Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 janvier 2021 5 min

« Vous ne m'entendrez jamais dire que tout va bien », répond Olivier Véran sur la vaccination

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

monsieur le président mes chers collègues ma question s'adresse au ministre de la santé monsieur le ministre face aux malades du code vide et à leur famille parfois endeuillées face à l' isolement à la peur et à la tension psychologique qu'impose la crise à nos concitoyens face à la menace du variant anglais et du risque de reconfirmer nous ne sommes pas d'humeur à polémiquer mais nous parlementaires nous ne sommes pas tirés au sort de façon anonyme et irresponsable nous rendons des comptes à nos concitoyens nos religions leurs légitimes interrogations or à vous entendre monsieur le premier ministre monsieur le ministre tout va toujours très bien tout va très bien avec les vaccins tout va très bien avec les aiguilles tout va très bien avec la stratégie mais si tout va si bien pourquoi à l'heure actuelle 20 % des français ne sont-ils pas vaccinés comme en israël pourquoi deux millions de français ne sont pas vaccinés comme au royaume uni ou au minimum 500 milles comme en allemagne peut-être parce que vous avez choisi un rythme de promenade en famille et que cette lenteur injustifiée de votre campagne de vaccination n'est à la hauteur ni du moment ni des français tel est l'avis plein de colère du président de la république heureusement le dévouement sans borne de tous les professionnels de santé l'engagement des préfets des élus locaux offrent désormais un espoir sur le terrain que j'ai pu mesurer dans ma commune de digoin en préparant l'ouverture du centre de vaccination néanmoins des inquiétudes persistent sur le rythme de cette campagne en particulier dans la ruralité pourquoi par exemple tous les professionnels de santé peuvent participer à la campagne vaccinale sauf les pharmaciens pourquoi ne pas les autoriser à venir renforcer les équipes au sein même des centres de vaccination pourquoi ne pas vacciner sans attendre la totalité des personnels des ehpad pour faire barrage au virus pourquoi ne pas rendre obligatoire la vaccination anti qu'ovide pour ses personnels d pad à l'instar du vaccin contre l'hépatite b obligatoire pour les personnels de santé plus largement au lieu de chercher à convaincre les incertains commençons déjà par vacciner les volontaires car ils sont monsieur le ministre très nombreux et très impatients pour vous répondre la parole est aux idées solidarité de la santé vous avez la parole monsieur le sénateur je n'ai d'abord vous ne m'entendrez jamais dire que tout va bien je crois pas l'avoir dit j'aimerais bien pouvoir le dire un jour dans cet hémicycle ou dans un autre ce serait une formidable nouvelle ça veut dire que je n'aurai pas à faire le décompte quotidien de 300 morts 200 réanimation 1500 patients admis à l'hôpital et quelques vingt mille contamination je crois qu'on peut être d'accord sur ce point monsieur le sénateur et personne ne nie les difficultés de mise en place d'une logistique absolument immense dans notre pays d'ailleurs avec des difficultés qu'ils traversent tous les pays vous savez certains pays ont mis en place des vaccinations dans certains grands centres de vaccination qu'on appelle les vaccinodromes je prends l'exemple de l'allemagne si vous lisez la presse allemande vous verrez que la presse et les élus là-bas d'opposition sont pas plus tendres avec le gouvernement que vous ne l'êtes avec nous puisque là-bas les gens peuvent faire trois heures ou 4 heures de queue dehors quand c'est pas 6 heures d'attentes au téléphone et que certains centres sont dépourvus de vaccins bref personne n'est parfait monsieur le sénateur personne ni vous ni nous mais nous essayons tous de nous améliorer et en l'occurrence ce n'est pas le ministre qui vaccinent ce sont les milliers les dizaines de milliers de soignants qui sont organisés dans les hôpitaux publics dans les cliniques dans les centres de vaccination à destination des soignants dans les ehpad et de demain à destination des personnes âgées de 75 ans et plus et ces personnes là qu'on peut saluer parce qu'elles font un gros travail et qu'elles ont commencé dans des conditions pas évidentes et qu'elle monte qu'elle développe il ya eu plus de 50000 personnes vaccinées dans notre pays on est sur un rythme qui n'a rien à envier je peux vous le dire à nos voisins et ce rythme continuera de s'accroître progressivement à mesure que les doses de vaccins nous serons livrés sur ce matin à poser des questions concrètes moi je compte sur les pharmaciens je compte sur les pharmaciens notamment lorsque nous aurons un vaccin d'utilisation plus simple qui ne se conserve pas qu'à moins 80 degrés et qui n'est pas en flacon de 5 ou 10 doses et donc les pharmaciens safer la vaccination antigrippale mavea s'est interrogée cette année d'ailleurs je note que ça se passe plutôt très bien pour l'instant toujours du bois du côté de la grippe et on est capable de vacciner 5 millions de français une semaine on ne se passera pas du savoir faire et de l'engagement des pharmaciens quant aux indications pour les professionnels de santé le moins de 50 ans la haute autorité de santé nous demande de ne pas le faire c'est pas qu'ils disent ou le ferez quand vous aurez des doses et 10 pour l'instant c'est trop tôt on le fera après on commence par les fragiles les vulnérables en établissement collectives celles et ceux qui vont en réanimation à l'hôpital celles et ceux qui font des formes graves pulmonaire si on ne faisait pas vous pourriez nous le reprocher vous auriez pour le coup raison de le faire monsieur le sénateur merci monsieur lui la fin [Musique]