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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 4 septembre 2024 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & familleInstitutions & élections

"On en a marre !" : Porcher débunke le mensonge anti-Castets de Macron

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:19OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que tu réponds à Macron qui agite le risque d'une crise économique ?

  • 6:29RelanceRéponse directe

    L'argument sur la crise économique, on y est déjà, dans une crise économique. Qu'est-ce que tu réponds ?

  • 8:18OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on n'assiste pas là à un comportement inédit sous la Ve République ?

  • 9:16OuverteRéponse directe

    Comment on veut que les gens comprennent quelque chose et surtout aillent voter ensuite ?

  • 14:54OuverteRéponse directe

    La gauche a aussi des responsabilités, on le sait. Si la gauche trahit de nouveau, le boulevard est libre pour l'extrême droite. Est-ce que ça a du sens de faire ce genre d'initiative dans les médias ?

  • 19:33OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut s'allier avec les macronistes ou plutôt tenir un rapport de force en disant on est la gauche, on ne veut pas s'allier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:45PrésentateurFait
    « « Si je la nomme, elle ou un représentant du nouveau Front populaire, ils abrogeront la réforme des retraites, ils augmenteront le SMIC à 1 600 euros, les marchés financiers paniqueront et la France plongera », a-t-il déclaré selon des propos rapportés par l'Express. »
  • 1:59PrésentateurFait
    « « Je ne suis pas prêt à prendre ce risque », affirme encore le président, qui dit craindre une crise économique liée à l'action de gauche. »
  • 2:31InvitéFait
    « Moi, pas grand monde, et je pense que Macron et ses proches, vous les mettez au SMIC, très rapidement, ils se rendront compte qu'on ne peut pas vivre avec le SMIC. »
  • 2:57InvitéFait
    « La réforme des retraites, c'est revenir sur la réforme des retraites, c'est revenir à la situation initiale, et ouvrir la brèche sur un âge pivot à 60 ans. »
  • 3:09InvitéChiffre
    « Alors que c'est possible de retirer quasiment 70 milliards aux entreprises et aux ménages, 40 milliards aux entreprises, ce qui a créé du déficit à plus de 50%, là, il n'y a pas de souci, mais ça, c'est impossible à faire. »
  • 3:31InvitéFait
    « Il nous l'a sorti avant le Covid, quand il fallait investir dans l'hôpital, ça n'a pas fonctionné. »
  • 3:48InvitéFait
    « Donc, la France est bien plus solide que Macron le pense. »
  • 4:05InvitéFait
    « Il n'y a rien de révolutionnaire. Il y a un coup de pouce sur les bas salaires, un retour, une abrogation d'une réforme qui vient d'être mise en place, quand même, dans des conditions démocratiques que l'on connaît, puisqu'il y a l'utilisation du 49-3 après de fortes manifestations. »
  • 5:24InvitéFait
    « Macron a fait la dissolution parce qu'il pariait, il était quasiment sûr qu'il n'allait pas avoir une recomposition de la nutesse. »
  • 5:54InvitéFait
    « Jean-Luc Mélenchon a dit, bon, dans ce cas-là, il n'y aura pas de ministre de la France Insoumise si le programme est appliqué. »
  • 6:45InvitéFait
    « C'est lui, là. C'est son bilan à lui. »
  • 7:01InvitéPromesse
    « Bien sûr qu'il y aura des taxations sur les revenus les plus riches. »
  • 7:27InvitéFait
    « On a même créé à un moment le bénéfice mondial consolidé qui permettait aux grands groupes de rapatrier des pertes pour faire baisser leurs bénéfices dans les pays où elles opéraient. »
  • 12:30InvitéPromesse
    « une taxation temporaire, très temporaire, des hauts profits »
  • 17:04InvitéFait
    « Ségolène Royal, la loi El Khomri, le CICE, c'est aussi Ségolène Royal. »

Temps de parole

  • Invité75 %
  • Présentateur25 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Tous les sondeurs disaient que le NFP ne pouvait pas sortir premier. Il est sorti premier, vous devez prendre acte, et puis la politique qui sera menée, après elle va se discuter à l'Assemblée, et puis on en verra les résultats. Il y a toujours eu beaucoup de transferts du côté de la gauche valsiste chez Macron déjà, et il essaie de trouver quelqu'un là-dedans pour dire « Non, il n'est pas de mon camp, il est du Parti Socialiste ». C'est ça le but.

0:21
Présentateur

Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode et une nouvelle saison de l'Instant Porcher. Merci pour ces années de fidélité, et on ne change pas la formule avec tous les discours qu'on entend autour de nous. Il est bon de comprendre, analyser et décrypter. Vous êtes plus de 50 000 à avoir signé notre grande pétition pour une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT. Continuez de signer et de partager cette pétition sur tnt.lemédiatv.fr. Merci, continuez à nous soutenir même pendant l'été. Abonnez-vous, faites-nous des dons, devenez sociétaires. On ne vit que de votre soutien. Bonjour Thomas.

0:55
Invité

Salut Lisa.

0:56
Présentateur

Alors avec toi aujourd'hui au programme, c'est la rentrée, mais pas pour tout le monde, un Macron continue de faire du zèle. C'est parti. Trêve olympique, puis les vacances d'été, puis trêve paralympique, puis il ne faut pas perturber la rentrée des classes. Bref, Emmanuel Macron tergiverse pour nommer un gouvernement. Le résultat du scrutin aux élections législatives ne lui plaît pas. Alors en bon Jupiter, il nous fait poireauter.

Après une salve de rencontres et de rendez-vous déjà la semaine dernière, avec les partis représentés à l'Assemblée nationale, le chef de l'État reçoit ce lundi Bernard Cazeneuve et Xavier Bertrand, des noms qui circulent déjà depuis deux mois, mais aussi les anciens présidents de la République, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ce dernier d'ailleurs fraîchement élu député au sein du NFP. Emmanuel Macron a écarté pour de bon la candidature Lucie Casté.

Si je la nomme, elle ou un représentant du nouveau Front populaire, ils abrogeront la réforme des retraites, ils augmenteront le SMIC à 1 600 euros, les marchés financiers paniqueront et la France plongera, a-t-il déclaré selon des propos rapportés par l'Express. « Je ne suis pas prêt à prendre ce risque », affirme encore le président, qui dit craindre une crise économique liée à l'action de gauche. Thomas, donc là, ce n'est pas l'instabilité qui prône, mais bien le programme de gauche qui fait peur à Macron.

2:14
Invité

Oui, alors ce qui est assez marrant, c'est qu'à partir du moment où vous avez un programme, parce que là, les trois choses qu'il a citées, c'est les choses qui amélioreraient la vie des plus fragiles, c'est-à-dire une augmentation du salaire minimum, et ça, c'est une vraie question, parce qu'aujourd'hui, la question de fond, c'est qui peut vivre avec le salaire minimum ? Moi, pas grand monde, et je pense que Macron et ses proches, vous les mettez au SMIC, très rapidement, ils se rendront compte qu'on ne peut pas vivre avec le SMIC. Donc il s'agit d'augmenter le salaire minimum, sachant, disons-le, que quand vous augmentez le salaire minimum, ce n'est pas qu'un coût pour l'entreprise.

L'économie est un circuit, et vous avez aussi plus de débouchés, et vous avez aussi plus de gens qui veulent travailler, et travailler mieux, parce qu'ils sont mieux payés. La réforme des retraites, c'est revenir sur la réforme des retraites, c'est revenir à la situation initiale, et ouvrir la brèche sur un âge pivot à 60 ans, qui est une bonne chose aussi, parce que nous avons le taux de pauvreté des retraités le plus faible au monde, et ça, c'est impossible à faire. Alors que c'est possible de retirer quasiment 70 milliards aux entreprises et aux ménages, 40 milliards aux entreprises, ce qui a créé du déficit à plus de 50%, là, il n'y a pas de souci, mais ça, c'est impossible à faire.

Donc, on voit très bien que pour Macron, il n'y a qu'une seule politique économique, et qu'on ne peut pas faire autrement, et ce qui est parfaitement faux. Et l'argument des marchés financiers, on en a marre. Il nous l'a sorti avant le Covid, quand il fallait investir dans l'hôpital, ça n'a pas fonctionné. Il nous le ressort aujourd'hui. Ça fait quoi ? Deux mois qu'on n'a pas de gouvernement. Les marchés financiers ne nous ont pas attaqués. Ils auraient pu se dire, tiens, il y a une instabilité politique, avec une dette élevée, un déficit, c'est le moment d'attaquer. Ils ne nous ont pas attaqués. Donc, la France est bien plus solide que Macron le pense.

Donc, il faut arrêter avec cet argument.

3:53
Présentateur

Surtout que là, le programme du NFP, c'est un programme social-démocrate classique. Il n'y a rien de révolutionnaire, parce que Macron, il tire quand même le centre du jeu politique bien, bien à droite et bien, bien dans le libéralisme.

4:04
Invité

Oui, il n'y a rien de révolutionnaire. Il y a un coup de pouce sur les bas salaires, un retour, une abrogation d'une réforme qui vient d'être mise en place, quand même, dans des conditions démocratiques que l'on connaît, puisqu'il y a l'utilisation du 49-3 après de fortes manifestations. On n'est pas sur les programmes de rupture qui consisteraient à nationaliser des entreprises ou des programmes complètement délirants. C'est un programme sérieux, on l'a dit ici, qui a été validé par des économistes. À un moment, Macron devrait se dire, bon, ben, testons-le. Je veux dire, et au moins, on en aura fini.

Si on le teste et que c'est la catastrophe qu'il annonce, dans ce cas-là, ce sera lui le grand gagnant. Et tout le monde se souviendra de ce qu'a fait Macron avant, et il sera gagnant. Mais pourquoi il refuse de le faire ? Parce qu'imaginons que ça marche. Imaginons que ça fonctionne mieux. Que l'économie, finalement, repart. Il y a un peu plus de croissance, parce que le premier moteur de la croissance économique, c'est la consommation. Que les gens sont plus apaisés. Qu'il y a une vraie politique sur les services publics qui est menée. Et qu'il y a, dans la vie de tous les jours, concrètement, des changements pour les gens les plus modestes.

Macron, la politique de Macron, sera complètement désavouée. Et ça, je pense que c'est impossible à envisager pour lui. Donc, il préfère ne même pas tenter l'expérience et aller contre, quoi qu'on en dise, un résultat des urnes. Parce que, même si ce n'est qu'une majorité relative, le NFP, à la surprise de tous, est sorti gagnant. En fait, on voit bien cette évolution qui est assez intéressante. C'est-à-dire que Macron a fait la dissolution parce qu'il pariait, il était quasiment sûr qu'il n'allait pas avoir une recomposition de la nutesse. Et donc, il y allait avoir un bloc central avec une partie des socialistes qui allaient voter pour lui pour faire barrage au Rassemblement National.

Ce n'est pas ce qui s'est passé. Puis ensuite, il s'est dit, je vais les laisser. On va jouer le jeu, la trêve olympique. Ils ne vont pas réussir à s'entendre. Il y a eu Toubiana qui a été annoncé, créée Mme Toubiana. La France Insoumise n'en voulait pas. Et puis, ils ont réussi à se mettre d'accord. Et puis, il a dit, bon, vous vous êtes mis d'accord, mais il ne faut pas avoir un ministre de la France Insoumise. Et Jean-Luc Mélenchon a dit, bon, dans ce cas-là, il n'y aura pas de ministre de la France Insoumise si le programme est appliqué. Donc, il est en train de... Vraiment, il n'y a plus trop d'arguments. Il n'y a plus trop d'arguments.

À part l'argument purement théorique du refus d'avoir une autre politique économique.

6:11
Présentateur

Oui, parce que le programme, il va quand même provoquer des perdants. C'est les très grandes fortunes et les très grandes entreprises. Qu'est-ce que tu réponds, toi, sur... Tu l'as un peu dit, mais quand Macron, il agite un peu, il le fait souvent, le risque d'une crise économique, le risque des marchés financiers. Qu'est-ce que tu réponds ? Parce que l'argument sur la crise économique, on y est déjà, dans une crise économique.

6:34
Invité

En fait, on n'a pas eu besoin d'attendre le gouvernement du NFP pour avoir un déficit à 5,5% et avoir une dette élevée. Je veux dire, c'est lui, là. C'est son bilan à lui. Alors, il peut vouloir réduire le déficit, mais son bilan, c'est ça. Nous, on a dit parfois que des choses étaient nécessaires. Quand il a fait le quoi qu'il en coûte, c'est parfaitement nécessaire. Souvent, on dit qu'il ne faut pas s'affoler plus que ça sur le déficit et la dette, ce qui est une vérité. Mais le NFP, c'est un programme chiffré. Bien sûr qu'il y aura des taxations sur les revenus les plus riches.

Il y aura des mises en place de réglementations fiscales qui visent à faire que, même quand une entreprise quitte le territoire, elle doit quand même payer une petite partie. Mais c'est très bien. Il faut expérimenter des choses. Dans la fiscalité, il y a eu beaucoup de règles fiscales qui ont eu pour but d'avantager les grands groupes qui, aujourd'hui, vont très loin dans des prix comptables, ce qui leur permet de baisser la fiscalité là où il y a une pression fiscale élevée. On a même créé à un moment le bénéfice mondial consolidé qui permettait aux grands groupes de rapatrier des pertes pour faire baisser leurs bénéfices dans les pays où elles opéraient.

Donc, il y a eu vraiment une innovation fiscale en faveur des plus riches et des grandes entreprises. Il serait bon qu'il y ait aussi des propositions de fiscalité adaptées à la mondialisation aujourd'hui pour faire en sorte que chacun puisse avoir son juste dû. Et je ne comprends pas pourquoi Emmanuel Macron empêche la démocratie de jouer son rôle. C'est-à-dire que ces propositions vont être faites à l'Assemblée. Il peut y avoir l'utilisation du 49-3. Il n'a pas décidé à le faire Macron. Mais il va y avoir des discussions au Parlement. Donc, normalement, il devrait se dire le NFP est sorti en premier, il me propose quelqu'un, je le mets.

Et puis après, c'est le Parlement qui débat de la politique à mener.

8:18
Présentateur

Est-ce qu'on n'assiste pas là à un comportement quand même assez inédit sous la cinquième ?

8:22
Invité

Ce n'est pas un comportement illégal, mais c'est un comportement surprenant. C'est-à-dire que vous faites une dissolution, vous laissez le temps minimum pour que les élections aient lieu, avant un événement important, les JO. Tout le monde a joué le jeu, a voté. Tous les sondeurs disaient que le NFP ne pouvait pas sortir premier. Il est sorti premier, vous devez prendre acte et vous dire voilà. Et puis la politique qui sera menée, après, elle va se discuter à l'Assemblée et puis on en verra les résultats.

Je sais, il y a une volonté, en fait, on dirait qu'il a été surpris, qu'il pensait qu'il allait sortir, qu'il allait avoir cette coalition du centre qu'il essaie de nous remettre, là, on va en discuter avec Cazeneuve, qu'il pensait qu'il allait avoir cette coalition du centre qui n'a pas eu lieu. Donc il a été surpris, donc il joue la montre, il joue la montre et il pensait que les divisions du NFP, et un juste titre, puisque le NFP a eu du mal à s'entendre avant, etc., il pensait que ça n'allait pas durer et finalement, ça tient quand même. Donc il est assez embêté, moi, je pense.

9:16
Présentateur

Comme s'il n'y avait pas eu d'élection, ça fait deux mois que sur les plateaux, on se perd en conjecture et en non balancé de toutes parts, même les Républicains candidats pour Matignon, alors qu'ils ont quand même bien perdu aux législatives. Depuis le début, les noms de Xavier Bertrand ou encore Bernard Cazeneuve circulent, alors que d'un côté, LR a bien perdu les élections et de l'autre, Bernard Cazeneuve n'est pas du tout la proposition du NFP qui est arrivée en tête. Les libéraux et la droite, tu l'as dit, disaient qu'ils refuseraient tout gouvernement avec un membre insoumis car LFI serait trop dangereux pour le pays.

Alors Jean-Luc Mélenchon a annoncé retirer le parti pour le gouvernement puis ensuite, finalement, ce n'est pas forcément la France insoumise qui gêne, mais plus le programme ou encore moins la présence, pas seulement en fait la présence des insoumis et entre le refus catégorique de voir la gauche gouverner ou les spéculations autour de noms qui sortent du chapeau, est-ce qu'on n'assiste pas là à une sorte de cirque, Thomas ?

10:05
Invité

Si, alors si, bien sûr qu'il y a un cirque et puis en fait, depuis le début, on voit que ça ferait plaisir à un certain nombre de gens du gouvernement, dans les médias et à Macron que la gauche se divise. Le but, dès le début, ça a été de dire la gauche ne devrait pas se rallier à la France insoumise. Ils se sont ralliés, ils ont discuté, ils ont trouvé un ministre, un premier ministre commun avec Mme Castel. Grosso modo, ils jouent le jeu puisqu'ils refusent même qu'il y ait des ministres insoumis, tu l'as dit, au gouvernement. Donc, il n'y a plus aucune raison de s'opposer.

Et c'est pour ça qu'en fait, on voit bien que les arguments qui ont été mis en avant sont des arguments de mauvaise foi. Il a raté son coup, il n'est pas sorti vainqueur, il a raté son coup. C'est avec certes une courte majorité, mais une majorité quand même. Ça s'appelle comme ça. Macron aurait eu la même, il serait le premier à vous dire oui, oui, vous m'avez élu, c'est moi qui ai gagné. Donc, il y a eu une majorité relative, ils ne s'y attendaient pas, ils ne s'attendaient pas à ce que les partis se mettent d'accord de gauche. Ils pensaient que la France insoumise était grillée, que la gauche ne voulait plus lui parler. Ils ne pensaient pas qu'il se trouverait un premier ministre.

Ils ne pensaient pas que Jean-Luc Mélenchon accepterait de ne mettre aucun insoumise, ce qui est quand même une décision assez forte. Et donc, à la fin, il évoque la dernière chose. Non, non, je m'inquiète pour l'avenir de la France, les marchés financiers vont nous punir. Normalement, la démocratie, ce n'est pas ça. Il y a eu une proposition d'un premier ministre fait par la majorité relative. Voilà, il faut que le premier ministre soit désigné et que l'Assemblée joue son rôle.

Et là, on essaie de contourner ça et on va se retrouver finalement avec une espèce de copie de Macron, c'est-à-dire le bloc très centriste du PS, le bloc valsiste, où il y a toujours eu beaucoup de transferts du côté de la gauche valsiste chez Macron déjà. et il essaie de trouver quelqu'un là-dedans pour dire non, il n'est pas de mon camp, il est du Parti Socialiste ou il était du Parti Socialiste. Et voilà, c'est ça le but. Mais il fera la même politique. Alors, c'est là que je pense que les négociations portent sur ça maintenant. C'est qu'est-ce qu'on va pouvoir céder pour ne pas humilier le premier ministre ? Parce que si le premier ministre arrive, M.

Cazeneuve arrive et il dit tout est bien, on va rester comme ça, on va faire la même politique, c'est une humiliation trop forte pour lui. Il a déjà été premier ministre, c'est une humiliation d'entendre, c'est une taxation temporaire, très temporaire, des hauts profits un peu plus temporaire ou ouvrir un nouveau débat sur la réforme des retraites. Jérôme Guetsch,

12:37
Présentateur

qui est député PS, parle de gel de la réforme des retraites plutôt que d'annulation complète.

12:42
Invité

Oui, mais alors gel, ça veut dire quoi ?

12:45
Présentateur

Pour la dégeler quand ça ne sera plus dans l'actu.

12:47
Invité

Voilà. Elle a déjà été mise en place en partie, la réforme. Donc ça veut dire que sur les prochaines années, sur un an ou deux, jusqu'à la fin du quinquennat, on ne touche plus, on reste sur ce qui a été mis en place et après quoi, on reprend. Non, ce n'est pas sérieux. Je veux dire, mais je pense qu'on va se diriger là-dessus.

Le but, c'est de continuer la politique de l'offre de Macron, de ne pas toucher à ce qui est important pour Macron, c'est-à-dire la taxation des hauts revenus et un coût du travail plutôt faible avec les salaires pour permettre aux entreprises de garder leur compétitivité et de continuer et après de céder sur un petit truc, sur une petite mesurette à la marge pour dire, regardez, je vous ai entendu.

13:30
Présentateur

Comment on veut que les gens comprennent quelque chose et surtout aillent voter ensuite ?

13:34
Invité

Personne ne comprend et puis je ne vois pas, oui. En fait, aujourd'hui, le vote, il n'est motivé, c'est ça qui me rend très triste, c'est qu'à part chez des militants ou à part chez des gens qui suivent ça de manière assez structurée, mais même ceux-là, je les vois parfois souvent prendre des positions assez proches des partis politiques, c'est-à-dire pas des positions intellectuelles. La position intellectuelle, c'est que vous réfléchissez, et vous prenez une position, elle plaît à un parti ou pas, ce n'est pas votre problème, enfin, qu'elle plaise à Mélenchon ou à Roussel ou pas à Roussel, enfin, ce n'est pas, vous faites quelque chose qui vous semble juste.

Aujourd'hui, à part des militants ou des intellectuels qui sont un peu des militants qui ont choisi un camp, etc., j'ai l'impression que les votes, les gens ne votent que pour faire barrage, en fait, ou pour des raisons, il a l'air d'être sympa, il n'a pas l'air d'être méchant, il n'a pas d'ici, mais pour le programme de fond qui pourrait changer la vie des gens, j'ai l'impression que beaucoup de gens, soit n'y croient plus, soit ils sont même incapables de vous dire ce qu'il y a dans les programmes et ce qu'on pourrait faire. Et ça, c'est un peu triste. Surtout, quand ils ont fait barrage et qu'on ne respecte pas, en plus, après coup, ce qui est sorti des urnes, c'est compliqué.

14:35
Présentateur

Oui, c'est sûr, la phrase, oui, de toute façon, ça sert à rien d'aller voter, ils choisissent pour moi, là, ça va être compliqué de la contretire.

14:40
Invité

Là, on est dedans. Oui, là, on est dedans. Personne ne voyait ça et puis là, on vous dit, écoutez, maintenant, on ne va pas tenir compte du vote du scrutin, on va choisir un ministre technique, c'est ça ? Pas un ministre que les gens veulent, un ministre technique qui va appliquer ma politique.

14:54
Présentateur

La gauche a aussi des responsabilités, on le sait, on vient de le dire et on l'a répété, d'ailleurs, on était allé les confronter là-dessus. Si la gauche trahit de nouveau, le boulevard est libre pour l'extrême droite, déjà bien avancé et d'ailleurs, qui est très discrète pendant cette période. Ségolène Royal se dit prête à être première ministre et donc télescope le NFP et dit que Xavier Bertrand ou Laurent Nunez auraient leur place dans son gouvernement, pas forcément des figures de gauche. Est-ce que ça a du sens vraiment de faire ce... de prendre ce genre d'initiative dans les médias, etc., de continuer à... comment dire... à épandre cette parole-là dans les médias, dans les matinales ?

15:34
Invité

En fait, Ségolène Royal, c'est une professionnelle de la politique avec des bons côtés, elle sait faire des coups, même des militants d'ONG m'ont dit que quand elle avait quelque chose en tête, elle allait jusqu'au bout et qu'elle avait une certaine fidélité dans les promesses qu'elle pouvait leur donner. Et en même temps, c'est une personne qui, quand on regarde finalement le cheminement politique, elle a toujours été... Elle aurait pu aller avec Macron, même si elle n'y a pas été. Elle a été avec Valls. Déjà en 2007, il y avait cette notion d'ordre juste qui plaisait à une partie, on va dire, de la droite du PS et qu'elle veut rétablir avec Nunez.

Donc, c'est une femme politique qui sait faire des coups. Moi, le problème, c'est que chaque fois qu'elle fait un coup, les gens en discutent. Et je pense que l'erreur qui a été faite, c'est que quand la France Insoumise voulait faire une liste d'union à gauche pour les européennes, ils ont invité Ségolène Royal. Et elle a dit, moi, je veux bien. Et Mélenchon a dit, oui, pourquoi pas ? Et donc, ils ont redonné un crédit politique fort à Ségolène Royal à un moment où elle avait finalement disparu des radars en termes politiques après une très grande carrière.

Donc, là, pourquoi toujours revenir comme ça avec des noms qui ont été aux panettes, qui ont eu une grande carrière politique mais pour qui la politique devrait être plutôt derrière parce qu'ils ont quand même un passif. Ils ont quand même un passif sur les politiques qui ont été menées et les lois qui ont été votées. Ségolène Royal, la loi El Khomri, le CICE, c'est aussi Ségolène Royal. Donc, est-ce qu'on peut accepter ça ? Je ne crois pas. Si on a une structure, une colonne vertébrale, c'est inacceptable. Et c'était inacceptable aussi il y a deux ans. Je veux dire, on peut s'auto-proposer après tout le temps, moi, je veux être ci, je veux être ça.

Normalement, si on a une colonne vertébrale et qu'on sait ce que les gens ont fait dans le passé, ce n'est pas possible. Et le fait qu'elle soit invitée aux urnes d'été de la France Insoumise et qu'on dit que potentiellement, elle pourrait prendre la liste de l'union de gauche aux européennes, c'est une faute parce que ça montre en fait que la politique, c'est que des castings et des coups et pas du fond. Et ça, après, les gens, ils le voient, ils ne sont pas bêtes. Une partie des gens ne sont pas bêtes, ceux qui suivent. Alors, il y en a qui avalent des couleuvres, comme je vous dis, les militants, les intellectuels qui avalent constamment des couleuvres, ça a l'air de leur plaire.

Mais la plupart des gens, ils se rendent compte qu'il y a un problème.

17:53
Présentateur

Et c'est pour ça qu'après, on arrive avec des gens qui nous disent de toute façon, c'est tous les mêmes, je n'irai pas voter. Dernière question, est-ce qu'ils...

18:00
Invité

Mais c'est un peu tous, parfois, moi je vois, on peut se dire que c'est un peu tous les mêmes parce qu'on n'en serait pas là si la gauche avait poursuit la NUPES. Si elle avait poursuit la NUPES, on n'en serait pas là. C'était impossible aux européennes de refaire la NUPES. Là, vraiment, tout le monde se l'est dit et vous avez vu qu'avec la rapidité avec laquelle ils l'ont fait suite aux résultats, mais suite au fait aussi, au risque de perdre son poste puisqu'il y avait une nouvelle élection et là, les gens, en un espace de 15 minutes, ils se sont mis à dire Union des Gauches. C'est quand même... On l'a dit ici.

Quand on suit ces affaires-là comme nous, on se dit qu'il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles et là, ils ont refait la NFP, les gens ont joué le jeu, les militants ont voté, ils sont arrivés premiers. Là, ça tient pour le moment. Mais combien de temps ? Combien de temps ? Moi, j'ai hâte de voir parce que la prochaine grosse élection, c'est la présidentielle, il va y avoir les municipales mais là, c'est toujours un peu des accords, c'est différent. Les régionales, c'est différent aussi. Mais après, la présidentielle, j'ai hâte de voir. Tout le monde sait qu'ils peuvent y aller en ordre dispersé.

Tout le monde le sait que cette possibilité n'est plus complètement écartée malgré les scores désastreux qu'on disait, elle n'est pas complètement écartée. Même si Le Pen est à un score très élevé et qu'elle peut gagner, elle ne sera pas complètement écartée pour des raisons quoi ? Pour des raisons personnelles.

19:25
Présentateur

Ça a beaucoup parlé de compromis, d'arc républicain, etc. C'est aussi le jeu des libéraux de former un arc républicain depuis qu'ils sont en position de faiblesse. Est-ce qu'il faut s'allier avec les macronistes ou plutôt tenir un rapport de force en disant on est la gauche, on ne veut pas s'allier ? C'est un peu ce que Ford dit en ce moment d'ailleurs.

19:45
Invité

Est-ce que lui, il ne veut pas s'allier avec Macron ? Ça, c'est sûr. Déjà, ce serait bête d'un point de vue de sa carrière parce qu'il n'y aura pas beaucoup d'opportunités après Macron. Macron va laisser, en partant, on ne sait pas qui est son dauphin, mais il va laisser un groupe où il y a eu quand même pas mal de députés, il y en a déjà beaucoup qui ont perdu leur poste, mais ils vont devoir faire quelque chose. Alors, il y en a une partie déjà qui veut se rabattre. On a vu déjà beaucoup de macronistes dans les différentes élections qui ont senté le vent tourner et qui se sont rabattus. La gauche les a accueillis à bras ouverts. Ça aussi, je n'ai pas compris pourquoi.

On en a beaucoup discuté ici, on ne va pas citer tous les noms, mais il y en a quelques-uns qui sont maintenant chauds bouillants. Ils sont chauds bouillants, ils ont voté les lois travail, ils ont voté les trucs les pires. Ils ont voté l'ISF, ils ont voté les lois travail, mais maintenant, ils sont chauds. Et il y en a beaucoup comme ça qui sont déjà passés de l'autre côté. Et il y en a d'autres là qu'on a vus qui veulent discuter avec la gauche. Alors, peut-être pas avec la France Insoumise, mais la porte d'entrée, elle est toujours au PS, elle est toujours chez les écolos. Les gens commencent toujours par rentrer chez les écolos, puis après, c'est le NFP, puis après, ils sont.

Donc, moi, je pense qu'il risque d'y avoir là à d'ici la fin du quinquennat, mais principalement avec aussi une volonté de se recaser parce que le vent tourne. Les gens qui voudront aller à la gauche, mais il faut faire aussi la part des choses parce qu'après, les gens, ils ne votent plus, ils ne s'y retrouvent plus, etc. Donc, il y a la tactique politique, je la comprends et ces gens-là savent très bien le faire. Mais à un moment, il ne faut pas que le monde politique soit complètement déconnecté de la vie réelle des gens.

Et là, on a l'impression dans leurs histoires qu'il y a d'un côté tous les faits divers que nous voyons et toutes les grèves notamment chez les internes qui vont commencer et de l'autre côté, des gens qui discutent entre eux est-ce que tu es fâché avec lui, est-ce que tu n'es pas fâché, est-ce que c'est lui, est-ce que ce n'est pas lui. Et on ne parle plus de programme. Et on ne parle plus de programme.

21:21
Présentateur

Alors qu'entre le programme de Macron et le programme du NFP, il y a quand même...

21:24
Invité

Il y a un écart énorme.

21:25
Présentateur

Voilà, donc quand on peut passer de l'un à l'autre, c'est que...

21:27
Invité

Et puis Macron avait quand même indiqué des orientations de politique austéritaire sur les prochaines années pour réduire les déficits. Normalement, si le NFP passe, c'est l'inverse qu'il faut faire. Il faut répondre aux besoins des hôpitaux, des écoles, etc. et augmenter le pouvoir d'achat. Donc oui, les programmes sont à l'opposé. Donc si c'est discuté pour faire une espèce d'arc comme ça qui ne ressemble à rien et on refait finalement ce qu'a fait Macron avec En Marche et à la fin, on applique un programme de droite, on se dit non, mais on est quand même de gauche, ça ne sert à rien. Ça ne sert à rien du tout.

21:56
Présentateur

De toute façon, on continuera à parler des programmes et du fonds évidemment dans l'instant pour chez. Merci beaucoup Thomas.

22:00
Invité

Merci Elisa.

22:02
Présentateur

Et merci à vous, chez vous, d'avoir suivi cet épisode de l'instant pour chez. J'attrape une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique, de direct par jour du terrain du reportage mais aussi de l'enquête. Le Média, c'est 25 travailleurs et travailleuses qui produisent de l'information au quotidien. Vous le savez, notre candidature solide et soutenue pour une chaîne télé des médias indés sur la TNT n'a pas été retenue par l'ARCOM. Le groupe Bolloré lui conserve 6 fréquences sur 15 dont CNews. Nous exigeons une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT. Signez et partagez notre grande pétition sur tnt.lemédiatv.fr.

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