Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLa France insoumise· 30 avril 2024 101 min

Meeting à Grenoble avec Manon Aubry, Damien Carême, Mathilde Panot et Arash Saeidi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à toutes et à tous. et merci d'être aussi nombreux et nombreuses ce soir à Grenoble. Nous sommes aujourd'hui à un tournant de la campagne des européennes déjà car nous sommes à J-1 avant la fin des inscriptions sur les listes électorales en ligne et à J-3 avant la fin des inscriptions en mairie.

Un immense bravo aux militantes et aux militants qui travaillent d'arrache-pied depuis 3 mois pour inscrire correctement les gens sur les listes électorales. [applaudissements] Ce weekend, plus de 1000 actions ont été organisées partout en France à Marseille, Rouan, Paris, Toulouse, Hness Bois, Lille. Les photos des portes à porte géant, des tractages et des caravanes populaires sont nombreuses et impressionnantes.

C'est nous, les militantes et les militants qui nous mobilisons pour faire ce qui devrait être une campagne d'État. [applaudissements] Depuis le lancement officiel de notre campagne avec la convention de Ville-Pintte en mars, les démonstrations de force se multiplient. 60 réunions publiques ont été organisées sur tout le territoire rien que pour le mois d'avril et tout ont fait sale comble.

C'est énorme. Le nombre de personnes présentes à chaque réunion à triplé par rapport aux européennes de 2019 il y a 5 ans. Ne vous fiez pas au sondage. [applaudissements] Ne vous fiez pas au sondage et n'écoutez pas les résignés.

Et ce déploiement spécialement pour les européennes qui sont des élections perçues comme lointaines et compliquées est impressionnant. Il s'agit d'un signal. Les gens ont compris ici est la force.

La force est dans notre camp social et progressiste qui se bat pour l'égale dignité humaine, pour la juste répartition des richesses, pour l'écologie populaire et pour la paix. Je ne peux pas, [applaudissements] je ne peux pas ne pas introduire ce meeting sans redire ici notre total soutien à Rima Hassan et Mathilde Panu [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] qui ont été entendus ce matin par la police. C'est un événement qui est une étape de plus franchi dans la dérive autoritaire assumée par ce gouvernement qui a peur.

C'est eux qui ont peur de nous, pas l'inverse. Je me permets ici de citer l'excellente revue frustration que vous connaissez peut-être. Nous vivons dans un régime au service d'une classe dominante capitaliste qui adopte tant par conviction que par stratégie pour se maintenir une pensée d'inspiration fasciste.

C'est-à-dire que l'état de droit fonctionne dans les cas où les intérêts de la classe dominante ne sont pas menacés mais il est suspendu dès qu'elle risque plus gros. Ce gouvernement malade se débat tous azimut en réprimant le mouvement de soutien aux Palestiniens de la Sorbonne, en fermant le campus de sciences Pumenton pour un drapeau palestinien affiché aux fenêtres. en suspendant les financements de la région Île-de-France à destination Sanspo Paris en convoquant une candidate aux élections européennes et la présidente d'un groupe parlementaire d'opposition en attaquant ou en invisibilisant toutes les personnes qui dénoncent le génocide horrible qui a lieu à Gaza.

Les macronistes veulent faire terre toutes celles et tous ceux qui proposent une autre voie, celle pour incesser le feu et pour la paix, défendue par les syndicats, les militants, les associations et les intellectuels de ce pays qui en ne se taisant pas, en se soulevant et en parlant fort rendent sa dignité à notre pays aux yeux du monde. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Et vous avez votre mot à dire le 9 juin. Le 9 juin, c'est un bulletin pour la paix que vous mettrez dans l'urne en votant pour la liste de l'Union populaire conduite par Manon Aubri, sur laquelle figurent deux candidats qui nous font l'honneur d'être présents ce soir à Grenoble, Arrach Saidi et Damien Karem qui défendent l'Union populaire et le programme qu'elle porte [applaudissements] notamment pour l'écologie populaire contre l'écologie libérale.

Un combat indispensable à porté au niveau européen où se décident les règles écoides et budgétaires qui ont des conséquences directes sur nos quotidiens au niveau national. Alors, on cite souvent cet exemple, mais c'est parce qu'il est le plus parlant, nos factures d'électricité. C'est parce que les macronistes, la droite, l'extrême droite à grand renfort des voix des socialistes votent pour la libéralisation du marché européen de l'électricité.

Que nos factures augmentent. Il ne s'agit pas d'autre chose. Le 9 juin, on peut arrêter ça en envoyant un maximum de députés insoumis au Parlement européen.

Il ne nous reste un peu plus d'un mois pour nous engager et parler partout autour de nous de cette élection européenne. Pour ça, on a des outils pour convaincre l'application action populaire pour rejoindre un groupe d'action insoumis près de chez nous. Notre programme, notre tracte 15 combats contre leurs 15 débats dégâts, 15 débats.

Les insoumis ont aussi sorti ce mois-ci sur la plateforme Action Populaire, une plateforme pour pouvoir se porter volontaire, pour prendre la procuration, pour voter pour quelqu'un ou pour déposer la nôre si vous n'êtes pas disponible pour voter le 9 juin. La dynamique est là, on lâche pas. donnons-leur la force de tout changer.

Et pour [applaudissements] et pour introduire ce meeting, je vous demande un tonner d'applaudissement pour celles qui nous accueillent ici ce soir à Grenoble, la députée ALF Inups, Elisa Martin. Je ne vous vois pas tous mais j'ai l'impression que nous sommes nombreux. Bonsoir à tout le monde.

Avant même de saluer votre présence, qui bien sûr, vous l'imaginez nous fait chaud au cœur, je veux d'abord remercier les militants, les militantes d'ici et d'ailleurs qui nous permettent de nous retrouver dans de si bonnes conditions ce soir. C'est par leur mobilisation. Ouais, il faut les applaudir [rires] plus que ça.

Un pe C'est bien. C'est par leur mobilisation que nous pouvons vous souhaiter la bienvenue chez nous et chez moi. Ensuite, bien sûr, je veux remercier nos candidats d'être là, saluer très fraternellement la présence de Myiam Tielan qui est une candidate iséroise et qui donne toute son énergie pour que cela puisse avancer et bien sûr même si elle n'est pas encore tout à fait arrivée, permettez-moi d'avoir quelques mots pour Mathilde Panot qui est notre présidente de groupe et qui est vaillante et courageuse.

Grenoble, la citoyenne veut exprimer sa solidarité et dire que la liberté d'expression est un droit inaliénable. que rien, aucune insulte, aussi blessante qu'elle soit ne nous fera reculer. Que rien, aucune intimidation de quelque nature que ce soit nous fera reculer.

Non, appeler à la paix n'est pas un délit. Non, dire que les civils n'ont pas à payer pour la folie des hommes n'est pas criminel. Et puis je vais vous dire un secret.

Le droit international est légal. Il s'impose à tous et pour tous. À croire qu'il faut faire diversion, à croire que l'on veut cacher la position de la France marchande de canon.

Non, je crois que c'est bien résumé de cette manière-là. Je veux de ce point de vue et je sais que vous serez d'accord avec moi, saluer la mobilisation des jeunes auprès desquels j'étais ce midi et je veux leur dire et je vous le dis, vous êtes la lumière de la France. [applaudissements] Palestine vit, Palestine vivra et soyons clair, c'est un enjeu de cette campagne.

Ouf ! On va pouvoir s'exprimer le 9 juin et il est temps parce que depuis 2022 les choses ne vont pas mieux. Le monarque présidentiel accompagné de sa cour continue à sévir.

Inflation fabriquée par les amis de la Macronie comme la grande distribution, nos services publics, le patrimoine de ceux qui n'ont rien qui s'écroulent. On meurt aux urgences. 14400 jours d'école loupé par nos enfants, nos enfants de l'Iser.

Faute d'enseignants qui puissent être auprès d'eux. Nos collectivités locales crèvent sous l'austérité. Et là-dessus, on nous dit il faut être raisonnable messieurs dames, soyons raisonnables.

Et donc pour être raisonnable, la marque de la raison pour être très précise, c'est de faire des économies à hauteur de 10 milliards d'euros. Mais nous, c'est pas qu'on veut pas ne pas se serrer la ceinture, c'est qu'il y a plus de trou à notre ceinture. Ça n'est pas plus possible.

Nous n'allons pas vous parler de l'Europe sociale, politique, fiscale ou écologique. Ça c'est les histoires qu'on raconte aux petits enfants. C'est l'histoire de Gluxman en particulier.

Vous savez, la nouvelle cocluche ou le nouveau chouchou des salons parisiens et par la même du système. Nous le saluons bien sûr. Nos députés sont des députés de combat opposés inlassablement au libre échange, la concurrence du de tous contre tous, l'abaissement des droits qui empêche de faire des profits en rond, l'épuisement de notre seul et unique écosystème.

Voilà ce qu'il en est. Le Front National peut bien dire ce qu'il veut. À Paris, il vote contre l'augmentation des salaires.

À Paris, il vote contre la taxation des profits. À Strasbourg, il vote pour la politique agricole commune dont on sait qu'elle tue l'agriculture du bien manger. C'est clair.

À Paris, à Strasbourg, où qu'ils soit, ils sont bien dans le camp des libéraux. Nos députés, c'est la reconnaissance. Nos députés, c'est la reconnaissance de la présomption de salariat.

Non, ça n'est pas vrai. Vous n'êtes pas votre propre patron quand c'est une application qui vous commande à 2 € la course. Voilà ce qu'on fait nos députés au Parlement européen.

Nos députés, c'est la régulation des prix, en particulier celle de l'énergie parce que la vie est trop chère, parce que les que devant les centres de distribution alimentaire ne cessent de s'allonger. C'est ça le bilan de la Macronie et de tous ceux qui l'accompagnent et en sont les complices. Nos députés, c'est le robe de l'accueil de l'accueil et pas celle qui repousse femme, enfants, hommes dans la mer transformant la Méditerranée en un immense cimetière.

Nos députés, c'est l'Europe de la paix en Europe et partout dans le monde. Alors en avant ! Alors, la prochaine la prochaine personne à s'exprimer sur cette scène fait partie de celles et ceux qui ont fait le choix de l'union dans le prolongement de la dynamique de la NUPS et de son programme.

Un tonner d'applaudissement pour l'ancien coordinateur de génération Arrache Saidi. Union [applaudissements] Bonsoir camarades, je suis vraiment très heureux d'être avec vous ce soir. C'est l'accueil chaleureux mais je dois vous avouer que je suis en colère.

Je suis en colère et oui, mais je pense que vous aussi. Je n'aurais jamais cru assister dans mon pays à une telle dérive, à un tel moment de bascule. Aujourd'hui, en France, on criminalise les voix de la paix.

On instrumentalise la justice à des fins politiques. Alors oui, je suis en colère mais fier d'être avec vous ce soir. Fier de partager l'estrades avec celles et ceux qui se battront toujours pour l'égalité, qui porteront le discours de la paix et ne fermeront jamais les yeux sur le massacre en cours à Gaza.

Malgré toutes les intimidations. Mathilde, Rima, Manon, nous sommes tous avec vous et nous ne nous terrons pas. Alors, je suis ici parce qu'avec le collectif de militants de génération que je représente et que je salue et je vous fais un gros bisou parce qu'il faut du courage en ce moment pour faire campagne à Génération.

Nous n'avons pas accepté de tourner le dos à l'espoir suscité à gauche par la NUPES et son programme, un programme de rupture avec le libéralisme autoritaire. Au passage, je voudrais rappeler aux 151 députés de gauche élus sur ce programme qu'il devrait peut-être s'en souvenir. Je veux remercier chaleureusement Manon qui aura jusqu'au bout tenté de rendre possible notre unité en allant jusqu'à proposer de soutenir une tête de liste issue d'une autre formation politique.

Qui fait ça à part Manon ? Malgré tout la France assoumise aura fait une belle liste d'ouverture qui rassemble nos combats et ouvre les bras aux orphelins de la NUPES. Alors oui, c'est un honneur pour moi d'être sur cette liste de combats. celui contre la pêche électrique mené par UNUSARg, celui contre le marché européen de l'électricité mené par Marine à mesure contre les lobis et pour le devoir de ville vigilance des multinationales mené par Manon Manon Aubri évidemment pour la présomption de salariat des ubérisés de la Libi des députés sortants qui ont joint les paroles qui ont joint les actes à la parole qui se sont pas contentés des paroles et dont le groupe n'aura durant ces 5 années jamais donner une seule voix au traité de libre échange.

C'est un honneur d'être au côté des candidats issu de la société, des syndicats, du champ politique et qui symbolise notre union populaire et qui porte tous ces combats. Je vais citer Pelmel, je vais en oublier, il y en a beaucoup trop. Mais Anthony Smith et Bbrahim Benali pour les travailleurs, Camille HS pour l'écologie, Damien Carem pour les réfugiés, Daniel Ivanz contre les projets inutiles.

Karine Sendon pour le vivant. Je ne vais pas vous faire l'affront aujourd'hui d'oublier Rima Hassan et son combat pour la Palestine et le droit international. Et puis mes camarades, je suis aussi fier d'être avec vous et je la connaissais, je la découvre pas mais elle m'est pas de toujours.

Et ben de la force de vos convictions et de votre force à vous. Alors nous nous allons continuer de défendre le programme de la NUPES rupture avec le libéralisme. Mes camarades, est-ce que vous voudriez [raclement de gorge] d'une Europe qui met les misères en concurrence ?

Non. Qui trie ceux qui fuient la guerre en fonction de leurs origines ? Non.

Non. Nous nous voulons accueillir dignement. Nous ne voulons pas mettre en concurrence les travailleurs, nous voulons leur donner des droits.

Nous ne voulons pas protéger les spéculateur mais nos emplois, nos agriculteurs, nos industries et à leur modèle de concurrence à tout prix qui a déjà mis à genou leur rail fait exploser les prix de l'électricité, nous nous préférons nos services publics, tu l'as dit, qui sont le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. Et méfiez-vous parce qu'après le rail et l'électricité, ils s'attaqueront à l'école, aux hôpitaux, à la santé, au niveau européen. Ils vont ils vont pondre une règle qui vous obligera à mettre la concurrence en place et le gouvernement français dira "C'est pas moi, c'est Laura." après avoir proposé à la Commission européenne de libéraliser évidemment.

Alors quand ils opposent la fin du mois et la fin du monde, nous nous proposons une véritable écologie populaire. Une écologie populaire c'est quoi ? Et bien, c'est celle qui ne culpabilise pas les individus, les individus en général les plus précaires parce que faute de transport en commun, puisqu'on a supprimé ou qu'on a pas financé, ils n'ont d'autre choix que prendre leur voiture, n'ont pas les moyens de manger bio ou qui n'ont pas les moyens de prendre le train de plus en plus cher ou alors ils sont obligés d'augmenter le chauffage chez eux puisqu'ils vivent dans des passoirs énergétiques.

Ah non, on m'avait dit 10 minutes, he pas faire sonner le réveil comme ça. La transition écologique, elle n'est pas compatible avec le libre échange, ni avec l'austérité. Elle a besoin de volonté politique et puisque c'est le nerf de la guerre de financement.

Et c'est toujours à ce moment-là qu'on nous dit "Mais comment vous faites Alors, d'abord la volonté politique, nous nous l'avons, on l'a démontré, on le démontre tous les jours et les sortants l'ont démontré et nous continuerons. Et puis vous le démontrez chaque jour sur le terrain. Et les financements, ils existent.

Je vais pas vous faire 2 heures là-dessus, on en est tous convaincus. suffirait peut-être de taxer un tout petit peu les super profits. On pourrait éventuellement lutter contre les paradis fiscaux.

Alors, je vous parle pas des îles caillem et cetera qui sont loin et en dehors de la juridiction européenne. Non, simplement les paradis fiscaux qui sont à l'intérieur de l'Europe, les Pays-Bas, Malte, l'Irlande et puis le Luxembourg. Je vous parle du Luxembourg parce que moi j'ai un léger doute [raclement de gorge] sur la réelle volonté politique du candidat socialiste à prendre la tête de la Commission européenne.

Je sais pas si vous le connaissez. S'appelle monsieur Schmidth. J'ai rien contre lui mais il est luxembourgeois et sur ce point j'ai un énorme doute sur sa volonté politique.

Je suis pas certain que la lutte contre l'évasion fiscale ce soit une de ses priorités à la tête de la commission. Alors mes camarades, nous avons temps à faire. Cette colère, moi je vous propose de la transformer en énergie.

On va faire campagne chaque jour, chaque heure et le 9 juin, ça ne sera qu'un début parce que nous voulons tout changer. Vive l'Union populaire. Alors à présent, je vous demande d'accueillir un député européen écologiste qui figure sur la liste de l'Union populaire et qui fait partie des personnalités de la NUPS avec qui nous sommes fiers de combattre les politiques libérales agressives au niveau européen qui pourrissent nos vies.

Ensemble, nous incarnons l'alternative au duo Bardella Macron. Tout de suite Damien Carem. Merci chers amis, chers camarades.

Merci à toutes et toutes pour la chaleur de votre accueil au sein de cette grande famille de l'Union populaire. Merci pour la bienveillance qui transpire chez chacune et chacun de vous. Merci aussi pour cette force populaire que l'on sent à nos côtés comme candidates et comme candidat à l'heure où les diges tombent les unes après les autres, où la criminalisation des solidaires, des défenseurs de l'environnement, des syndicalistes ou de celles et ceux qui se battent pour obtenir un cessé de feu à Gaza.

Oui, cette union populaire est vitale, indispensable et je suis heureux de compter parmi celles et ceux qui avec Arrachaidi, avec Cami nous ont répondu à l'appel de Manombri de nous rassembler. Cette cette élection européenne est déterminante, elle est indissenciable de la politique nationale. D'ailleurs, alors que les commentateurs politiques, voire les autres têtes de liste, nous critiquaient à ce propos, force de constater comme il et elle font tous maintenant le lien entre la politique européenne et la politique nationale.

Comment prétendre en effet mener une politique nationale ambitieuse quand une décision européenne dramatique comme celle qui a été votée la semaine dernière par la droite les macronistes et les socialistes et même certains écologistes sacrifiera sur l'hôtel de leur sacro 5 règles d'austérité budgétaire les services publics comme l'hôpital l'éducation nationale ou la sécurité sociale en amputant le budget de l'État de plus de 20 milliards dès l'année prochaine et autant encore les années suivantes Comment prétendre comment prétendre mener une politique humaniste envers toutes ces personnes, hommes, femmes et enfants, qui arrivent chez nous en fuyant leur pays en prise à la guerre, au terrorisme ou à la misère quand la droite, les macronistes et les socialistes au Parlement européen ont adopté il y a 15 jours le pacti d'immigration qui qui renit allègrement les conventions internationales sur les réfugiés, les droits de l'enfant et plus généralement les droits humains. Comment prétendre défendre des emplois rémunérés à leur juste prix dans notre pays quand la droite, les macronistes, les socialistes, mais aussi les écologistes votent ensemble au Parlement européen des accords de libre échange avec la Nouvelle-Zélande par exemple ? Comment prétendre encore améliorer la santé de nos concitoyennes et concitoyens quand la droite, les macronistes et les socialistes au Parlement européen vote la réintroduction des pesticides et des intrans chimiques dans l'agriculture en allégeant, comme ils disent, les contraintes environnementales sous la pression des lobby de l'agroalimentaire et de la grande distribution.

Et je pourrais et je pourrais continuer longtemps l'énumération de ces liens entre politique européenne et politique nationale. Oui, cette élection est en lien direct avec l'élection nationale. C'est pour cela qu'il faut préparer les futures échéances électorales dès maintenant.

Le vote du 9 juin prochain, c'est le vote de l'après-Macron et contre toutes ses régressions sociales, environnementales et sociétales aussi. C'est aussi contre ces lois liberticides voté ces dernières années. Le 9 juin se joue aussi la lutte contre l'extrême droite pour empêcher d'accéder au pouvoir, ce qui pour beaucoup paraît inéluctable.

Non, vous comme moi, nous le ne l'admettons pas et nous nous battrons pour que cela n'arrive pas. Tout cela est très lié. Le vote de l'extrême droite, ce n'est pas seulement un vote raciste, c'est un vote contre un sentiment de déclassement que vivent beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens.

Ce sentiment d'abandon, abandon services publics, abandon la solidarité nationale, casse de l'assurance maladie, recul de l'âge de la retraite, désespoir aussi face à une certaine gauche qui l'a trahi avec François Hollande. C'est aussi une révolte contre un président et un gouvernement extrêmement violent. Violent avec leur mot.

Avec dans une gare, vous rencontrez deux types de personnes, celles qui ont réussi et celles qui ne sont rien. Ou encore il n'y a que il n'y a qu'à traverser la rue pour trouver du boulot. Violent aussi dans leurs actes avec la criminalisation des solidaires, je le disais en introduction, les interdictions de meeting, les accusations d'écoterroristes, les convocations en justice contre la liberté d'opinion ou encore les condamnations de militants syndicaux.

Ce sont donc eux les responsables de la violence sans cesse montante dans notre société. Eux les tenants d'un capitalisme sans limite, sans foi ni loi. Eux qui ne répondent qu'aux exigences des plus nanti.

Alors ça suffit. Ces gens-là nous mènent à notre perte. Le système qu'il défendent nous mène non plus dans le mur mais dans un immense abîme.

Il faut un vrai projet de rupture qui nécessite des prises de position fermes et sans concession. Ce sont là les raisons de ma présence avec vous au côté de Manon, de Leila, de Marina. de Youunous, de Rima, d'Arache, de Daniel, de Camille et de tous les autres talents qui constituent cette liste d'union populaire.

Celles et ceux qui me connaissent savent bien que je me suis jamais laissé guider mon engagement politique par des considérations d'appareil. Ma boussole a toujours été la dignité humaine. C'est pourquoi j'ai instauré dans ma commune de Grande Saintes alors que j'étais maire, le minimum social garanti pour faire en sorte que plus personne ne vive sous le seuil de pauvreté.

C'est pourquoi aussi j'ai travaillé à la mise en place de la gratuité des transports en commun sur l'agglomération. C'est pourquoi j'ai mis en place une restauration collective 100 % bio et locale. C'est pour ça que nous livrions des logements sociaux basse consommation et passif.

Tout cela était pour permettre à chaque citoyenne et chaque citoyen de vivre en dignité en mangeant à sa fin, en pouvant se déplacer et en pouvant se chauffer sous un toit. dans une ville qui comptait 63 % de logements sociaux, où 28 % des habitants étaient privés d'emploi et où 33 % des foyers vivaient sous le seuil de pauvreté. Mais c'est comme cela aussi que j'ai pu construire avec médecin sans frontière un camp humanitaire pour accueillir des milliers de Syriens qui fuyaient la guerre en 2015.

Je l'ai fait contre la vie de l'État grâce aux association, aux ONG et avec la population de la ville. Et vous savez quoi ? Alors que le préfet du Nord et que mes collègues maires de l'agglomération prédisaient une explosion du score du Front National aux élections présidés qui suivait, je suis la seule commune entre D'Inker et Lille, soit à peu près 80 km à avoir placé Jean-Luc Mélenchon en tête du premier tour de la présidentielle de 2017.

Comme quoi, comme quoi se battre avec ses convictions contre les idées de l'extrême droite, c'est faire avancer la gauche et nous devons le faire sans concession aucune avec nos valeurs et c'est fort de cette expérience. Et parce que depuis 6 ans, je préside je copréside l'Association nationale des villes et territoires accueillants et que je sillonne la France chaque fin de semaine à la rencontre des solidaires, que je peux vous affirmer que le pacte asile migration européen qui a été adopté le 10 avril dernier grâce, je le répète, avec les voix des sociaux-démocrates est une honte. Il fait honte à nos valeurs européennes.

Il fait honte aussi à notre pays qui n'est vraiment plus aujourd'hui que le pays de la déclaration des droits de l'homme et en aucun cas le pays des droits de l'hommes effectifs. Là encore, là encore, le lien entre Europe et politique nationale est étroit. Dar a d'ailleurs beaucoup vré au niveau européen pour que les États puissent construire des murs, des barbelés au frais de l'Europe, pour que l'on puisse en toute impunité passer des accords avec des pays tiers qui ne respectent aucunement les droits humains pour qu'on l'on puisse comble du cynisme mettre en prison des enfants décisants, de leur prendre leur empreinte digitale et la reconnaissance faciale sous la contrainte s'il le faut.

Il a participé à ce funeste d'al entre les ministres de l'intérieur européen pour décider combien pouvait coûter l'avis d'un ou d'une exilé et ils se sont mis d'accord sur 20000 €. Si un État refuse aujourd'hui d'accueillir un exilé, il pourra désormais s'en dédouiner en versant 20000 € au pays où il se trouve. La solidarité européenne est tombée aussi bas que ça.

À entendre nos dirigeants européens mais aussi et surtout français. Les exilés seraient à l'origine de tous les problèmes que rencontrent nos concitoyennes et concitoyens. Ce ne sont pourtant pas les migrants comme ils disent qui sont à l'origine de l'état catastrophique dans lequel se trouve l'hôpital public en France.

Ce ne sont pas les migrants non plus qui sont à l'origine de l'état lamentable dans lequel se trouve l'éducation nationale aujourd'hui. On a rappelé des chiffres ici en Iser. Ce ne sont pas eux qui sont à l'origine de l'inflation qui fait se rallonger à non plus finir les fils devant les centres de distribution alimentaire.

Ce ne sont pas eux non plus qui sont responsables du changement climatique, qui commencent à créer des drames chez nous en France comme cela vient d'être le cas par exemple dans le pas de Calais. Les seuls responsables de tout ça et qui n'apporte aucune solution à tous ces mots, ce sont nos dirigeants actuels et ils se refusent de manière dogmatique à mettre en œuvre des réponses. Car chers amis, pour conclure, croyez bien qu'aucun de ces exilés qui arrivent chez nous aujourd'hui arrive de gaié de cœur.

Comme le décrit si bien Varchshire dans un poème homme, elle dit "Ponne ne quitte sa maison à moins d'habiter dans la gueule d'un requin ou encore personne ne pousse ses enfants dans un bateau à moins que la mer te semble plus sûre que la terre." Alors avec nous le 9 juin prochain, renversons la table pour remettre l'humanité, la fraternité, la sororité au centre de nos préoccupations pour remettre le monde à l'endroit pour assurer un avenir serein aux générations futures. Avec nous le 9 juin, hurlons jamais aux racistes, aux fascistes, aux xénophobes de tout genre.

Avec nous le 9 juin et nous ne taisons pas. Opposons-nous au effort à Macron et à l'extrême droite. Contrenez bien une chose.

Lorsqu'on vote pour des députés européens, celle-ci et ceci rejoindront un groupe politique au Parlement européen comme cela se passe aussi à l'Assemblée nationale. Il est donc important de regarder comment se comportent les groupes politiques, comment ils font des alliances et sur de très nombreux textes importants, la droite proche de l'extrême droite aujourd'hui puisque François Xavier Bellami participe à des réunions avec Bardella et Marion Maréchal Le Pen. Les macronistes et les socialistes votent tout le temps ensemble sur de nombreux textes.

Le 9 juin, il n'y a qu'un tour et il faut voter efficace, sûr, déterminé pour des députés qui seront sans sans concession, pardon, qui ne sombreront pas dans les compromissions et croyez-moi, pour tout cela, il n'y a qu'un vote possible, celui de la liste présentée par l'Union populaire menée par Manon Aubri. Le 9 juin, votez et faites voter pour l'Union populaire et Manon Aubri. Alors, la prochaine personne à prendre la parole sur cette scène est arrivée inextrémiste à Grenoble depuis Paris où elle été convoquée ce matin par la police.

C'est elle qui est de toutes les batailles, celle qui porte haut la voix des insoumis pour la paix, celle qui ne se terra pas, qui ne reculera devant rien. présidente [acclamation] du groupe LFI à l'Assemblée nationale Mathon. [acclamation] Bonjour.

Merci infiniment les amis. Merci beaucoup. Merci infiniment pour votre accueil et je voudrais vous dire à quel point c'est un immense bonheur pour moi d'être ce soir à Grenoble.

D'abord parce que effectivement aujourd'hui c'était le jour où avec Rima Hassan nous étions convoqués pour apologie du terrorisme. Et je tiens à dire que évidemment d'abord il est évidemment beaucoup plus sympathique d'être avec vous qu'avec une brigade criminelle mais surtout et c'est très important pour moi, au départ il voulait me convoquer à 14h30 ce qui fait que lorsque vous êtes à Paris à 14h30 entendu par une brigade criminelle évidemment vous ne pouvez pas être ce soir à Grenoble avec vous et il était très important pour moi de redire à ce pouvoir que non seulement nous ne nous terrons pas mais nous Nous n'arrêterons pas nos activités politiques parce que nous ne faisons pas de la politique pour nous-mêmes, mais nous faisons de la politique pour celles et ceux qui en ont impérativement besoin. Alors, je veux que vous compreniez à quel point ce qui s'est passé aujourd'hui est grave.

C'est la première fois de toute l'histoire de la 5e République qu'une présidente de groupe parlementaire d'opposition est convoqué pour apologie du terrorisme, c'est-à-dire est convoqué pour expliquer, rendre des comptes de ses opinions politiques, de nos opinions politiques devant la police. Ce qui est en train de faire Emmanuel Macron a un nom. Cela s'appelle recréer une police de la pensée.

Et quand j'ai demandé quand j'ai demandé tout naturellement sur quel propos j'étais incriminé, et bien on m'a répondu que c'était effectivement le communiqué de presse du groupe parlementaire du 7 octobre. Alors déjà, je rappelle quelque chose à Emmanuel Macron. Il se trouve que les parlementaires depuis la grande révolution française ne peuvent pas être poursuivis et ce n'est pas un privilège.

Ils ne peuvent pas être poursuivis pour préserver justement l'indépendance de leur mandat, leur liberté de parole et les protéger des pressions de l'exécutif et du gouvernement. Voilà pourquoi nous sommes normalement protégés depuis la Révolution française, mais surtout à partir du moment où ils me disent que c'est sur le communiqué d'un groupe parlementaire, je demande quel mot, quelle phrase ferait l'apologie du terrorisme. Et là, on me répond tout, tout le communiqué de presse.

Alors, vous saurez maintenant que de dire dans le titre d'un communiqué de presse Israël Palestine de points pour une paix juste et durable. Stop à l'escalade est une apologie du terrorisme. De même, nous déplorons les morts israéliens et palestiniens serait une apologie du terrorisme.

Ou encore, il faut obtenir ce que nous avions écrit dès le 7 octobre et c'est notre honneur. Il faut obtenir le cesser le feu et la protection des populations serait une apologie du rétérolisme. Non, non, non.

Non, prenez la paix n'est pas un crime. [raclement de gorge] Non, prenez la paix n'est pas appelé ou faire l'apologie du terrorisme. Alors, jusqu'où iront-ils ?

Iront-ils convoquer les 75 parlementaires de mon groupe parlementaire puisqu'on parle d'un communiqué de presse ? Iront-ils jusqu'à convoquer les millions de Français et de Françaises qui sont d'accord avec nous pour exerc le feu immédiat et inconditionnel à Gaza, pour exiger la reconnaissance de l'État de Palestine, pour exiger du gouvernement français l'interdiction de la vente d'armes à Israël ou encore la cessation de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël alors que l'Union européenne est le premier partenaire commercial d'Israël et que nous voulons que ce massacre cesse maintenant oui, ce qui vient de se passer aujourd'hui dépasse nos propres personnes, même si je dois dire que nous sommes toutes et tous collectivement très fiers que Rima Hassan soit candidate sur notre liste, juriste en droit international qui a toujours parler la langue du droit international et de la paix. Oui, cela dépasse nos personnes parce que nous parlons d'un abus de pouvoir qui a été fait par Emmanuel Macron qui déshonore notre pays et salie notre pays à l'international parce que cette convocation n'arrive pas juste comme cela.

Elle arrive après six annulations de conférences de Jean-Luc Mélenchon et de Rima Hassan en pleine campagne électorale, ce qui est une atteinte grave à la liberté d'expression et de réunion de l'opposition politique. Elle arrive après la condamnation d'un secrétaire départemental du nord de la CGT. Là aussi avec un an de prison avec surcis pour un simple track sur la Palestine.

Elle arrive après la répression violente contre la jeunesse qui se mobilise partout dans le monde de Colombia jusqu'à Sciencep. Aujourd'hui, Tolbiac, hier la Sorbonne et nous disons à cette jeunesse gloire à cette jeunesse qui est l'honneur de notre pays et du monde et qui défend notre humanité commune. Oui, ils défendent notre humanité commune.

Et je rappelle juste à la bourgeoisie farouchée devant ces mouvements étudiants que c'est justement la répression sur les mouvements étudiants 68, 69 et 70 qui a accru les mouvements anti-guerre de manière extrêmement forte contre la guerre du Vietnam et qui a fait que ces mouvements se sont amplifiés au point que la guerre a dû se terminer. Et bien c'est la même chose qu'ils sont en train de faire. Plus ils veulent nous réprimer, plus nous sommes nombreux.

Plus ils veulent nous traîner devant des commissariats pour apologie du terrorisme, plus nous remplissons trois salles comme nous le faisons ce soir à Grenoble. Je le dis, je le dis, le pouvoir ferait bien de se méfier et d'arrêter de criminaliser l'ensemble des voix pour la paix. Il ferait bien d'arrêter parce que d'abord jamais ils ne viendront à bout de nous et que aucune attaque judiciaire ou politique de quelque sorte que ce soit ne nous feront charger d'avis sur les idées que nous défendons parce que ce sont nos convictions.

Alors monsieur le président, arrêtez. Tout le monde voit ce que vous êtes en train de faire. Tout le monde voit que vous êtes en train d'instrumentaliser la justice et la police en vue d'un résultat électoral et que ce sont des manœuvre qui porte une atteinte grave à la démocratie.

J'ai appris aujourd'hui, lors de ma convocation une information intéressante. Savez-vous de quand date la plainte ? Plainte qui par ailleurs a été faite par une organisation qui bon et bien promeut la colonisation qui est faite par le gouvernement d'extrême droite de Netaniaou.

Et bien, savez-vous de quand date cette plainte qui m'a volu donc cette convocation pour apologie du de pour apologie du terrorisme ? Elle date du 11 octobre. Alors, expliquez-moi si vraiment j'avais fait une apologie du terrorisme, ce qui est grave.

Vous savez, quand vous êtes condamné pour apologie du terrorisme, vous devenez une ennemi de la nation. Alors, si vraiment j'avais vu fait une apologie du terrorisme, croyez-vous vraiment qu'ils auraient attendu 7 mois, pas un mois, pas 2 mois, 7 mois pour pouvoir me convoquer ? Nous savons que vous nous convoquez tous maintenant que vous annulez nos conférences parce que nous sommes en campagne électorale.

Nous le savons, nous le voyons et nous vous accusons de cela. Alors monsieur le président, arrêtez parce que là aussi tout le monde voit ce que vous êtes en train de faire. Vous savez, Flobert avait une belle expression sur la censure.

Il disait "La censure est un attentat de la pensée." Savez-vous quelles sont les questions qui m'ont été posées pendant euh le le moment où alors moi, j'ai fait une longue déclaration liiminaire que vous pouvez retrouver et puis ensuite j'ai exercé mon droit au silence à chaque fois. Mais quand même, je vous explique les questions qu'on m'a posé.

Est-ce que vous considérez le Hamas comme une organisation terroriste ? Est-ce que je pense que dans ce qui se passe, le colonialisme et l'occupation ont quelque chose à faire et justifier des crimes de guerre ? Alors peut-être vous dites-vous que ça rappelle certains plateaux télé.

Il est vrai que certains entretiens télévisuels ressemblent parfois à des convocations, mais surtout ce qui est grave, ce qui est grave, c'est que les questions qui sont posées là dépendent de notre liberté d'expression et d'opinion et sont des sujets politiques de débat démocratique. Parce que si vous voulez aller jusqu'à là, alors ils [cri] vont devoir convoquer par exemple l'ONU, Amnestien International, la FP qui n'utilise pas non plus le terme terrorisme ou encore même le pape pour apologie du terrorisme. Tout ça n'a aucun sens.

Cela n'a aucun sens. C'est ce qu'ils sont en train de faire et là aussi nous les voyons. C'est de vouloir suspendre la pensée, suspendre la liberté d'expression, suspendre la liberté d'opinion qui sont une des choses les plus précieuses chez l'être humain et dans notre débat démocratique.

Monsieur Macron, vous devriez d'autant plus arrêter que vous avez été condamné plusieurs fois par des instances internationales depuis 2017. Je rappelle que Emmanuel Macron s'est fait condamner à la fois pour la violence extrême contre les gilets jaunes dont nous nous rappelons qu'il y a eu des mains arrachées. Là aussi des personnes qui ont perdu leur œil en manifestation jusqu'à des personnes tuées et je pense notamment à Zinebèbre et dououane.

Ils ont été condamnés pour la répression à Sainte Soline ou alors que des gens je cherchaient juste à défendre le partage de l'eau qui est l'enjeu numéro 1 du 21e siècle. Ils ont non seulement envoyé 4000 grenades, c'est-à-dire une par seconde, des armes de guerre contre les 30000 manifestants et même empêcher une ambulance d'arriver alors qu'il y avait des blessés très graves. Nous nous rappelons de la répression sur le mouvement des retraites alors que l'immense majorité du peuple français refuse toujours de travailler jusqu'à 64 ans qui a été imposé de force par un des 23 493 nouvelle brutalité démocratique de ce gouvernement.

Et bien, nous le disons ici, nous sommes toujours les héritiers du temps libéré et nous continuerons à défendre et nous instaurerons de nouveau la retraite à 60 ans pour toutes et tous. De même, la France a été condamnée sur la question des violences policières avec une attention qui devrait être portée sur le racisme systémique qui existe dans la police qui nécessite de réformer la police de la cave au grenier pour qu'il y ait un véritable service public de la police qui soit au service des citoyens de ce pays. Oui, monsieur Macron, depuis Grenoble, nous vous disons, vous nous faites honte à l'international et vous devriez retrouver un peu le goût de la démocratie dans ce pays parce que nous savons pourquoi vous faites cela.

Ils font cela pour nous faire peur. Ils font cela pour nous faire peur parce qu'ils ont peur de nous. Voilà la vérité de ce qui se passe.

Et dans ce contexte, dans ce contexte, le 9 juin prend une autre signification politique. Nous savions déjà que le bulletin pour l'Union populaire et pour Manon Aubri était le bulletin pour la paix, était le bulletin contre le raquette social et pour les services publics. Il devient aussi le bulletin du 9 juin qui permet de défendre la démocratie et les libertés publiques.

Voilà ce qui est en jeu le 9 juin. Et s'ils ont peur, c'est notamment parce que ils sentent que monte la conscience dans le pays et la démonstration de force que vous faites aujourd'hui à Grenoble prouve que monte dans le pays la conscience que évidemment c'est une élection européenne, nous sommes fiers du bilan de nos eurodéputés et nous serons encore plus fiers de toutes celles et ceux que nous allons envoyer nous représenter. et que ce n'est pas juste une élection européenne.

C'est la seule élection nationale qu'il y a entre la réélection d'Emmanuel Macron en 2022 et laélection présidentielle de 2025. Et donc nous avons raison de dire depuis le début que le 9 juin commence l'après Macron et que le 9 juin on commence à dégager Macron et son monde. [applaudissements] Les amis, quoi que nous fait ce pouvoir, n'ayez jamais peur de défendre vos convictions.

Je le dis d'autant plus que je trouve particulièrement choquant, honteux, scandaleux le racisme crass qu'ils sont en train d'installer partout dans le pays. Quelle est cette histoire quand hier Rima Hassan qui justement soutenait la jeunesse qui se soulève pour dire nous voulons mettre fin au premier génocide qui est filmé que tout le monde voit sur ses téléphones et qui parce qu'elle a utilisé le mot soulèvement d'un coup est traduite en arabe. Qu'est-ce que c'est que ça ?

Pourquoi ? Pourquoi est-ce queon traduirait en arabe qui n'est peut-être même pas la traduction ce que voudrait dire Rima Hassan ? Rima Hassan parle français.

Elle est française. Quel est ce racisme qui s'exprime ? De même, quelle est cette manière de salir les étudiants de sciences en parlant des mains rouge qu'ils ont exprimé qui de tout temps a été un symbole anti-guerre ?

Pourquoi ils font référence à quelque chose qui s'est passé à Ramala, absolument terrifiant et terrible dans les années 2000. Savez-vous quand sont nés les étudiants qui portent ses mains rouges en 2004. Et il se trouve que en 1999 par exemple des manifestants avant Ramala donc des manifestants au moment du procès du dictateur Pinoché porter ces mêmes mains rouges qui n'ont qu'une seule signification monsieurs et madame les éditorialistes et cette seule signification c'est vous avez du sang sur les mains et nous ne nous terrons pas de même qu'est-ce que c'est cette histoire qu'on nous rabatte Toutva pour dire vous faites de l'électoraliste avec la cause palestinienne.

Alors déjà, faudrait peut-être choisir la stratégie. Soit c'est une mauvaise stratégie, soit nous sommes électoralistes, mais on ne peut pas faire les deux en même temps. Ça c'est la première des choses comme petit conseil de logique que je leur donne.

Et la deuxième chose, non, là encore messieurs et mesdames les éditorialistes, il n'y a pas besoin d'être de confession musulmane, d'être perçu d'être arabe, d'être d'Afrique du Nord pour avoir une indignité, une indignation totale vis-à-vis de ce qui se passe à Gaza. Nous ne sommes pas d'accord pour qu'il bombardent des hôpitaux, pour qu'ils massacrent des enfants, pour qu'ils utilisent la famine comme arme de guerre. Non pas parce que nous sommes telle chose ou telle chose, mais juste parce que nous sommes des êtres humains.

Point. Alors, je voudrais terminer sur un point important, une tâche qui nous attend dans les jours et dans les semaines qui viennent. Oui, ils essayent de nous faire peur parce qu'ils ont peur de nous.

Et je rappelle qu'il y a moins de 3 semaines, le 10 avril, c'était le 2e anniversaire de l'élection présidentielle, du premier tour de l'élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon et notre programme a raté le second tour de l'élection présidentielle à 420000 voix, c'est-à-dire six petites voix par bureau de vote. Chaque voix compte à chacune des élections.

Rappelez-le partout où vous êtes. Parce que si Jean-Luc Mélenchon était arrivé au second tour, alors l'histoire de notre pays aurait été changée. De même, nous avons calculé que si à peu près la moitié des électeurs et électrices qui ont voté la dernière fois pour le programme de l'avenir en commun et le programme de la NUPES, revenez aux urnes le 9 juin, alors nous ferions 20 % ce qui là aussi changerait l'histoire de notre pays.

Nous allons y arriver les amis. Il reste 3 jours pour l'inscription sur les listes électorales. C'est notre tâche du moment maintenant tout de suite d'aller partout inscrire les gens alors que Emmanuel Macron refuse de faire des campagnes sur les listes électorales tout simplement parce qu'il ne veut pas que vous veniez de nouveau sanctionner sa politique.

Macron ne le veut pas. Alors, faites-le partout vous avez jusqu'au 3 mai pour pouvoir vous inscrire sur les listes électorales. [acclamation] Et ensuite après le 3 mai, nous continuerons d'aller porte après porte. expliquer l'enjeu de cette élection, expliquer que le 9 juin, c'est l'après Macron qui se prépare et donc notre avenir commun ce pays qui se prépare et que nous ne sommes pas d'accord pour laisser ébolorer les autres, faire en sorte que l'extrême droite puisse être la première force politique de ce pays.

Non, ce pays n'est pas raciste. Non, nous pouvons construire un tout autre avenir commun. Nous en avons la force les amis parce que notamment nous avons la force du nombre et je rappelle qu'à chaque fois partout dans toute l'histoire des peuples, ce sont les peuples qui ont écrit l'histoire, ce sont les mobilisations populaires qui ont écrit l'histoire.

Et ici à Grenoble, vous en savez quelque chose parce que vous avez eu comme député une femme absolument extraordinaire qui s'appelle Giselle Alimi, député de l'Iser qui non seulement était une grande avocate pour les droits des femmes, mais qui était aussi une de celles qui se battait pour la cause palestinienne. Et bien je dois dire que je suis très fier de finir par les mots de Giselle Alimi alors que nous venons d'emporter une victoire historique avec la France qui est devenue le premier pays au monde à constitutionnaliser le droit à l'avortement qui a été gagné en premier à l'Assemblée nationale par les insoumis. Et bien Giselle Limi disait quelque chose que j'espère vous emporterez avec vous comme une forme de courage.

Elle disait "Ne baissez pas la garde jamais et soyez radicals. Courage les amis aux urnes le 9 juin. Nous pouvons changer l'histoire de notre pays.

Merci ! Alors à présent, on vous présente [applaudissements][acclamation] le clip de campagne qui revient sur le premier mois de campagne des insoumis. Il est disponible sur les réseaux sociaux, faut le partager en masse, vous allez voir, il donne envie de bouger, de s'engager et de militer.

On regarde tout de suite. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] À présent, je vous demande un tonneur d'applaudissement pour celle qui portent la liste de l'Union populaire aux européennes, celle qui met à l'amende sur tous nos rivaux sur les plateaux. Alors, sachez que les on a ouvert trois salles là à Grenop tellement vous êtes nombreux.

Man va d'abord passer dans les autres salles mais on l'accueille tout de suite à tonur d'applaudissement pour Manon Ari. [acclamation] Salut tout le monde. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Bravo à vous.

Bonjour à toutes et à tous. Bonjour ici à cette première salle. Bonjour à la 2è salle qui est derrière.

Bonjour à la grande salle qui est pleine. Grenoble, vous faites la démonstration ce soir que ell et tous ceux qui voulaient nous faire terire, le résultat, il est ici dans ces trois salles qui sont pleines à craquer et les plus de 1000 personnes qui sont présentes ce soir. Soyez sûr que votre nombre, vos sourires que je ici dans cette salle et je suis sûre petit message au cul qui nous accueille, il y a de l'ambiance ici et il y a des sourires donc vous allez faire aussi bien dans les autres salles quand je vais venir.

Vous avez entendu un peu de pression, ça fait du bien. C'est le principe du capitalisme, c'est la pression. Mais aujourd'hui, avec votre sourire et votre nombre, vous faites la démonstration de finalement ce que savait déjà.

À chaque fois qu'ils vont essayer à chaque fois qu'ils vont essayer de nous pointer du doigt, à chaque fois qu'ils vont essayer de nous criminaliser, à chaque fois nous trouverons activement sur leur chemin et votre nombre ce soir en est encore la démonstration. [applaudissements] Vous savez, en réalité la censure est l'arme de ceux qui ont déjà perdu et je vois un petit concours entre les différents ministres et les différentes personnalités au pouvoir. Et donc là, on a la ministre de l'enseignement supérieur qui s'est dit "Moi, moi, moi, moi aussi, j'ai joué à poursuivre les insoumis." Vous avez vu que elle a porté plainte contre Jean-Luc Mélenchon ?

C'est leur dernière idée. Et bien je si vous me le permettez tous ensemble, envoyons depuis Grenoble un petit message à la ministre de l'enseignement supérieur. Si la ministre de l'enseignement supérieur, madame Rotaillot, s'ennuie le soir et se demande quoi faire de sa fonction de ministre de l'enseignement supérieur alors qu'elle aille plutôt s'occuper des étudiants, de la précarité étudiante, de tous les étudiants qui sont virés du prous par exemple.

Voilà ce qu'il pourrait faire activement. Alors les amis, je vais aller voir la salle d'après puis après la grande salle, mais je vais vous dire à quel point votre présence, votre nombre, votre patience ici, y compris dans cette salle nous réchauffe le cœur et les esprits collectivement, mais surtout nous donne la force, nous donne la force pour aller battre la campagne jusqu'au 9 juin pour les prochains meetings, faire aussi bien et même mieux pour envoyer un message à toutes les forces politiques qui se disent ou tous les commentateurs les insoumis, il se passe rien dans leur campagne. Allez, venez ici à Grenoble et vous verrez qu'il ne se passe [acclamation] pas rien.

Lâchez rien les amis, lâchez rien jusqu'au bout, jusqu'à la victoire. Lâchez rien jusqu'au 9 juin. Merci à vous. [acclamation] [applaudissements] Merci.

Bravo, bravo, bravo. [applaudissements] J'adore. Vous m'z en double en fait. [acclamation] [applaudissements] [acclamation][applaudissements] Alors [applaudissements] cette salle c'est des petits chanceux.

Vous venez de m'avoir eu en double. Quand je suis entrée dans la salle, j'étais encore sur l'écran que j'apparissais. Alors cette campagne, on n' pas les hologrammes, mais on a euh trouvé une autre manière de se dédoubler.

Merci à vous d'être si nombreuse et si nombreux. Ça fait plaisir de voir une salle en vrai qui est euh si jeune, si déterminée. Bon, au point où on en est, on aurait dû louer toute la salle de Grenoble pour faire remplir tout le monde.

On y pensera pour la prochaine fois. pour tous les journalistes aussi qui se demandent "Mais vous les insoumis, il se passe pas grand-chose dans votre campagne ?" Bon, ce soir, je crois qu'il y en a qui n'ont pas pris la peine de faire le déplacement depuis Paris.

Et bien, je crois que vous êtes la meilleure réponse de cette campagne pour toutes celles et tous ceux qui l'ont fait en 2019, qui voi que quelque chose se passe. Nous n'avons jamais été aussi nombreux, y compris quand on a fait un meeting pour l'élection présidentielle à Grenoble, pour ceux qui s'en souviennent, en 2022. Et donc votre nombre aussi pour moi est une réponseque.

Vous savez, j'ai pas l'habitude de citer Voltaire mais il disait que pour je vais prendre la mes notes pour pas y gratigner sa citation. Je ne suis pas d'accord avec vous et avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. Et bien aujourd'hui, c'est la démocratie qui se mobilise. [acclamation] C'est toutes celles et tous ceux [applaudissements] qui sont interrogés par ce qu'il se passe dans le pays.

Mathilde en a longuement parlé. Poursuivre la présidente du principal groupe d'opposition, interdire des meetings, poursuivre une candidate sur ma liste. Quelle est la prochaine étape ?

Veulent dissoudre la France insoumise ? Je devrais pas leur donner de mauvaise idée. [rires] On sait jamais.

On sait jamais. Ça c'est peut-être la prochaine étape mais pour prendre quelqu'un d'autre que j'aime beaucoup qui est Victor Hugo qui disait "Rien n'est plus puissant qu'une idée dont le temps est venu et cette idée celle de l'insoumission mais aussi ce combat pour lequel nous sommes criminalisés c'est ce combat pour la paix. Rien n'est plus puissant qu'une idée dont le temps est venu.

La jeunesse nous en a fait la démonstration, nous a montré le chemin. Rien n'est plus puissant qu'une idée dont le temps est venu. Le temps est désormais est venu pour incesser le feu à Gaza, pour un embargo sur l'envoi d'Israël, pour la suspension de l'accord d'association [applaudissements] entre l'Union européenne [acclamation] et Israël.

Voilà ce qu'ils veulent. [applaudissements] que nous ne défendions pas. Voilà la raison pour laquelle ils veulent nous faire terre.

Alors aujourd'hui, plus que jamais ici dans cette salle, dans la salle d'à côté, mais aussi dans la grande salle qui va m'accueillir dans un instant, faites du bruit. montrer que non, ils ne nous feront pas taire et que nous sommes bien nombreuses et nombreux ici à résister pour défendre la démocratie dans notre pays. Lâchez rien les amis, lâchez rien. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] Résistence [applaudissements] résistance résistance.

Merci, merci, merci, merci. [acclamation] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Bra. Merci, merci, merci les amis.

Quelle ambiance hein ? Pour ceux qui étaient venus chercher un peu d'énergie, moi perso, j'ai déjà fait le plein et là vous dites "Ah non, on a attendu 1 heure et en plus elle va se cassé." Non, je vous rassure, je suis là pour un petit moment avec vous.

Vraiment merci. Je crois que dans ces temps, Mathilde en a dit un mot, la chaleur du militantisme, la chaleur de chacune et chacun dans cette salle en plus au sens propre comme figuré parce que pour ceux qui nous suivent à distance, il fait plutôt chaud. Derrière moi, ils sont en train de mourir et se dire combien de temps elle va parler ? va crever de chaud.

Je crois que cette chaleur, c'est aussi ça qui nous fait tenir. Vous êtes si nombreuses et si nombreux à venir nous voir en manifestation après les meetings à nous dire vous êtes celles et ceux qui tenaient bon. Alors à moi de vous dire et de vous faire vous dire quelque chose et de vous faire une petite confidence.

C'est grâce à vous que nous tenons bon. C'est grâce à votre force. C'est grâce à votre détermination.

C'est grâce à vos sourires. C'est grâce à votre joie. Et ce slogan se donner la force de tout changer.

Vous en faites l'incroyable démonstration aujourd'hui. Et je veux vraiment saluer les militantes et les militants politiques qui savent désormais que pour une action politique, que pour un engagement politique, ils risquent d'être demain poursuivis en justice ou criminalisés pour leurs opinions politiques. Oui, camarades, c'est un joli mot.

Alors camarades, permettez-moi de vous appeler aussi amis. Vous êtes l'honneur de la démocratie, l'honneur de la politique et je voudrais que toutes celles et tous ceux, y compris ceux qui ne sont pas d'accord avec nous, viennent ici dans nos salles bonderes comme jamais on a fait dans une élection européenne pour comprendre ce qu'est cette chaleur humaine, cette force que vous avez chacune et chacun ici et que on se transmet collectivement. Alors pour tout ça, 1000 merci les amis et les camarades.

Et pendant qu'on cause de meeting en meeting, on a le président de la République qui lui a droit de privatiser une université. Alors nous, on n pas le droit de faire des conférences. lui il peut privatiser une université et au passage en privant de la jeunesse le droit d'étudier.

Bon après, ils nous font des nœuds au cerveau parce que la sorbonne aurait été bloquée quelques heures. La semaine dernière ça a été aussi un petit peu bloqué. Et il nous fait tout ça le temps d'un petit exercice d'autosatisfaction devant une salle, j'ai bien regardé les images, en réalité remplie de courtisans aux cheveux gris.

Donc son adresse à la jeunesse et son message pour l'avenir, on repassera. Et bon, j'arrive au contenu quand même. J'imagine que personne ici dans cette salle s'est infligé les 2 heures d'Emmanuel Macron.

Faites pas ça. Faites pas ça. Vous aurez mal à la tête.

Vous aurez une migraine directe. Je suis sympa, je l'ai fait pour vous mais je vais pas vous faire les 2 heures. Rassurez-vous.

Mais au passage quand même, il y a une petite question. 2 heures de privatisation des moyens de l'État. Nous avons écrit à l'ARCOM le nouveau CSA et on a toujours pas de réponse.

Et je me pose une question, on a quand même le président de la République qui vient présenter le programme de sa tête de lis Valérie Hailler. Au passage, je serai la tête de lis, j'aurais pas trop apprécié. Et personne à un moment se dit le président de la République qui utilise les moyens de l'État pour aller présenter un programme sans que le tout soit décompté du temps de parole de la dite candidate Valérie Ailler pour quelqu'un.

Non, ça ça pose ça pose problème à personne. Et bien je le dis à l'arrcom et au président de la République. En République et en démocratie, même si elle est abîmée ces temps-ci, il n'y a pas de candidature officielle.

Chacun doit être soumis aux mêmes règles. Alors vous aussi, monsieur le président de la République, respectez la démocratie. Alors, il a causé 2h 2 heures globalement à se plaindre des effets de ce qu'il a passé 7 ans à détruire quand il était au pouvoir.

C'est assez gonflé. Et je vous donne ces mots d'ordre. J'aime bien les la neuve langue macronie, je trouve ça assez invocateur et j'aime bien dire en réalité, mettre en miroir ce que c'est en réalité.

Donc ces mots d'ordre, c'est puissance, prospérité, humanisme. Moi, je lui en propose un autre à la place. Arrogance, inégalité, autoritarisme.

Ça décrit bien. Non, [acclamation] voilà. Au final 12 ans au pouvoir parce que 7 ans comme président de la République mais on a tendance à oublier.

Il a été 5 ans ministre de l'économie sous les socialistes avant et donc 12 ans qu'il détruit notre industrie comme embradant alstom aux Américains. 12 ans qu'il détruit nos services publics. 12 ans qu'il organise notre impuissance écologique en soutenant des projets écoydes comme Notre Dame des Landes ou la 69. 12 ans qu'il fracasse notre système social avec les réformes des retraites, des appels, des chômages, tout ça.

Bref, 12 ans à organiser les nuisance et de petites heures à se plaindre des effets. Au final, on aurait pu quand même avoir 10 he de discours. On est finalement pas si mal servi.

Mais j'en arrive vraiment au fond du fond parce que vous savez, c'est c'est notre côté un peu besogneux. Nous les insoumis, il y en a qui ont travaillé au Parlement européen ces dernières années. C'est pas le cas de tout le monde, j'y reviendrai.

Et quand on regarde d'un petit peu près ce qu'il a dit, son discours en réalité, il est truffé de contre vérité. Je vais même plus loin, il est truffé de mensonge. Et avec Emmanuel Macron, je sais pas ce que vous en pensez, mais plus c'est gros, plus ça passe.

Je vous l'ai fait dans l'ordre. Il nous dit que l'égalité entre les femmes et les hommes est au cœur du projet humaniste de l'Europe. Menteur, il a bloqué la directive européenne contre le viol.

Il affirme que le CTA, l'accord de libre échange avec le Canada est un bon accord, notamment parce qu'il y aurait des closes miroir menteur. Là aussi, on importe notamment du bœf aux hormones et des cultures avec des pesticides. Il dit avoir répondu à la colère du monde agricole. là aussi menteur et pas plus tard que la semaine dernière au Parlement européen, nous avons voté ou plutôt nous avons voter contre le détricotage des normes environnementales de la politique agricole commune et ils ont et ils ont voté contre l'instauration des prix planchés qu'on proposé.

Il se fait le héros des nouvelles ressources financières de l'Union européenne. Là aussi menteur, c'est lui qui bloque la taxe la taxation sur les transactions financières au niveau européen. Il prétend aussi être le champion de la planète, avoir fait des grands progrès écologiques.

Là aussi menteur. C'est bien, vous l'avez bien, on le refait là aussi. menteur. [acclamation] Ah, j'aime bien.

Ça me fait penser à super menteur pour ceux qui ont la référence des guignoles. Donc, allez, une dernière fois. Là aussi, là aussi, en matière écologique, il désobéit aux normes écologiques sur les pollutions, sur la pollution de l'air.

Il intègre le gaz comme une énergie propre, tout le monde le sait, c'est une énergie propre. et il maintient l'usage du glyphosade. Bref, Emmanuel Macron sur la scène européenne, c'est un C'est la raison pour laquelle le 9 juin, il faudra aller dmacroniser l'Europe.

E vous savez pour moi Emmanuel Macron, ça me fait un peu penser à l'arnaqueur sur Tinder. Alors là, en général, on me dit "Mais ben non, tu étais allé souvent sur Tinder." Non, pour tous ceux qui connaissent l'application de rencontre, il y a pas besoin d'y être aller 100000 fois.

On comprend très bien le mec qui fait des belles promesses et qui arrive et qui en gros vous dit ce que vous avez envie d'entendre pour vous séduire et une fois qu'il a ce qu'il veut il disparaît. Alors le 9 juin pour ceux qui connaissent l'application vous pouvez faire un truc qui swipe left passer au suivant. Le suivant c'est bien sûr l'après Macron que nous allons construire ensemble.

Mais il y a un tout dernier mensonge sur lequel je voulais revenir, c'est il nous parle d'investir pour relancer la croissance. J'aime bien citer du Emmanuel Macron dans le texte, investir pour relancer la croissance. Mais j'adore.

J'espère que dans les autres salles, ils le font aussi. Attendez, on va le faire une dernière fois. Qu'est-ce qu'il a fait Macron ?

J'adore. Euh et en réalité là aussi évidemment il ment parce que il nous a condamné à perpétuité, à une austérité sans fin. Là aussi, pas plus tard que la semaine dernière au Parlement européen, main dans la main, les socialistes, toujours eux, les libéraux et la droite ont voté ensemble la plus grande cure d'austérité qui ne sera jamais vue sur notre continent.

On connaissait déjà la troica entre la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI. On a maintenant la Troyka, Macron, Gluxman et Bami. Et les conséquences, elles, elles seront très concrètes quand on parle de l'austérité.

Je sais que c'est un mot un peu abstrait, je vous dire les conséquences très concrètes. On l'a vu depuis un certain nombre de semaines le gouvernement qui se lance dans une forme de concours l'épine de comment on va faire la poche des Français. Quelle est la meilleure idée pour aller chercher de l'argent pour vous faire les poches ?

Alors le lundi s'attaque à la réforme de l'assurance chômage, le mardi c'est les pensions de retraite, le mercredi au remboursement des médicaments, le jeudi à la rénovation thermique des logements, le vendredi au moyen de l'éducation nationale et de l'hôpital public. Bref, vous avez compris, tout y passera. Alors le 9 juin, les amis, on va faire de cette élection un grand référendum contre leur plan d'austérité à perpétuité.

On va mettre fin à leur politique de raquette sociale. Faut boire un coup vu la chaleur tant qu'on a encore de la flotte. Au final, dans son discours, j'ai bien cherché 2 he c'est long quand même, pas un seul mot sur juste au passage la première préoccupation des Français qui est l'inflation, le pouvoir d'achat, la hausse des prix, vous le dites comme vous voulez.

Donc le mec, il vient s'adresser au pays, à la nation tout entière et il parle pas de la première chose et de très loin, enquête après enquête, année après année, qui est la préoccupation. Alors, j'ai bien cherché puis après j'ai vérifié, je fais un contrôle F dans son discours. J'ai trouvé le mot le mot travail.

J'ai trouvé j'ai trouvé. Il a dit que ça coûtait trop cher. Le même argument qu'ils utilisaient pour faire le CUCE, la réforme des retraites, celle du chômage.

Bref, la question du travail finalement pour lui, voilà, vous êtes un coût respectif chacune et chacun pour tous les salariés, les employés. et finalement, il n'a que faire des conditions de travail. Alors, en cette veille de 1er mai de la journée internationale pour la lutte des droits des travailleurs, moi j'ai envie de vous parler de travail, d'emploi, de comment on crée des richesses mais comment on les partage aussi.

Parce que s'il veut parler d'une Europe puissante comme il dit et bien la première puissance de notre économie c'est celles et ceux qui se lèvent tous les matins et qui participent à la richesse de notre pays en allant travailler. Ce sont eux la première richesse. Voilà en quelque sorte l'Europe que nous défendons.

Une Europe qui protège son industrie et ses emplois. Mais face à nous, on a les faux soyeurs, ceux qui laissent fermer les usines de panneaux solaires. Je pense à Sistovie à côté de Nant, mais je pense ici aussi plus proche d'ici photo à Bourgouin Jaïux que vous connaissez peut-être et ce alors même que la France est complètement à la bour dans ses objectifs en matière d'énergie renouvelable.

Ces fauxoyeurs qui laissent des entreprises comme Duralex fermer leurs usines parce que l'énergie coûte trop cher. C'est faux soyeur qui laissent le laboratoire pharmaceutique Servier vendre biogarant à un groupe indien qui laisse Sanofille engranger des crédits d'impôts et des profits tout en supprimant des centaines de postes quand la France connaît des pinurides de médicaments historiques et ne maîtrise plus sa capacité de produire. La honte de connaître en 2023 le nombre record de pénurie, de médicaments pour des choses aussi simples dans notre quotidien que du paracétamol.

Où est passée notre grande puissance économique ? Celle qui devrait être la puissance européenne ? Ce sont précisément eux, eux les fauxoyeurs qui ont organisé la destruction de notre tissu industriel.

Eux auxquels nous allons nous attaquer, eux contre lesquels nous avons de cesse de nous battre. pour reconstruire précisément un autre tissu industriel parce que il est clair que nous nous proposons tout autre toute autre chose et je vois bien de plateau en plateau, de médias en médiia, Mathilde en fait pas mal aussi que tu l'as évoqué, on nous demande mais vous ne parlez que de la situation de Gaza dans cette campagne. Alors pardon, c'est pas nous qui avons fait le choix qu'un peuple se fasse massacrer dans la bande de Gaza.

Je pense que la prochaine accusation qu' vont nous faire, c'est celle-là. Mais il se trouve et il pourrai faire un peu preuve de plus d'originalité dans leur question parce que qu'il n'hésite pas à aller voir un truc qui s'appelle un programme. Un programme que nous avons publié qui fait 54 pages, plus de 400 propositions et comme je suis sympa à nos amis les journalistes, je vais les aider.

L'unionpopulaire.fr Alors, je sais c'est un peu old school d'avoir un programme pour concourir à une élection. Mais ce programme, il est précisément basé sur le travail de nos députés au Parlement européen.

Il est basé sur le programme de la NUPES que nous allons porter avec fierté avec Damien et Arrache qui sont derrière moi. Non, nous n'avons pas renoncé. Je le dis au passage, non, nous n'avons pas renoncé à cette unité derrière un programme de rupture.

Ça a été rappelé par Arrache. Nous avons même proposé et offert la tête de liste. Et je le dis singulièrement dans une ville ici à Grenoble qui a peut-être expérimenté avant d'autres ce que c'est de travailler entre différentes forces de gauche.

Et nous savons trop bien comment la trahison de certains programmes peut mener précisément à la défaite de la gauche. Donc je le dis oui, dans cette élection le 9 juin, nous serons la seule liste qui portera avec fierté le programme de la NUPES pour préparer la prè Macron et pour demain gouverner le pays. [acclamation] Alors, je vais juste vous présenter un tout petit bout de notre programme, mais pour les journalistes qui seraient vraiment intéressés, je vous invite à aller voir l'ensemble des propositions.

Ça les embête parce que on a un peu un collable. C'est Jean-Jacques Bourdin qui m'a dit ça à la sortie de mon interview hier. Il m'a dit "J'ai pas réussi à vous coincer, désolé." Et donc je vais vous présenter aujourd'hui notre plan de relocalisation industrielle pour produire ce dont nous avons besoin ici et ne pas le faire venir de l'autre bout du monde.

Et ça passe par une première chose simple et évidente en finir avec les accords de libre échange qui détruisent tout sur leur passage, notre industrie, notre agriculture. Et je veux vous dire à quel point je suis fier de présider au Parlement européen le seul groupe Oui, le seul groupe qui n'a jamais donné aucune voie aux accords de libre échange. D'où qu'il soit, personne ne peut en dire autant.

Nous proposons aussi un protectionnisme écologique car il faut protéger notre capacité à agir. Nous ne pouvons plus accepter que 97 % des panneaux solaires que nous utilisons soient produits en dehors même de l'Union européenne alors que précisément ici dans la région, nous avons les compétences à bourgoin jailleux et je veux le dire pour des entreprises comme Photowat comme Sistevisie, c'est la responsabilité de la France et de l'Union européenne de les sauver mais aussi d'avoir un grand plan de production de panneaux photovoltaïques, mais aussi de pal d'éolière ici sur notre territoire Parce que oui, nous avons les compétences et le savoir-faire. Pour pouvoir produire ici, il faudra aussi encadrer les prix de l'énergie.

Vous avez vu que Macron ne jure que par le high-tech, le numérique, les ordinateurs quantiques comme à Sorbon. Mais ce dont on d'abord besoin les gens au quotidien, c'est le verre du Ralex. Ça nous rappelle tous notre enfance à la cantine.

Et pourquoi je vous parle de l'entreprise du Ralex ? Une des raisons pour lesquelles elle ferme, c'est l'explosion des prix de l'énergie. et au Parlement européen notamment avec ma collègue Marina Mesure, nous avons été les seuls à résister et à nous opposer à l'unique réforme du marché de l'énergie qui va faire exploser encore plus, y compris pour les entreprises, les prix et les factures d'énergie demain.

Nous proposons aussi de protéger notre capacité à produire des médicaments en France. Car oui, quand des big pharmaulent fermer les usines pour les délocaliser et faire des profits, nous avons le courage de dire non que la santé des gens doit passer avant l'argent et nous proposons un droit de préemption pour les industries stratégiques qui garantissent une capacité à construire des stocks stratégiques de produits vitaux et cela passera par la constitution d'un pôle public du médicament et une directive zéro pinurie pour que plus jamais nos enfants, nos anciens nent à attendre avant d'avoir de médicaments. Mais pour faire tout ça, il faudra libérer les entreprises.

Alors là, tout le monde se dit "OK, cool, Manour est devenue macroniste, elle va nous parler de libération des énergies". Non, je vous propose de libérer les entreprises du poids de la finance. Parce que vous savez, on est à cette saison des assemblées générales dans les grandes entreprises.

Euh vous le savez tous, avant d'être élu au Parlement européen, je travaillais pour l'ONG Oxfam et je documentais chaque année les explosions d'inégalité au sein des grandes entreprises. Euh donc c'était un peu mon mon grand moment à moi de l'année où on n'est pas nombreux en France à se délecter des petits chiffres dans les dans les petites lignes des rapports des grandes entreprises du 440. Et c'est le moment où d'année en année, je me souviens à chaque fois que j'allais voir ma ma direction générale en disant "J'ai pondu les nouveaux chiffres des inégalités au sein des entreprises du 440 et en général je titrais record et cetera et à chaque fois ma direction me disait "Bah non, tu exagères, on a dit ça l'an dernier." Bah ça c'était il y a 5 ans.

Depuis je siège au Parlement européen et ceux qui m'ont succédé tous les ans, ils ont continué à dire record d'inégalité, de salaire au sein des entreprises avec des rémunérations obsènes pour les dirigeants et les actionnaires, tout en oubliant que tout ça c'est en pressant comme des citrons les salariés au sein de ces entreprises. Je vais vous donner quelques exemples. Prenez un dont on a parlé pas mal ces dernières semaines.

Carlos Tavares, le PDG de Stellantis. Carlos Tavares, c'est 36,5 millions d'euros par an de rémunération. Alors là, tout le monde se dit 36 millions d'euros, attends, mais je vais même pas gagner ça dans ma vie, même pas dans plusieurs vies.

Alors, je suis sympa. Je voulais ramener à ce que dans la vraie vie des gens, c'est en équivalence 1700 fois le SMIC, 100000 € par heure. Vous imaginez une 1 heure de meeting là ?

Allez, pouf 100000 €. Alors non, on ne paye pas nos militants qui viennent dans nos meetings au cas où on nous pose la question. Je sens que je vais avoir des problèmes encore.

Et moi, j'ai une question. Quand on gagne 1700 fois le SMIC, qui pense sérieusement que le PDG de Stellantis vaut 1700 fois et à 1700 fois plus de mérite que son salarié dans les usines de production ? Qui pense sérieusement cela ?

Il y en a un autre qui a toujours été en haut du classement. C'est Bonard, pas Manu, pas le nôtre. Alexandre Bonpard, le PDG de Carrefour.

Tout le monde connaît bien Carrefour. Alors en moyenne Alexandre Bpart il gagne. Ce qui me donne l'occasion de dire qu'ils font du profit du coup sur les la colonisation israélienne.

Donc c'est une double manière indécente de faire du profit. Mais pour revenir à combien il gagne, Alexandre Bonpard, il gagne 426 fois le salaire moyen de son entreprise. Donc imaginez quand il se lève le 1er janvier, quand vous avez encore un peu la gueule de bois, quand il se couche le soir, il a déjà gagné beaucoup plus que ce que son salarié va gagner dans une année entière.

Voilà l'indessence de ceux qui s'enrichissent. Et on n pas bien là entre patron du 440 qui gagne en moyenne tous confondu 331 fois le SMIC contre 40 fois seulement en 1979. On n'est pas bien avec une rémunération qui a augmenté de 27 % en 1 an comme si votre salaire à vous il avait augmenté de 27 % en un an.

Et on n'est pas bien là à faire plaisir aux actionnaires en leur donnant plus de 90 milliards d'euros et puis évidemment il le rendent bien au PDG. Allez, je te donne des dividendes. Donc du coup, je vote pour ta rémunération astronomique.

C'est un petit jeu du gagnant gagnant. Bref, je veux le dire avec beaucoup de force. Ces grands patrons payer des millions et des millions d'euros ne le valent pas.

Et vous vous souvenez peut-être quand j'ai participé à une action devant l'assemblée générale de Total l'an dernier, il y a un actionnaire de Total qui m'avait dit en m'insultant que j'étais une parasite. Et bien je vous fais une proposition aujourd'hui. Je pense que ce sont ces PDG précisément qui s'enrichissent de manière indécente sur le salaire de ces ouvriers des salariés qui sont des parasites.

Ils sont eux les parasites de notre pays. C'est pourquoi dans cette campagne et particulièrement ces jours-ci, nous porterons une directive qui fixe les écarts maximum de salaire de 1 à 20 au sein d'une même entreprise et salaire de 1 à 20. Imaginez si votre plus bas salaire il est au SMIC, j'ai fait le calcul pour le PDG ça fera 35000 € par mois.

Ça va, c'est pas mal. Je nous trouve plutôt sympa au final. Et avec nous, il n'y aura plus de Carlos Tavares payé 36,5 millions d'euros par an.

Il n'y aura plus de PDG parasites qui s'enrichissent sur le dos des salariés et des ouvriers. Il n'y aura plus de PDG qui cherchent la rentabilité à court terme. Non, des bisbilles avec les actionnaires.

Il y aura une économie qui sert les besoins, une économie qui paye celles et ceux qui participent au quotidien à sa richesse. Bref, nous irons chercher l'argent là où il est. Et je le dis au passage que toutes ces propositions sociales et en particulier les écarts maximum de salaire de 1 à 20 entre les employés et les PDG d'une grande entreprise et je le redis bon 35000 € par mois d'aucun que finalement on est assez généreux et bien ces écarts de salair là maximum Je les ai déposé à plusieurs reprises en amendement au Parlement européen et devinez qui a voté contre ?

Jordan Bardella ? Jordan Bardella toujours là pour défendre les intérêts du 440. Alors le 9 juin, ne vous trompez pas à toutes celles et tous ceux qui pensent que le Rassemblement national va défendre les intérêts de celles et ceux qui travaillent, qui subissent le prix de l'inflation.

Et à l'heure actuelle, Jordan Bardella n'est autre que le Larbar du 440 et des PDG dont il protège les intérêts. Alors, j'entends déjà Valérie A, la tête de Lis Macronis pour ceux qui l'ont oublié. Non, ce n'est pas Emmanuel Macron au moins officiellement.

Donc, j'entends déjà Valérie Ailler qui dit "Oui, mais votre votre proposition c'est de la démagogie, ils vont fuir à l'étranger." Rassurez-vous, on a aussi tout pensé. Alors, non seulement on fera en sorte que les pays européens qui sont les premiers pays où sont délocalisés les profits comme l'Irlande et Luxembourg soi considéré comme ce qu'ils sont des paradis fiscaux.

Mais surtout, on ne s'arrêtera pas aussi bon chemin. On ne s'arrêtera pas aux écarts maximum de salaires de 120 au sein des entreprises. Oui, nous porterons avec fierté et nous irons taxer les super profits, les super dividendes et les super richesses de celles et ceux qui se sont enrichis ces dernières années.

Pour conclure les amis, on est aujourd'hui à quelques semaines de l'échéance, à peine plus de 6 semaines. Et vous pouvez être sûr que ce dont j'ai parlé, par exemple Carlos Tavarez, lui il vote les PDG du 440 il vote. Bernard Arnaud, le PDG de LVMH il vote.

Patrick Pouyané, le PDG total, il vote. Il vote pour que rien ne change. Il vote pour que leurs profits, leurs intérêts et leurs dividendes soient protégées.

Alors le 9 juin, si les travailleurs, si le peuple s'emmêle, oui, nous pourrons tout changer et les renverser. Nous irons chaque jour de ce mandat au Parlement européen arracher des victoires pour les travailleurs comme nous les arrachons dans la rue et comme nous avons réussi avec Leilla Shaby, une travailleure qui va changer la vie, une directive qui va changer la vie de 4 millions de travailleurs dans notre continent. Enfin, les travailleurs ubérisés vont avoir une protection sociale dans notre pays.

Voilà servent des députés insoumis. Alors, vous le voyez bien, ils verrouillent. Ils veulent une élection sans le peuple.

Remarquez au passage, Mathilde en a dit un mot qu'ils n'ont absolument rien fait pour que les 12 millions de personnes pas inscrites ou mal inscrites sur les listes électorales puissent enfin voter. Alors, je veux le dire, gloire à toutes les militantes et les militants qui ont fait le travail de l'État qui porte après porte, marché après marché, tractage après tractage sont allés vérifier les situations électorales des gens et je le dis, nous avons jusqu'au 1er mai, demain et en ligne et jusqu'au 3 mai en mairie pour faire en sorte que le peuple ne soit pas privé de cette élection. Merci à vous les militantes qui avaient fait le travail du gouvernement.

Voilà ce que nous allons faire en cette veille de 1er mai qui aura une double importance. Nous allons collectivement faire triompher les droits des travailleurs dans la rue fidèle à l'histoire sociale de notre famille politique. Et le 9 juin, nous allons avec un bulletin de vote nous donner le pouvoir de tout changer.

C'est cette trajectoire les amis avec laquelle nous allons repartir chacune et chacun de la machine à café à son voisin, à son collègue de travail. Nous allons faire cette campagne de conviction. et nous allons leur montrer que oui, le 9 juin prochain, le peuple sera au rendez-vous.

Je terminerai par ces mots du grand poète et cinéaste antifasciste Pierre Paolo Pasolin. Il disait "Tant que l'homme exploitera l'homme, tant que l'humanité sera divisée en maître et en esclave, il n'y aura ni normalité ni paix." Voilà la raison de tout le mal de notre temps.

Alors, contre le mal de notre temps, soyons nombreuses et nombreux demain le 1er mai dans la rue et encore plus nombreux à déferler le 9 juin ensemble. [applaudissements]