L'invité d'Apolline Matin : Augustin Dumas - 26/03
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
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- 0:47OuverteRéponse directe
Ça vous paraît compréhensible ?
- 1:07OuverteRéponse directe
Mais vous en êtes déjà servi, vous, des LBD ?
- 1:11OuverteRéponse directe
C'est quoi ? C'est une gradation ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Donc au fond, là, on garderait les armes à feu, pour l'instant en tout cas, mais on enlèverait les armes intermédiaires ?
- 1:48OuverteRéponse directe
Est-ce que les LBD, c'est vraiment une arme acceptable ?
- 2:49RelanceRéponse directe
Est-ce que ça vous rassure ou est-ce qu'au contraire, ça vous inquiète qu'on laisse les pistolets ? Vous auriez préféré qu'on enlève les pistolets et qu'on garde les LBD ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10PrésentateurFait
« Faut-il désarmer les policiers municipaux ? »
- 0:14PrésentateurFait
« Un maire insoumis l'avait promis et il le fait. »
- 0:23PrésentateurFait
« Quand je parle de désarmement, c'est d'abord les LBD, précise-t-il, les armes à feu. »
- 0:27Invité politiqueFait
« Pour l'instant, nous les gardons avec un processus de désarmement. »
- 0:49Invité politiqueFait
« Non, à l'heure actuelle, ce n'est pas du tout compréhensible. »
- 0:51Invité politiqueFait
« Les policiers municipaux sont souvent les primo-intervenants. »
- 1:09Invité politiqueFait
« Le LBD m'est déjà arrivé d'en faire usage, oui, tout à fait. »
- 1:14Invité politiqueFait
« Le LBD, en fait, c'est ce qui va permettre d'avoir un moyen intermédiaire entre être au contact et effectivement faire usage de son arme à feu quand la situation l'exige. »
- 2:01Invité politiqueFait
« Je pense qu'on est plus en termes de symboles. »
- 2:15Invité politiqueFait
« Il est fait pour pouvoir neutraliser, mais éviter de blesser outre mesure les individus. »
- 2:27Invité politiqueFait
« On a quand même eu des émeutes il y a quelques années, où ça permettait de protéger des bâtiments communaux. »
- 2:33Invité politiqueChiffre
« Et on aurait eu des millions et des millions à investir si les individus avaient pu aller jusqu'à ces bâtiments-là et y mettre le feu. »
- 3:03PrésentateurFait
« Vous auriez préféré qu'on enlève les pistolets et qu'on garde les LBD ? »
- 3:05Invité politiqueFait
« Alors, j'aurais préféré qu'on n'enlève rien. »
- 3:24Invité politiqueFait
« La seule mesure qu'il nous a annoncée, c'est qu'on enlève des moyens des policiers, on ne leur explique pas ce qu'ils doivent faire et c'est ce qui provoque effectivement des départs de la part de policiers municipaux à Saint-Denis. »
- 3:55AuditeurFait
« Déjà à l'époque, je ne dirais pas qu'il y avait des zones de non-droit, mais ça commençait déjà à craindre. »
- 4:20AuditeurFait
« Pantin, il y avait des cités qui craignaient déjà à l'époque. »
- 5:02AuditeurFait
« Désarmer une police, qu'elle soit municipale ou nationale, c'est la porte ouverte à tous les délinquants. »
- 5:18AuditeurFait
« Ce n'est pas possible. C'est du grand n'importe quoi. »
- 5:20AuditeurFait
« Il n'y avait que LFI pour avoir une idée aussi saugrenue. »
Temps de parole
- Présentateur50 %
- Invité politique37 %
- Auditeur13 %
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Vous écoutez RMC. Il est 7h43 et vous êtes bien sur RMC et RMC Story. Faut-il désarmer les policiers municipaux ? Un maire insoumis l'avait promis et il le fait. Les LBD sont des armes très peu contrôlables et aux conséquences parfois dramatiques. Voilà ce que dit Bali Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis en région parisienne. Quand je parle de désarmement, c'est d'abord les LBD, précise-t-il, les armes à feu. Pour l'instant, nous les gardons avec un processus de désarmement. Bonjour Augustin Dumas. Vous êtes le référent police municipale pour le syndicat Alliance.
Vous avez vous-même d'ailleurs travaillé dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis, retiré les LBD en attendant peut-être de retirer le reste des armes. Ça vous paraît compréhensible ?
Non, à l'heure actuelle, ce n'est pas du tout compréhensible. Les policiers municipaux sont souvent les primo-intervenants. Et effectivement, ils ont besoin d'avoir les moyens adaptés pour effectuer l'ensemble des missions. On ne sait jamais le danger qui nous attend. Quand on est policier municipal, on attend de pouvoir à la fois défendre les concitoyens, mais également pouvoir se défendre.
Mais vous en êtes déjà servi, vous, des LBD ?
Le LBD m'est déjà arrivé d'en faire usage, oui, tout à fait.
C'est quoi ? C'est une gradation ?
Alors tout à fait. Le LBD, en fait, c'est ce qui va permettre d'avoir un moyen intermédiaire entre être au contact et effectivement faire usage de son arme à feu quand la situation l'exige.
Donc au fond, là, on garderait les armes à feu, pour l'instant en tout cas, mais on enlèverait les armes intermédiaires ?
Tout à fait. En fait, on enlève une arme qui permettrait d'avoir une alternative, soit à l'usage de l'arme à feu, soit effectivement aller au contact avec les individus.
Alors les LBD, c'est quand même devenu une arme très symbolique désormais, depuis notamment le maintien de l'ordre pendant les Gilets jaunes, avec certains des manifestants qui ont perdu un œil. Est-ce que les LBD, c'est vraiment une arme acceptable ? C'est sans doute pour ça aussi, parce qu'elle est très symbolique que le nouveau maire de Saint-Denis en fait sa première mesure.
Tout à fait. Je pense qu'on est plus en termes de symboles. Le lanceur de balles de défense, il y a des usages très courants.
LBD, lanceur de balles de défense.
Tout à fait, c'est bien ça. Il y a des usages tous les jours et il n'y a pas d'incidents tous les jours. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'usages du lanceur de balles de défense, qui d'ailleurs, il est fait pour ça. Il est fait pour pouvoir neutraliser, mais éviter de blesser outre mesure les individus. Et quand vous impactez, alors autre qu'au visage, vous avez un individu qui effectivement va pouvoir lâcher une batte de baseball, vous avez un individu qui va pouvoir lâcher un cocktail Molotov. On a quand même eu des émeutes il y a quelques années, où ça permettait de protéger des bâtiments communaux.
Et on aurait eu des millions et des millions à investir si les individus avaient pu aller jusqu'à ces bâtiments-là et y mettre le feu.
Est-ce que ça veut dire, au fond, la question c'est, on le sent bien, les promesses de campagne dans le programme de LFI au niveau national prévoyaient de désarmer les polices municipales. Là, en l'occurrence, le maire de Saint-Denis, il dit, on va commencer par les LBD, mais on laisse pour l'instant les pistolets. Est-ce que ça vous rassure ou est-ce qu'au contraire, ça vous inquiète qu'on laisse les pistolets ? Vous auriez préféré qu'on enlève les pistolets et qu'on garde les LBD ?
Alors, j'aurais préféré qu'on n'enlève rien. Moi, ce que je veux dire, c'est que j'apporte tout mon soutien aux policiers municipaux de Saint-Denis. Et ce qui me dérange beaucoup dans cette attitude, c'est qu'avant même de dire ce qu'on va faire faire à nos policiers municipaux, on leur enlève des moyens. Si le maire avait eu la démarche d'aller vers les policiers municipaux en leur expliquant quel était l'ensemble des missions qu'il allait leur confier, en leur expliquant comment on allait le faire, j'aurais trouvé ça constructif.
Là, pour l'instant, la seule mesure qu'il nous a annoncée, c'est qu'on enlève des moyens des policiers, on ne leur explique pas ce qu'ils doivent faire et c'est ce qui provoque effectivement des départs de la part de policiers municipaux à Saint-Denis.
Parole de Stéphane, Stéphane qui nous appelle d'Antibes, mais qui pendant longtemps, pendant 5 ans je crois, a vécu en Seine-Saint-Denis. Bonjour Stéphane. Vous êtes livreur aujourd'hui. Vous avez vécu en Seine-Saint-Denis cette idée de désarmer progressivement la police municipale. Vous réagissez comment ? De ce que vous avez vu, vous, quand vous y avez habité ?
Alors moi, j'habitais à Bobigny dans le 93, dans les années 80. Déjà à l'époque, je ne dirais pas qu'il y avait des zones de non-droit, mais ça commençait déjà à craindre. Et je ne voyais pas mon fils grandir là-bas, donc on a décidé avec ma femme de partir dans le sud.
Ah, c'est pour ça que vous êtes... C'est pour des raisons d'insécurité que vous avez quitté la Seine-Saint-Denis ?
Ah mais tout à fait. Je vous dis, déjà à l'époque, Pantin, il y avait des cités qui craignaient déjà à l'époque. Je parle de trafic de drogue.
Oui. Est-ce que désarmer la police, en même temps, ce que dit la raison pour laquelle ils le font, du côté des maires et notamment de Bali Bagayoko, c'est l'idée aussi que, d'après eux, s'ils sont armés, alors il y a aussi une forme de cible pour eux. Ils doivent s'occuper d'autre chose. C'est la police d'État, la police nationale, qui doit s'occuper, effectivement, des enquêtes de la lutte contre le trafic de drogue. La police municipale, elle, est davantage aussi pour apaiser le quotidien.
Oui, je suis d'accord avec vous, mais désarmer une police, qu'elle soit municipale ou nationale, c'est la porte ouverte à tous les délinquants. On ne peut pas désarmer une police. La police municipale va faire quoi ? Régler les conflits entre voisins ? Déjà, bon, ils le font, certes, mais on ne peut pas désarmer une police. Ce n'est pas possible. C'est du grand n'importe quoi. Il n'y avait que LFI pour avoir une idée aussi saugrenue.
Vous n'avez jamais regretté, Stéphane, d'être parti dans le sud pour élever votre fils ?
Ah non, non, du tout, du tout. Ah non, du tout. Et pour rien de monde, je remonterai là-haut.
Merci beaucoup, Stéphane, d'être intervenu et d'avoir témoigné au 32-16. Vous l'avez dit à l'instant, Augustin Dumas. Vous avez dit, c'est la raison pour laquelle un certain nombre de mes confrères, policiers municipaux, veulent quitter Saint-Denis. C'est vrai, Sarah, ou c'est un coup de pression que vous faites au maire ?
Non, du tout, du tout. Je pense que les policiers, ils vont quitter effectivement cette collectivité. Ils sont venus pour les missions et ils attendent aussi du maire d'avoir du soutien. Je pense que le maire a oublié quelles étaient les missions des policiers municipaux. Les policiers municipaux, les missions du quotidien, c'est l'aide aux personnes, c'est de l'aide aux victimes. C'est effectivement intervenir quand vous avez quelqu'un qui est armé d'un couteau à domicile et qu'il faut aller s'engager même au risque de voir sa sécurité en être compromise. Et c'est pour aller défendre et pouvoir se défendre. Et je pense qu'on oublie l'intégralité des missions.
Là, on essaye d'opposer en fait une partie de la population avec les policiers. Mais au quotidien, vous savez, ça se passe très bien. La police municipale, c'est une police de proximité. C'est une police qui est au contact de la population. Les gens connaissent leurs policiers municipaux et ils attendent de leur police municipale qu'elle les protège et qu'ils puissent également se protéger.
Merci, Augustin Dumas, d'avoir répondu à mes questions référent police municipale pour le syndicat Alliance. Je poserai aussi la question tout à l'heure à un maire, Robert Ménard. Maire réélu, largement réélu, dès le premier tour à Béziers. Je l'interroge à 8h30.