PPL Immigration centriste: "On propose de redébattre du fond pour répondre aux besoins des Français"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Jean-Michel Arnaud de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu des Hautes Alpes mem du groupe Union centriste et vous êtes agriculteur on va évidemment parler de cette crise agricole dans quelques instant mais d'abord on l'a vu dans le journal François Baayou a donc été relaxé hier au bénéfice du doute dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem est-ce que vous souhaitez son retour au gouvernement je crois d'abord que il esttait important que la justice passe comme toujours dans ce genre d'affaires et euh dans l'affaire Barou modem UDF comme souvent dans les affaires concernant nos concitoyens le temps la justice est long trop long c'est temps pour juger une affaire qu'on soit citoyen ou qu'on soit responsable politique économique c'est trop long maintenant François Baayou est le courant qu'il incarne est un courant important dans la vie politique française et il est me semble intéressant d'imaginer qu'au sein du futur gouvernement on a un réquilibrage au centre parce que pour qu'une majorité fonctionne il faut qu'elle soit équilibrée sur ces deux jambes une jambe un peu plus à droite avec une demi-douzaine de ministres aujourd'hui qui viennent deslrin qui ont été LR dans le passéop c'est trop j'en sais rien dans tous les cas c'est ainsi et il est important qu'il y ait également un pilier beaucoup plus centriste et de centre gauche aussi donc je crois que c'est l'enjeu au-delà de cet embouille finalement politique ce qui est important c'est que sur un certain nombre de sujets on va certainement parler l'agriculture l'éducation on a des réponses fortes aux demandes de nos concitoyens qui sont importantes et qu'on résorbe un peu le fossé qui s'accroit fortement entre les responsables et les citoyens avec comme conséquence et comme finalement résultat la montée des populismes de toutes sortes ça passe par quoi ce rééquilibrage au centre est-ce qu'il faut plus de modem est-ce qu'il faut des udi des sénateurs udi dans ce gouvernement ce que je crois c'est qu'il faut qu'il y ait des sénateurs euh parce que je ne comprendrai pas alors que euh il y a dans les territoires un espace de confiance créé entre les élus locaux et les citoyens que la transition écologique se fera dans les territoires euh que nous avons besoin aussi euh d'élus euh qui connaissent les territoires et qui à côté des élus locaux connaî le mieux les territoires le sénateur et donc je crois qu'il est important que la Haute Assemblée puisse dans sa diversité hein parce que il y a le choix on a tout tout l'arc politique représenté au Sénat puisse montrer à travers son expérience sa connaissance des territoires la voix que le gouvernement doit emprunter pour résoudre les problèmes des Français sauf que les sénateurs centristes aujourd'hui il sont alliés au LR ici au Sénat donc dans une opposition constructive comme comme le disent Gérard Larché RV Marseille est-ce que vous souhaitez qu'il y a des sénateurs de votre groupe qui rentre au gouvernement et est-ce que ça marquerait une rupture avec la majorité sénatoriale dans tous les cas la majorité sénatoriale repose sur d'autres fondamentaux que les clivages politiques classiques euh je rappelle que au sein de du groupe Union centriste nous avons des élus du MoDem des élus de l'IDI et puis des personnes comme moi qui sont sans un tâche partisane mais qui épousent euh cette volonté à la fois de liberté et d'originalité qu'incarne le groupe Union centriste et si un de mes collègues au groupe unioncentriste entrait au gouvernement euh ça serait probablement un signe surtout de reconnaissance de leur engagement territoriaux plus que un bouleversement de la majorité sénatoriale parce que je crois que il n'y a pas de débat aujourd'hui au sein de la majorité sénatoriale dans le soutien porortter à la manière dont Gérard Larcher exerce sa présidence pour tous les sénateurs où qu'il se situent dans l'émicic vous savez si certains ont été approchés certains collèg rien on va passer à la crise agricole je le disais vous êtes agriculteur est-ce que Gabriel Atal a bien géré cette crise selon vous est-ce que le mouvement est éteint aujourd'hui d'abord ce que je pense pouvoir devoir dire c'est que ce ce ce mouvement et cette colère vient de loin être paysan c'est incarner son pays c'est avoir une capacité non seulement à à façonner les les paysages mais aussi et surtout à nourrir les hommes et donc le fait que la population agricole finalement à travers sa détresse exprime finalement une recherche de dignité est important après au-delà des questions de la défiscalisation du génère de l'accélération ou ou ou de de l'atténuationtion de la problématique liée au phytosanitaire et la transition écologique je crois que c'est cette recherche de dignité qui est importante et puis on dit souvent les agriculteurs sont aussi des chefs d'entreprise enfin je tiens à dire et c'est probablement là aussi un élément majeur et qui faitcho aux aux appétences aux attentions aux volontés de la population française de manière général que d'avoir une revalorisation de son pouvoir d'achat c'est quand même la seule profession que je connaisse qui ne fixe jamais son prix auprès de son acheteur et ça c'est un vrai sujet et si j'avais finalement une recommandation à formuler et un message à faire passer au gouvernement et notamment à la grande distribution c'est la clarté du prix on va en parler on va en parler de la grande distribution avec la la presse régionale c'est Léo purgade de la marseillaèe qui sera avec nous dans quelques instants mais loi Galim et et grande distribution mis à part est-ce que les annonces ont été les bonnes est-ce que il fallait mettre en pause le plan écofito par exemple ce que je crois c'est que quand je vous le disais crise et la colère des agriculteurs vient de loin parce que on est tous reliés à la terre on est tous reliés au monde agricole et finalement c'est de là d'où on vient tous tous les Français viennent de la terre et donc quand on a en quelques mois en quelques années l'obligation d'une transition forceé rapide trop rapide il est normal que ça craque et donc ne pas remettre en cause les objectifs de décarbonation de de lever de du poids des pesticides je crois que c'est partagé par la grande partie la grande majorité des agriculteurs qui sont d'ailleurs les premiers à être confrontés au risque de santé lié à l'usage de ces phytosanitaires maintenant il est important d'abord un que les agriculteurs comprennent les raisons pour lesquelles on est obligé d'aller dans ce sens-là donc il faut de la pédagogie il faut également faire confiance à la science pour accompagner les agriculteurs techniquement dans leur mutation dans les modalités de production et faire en sorte voilà de de les réorienter prressivement vers d'autres pratiques agricoles et puis donner un peu de temps pour que économiquement ça suive et donc faire en sorte que en quelques mois en quelques années on demande une révolution agricole une révolution technique à des agriculteurs qui font déjà beaucoup d'efforts c'est évidemment très compliqué pour eux donc je ne sais pas s'il faut remettre en cause probablement pas cette orientation parce que c'est nécessaire pour l'avenir de l'humanité mais je pense qu'il est nécessaire de faire une pause de poser l'ensemble des éléments du débat et coconstruire avec les agriculteurs une nouvelle feuille de route on va parler justement de la grande distribution et des galimes qui était évidemment l'un des POS importants de cette colère des agriculteurs je le disais pour en parler on va aller à Marseille on retrouve Léo purgade bonjour Léo merci beaucoup d'être avec nous président et directeur éditoriel du journal La Marseillaise Léo le mouvement des agriculteurs continue chez vous avec certaines actions coup de point dirigé contre la grande distribution tout à fait elles sont l'œuvre de la Confédération paysane ou euh de la coordination rurale qui se disent insatisfait de l'accord trouvé avec la FNSEA et et le gouvernement euh ce qu'il pointe et bien c'est la question de la rémunération du travail agricole qui bien sûr est un peu la grande absence de cet accord avec le gouvernement et c'est la raison pour laquelle il cible des plateformes logistiques de la grande distribution en exigeant d'avoir des avancées sur ce sujet alors je vous voulaz euh interroger euh euh monsieur le sénateur savoir s'il était favorable à la mise en place de coefficient multiplicateurs hein pour permettre euh et bien de contraindre les marges de la grande distribution et euh de relever les prix d'achat pour les euh les producteurs c'est une proposition qui est portée donc par certains syndicats agricoles mais aussi euh par la gauche qu'en pensent-t-il euh le journaliste évoque un sujet essentiel euh c'est la rémunération des agriculteurs je le disais à l'instant c'est une des rares professions où finalement on produit sans connaître véritablement le le prix d'achat de ses clients et euh est-ce que c'est Léo oui non pardonnez-moi euh et donc il est important d'avoir un la transparence moi je serais favorable à ce que les distributeurs quel qu'ils soit affiche le prix d'achat primaire auprès de l'agriculteur de la denrée du produit agricole qui est à la vente euh pour cela il faut euh effectivement détricoter la chaîne de valeur euh souvent j'ai entendu Michel Édouard Leclerc hier sortant en fin de son silence expliquer finalement c'est pas la grande distribution qui prend le plus de la marge il y a des intermédiaires chiche allez mettons sur la table euh quel est le coût euh des intermédiaires et quel est le prix payé aux agriculteur ensuite une fois qu'on aurait défini le prix de production avoir effectivement un coefficient multiplicateur pour consolider euh et avoir une parfaite transparence sur les marges et la chaîne de valeur moi objectivement c'est une aentation euh euh utile et nécessaire euh pour la transparence et euh la vérité des prix que l'on doit euh au consommateurs enfin euh nous nous sous-estimons pas non plus on n'est pas dans un cercle fermé à l'intérieur des frontières françaises on est dans un marché euh européen avec des financements qui viennent notamment apporter un revenu aux agriculteurs à travers la la politique agricole commune donc nous devons également avoir un débat qui s'ouvre au sein de l'Union européenne ça tombe bien il y a des élections qui arrive dans quelques mois je pense qu'il va falloir au-delà de la crise qui semble s'apaiser ouvrir un débat pour remettre finalement l'agriculture la capacité de produire en Europe et donc en France au milieu des paysages au milieu du villages et au milieu de la ville alors il y a deux choses dans ce que vous dites un sur les revenus Emmanuel Macron il était à Bruxelles ENIT fin de semaine dernière il a appelé ses partenaires à un égalisme Européen justement pour que les règles soient les mêmes dans tous les pays d'Europe et pour éviter que la grande distribution est des centrales d'achat dans d'autres pays que la France est-ce que ça c'est la bonne voie dans tous les cas la bonne voie c'est de discuter avec ses partenaires euh c'est discuter mais pas simplement lorsqu'on a une crise discuter de manière prospective c'estàd qu'il faut un peu comme les agriculteurs savent faire il faut réintroduire le temps long et on ne gère pas les crises en fonction du dernier tweet ou en fonction du dernier coup politique je pense qu' c'est un peu ça quand même je la colère des des agriculteurs il n'y a que ceux qui ne vivent pas dans les campagnes qui n'ont pas vu venir je le disais ça ça remonte de loin parce que ces agriculteurs ont quand même eu depuis 30 à 40 ans à à faire des révolutions en matière de production on a finalement une agriculture paysane qui a quasiment disparu on est sur une agriculture hélas de plus en plus industrielle qui permet certes de prendre des des part de marché à l'extérieur de l'Union européenne ou au sein de l'Union mais qui ne garantit pas un minimum à vivre aux agriculteurs qui reste dans des modèles plus paysans plus familiaux et je crois que doivent cohabiter ces agricultures dans le territoire national parce que l'agriculture de montagne dans mon département les Hautes Alpes n'est pas tout à fait la même que l'agriculture dans la région île-de-fance et on n' pas tout à fait les mêmes marchés mais par contre il faut que les agriculteurs notamment des zones de montagne des zones les plus rurales puissent être simplement dignement respecté par une rémunération liée à leur coût de production pour qu'ils puissent vivre avec leur famille et continuer aussi à desservir une agriculture et des produits sains de qualité dans la proximité sur des circuits courts Léo vous avez une autre question et oui vous évoquer la question européenne un des grands débats va être l'élargissement ou pas à l'Ukraine à la Moldavie est-ce que vous êtes favorable à cet élargissement sachant que beaucoup d'agriculteurs mais aussi de salariés hein redoutent une une concurrence accrue un dumping social et et fiscal vous savez dans votre question il il y a deux aspects il y a l'aspect immédiat lié à la crise agricole et alimentaire évidemment je peux comprendre que les agriculteurs français les agriculteurs européens de l'actuelle Union européenne puisse être inquiet à l'idée de voir une des plus grandes puissances européennes agricoes l'Ukraine entrer dans l'Union européenne ceci étant dit le processus est long et avant d'arriver à cette perspective vous aurez du temps long là aussi toujours du temps long et des transitions des adaptations et puis il y a l'autre côté de votre question qui est aussi la question de la défense de l'Union européenne face à euh au terrorisme d'État et à la dictature de Poutine est-ce que l'Union européenne peut laisser des pays comme la Moldavie et l'Ukraine seul absorbé par l'hégémonie russe ma réponse est clairement non donc il faut leur donner des perspectives politique et parmi les perspectives entre autres perspectives il y a la perspective d'une entrée dans l'Union européenne mais qui sera longue et qui nécessitera des transitions comme C l' avait été fait d'ailleurs dans le passé lorsque nous avions eu premier élargissement en 1986 vers les pays du Sud pour Espagne et Grèce en particulier merci Léo on dit un mot de votre une Léo débrayage des docers de Marseille à fosse plus rien nentre ni ne sort oui un mouvement social qui là est effectivement sur les ports avec des revendications qui sont double d'abord et bien élargir l'ambition de Marseille en grand qui est le plan du président de la République jusque à Fos qui fait pleinement partie du port de de Marseille et puis ensuite des revendications national qui sont partagé par les autres docers et portuaires de tout le pays merci Léo merci beaucoup merci d'avoir été avec nous ce matin pour nous parler de ces actions qui continuent dans votre région merci beaucoup Léo purgette on va parler d'un autre sujet que vous suivez c'est la question des loups Gabriel Atal a annoncé jeudi quand il a fait ses annonces aux agriculteurs que le plan loup serait détaillé dans les prochains jours le plan lou 2024- 20029 qu'est-ce que vous en attendez j'attends d'abord que soit mis en œuvre une autre annonce du gouvernement en l'occurrence celle de du ministre de l'Agriculture Marc fenau qui a annoncé une perspective de déclassement du loup en espèce très protégé à protéger d'abord dans un premier temps dans le cadre de la Directive Habitat européenne donc là c'est une majorité simple au sein de l'Union nécessaire pour pouvoir obtenir ce déclassement et puis ensuite deuxième perspective plus compliqué puisque c'est à l'unanimité et ce n'est pas au sein de l'Union européenne c'est dans le casre de la Convention de Berne donc c'est un traité international avoir égal éalement le même process jusqu'est-ce que ça changerait de passer d'espèce très protégé à espèces protégé d'abord c'est une reconnaissance et c'est important symbolique et forte que le loup n'est plus une espèce en danger imminent de disparition puisque déclassé dans la nomenclature la classification du loup démontre que le loup a progressé il suffit de regarder tous les territoires de France pratiquement y compris bientôt dans la dans la forêt de Fontainebleau ou dans le bois de Boulogne on aura des loups donc on en a partout donc je crois que c'est important d'avoir déjà cette dimension symbolique et deux il faudra effectivement si céit si c'était le cas qu'on en ait des conséquences sur le plan loup national avec de mon point de vue deux orientations nécessaires un faire en sorte de donner plus la main au préfet de département comme dans beaucoup d'autres politiques d'ailleurs nécessaire pour pouvoir mieux juger le niveau de quôas de prélèvement à l'année et faire en sorte que les autorisations soient plus fluides territorialisé c'està-dire il faut que ce soit territoire pas territoire il faut pas que ce soit national exactement on peut avoir un un PR prélèvement global national mais avoir plus de souplesse dans l'intervention locale deuxièmement donner plus de pouvoir d'agir au louvtiers avec des moyens matériels plus ciblés avec des lunettes spécialisées pour le tir de nuit par exemple et puis faire en sorte également de travailler sur l'autodéfense aussi des agriculteurs ouiséis comme ça et ENF il me semble donc ça veut dire juste pardon que n'importe quel éleveur même s'il n'a pas le permis de chasse il est menacé par un loup il doit avoir l'autorisation de c'est comme ça que je vois le sujet pour là aussi rétablir un peu de confiance et aussi dignité dans le travail des éleveurs qui sont confrontés à beaucoup de souffrance avec leur famille confronté au loup et puis le dernier point c'est travailler aussi sur un des éléments de protection qui est qui est le chien de protection et faire en sorte que le chien de protection est une là aussi une classification qui ne soit pas simplement un chien de un chien rant mais un chien concourrant à l'exercice d'une profession et que dans des conditions d'attaque de ces loups sur des tiers parce que on a quand même une monté en puissance de ce genre de situation la recherche de responsabilité de l'éleveur soit amoindrie pour faire en sorte également là aussi d'apaiser psychologiquement les agriculteurs et puis le dernier point c'est évidemment maintenir un un niveau de nité qui permettent de de combler les pertes pour les agriculteurs confrontter notamment les éleveurs comme les autres à des problématiques de revenus particulièrement forte en zone de montagne et en zone très rural allons suivre évidemment le détail de ce plan lou annoncé dans les prochains jours on termine par l'actualité du Sénat et on reparle de la loi immigration censurée en grande partie par le Conseil constitutionnel mais les sénateurs centristes ont décidé de reprendre la quasi totalité de ces mesures censuré d'en faire une proposition de loi on voie le détail avec Alex poussa [Musique] bonjour Alex bonjour ran bonjour JeanMichel Jean-Michel Arnaud bonjour et Alex les sénateur centriste propose donc de réintroduire les mesures de la loi immigration qui ont été retoquées par le Conseil constitutionnel et oui il y a 10 jours le Conseil constitutionnelle avait censuré 40 % de la loi immigration et notamment des mesures qui avaient été rajoutées dans le texte par les sénateurs de droite et du centre et ces mesures elles ont été censurées non pas sur le fond mais sur la forme car elles n'avaient pas un lien direct avec le sujet du projet de loi immigration initiale de géralde d'armanin et donc les sénateurs centristes ont déposé une proposition de loi pour réintroduire certaines de ces mesures retoqué notamment le durcissement des règles du regroupement familial le délis de séjour irrégulier qui punit d'une amende les étrangers en situation irrégulière et puis le conditionnement de certaines aides sociales à la résidence régulière en France pendant 5 ans alors ce conditionnement il concernera les allocations familiales le droit au logement et laallocation personnalisée d'autonomie mais pas laap hein pas laallocation personnalisée au logement elle avait été votée dans le texte au Parlement mais c'était une mesure qui avait irrité la majorité présidentielle et justement les centristes n'ont pas repris certaines mesures trop dures pour que ce texte est des chances d'être voté à l'assemblée et oui ce texte centriste ne réintroduit pas par exemple la caution pour les étudiants étrangers le durcissement du droit du sol ni les quotas migratoires qui devaient être votés chaque année par le Parlement parce que effectivement le but pour décentriste c'est de faire voter ce texte immigration au Sénat mais ensuite de le faire adopter par l'Assemblée nationale et le problème c'est que les députés de la majorité présidentielle et bien ils ont déjà vu le projet de loi initial du gouvernement validé dans son intégralité par les sages du Conseil constitutionnel et donc ils ne veulent pas revenir avec une nouvelle loi immigration écoutez à Sylvain Mayard le patron des députés Renaissance je dit très clairement la loi immigration est derrière nous h nous avons voté des mesures très fortes le cœur de ce que nous voulions a été voté hein n sur les 27 articles 26 articles ont été votés ce que nous demandent les Français c'est pas faire des lois après des loi ce qui nous demande c'est d'être efficace il faire en sorte que ceux qui n'ont pas vocation à être en France repartent de France et donc le le travail il est au niveau du gouvernement maintenant au niveau de nos administrations il faut du résultat il faut faire en sorte que ça fonctionne c'est ça que nous demande les Français n demand pas de faire des lois pour faire des lois Jean-Michel Arnaud les députés de la majorité présidentielle sont contre ce texte centré s'il y a peu de chance qu'il passe à l'Assemblée nationale à quoi ça sert de remettre sur la table ces mesures d'ord ça sert à faire notre travail et notre travail consiste à répondre aux attentes des Français lorsqu'on regarde dans les enquêtes d'opinion lorsqu'on est sur le terrain que sont les attentes des Français il y a une question liée on en a longuement parlé sur la question agricole sur la question du pouvoir d'achat on a la question de l'éducation on a la question de la sécurité souvent lié à la question de l'immigration je ne fais pas le lien mais les Français le font et donc le le conseil constitutionnel a retoqué je crois 32 articles sur la ainaine d'articles initialement prévus essentiellement vous l'aveiez vous-même dit dans votre exposé parce que un grand nombre de ces articles ont été considérés il y a un débat là-dessus d'ailleurs hein sur le champ de l'article 45 comme étant des cavaliers c'est-à-dire sujet hors sujet par rapport au texte initial entré dans le processus législatif on emprcte nous sont triste on ne pas on ne remet pas en cause euh les choix du Conseil constitutionnel on est dans un état de droit on ne crée pas on ne crie pas au coup d'état constitutionnel on a des institutionsqu vous le déplorez chacun est libre de ses propos on les respecte et le respect aussi des institutions c'est que le Parlement il légifère et donc si le gouvernement avait je corrige un peu les propos de du collègue député avait accepté un texte de compromis intégrant un certain nombre d'éléments qui n'ont pas été considérés comme receva d'un point de vue procédurial par le Conseil Constitution nous groupe centriste on remet simplement en mouvement les éléments sur lequels le Conseil constitionnel n'a pas exprimé un avis sur le fond mais sur la forme et cet élément- là c'était un élément entre guillemets de l'accord avec le gouvernement puisque je le rappelle ce texte avec les 80 articles 85 si j'ai bonne mémoire a été voté avec le soutien du gouvernement et avec un spectre au niveau de l'Assemblée nationale évidemment inexistant puisque les députés n'ont pas pu débattre sur le fond donc nous ce qu'on propose travers cette PPL c'est qu'on redébatte du fond sur les différents sujets qui ont été abordés lors de ce débat pour répondre aux besoins des Français vous parlez d'un accord avec le gouvernement il y en avait également un autour de la réforme de l'aide médicale d'État Elisabeth borne quand elle était premier ministre elle avait promis au sénateur de droite et du centre et bien une réforme de l'Ame qui permet de soigner les étrangers en situation irrégulière et Gabriel Atal a dit que cette réforme aura bien lieu mais par voie réglementaire et puis uniquement sur la base d'un rapport qui a été remis au gouvernement donc c'estàdire qui prévoit certains ajustements mais pas une restriction du panier de soins est-ce que vous avez l'impression d'être contourné parce que je crois c'est que si Gabriel Atal qui est un peu dans une période d'atal Mania voilà c'est c'est c'est formidable un jeune dynamique volontaire je ne ni en rien ces qualités du Premier ministre ce qu'il faut simplement qu'il intègre c'est qu'il y ait un parlement dans ce pays et le Parlement il représente les territoires principalement au Sénat et la population à l'Assemblée nationale et qu'on ne peut pas gouverner uniquement par voie réglementaire al c'est un peu technique mais la loi est fait par le législateur le règlement il est fait par le gouvernement et on va pas durant les 2 ans et demi 3 ans qui nous restent actif pour agir pour le pays travailler uniquement entre soi entre cabinet minériel et l'administration sans consulter et mieux sans écouter sans coconstruire avec le Parlement et évidemment le législateur c'est d'abord le Parlement donc moi je souhaite effectivement que l'on puisse sur un certain nombre de sujets avoir une recherche de compromis de discussion pour pouvoir coconstruire sur un certain nombre de sujets répondant aux attentes exprimé par les Français une réponse législative et exécutive dernière question pour conclure on a parlé pendant des mois de ce sujet de l'immigration vous le dites il y a d'autres préoccupations pour les Français est-ce que l'intention du gouvernement ce n'est pas justement de passer à autre chose et d'appliquer la loi qui a été promulguée oui enfin la loi qui a été promulguée nous l'avons soutenu puisque une partie de ce qui a été retenu par le Constitutionnel a été soutenu par le Sénat et par une majorité de parlementaire je comprends qu'il y est il faut quand même aller plus loin je pense qu'il faut aller plus loin il faut surtout écouter les Français et les Français aujourd'hui ont une préoccupation principale c'est leur sécurité et je le dis pas simplement les Français de droite les Français qui aussi ont une sensibilité de gauche ce n'est pas qu'une question de droite ou de gauche ou du centre c'est une question nationale et d'intérêt national parce que les Français ont le sentiment de ne pas être suffisamment accompagnés dans la sécurité et ils ont une attente légitime de sécurité dans leur vie quotidienne merci Alex à tout à l'heure tout àheure on parlera notamment des relations un peu compliqué entre gabrielal et les républicains après cet épisode de la loi immigration ce sera suite dans le club merci Jean-mich merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure
Jean-michel Arnaud