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Discours / meetingSophia Chikirou· 8 octobre 2026 5 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & famille

Collèges publics et privés à Paris : système à deux vitesse !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiqueChiffre
    « 37,6 % des collégiens parisiens étaient scolarisés dans le privé. »
  • 0:44Invité politiqueChiffre
    « Le collège public accueille 24 % d'élèves issus des milieux défavorisés. Dans le privé, c'est 3 %. »
  • 0:44Invité politiqueChiffre
    « 77 % des élèves du privé appartiennent aux catégories très favorisées. »
  • 1:28Invité politiqueChiffre
    « Si cette dynamique se poursuit, le privé pourrait accueillir la moitié des collégiens parisiens dans 10 ans. »
  • 2:54Invité politiqueChiffre
    « Le budget 2026 affiché 21,7 millions d'euros pour les collèges privés. »

Temps de parole

  • Sophia Chikirou100 %

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Sophia Chikirou

Merci monsieur le maire. Bon, il s'agit de plusieurs délibérations en fait qui parlent de crédit complémentaires pour les collège public parisien. Donc je voulais profiter de l'occasion pour intervenir. Ce sont des crédits qui vont répondre à des besoins comme la sécurité, incendie, chauffage, électricité, entretien, lutte contre les nuisibles, accessibilité, encore l'équipement des SECPA et des unités d'enseignement externalisées. Voilà pour le sujet. Mais je profite du sujet des collèges publics parisiens pour tirer un peu la sonnette d'alarme et interpeller l'exécutif. Bon, nous faisons un constat assez inquiétant à Paris puisque vous le savez, les derniers chiffres sont 2024.

37,6 % des collégiens parisiens étaient scolarisés dans le privé. On attend le taux consolidé de la rentrée 2026. Aujourd'hui, le collège public accueille 24 % d'élèves issus des milieux défavorisés. Dans le privé, c'est 3 %. À l'inverse, 77 % des élèves du privé appartiennent aux catégories très favorisées. Donc, on a un problème. La médiane de l'indice de position sociale, elle atteignait plus de 148 dans le privé contre 117 dans le public. Près de 70 % des collèges privés avaient un IPS supérieur à 140 compte moins de 10 % des collèges publics. Donc nous ne sommes plus face à des établissements simplement différents. Nous avons à Paris un système scolaire à deux vitesses.

D'un côté, un secteur privé qui choisit ses élèves sans publier ses critères d'admission et organise l'entre soi social. De l'autre, un service public qui accueille tous les enfants, assume l'essentiel des difficultés sociales et supporte seul la baisse démographique. La ville le reconnaît elle-même. Si cette dynamique se poursuit, le privé pourrait accueillir la moitié des collégiens parisiens dans 10 ans. Or, cela fait déjà 25 ans que les socialistes dirigent la ville de Paris et malheureusement rien n'a été fait pour endiguer ce phénomène de fuite vers le privé qui vide le public. La majorité a bien créé un observatoire.

Elle a expérimenté intéressant d'ailleurs quelques secteurs multicollège, c'est pas mal du tout. Elle a modulé certaines dotations, il faut le reconnaître, mais elle n'a pas inversé la tendance. Elle a davantage mesuré à accompagner la ségrégation qu'elle ne l'a combattu. On propose deux ruptures. La première des ruptures, c'est passer de l'accompagnement du privé à la priorité absolue au public. La ville doit cesser toute aide facultative, toute subvention exceptionnelle et tout avantage municipal au collège privé. Les obligations légales doivent naturellement être respectées, mais au-delà de ce minimum, chaque euro dont Paris décide librement doit aller au collège public.

L'argent public doit servir l'école publique, celle qui accueille tous les enfants sans sélection sociale. La deuxième rupture que nous vous proposons et que nous réclamons, elle consiste à passer de la gestion de du déclin à la reconquête du collège public. La baisse desbographique ne doit plus justifier des fermetures, des réductions de capacité, un moindre investissement dans le public. Elle doit au contraire permettre de réduire le nombre d'élèves par classe, d'améliorer l'inclusion, de renforcer les équipes, de développer une offre éducative gratuite, culturelle et sportive.

Aucune capacité publique ne devrait être supprimée tant que le privé ne contribue ni à l'effort démographique ni à la mixité sociale. Enfin, nous devons parler d'argent. Le budget 2026 affiché 21,7 millions d'euros pour les collèges privés. Mais en réalité, je n'ai trouvé aucun document consolidé permettant de distinguer clairement ce qui relève des contribution légalement obligatoire des aides facultatives, des prestations ou des avantages en nature. Je trouve qu'il y a une opacité et je vous demande, je demande donc à l'exécutif, c'est pas la première fois que cela est fait. dès 2018 des élus avaient déjà fait la demande.

Je demande que vous rendiez publique la répartition de ces près de 22 millions d'euros entre ce qui est relève de l'obligatoire et ce qui est offert au privés en suppléant. Nous demandons la publication collège par collège de chaque montant versé, de son fondement juridique aussi, de son caractère obligatoire ou facultatif ainsi que de l'IPS et du taux de boursier dans l'établissement bénéficiaire. On peut pas demander au conseil de voter des crédits sans lui permettre de savoir précisément quelle politique il finance. Voilà, nous vous demandons d'engager la reconquête du collège public. deux ruptures à mener. C'est une feuille de route.

Merci de m'avoir écouté en espérant que vous en teniez compte puisque je sais qu'ici nous sommes majoritaires, n'est-ce pas, à défendre le collège public. Merci