Présidentielle 2027: Laurent Wauquiez plaide pour "une primaire" de la droite à l'automne
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versailles il est 8 heures 29 vous êtes bien sûr RMC et BFM TV Bonjour Laurent Wauquiez Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes le député de Haute-Loire Et président du groupe droite républicaine Le groupe LR à l'Assemblée national. De très nombreuses questions à vous poser et d'abord évidemment après la mort de Liana et la série en chaîne de dysfonctionnement, de raté, que faire Que faire ? La réponse politique, le Premier ministre dit qu'il réunira à nouveau ce matin les ministres concernés.
Gérald Darmanin, Laurent Nunez, la ministre de la Santé, le ministre de l'Éducation, la ministre de l'égalité femmes-hommes. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'il faut dire D'abord, je voudrais juste dire quelque chose.
Ça me rappelle des souvenirs qui sont très douloureux chez moi. Je ne sais pas si vous en souvenez, mais il y avait eu un drame qui était exactement la même chose. À l'époque, les mêmes gesticulations sur une gamine qui devait avoir 13 ans au collège Chévenol, qui avait été torturée, violée, brûlée par un assassin, un prédateur, qui avait été mis dans un internat mixte, alors même qu'il y avait déjà eu des plaintes de viol contre mineurs contre lui.
Et j'ai l'impression de revivre la même chose. Vous parlez d'Agnès ? Oui, bien sûr.
Agnès au collège Chevenol, chez moi, en Haute-Loire, au Chambon-sur-Lignon. le même drame les mêmes visages de familles abasourdies la même colère, les mêmes marches blanches le même dysfonctionnement de la justice et je me dis mais ça se produit, on a la même chose à quel moment est-ce qu'on prend la mesure de ce à quoi on a faire face parce que pour répondre très simplement et clairement à votre question je crains que ce soit pas un fait divers c'est pas un acte isolé il va pas seulement suffire à de chercher la responsabilité de telle politique tel procureur tel personnel de gendarmerie on a affaire pour moi à la faillite globale de la justice française. Ça remonte à loin, on en a aujourd'hui l'aboutissement, on a un système de justice qui ne marche plus, qui ne protège plus, qui ne protège pas nos enfants.
Et donc si on veut répondre, c'est pas de la gesticulation qu'il va falloir, c'est un changement très profond de toute notre approche de politique pénale. Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, toutes ces réunions qui s'enchaînent, ces conférences de presse à l'assemblée nationale à matignon c'est de la gesticulation non ça veut dire je pense que quand le garde des sceaux dit clairement c'est pas juste des responsabilités à établir sur une affaire mais qui pose le problème global de l'ensemble de la politique pénale je pense qu'il a raison. Qu'est ce qui est en train de se passer ?
On a une justice extrêmement lente en France et tout se tient quand on a une justice qui n'est pas capable de condamner dès le premier délit. Quand on a une justice qui n'est pas capable de réagir aux casseurs. C'était quand même le débat de la semaine dernière.
Il y a une semaine, quasiment jour pour jour, on était dans les premières comparutions immédiates après les casses autour de la victoire du PSG. Et avec le retour de ce qui s'était passé il y a un an, souvenez-vous, 500 gardes à vue, même pas 10 personnes qui vont en prison. Quand on a une justice qui n'est pas capable d'expulser des délinquants étrangers, quand on a une justice qui n'est plus capable de mettre hors d'état de nuire des prédateurs sexuels, on a un problème majeur.
C'est que la justice, pour qu'elle marche, il y a deux conditions qui sont simples. Je pense. Mais qui sont très difficiles à mettre en oeuvre.
La première, il faut que ce soit rapide. En moyenne, au Royaume Unis, on juge trois fois plus vite et il y a 50 fois, il y a 50 % de places de prison de plus. En France, notre justice est beaucoup trop lente. 4 ans. 4 ans, vous vous rendez compte ? 4 ans en moyenne.
Et c'est comme ça qu'on récupère cette situation. Puis deux, la deuxième chose, c'est que comme il n'y a pas de sanction dès le premier délit, comme on a perdu le sens d'une politique pénale qui est quand même de mieux sanctionner pour pouvoir mieux protéger et bien à l'arrivée on est submergé par la violence, par la délinquance, par les prédateurs. Parce qu'il n'y a plus de peur et donc il n'y a plus de respect.
Donc la question de la sanction pénale, pour vous, est liée à tout le reste ? Pour moi, tout se tient. Sinon, vous comprenez pas.
Je pense que ceux qui nous écoutent et qui se disent mais comment c'est possible ? 70 000 plaintes qui mettent en question des mineurs, qui sont en cours d'instruction, 70 000 en France, comment c'est possible Malheureusement la réponse elle est là, c'est que comme notre justice est trop lente, comme elle n'arrive plus à endiguer le flot de violence, elle est submergée par des faits qui se multiplient et face auxquels on ne pose pas dès le début des sanctions Gérald Darmanin qui a donc annoncé ce ce dimanche, en effet, qu'il allait demander aux procureurs généraux de reprendre, je cite, l'intégralité des plaintes qui touchent des enfants, soit environ, dit-il, 70 000 dossiers. D'ici au 14 juillet, il faut le faire quand même ?
Évidemment qu'il faut le faire. Mais la réponse, elle ne sera pas là seulement. La réponse, c'est plus globalement de se poser sur toute notre politique pénale.
Et ce que je veux dire aussi à ceux qui nous écoutent ce matin, c'est possible. Il y a d'autres pays l'ont fait. Je citais l'exemple du Royaume-Uni qui a revu sa politique pénale, qui a essayé de faire en sorte que la procédure soit plus rapide, qu'elle soit plus efficace.
On peut citer l'exemple des Pays-Bas. Les peines plus courtes ? Le principe aux Pays-Bas, c'est qu'on agit, vous le rappelez avec raison, dès le début.
Nous, en France, on attend le multi-récidiviste. Et donc, on est submergé par la délinquance. Mais pardon, mais qui va faire ça ?
C'est-à-dire que ce que je trouve quand même très frappant, c'est qu'au fond, ce que vous dites, c'est ce que déjà Gérald de Darmanin disait il y a un an. Reprenons l'exemple du PSG, il y a un an quasiment jour pour jour, il y avait les mêmes émeutes et il y avait à peu près la même proportion de personnes qui étaient arrêtées. Et à ce moment-là, Gérald Darmanin avait dit « c'est un échec, notre justice ne fonctionne pas suffisamment bien et il avait proposé parmi les pistes de réflexion l'idée de supprimer le sursis.
C'est-à-dire qu'en fait, une peine prononcée, elle est tout de suite appliquée. Elle n'est pas une menace pour si jamais un jour il y a à nouveau quoi que ce soit. Un an après, il est ministre de la justice, c'est pas quelqu'un qui dit ça loin il est en ce moment même au ministère de la justice et c'est encore une piste de réflexion je vous écoute tous et j'ai quand même l'impression que tout ça est très largement théorique quand est-ce que ça atterrit dans le monde réel si on veut un que ça atterrisse dans le monde réel il y a une première condition qui est juste la première de toutes les autres, faut faire des places de prison parce que tant qu'on ne fera pas de place de prison, tous les discours qui seront tenus ne serviront à rien notre problème c'est qu on n'est pas capable d'emprisonner et donc on a une politique pénale qui a été faite à rebours en fonction du nombre de places de prison qu'on a et donc l'impératif mais ça fait 10 ans que je me bats en le répétant c'est de construire des places de prison j'ai un député dans mon groupe qui propose de construire des prisons chez lui, une prison chez lui depuis plus de dix ans.
Et pourquoi ça ne se fait pas ? Bonne question. J'ai interpellé l'administration.
On a essayé de le soutenir, il se bat, il essaie de s'exprimer dessus. C'est quoi ? Non mais c'est-à-dire que c'est des blocages, c'est quoi ?
C'est de l'urbanisme, c'est les associations de rivains, c'est la justice, c'est quoi ? C'est des moyens ? C'est globalement, je pense, un système qui est beaucoup trop lourd.
Pour les Jeux Olympiques, on est capable de mettre en place des procédures ultra rapide pour faire des équipements sportifs il faut faire la même chose pour qu'on soit des places de prison et donc si on reprend dans le bon sens pour pour nous le dire très clairement un des places de prison d'une refonte totale de notre politique pénale et pas pas juste quelques têtes d'épingle. On a besoin de tout remettre à plat. Et sans doute que comme l'éducation, ça devra être pour moi des grands débats de 2027.
Alors l'éducation, la justice, comment est-ce qu'on remet à plat Quand vous écoutez, par exemple, Bruno Retailleau, le patron des Républicains, il dit qu'il veut créer, je cite, une cour disciplinaire de la magistrature avec cette question qui est celle de la sanction des juges et de la responsabilité des juges. Question aussi là-dessus, est-ce que, à vos yeux, les magistrats doivent rendre des comptes ? C'est un débat que Bruno Retailleau a raison de poser.
Quand il y a un pouvoir, quand il y a une responsabilité, en face, il faut qu'il y ait des contreparties et donc qu'il y ait évidemment la possibilité que quand il y a des dysfonctionnement lourd, la responsabilité des juges soit mis en cause. Pour moi, c'est une évidence, ça ne doit pas poser de problème. Donc il faut des sanctions ?
Mais je vais quand même aller au cœur du sujet. Ce qu'attendent les Français, ce n'est pas de mieux sanctionner ou de plus sanctionner des juges qui font des fautes. C'est qu'on a un système de justice qui fasse moins de fautes, qui fasse moins d'erreurs judiciaires, qui protège.
Et donc si vous m'interrogez ce matin sur ma priorité, moi ma priorité c'est une politique pénale plus rapide et qui sanctionne mieux. C'est ça ce que je pense être le cœur de notre débat. Avec une autre question qui est la question des violences en particulier vis-à-vis des femmes et des enfants.
Cette proposition de loi dite intégrale, qui est une proposition de loi transpartisane, qui est portée plutôt par une députée socialiste, mais qui hier a été présentée aussi par la présidente de l'Assemblée nationale, qui voudrait que ça revienne à l'ordre du jour. Est-ce que vous estimez que cette loi avec 140 propositions très vastes, très large, elle doit être à nouveau examinée ? Vous l'avez dit, c'est une loi qui est portée par une députée socialiste.
Je n'aurai aucun problème à la soutenir. Et mon groupe sera impliqué si jamais elle vient à l'Assemblée nationale pour pouvoir l'enrichir et l améliorer. Mais je redis ce que je vous dis ce matin, tout se tient.
C'est la question de la protection de nos enfants, c'est la question de la lutte contre la délinquance des femmes, contre la délinquance contre les femmes, bien sûr, c'est une évidence, mais c'est plus globale. C'est toute notre politique pénale qui est par terre. J'ai bien compris, pour vous c'est la question de, en gros, du début, c'est-à-dire ministère plutôt là de l'intérieur jusqu'au bout, c'est-à-dire la question de la sanction et de l'application des peines.
Pourquoi je vous le dis ? Parce que je suis convaincu qu'on peut y arriver. Je suis convaincu que ça peut se redresser.
Je suis convaincu qu'on peut remettre de l'ordre dans notre pays, mais à une condition. C'est qu'on pose les beaux débats. Les bons débats.
Et ma crainte, c'est que, comme toujours en En France, quand il y a un drame, on a tendance à faire des réponses qui sont trop petites, trop limitées, qui ne se situent pas à la hauteur de l'enjeu. La hauteur de l'enjeu, c'est bien ça, c'est notre justice aujourd'hui étant faillite. Il faut retrouver une justice qui se Est-ce que c'est une question de moyens ou est-ce que c'est une question de philosophie ?
Les moyens sont nécessaires, il en faut plus et ça ne sera pas suffisant. S'il n'y a pas cette volonté de sanctionner et cette capacité d'emprisonner, ça ne suffira Pour que ça passe, il faut gagner et il faut être au pouvoir. Vous avez dit la machine à perdre est enclenchée.
Mais qui l'alimente ? Vous avez l'air tous de parler en votre nom propre. Il n'y a pas de collectif quand je vous entends, vous la droite ?
J'essaye en tout cas. Peut-être que je n'y arrive pas pour l'instant, mais j'essaie de parler à tout le monde. Ce n'était pas ma spécialité.
Vous nous avez tous dit que vous aviez changé, alors un de plus. Franchement, vous avez tous dit que vous aviez changé. Franchement, vous n'êtes pas le premier à dire.
C'est gentil, Madame de Malherbe, de commencer à me désespérer alors que ça commence. Vous n'êtes pas le premier à me dire ce matin, mais regardez comme j'ai changé, regardez comme je m'ai amélioré, c'est ma faute, c'est ma très grande faute. Bon.
Ce n'est pas du tout ce que je vous ai dit. C'était un léger petit trait d'autodérision, qui de temps en temps peut être salutaire en politique. Donc maintenant vous êtes pour le collectif ?
Non ce n'est pas ça, c'est juste je regarde. C'est quoi la situation ? Division partout, multiplication des candidatures.
Vous avez vu Mélenchon ce week-end il dit chez nous c'est carré et en effet on peut dire que c'était carré tout le monde derrière lui sur la scène est-ce que c'était une démonstration de force ? oui est-ce qu'à l'arrivée Jean-Luc Mélenchon sera beaucoup plus haut que ce que tout le monde veut croire ? C'est une évidence.
Est-ce que potentiellement il peut être qualifié au second tour ? Je le crois, je le dis depuis de nombreuses semaines. Et donc la droite en étant divisée prendrait une immense responsabilité de permettre la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle.
Ce que beaucoup de politiques à droite semblent totalement ignorer et ce que beaucoup de Français redoutent. Donc oui, je me bats. Alors, vous avez raison de me le dire.
Très bien, vous m'expliquez que vous avez changé. Je me bats pour faire en sorte qu'on soit rassemblés. Mais est-ce que vous n'êtes pas en train de vous battre, surtout pour que Bruno Retailleau ne soit pas le candidat à la droite ?
Est-ce que je bats sur tout ça l'objectif ? Je me bats pour que tout le monde soit rassemblé et même si vous essayez de m'emmener du côté de mes vieux démons, je n'irai pas là-dedans. Je considère que je veux parler à Bruno Retailleau, je veux parler à Edouard Philippe, je parle à Gérald Darmanin, je parle à Sarah Knafo.
J'essaye de mettre tout le monde ensemble et de leur dire très simplement qu'on a une responsabilité, on ne peut pas être chacun avec des candidatures isolées, qui aboutiront à ce que la droite soit disqualifiée dès le premier tour. Parce que dernière, il y a cette menace immense de Jean-Luc Mélenchon. Alors on fait comment ?
Vous faites comment ? Quelle est la recette ? Est-ce que c'est une histoire de sondage ?
On regarde ? Je ne sais pas. On dit au 1er septembre, on voit lequel est le plus haut.
Est-ce que c'est une histoire de primaire ? Et dans ces cas-là, avec qui ? Vous évoquez Sarah Knafo.
Mais parce que Sarah Knafo, ça ne sonne pas comme Éric Zemmour. Mais la vérité, c'est qu'elle l'a déjà dit. Elle, elle n'est pas sur la présidentielle.
Ce sera Éric Zemmour. Donc est est-ce que ça va de Éric Zemmour ? Parce qu'on va dire les choses comme elles sont, ce n'est pas Sarah Knafo.
Est-ce que ça va de Éric Zemmour à, je ne sais pas, Gabriel Attal ? Alors d'abord, justement, ce que j'essaye de faire, c'est de ne pas tomber dans votre piège. Votre piège, c'est celui de la droite, c'est le raisonner à partir de personnes et chacun s'excommunie et tout le monde dit je peux pas travailler qu'un tel parce que il m'a trahi il ya cinq ans ou un tel parce qu'il a pas les bonnes idées j'essaie de dire à tout le monde commençons par travailler sur le fond qu'est-ce qu'on veut porter ensemble Moins d'immigration, moins de dépenses publiques, moins d'assistanat, plus de pouvoir d'achat, plus de sécurité, plus d'économie.
Bon. Qui est-ce qui est d'accord avec ça ? Le RN ?
Non. Voici. – Non, pardon Madame de Malheur, ce que vous dites est faux.
Interrogez Madame Marine Le Pen, demandez-lui si elle est de droite, posez-lui la question de savoir est-ce qu'elle est prête à faire des économies sur la dépense publique. – Non, non, vous allez me dire en effet qu'il y a un désaccord sur les questions économiques, mais Je vais aller ? Ah bon, et pour vous c'est rien l'économie ?
Le pouvoir d'achat de ceux qui nous écoutent ? C'est pas rien mais jusqu'à présent le RN était votre adversaire sur d'autres questions que celle-là. Mais moi j'ai toujours eu la même réponse, je n'ai jamais changé à votre micro, je vous ai toujours dit si on veut redresser le pays, il faut arrêter l'assistanat, il faut faire des économies sur la dépense publique, il faut revaloriser le travail.
J'ai toujours eu le même discours. Ok alors partons de ce principe-là, comment vous organisez la sélection du candidat Attendez, n'allez pas...
Parce qu'en fonçant comme ça, comme un chien fou, c'est comme ça précisément qu'on n'y arrive pas. J'essaye de poser les choses dans l'ordre. D'abord un programme commun de la droite.
Comment est-ce que la droite peut partager des idées Ensuite, faire discuter tout le monde ensemble. Moi, je veux qu'on puisse mettre dans une même pièce des personnalités de sensibilité différentes de droite qui ne se parlent plus. Et c'est ce que j'essaye de faire.
Et ensuite, à l'automne, il faut trouver un système pour arbitrer tout le monde. Moi, vous savez celui pour lequel je plaide. Je considère que seule une primaire peut permettre de le faire.
Mais si d'autres ont de meilleures idées, je ne tiens pas la primaire en tant que telle, je veux juste qu'on trouve un système qui permette de mettre tout le monde ensemble. Et ça doit se faire à l Et si ça ne se fait pas à l'automne, je pense que ce sera trop tard. Est-ce que Renaissance, puisqu'on ne doit pas dire les noms, puisque vous dites que le problème n'est pas des personnes mais les idées, est-ce que les idées portées par le parti Renaissance ont vocation pour vous à faire partie de cette grande famille de la droite ?
Si elles sont à droite, oui. Si ça consiste à dire « Ah, bah l'immigration, peut-être un peu, on peut continuer, on va pas complètement être ferme », non. Si on est clair sur le fait de dire « On baisse la dépense publique pour rendre l'argent aux Français, comme ce que j'ai fait dans ma région Verne-Rhône-Alpes. » C'est oui ?
Gérald Darmanin sur l'immigration, pour prendre cet exemple-là, il dit qu'il faut faire trois ans de pause. Gabriel Attal, lui, il dit qu'il faut se concentrer sur l'immigration de travail, donc stopper l baisser en tout cas, le regroupement familial et l'immigration plus familiale. Entre ces deux-là, la proposition de Gérald Darmanin a davantage vos faveurs ?
Oui, vous me connaissez sur l'immigration, je suis favorable à ce qu'on soit très ferme, il faut évidemment arrêter l'immigration hors de contrôle. Mais je ne suis pas fermé, c'est-à-dire que pour que la droite revive, il faut qu'elle accepte la stimulation d'idées et le débat. Si jamais je viens avec votre plateau et que je dis « moi je suis capable de travailler qu'avec des gens qui ont exactement les mêmes idées que moi, on ne s'en sortira jamais ».
Donc le principe c'est de retrouver de la diversité. Il y a une droite qui est libérale, il y a une droite qui est gaulliste, il y a une droite qui est plus sensible au monde du travail, c'est la mienne. Il y a une droite qui est très attentive au sujet économique.
Voilà, ça fait partie de la richesse d'une famille et au fond depuis 15 ans elle est partie en puzzle pour reprendre l'expression des tontons flingueurs, il faut la remettre ensemble. Et c'est ce que j'essaye de faire. Votre vocation c'est de réorganiser ça ?
C'est-à-dire que vous ne vous rajouterez pas à la liste des prétendants ? C'est exactement ce que je fais, c'est-à-dire que je ne me rajoute pas à cette liste de prétendants, j'essaye de contribuer au rassemblement, j'essaye aussi de ne pas être emprisonné dans un camp. c'est pour ça que vous n'iriez pas au meeting vous avez dit que vous n'iriez pas au meeting de Bruno Retailleau le 20 mai prochain je participerai en juin pardon mais comme il y a des meetings en ce moment absolument On l'emporte tout le temps et en même temps, c'est vrai que c'est le 20 juin.
C'est bien d'avoir une oreillette. Moi, je n'en ai pas. Je vous avoue que là-dessus, je ne savais plus.
Je reconnais moi aussi mes torts. Il n'y a pas de problème. Vous avez changé vous aussi et donc juste qu'est-ce que je veux dire par là pourquoi vous y serez pas ? je ne participerai pas à des actions de campagne qui vont nourrir la division avant qu'on soit tous rassemblés donc je n'irai pas au meeting de Bruno Rotaillot je ne participerai pas plus au meeting d'Edouard Philippe.
Je n'ai pas fait d'action de campagne avec David Lissnard et pourtant c'est un ami, parce que ce que j'essaye, c'est que je pense qu'on aura besoin de quelques personnalités...
Mais tout cela pourrait être légitime. Gérald Darmanin, il compris, puisque c'est vous-même qui l'avait cité. Pour moi, le candidat légitime des Républicains, c'est Bruno Rotaillot, je l'ai dit.
Mais ce que je cherche, c'est le candidat de la droite. Pas de tel ou tel parti, pas de telle ou telle chapelle. Ce qu'il faut, c'est mettre tout le monde ensemble.
Et c'est pour ça que ce dont on a besoin, c'est qu'il y ait quelques personnalités qui ne soient pas prises dans les camps, qui soient capables d'échanger, de discuter, de faire un peu le lien. J'essaye de le faire, il y en a d'autres qui le font. Gérard Larcher par exemple, Gérald Darmanin aussi contribuent à ce qu'on discute les uns avec les autres.
On essaie de porter ça ensemble. Laurent Wauquiez, vous avez dit, je crois, cette phrase « Le plus grand danger aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon ». Est-ce que vous estimez que le plus grand danger, c'est Jean-Luc Mélenchon ou c'est Marine Le Pen Je le redis à votre micro.
Le plus grand danger politique pour la République, c'est Jean-Luc Mélenchon. Quelqu'un qui considère que les policiers sont responsables de la violence, qui plaide pour la destruction de ce qu'est la laïcité liée à un républicains, vous avez entendu les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la ruralité ? Sur le fait que...
Alors j'ai pas entendu l'intégralité d'interview donc je ne voudrais pas tronquer mais les mots que j'ai entendus en effet étaient sur le fait que dans le monde rural, on se recouperait uniquement entre personnes qui pensent la même chose alors que dans le monde plus urbain, on aurait des discussions avec des gens plus divers. Moi je viens, mon département c'est un département rural. Les propos de Jean-Luc Mélenchon étaient hallucinants de mépris.
Et surtout ils sont révélateurs pour moi de ce qu'est la menace de Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il oppose les français les uns aux autres. Il oppose les communautés à la République. Il oppose l'enfermement dans le sectarisme par rapport au lien Il n'y a pas de signe égal entre LFI et RN.
Pour moi, je le dis très clairement sur votre plateau et je l'ai toujours dit, Jean-Luc Mélenchon, c'est le principal danger politique pour notre pays. S'il y a RN, LFI au second autour, ce que vous tentez d'éviter. Vous choisirez donc le RN, en toute logique.
Madame Apolline de Malherbe, si je viens à votre plateau, c'est pas pour considérer déjà qu'on a perdu. Si je viens ici, c'est pour refuser la division qui aboutirait à la disqualification de la droite au premier tour de la présidentielle. Et précisément, ce que je ne veux pas, c'est que les Français n'aient que le choix au second tour entre l'ERN et Jean-Luc Mélenchon.
C'est pour ça que je me bats. C'est le sens de mon combat. Merci Laurent Wauquiez d'avoir répondu à mes questions ce matin.
Député de Haute-Loire et Président du du groupe droite républicaine à l'Assemblée nationale. Vous êtes bien sûr à AMC, BFM TV. Laurent Wauquiez qui est revenu sur l'affaire Liana évidemment.
Laurent Wauquiez