extravagant voilà il essaye d'augmenter la pente Mère de Lyon et donc candidat à sa succession et écologiste Grégory Doucet on va terminer en parlant de l'actualité internationale et de ce bras de fer entre Donald Trump et Emmanuel Macron et l'Union Européenne plus largement Donald Trump qui maintient ses menaces sur le Groenlandais qui menace même maintenant les pays de l'Union Européenne de droite d'Ouane on va écouter ce qu'en disent le commissaire européen Stéphane Séjourné ainsi que l'eurodéputé socialiste Raphaël Glucksmann Le Groenland ne sera jamais américain il faut que le chantage cesse et je pense que l'administration américaine fait une erreur importante c'est de tester les Européens sur deux principes qui sont des principes fondamentaux de la construction européenne qui est l'autodétermination des peuples et la souveraineté territoriale des États membres de l'Union Européenne nous sommes au stade de la menace

1:22:03
Invité

du côté américain nous devons être au stade également de la menace au niveau européen et l'outil anticoercition est en quelque sorte une arme de dissuasion nous pouvons dissuader Trump d'agir si nous lui montrons que nous n'allons pas céder et que nous allons utiliser les leviers à notre disposition l'Europe est le premier marché du monde l'économie américaine dépend du marché européen les grandes plateformes numériques américaines dépendent du marché européen et donc ce qui nous manque aujourd'hui ce n'est pas l'instrument de la puissance nous l'avons c'est la volonté de puissance c'est la volonté de résister et pourquoi Donald Trump nous traite comme des serpillards parce qu'il est convaincu que nous ne réagirons pas

1:22:44
Présentateur

Est-ce qu'au-delà des mots l'Union Européenne va agir Emmanuel Macron pousse pour utiliser cet instrument anti-coercition une sorte de bazooka qualifié ainsi par l'Union Européenne est-ce qu'elle va suivre est-ce qu'elle va se lancer dans un vrai bras de fer avec Donald Trump ?

Elle y a intérêt de toute manière ça risque de très mal se finir cette histoire de toute manière avec Donald Trump vous savez Donald Trump c'est un peu pardon de la comparaison mais c'est Idi Amin Dada à la Maison Blanche c'est exactement ça j'ai couvert moi l'actualité ougandaise et je peux en parler c'est tragique ce qui se passe est absolument tragique vous savez si l'inverse avait été si par exemple la France ou l'Union Européenne avait décidé de s'emparer de l'Alaska et bien probablement que les responsables européens ont été interdits de séjour aux Etats-Unis est-ce que vous imaginez que mercredi Donald Trump qui doit venir en Europe on l'interdise de venir en Europe on en est là aujourd'hui donc on en est là aujourd'hui on est trop faible face à lui non il faut absolument tenir alors on va voir si cet dispositif anticorps si on peut marcher je ne sais pas mais moi je pense que le bras de fer n'est pas fini et que évidemment il ne fait que commencer en tout cas il commence c'est quand même plus réconfortant du point de vue des Européens ou des Européens que les différents les précédents épisodes on réagit alors on ne réagit pas de façon unitaire on est 27 après on peut prendre des décisions à majorité qualifiée et pas l'unanimité mais pour l'instant on voit les pays et c'est heureux la France l'Allemagne alors l'Union les Britanniques sont associés à ce bras de fer qui effectivement répondent par la loi du talion en tout cas ils la brandissent parce qu'effectivement il y a des armes jusqu'à effectivement dans l'outil coercition tel que par exemple plaidait l'ancien Premier ministre Gabriel Attal l'interdiction qui est faite aux industries américaines d'investir dans les marchés publics candidater à des marchés publics européens donc on a des outils maintenant il faut tenir il faut être uni et il faut voir parce que vous faisiez évidemment une comparaison audacieuse avec India Midana ça s'est terminé de façon tragique et farcesque la démocratie américaine c'est un peu la limite de la comparaison on n'est pas tout à fait le régime ougandais au départ mais donc on verra jusqu'où il va il s'est dégonflé Donald Trump face à l'exigence des pays du golfe les pétro-monarchies de ne pas de ne pas vouloir qu'il vienne jouer dans leur backyard dans leurs cours il s'est dégonflé donc c'est un président qui peut reculer est-ce que nous on a la possibilité de faire reculer Donald Trump la partie n'est pas jouée mais au minimum on la joue et donc on verra si on arrive d'une certaine façon il rend service à l'Europe d'ailleurs parce qu'il permet à l'Europe tout comme Poutine l'a fait parce que c'est jamais l'Europe finalement on a essayé d'exister face à Poutine il y a quelques années enfin et maintenant d'ailleurs et maintenant ça va être face à Trump On ne l'a pas vu au moment de l'union des premières taxes douanières on s'est quand même couché C'est vrai On se rappelle de Ursula von der Leyen en Irlande qui va signer un contrat on pourrait aujourd'hui prendre ce contrat et le déchirer pour montrer aussi notre détermination on verra jusqu'où on va mais c'est mieux que si c'était pire il faut que de temps en temps il y ait un verre à moitié plein Allez on va terminer par l'histoire du jour beaucoup plus léger je vous rassure l'histoire du jour elle nous amène dans l'un Est-ce que vous connaissez la pizza acrobatique ?

1:26:32
Auditeur

Ah c'est quoi ça ?

1:26:33
Présentateur

La pizza acrobatique c'est une discipline très sérieuse attention il y a même un championnat du monde qui se fait en avril la pizza acrobatique ça consiste à réaliser des figures acrobatiques avec une pâte à pittes Alors vous allez nous montrer dans l'un alors moi je ne sais pas du tout faire mais Francesco Valente que vous voyez sur cet article il est pizzaïolo à Montréal-La Cluse dans l'Ain et il s'y prépare avec assiduité à ses championnats du monde il a eu le déclic pendant le Covid c'est pas une discipline facile parce qu'il a bien un an avant de pouvoir faire quelque chose avec sa pâte à pizza Il fait tourner la pâte ou il tourne lui ?

Non il fait tourner la pâte et depuis 2023 figurez-vous qu'il enchaîne les trophées 6 au total de trophées il prépare activement les championnats du monde ça rigole pas il s'entraîne une heure par jour sauf le dimanche parfois devant les clients qui sont demandeurs d'acrobatie il y a juste un petit problème c'est la hauteur sous plafond pas facile quand on voit la pizza pour s'entraîner on lui souhaite néanmoins bonne chance à Francesco pour les championnats du monde c'est 14, 15 et 16 avril prochains au royaume de la pizza Little Tea voilà La Voix de l'Inc qui était un très bon journal exactement et c'est à lire dans La Voix de l'Inc merci beaucoup merci Elisabeth merci d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat

L'intégrale du lundi 19 janvier · Pourquijevote