Un an après la reconnaissance de l’État de Palestine par la France, qu’est-ce qui a changé ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
d'organiser demain à Paris un sommet entre israélien et Palestinien afin de plaider pour une solution à deux États de nouveau au Moyen-Orient. On va y venir. Mais d'abord les dernières déclaration de Donald Trump ce soir à propos de la guerre en Iran qui dit que la signature d'un accord serait prêt, que tous les derniers détails ont été validés.
Comment vous interprétez ce genre de déclaration ? Est-ce que vous dites "ça y est la guerre en Iran est peut-être terminée Ce que je dis c'est que si un un accord a été trouvé, c'est une très bonne nouvelle qui pourra mettre fin à une situation qui est insoutenable et qui au fond ne faisait que des perdants et qui va permettre aussi que de [grognement] réouvrir le D3 d'Ormous et que s'engage une négociation sur l'encadrement du programme nucléaire iranien. Autant de sujets qui seront à l'ordre du jour des discussions entre les chefs d'État et de gouvernement européen arabes et puis le président américain qui tous se retrouveront à Évian mardi prochain autour du président de la République.
G7 c'est là que le sujet risquerait d'être sur la table. En tout cas, pour l'instant les médias d'État iraniens disent que aucun accord, aucun texte n'a été signé avec Washington. Donc prudence.
Vous réunissez donc demain et vous lancez cet appel en vue d'une solution à deux États au Proche-Orient, près d'un an après la reconnaissance de la Palestine, de l'État Palestine euh par la France. D'abord dans les faits, qu'est-ce qui a changé ? Qu'est-ce que cette reconnaissance a permis ou n'a pas permis ?
Est-ce que les choses ont bougé ? Les efforts que nous avons fait tout au long de l'année dernière pour rassembler la communauté internationale autour de cette solution à deux États qui est la seule susceptible d'apporter la paix et la sécurité entre Israël et et la Palestine, mais aussi pour la région, ont permis de d'ouvrir la voie à un plan de paix à mettre fin à la guerre à Gaza, à ce que les dernières dépouilles d'otage puissent être restituées et à engager ce processus qui, il faut bien l'admettre, depuis le début de la guerre en Iran. s'est arrêté et c'est pourquoi il est si nécessaire de lui redonner un souffle.
Et ce que nous faisons, il faut le relancer et ce que nous faisons demain à Paris en quelque sorte c'est de construire un pont entre des Israéliens et des Palestiniens qui ne se parlent pas, qui ne se voi pas parce que il faut bien se le dire, il est presque impossible pour un Israélien d'aller en Palestine et pour un Palestinien d'aller en Israël. Et donc c'est au fond à Paris qu' vont se rencontrer pour dialoguer et un pont entre ses militants israéliens et palestiniens engagés pour la paix et les gouvernement du monde 15 ministres seront présents pour recevoir leurs recommandations et leur appel à mettre en œuvre le plan de paix et la solution à deux états. Est-ce qu'on peut être un acteur pour faire la paix au proche Orient alors que nos relations avec le principal acteur Israël sont extrêmement fraîches pour ne pas dire mauvaises en ce moment ?
En l'occurrence, nous considérons que ce sont les sociétés civiles qui ont un rôle essentiel à jouer pour préparer la paix parce que la paix, elle ne se décrète pas. Elle ne peut pas résulter uniquement de grandes conférences diplomatiques. Elle se joue aussi dans les esprits, dans la capacité de reconnaître euh les souffrances mais aussi les droits euh de l'autre, y compris après avoir subi dans sa chair les meurtrissures du terrorisme ou de [raclement de gorge] la guerre. et la colonisation israélienne, vous allez un peu plus loin dans cette déclaration qui sera rendue publique demain, vous vous souhaitez la la condamner mais aussi prévoir des sanctions qui viseraient directement les colons de si Jordanie, concrètement lesquels ?
Nous l'avons fait au niveau européen comme au niveau national, nous avons pris des sanctions visant les responsables de l'explosion des violences et de l'accélération sans précédent de la colonisation illégale en 6-jordanie. Pourquoi ça veut dire quoi bloquer ? Ça veut dire qu'on leur interdit d'accéder au territoire européen.
Ça veut dire qu'on gèle leurs actifs, leurs possessions éventuellement en Europe. Et ça veut dire aussi qu'on interdit quiconque de faire des transactions, de commercer avec eux. Côté palestinien, vous parlez avec qui aujourd'hui ?
Quel état palestinien ? Dans quel état se trouve l'autorité palestinienne ? C'est un d'acteur pour vous.
Demain, ce sont à des palestiniens, des représentants d'association, d'organisation, à la société civile que nous donnons la parole. Mais nous échangeons très régulièrement avec l'autorité palestinienne qui aujourd'hui est la la représentante du peuple palestinien pour la soutenir mais aussi pour l'accompagner dans les réformes que nous attendons qu'elle puisse faire pour être en capacité en quelque sorte bien d'administrer la Palestine. Mais est-elle encore légitime aujourd'hui ?
Et le Hamas dans tout ça, il a encore une place concrète à Gaza. C'est un fait. Je le disais le processus de paix n'avance plus.
Pourquoi il faut le relancer ? Et la première étape évidemment le désarmement [raclement de gorge] du Hamas. son exclusion de toute participation à l'avenir de la Palestine.
Un mot, monsieur le ministre du Mondial de Foot qui débute ce soir avec la FIFA qui a écrédité le journaliste français Christophe Glaise, toujours détenu en Algérie. On va voir un signe prochain de sa libération. On va écouter d'abord un mot le président de la FIFA.
Il y a une chaise vide dans cette salle et ce siège vide est pour un journaliste français. Christophe Glaise qui est le seul journaliste sportif emprisonné dans le monde. Jeanel Barou, avez-vous des nouvelles de Christophe GL et qui sera bientôt libre ?
D'abord, je veux saluer la mobilisation du monde du sport, la mobilisation aussi de la famille de Christophe Glaz qui fait preuve de beaucoup de dignité et de courage dans cette épreuve. Quant à nous, nous nous mobilisons. Nous avons obtenu qu'une visite puisse lui être rendue ces derniers jours qui nous a permis de vérifier son état d'esprit, son état physique également.
Il va bien malgré l'épreuve très douloureuse qu'il traverse. Pour ma part, je souhaite qu'il puisse retrouver sa place dans le monde de la presse et dans le monde du sport. Et j'en profite puisque vous m'avez posé la question pour souhaiter bonne chance à l'équipe de France.
Y a-t-il une chance, une moindre chance qu'on le voit libérer avant la fin du mondial et peut-être même aller au Mexique qui sa dans ce genre d'affairire, il est toujours très difficile de pouvoir prévoir la date à laquelle on obtient des libérations. Vous savez, depuis un an et demi que j'ai pris mes fonctions, nous avons obtenu le retour dans notre pays de plus de 30 personnes qui étaient détenues arbitrairement au l'étranger. Et vous êtes confiant à moyen terme peut-être pour la libération de Christophe, je suis déterminé. déterminé.
Jean-noël Barrot