Conférence de presse de François Bayrou : le Premier ministre peut-il échapper à la censure et r
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Demain à 16h, François Beou va tenir une conférence de presse pour présenter son projet de budget de l'année prochaine pour notre pays, la France. Le Premier ministre qui devrait confirmer encore une fois sa volonté de réaliser plusieurs dizaines de milliards d'économie. On parle de 44 milliards pour l'instant.
François Berou, Gill Boutin, cherche à désamorcer la crise en ouvrant le débat. Jour férier, assurance chômage, travail. Mais est-ce une véritable ouverture ou seulement un exercice de rhtorique politique puisque il va aller jusqu'au bout du bout ?
Mais il donne le sentiment de vouloir aller jusqu'au bout. Euh cependant, la méthode ne fonction enfin ses limite puisque il a passé l'été à vouloir s'adresser directement au français via sa chaîne YouTube FB Direct qui a eu une une audience plutôt limitée 9000 je crois euh un peu plus quand même en cumulé je pense qu'on est au-delà mais c'est vrai que alors j'ai pas regardé précisément mais les chiffres agglomérés je pense que beaucoup de journalistes ont contribué au aux bonnes audiences donc donc là-dessus ça ça rend sceptique. En plus de ça, ces interlocuteurs directs sont désormais les parlementaires.
Il aura beau cherché à convaincre les Français à faire des déplacements et c'est tout à son honneur de vouloir être en direct avec les Français. Les stratégies sont déjà bien en place. LFI a annoncé la couleur.
Ce sera une motion de censure avant même l'ouverture de débat sur le budget. Les autres se tatent mais ont bien envie d'y aller. Socialiste, communiste, écologiste.
Le RN pousse aussi fortement. Et ah ben on va avoir pas mal de réponses cette semaine hein, ça c'est sûr. Dans les prochain et souvenons-nous que Michel Barnier est tombé et à sa plus grande surprise.
Il ne s'attendait pas à ce que Marine Le Pen décide que de voter de voter la motion de censure. Alors pourquoi les choses seraient différentes aujourd'hui ? Sachant que les ambitions en terme d'économie de François Baï sous sont très élevés.
On a l'impression d'un bispétita, c'est-à-dire que François Bairou est comme Michel Barnier il y a quelques mois avec les mêmes ambition et on verra soit il met de l'eau dans son vin et finalement pour se maintenir il réduit mettons de moitié ses ambitions en terme d'économie, j'entends et soit il tient bon et il s'en va fort probablement. George Fenek, est-ce que vous pensez que il va devoir revoir sa copie ? contraire, il va la porter coûte que coute.
Il ne peut plus revoir sa copie. Je crois qu'elle est le fruit d'une longue maturation qui s'est faite dans la douleur. D'ailleurs, maintenant le fait qu'il s'adresse au français de cette manière-là, je trouve que c'est une bonne idée.
Avant lui, ses prédécesseurs, premier ministre, peut remonter loin, avait aussi ses coins du feu, vous savez, avec les Français. Aujourd'hui, on a en plus les réseaux sociaux, c'est plus simple. Mais comme vous le dites, monsieur Boutin, à l'instant, en fait, ce sont les parlementaires qui vont devoir dire oui ou non ou voter oui ou non à la censure.
Ce qu'il essaie de faire peut-être par cette prise de parole directe au français, c'est de tuer dans l'œuf, je dirais, cette mobilisation sociale qui s'annonce. Mobilisation sociale avec un caractère gilet jaune plutôt que syndical. On peut pas mobilisation des Français, mouvement du peuple. mouvement du peuple.
Donc euh je crois que c'est ça qu'il craint beaucoup. Mais une fois qu'il aurait peut-être franchi euh euh cette étape, il reste l'étape la plus difficile, le Parlement, pas de majorité, c'est la quadrature du cercle, il risque de subir le même sort que Michel Barnier. Alors George Chenec, par rapport à justement ce mouvement du peuple, cette contestation populaire contrairement aux gilets jaunes, là euh le Premier ministre a parlé au français comme on le répète depuis tout à l'heure, les partenaires sociaux eux sont vents debout mais il veut prendre les Français à témoins.
Donc on n'est pas pris au dépourvu et peut-être que ça peut lui réussir. Je rappelle qu'il a seulement 20 % de Français qui ont une bonne opinion de lui. Donc c'est quand même mal parti.
C'estàd qu' nous avons l'expérience aujourd'hui de c de ce mouvement populaire qui a surpris y compris les les organisations syndicales qui ont été tenues à l'écart à l'époque les gens ont tenu à l'écart toutes les organisations syndicales et tous les partis politiques. Ceux qui avaient voulu s'en mêler n'ont pas pu le faire. Donc là on voit bien que LFI Mélenchon veut s'imisser dans ce mouvement.
Je sais pas jusqu'à quel point il sera accepté par un mouvement qui est un mouvement spontané du peuple hein. Euh et si d'autres parties vont vont vont s'y associer. On avait François Calfond socialiste tout à l'heure qui disait que lui euh enfin il s'associait pas à ça.
Il comprenait bien évidemment le le fond mais il y avait pas d'appel. P le pays va très mal. Le pays va très très mal.
Il n'y a toujours pas de majorité et c'est un budget, je dirais, de brique et de broc pour sauver ce qui peut encore être sauvé en attendant les grandes réformes structurelles qui n'interviendront qu'après l'élection présidentielle. Si en plus l'absence de majorité, il y a des le peuple qui se soulève, alors là, on risque effectivement une situation de chaos. Et ça Mélenchon, c'est ce qu'il souhaite en réalité.
C'est pour ça qu'il veut accompagner ce mouvement qui a un côtévolutionnaire un peu révolutionnaire, il faut dire ce qu'il en est. Mais vous savez, les révolutions, ça ne se décrète jamais et elles arrivent. On le sait pas comment, on sait pas d'où.
Quand on refait l'histoire de 1789, c'est très compliqué. Donc ça ne se décrète pas comme ça. Le mouvement des gilets jaunes, personne l'avait vu venir, hein.
Donc il faut rester, euh je dirais euh euh lucide sur ce mais la rentrée va être extrêmement difficile. Il est lucide Gill Boutin euh François Abéot. Absolument pas.
Il joue son vat tout mais c'est une partie de poker à tous les niveaux. Puis qu'on parle de LI effectivement c'est un paris. Quelle sera l'ampleur du mouvement ? sera-t-il contrôlable ou pas ?
Et LFI en sera-t-il le porter standard final ? Tout reste à à prouver. Et Français Bairou est dans une dynamique comparable puisque avec ce qu'il fait, cette façon de s'adresser directement au français et à partir de demain et toute la semaine de chercher à occuper l'espace médiatique via une conférence de presse, via des rencontres avec les syndicats, via des déplacements.
Lui aussi, il est dans un paris parce que il se montre intransigent. Alors, on sait que en toute logique, s'il va au bout de ce Paris en portant ce budget de près de 44 milliards, il tombe. A priori, c'est si on vient de le dire, mais ça c'est ça c'est a priori.
C'est-à-dire que François Bairou mise sur un hasard aussi, sur un malentendu peut-être. Et et donc elle qui avance ainsi en espérant bah prouver que quoi l'arrivée la chute du gouvernement Bairou pour obtenir quoi derrière ? AL là, on est dans un paris encore plus où toutes les hypothèses sont ouvertes.
Jean-luc Mélenchon espère que Emmanuel Macron soit dans une situation tellement intenable qu'ils doivent démissionner façon 3e République lorsqu'il y avait encore des présidents qui démissionnaient. Mais Emmanuel Macron n'est pas homme à démissionner. Il a il a il a aussi un ego tout simplement et puis une conscience.
J'ose croire des institutions qui le conduisent à être intransigent sur cette question. Alors que se passera-t-il derrière ? Bon, on aura toujours la même majorité à l'assemblée.
Ça sera ingouvernable. Qui va-t-on trouver pour remplacer François Baïou ? Le cornu peut-être puisque c'était lui qui était pressenti initialement, qui était préféré par Emmanuel Macron et qui a été contré au dernier moment par François Bairou.
Bref, toutes les options sont ouvertes. C'est intéressant mais c'est navrant en même temps d'observer un tel spectacle. Change mec.
Moi, j'ai je suis mon mon opinion n'a pas changé depuis plusieurs mois et depuis 2024, en réalité, depuis l'élection, la dissolution ratée euh qui nous a amené dans cette situation hein, et totalement inexpliqué, euh je dis que le jour où il y aura plus de locataire à Matignon, il ne peut plus y avoir de locataire à l'Élysée. Voilà. Donc, Barnier, ça a été ça a été un moment, une parenthèse.
On a pu y croire un petit moment. il est tombé. Baou, c'est le même scénario qui est en train de se produire.
Et après, Baou, c'est le c'est la c'est la falaise, c'est c'est le vertige. Et là euh quoi ? un un troisème premier ministre qui va redéposer voyez donc et on est dans une situation où la France aggrave sa dette tous les jours et nous aurons les notations bientôt des agences de notation qui vont nous rappeler une triste réalité avec peut-être un argent qui coûtera beaucoup plus cher et qui va nous mettre vraiment là cette fois-ci face au mur voyez-vous et là égau ou pas égau va bien falloir retourner devant le peuple pour des élections générales François Berot a été reçu jeudi soir au fort de Briggançon par le chef de l'État c'est ce que rapporte Paris match Emmanuel Macron espère que son premier ministre pourra rester à Matignon jusqu'en 2027.
Moi je vous pose la question George, est-ce que le président de la République est sincère ? Quand il dit à mon avis qu'il espère que monsieur Baou reste Maton, c'est pour lui garantir effectivement son propre bail si vous voulez qu'il a qu'il aille jusqu'à son terme. Ah c'était une autre époque lorsque des présidents effectivement consultaient le peuple qui désavouait.
Il se retiraient. Tout le monde se souvient évidemment du départ du général de Gaulle. Mais là, on est face à un président qui s'arqueboute que il ne peut il y a aucun moyen juridique effectivement ni même politique puisque il est un un irresponsable, j'entends politiquement devant l'Assemblée, c'est le premier ministre qui est responsable.
Mais à un certain moment, lorsque la situation va se compliquer, ce que je ne souhaite pas évidemment, mais on peut la on peut la prévoir raisonnablement sans lire dans le mar du café, je pense que là, il y aura des décisions majeures qui devront être prises et ça c'est assez assez difficile de de le dire aujourd'hui, mais on peut quand même un peu l'imaginer. Gill Boutin, mardi, le Premier ministre va se rendre à la journée de rentrée de la CFDT pour y défendre sa tribune, celle qui l'aura faite demain en conférence de presse. Jeudi, François Beou va rejouer l'exercice face aux entrepreneurs de France.
Notre premier ministre part au charbon toute la semaine. Oui, mais s'il veut, comme je disais, occuper l'espace, c'est incantatoire mais c'est normal. C'est-à-dire que s'il est sincère dans sa démarche et qu'il souhaite faire passer ce budget très ambitieux pour un pays comme la France avec cette configuration politique actuelle, il n' il n'a pas d'autres choix.
Soit il y va à fond, soit il se retire. On peut pas faire les choses à moitié, ça n'aurait pas de sens. Donc on s'interroge tous.
Est-ce que c'est un barou ? Est-ce que est-ce qu'il y croit vraiment ? Moi, j'aurais tendance à dire que c'est un barou de d'honneur dans le sens où il ne peut pas se faire d'illusion sur le résultat.
C'estàd que s'il maintient texto son projet le 23 septembre, motion de censure LFI et après pour le RN n'aura aucun complexe à le voter si c'est le cas. Euh donc c'est il espère peut-être qu'en abandonnant les de jours fériers, le projet de suppression de enfin de Oui. de suppression de jours férier, ça calmera un peu les esprits mais je pense que toutes les oppositions s'y attendent.
Donc il faut qu'il ait un autre une autre carte dans son jeu pour désamorcer. Mais c'est c'est pas gagné. Le PS est fatigué de de s'être fait avoir la dernière fois avec sur le le conclave sur les retraites.
Il n'est pas il n'est pas dit que cette fois-ci il lui il lui accorde cette quand bien même quand bien même il réussisse à passer ce budget. Quand bien même on parle de quoi ? parle de 44 milliards, il faut recommencer et nous avons une dette de 3000 200 milliards hein.
C'est même pas la goutte d'eau. Est-ce que vous pensez est-ce qu'on peut espérer raisonnablement que ce budget voté va relancer la confiance et l'économie du pays sans qu'il y ait de réforme de structure, n'est-ce pas ? Là, on cherche des économies, on taxe un peu plus au revenus, les retraités et cetera les de jours.
Mais tout ça, c'est du rafistonnage. C'est pour colmater les trous vraiment béants. Mais la France pour autant ne retrouvera pas une stabilité, une croissance économique sans le retour de la confiance. et le retour de la confiance passe à nouveau par une majorité politique, donc de nouvelles élections.
Merci George Fenc, merci Gill Boutin. On se retrouve juste après le journal permanent de 20h45. On va parler GPA. [Musique]
François Bayrou