Macron doit convaincre… Xi Jinping ! Le Billet de Charline dans le 7/9.30
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Charline Vanhoenacker, le président de la République a entamé hier sa visite de trois jours en Chine. Emmanuel Macron doit convaincre Xi Jinping de s'opposer à Poutine. Déjà, cette phrase commence par « Macron doit convaincre ». Je pourrais m'arrêter là, je crois que je ne ferais pas mieux ! Les Chinois doivent être surpris de voir le président français débarquer dans leur pays, doivent se dire « Tiens, les Français ont un chef d'État en ce moment ». Après, je suppose que Macron, lui, croit vraiment qu'il a le pouvoir de convaincre le président chinois. Et c'est là que c'est inédit.
Qui aurait pu prévoir qu'un jour, un président aurait plus peur de Laurent Berger et de Sophie Binet que de Xi Jinping et Poutine ? Parce qu'au moment où on parle, Macron doit être là en train de bomber le torse devant son homologue « Hé, t'as vu mon ministre de l'Intérieur cette semaine ? Il a quasiment menacé la Ligue des Droits de l'Homme. Hein ? Comment ? Ton traducteur n'arrive pas à traduire « Ligue des Droits de l'Homme ». Alors ça c'est un problème parce que Macron avait prévu de dire « Si, écoute-moi, si on tombe d'accord, je te promets de te laisser tranquille sur les Ouïghours ». Et là que s'il aurait répondu « Ah bon, mais c'est pas déjà ce que tu fais ? ».
Donc, Macron en Chine, il va rien obtenir. Et puis il va rentrer à Paris. Et ça c'est bien parce qu'on va enfin pouvoir quantifier le bilan carbone d'une humiliation. Mais bon, c'est un peu mignon parce qu'on a l'impression de voir un élève de CP se mêler des affaires des grands du lycée. Le président chinois va lui dire « Bon, t'es sympa toi avec ton petit pays de 50 habitants, mais ton avis on s'en fout un peu ». Oui, 50 habitants. C'est le cabinet occurrence qui fournit les chiffres à la Chine.
Bref, Macron est accompagné d'une grosse délégation, politique, patron, artiste, noté c'est le cas à chaque voyage officiel, à croire qu'un chef d'État en visite à l'étranger, ça ne se déplace jamais aux toilettes sans trois chefs d'entreprise. Mais alors c'est dommage parce qu'il n'y a pas Fabien Roussel. Et Roussel, il est communiste, de plus en plus compatible avec les politiques libérales, ce que Xi Jinping appelle « un monde idéal ». En revanche, quelqu'un fait défaut, ça évidemment, le président chinois a demandé « Mais vous n'êtes pas venu avec votre vedette du Lido, Marlène Schiappa ? » Mais le PDG du zoo de Beauval est du voyage. C'est pour les pandas.
Vous vous rappelez les deux pandas prêtés par la Chine ? Le bail prend fin bientôt. Oui, on dit le bail. Un panda, c'est comme un T2. Heureusement qu'on ne les a pas mis en Airbnb. Mais du coup, on fait quoi ? Est-ce qu'on rend un panda à la Chine ? Ou alors on le garde, mais en échange, on leur laisse Jean-Pierre Raffarin. Il sera plus utile à Peké, Jean-Pierre. Ou alors on met Raffarin à Beauval. Oui, ça va, on a le droit de rire. On va tous bosser deux ans de plus, on a le droit de rire. Pierre Aski fait aussi partie de la délégation. Je suppose qu'on lira bientôt son édito dans Okapi. Je ne sais pas regarder quels autres journalistes sont présents.
Je suppose qu'on le saura bientôt en lisant un reportage dans le journal de Mickey. Et enfin, Macron a déclaré qu'il ne fixerait aucun ultimatum au président chinois sur aucun sujet, car ce n'est pas une bonne façon de rentrer en négociation. Et alors là, les conseillers de Macron, ils ne s'emmerdent même plus. Ils ont fait une fiche d'éléments de langage, c'est la même pour les syndicats, le président chinois ou Poutine. Rien à foutre. Alors pour conclure, on a hâte que le président rentre en France. Vraiment, parce qu'on veut le voir dire à Elisabeth Borne, alors cette rencontre avec les syndicats, ça va, ça ne t'a pas pris trop de temps ? Merci Charline Vanhoenacker.
Merci Charline Vanhoenacker.