Nicolas Sarkozy : "La vérité triomphera"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelles sont vos réactions à la libération de Nicolas Sarkozy ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous la décision de la cour d'appel ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre opinion sur les conditions de détention de Sarkozy ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Nicolas SarkozyPromesse
« La vérité triomphera. »
- 7:00Invité anonymeFait
« Il y a un sentiment de malaise sur cette incarcération. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nous sommes en direct 18h2 avec Lud Ragn. Bonsoir Louis nous a fait le plaisir de rejoindre. Bonsoir Gottier Bret.
Bonsoir Gier. Bonsoir Laurence. Nous sommes avec Jean-Sébastien Ferge Éricovel.
On va évidemment évoquer cette libération de Nicolas Sarkozi. Je vous lis, je le dis pour nos auditeurs et téléspectateurs. Ce communiquer qu'il vient de faire paraître au moment où je retrouve ma liberté et ma famille.
Je veux dire à toutes celles et ceux qui m'ont écrit, soutenu, défendu combien je leur en suis. reconnaissant. Vos milliers de témoignages m'ont bouleversé et donné la force de supporter cette épreuve.
Le droit a été appliqué. Je vais maintenant préparer le procès en appel. Mon énergie n'est tendue que vers le seul but de prouver mon innocence.
La vérité triomphera. C'est une évidence que la vie enseigne. La fin de l'histoire reste à écrire Nicolas Sarkozi.
Voilà pour le communiqué de Nicolas Sarkozi. On va rejoindre sur place devant son domicile Elodie Charzo Cordier. Bonsoir à tous les deux.
L'ancien président de la République est rentré chez lui aux alentours de 15h 15h15 Elodie et depuis on a vu ses proches évidemment venir à ses côtés. Oui, exactement Laurence. Ce qu'on sait c'est que l'ancien chef de l'État a pu retrouver sa famille à peine arrivée ici à son domicile du 16e arrondissement de Paris.
On avait vu dans la matinée ces deux fils aînés Pierre et Jean venir au domicile de leur père. On a d'ailleurs vu Jean partir il y a quelques minutes pour un petit footing. Sa fille plus jeune, Julia, est arrivée aussi un petit peu plus tard.
Tout le monde s'est retrouvé évidemment en famille 21 jours après. Il y a 21 jours, on se rappelle, nous étions aussi ici beaucoup de journalistes pour voir la voiture de l'ancien chef de l'État partir en direction de la prison de la santé et déjà ces enfants étaient là et ces petits-enfants donc un moment en famille au combien important évidemment on l'imagine et puis la fin de l'après-midi qui a été consacré un rendez-vous avec ses avocats notamment maître Ingrain qu'on a vu arriver et repartir sans un mot pour la presse. Pour le moment, il ne souhaite pas communiquer parce que vous venez de citer Laurence le communiqué de Nicolas Sarkozi.
Évidemment que le temps de repos et de profit de sa famille est important mais il faut aussi préparer la suite et la suite du combat judiciaire. Nicolas Sarkozi qui s'est montré très combaf depuis le début, l'ancien chef de l'État qu'on a à peine aperçu quand il est descendu de sa voiture mais ça n'était pas évidemment les mêmes conditions que lors de son départ où la presse justement était positionnée de manière à avoir un certain nombre d'images de l'ancien chef de l'État. Cette fois, le retour a été beaucoup plus discret et s'il suit sur les réseaux sociaux, Laurence, vous le disiez à l'instant qu'il a choisi de s'exprimer, de remercier surtout tous ceux qui l'ont soutenu pendant cette épreuve.
Merci beaucoup Richard Enzo Cordier, vous étiez en direct depuis le devant le domicile de Nicolas Sarkozi. On va juste écouter quelques réactions de français puis je vais vous passer la parole Henry Geno et tous ceux qui sont sur ce plateau. On va décortiquer évidemment cette décision de justice, ce qu'a dit la cour d'appel puisque c'est la cour d'appel qui a de agi sur cette mise en liberté.
C'est cette même cours d'appel qui va juger Nicolas Sarkozy au mois de mars prochain. Mais d'abord des réactions de français interrogé par nos équipes. Ravi pour lui sa famille, il mérite pas parce que il a il y a déjà pas de choses contre lui qui ont été prouvées et on met pas un ancien président en prison alors qu'il y en a plein d'autres qui devraient y être. il y a eu un jugement et si effectivement il est censé purger sa peine comme tout le monde, pour moi ça tout d'abord avant d'être président de la République, c'est un citoyen comme tout le monde.
Euh pour moi, il est censé purger sa peine comme tout le monde. C'est que des magouilles de magistrats qui ont des égaules mal placés et qui voulent voulit régler leur compte et qui voulaient lui faire la peau et le mettre en prison. Il faut lui donner quand même le temps de de justifier tout cela quoi.
Voilà. Après avec par rapport à son âge, par rapport à à ce qu'il était aussi président de la République quand même euh je trouve que c'est quand même chaud de le de l'incarcérer. Voilà pour ces réactions de français.
Euh ils disent en fait ce que beaucoup d'entre eux disent Gautier Levrette, c'est il y a un sentiment de malaise sur cette incarcération qui vient de se terminer avec des motivations qu'on va évoquer faites par le la cour d'appel. Mais il y a un vrai sentiment de malaise ce soir. Oui, Nicolas et SarkoZi est libre mais en réalité euh rien n'est réellement terminé puisque il y a l'appel effectivement il y avait trois chefs d'inculpation sur quatre euh qui euh étaient euh tombés, ce qu'on avait euh qualifié comme un camouflet pour le parquet national financier, mais malgré tout, il y avait la volonté euh de faire incarcérer euh l'ancien président.
Donc cette remise en liberté, j'allais dire, elle est quasiment de droit. Elle est logique quand vous parlez avec tous les avocats et les juristes. Si Nicolas Sarkozi n'avait pas été remis en liberté aujourd'hui, on aurait pu continuer à parler d'acharnement judiciaire avec la volonté de le voir comparaître en appel les menottes au poignet.
Mais moi, il y a quand même quelque chose qui me surprend énormément dans cette décision de justice parce que très bien Nicolas Sarkozi est remis en liberté. C'est l'interdiction de voir euh Gérald Armanin, ministre de la justice. Vous avez donc euh euh des juges qui disent "Alors euh patron, je mets plein de guillemets évidemment séparation des pouvoirs, mais qui empiètent sur la séparation des pouvoirs." Voilà.
En en disant euh le garde des sauts ne peut pas voir Nicolas Sarkozy euh ou vice-versa mais ça fonctionne dans les deux sens. Évidemment que c'est une réaction à la visite de Gérald Armanin à la prison de la santé. Donc là encore, il y a, me semble-t-il, un soupçon de décision politique dans le fait d'empêcher Nicolas Sarkozy et Gérald Armanin d'entrer en contact.
Et d'ailleurs, c'est pas son choix, mais si demain Nicolas Sarkozy avait fait le choix d'assister aux cérémonies du 11 novembre, c'est évidemment son droit en qualité d'ancien président de la République. On fait comment ? Géral Darmanin qui aurait dû être à quelques sièges de lui dans les tribunes officielles pour les cérémonies du 11 novembre.
Tout cela quand même reste tout de même très étonnant. Henri euh ce soir c'est le soulagement pour vous, c'est la République qui a été salie. C'est un homme, c'est un honneur qui d'abord c'est un bonheur de le voir sortir.
Voilà, je pense que commençons par penser à l'homme et à la souffrance qu'il a enduré pendant pendant 3 semaines, à l'humiliation aussi, hein, qu'il a subi. Euh ensuite, c'est un pas vraiment un soulagement, c'est une satisfaction de voir enfin euh le droit appliqué tel en tout cas que nous le comprenons tous et moi en particulier euh car cela soulève la question tout de même hein de la compréhension des décisions de justice. Alors je m'explique, qui doivent être normalement comprises par tous les citoyens. des décisions de justice qui ne sont plus comprises par les citoyens euh posent un problème très très grave euh quant à la légitimité de la l'institution judiciaire et de ses jugements.
Donc euh et là moi je suis euh je suis quand même très frappé euh alors très content que le tribunal que la cour d'appel a fait euh a fait droit à sa demande de libération. Mais quand même quand le le président de la Cour d'appel dit les critères applicable euh en matière de de détention provisoire de maintien en détention provisoire ne sont pas les mêmes que les critères applicables à la décision du juge de première instance. Euh là quand même, j'ai moi j'ai un problème de compréhension.
Sans doute euh mon intelligence qui est trop limitée ou ma compréhension du euh de la logique juridique, mais euh il y a quand même quelque chose qui ne qui ne va pas. Euh le la détention provisoire euh elle est euh encadrée par des critères sont dans l'article 144 du code pénal. Donc il y a sep critères.
Bon, alors la on va peut-être pas faire l'exécution provisoire, elle est euh sans critère, c'està-dire le code pénal dit bah le juge peut euh ordonner la provision de la peine et cetera. Bon, très bien. Donc on me dit puisque la puisque l'exécution provisoire est sans critère, même quand elle s'applique à une peine privative de liberté, c'està-dire une détention provisoire, bah il y a pas de critère non plus.
C'est un peu ce qu'on nous dit. Moi, je suis incapable de comprendre ça et d'autant plus incapable que dans les sept critères, le 7e euh qui qui concerne la détention provisoire, le 7e concerne la le trouble grave à l'ordre public dû à la gravité de l'infraction qui est la motivation retenue par le juge. Et celui-là, le législateur explique que il n'est pas applicable en correctionnel.
Voil, il y a quelque chose là d'incompréhensible. La deuxième chose que j'ai beaucoup de mal à comprendre euh comme vous venez de de l'expliquer, c'est la euh la décision de lui interdire de voir Gérard. On va y revenir dans un instant si vous le voulez bien.
J'aimerais juste qu'on rejoigne Celia Barotte du service police justice de C News. Bonsoir Cia. Vous étiez ce matin présent dans la salle avec des journalistes, avec des membres de la famille de Nicolas Sarkozy au tribunal lors de la visioconférence qui a permis au juges d'interroger Nicolas Sarkozy qui était au-parloir à la prison de la santé.
Décrivez-nous comment ça s'est passé, dans quel état d'esprit était Nicolas Sarkozi, vous a-t-il semblé fatigué, était-il combatif ou pas ? Oui Laurence, une audience qui a été courte et durant laquelle Nicolas Sarkozy s'est montré très combatif. Il a aussi fait preuve de beaucoup de transparence sur son état d'esprit.
Il est revenu sur son parcours professionnel, sur ses activités professionnelles pour répondre euh aux questions des magistrats notamment par rapport à ses garanties de représentation. Et puis il est revenu sur ses conditions de détention. 21 jours qu'il qualifie de cauchemar.
Un cauchemar qui a pu être supportable grâce à l'action au travail des agents de l'administration pénitentiaire. Il parle d'une épreuve qu'on lui a imposé qui estante pour tous les détenus. Il a dit qu'il ne n'imaginait pas attendre 70 ans pour connaître la prison.
Ces choses faites. Nicolas Sarkozi qui physiquement à travers l'écran, on a pu quand même l'apercevoir très invinci, très fatigué. Les traits du visage étaient quand même très marqués par cette détention qu'il a qualifié, qu'il a raconté de très mouvementé puisque il a été à plusieurs reprise menacé par des codétenus.
Nuit et jour, il devait subir les cris des détenus de la prison de la santé. En tout cas, ces avocats ont fait part de ces conditions de détention. Ils ont dit que Nicolas Sarkozi n'était pas en sécurité en détention.
Au qu'au contraire, il fallait qu'il sorte de cette prison pour être en sécurité. Il a quand même eu un discours très combatif et déterminé notamment à clamer son innocence, à aussi se soustraire à la justice. Il a dit qu'il allait collaborer, qu'il allait encore assister à toutes les convocations de de la justice et qu'il allait euh être présent lors de ce procès en 2e instance.
Il n'était pas obligé Nicolas Sarkozi de participer à cette audience de demande de mise en liberté. Il l'a fait entouré de deux avocats depuis le parloir de la prison de la santé puisque désormais il n'y a rarement des extractions pour ce genre d'audience. En tout cas Nicolas Sarkozy qui retrouve les siens euh ce soir, Carla Brun Sarkozi et ses deux fils Jean et Pierre étaient présents ce matin.
Le président d'ailleurs de de l'audience les a autorisé à s'avancer, à se mettre au premier rang pour que Nicolas Sarkozy puisse les voir sur l'écran. Merci beaucoup CIA Barot, vous restez avec nous, on aura d'autres questions à vous poser. Éric Revrevel dans ce qu'a dit Nicolas Sargin ce matin, il a dit "La prison c'est un cauchemar.
Je remercie les agents de l'administration pénitentiaire d'avoir rendu plus supportable ce cauchemar." C'estàd c'est vrai qu'être à l'isolement, c'est pas du tout un traitement de faveur. Faut quand même le redire en permanence à nos téléspectateurs et nos auditeurs.
Et vous ne voyez donc personne à part le personnel pénitentiaire qui vient vous apporter vos repas euh donc trois fois par jour à priori et vous accompagne au parloir. C'est l'isolement. Ouais.
Mais c'est là où on voit l'élévation de du débat, pardon, grâce à Nicolas Sarkozy. C'estàd que non seulement il il rend hommage à la pénitentiaire qui a rendu un peu plus acceptable une situation carcérale qui à la fois bruyante, l'enfermement c'est un univers métallique. Voilà, je pense qu'on dort pas le bruit sans arrêt.
Mais en plus, il a aussi parlé des détenus. Il a eu aussi cette phrase, c'està-dire que bon la prison de la santé, je crois que le taux d'occupation est de 190 %. C'estàd qu'il y a 80 personnes qui dorment par terre sur des matelas.
Euh et je pense que euh on pouvait s'attendre à beaucoup de réactions de la part du président de la République et de l'ex-président de la République, mais peut-être pas à à cela et je trouve très notable de le mettre maintenant. Je vais vous dire sur le fond, malheureusement malheureusement le malfait, les magistrats qui voulaient l'humilier, qui voulaient absolument avoir le faire passer par la la case prison l'ont fait. Voilà, les petits poids se vengent encore.
Je reprends un qualificatif qu'il a parfois utilisé, mais on va en parler tout à l'heure. Mais le fait qu'on lui interdise évidemment de voir le garde des saut, c'est presque impliqué le garde des sauts dans le procès. C'est juste inique, c'est juste stupéfiant.
Bon mais le mal est fait parce queévidemment Nicolas Sarkozy aura fait 21 jours de prison et parce que vous savez quand les Français réagissent qu'ils aiment ou qu'ils aiment pas Nicolas Sarkozy, il y a quelque chose quand même qui lit qui y est peut-être jusqu'à maintenant. Jusqu'à maintenant c'est le lien indéfectible que un peuple a avec son chef de l'État qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas on respecte le statut et ça je pense que les magistrats n'ont pas bien n'ont pas bien compris combien c'était important pour la plupart d'entre nous. On va revenir sur ces 3 semaines d'incarcération qu'a vécu Nicolas Sarkozy depuis le premierre la première nuit où des insultes euh évidemment ont été proféré des menaces de mort euh proféré par d'autres détenus contre lui avec Sarah Fenzari. 20 jours, c'est le temps qu'a passé Nicolas Sarkozy derrière les murs de la prison de la santé. 20 jours suspendus, loin très loin de son quotidien d'ancien chef de l'État.
Dès les premières heures, il est placé en quartier d'isolement. Non pas par privilège mais parce que les menaces sont réelles. On va venger Kaddafi.
On est au courant de tous. L'administration pénitentiaire renforce sa sécurité. Deux policiers armés sont installés dans la cellule voisine.
Protection constante et surveillance continue. 20 jours de détention. Et pourtant le silence n'a pas gagné les murs de la prison.
Il y a d'abord ces avocats en visite presque quotidienne pour parler stratégie procédure et surtout rappeler qu'une bataille continue au-delà des barreaux. Et puis il y a Gérald d'armin. Il y a une semaine, le ministre de la justice est venu lui parler près d'une heure dans ses murs où l'image de l'ancien président s'efface, laissant place à l'homme un homme entouré de ses fidèles. 20 jours que l'ancien président français est soutenu par des lettres, des milliers, écrites par des anonymes, des militants, de vieux électeurs. 20 jours donc assez pour marquer une mémoire, assez pour inscrire un chapitre inédit qui restera dans l'histoire judiciaire française, dans l'histoire de Nicolas Sarkozy.
Voilà pour ces 3 semaines. Rachel Cann, la fin de l'histoire reste à écrire. C'est ce qu'a dit Nicolas Sarkozy dans le petit texte que nous avons lu au début de l'émission.
Évidemment, c'est une épreuve. C'est l'épreuve la prison. On a rendez-vous avec soi-même avec le bruit de cette prison, le cafarnahum que ça représente.
Oui, absolument. Et moi, je travaillé pendant 2 ans en détention où j'allais pendant voilà une fois par semaine avec des détenus. C'est très compliqué, c'est une épreuve.
Mais ce que je retiens en fait aujourd'hui par rapport à ce qui a été dit, c'est que la justice a voulu donner l'exemple avec cette décision et finalement elle en a fait un symbole aussi. Elle a fait le symbole d'un homme qui malgré l'épreuve est encore debout alors que la France en parallèle est en train de vivre une forme de naufrage. On a ce chef de l'État qui nous renvoie l'image malgré tout, malgré la tentative d'humiliation d'un homme qui est là et qui va se battre pour la vérité jusqu'au bout le dragnel.
Euh 20 jours d'humiliation et puis 20 jours aussi d'évidence, je trouve. 20 jours d'humiliation parce que euh comme l'avait rappelé Gautier Lebret tout à l'heure, effectivement euh Nicolas SarkoZi a été relaxé pour les faits d'accusation de financement illicite de campagne, financement libyen. Euh on voit bien que c'était totalement absurde cette humiliation qui consistait à imposer à Nicolas Sarkozy d'être en détention avec la protection de policiers puisque l'administration pénitiaire n'était pas en mesure manifestement d'assurer sa sécurité.
Il était humilié aussi parce qu'il était à l'isolement. Je pense ce soir aussi il y a une personne qui est soulagée, c'est le directeur de la prison de la santé parce que non mais ça devait je on en parle jamais mais ça devait être épouvantable pour lui aussi comme pression d'avoir ça sur les épaules. Et puis je trouve aussi 20 jours d'évidence parce que je pense qu'il y a beaucoup de Français qui progressivement jour après jour se sont dit est-ce qu'on n pas fait une bêtise ?
Est-ce que c'est pas une énormité d'avoir placé français qui l'ont fait mais ou non mais est-ce que voilà et et puis quel danger présentait Nicolas Sarkozi à l'extérieur ? Je pense qu'il y a beaucoup de français qui se sont rendus compte que Nicolas SarkoZi était plus en danger à l'intérieur de la prison que chez lui et donc à l'extérieur. Aucune menace pour la société.
Et puis aujourd'hui, si vous voulez, quand vous voyez que rien n'a changé sur la procédure en droit, on on se dit mais dans la mesure où rien n'a changé, qu'est-ce qui justifiait initialement l'incarcération ? Bah ce soir, moi je me dis rien à part une volonté de la part de certaines personnes de le placer, de l'humilier. On voit bien cette non mais cette dimension d'humiliation est quand même très forte.
Ça y est, ils l'ont fait. Est-ce que c'est un précédent ou est-ce que plus jamais ça se produira ? Ça, je n'en sais rien.
Moi, je pense que malheureusement pour certains ça a libéré une énergie et que la entre guillemets, il y aura une gradation encore peut-être avec d'autres personnes, peut-être pas avec Nicolas Sarkozy. Alors Henry Geno, une libération d'énergie, je pense que vous connaissez bien dire par libération d'énergie. Ce dont je suis sûr, c'est que c'est désormais un précédent.
C'est-à-dire que désormais, il n'y a plus aucune limite, voilà, pour les pour la l'institution judiciaire et que ça, c'est grave pour la société, grave pour les institution, mais grave aussi pour l'institution judiciaire. Voilà, parce que si on continue à à libérer les voyou et enfermer tous les les élus, même quand on n pas de preuve, car en fait encore une fois ce procès, c'est pas le premier jug ne rend pas le premier jugement sans preuve, il y en a eu beaucoup dans l'histoire. C'est le premier qui l'assume aussi ouvertement avec les trois relaxes.
Voilà, parce que il est condamné, il est condamné pour avoir préparé quelque chose dont il est relaxé. Voilà. Donc quand même, il y a quelque chose de toujours pareil.
C'est incompréhensible ce que nous dit ce que nous dit ce ce jugement aussi. Euh ils n'ont pas violé la loi en fait. Le tribunal n'a pas violé la loi.
On reconnaît que le tribunal fait ce qu'il veut. En première instance, le juge du fond fait ce qu'il veut. Et ça c'est pas ça ça n'est pas possible.
C'est-à-dire que ça en fait ça a toujours été le cas mais les magistrats longtemps se sont mis eux-mêmes des limites. Là on a l'impression qu'il y avait pas de limite. Et quand l'argument c'est "Ah bah les critères sont pas les mêmes euh pour la pour la cour d'appel aujourd'hui pour la l'aménagement de la peine et pour le prononcer de la peine par le par le tribunal de première instance, il y a quelque chose encore une fois d'incompréhensible et ça ça mine quand même beaucoup l'institution judiciaire et sa légitimité.
Hélas. Alors aujourd'hui, on a un peu rattrapé les euh on a un peu rattrapé les choses, mais ça rend encore plus incompréhensible euh la décision de première instance. Et on apprend à l'instant que Nicolas Sarkozy n'assistera pas aux cérémonies du 11 novembre de demain.
On l'évoquait avec vous Gutier Lebrette. Il aurait pu évidemment euh tout à fait normal en tant que ancien président de la République, il y a la question mais peut-être il y a aussi une question de devoir se reposer et peut-être aussi de récupérer 3 semaines d'incarcération. C'est vrai que le problème de Gérald Darman nous dire que la question s'est posée aujourd'hui à l'Élysée.
La question c'est quand même d'abord qui récupère et de cette détention. Je pense qu'il son il dans son raisonnement, ils sont même pas arrivés à ce à cette partie là de de l'équation. Mais aujourd'hui quand l'Élysée a dit évidemment que Nicolas Sarkozi est invité au au 11 novembre et puis qu'ils ont vu qu'il ne pouvait plus voir Gérald Arrmanin, il y a une inconnue.
La question se pose quand même parce que évidemment le ministre de la justice assiste au aux cérémonies. Bah non, mais la question la question est sur la table. Elle est sur la table, elle est pas centrale mais elle pas mais elle est quand même aussi elle fait partie de cette décision de justice et on on peut s'interroger sur la justice.
Il y a plus de limite. Moi moi je pense que c'est pas pour rien qu'Emmanuel Macron, puisque c'est lui qui a donné l'ordre a mis deux policiers en permanence avec l'ancien président. Je pense que Emmanuel Macron, de là où il est, il s'est dit quand je vais sortir de l'Élysée, à quelle sauce vais-je être mangé ? a pu se transposer en voyant qu'un ancien président pouvait être envoyé en détention.
Marine Le Pen l'année prochaine, elle a elle comme Nicolas Sarkozi, elle aura un appel, elle pourra ou ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle. Ça, elle a été, je rappelle qu'on est à de la prison ferme. Alors, puisqu'elle a pris 2 ans, c'était aménageable.
En appel, à quelle sauce sera-t-elle également mangé ? Donc à chaque fois, on va un peu plus loin et on voit bien que les barrières euh sautent à chaque fois. Nicolas Sarkozi, il est en liberté à l'heure où on se parle.
En appel, qu'est-ce qui va se passer ? Le PNF évidemment même s'ils ne sont pas en appel, parquet national financier, il y a une envie de revanche. C'était un camouflet géant pour redevoir trois chefs d'inculpation sur quatre tombées.
Donc, il fallait envoyer Nicolas Sarkozi en prison pour gommer ce camouflet camouflet évidemment qu'il partageait avec Media Part qui avait produit un document à l'entre de tours de 2012 qui était, je le rappelle, écrit dans le jugement, probablement un faux. Donc je pense qu'on n'est absolument pas à la fin de l'histoire et que euh la justice nous réserve sans doute euh d'autres surprises. Et je vous rappelle le titre de cette dépêche de l'agence France-Press et vous allez apprécier euh la prose.
La justice remet Sarkozy en liberté sans dire ni monsieur Sarkozi ni Nicolas ni et Darman à sa place. Voilà la tonalité de il reste que ça qu'est-ce que vous voulez ? de la presse.
Il y a une dimension de toute façon profondément politique profondément politique dans toute cette affaire dans toute cette affaire là c'est et les Français l'ont sous les yeux. Il y a tous les questions qu'on peut poser. Henry Genot, il faisait référence sur la cohérence ou non des décisions judiciaires qui succèdent.
Mais on voit bien que c'est une forme de nouvelle lutte des classes. Alors, il y a une grande tradition dans la justice française depuis la rangue de Baudo hein, justement de considérer que par principe ceux qui sont en situation de domination ne le seraient que parce qu'ils auraient utilisé des moyens contestables pour y parvenir. C'est ça qui se joue aussi.
Et là, je trouve que ça se double une dimension redoutable qui est une dimension ethnique. Parce que moi, une des phrases que je retiens de ces 20 jours de détention, c'est Kaddafi, on va te venger. Parce que je doute qu'il y ait beaucoup de de d'exilés libiens en prison à la santé.
Et donc, on voit bien que c'est purement mécanique. C'est simplement tuer celui qui s'en est pris un dirigeant du monde araboom-musulman. Et donc à ce titre làà on va se venger et tout ça associé avec la criminalité.
Mais ça en dit long sur la manière dont la criminalité s'articule dans le pays aussi sur des bases ethniques désormais. Et c'est ces espèces de nouvelles luttes des classes qui sont en train de de se déployer, elles sont vraiment profondément inquiétantes. Après de la gauche de la gauche, monsieur Ruffin qui dit qu'il reste en prison, qu'il reste le plus longtemps possible.
Beaucoup d'humanité, dignité évidemment dans cette réaction. Madame desfour pareil, je vais même pas vous les citer parce que là on déjà l'indignité cette cette remarque de François Rifin qui l'avait faite dans une dans une interview hier. Je n'ai qu'un mot moi c'est minable.
C'est minable c'estàdire qu'il y a plus aucune dignité. Moi je vais vous dire c'est je j'ai je jamais été mitérandien. J'ai jamais été partisan de François Hollande si l'un ou l'autre avait été traité de cette façon.
à part l'émotion que je n'aurais pas eu de la même façon, mais j'aurais dit exactement la même chose et que les gens assez peu d'honneur, de dignité, de sens de l'État alors qu'ils veulent prétendent au plus hautes fonction euh se comporte de cette façon, je trouve ça minable. Je pense que Rachel Gan à côté pense exactement la même chose. Absolument, j'ai rien à rajouter.
Parfait. Yeah.
Nicolas Sarkozy