«Les syndicats français sont des poids légers»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Pascal Perinot. Bonjour. Peut-être d'ailleurs une observation aujourd'hui.
Enfin, c'est plutôt une question à l'observateur que vous êtes. Le trajet, vient de nous dire Timothé d'LEM est entre la place d'Italie et la place Vaubanc, entre la place d'Italie et à quelques encablures de l'Assemblée nationale, même si on en est quand même pas tout près tout près. Euh est-ce que l'observateur que vous êtes se dit "Ah attention euh il peut y avoir des choses".
Oui, oui, surtout avec une double actualité, on y reviendra d'ailleurs, euh qui se passe en ce moment à l'Assemblée nationale ? Tout à fait. On se rapproche des lieux du débat et des lieux du débat budgétaire et du lieu l'Assemblée nationale où le nouveau premier ministre Sébastien Lecornu fera sa déclaration de politique générale et à ce moment-là découvrira bien sûr le dispositif qui est le sien et on verra si à ce moment-là il est capable ou non de convaincre ou d'attirer une abstention tion, j'allais dire relativement bienveillante de ceux qui ont pris maintenant une habitude, c'est de faire tomber le gouvernement.
Je reviens à la mobilisation syndicale. Que pèse aujourd'hui une mobilisation syndicale dans l'opinion ? Alors, la mobilisation syndicale p davantage que celle des partis parce que les partis eux ont un vrai problème de représentativité de l'électorat.
Ce sont de tout petits appareils qui ne représentent presque rien. Les syndicats, les syndicats français sont des poids léger aussi hein. Il faut savoir qu'entre 8 et 10 % de la population salariée appartient à un syndicat.
Mais là, ils sont tous dans la rue. Il y a un front uni, une inter syndicale. Il représente davantage euh que les appareils partisans.
Mais enfin, on en est à la 3e mobilisation, le 10 septembre, le 18 septembre, le 2 octobre. Et on a l'impression d'après les premiers renseignements que l'impact de cette mobilisation syndicale, l'appel à la grève ne rencontre pas un mouvement irrésistible. Les indicateurs dans la matinée de ce jeudi, en tous les cas étaient tous à la baisse.
Ils sont tous à la baisse et on devrait avoir dans les rues en dépit du beau temps qui semble euh présider. Je vais pas présumer de ça parce que on sait pas quand on fera la rediffusion à 20h peut-être qu'il y aura une grande mobilisation mais enfin en tous les cas dans la matinée c'était pas le cas bien sûr. Euh mais le rapport de force continue et il faut bien voir que le premier ministre Sébastien Lecnu a privilégié au fond quelque peu le rapport avec les syndicats.
Il les a reçus à de nombreuses reprises. il leur a écrit une lettre où il commence à ouvrir un peu les perspectives d'une négociation. Pour l'instant, il ne convainc pas.
Il se disait, je ne convainc pas les partis, je vais essayer de convaincre les syndicats. Bon ben voilà, pour l'instant il ne convainc pas. Mais enfin, il y a des ouvertures qui sont faites.
Il y a des ouvertures en particulier sur le dossier des retraites et là, on a appris il y a quelques minutes euh des ouverture en terme de fiscalité sur les petits salaires. Mais est-ce que justement deux questions avant de revenir sur les ouvertures éventuelles de Sébastien lecornu ? Première question d'abord, est-ce que vu que le premier ministre marqué et fait des ouvertures en tous les cas au niveau de la forme, au niveau de la méthode avec vis-à-vis des syndicats, est-ce que ces mêmes syndicats ont eu raison de maintenir la mobilisation avant la nomination du gouvernement ?
Les syndicats, vous savez, on est en France, ils ont euh ce sont des syndicats dans lequels il y a encore tout l'héritage, presque du syndicalisme révolutionnaire. C'est un syndicalisme qui est davantage en particulier pour euh euh sud, même la CGT, un syndicalisme de pression, hein. On fait pression à partir de la rue et quand vous êtes écoutez le discours de madame Binet, la patronne de la CGT, c'est très présent hein cette stratégie de la pression. les syndicats davantage réformistes, en particulier comme le premier syndicat français, la CFDT, voilà, sont également dans l'interyndical mais pour eux aussi si on écoute Marie-Lise Léon, la patronne de la CFDT, le compte n'y est toujours pas.
Donc ils maintiennent ils maintiennent la pression mais le débat peu à peu. va aller de la rue à l'Assemblée nationale. Et d'une certaine manière, en jouant les syndicats, le Premier ministre cherche aussi à jouer un peu l'opinion en disant aux partis qui vont rentrer dans ce débat l'Assemblée nationale sur le budget et sur la confiance ou non à accorder au gouvernement en leur disant bah voilà, écoutez moi j'ai fait un pas.
Faites un pas et faites attention de ne pas être complètement coupé des tendances, des réflexions, des hésitations qui touche l'opinion parce que il commence, on le voit très bien dans les enquêtes, à avoir une lassitude dans l'opinion vis-à-vis de cette situation où à peine nommé un gouvernement fait l'objet d'une suspicion majeure. Est-ce que justement le les premières communications de Sébastien Cornu que vous évoquiez tout à l'heure ne vise pas justement à lever cette suspicion ? D'après des confidences qui ont été faites à la FP ?
On reviendra peut-être sur la forme d'ailleurs l'analyse de cette communication. D'après les confidences qui sont faites à l'AFP, Sébastien Lecorn examinerait plusieurs mesures liées au pouvoir d'achat. Euh le fait de vivre de son travail et le reste à vivre demeure une des premières préoccupations des Français euh disent les membres de cet entourage euh à nos confrère euh de la Première Agence d'information française. et il évoque une défiscalisation, un allègement des charges sociales sur les heures supplémentaires, une baisse d'impôts également pour les couples payés au SMIC ainsi que le rétablissement de la fameuse prime Macron qui vise à partager la valeur au sein des entreprises en étant précisément exonéré d'impôts ou de cotisation sociale.
Alors, on voit bien que euh Sébastien Lecornu privilégie dans ces euh rumeurs qui habilement vont de l'Élysée vers la FP, euh il cherche à privilégier le facteur travail et la question du pouvoir d'achat. Et en cela, il n'a pas tort. C'est toutes les enquêtes le monde.
La première et de loin préoccupation des Français, quelle que soit leur sensibilité politique de gauche à droite en passant par le milieu et ceux qui n'ont aucune sympathie partisane. La question du pouvoir d'achat et de la rémunération du travail est essentiel. Et là, on voit qu'il y a toute une série de mesures qui tentent d'aborder cette question de la rémunération du travail, de ne pas trop peser en particulier sur le travail euh des familles modestes, en particulier des familles euh qui vivent avec le SMIC et puis en même temps d'essayer de négocier même si le conclave sur les retraites déclenché par Beou n'avait pas marché mais on retient du conclave certains certaines idées qui avaient pu séduire une partie du mouvement syndical et je pense en particulier à la CFDT sur les travaux pénible, la pénibilité, l'usure professionnelle et surtout sur les retraites des femmes hein qui très souvent le sait peuvent poser problème.
Et là Sébastien le Cornu laisse entendre que sur ce dossier des retraites, travaux péniblees, travaux des femmes, il est prêt à faire à bouger. Alors, est-ce que il y a pas une for une forme de synthèse euh non hollandienne dans ce genre de proposition qui à la fois effectivement pourrait convenir au syndicats réformiste et qui pourrait également convenir à une partie de la droite voir euh acheter entre guillemets la neutralité bienveillante du RN. Oui.
Euh c'est-à-dire que en effet, on le sait très bien, Sébastien Lec Cornus, c'est une mission de la dernière chance et c'est une mission très difficile, on l'a vu avec Michel Barnier bien sûr et avec François Baïou. Euh et donc il le sait parce qu'il a de l'expérience politique. Euh Sébastien le Cornuc, c'est très difficile.
Donc il faut acheter le soutien. Là, il a sécurisé, j'allais dire son camp, hein. Il a sécurisé, il a commencé par eux d'ailleurs, la majorité présidentielle ou ce qu'il en reste.
Et puis il faut bien sûr garder dans le dispositif LR, hein, on sait très bien que le patron de LR, ministre de l'intérieur pour l'instant n'a pas envie de prendre la porte de sortie. Ensuite, faut acheter, j'allais dire des abstentions bienveillantes ou semi bienveillantes de la part d'une partie de la gauche. Ça n'a pas été une franche réussite avec le Parti socialiste qui au contraire a fait monter la tension, a fait monter la vapeur.
Donc là, oui, il y a d'une certaine manière la possibilité d'acheter éventuellement une bienveillance de la part du groupe Eren. D'une certaine manière, ce qui s'est passé hier à l'Assemblée nationale avec deux vice-présidences qui sont revenues euh au Rassemblement national devrait rassurer une partie du Rassemblement national. On verra ce qui se passe aujourd'hui avec le choix dont les commissions et les présidences de commission à l'Assemblée nationale.
Mais attention, souvenons-nous de Michel Barnier. Michel Barnier avait fait beaucoup d'efforts pour acheter cette neutralité du Rassemblement national. Ça n'avait pas empêché le Rassemblement national le moment venu de voter la défiance.
Et on sait très bien que le Rassemblement national peut-être une force politique un peu pressée parce qu'il a l'impression à tort ou à raison que ben voilà en mettant en cause la responsabilité du gouvernement et en le faisant tomber et en déclenchant peut-être la dissolution et bien ça serait aujourd'hui la force la mieux placée. H serait peut-être la force la mieux placée. Effectivement, il y a un certain nombre de sondages qui paraissent sur la question.
Précisément, il y a un certain nombre de de sondages notamment sur la préocc présidentielle et ces sondages propulsent effectivement le RN à un niveau inédit. Est-ce que ça vous inspire ? La progression continue, elle continue doucement mais elle continue.
Euh le front, le Rassemblement national bénéficie du fait que ça n'est pas un parti de pouvoir. Il n'a jamais exercé le pouvoir ni dans un département, ni dans une région, ni bien sûr au plan national et à peine dans quelques communes. La seule commune de plus de 100000 habitants qui est dirigée par le Rassemblement national, c'est Perpignan. sur plus de de centaines de villes, ça fait peu, hein.
Donc euh il bénéficie de cette extériorité. Il n'a été dans aucune coalition euh de gouvernement dans la période récente. Et donc voilà, il y a certainement chez une partie de Français, des Français qui se disent bah pourquoi pas essayer, pourquoi pas renverser renverser la table.
Cependant, attention, le Rassemblement national est une force. C'est la première force politique française. Ça devient presque un parti dominant avec les 33 35 % d'intention de vote qui lui sont prêté dans ces sondages d'opinion.
Mais ça ne suffit pas pour accoucher d'un gouvernement stable. Ça c'est parce que effectivement on est dans le dans l'hypothèse d'une d'une présidentielle. Euh je voudrais on on va revoir justement ces sondages parce que il y a quelque chose d'autre qui est qui est frappant euh et c'est euh le score euh effectivement que pourrait faire alors on prête Édouard Philippe.
Ça c'était une hypothèse. Il y a une autre hypothèse qui met Raphaël Gluxman au-dessus d'Edouard Philippe. Est-ce que ça me pas ça nous rappelle ça nous ramène à la polémique effectivement Cohen Land mais puisque c'était le fond de cette discussion porté sur sur cette hypothèse là et quand même quand on regarde on voit que quelqu'un comme Raphaël Gluxman a des chances.
Oui. Oui. Pourquoi ?
Parce que il y a une attrition du macronisme de ce bloc macronien qui va d'horizon à Renaissance en passant par le modèle. On le voit très bien, il y a un rétrécissement électoral extrêmement fort et celles et ceux qui en sont l'expression et au premier plan, Édouard Philippe en pâtisse parce que Édouard Philippe était il y a encore quelques semaines au-dessus de 20 % mais il est emporté d'une certaine manière par cette attrition. Et d'autre part, Raphael Glan, de quoi il profite ?
Il profite de l'émancipation de la gauche disons réformiste relativement modérée par rapport à Lfi. Le fait que la gauche est éclatée a servi pour l'instant beaucoup plus la gauche modérée que la gauche de la gauche. On le voit Jean-Luc Mélenchon est à 12 % alors qu'il flirtait avec les 20 % à la dernière présidentielle.
Mais Pascal Perino, vous qui êtes de cette famille des politologues qui vo le temps long, vous souvenez des deux précédentes élection présidentiell ? D'où a commencé Jean-Luc Mélenchon en début de campagne et où il est arrivé dans cette hypothèse ? On revoit peut-être les chiffres encore une fois.
Est-ce que Mélenchon ne pourrait pas, comme on le dit avaler Raphaël Gluxman comme Raphaël Gluxman a été avalé après les élections européennes ? de l'an dernier et est-ce que malgré tout facialement euh cette présentation des des chiffres n'est pas n'est pas trompeuse enfin tout le cas ne donne pas fait pas état des dynamiques qui sont à l'œuvre et qui seront plus favorables à Mélanchon. C'est la photographie du rapport de force aujourd'hui, ici et maintenant.
Mais en effet, il y aura une campagne. Dans une campagne, on connaît les talents de tribinagogue du patron des lesfilles. Mais attention, ce qui a changé par rapport aux deux précédentes présidentielles, c'est le rejet massif de Jean-Luc Mélenchon.
Vous savez, aujourd'hui, on teste les soutiens qui d'ailleurs sont souvent modérés que l'opinion apporte aux hommes et aux femmes politiques, mais on teste aussi les rejet et jamais Mélenchon n'a atteint un tel niveau de rejet. Il est beaucoup plus rejeté par exemple que les leaders du Rassemblement national. Ça c'est nouveau hein.
Il est plus rejeté Oui. à droite ou à gauche ? Il est rejeté absolument.
Alors bien sûr à droite ass c'est normal, il est rejeté beaucoup dans le bloc central et il est rejeté dans toute une partie de la gauche. Vous avez des électeurs de gauche modéré aujourd'hui qui ne veulent plus entendre parler de Jean-Luc Mélenchon tous les jours. Si vous voulez, Jean-Luc Mélenchon insulte la gauche modérée en disant que ce sont des traîtres, des sociau et cetera.
Oui, mais il a toujours, ça fait quand même des années qu'il fait ça. Il en a même créé. C'est comme ça qu'il le parti, il a claqué la porte du Parti socialiste.
Ça n'a pas empêché à chaque fois quand même les électeurs de voter pour l'alliance avec Mélenchon. Oui. Mais là ce mythe de l'Union de la gauche s'est écroulé avec l'écroulement du NFP.
Le NFP est parti en lambau. Et regardez la manière dont les municipales qui vont être le seul scrutin se préparent. Vous avez dans de nombreuses villes de France des affrontements entre élépistes jusqu'au cœur de municipalité socialiste qui se prépare.
Cela montre que ça ne va pas fort à gauche. Ce qui prouve que les prochaines municipales par rapport peut-être à de précédentes élections vont avoir cette année peut-être un relief particulier en tous les cas au niveau de leur retentissement national. Tout à fait.
Elles vont avoir un retenti national, surtout dans les grandes villes où là le combat est un combat certes local bien sûr le maire sortant ou la mer sortant joue un rôle très important. Mais dans les villes, allez, de plus de 30000 habitants, ça reste un combat politique en dessous, ce qui est la majorité des communes françaises. En effet, là, le combat est beaucoup plus local, beaucoup moins politique.
Il y a beaucoup de listes d'unions entre la gauche et la droite et on ne pourra pas en tirer des conséquences majeures. Et à partir de ce qui va se passer dans les grandes villes, voyez Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Rennes, Nant, là on va pouvoir tirer des conséquences politiques. Euh il y a on va peut-être regarder encore une fois les les chiffres de ces ces sondages.
Il y a un autre chiffre qui est je trouvais intéressant, c'était le score dont écrit écrédité Bruno Retaillot. Est-ce que vous avez d'ailleurs euh est-ce qu'il n'existe pas d'autres indicateurs qui même euh montrent que le patron de LR serait plus haut ? Oui, il y a quelques indicateurs qui montrent qu'il parce que tout dépend de la configuration de candidature.
Est-ce que l'on met parmi les candidatures par exemple euh Gabriel Atal ou est-ce qu'on ne le met pas ? Est-ce que l'on met monsieur Olivier Fort ? Alors monsieur Olivier Fort n'a pas d'existence hein par rapport à Raphaël Gluxman mais ça va pas être facile pour les socialistes éventuellement. de se retirer euh devant un homme qui n'est pas socialiste, hein, qui a sa propre organisation euh place publique et qui s'appelle Raphaël Gluxman.
Et Bruno Rotaillot, lui, euh, au contraire montre, il est sur une pente ascendante. Euh, c'était un homme qui avant était relativement, il y a maintenant plus d'un an et demi euh marginal dans l'offre politique de droite et il fait réexister la droite républicaine puisque en effet euh dans d'autres configurations de candidature, il peut atteindre 10 11 % des intentions de vote. Alors, plusieurs questions par rapport à ça.
D'abord Pascal, quel est votre quelle a été votre analyse et votre lecture des résultats de la législative partial dans à Paris qui a porté qui a rouvert les portes à Michel Barnier de l'Assemblée nationale ? Cela montre que quand les républicains sont unis, ne tombent pas dans leurs péchés mignons qui sont les affrontements d'hommes ou de femmes sans véritablement d'affrontements politiques derrière, et bien ils peuvent atteindre de très haut scores parce que Michel Barnier a été ré alors on dirait on était dans le 7e arrondissement pas simplement 7e 6e 5e arrondissement et quand vous regardez le second tour 62 C'est un pourcentage élevé compte une candidate de gauche qui peu de participation he peu de participation bien sûr comme dans toutes les partiel mais contre une candidate de gauche qui n'était pas n'importe qui madame Frédéric Bredin donc c'est un très bon ch un profil plus candidature du 5e arrondissement bien sûr et d'ailleurs elle avait fait un bon score au premier tour dans le 5e arrondissement mais Michel Barnier est redevenu au second tour majoritaire dans les trois arrondissements le 7e sociologiquement Il y a pas de surprise le 6e mais aussi le 5e qui avait accordé aux forces de gauche une position importante au premier tour. Ce qui montre que quand LR est uni autour d'hommes et de femmes de poids, il peut créer une véritable dynamique.
Ce qui coûte cher en ce moment peut-être à une continuation de la dynamique Railloto, c'est le conflit qui a décidé d'ouvrir leur voquier au sein des lèes. ça lui coûte certainement cher. Est-ce qu'il peut rester surtout au gouvernement à l'heure où on vient d'augmenter le nombre de visas pour les étudiants algériens ?
Oui. Alors, il faut être prudent sur cette augmentation de de visa pour les étudiants algériens. C'est une décision qui est en fait liée certainement à une amélioration des dossiers qui avaient été déposés.
Vous savez, à la fin des fins, ce sont les universités, les grandes écoles techniques euh qui euh voilà disent "Bah ce dossier euh on peut on peut le retenir et ça touche si ma mémoire est bonne 8000 hein je crois environ. C'est l'ordre de grandeur. Voilà, c'est l'ordre de grandeur.
Ce jeudi soir à 22h30, Alexandre de VCU revient sur la question de l'Union des droites dans un nouveau numéro d'esprit libre. Est-ce qu'elle est désirée par les électeurs ? Et est-ce qu'elle peut électoralement fonctionner ?
Alors euh l'union d'abord du grand parti historique de la droite KLR est désirée par les électeurs. Les gens veulent voilà veulent que ça cesse ces bisbilles hein surtout qu' c'est pas parti pour apparemment provoquer au taillot et pourtant voyez les les adhérents de LR à la suite d'un grand mouvement d'adhésion avait donné une victoire imparable à Bruno Rotaillot he qui a provoqué l'ire certainement de celui qui avait été battu mais de temps en temps faut admettre son échec à savoir le renvoquier au-delà en revanche les électeurs de droit droite classique sont très divisées. Certains électeurs tournent plutôt leurs yeux du côté du centre et du bloc central et verrait plutôt l'alliance qui est l'alliance d'aujourd'hui au fond hein qui est l'alliance qui va de LR jusqu'à Renaissance.
D'autres, en effet, euh voient plutôt un élargissement et une union des droites euh avec les droites extrêmes, euh que ce soit le Rassemblement national euh ou reconquête avec cependant une interrogation. Euh ça serait à ce moment-là, si c'était le scénario, l'alliance d'un tout petit parti avec un très grand parti et la crainte serait d'avoir les millettes du banquet. Alors, c'est tout à fait ce qui est au centre d'ailleurs de ce débat.
J'invite les téléspectateurs à regarder euh ce soir parce qu'on est au cœur effectivement euh de cette de ce questionnement et de cette problématique et c'était très intéressant de vous entendre sur ce sujet. Euh une dernière question Pascal Perinot euh effectivement on l'a évoqué tout à l'heure à l'heure où nous parlons de nouvelles élections ont lieu au sein des bureaux de l'Assemblée nationale. On a l'impression que c'est un retentissement national.
C'est pas un exercice purement formel. Bah, ça ne l'avait pas été la dernière fois puisque par une négligence d'ailleurs de beaucoup de députés du bloc central, c'est la gauche qui avait pris en main la répartition des postes et la gauche avait eu une attitude, faut bien reconnaître, ses sectaires en éliminant le Rassemblement national qui pourtant a le premier groupe parlementaire. Et dans la tradition démocratique républicaine, on n' pas à choisir entre les députés en fonction de leur origine politique pour répartir les postes au bureau, les postes de vice-présidence et ceux des commissions.
Là, la gauche avait fait vraiment à pas de côté. C'est tout à l'honneur de Yel Brun Pivet d'avoir rappelé toutes les forces parlementaires à l'ordre et d'accorder au rassemblement national les positions de pouvoir qu'il a. Ça ne veut pas dire qu'on soutient le Rassemblement national.
C'est la tradition démocratique, hein, euh que l'on soit de la gauche de la gauche ou euh de la droite de la droite. On n' pas à faire le triux qui seraient les bons députés et ceux qui seraient les mauvais députés. Merci beaucoup Pascal Perino, c'est toujours un plaisir de vous entendre.
Euh, je ne me lasse pas d'ailleurs de recommander votre dernier livre, le goût de la politique. Un observateur passionné et passionnant de la 5e République, c'est aux éditions Audit Jacob. il faut vraiment le lire.
Merci beaucoup Pascal.
Christian Jacob