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interviewBFMTV· 14 février 2026 2 min

Une poupée à l’effigie de Jordan Bardella a été brûlée lors d’un carnaval au Pays basque

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Une poupée de Jordan Bardella a été brûlée lors d'un carnaval au Pays-Basque. Une enquête a été ouverte pour outrage et incitation à la violence. Mais il pourrait également s'agir d'une tradition basque.

Le 7 février, lors d'un carnaval traditionnel à Asparen au Pays Basque, une poupée géante en papier mâché à l'effigie de Jordan Bardella a été brûlée. Sur ces images, on voit la poupée installée sur un trône avec le logo du RN vêtu en bleu, blanc et rouge, avec à chaque bras un brassard dont l'un avec l'inscription I Love Marine en fond sonore la chanson porcherie des berruriers noirs dont le refrain et le fameux la jeunesse emmer le Front National. Le mannequin géant est ensuite brûlé sous le regard de nombreux enfants et parents.

La séquence largement relayée sur les réseaux sociaux a été vivement condamné par plusieurs élus RN, notamment le député européen Mathieu Valallet qui a accusé l'extrême gauche de transformer le carnaval en tribune de haine. L'action étant susceptible de constituer des infractions, le parquet de Bayon a donc ouvert une enquête. La procédure vise d'éventuels faits d'outrage sur une personne dépositaire de l'autorité publique, provocation publique à la commission d'infraction ou à la violence et menace de commettre un crime ou un délit à l'encontre d'une personne investi d'un mandat public électif.

Oui, mais voilà. Brûlé sur la place publique, une poupée lors du carnaval est une tradition basque qui se nomme Zan Pantar et qui remonte à 1587. Selon une fiche de l'Institut culturel basque, Zan Psar est représenté sous la forme d'un mannequin transporté de quartier en quartier avant d'être jugé sur la place de la commune et comme un bouqu émissaire de finir condamné et brûler.

L'affiche de 2020 précise que la tradition permet de faire entendre des critiques et des revendications culturelles et politiques. Il y a 10 ans déjà, les carnavaliers de Saint-Jean de Lu s'étaient accordés pour mettre le feu à une poupée à l'effigie de Monseigneur Marcaillet, l'évêque de Bayonne. Ah.