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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 3 juillet 2026 98 min

Sylvie Vartan, Israël, mort: l'émouvant Figaro La Nuit de Roland Perez

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Est-ce que l'enfant des années 60 70 est le même que celui des années 2020 ? Quand je suis là aujourd'hui, oui, voyez, moi j'ai j'ai du mal à m'asseoir comme vous de façon des contract. Ouais, c'est vrai.

J'ai l'impression que je j'ai l'impression que je suis le petit garçon encore qui revient ici, qui vient ici, qui marchait pas il y a encore peut-être quelques jours avant ces 7 ans et qui a des chaussures indifférenciées et qui fait l'objet un peu de moquerie quand même de tous ces enfants qui voient quelqu'un qui n'a jamais marché mais ils ne le savent pas. J'ai des chaussures comme des chaussures de paralysé comme je les appelais à l'époque. Et puis euh puis quand j'arrive comme je comme je n'ai jamais marcher et que je viens d'apprendre à marcher, si quelqu'un me pousse, voyez, je vois des jeux là sur la course.

Si quelqu'un me pousse, ouais, je n'ai pas le réflexe de mettre mes mains. Et donc je tombe. Sais pas.

Je savais pas. Ouais. Je tombe et je me casse le nez.

J'ai un nez un peu tordu. Je [grognement] me casse le nez et quand je rentre, ma mère me dit "Non, c'est pas possible. après le pied, le nez, on va jamais s'en sortir avec ce gosse.

Mais je suis très ému en fait. Évidemment, c'est un endroit qui qui me marque parce que ma mère me promettait que je marcherai, j'irai à l'école comme tous les autres enfants et cette école, j'avais pas compris encore qu'elle était très spéciale, même si ma mère avait encore un peu menti pour me masscrire dans cette école, j'avais pas compris que c'était que c'était une école spéciale. Bonsoir Roland Perez.

Tibo, merci de passer la soiré avec nous. Alors, vous avez commencé à expliquer plus ou moins où on était. On est dans le collège qui s'appelle le collège Rognoni et qui en fait l'école des enfants du spectacle.

Je savais pas que ça existait. Bah [grognement] écoutez, moi aussi avant [rires] d'y être avant d'y êre, je suis content que vous nous ayez proposé de commencer la soirée. Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?

Et tout et en fait c'est assez fascinant. Expliquez-nous. Bah en fait, mes parents pensaient que comme j'avais eu j'étais j'étais l'objet d'un miracle parce que je ne devais pas marcher et comme j'ai pu marcher, ma mère a dit à mon père "Mais on va pas inscrire l'enfant comme tous les autres à l'école du du coin de la rue.

C'est pas possible. Roland, il est spécial, regarde le miracle qu'on a eu." Et mon père lui dit "Oui, à quoi tu penses ?" Il y a une école, c'est toujours une voisine qui donnait toutes les informations.

Toujours la même ou toujours la même qui donnait les informations qui étaient renseigné sur tout qui a une école qui est que pour les enfants du spectacle. Ouais. Mais ça veut dire quoi ?

C'est dire que des enfants qui tournent dans des films, qui jouent au théâtre le soir qui jouent au théâtre, qui font de la musique, qui font de la danse, les enfants de la balle un peu. Voilà. Exactement.

À l'époque, il y avait des cours de danse ici, il y avait des cours de chants, il y avait des cours de comédie. C'était un peu fame avant l'heure. Et vous savez qui est l'élève le plus célèbre qui est sorti d'ici ?

Ouais. Charlz d'avour. quand même Muloui.

Ah ouais Mouj j'ai vu que Benoît Magimel avait été là aussi Virginie le doyen après moi forcément ou R il y en a plein ou a plein et donc alors vous vous retrouvez ici enfin votre maman veut que vous veniez ici elle veut que je vienne ici simplement je sors de de mon HLM bigaré où je rampais et donc mon père lui dit "Mais comment tu crois que tu vas inviter tu vas inscrire [rires] Roland dans une école pour les enfants du spectacle pour des enfants qui font du spectacle ? Elle a réfléchi, elle a dit "J'irais bien quand je serai loin de la directrice." Et quand elle est arrivée, la directrice lui a dit "Malame, il était où votre enfant avant ?

Je crois que vous, il a 7 ans, donc il était déjà euh scolarisé quelque part. Ah, vous savez pas ? Au Maroc, on était au Maroc avec lui.

Mon fils a fait un très grand film. Vous avez pas entendu parler ? Évidemment, à l'époque, il y avait pas internet, elle pouvait rien chercher.

Ben, elle dit "Bah non, c'est un comédien." Et c'est comme ça qu'il a appris d'ailleurs à lire et écrire. Il y avait quelqu'un là-bas, un professeur qui la professeur particulier alors que j'avais appris à lire et à écrire avec les chansons de Sylvie Vartan.

Donc on était loin de du professeur et du précepteur. Et donc la directrice était un peu surprise et elle dit "Ah bon ?" et donc il est comédien, il sait tout faire.

Il chante, il danse mais je n'avais jamais chanté, je n'avais évidemment jamais dansé et on voit dans le film La catastrophe et je n'avais jamais joué la comédie à 7 ans. Et je regardais ma mère, j'étais effaré mais moi je voyais qu'une seule chose, l'école comme tout le monde. Ouais.

Vous vous rendiez même pas compte que c'était une école particulière parce que vous saviez pas à quoi ça ressemblait l'école classique de certaine manière. Mais ma mère avait aussi dans l'idée de se dire il y a l'école que l'après-midi, donc il va se reposer le matin le gosse. [rires] Donc elle voyait l'avantage du repos alors que le matin c'était pour faire toutes les activités.

Et voilà tout ça on peut évidemment le voir avec dans ce livre dans ce film qui est sorti l'année dernière qui a fait un carton ma mère Dieu et Sylvie Barton. C'est dans cet ordre là parce que je pense que les gens se confondent des fois dans mais ça ça une importance l'ordre. Alors oui ça a une importance.

Alors ça une pour l'histoire parce que ma mère cétait ma star Dieu parce que j'ai voilà miracle et puis Sylvie Bartan parce que oui avait joué un rôle essentiel dans ma vie. C'est assez marrant parce que dans un titre comme ça celui qu'on retient le nom qu'on retient c'est Sylvie Barton. Le reste ça paraît presque commun.

Alors ce que vous me dites ce que vous me dites est important parce que quand les Becti Oui qui a joué le rôle qui joue le rôle on peut on peut expliquer parce que il y a un million et demi de personnes qui ont vu le film l'année dernière ce qui est colossal. C'est le deuxème film français. Ouais.

L'année dernière, il s'est tiré d'un livre que vous avez écrit qui est tiré de votre propre histoire. Je fais le topo. Beaucoup de monde l' vu et beaucoup de monde a suivi votre histoire mais comme ça tout le monde est au point et au même niveau avant de commencer.

Et donc Lailla Bec a joué votre mère dans le film l'année dernière. Elle joue ma mère, cette mère intrépide, cette mère incroyable sur 50 ans de vie. Et quand il a fallu discuter avec Sophie Tè qui était la productrice et Gomon, toute l'équipe de Gomon du du titre du film, les là disait "Ah, je suis pas sûr, vous croyez vraiment ?

Moi je pense que c'est mieux. Il était une fois ma mère, il était et moi je comprenais pas au départ." J'ai dis "Mais pourquoi tu t'accroches alors que le fil le litre le titre est vachement bien ?

Pourquoi tu ne Oui, parce que vous avez repris le même titre que celui du livre." Celu du livre. Et je lui dis "Mais pourquoi ?" Et elle me dit "C'est vrai que le titre est bien mais je vais te dire un truc Roland à la fin les gens ne retiendront qu'un seul nom." [ __ ] c'est Sylvie Varty [rires] et elle me dit et Dieu sait que je l'aime Sylvie Vart parce que c'était une très belle rencontre mais elle me dit "Tu verras, ils iront, ils prendront leur place, ils diront Sylvie Vartan quand ils te rencontreront, ils diront Sylvie Vart parce qu'ils auront jamais quel ordre." Et ça faisait voilà, on a on a souri mais on a gardé le titre.

On fait un tour dans ce dans cette école si ça vous va. Bon, alors ici avant c'était les salles de salles de classe he c'est ça ? C'est les salles de classe.

Alors ça commençait ici. On avait les trois premières trois premières classes du cours préparatoire. D'accord.

Non, je crois que c'est un CDI avec des livres. Venez voir. Je vous présente Julien d'ailleurs qui nous suit hein.

Salut Julien. Faut faire attention à Julien de temps en Ah oui, c'est une salle de livres d'accord. Ou là, attention.

Ouais. Par donc ici salle de classe. C'est des salles de classe.

Et vous savez, j'ai un souvenir incroyable. Au départ, moi je voulais me faire tout petit. Je voulais pas qu'on me voit.

J'avais ces ces ces pieds là, je voulais pas qu'on voit. Donc je m'étais j'étais toujours assis au dernier rang. D'accord.

Et puis les résultats scolaire se sont fait voilà les livrets, les petits livrets de l'époque, le carnet de correspondance et et j'avais pas de bonnes notes. Je je ne suis pas, n'interviens pas. Enfin, j'avais un un sale la salle livret.

Et donc ma mère, toujours fidèle à ce fort caractère, elle déboule en plein après-midi parce qu'elle a 6 enfants. Donc elle vient pas 4h30. Elle elle vient 3h de l'après-midi.

Il y a madame Menange à l'époque qui était l'institutrice qui faisait les trois classes et trois premières classes préparatoire. On était comme ça par ranger. Elle déboule à 3h et là je vois ma mère débouler.

Elle dit madame vous pouvez pas rentrer. Écoutez je suis en plein cours. Elle dit moi j'ai pas le temps.

J'ai six enfants madame. Je veux juste savoir j'ai reçu le petit livret que vous m'avez donné. Où est mon fils ?

Alors elle lui dit votre fils c'est qui ? C'est Roland Perrez. Donc elle lui dit "Ben je sais pas Roland est où Alors moi je suis là au dernier tellement discret qu'elle sait même pas vous êtes.

Et là je fais comme ça et elle dit voilà j'ai tout compris mon fils est au dernier rang et ben madame c'est vous c'est à cause de vous qu'on en est là. [rires] Et donc elle avait et moi j'avais une honte absolue évidemment. Ah mais votre mère c'est un cliché.

Ah mais oui c'est un cliché. Elle lui dit c'est à cause de vous. Mais elle lui dit enfin madame je vous permets pas.

Lui dit comment on me permet pas ? Oui et moi tout le monde me dit c'est la mère de P. C'est la mère de Pz.

Moi j'ai de déjà je me fais tout petit tout petit. Le lendemain, j'étais au premier rang et mes résultats étaient en flèche. On crampé.

Bah oui, ça compte. Je je vous ai posé la première question. Je vous demander tiens, quelle est la différence entre l'enfant des années 60 70 et celle de celui ce de 2020 ?

Si on parle pas de vous, mais ce que vous en pensez, ce que vous imaginez des enfants de maintenant et des enfants qui étaient autour de vous et dans l'enfant que vous étiez. Est-ce que ça change un enfant ? On dit un homme c'est son époque, l'homme il change.

Mais l'enfant, il y a pas une immuité de l'enfant dans le jeu dans Je crois que j'ai gardé j'ai gardé toujours un peu cette Ouais. cette cette timidité, je pense, même si je je mon métier et ce que j'en ai fait après montre tout le contraire, mais je pense qu'au fond de moi, au fond de moi, j'adore parler des autres et jamais de moi en fait. la même s'il y a eu ce film qui était voilà qui est qui a été où je me suis mis à nu mais franchement pendant très longtemps j'ai voulu rester le petit observateur le petit enfant qui a observé les autres qui a observé la classe qui a observé les histoires des autres leur comportement leur parce que c'est ce que j'avais appris quand j'étais petit c'est-à-dire que je me nourrissais de de ce qu'il y avait autour de moi puisque je ne sortais pas de chez moi.

Donc je me nourrissais des voisines, je me nourrissais de mes frères et sœurs qui eux partaient à l'école. Vous nourissz un peu de l'ennui aussi de l'heure de l'ennui ou il y a jamais d'ennui. Non, j'avais pas d'ennui.

Même la télévision a été mon rocher. Ouais. La télévision je regardais euh aujourd'hui les enfants ils savent plus s'ennuyer.

Du coup, ils réfléchissent plus. Du coup, ils pensent plus, du coup, ils évoluent plus. Je sais pas si c'est vrai, il y a le téléphone comme la télévision l'était.

Je sais pas. Non, mais moi j'avais mon petit pickup avec les chansons de Sylvie et puis elle faisait partie du traitement. Donc je l'écoutais du matin au soir et puis surtout je pouvais pas bouger de mon lit.

Donc de toute façon, j'avais quasiment pendant 2 ans, j'ai dû rester allongé. Donc je me suis vraiment nourri des histoires de de ce que portait du maquillage de la voisine, du collier des colliers qu'elle portait, de la robe qu'elle portait, ce que disait ma mère au téléphone, ce que mon père racontait avec son frère. J'étais mon lit était au centre de la salle à manger, donc j'étais au centre de la vie de tout le monde.

Enfin, on continue dans cette école. Ouais. Je suis pas sûr qu'il y avait des mangas à l'époque he quand vous étiez là.

Non, je crois pas. Je sais pas si ça m'aurait intéressé d'ailleurs. Et alors, est-ce que vous étiez vous jouiez dans des spectacles ou des choses comme ça quand vous étiez là ?

Oui. Comment ça se passait parce qu'on dit les enfants du spectacle ? Ça veut tout dire et rien dire.

Qu'est-ce qu'il faisaient ces enfants ? Alors, on avait des cours de danse, mais les cours de danse ont vite été avortés en ce qui me concerne parce que franchement je c'était même dangereux pour moi. [rires] Oui.

Alors, on le voit dans le film. Oui. Oui, c'était dangereux.

Euh et ensuite, j'ai j'ai migré vers l'école de l'opéra euh de chanson. C'était Pierre DC qui euh qui avait cette qui qui entraînait les enfants et j'allais donc au cours de l'opéra quasiment un soir sur deux et j'ai eu le chance de jouer dans la Tosc euh où on chantait la Victoria. Oui, oui, je chantais et [grognement] puis ensuite j'ai pris des j'ai commencé à prendre des cours de comédie au cours Simon.

Il y avait des cours des des jeunes à l'époque. Et j'ai joué à la comédie française dans Atalie. J'ai joué au théâtre de Paris donc je jouais je jouais dans Adrien 7 avec l'époque.

J'étais un enfant de cœur avec un peu de texte et tout. Donc voilà, j'ai j'ai donc fait pas mal de pièces de théâtre. J'ai joué aussi au cinéma.

J'ai fait l'italien des roses avec Richard Boringer. Alors là, vous avez quel âge ? J'avais 12 ans quand j'ai fait ou 13 ans quand j'ai fait.

Donc tout ça vous c'est c'est quand vous êtes ici quoi ? Donc de 7 ans à de 7 ans à 14 ans. Ouais, j'ai fait tout ça et euh et d'ailleurs c'est le premier film de Richard Boringer.

Pour moi, ce sera la dernière fois que je jouerai, je serai derrière l'écran. J'ai revenu un jour à Cann Richard Boringer. Je lui dit voilà toi c'était ton premier film, moi c'était le dernier. [rires] Je jouais son petit frère.

D'accord. Ouais. dans un film de Charles Maton qui avait eu d'ailleurs un prix à Venise.

Euh j'ai fait les publicités et après j'ai surtout euh j'ai intégrer tous les toutes les comédiens figurants d'enfants pour tous les shows de Maritier Gilbert Carpentier. Oui, ça c'est ce qu'on voit dans le film. Et ça c'était vous dansez derrière ?

Je dansais, je chantais, j'étais dans dans tous les shows de Gill Maritier Gilbert Carpentier. Je n'en revenais pas parce que c'était les shows que je regardais à la télévision. J'étais attentif et là me retrouver les rien.

Je dis c'est pas possible le miracle continue quoi. Jusqu'au jour où vous avez croisé Sylvie Varant. Jusqu'au jour où je crois Sylvie.

C'est vrai qu'elle est sur avec Johnny sur derrière la moto. Voilà. Ouais. [rires] Ouais.

Ouais. Char amour. Vous jouez du piano ou pas ?

Non je joue pas. Mais je joue pas du piano. Il va nous jouer un peu de piano.

Ouais j'aurais adoré. Mais écoutez non franchement je je cette salle c'était le préhaut. C'est là où il y avait les spectacles, il y avait la scène qui était ici.

Et chaque année, chaque fin d'année, on écrivait un spectacle. Mais c'était des spectacles plutôt très musclé parce que les uns et les autres, il y avait des il y avait des danseurs hors paire, il y avait des chanteurs, il y avait des musiciens, il y avait c'était vraiment des comédiens aussi. Et euh mais en fait c'était une vie de rêve quand même parce que moi qui étais pas sorti de chez moi h d'un seul tout être confronté à ce milieu artistique à ces c'est c'était quand même quelque chose de fascinant franchement fascinant pour un enfant parce que je je j'avais moi je connaissais je connaissais rien de la vie j'étais pas sorti de chez moi donc tout d'un coup me retrouver avec tous ces enfants qui faisaient des spectacles être choisis j'avais été choisi pour à nous les petites anglaises ce film qui était un film vous êtes beaucoup trop jeune.

Non mais alors le titre est évocateur donc souvent on le connait, c'est devenu presque une expression. Ah bah c'était la boom de l'époque. C'était nous les titres anglaises c'était le film référent.

C'était des enfants qu'on envoyait en famille en Angleterre et qui faisaient un peu comme les soudoués qui faisaient des picopondre. Et j'avais été choisi euh c'est Michel Lang qui qui réalisait ce film. il me voulait à tout prix et il s'avère que euh le temps que le film se fasse, j'avais extrograndi.

C'estàd que je j'étais en décalage avec tous ceux qui avaient été choisis et donc c'était ici qu'il était venu nous choisir. Mais c'est vrai, un peu comme des des bêtes quoi, comme du des bestiaux quoi. On choisir.

Oui. Oui. Là, on se mettait comme si on était, vous savez, dans les dans les salles de où on met des futurs accusés pour les reconnaître derrière plusieurs et on dis lequel est le bon ou bah là c'était pareil nous il regardait, il s'arrêtait, il nous évaluait. [rires] C'était assez drôle.

Cétait assez drôle à l'époque. Vous parle beaucoup de la la protection de l'enfance en ce moment. C'est un grand sujet.

Vous avez une maman qui était ultra protectrice. Euh qu'est-ce que vous avez pris vous dans l'éducation de vos enfants, de votre mère pour protéger vos enfants ? Et est-ce que c'était pas un peu trop ?

C'est forcément trop. Ouais. Mais ma mère m'a appris que c'était jamais assez trop quand on voit ce qui se passe.

Mais c'est vrai que que j'ai été surprotégé. C'est vrai que j'ai été surprotégé d'abord par mes frères et sœurs qui étaient plus grands, par ma maman. Euh mais en même temps surprotégé mais en même temps à l'époque elle me laissait partir à à 7 ans métro tout seul.

Je venais en métro de la porte de choisie, c'était direct euh juieux et je traversais tout juieux pour arriver rue du cardinal de Moine. Et quand je jouais au théâtre le soir, j'avais peut-être 9 ans ou 10 ans. Et bien à 10 ans, je repartais du théâtre de Paris à Blanche.

Euh je passais par Chaussée Lantin et je repassis à la porte de Choisi, donc en métro toujours et je rentrais vers 23h 23h30. Ma mère m'attendait au métro à la porte de choisie mais pas de portable, il y avait rien. Donc elle avait quand même une confiance absolue.

Donc à la fois c'était une dans une sorte d'irréalité puisqu'elle me laissait faire plein de choses. Mais il y avait je savais qu'elle était là, je savais que mes parents étaient là. Il y avait C'est vrai une protection.

Et moi qui voilà qui me suis retrouvé seul assez assez jeune avec mes enfants, je oui, je pense que j'ai reproduit beaucoup cette cette surprotection. Est-ce que ça vous étonne le désengagement parental que peut qui peut exister dans notre société ? Je je l'ai c'est pas que ça m'étonne, j'en suis navré, j'en suis triste, triste triste, triste.

Moi, ce désengagement parental, souvent je l'entends dans la [raclement de gorge] libre antenne le soir sur euh je l'ai lu, je le vois autour de moi. Euh moi j'ai j'ai du mal à comprendre parce que mais j'ai du mal à comprendre mais je sais que ça existe forcément puisque je le vois autour de moi mais je sais que moi j'ai une chance inouie c'est de d'avoir d'avoir cette protection. Alors parfois sur protection ça parfois été difficile.

C'est vrai. Il fallait s'en affranchir il fallait mais mais c'est comme trop d'amour. Je sais pas si trop d'amour étouffe mais c'est vraiment si on doit choisir c'est quand même beaucoup mieux que pas d'amour.

Pourquoi votre mère a voulu un moment que vous quittiez cet endroit alors qu'elle avait raconté n'importe quoi pour que vous puissiez y entrer ? Quit l'endroit où quittait le milieu du spectacle. Vous c'était le moment où vous deviez quitter le collège.

Exactement. [raclement de gorge] Après, il fallait le lycée racine si on voulait continuer et pour avoir toujours un horaire aménagé et puis il fallait continuer donc les cours de de comédie, les cours de chamb faire un deuxième film après celui avec Boring enfin. Voilà.

Mais en fait après alors d'abord elle a vu que quand on est enfant à l'époque on était très privilégié c'estàd qu'on était reçu tout de suite. Il y avait pas c'était l'enfant qu'on avait choisi. Il y avait pas un milliard de castings.

Il y avait que il y avait pas d'agence. Il y avait cette école et quelques enfants. Il y avait pas de casting vraiment sauvage.

C'était ce casting dans cette école. Et du coup on était choisi, on partait, on était sûr, il y a aucune difficulté. Ensuite, mais ce qu'elle a vu, c'est qu'elle a vu les grands.

Elle elle voyait comme moi quand on allait tourner, on voyait tous les grands, tous les adultes qui eux venaient à l'époque avec leur pressbook de photos. Il y avait pas, on envoyait pas par internet de photos qui venait. Il y avait pas de directeur vraiment de casting, il y avait pas d'agent, il y avait pas c'était pas organisé comme ça.

Un peu sauvage. Donc les gens mais oui et les gens ils arrivaient et puis on vous rappellera non c'est pas bon. Euh non et puis les gens pleuraient, les gens attendaient, les gens et ça votre mère elle le supportait pas.

Ma mère elle le supportait pas. Elle c'est pas pour nous du tout. Qu'est-ce que c'est ça ?

Et elle savait elle savait que j'avais été fragilisée par la vie et elle s'est dit ce métier va me fragiliser. Et donc moi j'avais un rêve, c'était devenir coiffeur. Oui.

Parce que ma mère pass ça métier que vous vouiez faire. Oui. Parce que ma mère passait son temps chez le coiffeur.

Je pensais que c'était un métier très noble et ça l'in évidemment. Et quand je lui ai dit, elle m'a dit pas du tout mais je lui ai dit mais enfin tu passes ton temps chez le coiffeur toi je comprends pas pourquoi tu me dis [rires] c'est pas pour nous c'est très très bien. C'est très bien pour les autres.

C'est pas pour nous du tout. Mais c'est vrai qu'elle disent pour nous. Oui parce qu'elle s'était appropriée.

Bah oui. Oui. Bah c'était quand même la mère juif par excellence donc oui.

Est-ce qu'elle faisait pareil parce que dans le dans le film on le on ça se concentre sur vous et évidemment mais est-ce qu'elle faisait pareil avec vos frères et sœurs ? Ouais. Elle faisait pareil.

On on l'a pas vu dans le film parce qu'il fallait resserrer le le Mais oui oui, moi j'avais mon frère mon frère bégay par exemple celui qui avait 2 ans de plus que moi. Richard il bégillait. Quand j'ai eu un problème au théâtre alors d'abord il courait les orthophonistes avec lui.

Quand j'ai eu un problème au théâtre parce que ma jambe étant fragile, je me suis cassé la jambe et je ne pouvais plus jouer au théâtre de Paris. Les producteurs ont dit "Oh là là mais comment on va faire ? On a que ce sep enfant.

Oh là là ! Ma mère leur a dit écoutez ne vous inquiétez pas, j'ai le même à la maison. Moi en revenant avec ma mère, je lui dis "Maman, Richard bégay, il ne pourra pas dire les huit phrases, c'est impossible.

Mais si tu vas lui apprendre, je dis mais il est tellement émotif qu'il n'y arrivera pas. Le soir même au théâtre, j'essaie de lui apprendre les phrases, je viens avec lui avec mes béquilles, on se met au théâtre et évidemment il avait une robe, une soutane et j'étais un peu plus grand que lui. Donc la soutane quand il rentre sur scène, il se casse la gueule.

Là tout le monde rigole et pense que c'est fait exprès. Les producteurs sont ag ils sont paniqués. Ma mère, elle se tire et mon frère met à peu près 7 minutes pour dire le pape est mort.

Et là tout le monde rigole, tout le monde pense que c'est un fait exprès. Tout le monde rigole et ils applaudissent quand il arrive à sortir le papé est mort. Tout le monde applaudit.

Ma mère se tourne vers le vers le producteur, lui dit "Voyez, c'est un triomphe." Et depuis, mon frère n'a quasiment plus jamais bégayé. Le discours d'un roi.

Mais exactement le discours d'un roi. Donc c'est-à-dire qu'elle s'en est occupé. L'autre était trop maigre, l'autre bon chacun à la même moi j'étais un cas particulier mais chacun avait avait un combat.

On sort il y a la directrice qui est dans le coin. J'aimerais bien qu'on la qu'on la croise si on peut. Et alors ce qui est marrant votre mère c'est que quand vous en parlez on aujourd'hui on dirait est folle.

Mais à l'époque, est-ce que c'était bon fantasque, on s'en rendait moins compte ou les gens se disaient aussi bon, elle est quand même euh non parce que parce qu'elle expliquait absolument tout. Elle disait qu'elle a six enfants, que quand elle vient bah il faut bien qu'elle soit entendue dans les heures parce que si comment elle va chercher six enfants qui sortent à 4h30 de l'après-midi, [rires] elle peut pas être à la même place. Donc les gens savaient qu'elle avait une forte personnalité et puis la directrice l'adorait hein.

Elle adorait parler avec elle. Elle adorait lui poser des questions sur les autres enfants. Euh je vous présente Virginie Bray.

Bonjour Virginie, merci de nous accueillir. Tenez, on passe ici. Hop.

Et je vous mets un petit micro comme ça on va bien vous entendre. Hop. Merci de nous accueillir.

Merci à vous. Merci d'avoir choisi de revenir chez vous. Ah bah oui, chez moi ça m'a c'est une émotion intense.

Vous l'imaginez le petit garçon que j'étais à 7 ans qui est venu avec ses chaussures orthopédique puisqu'il ne marchait pas dans cette école. Cette école qui m'a apporté tant de choses, qui m'a apporté une forme d'assurance que je n'avais absolument pas, qui m'a qui m'a apporté toutes les ouvertures au monde que je n'avais pas. J'avais une télévision un peu avec trois chaînes en noir et blanc.

Donc c'est j'ai j'ai vu la couleur ici, j'ai vu la diversité, j'ai vu tous ces milieux, il y avait toutes les couche sociale. C'est ça que cette école est aussi magnifique pour ça. C'est pas une école de quartier.

Je crois que elle est restée à l'identique. Les les élèves et les anciens élèves nous font toujours des des retours très positifs. Et alors, comment on entre dans cette école les enfants du spectacle ?

École et collège, c'est ça ? Alors, c'est une école oui qui démarre au CM1 puis qui va jusqu'à là. C'est aussi un collège qui va jusqu'à la 3è.

Donc ce sont des élèves qui doivent qui viennent ici en cours avec des horaires aménagés. D'accord. Alors à votre époque c'était l'après-midi uniquement.

Maintenant, on a des élèves qui n'ont cours que le matin ou que l'après-midi et euh ils doivent justifier d'une pratique de de la pratique d'une activité avec un certain niveau et puis un besoin d'horairaménager. Et Roland disait tout à l'heure que des professionnels du spectacle à l'époque, venez vous chercher, est-ce que c'est toujours arrivé des producteurs des réalisateurs ? Venez choisir.

Alors, on est encore sollicité par les agences. Quand ils veulent tourner un film, ils hésitent pas à nous en proposer. Donc, on fait de l'affichage et puis parfois ils viennent regarder et puis dans ce cas-là, on passe on passe par les parents directement quand ils veulent solliciter un profil particulier.

Merci beaucoup de nous avoir accueilli. Ben merci à vous, c'était un plaisir. Oui.

Et puis il y aura plein de stars qui vont encore sortir d'ici visiblement. Il y en a eu des des vraies des grandes. Il on a vu nous avons que des stars dans cet établissement.

Merci beaucoup. Oui, vous avez raison. Vous avez raison.

Hop, je récupère le micro et puis nous on file parce qu'on a encore plein de plein de lu avoir. Merci beaucoup. Ah oui, votre sacou oubliez pas.

Ouais. Ouais. Merci.

Alors, est-ce que je peux prendre une photo ? Je suis désolé mais je voudrais prendre juste une photo pour montrer à Mais sinon il faut revenir pour prendre Je vais revenir je vais revenir [rires] je vais revenir. Si vous voyez madame Lappara la prof d'anglais vraiment je verra normalement au mois de février.

Bah écoutez je je vous envoirai un petit message parce que je viendrai la fête de l'école. Merci merci beaucoup. Merci à vous.

La porte elle a pas changé hein. C'était exactement la la même. Et alors, c'est marqué en haut.

Est-ce que Julien on arrive à le voir école des enfants du spectacle et collège. Est-ce que c'est on disait oui, on pouvait se moquer un peu à l'époque. Est-ce que on se moquait ?

Le handicap était difficile à était difficile à appréhender pour les autres ou comment ça évolué ça ? Je pense que c'est une école où il était pas possible d'avoir un handicapé puisque par définition c'était des danseurs, des jongleurs, des enfants du cirque, du sport, des Oui, des comédiens mais il y avait pas il y avait il y avait pas de cot, j'imagine l'enfant et cette école qui qui où on rentrait sur un sur un dossier où on devait justifier tes activités artistiques. Évidemment, à moins d'être ventrilogue, je sais pas si quelqu'un d'handicapé aurait pu rentrer. que la directrice a découvert mon problème, mon handicap en fait bien après.

Une fois que j'étais déjà scolarisé. Et comment les élèves vous voyez ? Est-ce que il il y avait des moqueries ?

Comment ça se passait ? Ouais. En fait, quand je suis arrivé avec mes mes chaussures indifférenciées, les élèves étaient focalisés sur ces chaussures et il me disait parce qu'à ce moment là, vous aviez déjà subi subi bénéficié de ce traitement un peu particulier qui vous permettait de marcher qui permettait de marcher mais en fait pour que le pied reste droit parce qu'aujourd'hui là je vous vois vous marchez normalement.

Oui oui, je marche normalement mais j'ai un pied plus petit que l'autre. J'ai un pu qui est encore un peu comme ça. J'ai un talon qui est moins important, c'estàdire j'ai un talon, j'ai le le si je me baise, voyez, si je fais comme ça, ça se ça se lève. le talon n'est pas assez et donc j'avais encore ça et donc il fallait il fallait vraiment le le le la femme du rebouteux av dit à ma mère il faut qu'il garde ses chaussures au moins pendant 3 ans.

Je les ai gardé à peine une saison une année parce que j'avais tellement honte et pourtant il les achetait en cuir blanche pour essayer de faire en sorte que c'était des grosses bottines voyez. Alors c'était affreux et moi j'ai dit non je peux pas je peux pas j'ai trop honte. C'était c'était oui c'était euh et donc je suis passé à autre chose mais les enfants étaient durs hein.

Les enfants étaient très durs et et après au bout de la 2è année bah après il il regardait plus, il s'en foutait, j'étais devenu comme les autres. Et en quoi est-ce que ça vous a construit ? Est-ce que ça vous a solidifié ?

Est-ce que ça vous a euh rendu plus sensible ? Oui, je pense que ça m'a ça m'a appris la compassion, ça m'a appris le la la tolérance, la compassion, le je regarde toujours ceux qui ceux qui sont différents et voilà, j'essaie de voir comment je peux les aider, comment je peux les intégrer, comment je peux leur tendre la main. Je pense que oui, ça m'a forcément appris une forme d'empathie que j'aurais peut-être eu peut-être, mais je ne sais pas.

Je pense qu'elle est beaucoup plus développée du fait de du fait de l'enfant que j'étais. Et est-ce que vous avez appris là ? Peut-être qu'on peut passer par Oh, on va continuer par ici pour l'instant.

Est-ce que vous avez appris à prendre votre corps en main ici ? Parce que dans une école plus classique, vous auriez peut-être pas pu bouger ou mouvoir, vous exprimer comme vous avez pu le faire après. Prendre confiance en vous.

Oui. Oui. Je pense que ça je pense que cette école m'a donné d'abord beaucoup d'assurance, m'a permis d'abord de m'exprimer en public.

C'est pour ça que quand j'ai fait mes études de droit et d'avocat, j'avais j'ai jamais eu peur de pr parce que dans le film, on voit que vous êtes un enfant silencieux même. Oui. Bah au départ, j'observe, j'observe.

Oui, j'observe. Et puis il faut que il faut que je il faut que je croise que me dit ma mère c'estàdire que elle me dit "Tu vas marcher." Ouais.

Et donc il fallait que je l'intègre alors que à un moment donné je je m'en foutais. Je voulais rester à quatre pattes pour vu que je puisse faire puisse bouger, aller où je veux dans l'appartement familial. Donc oui, ça m'a ça m'a forcément cette école, elle m'a elle m'a donné une assurance que je n'avais probablement pas quand je suis j'y suis entré.

Je pardon, je vous écoute en même temps mais je regarde où je où on va. Ouais mais je Hop ! Vous disiez que vous voulez devenir coiffeur, c'était pas pour vous tout à l'heure.

Mais alors comment vous avez décidé de devenir avocat ? Est-ce que ça vous l'avez décidé ou c encore votre maman qui a décidé ? Bah en fait, vous savez, j'ai dans les familles juives, on dit souvent à médecin ou avocat.

Donc ma mère n'a pas été très loin pour chercher pour chercher ce qu'elle pensait que je devais faire. Et puis j'étais j'avais 15 ans, je rentre en seconde dans un lycée normal. J'avais j'avais été à l'école que l'après-midi.

Donc déjà, je me demandais si j'allais être du niveau parce que forcément j'avais que 4 heures de cours par jour. ce qu'il est contrairement à tous les enfants qui arrivent en seconde et qui ont eu 7 heures de cours par jour. Et puis finalement, je me suis aperçu que j'étais vraiment du niveau partout dans toute matière. et euh et je me suis dit que je me suis dit au fil de de du lycée, je me suis dit qu'en fait cette assurance que j'avais prise finalement je pourrais peut-être la mettre au service des autres et qu'avocat effectivement cétait peut-être un bon métier pour à la fois m'intéresser à la vie des gens parce que voilà la vie avocat [grognement] c'est toutes sortes de problèmes toutes sortes de de problématiques diverses familiales professionnel enfin Ouais.

Et donc je me suis dit que c'était probablement le bon métier et où je pourrais peut-être si j'ai un peu de talent oratoire ben si que j'en avais peut-être que je pourrais le développer et l'exposer là dans ce est-ce que vous avez eu à l'époque et est-ce que vous avez maintenant un regret de pas avoir continué dans le cinéma ou dans le spectacle de manière générale dans le champ en théor parce que non parce que alors le théâtre il s'est avéré qu'un jour j'en ai refait il y a quelques années et que J'ai pu jouer pendant 3 mois dans une pièce mais à part cela, non parce que parce que c'est vrai que c'est un métier extrêmement fragile. Je suis devenu avocat d'artiste et je m'occupe de beaucoup d'artistes et je vois que je vois leur fragilité, je vois leur doutes, je vois leur remise en cause sans cesse des up and down et de leur inquiétude. Et je me dis mais je préfère être du côté du médecin [rires] que du côté du patient.

Bah ouais et donc ah ceci ça c'est quand les artistes disent ça bon je peux entendre ils savent pas le prochain film mais des fois je me dis bon vous êtes des gens privilégiés vous gagnez bien votre vie bon mais ça arrive vraiment c'est vraiment des gens inquiets vraiment vraiment on le sent un rôle qu'il vont pas avoir une émission qu'on a pas renouvelé quelqu'un qu'on aura préféré un silence parfois pas de réponse ça les met dans des états terribles et je me suis dit non j'ai commencé ma vie avec une fragilité. Je c'est vrai que il faut faut que je la poursuive en apportant autre chose et en me rassurant moi. Donc puis c'est une question de fierté aussi, vous savez être faut faut pas faut avoir un peu d'orgueil dans la vie.

être sans cesse, bah être sans cesse refoulé pour un rôle, être sans cesse ignoré, être sans cesse euh je je moi je suis quand même je suis né avec une certa un certain orgueil, un peu de fierté, un peu de et je me dis que voilà les humiliations, c'est pas pour moi. Ouais, on en aura dans la C'est des personnalités. Oui.

Ouais. On a parlé donc de votre mère beaucoup. Ouais.

Dans un instant, on parlera de Syvart. Oui. Alors, avant qu'on commence à peut-être à l'écouter un peu, dites d'ailleurs, c'est le titre du film et on comprend le film mais elle fait partie du processus et du travail pour guérir.

Guérir et marcher. Ouais. Pourquoi ?

Bah [grognement] parce qu'en fait euh j'avais une sœur aînée qui à l'époque elle était au petit conservattoire de chez Mirel qui était un peu l'ancêtre de Star Academy. D'accord. Sur TF1 sur un Télécrochet voilà télécrochet sur la première chaîne télévision française.

Ma mère l'avait inscrite parce qu'elle pensait que ma sœur était douée et qu'elle avait une voix. Ouais. Enfin maintenant on sait que ses six enfants étaient des fur star c'est pas et donc comme elle était au petit conservatoire de chez Mirel quand elle est arrivée ma sœur Mirelle franchement c'était pas sa teste de thé ma sœur et donc elle avait en sainte horreur Sylvie Vart parce qu'elle trouvait que Françoise Hardardi qui était au petit conservatoire ou à Lisona avait beaucoup plus de talent que Sylvie.

Elle ne comprenait pas le succès ou euh de Sylvie. On pouvait pas lui télévision sans voir Sylvie à l'époque. Et donc elle a associé ma sœur à Sylvie Hartan.

C'estàd qu'elle lui donnait des chansons et des bandes à répéter sur la tessiture de voix de Sylvie et dans et donc sur les musiques de Sylvie. Et donc ma sœur revenait le soir avec des disques voilà où elle qu'elle reproduisait sur des magnétophones et elle répétait toute la journée des chansons de Sylvie. Et donc les magazines, les chansons, comme j'avais pas grand-chose à faire dans la journée à quatre pattes, j'arrive dans j'arrivais dans la chambre de ma sœur, de mes sœurs et je voyais ses ses magazines et j'écoutais ces chansons et sa voix a commencé à me captiver mais sans me rendre compte en fait qu'un jour elle serait partie du traitement.

Oui. Et oui, cit pas voulu. C'estàd que c'est venu un peu comme ça.

Et après le problème c'est que euh le la femme du rebouteux quand elle a vu que que je sortais de mon lit, que je ne voulais pas rester euh dans mon lit avec attaché arnaché avec mon mes mes tout tout le tout le matériel a dit à ma mère "Mais qu'est-ce qu'il aime Roland ? Il va falloir qu'on trouve quelque chose. Il va pas pouvoir rester 18 mois allongé." Et ma mère a dit "Écoutez, je sais pas, il y a une petite chanteuse là qui vient d'arriver." Elle lui a dit "Écoutez-moi bien madame, ça n'est pas Mozart mais Sylvie Vartan fait partie du traitement." Et c'est comme ça que mes parents ont couru dans les dans les magasins de dis dans les disquaires à l'époque pour acheter tout ce qui concernait à l'époque les chansons de Sylvie Lart où il y avait les posters puis on a commencé à acheter tous les magazines à l'époque. vu les copains mademoiselle Achet et j'y retrouvais tout et ça m'a ça m'a vraiment catalysé complètement parce que je je suis resté euh hypnotisé par toute son iconographie et quand il a fallu que j'apprenne à lire ou à écrire parce qu'autrement j'aim Non c'est votre frère qui vous apprenne.

Ouais, celui qui était beg du coup. Non, c'est Jacques Jacques qui m'a appris à lire et à écrire. Et quand quand voilà et la méthode comme aucune méthode ne marchait, ils ont inventé ce qu'on appelle la méthode varton.

C'est comme ça que j'ai appris à lire et à écrire. Alors, on a acheté des disques mais pas des cassettes. Alors, à l'époque il y avait que après il y a eu des cassettes mais c'est des disques.

Ouais. Alors, vous êtes déjà venus ici ? Non.

C'est le seul magasin de Paris qui vend des cassettes. Exclusivement des cassettes. Tu les centr ?

Bah oui. Allez-y, allez-y. Je Bonjour, bonjour.

Merci. Merci de nous accueillir. Avec plaisir.

Bonjour. Comment allez-vous ? Très bien et vous ?

Merci de nous accueillir. Bah avec plaisir. Bon alors on vient parler de Sy Varton.

Donc il existe des cassettes de Sylvarton. Il existe des cassettes bien sûr. Ouais, on peut voir ça.

Oui, elles sont juste ici. Alors on va voir si vous les reconnaissez. Ah oui, chanson française, c'est là.

Pardon, c'est par ordre alphabétique, j'imagine. Ah non, faut fouiller. Ah, faut fouiller.

D'accord. Faut du courage. Il y a un petit indice, on a été aidé, je crois.

Elles sont là. Ah bah oui, oui, bien sûr. Elles [rires] sont sorties.

Bah oui. Ah oui, toutes les femmes ont un secret. Bien sûr.

Moi j'avais le disque. J'avais le disque. Exactement.

Celui-là, c'est avec les cheveux qu'is. C'est là où elle chantait la montée comme une cigarette, j'imagine. C'est des époques RCA.

Ah ça c'est Ça c'est quand elle était aux États-Unis. Le rêve américain. Laquelle on peut écouter ?

Écoutez, il y a celle-là par exemple. Back to je encore que toi. Ouais, c'est bien ça.

On peut vous pouvez nous en mettre une ? Bien sûr. Ah super.

Alors relant laquelle vous me dites ? Écoutez, on peut celle-là, c'est bien. Allez, c'est parfait.

Et vous en vendez toujours des cassettes de Sylvie Varton ? Oh oui, il y a des clients qui viennent. Ah oui oui oui.

Je vais vous mettre un petit micro. Qui sont les chanteurs français qui sont les plus vendus en cassette ? Je mets un petit micro.

Hop ! Comme ça, c'est on vous entend bien. Euh chanteur français euh bah je dirais c'est un peu un peu par période euh en ce moment.

Je dirais pas mal du Cabrel. Ah ouais ouais. OK.

Plus c'est rare, plus on a envie d'écouter le retrouver. J'ai eu Ouais, j'ai eu il y a on a on a certains artistes, on va dire un peu indétron comme comme C'est Dion. Bah oui, du pôf aussi.

Ah ouais, OK. Ouais, voilà. Alors, Sylvie Varton, on écoute.

Hop. Vous avez plus de lecteur de cassetteur là ? Non, j'ai gardé je me suis racheté une petite platine pour mettre les disques viny.

Ouais, je acheter ça [musique] [musique] là. Quelle année à peu près ? Euh là, on doit être dans des années juste année 2000 je pense.

Ah donc oui là vous alors à ce moment entre 98 et 2000, je pense. Donc là vous travaillez déjà avec elle là je la connais, je l'ai déjà approché. On s'est déjà vu que je travaille à France Télévision et à Europelle ne sait pas que je suis elle connait pas mon histoire et je ne suis pas devenu encore son avocat.

Ouais. Ah oui. Alors expliquez-nous parce que c'est vrai que c'est pas comment au début votre traitement passe Farel.

Ouais, on en a parlé un peu et ensuite vous allez travailler avec elle. Oui, j'apprends à lire et à écrire avec ces chansons. Et puis euh [musique] et puis euh dans les années, on va dire 2010, elle va alors je la rencontre à plusieurs reprises sur les plateaux mais je ne le révèle jamais.

Elle pense que je suis un journaliste. [musique] Je l'ai interviewé pour des magazines de jeunes à l'époque. Elle me voit à la radio et la télé donc elle pense que je suis journaliste.

Elle sait pas du tout que je suis avocat, que je m'occupe d'artiste. Et à chaque fois qu'elle me voit, elle sait qu'il y a une forme de sympathie. C'estàdire je suis toujours très avenant et [musique] elle voilà même si elle a une certaine distance, il y a quelque chose qui la frappe dans mon dans ma gentillesse, on va dire.

Et puis euh et puis le temps va passer et un jour Isabelle Merga et son agent vont m'appeler. J'étais l'avocate d'Isabelle Merga et elle [musique] me dit "Est-ce que tu devineras jamais ce qui nous arrive ? La pièce que je viens d'écrire.

Si lui Barton accepte de jouer dans cette pièce. [musique] Donc moi, je suis tétanisée, je ne dis rien." Et elle me dit "Est-ce que tu peux te tu peux ?" Et là, elle repart à Los Angeles. [musique] Il faut absolument que je lui donne un contrat.

Est-ce que tu peux dégainer un contrat très vite ? Et et là, je je suis tétanisé. Je je elle me dit ça va allô allô je dis oui oui donc partend d'accord au des variétés tout à l'heure.

D'accord. [musique] OK. Bon ben je vais venir alors je sais pas comment je garde et quand j'arrive je me dis je je suis un peu mal [musique] à l'aise parce que je me dis est-ce que Sylvie va me pas comprendre qui je suis que il y a une sorte de confusion.

Elle est avec son agent Patric avec et là quand elle vient et quand Sylvie arrive elle me regarde et puis elle revient comme ça sur moi et elle me dit "Mais je vous connais mais vous êtes avocat ?" Je dis "Oui bah vous êtes pas journaliste." Je dis "Bah oui".

Alors Isabelle, elle me regarde, je lui dis "Je t'expliquerai." Et là, elle me dit euh Roland Perz, c'est ça ? Dis votre nom.

Oui. Ouais. Son attaché de presse avait dû lui dire à plusieurs reprises et elle a dit et [musique] donc on parle du contrat finalement elle le signe sur place. très vraiment elle me dit en même temps j'achète pas la tour àel faut pas exagérer donc je lui dis je me dis vraiment elle voulait pas le montrer à votre conseil me dit mon conseil à la retraite et elle me dit c'est pas bien grave enfin vraiment je trouve ça contraction je me dis mais moi je défends des gens [musique] ils prennent 22000 conseil elle c'est quand même une star et à la fin et puis en plus pour vous elle est c'est c'est ça va au-delà de la de Sylvie Varton comme pour le reste des gens c'est c'est c'est une figure mythologique quoi.

C'est à la fois et j'ai très peur d'ailleurs de l'approcher parce que j'ai peur qu'elle soit pas à la hauteur de ce qu'elle m'a rapporter. Ah oui, vous avez peur d'être déçu ? Oui. [musique] Et donc je reste sur sur et à la fin sur le trottoir en sortant, on est parti prendre un verre tous ensemble et elle me dit [musique] "Vous accepteriez de devenir mon avocat tout de suite Non mais là je suis je suis paralysé, je [musique] suis petit garçon qui peut plus marcher et je fais semblant et je dis bah oui bien sûr.

Et là je faut voir je cours chez mes parents à l'époque pourtant j'étais déjà marié je cours chez ma mère et je lui dis "Maman, tu neas jamais de qui je vais être là qui chérie ?" Je dis Sylvie Mart et là elle me regarde elle me dit elle en a de la chance [rires] c'est comme ça que tout a commencé où et surtout je lui ai jamais révélé l'histoire. Alors oui, on va y venir après.

Donc ça c'est l'une des dernières et là par exemple c'est avant. Non, c'est pareil. C'est dans les années c'est un peu plus tôt.

C'est un peu plus Oui, c'est un peu plus parce que parce que vous quand on parle du protocole quand vous êtes gamin protocolement cigarette, c'est toujours pas sorti. Là c'est années 70. J'arrive pas à savoir c'est des vartant pour moi c'est un nom mais je sais que c'est une star mais je peux pas imaginer surtout je suis pas certain qu'il y a eu des stars comme elle de mon époque à qui je pourrais les comparer c'est un peu la voilà on la compare beaucoup à Angè alors j'arrive pas Angèle et comme on commence à être extrêmement connu avec une carrière alors elle a 60 ans de carrière si lui donc on a du mal à la comparer à quelqu'un d'autre mais mais déjà à l'époque elle elle a des shows en Italie tous les samedis elle est en direct en Italie elle chante Contrairement à Johnny Alid, elle chante dans le monde entier, c'està-dire qu'elle chante dans toutes les langues.

Euh, elle elle est elle est dans on peut pas allumer la télévision sans tomber sur Sylvie Bartan. Elle a déjà 2500 titres phare, la plus belle pour aller lancer. Nicolas la Marita qui est devenu un titre aujourd'hui incroyable.

Euh donc elle a ses shows, elle a ses duos avec Johnny Adid. C'est la femme de Johnny Adiday. Donc à part entière.

Donc oui, c'est c'est euh et puis elle ressemble à aucune autre. C'estàd que c'est la première qui importe des shows à l'américaine. Elle vient avec 80 danseurs, elle est à l'Olympia, elle est au palais des congrès.

Elle est au palais des congrès. Personne ne reste plus de 2 jours. Elle y reste quasiment pendant 5 mois guichet fermé. euh 4000 personnes tous les soirs.

Donc c'est quelque chose avec des shows mais avec des vélos, des euh des voitures, des motos sur scène. Elle euh elle danse comme personne. Euh oui, c'est c'est c'est véritablement une star dans le dans le dans le vrai sens du mot.

Rambobine. Ah, faut que je rembobine. Alors, comment je fais ?

Comme ça ? Tac tac tac tac. C'est Julien qui est au point sur le dossier.

Je rembobine et normalement, je dois pouvoir relancer. Vous qui avez côtoyé Sylvie Vartan et d'autres stars. Ouais.

Est-ce que c'est des personnalités qui sont déjà des stars avant même de de le devenir et devenir des célébrités qui ont déjà ça en ell où leur aura grimpe, monte, se fait avec le succès ? Je pense que c'est la classe qui qui différencie toutes ces personnes. C'est-à-dire qu'il y a des personnes qui ont même si elles sont moins connues que d'autres qui ont une classe vraiment euh comme Sylvie l'avait déjà très jeune.

Elle et puis c'est cette classe fait que ces gens-là restent les mêmes. Ils sont normaux dans leur vie, dans leur vie personnelle, dans leur rapport aux enfants, dans leur rapport familial, dans leur rapport sentimentaux, dans le rapport professionnel, ils restent les mêmes. et ceux qui en font des tonnes, qui pensent qu'ils sont déjà arrivés, c'est des gens qui vont s'éteindre très vite qu'on reverra plus.

Et c'est ce qui fait la différence et Sylvie faisait partie de cette race. D'ailleurs, tous les gens à qui jeai présenté, notamment Gomon par exemple qui la connaissait pas. Ah pile à ce momentlà, il était très surpris était très surpris de la normalité de cette femme [musique] avec ce qu'elle [chant] a connu ou legaff, elle a chanté partout.

Voilà les après avec des plus grands chanteurs est dans la lune les idées en je me voudrais bon comme une gitare entre tes doig et puis me brûler me consumer [musique] pour toi c'est marrant parce que évidemment j'ai j'ai gavé mes enfants des chansons [rires] de et et à l'époque mes enfants moi ça intéressait pas et aujourd'hui [musique] c'est leur Madame trust. Ouais, bien sûr. Ils vont la voir en spectacle, ils sont émus, ils sont venus quand elle a fait ses adieux et j'ai vu mon fils qui a quand même 34 ans aujourd'hui verser une petite [musique] larme comme si elle s'est passé cette génération.

Après, ce qu'elle représente pour vous aussi sans doute. Oui, mais finalement, ils se sont appropriés aussi cette culture, cette chanson. J'en ai jamais autant écouté depuis la mariz depuis enfin bon peut-être début le titre est sorti [musique] mais maintenant partout.

C'est une chanson c'est une chanson euh une chanson parce que d'abord cette chanson elle est très drôle dans le film où tout le monde sproprie Oui. film il a contribué je pense depuis l'année dernière contribué et puis euh et puis cette chanson c'est elle parle des origines, elle parle de de l'immigration, elle parle de d'une forme aussi d'intégration, elle parle elle parle des souvenirs, elle parle de du de l'exil, elle parle de de ce qu'on oublie jamais, de là où on vient et c'est ce que dit Sylville en cette chanson. [musique] Vous m'avez partiellement répondu sur pourquoi Sylvie Vart est pas quelqu'un d'autre.

Mais ça aurait pu être un homme, ça aurait pu être n'importe qui. Ça aurait pu être Claude François, Johnny euh Françoise Ardi. Il y avait qui d'autre dans les Ah ouais François, j'aimais beaucoup Françoise Ard mais elle était dépressive pour moi.

Triste. Mais c'est on vra on entend la joie làdedans. Oui, elle était triste.

Ouais. Che c'est une belle artiste mais mais elle était pour moi trop ordinaire, trop commune alors que voilà artiste [musique] après c'est Vartan. Elle a dit quelque chose quoi.

Elle a elle d'abord elle ressemblait à personne d'autre mais mes frères et sœurs étaient tous brun avec des yeux charbonneux. [rires] Elle était blonde avec des tenues de paillettes incroyables porté façonné par Riv Saint-Laurent. Euh c'était la première éieve Saint-Laurent, la femme de Johnny.

Elle fait de la moto, elle est en bois de cuir, elle avec des casquettes, elle a corde des jambes incroyables. Enfin pour moi, c'est un Est-ce que l'époque aujourd'hui on dis quand même Vartan, la femme de Johnny, est-ce qu'à l'époque on disait Johnny le mari de Cy Vartan ou quand même pas ? Quasiment au même niveau ou pas ?

Vous savez bah là, il va y avoir un film un film sur Johnny. Oui, bien sûr. Avec Benjamin voisin.

Voilà. Et et le réalisateur le réalisateur est venu voir Sylvie. Si m'a demandé d'être là et il est venu, il lui a dit [musique] il lui a dit "Je vis avec vous depuis un an et demi.

Quand j'ai écrit le film, je ne pensais pas que vous prendrez autant d'importance dans l'histoire mais aujourd'hui plus de la moitié du film est avec vous. On a besoin de vous parce que vous êtes incroyable et vous êtes un personnage incroyable. J'aurais presque pu faire le film sur vous aussi.

Et d'ailleurs, il y a vieux pit qui est qui va jouer son rôle d'ailleurs ? C'est Noémie. Noéi !

Noéi ! son nom euh Ab Habitard Noéi Habitard Noé Abitard Noé Habitard voilà qui a joué son rôle et d'ailleurs on a vu les photos, on a vu les essais c'est incroyable ou ça marche. C'est incroyable ça marche. [rires] qualité c'était quand même furieusement moderne déjà à l'époque complètement elle chantait en direct c'était la seule qui faisait des spectacles en live ils étaient tous en ils étaient tous en ils étaient tous en playback ou pas de live était la première à faire des scènes chez là elle a mis quasiment 40 ans avant de faire de la scène.

Sylvie a 17 ans, elle était à l'Olympia avec le Beatles. [rires] il é les faisaient la première partie de ses vie, il faut le faire quand même avec Kevin Tayor et euh et donc oui c'est c'était assez incroon était un peu comme ça non pas pareil Sanson est arrivé un peu après et puis elle était auteur compositrice avec des chansons à texte très beau j'ai beaucoup aimé une chanson évidemment quand je me suis un peu j'ai vu me diversifier dans la vie je pouvais pas être écout que [rires] même si j'ai j'ai vraiment gavé mes mes proches et tout le monde de Sylvie mais j'ai beaucoup aimé évidemment Véronique Sanson, Julien Clair, Michel Berger Fran et Sylvie ça restera à on y va allez merci beaucoup on vous laisse on vous laisse avec voilà si c'est comme ça je vous remets les cassettes là vous savez ce que je faisais moi quand j'allais dans les dis boîes ici vous savez ce que je faisais chez les dis j'étais tellement obsédé par Sylvie que lorsqu'il y avait les 45 tours ou les ou les 33 tours, j'attendais que le vendeur ne me regarde pas et je prenais tous les [musique] card et je les mettais devant tout le monde comme ça en me disant que forcément quand quelqu'un allait arriver, il pourra passer à côté. Il va acheter Sylvie, il va acheter Sylvie. [rires] Je faisais ça.

Et à l'époque, vous étiez pas encore son avocat. Non, pas du tout. Et je voyais quand je partais, je voyais le vendeur en disant mais qui c'est qui m'a fait ça ?

Il éta obligé de tout ranger. Mais je me suis dit et même je faisais ça dans les supermarchés à l'époque en me disant bah forcément ils vont celui qui va venir va tomber sur elle forcément. On y va.

Merci beaucoup. Merci pour tout. Merci pour votre accueil.

Au revoir. Hop. Allez-y.

Roland. Merci. Hop.

Bon alors, on se déplace en métro ce soir. Ah bah oui, parce que en fait vous ce qui est bien, c'est que quand l'émission se terminera, vous vous commencerez à travailler. Oui, c'est ce que j'ai fait quasiment depuis septembre.

J'ai du lundi au jeudi soir. J'ai j'ai commencé après une journée de travail, une journée de travail d'avocat ou d'écriture puisqu'on écrit là actuellement la suite de ma mère Dian. D'accord.

On écrit avec Mascal LB et ben il va y avoir une suite alors oui parce que j'avais écrit un autre livre voilà j'avais écrit le livre derrière qui était ma mère Dieu et Lidzi et j'avais écrit bonne fête des mères papa et on va adapter ces deux livres à l'écran et avec le talent les deux en en deux films en un film je crois et et avec le talent Pascal B on coécrit cette fois et puis j'ai mon cabinet d'avocat avec évidemment avec mes mes clients artiste aussi auteur acteur, producteur et donc la journée longue la journée est longue et je finis à 1h du matin après. Métro, on y entre en roche, on parle pas aux inconnus hein. C'est vrai.

C'est vrai qu'elle vous répétez ça maintenant. Elle me l'a répété même quand je suis devenu à car quand je prenais le train pour aller plaider avec des clients. Je je essayais de baisser mon le montage parce qu'elle me dit n'accepte rien même pas un bonbon chez nous.

J'avais honte, j'avais honte et je pouvais même pas lui répondre parce que mon client était en face de moi. Et donc évidemment dans métro, je m'empresse maintenant à parler à tout le monde. Et ce qui est assez marrant, je crois c'est l'une des phrases les plus drôles du film, c'est quand elle vous dit, vous lui dites "Mais arrête de me dire ça" et vous lui dites mais je elle vous dit mais je comprends pas pourquoi tu veux parler à des inconnus. [rires] C'est vrai.

Mais parce qu'elle avait une logique qui nous échappait à tout ça. Je pense que ça doit rendre fou. Je ne pas parler à Oui oui oui.

Mais le métro moi c'était la liberté pour moi je suis chez Carwassie hein. Dans le métro c'était l'avion. Euh c'est pouvoir retrou le métro tout seul.

Alors c'est pas cel je dois en avoir un autre. Attendez je vais C'est bon. Ouais, je suis vraiment fid.

Voilà, c'est le Voilà. Et puis le métro, c'était un peu le symbole. Donc on va jusqu'à Javel, hein.

C'est ça. Javel. Oui, Javel.

Le le métro, c'était un peu le symbole de votre normalisation. Bah, c'était d'abord c'était le transport du futur pour moi. J'ai l'impression de de prendre un jet.

J'avais j'étais jamais sorti de chez moi. Je suis même pas en voiture je crois où j'avais dû prendre j'avais pris le métro quelques fois avec ma maman mais j'étais voilà le prendre tout seul c'était incroyable l'odeur de ce métro c'était l'odeur de la liberté. Oui, c'est vrai qu' là peut-être qu'on va aller au bout comme ça on travaille àendement c'est vrai que là on n pas en odorama avec la caméra mais il y a cette odeur du métro.

Oui oui, il y a l'odeur du Moi par exemple qui suis pas parisien maintenant si mais je venais à Paris l'odeur de Paris c'était ça. Oui trop et moi le moi j'adore d'ailleurs je très bon pour la santé mais bon on y pense pas. Mais moi j'ai je me déplace arri en vélo mais quand c'est vraiment trop loin je prends le métro.

J'ai toujours des cartes métro parce que j'adore prendre le métro. Vous avez vous avez toujours grandi et véctu à Paris. Oui, je suis né à Paris.

Mes parents ont réussi à voir l'appartement à Paris grâce à ma naissance. Je vous ai Ah oui, c'est vrai. Et vous dites que votre mère, elle voulait pas que dire que vous pouviez habiter en en banlieu ou et donc on descendait, on habitait forte de choisi et ma mère descendait à Port d'Italie, une station avant la porte de choisi qui était quasiment le terminal le le terminus et avec mes frères, on maman.

Il y a le mécoup de choisi à côté de la maison. C'est trop la banlieu. Je pas on va croire qu'on habite en banlieu je dit mais qui va nous demander où on habite on descend.

La logique à part. Voilà comme ça quand vous au moment où vous habitez vous dites d'Italie. C'était Paris Paris.

M mes parents avaient un rêve, c'est que venir en France pour que c'est pour que leurs enfants et une meilleure vie, je pensais qu'au Maroc ça allait être compliqué de faire des études. C'est marrant parce que c'est vraiment les mét ça. Ah oui, c là.

Oui. On se met ici tous les deux comme ça on peut se mettre en face de nous. C'est vraiment le maître de l'époque avec les Oui.

Euh pour mes parents, c'était important de nous donner une chance de pouvoir faire des études d'être dans un pays que ma mère a près civilisé par rapport au Maroc à l'époque. Alors Dieu sait qu'elle adore au Maroc mais c'était important. Donc ils sont venus, ils avaient 18 ans, ils avaient pas grand-chose, pas beaucoup d'argent, enfin très peu d'économie.

Ils ont mis toutes leurs économies avec le frère de mon père dans un hôtel restaurant dans le maret de François Miron. Euh où il louait les chambres et il ma mère cuisinait avec sa sœur euh au restaurant et simplement ma tante a eu 10 enfant, ma mère en a eu six. Les chambres, elles étaient tout occupé, on pouvait plus les louer donc était obligé de vendre cet hôtel parce que vous êtes vous avez grandi dans une famille pied noire.

Oui. Pied noir juif du Maroc. Ouais.

Euh mon grand-père était rabin c'est d'où cette appétance de la mère pour les les prières, pour la pour la croyance très forte. Elle implorait tous les seins. Elle était persuadée [musique] queelle était la joindre de Dieu et que Dieu allait lui répondre.

Et puis quand elle a reçu la carte octale, elle a montré à mon père qu'elle avait qu'elle avait tu raisons. On a parlé de Paul votre mère, on a parlé de SJ Vartan, on n pas parlé de la personne qui est entre les deux au milieu du titre du du livre et du film. Dieu.

Ouais. À quel point Dieu est majeur dans votre construction là aussi pour vous enfant, pour vous jeune adulte et pour vous maintenant ? Est-ce qu'il y a toujours la même place et la même importance ?

Oui, parce que Dieu celle on met une kipa, ça veut dire l'humilité. On met une kipa, c'est pas pour emmerder qui que ce soit. C'était juste pour pour montrer à Dieu qu'on se couvre la tête parce que Dieu est au-dessus de nous.

Et cette cette croyance, [musique] c'est ce qui donne cette humilité dans la vie. C'est ce que j'ai essayé de ce que mes parents m'ont transmis. C'est ce que j'essaie de transmettre à mes enfants.

Cette humidité, elle est importante [musique] parce que vous pouvez être en haut, vous pouvez redescendre d'un seul coup en bas. On le voit autour de nous tous les jours et si on fait pas du bien, si on si on n'agit pas selon les précepts de Dieu, c'est-à-dire la bonté, le passage, la tolérance, la bienveillance, le fait de ne pas dire du mal de l'autre, le fait c'est pas on n'est pas tous parfait évidemment et c'est très difficile et si on a présent en tête ça, ça vous donne ça vous donne quand même une assez belle vie et je m'en suis aperçu. Mais est-ce que c'est là vous me parlez de moral ?

Est-ce qu'il y a Est-ce qu'il y a une question spirituelle ? Est-ce que ça vous porte ? Moi, j'ai très peur de Dieu.

J'ai très très peur. J'ai une peur viscérale de mal faire de J'ai peur de la punition. J'ai peur de ce qui pourrait m'arriver, de ce qui pourrait arriver surtout à ce que j'aime.

Donc pour moi, Dieu existe. Il y a un monde après, il y a plusieurs vies. Il y a il y a un monde après le monde dans lequel le monde terrestre.

Il y a le monde spirituel et ce monde spirituel existe. Les textes de la Torah sont magnifiques, j'imagine comme les autres textes. Peut-être du Coran aussi, peut-être évidemment le le Nouveau Testament probablement pas très loin l'Ancien Testament dans lequel on évolue.

Mais non, moi je je la religion [musique] est très importante dans ma vie. Le respect des des des textes religieux et des très importants mais dans une dans un respect de tous hein. C'est rare d'entendre encore des gens dire clairement pour moi Dieu existe et il y a une vie après un monde.

Maintenant souvent les gens s'adaptent adaptent la religion à ce qu'il pensent à ce qu' c'est pas facile d'adapter parce que c'est on en refit un peu ce qu'on veut. Alors de toute façon on s'adapte un peu parce que évidemment je ne suis pas à la lettre. Si je suis là à la lettre, je ferai par exemple chabbat, je coupe beaucoup près du téléphone, de la télévision, de la voiture de J'essaie de me couper un peu mais je fais pas je fais pas tout.

Mes enfants le fontement mais les plus jeunes le font plus que moi. Mais moi j'ai cette conscience cette conscience parler de moralité. Mais oui, Dieu est moral.

C'est une moralité et c'est un c'est important de d'avoir Dieu parce que je pense que ça nous oblige à avoir un bon comportement. Cette peur de cette peur de la punition nous oblige, c'est c'est triste peut-être de le penser, mais ça nous oblige à avoir un bon comportement et euh et c'est voilà. J'ai été élevé comme ça et puis et puis j'ai eu la chance de de voir que Dieu existait parce que voilà, je suis j'ai eu ce miracle et j'en ai eu d'autres d'ailleurs.

Là aussi, c'est intéressant que vous dites Dieu, croire en Dieu nous permet d'être d'être meilleur. Aujourd'hui, on est dans une société qui est laïque, c'est une chose mais qui a tendance à être ratée et donc qui considère et qui pensent que Dieu est plutôt négatif dans la construction et le développement de l'humanité. Moi, j'ai une Dieu vous donne une grande tolérance et donc j'ai moi j'am je regarde le monde et je suis extrêmement tolérant.

J'ai pas de j'essaie de pas avoir de jugement sur les comportements des uns et des autres. D'ailleurs, en étant avec un, on peut pas avoir de jugement. Euh, on était obligé de défendre tout le monde.

Donc, je me dis que c'est une chambre dans la vie. Je vois les gens qui ne croient pas en Dieu, ils sont beaucoup plus malheureux que ceux qui croient. D'abord bah oui parce que croire en Dieu c'est de te dire que c'est l'espoir d'être heureux demain et ça vous c'est comme celui qui croit qu'il va gagner au lotuo alors qu'il il a peut-être pas joué en récurance pour ceux qui jouent toute la semaine où il a joué il est persuadé persuadé il espère gagner au loto. un peu ça c'està dire que on peut gagner le gros lot dans la vie le gros lot de la vie de la rencontre de la et je vous dis que Dieu Dieu nous y aide si on si on agit des chiffres officiels sur la montée des actes antisémites en France est-ce que vous vous le ressentez jamais ressenti moi personnellement d'abord j'ai jamais je me suis jamais caché de mon judaïsme un judaïsme fervant Mais encore une fois, je me fervant dans le respect de toutes les autres religions que j'adore.

J'adore le parler avec des musulmans de leurs croyances, j'adore partager avec eux leur fê parce que dans l'univers de dans cetch où nous étions, il y avait toutes des voisins des voisines de toute origine et on fêtait les fêtes les uns des autres. Pardon ça 50 ans. Oui, ça a 50 ans possible.

Moi moi oui, je m'aperçois que c'est encore possible parce que aussi si on a un regardillant sur les autres et sur les autres qui sont différents de nous et on se nourrit de cette différence, ben je trouve que c'est une forme de respect qui euh qui fait que moi je n'ai jamais été attaqué parce que j'étais juif. On ne m'a jamais dit ça de juif. J'ai une chance inouie.

On ne m'a jamais dit ça de juif. Je vois aujourd'hui hein, je vois je suis pas du tout dans ton cœur, je vois aujourd'hui les de la jeunesse qui est attaqué par du fait de la religion notamment du judaïsme. Je vois les rabins euh parce qu'ils ont une qui parle, je vois des religieux et je suis je suis d'une tristesse infinie mais je n'arrive pas à croire.

Je n'arrive pas à croire. Pour moi, c'est des faits isolés. Je n'arrive pas à penser que c'est quelque chose qui va qui qui alors et qui est systémique.

Évidemment, je je suis pas aussi naïf que ceux qui étaient français à l'époque et juifs en 39 45 et qui pensaient que le fait d'être français les protégeait de leur judaïsme et de leur de leur origine juive et qu'ils allaient pas être pour pour autant déporté. On a vu que la police, la guestapu et la collaboration avait permis tout ça. Donc mais malgré cette cette période noire de de ces générations passées, moi je me dis que plus plus on sera différent et plus on se respectera et je pense que les juifs ont leur place en France.

Est-ce que ça vous inquiète pas pour vous mais pour vos enfants ? Pour nous Ouais. Je pense à mes enfants, à mes petits enfants.

Moi, j'ai des petits enfants qui sont en école juive aujourd'hui pour des raisons de religieuses. Ils ont envie de suivre un enseignement à la fois laïque et un enseignement proche de leur des convictions de leur famille. Et oui, j'ai peur pour eux.

J'ai peur. Ce qui ce qui me fait peur, c'est pas tellement contre les juifs seulement. Ce qui fait peur, c'est le terrorisme en général. le terrorisme contre les civils, le terrorisme comme comme moyen d'expression radicale.

Oui, ça ça me fait peur. Ça peut toucher les Juifs comme ça peut toucher d'autres. Évidemment euh évidemment le conflit le conflit euh israélo-palestinien, est-ce que vous vous sentez concerné par ce qui se passe entre Israël et les Palestin ?

Est-ce qu'on veut vous ramener à ça souvent parce que vous êtes juif et vous au fond vous dites bah moi j'ai j'ai fondamentalement rien à voir avec j'assume. J'assume totalement. J'assume l'existence d'Israël.

J'aime beaucoup ce pays. Je trouve que c'est une chance inoui que ce pays a pu voir le jour en 1948 [musique] à la suite de de ce qui s'est passé des programmes et de ce qui s'est passé après 6 millions de morts de juifs. Il fallait bien quand même que les juifs a enfin un territoire pour être protégé.

Donc je suis j'assume totalement cette après j'ai je suis comme tout le monde je rêve de façon idéale. Je rêve d'une paix dans sur ce territoire. Je rêve que les Palestiniens vivent de façon autodéterminée.

C'est-à-dire qu'il puisse ne pas être administrés par des terroristes comme c'est le cas, mais être administrés par des gens qui ont élus, des gens qui une sorte de démocratie. Israël est la seule démocratie du coin et donc effectivement elle inquiète tous les pays autour qui sont tous démocrates. On a des des démocraties.

Donc je comprends pourquoi Israël suscite autant d'inquiétude mais je je forme le il y a pas un jour où depuis avant le 7 octobre [musique] et depuis le 7 octobre encore plus. Il y a pas un jour où je ne me lève pas et où je prie parce que des prières tous les matins comme une sorte de méditation et où je prie. Je prie pour évidemment pour les distants d'Israël euh et pour que il puissent vivre en paix avec leurs voisins dans un respect mutuel, dans une euh voilà.

Mais c'est c'est difficile de se dire que mais vous me dites vous me dites "J'assume, j'assume jusqu'à quel point ?" Parce que en effet, je je suis d'accord avec vous. C'est la seule démocratie de la région mais il y a eu certaines dérives qu'on a pu voir à Gaza et donc ça on peut vous le reprocher aussi alors que de plus là vous avez en France Français.

Le problème le problème c'est que tout le monde parle de ce qu'il ne me connaît pas. Moi je ne suis pas moi je ne suis pas à gaz que je ne suis pas dans dans les secrets des alpa de ce qui se fait de ce qui se dit. Ce que je sais simplement, c'est que il y a eu au-delà de tout ce qui s'était passé avant, il y a eu un massacre sans précédent le 7 octobre.

Et je crois que le monde n'a pas pris la mesure de ce qui s'est passé parce que après le le l'esroit de ce qui s'est passé, tout le monde s'est réveillé de jours après comme si c'était normal de pas se défendre. à un moment donné, il fallait il fallait aller évidemment aller chercher ces terroristes, les sortir de leur tanière alors qu'il se terraient avec les populations civiles qui ont été innocentes, je le sais, et qui sont qui ont été témoins aussi de de d'exaction et de choses terribles. J'en suis j'en suis aussi touché que si c'était des juifs, évidemment, mais comment faire ?

C'estàdire que moi je n'ai pas un magicien, je sais pas comment comment terroristes. Le terrorisme n'obéit à aucune règle, à aucune logique. Ils ont une une forme de frappe qui est insidieuse, qui est terrible.

On l'a vu ce qu'il a fait dans ce dans ce dans ce Kbo au 7 octobre qui était une fête pour la paix justement et le rassemblement de des Palestina et des juifs. Voilà ce qu'ils ont fait et c'est quelque chose qui était préparé depuis des années. Donc ça veut dire que il y a une défiance totale.

Donc comment faire ? Je ne sais pas. Je ne sais pas comment casser les œufs.

Comment faire une sans casser les œufs ? J'en suis bien conscient. Les Israéliens ont été victimes, les Gazaouis, les Palestiniens ont été victimes aussi.

Mais je ne sais pas comment faire. Et donc je me dis que beaucoup de gens parlent et beaucoup de gens jugent. Mais il jugent au nombre évidemment de de mandes.

Je suis d'accord, c'est terrible. Mais comment si quelqu'un a une solution, je serais voilà attentif. Pour revenir à ce qui se passe en France, vous parlez de la montée de l'antisémitisme.

Est-ce que vous croyez en la capacité des politiques à ressouder à réussir à ce que cet antisém disparaisse ? Oui, moi j'y crois. Si vous parlez avec les bonnes personnes, il faudrait parler, je dis pas que Netania est la bonne personne mais je ne crois pas que ceux qui aujourd'hui administr ce territoire les bonnes personnes en France.

En moi je suis très déçu des je suis très déçu des médias qui ont été très très partiaux dans le traitement de ce conflit et surtout de ce qui s'est passé de 7 octobre. Je suis infiniment choqué et je le dis sincèrement mais je le fais comme un citoyen normal extrêmement choqué du parti qui est outrageusement. C'est passé Israël qu'ils ont envie de venir, c'est beaucoup plus que ça et on le voit dans leur discours, dans leur façon d'analyse, dans leur et c'est à moi je suis j'ai beaucoup de pe dans la France la France est divisée et je pense que je je ne suis pas plus évidemment que jamais voté pour l'extrême droit.

Je suis mais je me dis aujourd'hui qui sont les bonnes personnes pour euh pour essayer d'apporter laude, de la tolérance, de la paix euh et du soutien à ce à ces conflits euh je sais pas, je suis perdu. Je suis un peu perdu aujourd'hui. Euh mais j'ai été très déçu des médias, parfois Fant Télévision, parfois les médias publics qui ont été très très partiaux dans le dans la façon de de traiter le problème, c'est que sur ce point l'autre camp vous dira l'inverse honnêtement penser.

J'ai j'ai quand même j'ai je me suis dit que tout le monde avait quand on jugeait ce qui se passait, personne ne rappelait ce qui s'était passé le 7 octobre. C'estàd qu'on regardait que des actes et personne ne regardait les raisons de ces actes. Je dis pas que c'est de la légitime défense mais ça lui ressemble beaucoup quand même parce qu'encore une fois vous ne parlez pas avec je parle pas je parle pas des peuples du peuple lui-même je parle juste de ceux qui les représentent et qui sont enfin on a bien vu en Iran ce [musique] qui s'est passé qui a parlé de l'Iran.

On parle de la guerre. Oui. En Irant mais qui parle des femmes violées, des femmes des femmes qu'on empêche de de de vivre, d'exister, de s'exprimer et tout ce tous ceux qui sont qui ont été les premiers à venir euh à venir parler de ce qui se passait à Gaza, de venir parler de de mort et des et des Oui, de ces violences, c'est c'est c'est indéable.

Mais on les a pas entendu depuis depuis des décennies. Les Iraniens souffrent et on ne les entend pas, on ne les voit pas, on ne les comprend pas. Donc on voit bien là que LFI par exemple n'a jamais n'a jamais pris la parole pour parler de ces violences aux femmes.

Comme d'ailleurs toutes ces femmes qui parlent des violences aux femmes en France et je les soutiens évidemment conforme elles n'ont pas parlé une seule fois des violences des violences faites aux femmes. Tous ces comédiens ces gens connus n'ont jamais parlé des violences faites aux femmes justement dans ce qui boute le 7 octobre. On a vu des des des images terribles et donc je me dis il y a bien il y a bien aujourd'hui de point de mesure je ne sais pas et ça me désonne mais pour autant je me sens je me sens en France on y va en France alors par où on passe je vous suis maintenant merci de nous avoir répondu sur ce sur ce point c'est pas un point évident non c'est pas évident J'ai pas de malheureusement pas de de clairvoyance parfaite parce que encore une fois il y a beaucoup beaucoup de paramètres qui me manquent qui nous manquent.

Tiens, j'en viens au au livre et à quel moment vous avez dit tiens je vais écrire mon histoire histoire là. Oui, j'aime pas forcément trop parler de moi et tout mais vous y êtes allé. J'ai été pour ma mère parce que quand ma mère est partie quand ma mère est partie, je l'ai pas dit merci.

En fait, on vit avec les gens sans sans avoir conscience qu'ils nous ont fait Merci beaucoup. Merci beaucoup. Sans avoir conscience du bien qu'ils font.

On pense que c'est normal quand ils agit de nos parents et en fait c'est pas toujours normal. Et quand ma mère est partie, je me suis dit est-ce que je lui ai dit merci ? Et j'avais donc une urgence absolue, c'était de lui rendre hommage.

Et donc quand j'ai écrit ce livre qui est une vraiment, je pense à la maman, j'ai cette idée ne m'a pas quitté et c'est comme ça que j'ai eu l'idée d'écrire ce livre. Il est venu facilement, naturellement un effort. Ça a mis du temps, il est pas mis facilement du tout.

Donc en fait au moment où j'ai décidé d'écrire, j'ai mis un an pour l'écrire et euh j'avais quasiment écrit les premiers chapitres quand j'ai rencontré l'éditeur qui était Vincent Barbare des de chezis les escales. D'accord. Et lui m'a dit lui m'a dit "Comment vous pensez que à quoi vous pensez comme titre ?

J'avais expliqué un peu mon parcours et je lui ai dit "Écoutez moi ma mère m'appelle une Chic Pala et je pense que je vais l'appeler une Chic Pala et entre parenthèse je te donne ma vie." Et là il m'a dit euh "Monsieur Petz, vous comptez vendre ce livre où ?" Je dit "Comment ça ?" Il dit "Vous vendre dans les synagogues ?" Non.

Je dit "Bah vous, il rigole, il dit "Pardon, mais votre vie est un triptique. C'est votre mère ? Dieu et Sylvie Mart et c'est lui c'est lui c'est Vincent Barbare absolument qui a trouvé le titre et j'ai demandé j'ai filé chez Syand je lui ai dit je lui dit écoute voilà je vais écrire un livre qu'elle connaissait l'histoire je lu dit écoute je vais écrire un livre mais simplement ça inclut ton nom parce que ça te pose un problème et quand je lui ai donné le nom elle m'a dit ah non non non oh là non ça fait putaciier ah non puis mon nom à côté de Dieu c'est pas et mais son mari est américain.

Ouais. Et donc son mari lui a dit amazing title [rires] à l'américaine. À l'américaine.

Et donc et c'est parti. C'est comme ça que le livre, je pensais pas qu'il connaîtrait ce succès, mais en fait je pense que le nom de Sylvie Vartan a Dieu attiré l'attention des médias et ils ont voulu tous comprendre pourquoi Dieu était accollé au nom de Sylvivart. Et euh et c'est comme ça que le livre a eu un un grand succès et a été à au cinéma.

On est en train de se diriger vers vers 30 ans de ma vie. Ouais. Europ vous vous animez dans 20 minutes maintenant la libre antenne.

Ouais. On est déjà venu ici il y a 4 ans je crois avec Olivier de la Croix qui animait la libre antenne absolument. Et alors Olivier avait vécu un drame, il a perdu son fils.

Ouais. Vous vous avez vécu un drame, vous avez perdu votre femme. Ouais.

Jeune ? Ouais. Éit jeune ?

Ouais. Ma femme, je l'ai perdu en 2006, elle avait 43 ans. Comment on se relève de ça ?

J'avais trois enfants et j'ai pensé qu'à une seule chose avant de penser à mon à ma peine. J'ai pensé qu'à eux. Et je me suis dit si moi je suis bien, eux seront bien.

Ma femme était ma femme avait vécu dans un dans une forme de mensonge. C'est-à-dire qu'elle n'avait pas dit qu'elle était enfin l'avait pas dit. Elle elle cachait le fait que sa maladie évoluait et qu'elle avait refusé les traitements parce qu'elle était persuadée que les traitements allit l'empêcher de profiter des dernières années avec ses enfants et donc elle voulait rester debout.

Et donc c'est un choix qui enf je pense n'aurait rien changé. Peut-être même si elle avait eu ce traitement, elle serait morte bien avant. Donc euh je pense que le choix qu'elle a fait était euh le bon choix curieusement.

Mais fort de ça, je me suis dit j'ai pas le droit, faut pas que ce soit la double peine pour mes enfants de perdre leur mère et de perdre quelque part leur père qui se retrouve totalement désœuvrés. Donc je leur ai dit à mes enfants, écoutez, il y a des il y a des personnes à qui on coupe à qui on ampute un pied mais qui gagne des marathons. Bah nous aussi on va gagner un marathon.

On a une jambe en moins, on a un bras en moins. Vous allez voir, on va gagner le marathon. Et puis j'ai continué à voir cette joie que m'avait donné ma vie, m'avait donné mon enfance.

J'ai continué à à mettre le masque du clown de façon permanente avec mes enfants et je crois que ça a marché. Est-ce qu'il faut penser tous les jours à elle ou est-ce qu'il faut essayer d'effacer progressivement ? Ah non non non.

J'ai pas moi je pense que je fais vivre les gens en parlant d'eux. Donc j'ai continué, j'ai même écrit un deuxième livre qui va devenir justement le deuxième film. J'ai continué beaucoup à parler d'elle, à parler d'elle aux enfants comme si elle était quasiment là.

Et puis je me suis toujours posé la bonne question de savoir quand il y avait un choix à faire pour les enfants, quand il y avait une question de comportement d'un enfant. Je me suis j'ai essayé de de m'arrêter de me dire qu'est-ce qu'elle aurait fait Lidy, qu'est-ce qu'elle m'aurait dit, qu'est-ce qu'elle de quoi on aurait parler, comment on aurait réagi, comment on aurait agi même et euh et ça a été très bénéfique et je pense que encore une fois, on confié à Dieu. Moi je pense qu'elle est avec nous d'une certaine manière.

J'ai vu que vous aviez toujours l'alliance. Ouais. Ouais.

Bah oui oui parce que parce que parce que voilà c'est quelqu'un qui m'a donné on a eu trois enfants ensemble c'est pas rien. On a même si elle est partie, on a eu 17 ans de vie ensemble, même si j'près j'ai fait d'autres rencontres, j'ai eu d'autres oui d'autres choix, d'autres vies mais mais ma femme reste ma femme, je me suis marié à la synagogue avec elle. C'est c'est pas rien dans une vie et je veux pas effacer.

Je moi je crois qu'on peut vivre avec les gens qui sont partis. On peut je je on en parle à la libre antenne, beaucoup de gens sont seuls après la perte d'un être cher et je leur dis mais vous avez une chance inoui comme moi j'ai eu la chance on a eu une chance inouie d'avoir vécu avec la bonne personne pendant x années. Il y a des gens qui qui sont qui vivent avec la mauvaise personne pendant x années qui sont dans un dans une sorte de de violence psychologique dans une qui ont du mal à partir pour 1000 raisons.

Vous vous avez eu la chance de rencontrer quand même le bonheur. Vous avez eu des souvenirs, vous avez je trouve que c'est comme de la vitamine qu'on a pris et qui nous tient. Euh moi j'ai encore cette chaleur de l'amour de ma femme.

J'ai j'ai le soleil qu'elle était, le sourire qu'elle avait, le comportement incroyable, le fait que j'ai écrit un livre sur elle, ben j'ai continué à la la faire vivre. Et pour mes enfants, c'était important. C'est important de se dire que on n'efface pas les souvenirs comme ça en claquant claquant de doigt.

Je pense que c'est important de se dire que ce qu'on vit est important et donc on peut pas l'effacer comme ça. Pour faire ce que vous faites là tous les soirs. Ouais.

Ce qu'il faut avoir ressenti, vécu peut-être plus intensément que d'autres. Tout le monde a ses failles, ses blessures, ses douleurs, mais plus intensément que d'autres, plus charnellement la douleur pour comprendre tous ces gens qui vous appelle le soir. Oui, je pense que je pense qu'il faut il faut s'extraire totalement de de sa vie aussi et de ce qu'on est.

Il faut il faut être totalement concentré, mais vraiment concentré sur les mots parce que chaque mot de l'autre a un sens. chaque je suis pas psychologue du tout mais je je sais que je sais que les silences veulent dire quelque chose, les noms dit veulent veulent dire quelque chose, les mots maladroit qu'on emploie veut dire quelque chose et donc faut avoir une concentration faut avoir une concentration terrible pour pouvoir faire ça. Il le faisait très bien d'ailleurs pour parler l'oligier.

Il l'a fait pendant 5 ansigier aussi. Moi ça fait ça fait un an. Ouais.

Je faisais pas mal de remplacements. J'ai remplacé Olivier à l'époque. J'étais un peu le joker officiel d'Olivier.

Et puis quand Olivier est parti, ils m'ont proposé avec j'étais mes fous de joie et je le suis toujours. Mais je me suis aperçu quand même que c'était un un travail. C'est un travail qu'on on ne peut faire que ça normalement.

Moi je Oui, vous nous avez dit vous voilà. Moi, je peux pas faire la journée et le soir venir ici, passer 2h et3 en direct, même si vous allez voir, l'équipe est top, mais c'était compliqué ce que j'ai fait. Merci.

Ce que j'ai fait pendant 1 an hélas, je pourrais plus le faire comme ça physiquement parce que c'est parce que c'est trop de travail, c'est trop tard le so ou psychologiquement les deux. Ouais. Psychologiquement, ça m'a ça m'a quand même je pensais pas qu'on je pensais être blindé de de des émotions des autres et en fait je le suis pas du tout.

Ouais. Chaque histoire me bouleverse, chaque histoire me C'est-à-dire que quand vous partez le soir à 1h du matin, vous rentrez chez vous, vous repensez. Je m je dors pas avant 3h, j'arrive pas à dormir avant.

Vous êtes pas comme un médecin qui est obligé de mettre une barrière parce que sinon il voit la misère et le malheur et parler. Si je suis très malheureux de pas pouvoir en parler à d'autres. Donc le lendemain au bureau, j'en parle comme à la machine à café, j'en parle à tout le monde.

Je tiens, on a eu cette histoire de ce garçon qui a cherché ses parents au Vietnam, qui les a pas trouvé, qui a pas toutes les réponses à ses questions. J'ai l'autre enf l'autre personne, une autre personne qui m'appelle qui pensait que la vie était magnifique. Elle devenait un prof de yoga et elle découvre qu'elle a un cancer du poumon.

Elle vient d'avoir une petite fille, sa vie s'effondre et elle doit chercher les forces mais surnaturelles en elle pour 5 ans plus tard être toujours en vie alors qu'on lui a dit que son cancer était était incurable. Et voilà, c'est ces parcours là, ça ça vous questionne surtout parce que ça vous d'abord vous devez trouver les bons mots pour pour les aider, pour les accompagner, pour leur permettre aussi de se révéler. Mais après, moi je pensais que effectivement ça allait glisser sur moi et que j'allais rentrer chez moi, euh prendre un yaourt et me mettre sur mon lit pour dormir, après m'être brasser brosser les dents et ben en fait pas du tout.

Marche pas comme ça. Je brosse les dents. Je pense à ça.

Je Il faut qu'on monte he Oui oui, faut qu'on monte. Quelle heure il est là ? Il est 20 il est 18.

Ah oui oui. Bah oui oui parce qu'il faut que concrètement comment ça se passe ? Les gens appellent le soir par hasard à partir de 18h il commence à appeler.

D'accord. demander à passer. Vous savez déjà les gens qui Alors, j'ai toujours un ou deux j'ai plusieurs fiches qui sont faites mais parfois les gens qui ont qui ont dit qu'ils allaient qu'ils allaient on va les rappeler pour leur dire c'est bon, ils dorment [rires] donc on les a plus et donc il faut comprenne finalement les gens qui vont appeler en direct.

D'accord. Et en direct bah parfois je sais pas du tout ce qui va passer le premier je connais un peu. Oui, c'est intéressant.

Parfois c'est des gens qui ont pris des comprimés qui parlent mal parce qu'ils sont sous anxiity d'autres qui ont pris un peu pris de boisson. Au départ quand ils ont appelé à 19h il était très bien. Je 22h50 ils sont comme ça donc c'est compliqué.

Il y a une question de la solitude beaucoup. Oui. Solitude.

Est-ce que c'est un le mal d'une société qu'on narrive pas à régler parce qu'on on la voit pas parce qu'en plus on sait pas comment la régler et trouver des réponses à la c'est à la fois solitude et puis à la fois la rupture familiale. Ouais. Mes enfants ne me parlent plus, mon mari m'a quitté.

Euh il y a des moments marrants quand même aussi parce que bon là vous nous le dites. C'est sûr que ça un peu l'ambiance mais non mais il y a des choses il y a des choses très joyeuses. Il y a des histoires d'amour incroyables.

Il y a des histoires de vie. J'ai une femme qui pouvait pas avoir d'enfant et finalement elle en a eu 13 et elle voulait pas du tout au plus avoir d'enfant. Et au bout de 13 enfants, quand elle a vu que que un allait se marier, elle s'est dit "Oh là là, mais qu'est-ce que je vais faire dans ma fille ?" Et elle est devenue femme de ménage avec une entreprise qui tourne à 15 personnes.

Donc je trouve ça extraordinaire. C'est des histoires de vie, des parcours de vie. Bonjour.

Voilà, on passe par là. C'est ouvert. Bonjour.

Voilà Floriant. Floriant et Julia. Aud.

Bonjour. Et Audrey. Julia.

Du coup, je dis Audrey. Je sais pas qu'on avait Julia qui travaillait avec nous. Audrey.

Voilà. Floriant et Audrey qui sont là et qui préparent l'émission. C'est eux qui reçoivent les appels dès 18h 17h qui voi si euh qui construisent l'émission.

Voilà, l'émission est construite. Ils ont montré nous là concrètement. Voilà, là voyez, on a on a les des premiers.

Donc ça c'est ça c'est ce qu'on vous remet entre les mains tous les soirs. C'est ce qu'on me remet entre les mains tous les soirs et je pars en studio avec celui qui fait les infos. Voilà, on va commencer par Guetan.

Ma grand-mère 102 ans et des projets plein la tête et donc c'est pas que de la déprime. Ah bah non mais je vous ai dit plein [rires] de choses très très sympa. Voilà, elle a gagné au loto espagnol.

Donc voilà, je vais lire ça [rires] très vite, voyez, il me reste quelques minutes. Je vais lire ça très vite, je vais mettre en stabilos ce qui paraît important et puis soit il raconte son histoire et j'ai pas besoin de le relancer, soit il va être un peu que vous sentez parfois quand l'histoire est bonne, quand le client est bon, qu'il faut le garder, qu'il faut le rappeler de jour en jour aussi. Oui.

Oui. Non, ça m'est arrivé une ou deux fois mais généralement je le fais pas parce qu'on a quand même, voyez, on a solitude extrême j'ou en parler. Voilà, c'est l'étude extrême.

Euh attention monsieur, je suis seul un peu plus âgé que je ne parais. Je ne verrai personne pendant 2 mois. Je suis en franche compté.

Les mots de quelques sera bien agréable. Et vôre aussi, je vous embrasse. Tu vois ?

Ouais, elle vous a fait un message. Voilà. Je suis maman solo, une femme de 18 de 52 ans, maman solo est bien lancé basket. [rires] On a on a tout Stéphanie.

Stéphanie et il faut pas parler de sa séparation avec le papa. Ça c'est Audrey qui le qui le dit. Et puis euh jusqu'au b voyez, on a parlé de ça aujourd'hui jusque jusqu'au va l'amour d'une mère, il n'y a pas plus de beau métier que d'être maman.

C'est quelqu'un qui nous appelle du finistère. Donc là tout ça c'est euh et puis après vous avez des choses terribles. Son nostalm lui a ôté la vie, elle ne sait pas si elle doit l'attaquer.

Ah oui là là l'avocat qui est en va les gens rappellent aussi. Ah oui oui oui. Conseil technique technique au travers d'une histoire humaine parce que on essaie de pas de après je vais la diriger mais je vais pas pouvoir évidemment.

Oui oui vous faites pas non plus j'ai un courbe quoi. Non non non non non pas encore on fait pas encore ça ici. Voilà.

Et donc je vais prendre je vais prendre mon Stabilo Boss et mon le Oui, j'en ai même deux Stabiloss et mon stylo et puis je vais je vais aller dans le studio que je vais vous montrer. Ça va ça va. Donc là, on a là vous avez Laurent Laurent Pelé qui est le réalisateur de cette émission.

Laurent Pelé, bonjour Laurent. Voilà. Bonjour.

Et là, vous avez justement Maelani qui est le journaliste le journaliste du de tous les soirs, il est avec moi tous les soirs, il est jeune et les gens adorent notre petite échange parce que j'ai posé des petites questions personnelles et [rires] donc les gens disent que ça va ça va leur manquer quand j'ai arrêté cette émission. C'est complètement attrapé. Et donc à partir de demain soir, j'arrête cette émission.

Je vais rester sur un repin mais j'arrête cette émission. Vous allez faire quoi ? Vous pouvez le dire ou pas encore ?

Oui oui oui bien sûr. Je vaisêtre dans les matinal weekend d'accord et je vais avoir une chronique qui s'appelle ai-je le droit d'œuf avec des sujets très actuels et des questions est-ce que j'ai le droit de dormir nu sur la plage ? [rires] Ça sera ça ça sera pour l'été mais pour il y aura des choses plus en relation qui vous remplace l'année prochainement.

Alors c'est en fait Valérie d'Armond qui est déjà officielle le weekend, elle faisait le vendredi samedi dimanche et là du coup elle a passé en semaine elle est upgradée et elle va passer du lundi au jeudi. Elle est formidable les gens l'aiment beaucoup Valérie. Donc ça va être plutôt plutôt bien.

OK. Donc là ça commence dans combien de temps ? Euh ça commence exactement à 22h30 donc vous aider tranquillement.

Voilà dans 7 minutes là je vais juste regarder un petit peu. Oui on vous laisse lire un tout petit peu. Je vais juste lire un petit peu.

Bien sûr n on va regarder. Oui. Tu pourrais aller m'acheter un péris ou quelque chose ?

Attends je te donne ma carte. Tiens tiens si tu peux en prendre deux même. Est-ce qu'on peut encore vous poser poser quelques questions ?

C'est Julien. C'est ça. C'est Floriant.

Floriant pardon. Floriant on peut je peux je peux vous poser quelques questions ou là ça ça va petit micro. qu'il y a pas de d'appel, ça passe.

Alors, comment ça se passe ? Les gens appellent euh là continue d'appeler maintenant. Il Ouais, ils peuvent commencer à appeler.

On a ouvert le standard il y a une petite heure. D'accord. Et donc ils peuvent déjà prendre contact avec nous pour intervenir dans la soirée.

Et là, tous les tous les personnes qui sont sur les fiches de Roland, elles ont appelé dans la journée, elles ont appelé hier, elles ont appelé. Il y en a certaines qui ont appelé hier, il y en a qui ont appelé dans la journée qui ont laissé un message. On a pu les rappeler et voir ça avec ell.

Il y en a qui ont appelé hier qu'on a pas forcément le temps de diffuser en direct parce que on a trop d'appels parfois qu'on les lance le lendemain et s'ils sont dispo ils passent. Il peut y avoir beaucoup d'appels. C'est assez variable mais on est c'est une émission qui vit toute seule presque si je peux dire pas besoin de forcer d'essayer de trouver des gens les app.

Non, on c'est un exercice qu'on fait de plus en plus pour des questions de d'orientation de l'émission et pour varier, diversifier un peu aussi les sujets d'intervention. Mais Oui. pour pas que les gppent toujours sur le même problème et tout.

OK mais en soit l'émission peut vivre toute seule. Ça fait des années que Et alors si par exemple personne n'appelle, il y a de la musique ou non on trouve toujours des dans la théorie, il y a jamais personne qui n'appelle mais oui après il y a des ressorts comme de la musique un disque, deux disques, trois disques, mais ça arrive d'ici de vivant puis c'est bon. Ouais [rires] Rand tu fais un karaoké.

Oui voilà c'est ça. Ils sont très gentils ici parce qu'ils me mettent quand même un cyl vart quand même quasiment par émission. Ah oui sous la contrainte.

Sous la contrainte. [rires] Oui c'est contractuel. Bah je je ramène des petits gâteaux du chocolat, j'essaie de les acheter comme je peux et puis et puis on écoute c'est du parton sur repin ce qui est pas donné donc ce qui est plutôt sympa.

Et euh Roland disait que lui il avait parfois du mal à encaisser ce que vous pouvez lui dire gens et vous parce que c'est vous qui les l'avez en premier qui les avez en premier au téléphone. J'avoue que j'ai appris à mettre des barrières en fait. Euh je pense que sur le moment je suis j'espère être empathique.

Ouais. Et en réalité une fois que j'ai raccroché euh c'est pas mes soucis. Ouais.

Ouais. Et ça peut être un peu brutal mais je pense c'est une façon de durer et de pas [grognement] s'imprégner outre mesure de tout ça. Mais tu étais comme ça au début quand tu as commencé avec moi ça fait 7 ans plus 7 ans.

Ouais. Euh je peut-être un petit peu moins mais déjà Ouais. Ouais.

Ça jamais tu vois je vois ma première collègue tous les appels qu'elle avait sans offense mais tous les appels qu'elle avait c'était non même pas c'était Natachapp et avec qui je suis encore en contact et tout ça elle elle le moindre rappel c'était une histoire exceptionnelle mais comment comment est-ce possible comment je disais fais gaffe parce que tu vas te faire tu vas tu vas te faire bouffer c'est pas ta vie quoi. Donc j'essaie de faire le tri comme ça quoi. Et Roland, vous vous avez déjà vu un psi ?

Oui, un petit côté psi. Donc, il faut prendre certaines Oui. Oui.

Oui, bien sûr. J'en ai vu un euh au moment euh au moment où ma femme est tombée malade. D'accord.

Et puis euh et euh je je lui ai dit quelque chose et il m'a ça m'a toujours marqué. Je lui ai dit "Mais je pense que c'est dommage que ce soit elle qui soit malade. Je pense que c'est mieux que ça aurait été moi, ma femme a tr on a trois enfants ensemble.

Je pense que mes enfants ont plus besoin d'une d'une maman que d'un papa." Et là, il m'a regardé, il m'a dit "Vous vous attribuez beaucoup de pouvoir, ça m'a" Et c'est là où je me dis "Les ps sont fort quand même parce que ça m'a Ouais. Ça m'a cassé d'un coup quoi.

Je je j'ai j'ai compris cette culpabilité que j'avais et ce et après oui, j'ai continué un petit peu. J'ai continué un petit peu. J'en avais besoin.

Ouais. Pour pour pouvoir évacuer ma propre peine pour ne pas la faire supporter par mes enfants. Ouais.

Parce qu'ici vous devez aussi peut-être utiliser certains ressorts. Oui oui oui. Mais je pense que déjà l'écoute ici le le psy ce qu'il fait c'est après il arrive à sortir à à prendre un mot pour vous faire comprendre quelque chose.

Je sais pas si moi j'y arrive mais en tout cas ce que je ce que je fais c'est que ici ce qu'on a développé dans cette libre antenne qui est pas souvent alors qui était à l'époque faite par un psychologue qui l'a été pendant longtemps d'ailleurs avec des psychologues aujourd'hui on devient un peu comme amitié. C'est des écoutants. Et tiens d'ailleurs, il y a ceux qui appellent que vous aidez ceux qui écoutent.

Pourquoi ils écoutent ? Parce que ça les rassure. Parce que il y a une forme de voyurisme et de mois, il y a beaucoup de voyurisme.

D'ailleurs, il y a une page Facebook où les gens commentent énormément et pas toujours avec bienveillance. Les appels des uns et des autres. Parfois ça me choque.

Moi quand j'arrive, je lui dis mais c'est pas possible d'être aussi méchant et d'avoir parfois je je me dis que je devrais pas le faire mais je réponds je réponds sur la page Facebook aux gens pour les pour les moucher parce que je dis c'est trop méchant ce que vous dites. Ils le font souvent anonymement en plus. Oui, ils le font anonymement.

Mais moi ça me euh Oui. Oui. Bah les gens écoutent à la fois pour se dire bah ils relativisent leur vie.

Parfois c'est comme une un feuilleton quoi. C'est comme un c'est comme une série. Ils ont qui va appeler ce soir et qu'est-ce qui va se passer.

Et c'est vrai que tous les soirs, on a une nouvelle on a plein d'histoires différentes. Donc ça les nourrit aussi eux. Voilà, je vais je vais aller là.

Euh bon, on va vous laisser alors enfin on va vous regarder prendre l'antenne quand même. Le studio c'est ici. Va rentrer là.

Frigo Ah bah je prendrai de la bado alors parce que là vous partez pour 2h30. C'est ça. Ouais.

Au ramener au temps d'antennes, je crois que c'est plus d'antennes. Beniss tu as les émissions qui sont un peu aussi longues mais avec des chroniqueurs avec des en en temps passer au micro, je crois que c'est Roland le plus le plus gourmand. Je reprends le micro et puis je vais avec Merci beaucoup.

Merci beaucoup Luc Gra, je rappelle que vous êtes politologue. Merci beaucoup d'avoir été l'invité de Rin nuit en ce mercredi soir 22h29 surin. Roland Pér s'installe dans ce studio pour la libre antenne jusqu'à 1h du matin comme tous les soirs.

Bonsoir Roland. Comment ça va Maë ? Ça va mais je suis d'un coup beaucoup plus stressé.

Il voit des caméras dans ce mais oui mais il fallait il fallait que pour mon avant-dernière au moins que je je convoque la presse, les caméras, je voulais je voulais présenter le le la personne que vous êtes, la personne le journaliste magnifique. Je disais à cette émission auquelle vous allez participer malgré vous parce qu'on vous a pas prévenu, je disais [grognement] qu'en fait on avait un petit rituel où je vous interroge un petit peu chaque soir sur votre vie personnelle, ce qui ce qui amuse. Et vous savez que j'ai j'ai un cadeau que je dans mon sac pour vous d'une auditrice qui nous a envoyé à chacun un petit cadeau en disant que nos échanges allaient vraiment lui manquer.

Voilà donc bah tout à l'heure qu'on vous reviendrait pour le journal de 23h, je vous poserai quelques questions. Très bien. Ben ça fait plaisir.

À tout à l'heure. À tout à l'heure. Merci pour ça.

C'est à essayer. Merci beaucoup. Merci.

Bonne soirée. Merci. Bonsoir.

Bonsoir à tous. Merci d'être avec nous sur sur Europin. Nous sommes ensemble pour cette avant dernière nuit ensemble sur Europin dans cette libre antenne jusqu'à 1h du matin.

Il y a des nuits où l'on cherche où l'on cherche des réponses et puis il y a celles où l'on cherche simplement une voix qui ne juge pas si vous êtes réveillé