Travailler le 1er mai ? Ce que prépare le Gouvernement
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 1:58OuverteRéponse directe
Est-ce que vous saviez que les boulangers et les fleuristes n'avaient pas le droit d'ouvrir leur boutique le 1er mai ?
- 2:43RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que tu réponds à l'argument « oui, mais les gens veulent travailler » ?
- 8:34OuverteRéponse directe
Thomas, est-ce que tu partages les raisons de l'augmentation des arrêts maladie présentés par le gouvernement ?
- 16:54RelanceRéponse directe
Thomas, est-ce que c'est pas super dangereux de se dire que l'employeur peut envoyer son médecin vérifier si l'autre médecin qui avait donné l'arrêt de travail n'est pas...
- 22:34OuverteRéponse directe
Thomas j'ai l'impression que le gouvernant est passé totalement à côté du sujet de l'essence.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:14PrésentateurPromesse
« On a fixé des règles claires. Ça sera sur la base du volontariat, toujours pour les salariés. Les salariés seront payés double ce jour-là. »
- 8:39InvitéFait
« « destiné à lutter contre l'absentéisme au travail visant à renforcer les contrôles des arrêts maladie, à faciliter le signalement par les employeurs des cas jugés suspects auprès de l'administration ». »
- 8:53InvitéChiffre
« Entre 2019 et 2024, le nombre d'arrêts de travail indemnisés a augmenté de 10% pour atteindre 9,1 millions d'euros. »
- 9:00InvitéChiffre
« En 2025, les dépenses d'indemnités journalières versées par l'assurance maladie s'élèvent à 17,9 milliards d'euros, soit 7 milliards de plus qu'en 2016. »
- 10:17InvitéFait
« La population vieillit. La démographie fait que quand vous avez au-dessus de 50 ans, vos arrêts maladie durent plus longtemps que quand vous avez une trentaine d'années. »
- 13:39InvitéChiffre
« Tu as 44% des jeunes qui disent que leur mal-être vient du travail. »
- 16:41InvitéFait
« Il prévoit la suspension systématique des indemnités versées par l'assurance maladie si le médecin envoyé par l'employeur conclut un arrêt de travail injustifié lors de sa contrevisite. »
- 19:48InvitéChiffre
« La fraude fiscale, l'évasion fiscale 60, 100 milliards c'est des chiffres qui varient très fortement mais on sait que c'est des chiffres en dizaines de milliards. »
- 20:33InvitéChiffre
« La fraude aux cotisations sociales qui est l'emploi non déclaré qui là est énorme aussi, qui est pratiquement plus de 50% de la fraude sociale est énorme. »
- 23:03InvitéFait
« Les caisses sont vides. »
- 26:31InvitéChiffre
« ça coûte 30 centimes de moins »
- 26:34InvitéChiffre
« c'est un demi-milliard par an en moins dans les cases d'état »
- 27:05InvitéFait
« c'est les 10 ans de la Macronie »
- 28:05InvitéFait
« on va s'attaquer aux malades imaginaires »
- 28:07InvitéFait
« on va créer un bouton où l'entreprise peut choisir de directement prévenir des services qui vont contrôler son malade »
Temps de parole
- Invité68 %
- Invité 229 %
- Présentateur3 %
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La réalité, en fait, c'est qu'aujourd'hui, le monde du travail, il tient par des objectifs. C'est pas le temps de travail, tu peux avoir un temps de travail de 32 heures, mais si t'as des objectifs que tu peux faire en 40 heures, ça sert à rien, tu vas travailler plus longtemps. C'est plus la pression au travail. Exactement. Et c'est la France 2016 presque en pire. Il y a eu des lois de travail qui ont été faites, tout ça n'a pas fonctionné. C'est plus le travail du dimanche maintenant, c'est plus l'écart Macron ou l'ubérisation. C'est maintenant le 1er mai, en disant que ça va nous rapporter tant, etc. Alors que tout ça est faux.
Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'Instant Porcher. Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que. Alors on est là avec Thomas pour détricoter tout ça. Vous le savez, en pleine offensive de l'extrême droite, le média se bat pour défendre une information libre, indépendante, hors des mains des milliardaires et de leur agenda politique. Et on avance, on candidate à la TNT francilienne. La télévision gratuite est trop importante pour le pluralisme et l'accessibilité pour être laissée aux seules mains des grands groupes. Toutes nos équipes, nos techniciens et journalistes sont prêtes.
Des millions de citoyens et citoyennes attendent désormais le feu vert de l'Arcom. On a besoin de vous dans ce combat. Notre seule force, c'est vous. Alors rendez-vous sur soutenez.lemédiatv.fr. Bonjour Thomas. Salut Lisa. Avec toi au programme cette semaine. Essence, 1er mai, arrêt maladie, chômage. La Macronie persiste et signe. C'est parti. 1er mai, arrêt maladie, fraude dite sociale. Pendant que les prix de l'essence explosent, la Macronie a dans le viseur les travailleurs et travailleuses. Commençons par le 1er mai. Le groupe Ensemble pour la République, mené par Gabriel Attal, milite pour l'autorisation pour certains commerces d'ouvrir le 1er mai et donc aux salariés de travailler.
Cette journée internationale des travailleurs et des travailleuses est le seul jour chômé en France. La proposition de loi a été portée vendredi 10 avril à l'Assemblée nationale et le groupe EPR, qui porte le texte donc, a décidé de voter une motion de rejet sur son propre texte pour qu'il soit envoyé directement en commission mixte paritaire et éviter les débats au sein de l'hémicycle. Les syndicats, eux, de leur côté, défendent un symbole fort et Gabriel Attal, lui, défend le travail.
Est-ce que vous saviez que les boulangers et les fleuristes n'avaient pas le droit d'ouvrir leur boutique le 1er mai ? Donc aujourd'hui, on a une situation où un McDonald's peut ouvrir le 1er mai, mais pas une boulangerie artisanale. C'est absurde ! Bonjour madame ! Bonjour monsieur ! De tradition, pas trop cuite s'il vous plaît ! Très bien ! Et pourtant, ils demandent à pouvoir travailler le 1er mai. Alors le 10 avril prochain, à l'Assemblée nationale, avec mon groupe parlementaire, on défend une loi de bon sens pour leur permettre d'ouvrir et de travailler le 1er mai.
Si le 10 avril, notre loi est votée, ça veut dire que les boulangers et les fleuristes pourront travailler dès le 1er mai de cette année. On a fixé des règles claires. Ça sera sur la base du volontariat, toujours pour les salariés. Les salariés seront payés double ce jour-là. On apporte juste une solution à ceux qui veulent bosser. Parce que le travail, en France, doit payer.
Thomas, on vient de voir la vidéo. Qu'est-ce que tu réponds à l'argument « oui, mais les gens veulent travailler » ? Parce que j'ai l'impression qu'il faut littéralement travailler plus maintenant pour gagner plus, en fait. Oui, on part toujours des mêmes constats. Et pourtant, il s'est passé un certain nombre de choses. Ce constat aurait pu être dit et cette vidéo aurait pu être faite par Nicolas Sarkozy. C'est exactement les mêmes constats. On veut toujours repousser plus loin les limites du droit du travail. Alors là, le 1er mai, c'est quand même symbolique parce que c'est la fête du travail. Les travailleurs et les travailleuses. Voilà, les travailleurs et les travailleuses.
Il y a eu deux lois pour flexibiliser le marché du travail. On a quand même beaucoup réarmé le patronat face aux salariés. Parce qu'aujourd'hui, quand on licencie quelqu'un, on sait que même un licenciement abusif, combien il va nous coûter au prud'homme ? On peut le savoir. Alors qu'avant, on ne le savait pas, ce qui mettait une pression sur le patronat. Maintenant, on le sait. On voit très bien que dans une période de faible croissance comme ces derniers mois, les entreprises vont compresser les coûts et donc licencier une partie des personnels. Et là, ce qu'on vous dit, c'est que les Français ne travaillent pas encore assez. Et donc, il faudrait leur permettre de travailler.
C'est assez marrant parce qu'il y a toujours l'argument sur le volontariat. Le problème, c'est que quand vous allez embaucher quelqu'un, vous pouvez lui poser la question. Est-ce que vous êtes disponible pour travailler le week-end ou les jours fériés ? Si une personne vous dit non, je ne suis pas disponible parce que j'ai des enfants, et qu'une autre vous dit je suis disponible parce que je suis jeune, je n'ai pas de famille ou je suis libre ou parce que j'ai envie de le faire pour gagner plus d'argent, mais vous allez choisir plus la personne qui va être disponible que non disponible.
Donc, le volontariat, derrière, va masquer plus tard une forme de discrimination à l'égard de ceux qui ne peuvent pas le faire. Et là, plus tard du temps, pas parce qu'ils ne veulent pas travailler, et ils ont le droit de ne pas vouloir travailler le week-end, mais parce que surtout, ils ne peuvent pas, parce qu'ils ont une charge familiale, etc., à assumer. Donc, ça va toucher encore les mêmes à la fin, c'est-à-dire les femmes en famille monoparentale, célibataires, qui, elles, ne n'ont pas de filet de sécurité pour garder leurs enfants.
Moi, ça me fait rire à chaque fois la logique macroniste, enfin, rire, tu m'as compris, c'est, ah oui, mais regardez, un McDo, il peut ouvrir et pas un fleuriste. Bah, du coup, on peut aussi interdire la fermeture des McDo le 1er mai. Oui, tout à fait. Pourquoi on fonctionne dans l'autre sens ? Bah oui, parce que le but, c'est de déréglementer toujours plus, et le fait de dire que c'est mieux payé. Oui, peut-être au début, mais après, si tout le monde se met à travailler, ce ne sera pas mieux payé. Enfin, je veux dire, là, on voit le travail du dimanche. Aujourd'hui, vous avez une plus grosse part de salariés qu'il y a 30 ans qui travaillent le dimanche.
Bon, c'est toujours mieux payé, mais le jour où on va dépasser, allez, les 50% ou 60% les deux tiers qui devront travailler le dimanche, le salaire, vous n'allez pas me faire croire qu'il va rester supérieur. Donc, à la fin, quand ça se généralise, l'avantage de travailler un jour férié ou de travailler un week-end disparaît. Devoir travailler le dimanche ou le 1er mai pour être mieux payé, ça montre aussi que le travail de base ne paye pas assez, en fait. Pourquoi toujours vouloir pousser les limites des gens ? Tout à fait. Et surtout, on n'est même pas sûr que ce soit si bénéfique que ça pour l'économie. Même, c'est plutôt neutre, ça ne rapporte pas grand-chose.
Pourquoi on met autant d'énergie d'en faire travailler les gens juste un jour de plus ? Enfin, on parle d'une journée. Pourquoi on met autant d'énergie là-dedans ? Ils n'ont pas d'autres dossiers ? Parce qu'en fait, on le voit bien, on va le revenir de toute façon tout au long de cet épisode. Les raisons de base sont idéologiques. Il y a eu des lois de travail qui ont été faites. Tout ça n'a pas fonctionné. Donc, il faut aller encore plus loin. Alors, ce n'est plus le travail du dimanche maintenant. Ce n'est plus les quarts Macron ou l'ubérisation ou tout ça. C'est maintenant le 1er mai en disant que ça va nous rapporter tant, etc. Alors, tout ça est faux. Tout ça est faux.
Ça ne va pas nous sortir. Ce n'est pas ça le vrai problème du travail. C'est la productivité. On sait que la productivité, quand les gens sont bien dans leur travail et que leur travail a un sens, naturellement, on est productif. Et que c'est ces problèmes-là qu'il faut régler, pas le fait d'augmenter quantitativement le nombre d'heures de travail. Ce qui est ridicule, non. Là, vraiment, ce que l'on voit derrière ça quand on prend un peu de recul, c'est vraiment une attaque, une autre attaque contre le droit du travail et le fait de repousser constamment ses limites pour qu'à un moment, il n'y ait plus grand-chose.
Parce que, visiblement, le fait qu'il y ait des règles, ça dérange une partie du gouvernement. C'est quand même fou, on en reparlera, mais de dépenser autant d'énergie comme s'il n'y avait pas d'autres dossiers brûlants en France. Parce que, comme il l'a dit dans sa vidéo, pour les gens, ça peut apparaître comme du bon sens. Ils ont tellement été travaillés là-dessus qu'on dit, bah oui, laissez les gens tranquilles qui travaillent quand ils ont envie de travailler. C'est bon pour l'économie, c'est bon. Non, c'est plus compliqué que ça. Quand on va parler aux gens, ils ne nous disent pas, ah, mon premier problème, c'est vraiment que je ne peux pas travailler le 1er mai. Non, complètement.
C'est un peu ironique comme proposition de loi. C'est ironique. Et puis, il y a parfois des magasins qui ouvrent le week-end, des centres commerciaux qui ont ouvert le week-end sur cette idée qu'il fallait ouvrir le week-end, c'était un jour de plus. Et bien, ils sont revenus en arrière parce qu'ils n'arrivaient pas à remplir. Ça coûtait plus cher que ce que ça leur rapportait. Et donc, l'idéologie qui les a poussés à ouvrir, l'empirisme, la mise en pratique, a fait qu'ils ont fait marche arrière. Donc là, on voit bien comme ça a réussi à être monté par quelques corps de métier et que ça a fonctionné et que le gouvernement se dit, voilà, je vais reprendre ça.
Mais il faut se méfier vraiment des choses qu'il y a derrière. C'est une attaque contre le droit du travail. C'est le fait de repousser de plus en plus loin cette limite pour qu'à la fin, il soit réduit à peau de chagrin. Et la deuxième chose, c'est le fait que plus on va généraliser ce type de travail dans les jours fériés et les week-ends, plus le fait que ça paie mieux va disparaître et ça va se normaliser. Et ça, ce n'est pas une bonne nouvelle. Là, il dit les fleuristes et les boulangers pour édulcorer la proposition de loi, mais il y a aussi les Carrefour Market, les Franprix. Enfin, ce n'est pas du tout. On aide le fleuriste du coin.
Dans tous les cas, s'il voulait aider le fleuriste du coin, il subventionnerait un peu moins les grandes firmes internationales et il les imposait un peu plus. Et partons du principe. Et n'oublions pas que quand on dit du volontariat, ce n'est jamais un volontariat comme ça. C'est un volontariat souvent qui est subi. Oui, ça n'existe pas, le volontariat au travail. Exactement. Dans le même temps, le gouvernement cible aussi les arrêts de travail.
L'exécutif a présenté jeudi 9 avril un plan, je cite, « destiné à lutter contre l'absentéisme au travail visant à renforcer les contrôles des arrêts maladie, à faciliter le signalement par les employeurs des cas jugés suspects auprès de l'administration ». Son argument, c'est qu'entre 2019 et 2024, le nombre d'arrêts de travail indemnisés a augmenté de 10% pour atteindre 9,1 millions d'euros. Et en 2025, les dépenses d'indemnités journalières versées par l'assurance maladie s'élèvent à 17,9 milliards d'euros, soit 7 milliards de plus qu'en 2016. Une évolution qui pèse à la fois sur le système de protection sociale et sur les entreprises, je les cite.
Et le gouvernement dit que la hausse globale des arrêts de travail s'explique en partie par des facteurs économiques et démographiques comme l'évolution des salaires, du SMIC et de la population active. et, le gouvernement rajoute, elle découle aussi d'une progression du recours aux arrêts maladie et de l'allongement de certaines durées d'arrêt. Thomas, est-ce que tu partages là les raisons de l'augmentation des arrêts maladie présentés par le gouvernement ? En fait, ce qui nous est présenté, en réalité, ce qu'on nous dit plus tôt, c'est que les gens sont en arrêt maladie parce qu'ils ne veulent pas travailler. Et qu'on a un arrêt maladie, hyper simplement, en allant voir un médecin.
Derrière, il y a l'idée que les jeunes ne veulent plus travailler, que les Français ne veulent pas travailler, qu'ils travaillent moins que les autres pays. et que la preuve en est, c'est que nous avons un problème avec ces arrêts maladie qui augmentent en volume. Quand on regarde l'augmentation globale, c'est vrai, le volume du nombre d'arrêts maladie augmente et la dépense en indemnité journalière augmente aussi très fortement. Ça, c'est vrai, ça augmente plus depuis 2020, depuis le Covid, qu'entre 2010 et 2020. Pourquoi ça augmente ? Ça augmente pour des raisons mécaniques et naturelles. La première des choses, c'est que la population vieillit. La population vieillit.
La démographie fait que quand vous avez au-dessus de 50 ans, vos arrêts maladie durent plus longtemps que quand vous avez une trentaine d'années. Et ça, c'est une réalité. Et la deuxième chose, c'est qu'il y a de plus en plus de salariés sur le marché du travail. Et donc, comme il y a plus en plus de salariés, il y a de plus en plus d'arrêts maladie. Et ça, ça augmente. Et ça explique 60% de la hausse. Et ça augmente de manière mécanique. Là-dessus, il n'y a pas de problème. Après, ce qu'il faut regarder, c'est l'autre problème. L'autre problème, c'est que ça augmente de 60% à cause de ça, naturellement et mécaniquement. Mais les 40 autres pourcents sont dus à quoi ?
Et là, ils sont allés chercher dans les conditions de travail. Pourquoi, en fait, des gens qui ne sont pas forcément vieux, pourquoi des gens qui n'ont pas, on va dire, un accident de travail très concret vont demander un arrêt de travail parce qu'ils sont, par exemple, en burn-out pour des raisons psychologiques ? Pourquoi ? Et bien là, c'est toute la question du management toxique, des conditions de travail, etc. Mais quand on regarde, en fait, l'augmentation, ça va continuer à augmenter parce que les gens vont vieillir, parce qu'il y aura de plus en plus de salariés.
Et quand on regarde les secteurs touchés, c'est des secteurs qui sont parfaitement normaux, c'est-à-dire des secteurs dans l'industrie extractive qui sont dangereux, dans la santé, dans le bâtiment. Et les secteurs les moins touchés par les arrêts maladie, c'est la communication, des secteurs où il y a plus de jeunes. Donc, on se rend bien compte, en fait, quand même, que malgré tout, cette évolution est assez normale. Mais ce qu'il faut aller voir ensuite, c'est la question, plus importante. Oui, on rappelle que la France détient un triste record dans la catégorie mort au travail, plus de 1 200 en 2024, par exemple.
Aussi que les CHSCT, qui étaient les organes ou les institutions permettant aux syndicats et aux employeurs de discuter sur les conditions de travail, etc., a disparu pour tout ça, mettre dans un CSE en mode hop. Et en plus, là, encore une fois, j'ai l'impression qu'on s'attaque plus aux arrêts en eux-mêmes que dans les causes de pourquoi il y a des arrêts. Exactement. Tu as raison de dire que la loi travail a supprimé, effectivement, a mis dans le CSE ce que tu as dit. Et tu as raison de dire aussi qu'on s'attaque souvent aux symptômes sans prendre en compte la maladie. La vraie maladie, c'est les conditions de travail, le mal-être au travail.
Il y a une très grande étude qui a été faite par Eurofond sur 36 pays, 70 000 salariés, la France étant qu'elle est à la fin sur les conditions de travail. Donc, on voit bien qu'il y a une souffrance au travail. Et pourquoi il y a une souffrance ? Parce que pendant très longtemps, vous savez, on discute souvent, tu le sais, ici, on discute souvent du temps de travail. Les libéraux nous disent qu'on ne travaille pas assez en nombre d'heures. D'autres disent qu'il faut revenir à la semaine des 32 heures. On a raison de parler de tout ça. Mais la réalité, en fait, c'est qu'aujourd'hui, le monde du travail tient par des objectifs. Ce n'est pas le temps de travail.
Tu peux avoir un temps de travail de 32 heures, mais si tu as des objectifs que tu peux faire en 40 heures, ça ne sert à rien. Tu vas travailler plus longtemps. C'est plus la pression au travail. Exactement. On te fixe des objectifs chiffrés que tu ne peux pas faire dans ton temps de travail. Ça crée un surtravail. Le surtravail, ça a été très bien décrit dans le Capital par Marx. C'est un travail gratuit que fait le salarié parce qu'il n'a pas la possibilité de s'imposer face aux capitalistes. Et donc, on te donne un objectif comme ça, que tu ne peux pas faire longtemps de travail. Donc, tu vas surtravailler en plus. Et ça crée derrière de la fatigue, des burn-out, etc.
Et les chiffres sont assez parlants. J'en ai pris quelques-uns avec moi. Tu as 55% des cadres. Alors, on parle souvent des cadres comme des gens qui seraient protégés. 55% des cadres qui ont un épuisement professionnel et qui ressentent un stress intense. Tu as 44% des jeunes qui disent que leur mal-être vient du travail. Donc, c'est quand même des chiffres qui sont assez élevés et qu'on peut relier très directement au fait que nous sommes vraiment les plus mal classés en termes de conditions de travail parmi les pays riches. Il y a le sens aussi qu'on y met dans son travail quand il y a une perte de sens, forcément...
Effectivement, quand le but c'est d'avoir des objectifs quasiment irréalisables, une pression pour faire du chiffre du chiffre constamment, vous perdez le sens du travail. Mais l'entreprise dans beaucoup de secteurs a perdu aussi son sens du travail puisque son but c'est juste de dégager des profits pour des actionnaires plutôt que de faire des choses qui pourraient être des produits qui pourraient être intéressants. Et ça, on l'a vu à plusieurs reprises, même dans des grandes entreprises américaines qu'on a souvent portées en exemple. On s'est dit il nous faudrait ça en Europe, par exemple Facebook.
Bon, Facebook, le Mark Zuckerberg a fait un message très dur à l'égard de ses salariés où il a dit écoutez, on va augmenter les cadences et puis ceux qui ne tiennent pas n'ont pas leur place ici parce qu'aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait ? On compare les salariés à quoi ? Au début, on les comparait pour les cadres d'ingénieurs roumains ou d'ingénieurs indiens, pour les ouvriers, idem, à des travailleurs d'Asie du Sud-Est et puis maintenant, on les compare à l'IA. Il faut être plus performant que l'IA va vous remplacer. Comment voulez-vous dans ces conditions qu'on ait un sens au travail et que ce soit le bien-être et qu'on soit heureux d'aller travailler ?
Non, le travail pour beaucoup est une source de stress. Est-ce que le fait aussi qu'il y ait plein de secteurs bouchés, que maintenant, même avec un Bac plus 5, on ne trouve pas de travail, le fait aussi d'être cette forme de concurrence ou alors aussi la précarité d'enchaîner les petits CDD ou moi, je sais que je suis de la génération où on m'a dit un CDI, c'est quasi impossible. Il y a quand même un gap générationnel en termes de stabilité au travail entre nos deux générations. Est-ce que ça, ça ne joue pas aussi dans le mal-être des jeunes à se sentir bien au travail ? Oui, et ça a été en plus théorisé. Vraiment, l'ubérisation de l'économie, c'est ça.
C'est-à-dire, le contrat, le CDI, c'est vieux jeu. C'est ce qu'on nous avait dit souvent. C'est des gens qui sont protégés. Les outsiders, il faut les avantager. On les avantage comment ? En grosso modo précarisant tout le monde. C'est soit tu montes ton statut d'auto-entrepreneur et tu travailles, soit tu enchaînes les contrats précaires, mais tu es libre, entre guillemets. Il y a une individualisation du travail. Il y a une volonté de nous présenter ça comme une autonomie qui serait beaucoup mieux pour la personne qui la vit puisqu'elle pourrait organiser elle-même son temps de travail. Or, on voit bien aujourd'hui combien de temps travaillent les delivery roux et ce qu'ils gagnent.
Il y a une étude qui est sortie récente qui a montré qu'ils travaillaient des 70 heures par semaine pour rien gagner. Et on voit bien comme l'ubérisation derrière, c'était une forme de précarisation du travail tout en gardant en fait un donneur d'ordre, une entreprise en haut de qui vous dépendez très fortement. Et là où ils ont réussi à gagner, on l'a souvent dit ici encore une fois, c'est que quand vous êtes un travailleur indépendant, c'est vous qui deviez acheter votre matériel alors qu'avant, l'usine te fournissait quand même ton matériel.
Il y a mardi 8 avril, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi visant contre les fraudes sociales et fiscales dont un amendement du groupe droite républicaine. C'est dans le même sujet. Il prévoit la suspension systématique des indemnités versées par l'assurance maladie si le médecin envoyé par l'employeur conclut un arrêt de travail injustifié lors de sa contrevisite. Alors ça avait déjà été retoqué par le Conseil constitutionnel ces dernières années. Thomas, est-ce que c'est pas super dangereux là de se dire que l'employeur peut envoyer son médecin vérifier si l'autre médecin qui avait donné l'arrêt de travail n'est pas... que l'arrêt n'est pas justifié ?
Non mais... C'est dangereux. C'est lunaire. C'est lunaire. On ne fait plus confiance aux médecins. On ne fait plus confiance aux médecins. Et après on voit très bien la manière dont a été pris le problème. Les arrêts maladie c'est pas grand chose honnêtement. En termes budgétaires tu veux dire ? Non. Globalement sur l'ensemble du travail c'est 5%. Là plus 95% des gens travaillent sans arrêt maladie. Et quand on regarde les chiffres en fait vous avez grosso modo 7% des arrêts maladie 7% des arrêts maladie qui sont des arrêts maladie de plus de 6 mois donc des maladies graves qui représentent plus de 50% de la dépense.
Donc la réalité en fait c'est que la grosse dépense d'indemnité journalière que les gens veulent combattre comme s'il n'y avait que des tricheurs elle dépend d'une petite partie de gens qui sont très malades. Et quand vous êtes vieux quand vous êtes vieux et bien plus vous êtes vieux plus vous avez des dépenses de santé qui sont importantes. Quand on regarde par exemple les moins de 35 ans ils représentent un tiers des arrêts.
Mais c'est que 22% de la dépense globale parce que c'est des gens ils vont s'arrêter 4-5 jours parce qu'ils ont une grippe ou un truc grave ils ne peuvent pas se déplacer au travail s'ils se déplacent en plus ils vont transmettre le virus on ne sait pas si c'est quelque chose de positif. En fait plus vous vieillissez plus les jours d'indemnité les arrêts maladie sont longs très clair. Et plus vous avez une maladie grave plus ils sont longs plus ils coûtent cher. Donc c'est tout. Il ne faut pas aller chercher derrière une volonté de tricheur. Les triches sont extrêmement faibles par rapport au nombre total d'arrêts maladie qui sont donnés.
Donc ce n'est pas ça qui explique la hausse des dépenses. Il faut arrêter de penser ça. Il ne faut pas penser qu'il n'y a que des malades imaginaires en France et que c'est ça le problème. Le vrai problème il n'est pas là. Le vrai problème il n'est pas là du tout. Et la façon dont le problème est pris c'est comme dans le premier sujet. Le premier sujet c'est bon la France est un pays de fainéants il faut les faire travailler plus y compris les jours fériés. Et là c'est un pays maintenant de malades imaginaires. C'est le problème. C'est à cause d'eux qu'il y a une dépense qui a augmenté. Alors que non ce n'est pas à cause d'eux. Même si encore une fois il faut lutter contre la fraude.
Elle est inadmissible. Justement parlons de fraude parce que c'est justement ce projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales. Il prévoit des contrôles et sanctions renforcées s'il y a une fraude à France Travail par exemple aux prestations sociales ou aux faux arrêts de travail. Il y a aussi des mesures contre le travail dissimulé et un plus fort encadrement du CPF. Thomas, clairement ce projet de loi c'est une vaste blague de l'avoir appelé contre la fraude sociale et fiscale. On ne s'attaque pas du tout à la fraude fiscale dans ce projet de loi. Exactement. On s'attaque à la fraude aux prestations sociales qui est une fraude... C'est la plus minoritaire de toutes les fraudes.
C'est la fraude sociale. On s'attaque directement aux pauvres et c'est une pauvre fraude. Voilà pour faire un jeu de mots à deux balles. Mais c'est à peu près ça. C'est-à-dire que la grosse fraude on l'a dit plusieurs fois ici la grosse fraude c'est la fraude fiscale. L'évasion fiscale 60, 100 milliards c'est des chiffres qui varient très fortement mais on sait que c'est des chiffres en dizaines de milliards. C'est très facilement identifiable. On sait qu'il y a des grands groupes par exemple qui ont des sociétés dans des paradis fiscaux. Il faudrait leur demander ce qu'ils y font.
Un groupe qui se sont enrichis grâce aux Français la consommation française aux contribuables les subventions les impôts et aux aides françaises et aux aides françaises aux mesures d'aide aux entreprises et qui ont des paradis fiscaux et que là on peut identifier très facilement et là on parle de dizaines de milliards mais on ne touche pas à ces entreprises parce que elles créent des emplois etc. Enfin toute la logique habituelle. Ensuite vous avez les fraudes la fraude sociale mais la fraude aux cotisations sociales qui est l'emploi non déclaré qui là est énorme aussi qui est pratiquement plus de 50% de la fraude sociale est énorme.
Mais là bon on s'attaque aux entreprises il faut les comprendre elles ont trop de charges donc il faut les laisser faire etc. On ne touche pas. Donc reste la plus petite partie de la fraude qui est condamnable on est d'accord qui est la fraude aux prestations sociales mais qui est une fraude minime. Donc le vrai problème si on devait le hiérarchiser on commencerait par la fraude fiscale la fraude aux prestations sociales le travail non déclaré et ensuite on irait au reste.
Mais il y a une énergie qui est donnée énorme pour aller s'attaquer à la fraude qui concerne les soi-disant les plus pauvres et qui est une pauvre fraude et qui ne rapportera pas énormément donc on voit encore une fois qu'on est dans l'idéologie. Et en plus de tout ça il y a eu des baisses drastiques de budget et de personnel dans toutes les administrations qui doivent contrôler la fraude fiscale et tout ça donc au-delà de créer du mal-être au travail pour les personnels qui du coup sont surbookés ça empêche aussi les recouvrements de fraude fiscale. C'est quelque chose dont on parle très peu.
Les postes d'inspecteurs du travail ont diminué à moins 16% donc moi je ne sais pas comment on peut augmenter les contrôles sans inspecteur du travail il faut me le dire. Donc non. Et même dans les services de recouvrement à Bercy. Mais oui et Bercy est un des premiers ministères où il y a les plus grosses coupes avec le ministère de l'environnement sous Macron. Donc c'est un petit peu contradictoire. Donc à la fin on s'attaque par la morale parce qu'encore une fois c'est une pensée un peu paresseuse et c'est simple de s'attaquer toujours au même.
Ils n'ont pas beaucoup de représentants ils sont très pauvres donc on s'attaque encore une fois à ceux qui feraient des fraudes sur les prestations chômage ou sur les allocations familiales ce qui est condamnable d'ailleurs d'accord c'est condamnable.
Mais on parle de quelques milliards contrairement à des dizaines qui perd quelques centaines de millions là-dessus qu'il faut probablement récupérer mais de l'autre côté il y a la fraude sur le travail non déclaré et la fraude fiscale où là on pourrait rapporter et ça pourrait rapporter énormément d'argent et on voit qu'ils ont quand même plus de mal à s'attaquer à ça qu'à s'attaquer plutôt à la fraude sociale concernant les prestations sociales. Et pendant tout ce temps donc on s'attaque aux travailleurs aux arrêts maladie etc.
Sur l'essence sujet brûlant quand même les tarifs explosent on redépasse les 2 euros par litre le diesel culmine à 2,30 euros enfin c'est énorme sans parler des pénuries etc. Thomas j'ai l'impression que le gouvernant est passé totalement à côté du sujet là. Oui complètement. Il est complètement passé à côté du sujet parce que c'est assez marrant il a dit grosso modo qu'il ne pouvait rien faire pas trop alors il a pris quelques filières pour pas que ça crie trop avec quelques mesurettes à droite à gauche pour montrer qu'il faisait quelque chose mais il a dit dès le début les caisses sont vides.
Les caisses sont vides alors on peut prendre acte les caisses sont vides s'ils veulent on sait très bien pourquoi elles sont vides et puis on a toujours des marges de manœuvre elles ne sont pas si vides que ça en réalité mais bon allez partons de ça. Qu'est-ce qu'ils auraient dû faire ? Ils auraient dû bloquer les prix. Comment on bloque les prix ? Alors c'est prévu dans le code du commerce on peut le faire c'est parfaitement légal contrairement à ce que on a bloqué les prix du gel hydroalcoolique des masques pendant le Covid on peut bloquer les prix.
Après il faut le faire de manière intelligente parce que le pétrole est un produit fluctuant et qu'il y a différents acteurs sur la filière de distribution. Alors vous avez les majors totales qui elles déjà d'entrée de jeu ont dit qu'elles bloquaient. On n'a même pas eu besoin de leur demander et là le gouvernement était très content ils bloquent on les laisse faire mais ça a créé Ils bloquent à 1,99€ ce qui reste très très cher.
Oui très très cher mais ils ont quand même bloqué à 1,99€ ce qui a créé des pénuries parce que tout le monde a été chez eux ils n'avaient pas assez d'essence de carburant à distribuer et les indépendants étaient très fâchés parce qu'ils se sont dit c'est une distorsion de concurrence ils peuvent se le permettre pas nous donc les gens vont chez eux et plus chez nous donc ça a fâché tout le monde donc quand on gouverne on réunit tous les distributeurs donc les gros c'est les majors total qui gagnent énormément d'argent avec cette crise qui vont faire un énorme profit Pourquoi ?
Parce qu'elles maîtrisent tout de l'amont à l'aval elles font de la production de pétrole mais elles distribuent aussi de l'essence donc avec le pétrole elles gagnent des sommes de dingue donc elles peuvent compenser avec la distribution d'essence à moindre coût enfin perdre un peu de marge là-dessus vous avez ensuite les grandes et moyennes surface qui appartiennent à Leclerc qui ont gagné aussi beaucoup d'argent pendant la crise ukrainienne mais qui eux peuvent aussi bloquer les prix parce que l'essence est un produit d'appel on va faire le plein puis après on va faire les courses donc ils peuvent bloquer ils peuvent bloquer les prix donc là on fixe un prix commun aux deux et après restent les indépendants les indépendants c'est moins de 10% de la filière c'est pas grand chose ils sont pas nombreux ils sont dans des endroits souvent il y a très peu de concurrence etc donc là on peut leur dire à eux reniez en partie sur vos marges et on va vous aider l'état va vous aider il va prendre le reste ça coûtera pas énormément cher à la fin c'est une petite part du marché et tous les français auraient eu un prix fixe affiché pendant la crise ce qui leur évite de stresser il y a une lisibilité et tout le monde aurait été plus content pourquoi ils ne l'ont pas fait parce qu'ils disent qu'ils n'ont pas d'argent et ils ont peur et puis parce que bloquer les prix il ne fallait pas le faire alors que d'autres présidents d'autres ministres l'ont fait et que c'est prévu dans le code du commerce sauf que même une partie de la gauche revient sur le principe du blocage des prix on se rappelle de la prise de parole il y a quelques jours semaines de Marine Tondelier qui disait le blocage des prix c'est pas vraiment une bonne solution parce que ça coûte la gauche lâche sur ce sujet alors que c'était dans le programme du NFP comment on fait ?
Moi je ne comprends pas ce revirement et puis surtout qu'il y a beaucoup de prix qui sont entre guillemets administrés dans l'énergie c'est quelque chose qui s'est fait mais à l'après-guerre dans beaucoup d'endroits dans l'électricité ailleurs et que là il y a une disposition vraiment prévue dans le code du commerce donc pourquoi ne pas l'utiliser ?
On peut l'utiliser l'important c'est de le faire bien si vous le faites n'importe comment effectivement ça peut coûter de l'argent vous pouvez fâcher un certain nombre de distributeurs mais si vous le faites bien il n'y a pas de problème et ça coûterait même moins cher que les chèques carburants qui ont été faits et ça permettrait de reposer les français parce que là ils sont en train de faire jouer la concurrence partout ils essaient de trouver la station loin moins chère quand vous avez un prix fixe vous avez de la visibilité il ne s'agit pas de faire ça sur 10 ans mais au moins quand il y a des volatilités très fortes sur les prix du pétrole comme c'est le cas aujourd'hui à cause d'un événement exceptionnel une guerre on peut déclencher cet article du code du commerce et bloquer les prix et offrir la visibilité aux français parce que je ne vois pas sinon qu'est-ce qu'on fait on baisse les taxes ça coûte plus cher ce que propose le RN ça coûte 30 centimes de moins c'est-à-dire un centime de taxe en moins c'est un demi-milliard par an en moins dans les cases d'état donc 30 centimes il faudra les rattraper quelque part donc là on avait quelque chose quand même prévu par la loi et que Hollande même à l'époque en 2012 avait mis dans son programme donc ce n'est pas non plus quelque chose de révolutionnaire et tu fais bien de parler de l'extrême droite parce que tout ce qu'on vient de parler de la Macronie sur la fraude sociale plutôt fiscale sur le 1er mai sur les arrêts maladie on rappelle que l'extrême droite est quand même main dans la main avec les votes ultra libéraux qu'on a vu là qui s'attaquent aux travailleurs et aux travailleuses le mois d'avril marque quand même un anniversaire c'est les 10 ans de la Macronie quand Emmanuel Macron avait lancé son mouvement ni de gauche ni de droite est-ce qu'après 10 ans tout ce dont on vient de parler aujourd'hui est un peu révélateur de leur politique et de leur bilan aussi alors il y a eu des crises extérieures etc même si le rôle d'un état c'est quand même de prévoir ce genre de crise et de ne pas faire tout sur le court terme comme une start-up mais bref c'est un peu le fil rouge de ce qu'on vient de dire aujourd'hui c'est un peu le bilan de leur 10 ans exactement même si on met les crises à part qu'est-ce qu'on constate dans tout ce qu'on a traité aujourd'hui rien n'a changé c'est-à-dire que Macron aurait pu dire la même chose en 2016 quand il a créé son mouvement rien n'a changé c'est-à-dire qu'on reproche aux Français de ne pas assez travailler il y a eu deux lois travail il y a eu vraiment la start-up nation elle a été appliquée il y a eu deux lois travail il y a eu l'ubérisation etc on leur dit c'est pas assez il faut continuer qu'est-ce qu'on leur dit ah vous êtes trop souvent malade vous êtes des malades imaginaires donc on va s'attaquer aux malades imaginaires on va leur faire des doubles contrôles on va créer un bouton où l'entreprise peut choisir de directement prévenir des services qui vont contrôler son malade donc on en est là et la troisième chose on touche pas aux riches on touche pas à la fraude à l'évasion fiscale on s'attaque à la fraude aux prestations sociales parce que les prestations sociales quand même c'est un peu embêtant de les donner et la dernière chose c'est qu'on est incapable de faire quoi que ce soit maintenant pour aider les Français face à la hausse des prix de l'énergie donc on va dire que c'est la France 2016 presque en pire presque en pire J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter vous le savez en pleine offensive de l'extrême droite le média se bat pour défendre une information libre indépendante hors des mains des milliardaires et leur agenda politique et on avance en candidate à la TNT francilienne la télévision gratuite est trop importante pour le pluralisme et l'accessibilité pour être laissée aux seules mains des grands groupes toutes nos équipes techniciens techniciennes et journalistes sont prêtes et des millions de citoyens citoyennes attendent désormais le feu vert de l'Arcom on a besoin de vous dans ce combat notre seule force c'est vous alors rendez-vous sur soutenez.lemédiatv.fr spectateurs, abonnés donatrices et sociaux je vous dis à la semaine prochaine