Racisme :"Des chaînes de télévision ont fait de cette haine entre les uns et les autres leur fonds de commerce"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:06OuverteRéponse directe
Le racisme est-il une cause de violence dans la société française ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Comment percevez-vous ce racisme ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Les banlieues sont souvent stigmatisées, comment analysez-vous ce drame ?
- 5:25OuverteRéponse directe
Ce qui vous a frappé dans l'affaire de Crépol ?
- 7:52OuverteRéponse directe
Est-ce que vous le sentez, ce racisme ?
- 9:38OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez dans ce sens, Jessica ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:13InvitéFait
« j'avais dénoncé certaines chaînes qui ont fait de leur business, justement, cette haine entre les uns et les autres »
- 3:53InvitéChiffre
« Les chiffres sont plutôt, on baisse plutôt que l'inverse. »
- 8:50InvitéFait
« il y a aussi une immigration qui est arrivée en très très grande quantité les dernières années »
- 10:45InvitéFait
« On ne peut pas accepter sur le territoire français des centaines de milliers de nouveaux arrivants qui viennent avec une culture complètement différente. »
- 13:15InvitéChiffre
« Le taux des étrangers qui sont sans emploi est supérieur au taux des Français. »
- 13:46InvitéFait
« Ce sont les chiffres de France Travail. »
Temps de parole
- Présentateur37 %
- Invité22 %
- Invité 219 %
- Invité 318 %
- Invité 46 %
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20h-20h, Frédéric Bradel. C'est parti pour le grand débat de Sud Radio consacré à Crépol. Le racisme est-il une cause de violence dans la société française ? Pour en parler avec nous, Geoffrey Vuperreau, chef d'entreprise. Et je le précise, puisqu'on parle de racisme qui, rappelons-le, est un délit. Geoffrey Vuperreau qui a des origines asiatiques. Nous avons Joseph Touvenel, éditorialiste politique vice-président du Centre Européen des Travailleurs qui a des origines européennes. De Lorraine. De Lorraine. Et nous avons Rost, rappeur et président du collectif Banlieue Actif qui a des origines africaines.
Et je tenais à le préciser, puisque autour de la table, nous sommes tous finalement concernés d'une manière différente. La circonstance aggravante de racisme retenu par les juges d'instruction à l'encontre des meurtriers présumés du jeune rugbyman de 16 ans, Thomas, lors d'une soirée à Crépol dans la Drôme en novembre 2023, a donc été retenue. Nous ouvrons le débat. Hashtag Crépol. Le racisme est-il une cause de violence dans la société française ? Vous réagissez au 0826 300 300 et vous donnez votre avis sur cette question sur le compte YouTube, sur la chaîne YouTube de Sud Radio.
J'aurais précisé qu'en juillet 2026, donc là, cette année, alors que le drame a eu lieu en 2023, la juge d'instruction retient donc la circonstance aggravante dont je vous ai parlé, en raison de l'appartenance des propos des agresseurs concernant la race blanche et la nation française de la victime, Thomas. Et donc, le procès est attendu en 2027. Pour en parler avec nous, notre auditrice fil rouge aussi, Jessica de Nantes, qui tout à l'heure a été brillante, et elle le sera évidemment dans ce débat. Et vous avez été tellement brillante que j'aimerais commencer par vous, justement. Comment vous percevez ce racisme ?
J'ai l'impression, bon, moi je suis d'une époque où on a connu effectivement le racisme, et aujourd'hui, les termes peu élogieux, les termes provocateurs, se sont peut-être taris, mais visiblement, il y a toujours ce racisme. Vous le sentez, Jessica, ou pas ?
Oui, moi je le sens toujours dans la société, et j'ai l'impression que c'est même de pierre en pierre. Enfin, c'est vraiment mon ressenti, quoi. Mais il y a ça, mais il ne faut pas que ce soit l'unique explication, quoi. Il y a des agressions qui sont motivées par la haine de l'autre, les origines, la religion, couleur de peau, etc. Et ça, évidemment, pour moi, ça doit vraiment être condamné avec la plus grande fermeté. Donc là, pour moi, ce n'est pas innocent aussi qu'ils aient gardé cette circonstance aggravante. C'est très, très important. Mais il y a aussi d'autres facteurs qui rentrent en jeu que ça, quoi.
Autour de la table, alors vous restez bien sûr avec nous, Jessica. Oui, bien sûr. Rost, je commence par vous. Donc, je le rappelle, vous êtes président du collectif Banlieue Active. Les banlieues sont souvent stigmatisées et les propos racistes vont à l'encontre des banlieues. Là, dans ce drame à Crépole, il y a aussi, en fait, dans l'autre sens, c'est-à-dire des propos racistes contre des Blancs. J'appelle un chat un chat. Ce qui montre bien que le racisme, ce n'est pas les uns contre certains autres. Ça peut être tout le monde contre tout le monde.
J'ai pour habitude, pardonnez-moi, je vais être un peu trivial, mais de dire qu'un con est un con. Et un con n'a pas de couleur. Quelles que soient ses origines, sa religion, etc. Quand t'es con, t'es con. Voilà, tout simplement. Donc, il y a déjà ça, mais vous avez aussi, on a une société qui s'est durcie, qui est devenue, je ne vais pas dire plus violente qu'avant, parce que les études montrent qu'on recule, par exemple, les meurtres, etc. Les chiffres sont plutôt, on baisse plutôt que l'inverse. À l'époque des blousons noirs et tout ça, il y avait une violence qui était extrême. Et ce n'étaient pas les Noirs et les Arabes, les banlieues qui étaient là-dedans.
Donc, je veux dire, de tout temps, il y a toujours eu cette violence. Elle a toujours été présente. Mais, sur ce même plateau, j'avais dénoncé, et je ne les citerai pas, parce que j'ai compris qu'il ne fallait pas les citer, mais j'avais dénoncé certaines chaînes qui ont fait de leur business, justement, cette haine entre les uns et les autres, opposer les gens de par leur couleur, de par leur religion, parce que c'est par ça qu'on les qualifie d'abord, avant de qualifier l'être humain qu'il y a derrière. Et ces chaînes-là sont responsables de ce qui est en train de... Cette fracture, la violence... J'en parle en plus avec beaucoup d'émotions, parce qu'ils ne se rendent pas compte.
Eux, ils sont dans leur bureau, dans leur studio, ici, et dans leur tour d'ivoire, dans le huitième et dans le septième arrondissement. Mais, par contre, c'est le peuple. Ce sont les populations qu'ils subissent. Des gens qui sont déjà fragilisés par la vie et qui se retrouvent à se détester alors qu'ils vivent les mêmes choses. Ils vivent les mêmes galères. Et ils finissent par se détester parce que ces gens-là sont en permanence en train de les opposer. Nous avons un devoir, nous, de continuer à éduquer les uns et les autres, à leur apprendre. On est de la génération qui n'en a rien à faire de ta couleur, de ta religion.
Moi, j'ai grandi à Belleville et Belleville, c'est le carrefour du monde.
Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de jeunes qui nous disent mais c'est quoi, finalement, ces tensions racistes. Joseph Touvenel.
Alors, moi, ce qui m'a frappé dans l'affaire de Crépolle et le meurtre de Thomas, c'est l'aveuglement idéologique qui, à certains, a fait nier le réel. Oui, il y a eu de nombreux témoignages concordants qui disent sale blanc a été provoqué donc c'est du racisme. Et je n'ai pas compris pourquoi on refusait cela. Alors qu'en fait, le mythe de la race supérieure, moi, je n'y crois pas. C'est-à-dire qu'il n'y a pas des gens d'une couleur différente qui seraient supérieurs aux autres et qui n'auraient aucun geste de racisme. Ce n'est pas vrai. La connerie, comme ça vient d'être dit, elle n'a pas de couleur. Le racisme en lui-même, c'est une violence.
Et pourtant, j'ai une certaine fierté d'être français parce que je me rappelle ce que disaient tous ces Américains, Noirs américains qui nous ont amené le jazz. Sidney Béchette, Ray Charles, qui disaient mais en France, qu'est-ce qu'on est bien ? C'est pour ça qu'on vient en France. C'est pour ça qu'on vient jouer. Parce qu'il n'y a pas la ségrégation raciale. Eh bien, ce qu'on commence à voir arriver aujourd'hui, c'est une sorte de ségrégation et certains rentrent eux-mêmes dans la ségrégation. C'est réactiver. C'est un petit peu ce que disait le renfermement communautaire.
On est dans une période où ça se réactive.
Le renfermement communautaire, c'est très très très négatif. Ça ne veut pas dire que quand j'appartiens à une communauté avec une culture, je vais abandonner toute ma culture. Non. Moi, je suis d'origine Lorraine. Il y a des Bretons, il y a des Corses, il y a des machins. On peut garder sa culture, mais ce n'est pas un rejet de l'autre et ce n'est surtout pas dire l'autre est inférieur parce qu'il est différent.
On marque une petite respiration, on revient, le débat se poursuit. Hashtag Crépole, le racisme est-il une cause de violence dans la société française ? Vous donnez votre avis, vous intervenez comme Jessica de Nantes au 0826 300 300. Frédéric Bradel. La circonstance aggravante de racisme retenue par les juges d'instruction à l'encontre des meurtriers présumés du rugbyman de 16 ans, Thomas Perrotto, c'était en 2023 à Crépole dans la Drôme. La question que nous vous posons, hashtag Crépole, le racisme est-il une cause de violence dans la société française ?
Nous en parlons avec notre auditrice fil rouge, Jessica de Nantes, Rost, notre vraie voix, Joseph Touvenel, également notre vraie voix qui note, oui, un retour du racisme. Effectivement, Geoffrey Vuperrault, on n'en a pas encore parlé et donc c'est à vous ce racisme. Est-ce que vous le sentez ? Je le rappelle, vous êtes d'origine asiatique et vous êtes breton.
Alors, le micro, voilà, oui. Mi-breton, mi-d'origine asiatique, mon père était chinois. Évidemment, je vais faire consensus en disant que le racisme n'a pas de couleur, on est évidemment d'accord là-dessus, on est évidemment d'accord sur le fait que le racisme est tout à fait condamnable, c'est un délit.
Cependant, dans ce que j'ai entendu tout à l'heure, il y a quelque chose qu'il m'a gêné quand même, c'est qu'il y a effectivement une fracture de la société, il y a effectivement une aggravation de l'insécurité, on ne peut pas le nier, c'est quand même, ça se vit, il n'y avait pas des émeutes comme on les connaît récemment, il y a 30 ans, il y a 40 ans, la France a changé, qu'on le veuille ou non, pour le meilleur et pour le pire. Et, il y a vraiment une fracture. C'est-à-dire que quand on parle de juste dire qu'il y a des gens qui en parlent et qui utilisent ça pour gagner leur pain, ça ne s'arrête pas là.
Il y a une fracture de la société, entre, d'un côté, il y a les mondialisés, peut-être, d'un autre côté, il y aurait les plus locaux. Et puis, effectivement, il y a aussi une immigration qui est arrivée en très très grande quantité les dernières années, malgré eux, à leur dépend, qu'on soit bien d'accord, je pense qu'ils sont d'abord, ils sont les premières victimes de ce déracinement, j'en suis un exemple, c'est toujours difficile de prendre une place dans une société qui n'a pas les mêmes identités que son histoire, c'est très compliqué, c'est un travail à faire.
Mais aujourd'hui, on se retrouve avec malgré eux, encore une fois aussi, des sociétés communautarisées dans des quartiers qui finalement imposent leur façon de vivre à des Français qui sont là depuis un millénaire et qui peut-être auraient souhaité continuer à vivre dans ce style. Alors, nous avons notre auditrice
fil rouge, Jessica, qui est à Nantes. Nantes a été beaucoup montrée du doigt pour ces problèmes. Vous vous sentez par rapport à ce que vient de dire Geoffrey, est-ce que vous allez dans ce sens, Jessica ?
Oui, je suis tout à fait d'accord. C'est vrai que j'ai vu Nantes évoluer aussi au fur et à mesure des années et je trouve que c'est une vie qui est de moins en moins sécuritaire, pas qu'à cause du racisme, mais ça en fait partie et c'est une ville où je ne me sens plus en sécurité du tout.
Communautarisme, le mot est lancé, vous le sentez ? Oui, je le sens aussi, effectivement.
Je voudrais répondre sur ce sujet, sur le mot du commun... Désolée. Geoffrey, après Rost.
Oui, le communautarisme n'a pas non plus de couleur en fait et c'est un point très important que je veux mettre en place, c'est qu'à partir du moment où on est en nombre suffisant dans un endroit, on finit par s'assembler en personnes qui se ressemblent culturellement également et je dis ça en parlant pour les Asiatiques de la même façon et ça marche de la même façon pour tout le monde et en réalité, je vais vous dire même, les Français que j'ai connu et que j'ai vécu à l'étranger longtemps qui vont à l'étranger et qui se retrouvent entre expats prendre leur vin et leur camembert, ça existe et c'est normal et ça se comprend très bien.
Le problème, c'est la quantité d'étrangers sur un territoire. On ne peut pas accepter sur le territoire français des centaines de milliers de nouveaux arrivants qui viennent avec une culture complètement différente. Rost ? Non mais en fait, je pense que justement, je voulais parler de cette dimension. Déjà, quand les Français migrent vers d'autres pays, on parle d'expatriés et quand ce sont les autres qui vont dans les autres pays, on parle d'immigrés. C'est très différent. Ce sont aussi des immigrés. Donc pour moi, ce sont aussi des immigrés. Moi qui voyage beaucoup, je vois très bien quand vous allez aux Etats-Unis, la communauté française, elle vit beaucoup entre elles.
Quand je vais au Togo, je vois la communauté française, elle vit entre elles. Mais ce n'est pas pour autant qu'ils ne vivent pas avec les autres. Donc la question du communautarisme, il faut faire très attention. Mais ici, ce qui se passe, et je vous en parle parce que c'est des phénomènes qu'on étudie depuis très longtemps, depuis la révolte de 2005 par exemple, c'est des sujets sur lesquels on travaille. Qu'est-ce qui pousse à un moment donné certaines personnes à se replier sur eux et revendiquer leur identité ? Il y a énormément de jeunes qui vous disent une chose. Moi, quand j'allume ma télé et que tout le temps me renvoie aux origines de mes parents, je suis français.
Vous savez, à l'époque, nous, quand on a fait la campagne, notre campagne... C'est lunaire, c'est lunaire. Excusez-moi, mais c'est lunaire. C'était marqué cette France, c'est aussi la nôtre.
Pourquoi ? Mais c'est aussi l'histoire de l'œuf et de la pousse. C'est un peu l'histoire de l'œuf et de la pousse. C'est-à-dire que c'est marqué il y a tous ceux qui se reconnaissent.
Joseph Touvenel. Quand on voit la montée de l'antisémitisme, moi, j'habite à quelques centaines de mètres d'une école juive. Bon, j'ai vu en quelques années l'école se transformer, les murs monter, les barbolés arriver, les caméras, les plaques de l'école, on ne peut même plus savoir que c'est une école, etc. C'est-à-dire qu'il y a une pression dans le 94, et ce n'est pas le seul département de France, qui n'existait pas avant. Et on a un problème avec l'islamisme. L'islamisme qui a la haine de nos sociétés et la haine des autres.
Et ça, si on ne veut pas reconnaître ça et qu'on ne voit pas que l'islamisme est en train de monter dans un certain nombre de zones et pas de façon marginale, on n'a rien compris à ce qui se passe. Oui,
alors rapidement, il faut vraiment
faire la différence entre immigrés et expatriés. Ce n'est pas la même chose. Un expatrié, c'est quelqu'un qui va travailler. Ici, en France, on reçoit des gens qui ne travaillent pas dans la plupart des cas. Non, non, pas dans la plupart. La moitié des étrangers qui sont ici ne travaillent pas. C'est insupportable ce genre de discours. Un expatrié et un immigré, ce n'est pas tout à fait la même chose. Un expatrié est un immigré, mais un immigré n'est pas un expatrié. Il ne faut pas tout mélanger. Le taux des étrangers qui sont sans emploi est supérieur au taux des Français. D'accord ? Pardon ?
Par rapport au nombre d'étrangers sur notre sol, le nombre qui sont sans emploi, est proportionnellement... D'où sortez ces chiffres-là ? C'est des chiffres officiels. Moi, je ne sais pas que ce n'est pas le chiffre que j'ai alors, hein ? C'est le chiffre de CNews, alors. Non, non, non, non. C'est probablement ça. Non, non, mais le record c'est pas du tout l'égal. On n'est pas d'accord. C'est CNews. C'est pas possible. S'il vous plaît, on ne vous entend plus. S'il vous plaît. Il faut regarder les couples, mais on ne peut pas y aller. Mais non, mais arrêtez. Ce sont les chiffres de France Travail. S'il vous plaît. C'est justement, cette stigmatisation, elle est insupportable. S'il vous plaît.
S'il vous plaît. Non, non, mais stop.
Il est quand même logique. Stop ! S'il vous plaît. S'il vous plaît, messieurs. Sinon, on n'y arrive pas. C'est-à-dire que là, si on continue comme ça, les auditeurs de Sud Radio, ils zappent. Donc, on peut essayer, on peut essayer, mais on n'y arrivera pas. Restez, restez. Donc, effectivement, attention à la stigmatisation. C'est pas parce que... Non, non, je termine. Franchement. C'est pas parce qu'on est étranger qu'on ne travaille pas.
Quelqu'un qui ne parle pas la langue va trouver plus difficilement un emploi que quelqu'un qui parle la langue et généralement, c'est les étrangers. Faut pas généraliser. Et d'où l'importance de l'intégration.
Exactement. Et c'est pas stigmatisé que je le dirais. C'était très intéressant de vous avoir. Quelle est la réponse donnée à la question ? Cher Quentin Saunier sur la chaîne YouTube de Sud Radio, hashtag Crépol, le racisme est-il une cause de violence dans la société française ? Oui, à 88%. Donc là, comme ça, c'est clair. Tout le monde était d'accord. Là, pour le coup, on est d'accord. On sent tous le racisme.