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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 avril 2023 44 min

Un an de Macron 2 : quel bilan ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous bienvenue dans sens public c'est parti pour 90 minutes de débat et de reportage et c'est une édition spéciale que je vous propose aujourd'hui pour les 1 an de la réélection d'Emmanuel Macron s'était le 24 avril 2022 pour la première fois dans l'histoire de la Cinquième République hors cohabitation un président est réélu et pourtant ce soir là on ne sent pas le souffle de l'euphorie c'est la guerre en Ukraine et le candidat sortant annonce des jours difficiles alors il nous reviendra ensemble devrait cette unité par laquelle seul nous pourrons vivre plus heureux en France et relever les défis qui nous attendent les années à venir à coup sûr ne seront pas tranquilles un an après quel premier bilan peut-on tirer de ce second quinquennat pourquoi Emmanuel Macron n'a pas su ou pas voulu tirer les leçons des législatives de juin 2022 peut-il redonner du souffle à notre République fatiguée on va répondre à toutes ces questions et à d'autres avec des historiens des politologues des constitutionnalistes et des journalistes qui ont enquêté dans les coulisses d'un second mandat jusqu'ici bien terne en comparaison de l'énergie des premiers mois de 2017 et pour lancer ce premier débat on se rafraîchit la mémoire retour sur une année de réforme et de fracture avec Samia de chien le 24 avril 2022 Emmanuel Macron est réélu pour un nouveau mandat fort de 58,5% des suffrages le président célèbre une victoire marquée par une percée inédite de l'extrême droite je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi non pour soutenir les idées que je porte mais pour faire barrage à celle de l'extrême droite et je veux ici les remercier et leur dire que j'ai conscience que ce vote m'oblige pour les années à venir deux mois plus tard c'est la douche froide au législatives la majorité présidentielle n'obtient que 245 sièges de députés Emmanuel Macron ne dispose pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale premier revers politique suivi par une crise climatique à l'été 2022 la France s'embrase les incendies se multiplient sur fond de canicule et de sécheresse à la rentrée le président sonne la fin de l'abondance ce tableau que je fais là cette fin de l'abondance cette fin de l'insouciance cette fin des évidences montre que c'est au fond une grande bascule que nous vivons face à laquelle évidemment nos compatriculteurs peuvent réagir avec beaucoup d'anxiété à l'automne la Russie suspend ses exportations de gaz vers l'Europe les prix de l'énergie explosent et alimentent une spirale inflationniste la France entre dans une aire de sobriété et d'instabilité politique privée de majorité absolue le gouvernement n'est pas en mesure de faire adopter le budget de l'État ni celui de la sécurité sociale par dix fois Elisabeth borne va devoir dégainer le 49-3 pour les faire adopter sans vote la France a besoin d'un au 1er janvier 2023 et le temps presse désormais aussi sur le fondement de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution j'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de finance pour 2023 un contexte explosif pour l'examen de la réforme des retraites qui s'avérera impossible à l'Assemblée nationale le 19 janvier la première manifestation rassemble plus d'un million de personnes coups d'envoi d'une mobilisation massive qui plonge le pays dans une crise sociale et politique toujours en cours Emmanuel Macron promettait une méthode renouvelée de dialogue mais la première année de son second mandat aura surtout creusé un fossé grandissant entre lui et les Français voilà 90 minutes de débats et de reportage autour des 1 an de l'élection de la réélection d'Emmanuel Macron et dans ce premier débat on va plutôt regarder derrière nous dans le rétroviseur faire le bilan de cette première année avec Sophie Cognard bonsoir bonsoir bienvenue vous êtes journaliste au Point hauteur de la tyrannie de la médiocrité publiée aux éditions de l'Observatoire j'accueil Frédéric Daby bonsoir le directeur général opinion de l'Ifop Jean garrigue bonsoir Monsieur historien président du comité de l'histoire parlementaire et vous publiez Elysée contre Matignon de 1958 à nos jours c'est aux éditions Taillandier et Mathilde Siro éditoris politique bonsoir Mathilde bienvenue à vous aussi je rappelle les conditions de la victoire d'Emmanuel Macron le 24 avril 2022 il l'emporte avec 58,55% des suffrages exprimés Marine Le Pen avec suit avec 41,45 en nombre de voix Sophie Coignard tiens si on essaie de se rappeler ça est-ce qu'il est bien élu est-ce qu'il est mieux que 5 ans il a progressé en fait je parle sous le contrôle des vrais professionnels je dirais qu'il a engrangé un million de voix en gros de plus que qu'en 2017 donc de ce point de vue oui et des pas n'est pas encore en échec à ce moment-là et la question de la légitimité parce que ça va être ça aussi le le thème un peu central de notre premier débat elle se pose déjà pourtant se pose à partir législatifs sont quand même enfin un énorme moment de d'étonnement et de stupéfaction on n'a pas moi je me souviens très bien que au moment même personne ne tire vraiment toutes les leçons et toutes les conséquences qu'on voit aujourd'hui à devenir mais en tout cas c'est quand même comment vous dire ça brise tous les mantras qu'on avait en tête c'est à dire que depuis la réforme institutionnelle du quinquennat et donc c'est législatif qui suivent la présidentielle tout le monde avait considéré comme acquis que évidemment le pays donné une majorité au président qu'il venait délire première chose et deuxième chose souvenez-vous des débats qu'on a depuis des années sur la proportionnelle l'injection de la proportionnelle dans dans l'élection les élections législatives ben là on n'a pas eu besoin de proport mais c'était sincèrement c'était inenvisageable c'était inimaginable donc là tout à coup on a dû enfin tout le monde y compris les principaux acteurs de cette de tout cela ont dû changer de logiciel ou du penser autrement et donc ça a été pour moi le résultat des législatives a été effectivement un séisme politique et j'allais dire presque intellectuel Frédéric d'abbition si on se replonge le soir de sa réélection c'est une soirée particulière est-ce que la question de la légitimité elle se pose déjà pour vous je trouve déjà intéressant que cette question se pose 5 millions de voix ce n'est pas rien c'est un des écarts les plus importants soit 5e République je mets de côté 2002 prenons remontons encore plus loin en 74 Giscard d'Estaing en porte de moins de 1 million de voix 50 points 9 il vient septennat extrêmement dur la gauche de l'époque François Mitterrand Georges Marchais ne l'épargne pas mais jamais aucun des deux jamais un leader socialiste j'aime un leader communiste ou radical de gauche parle de Giscard d'Estaing comme un président mal élu illégitime à l'Élysée c'est un discours qu'on a entendu j'ai envie de dire le soir du second tour au début de la campagne avec un joli Mélenchon qui efface la présidentielle en demandant d'être élu premier ministre donc la légitimité se pose alors même que il a progressé entre son premier tour de 2017 et son premier tour de 2022 5 millions de voix c'est extrêmement fort il a gagné peut-être pas par KO comme en 2017 mais il a gagné nettement le débat avec Marine Le Pen qui en pense seulement à un moment au moment où elle parle du pouvoir d'achat où elle est plus elles sont plus au contact des préoccupations des Français mais cette légitimité s'est posée pourquoi je pense que c'est pas le score c'est pas l'écart de voix c'est des conditions de l'élection c'est cette campagne tronquée c'est cette campagne qui a été à rebours de l'imaginaire des Français sur traditionnellement en ce moment le cathartique ou les Français regardent un spectacle présidentiel des candidates des candidats qui présentent l'offre leur offre électorale qui compte campagnes en quelque sorte elle a été phagocytée par le covid on oublie qu'il y avait encore des restrictions jusqu'en février 2022 et elle a été anesthésiée par l'invasion russe de l'Ukraine et donc les conditions de cette élection cette campagne tronquée ont eu des conséquences kmitesuses d'abord une sorte d'apathie après sa victoire avec une très un temps infini pour désigner son gouvernement et une absence de surprise pas de ministre waouh le si je peux si je puis dire maintenant on sait Catherine Vautrin paquetine Vautrin ils avaient de borne et puis le la poursuite du gouvernement des experts que les Français ne voulaient pas ça explique aussi cette campagne législative à moitié ratée et ce que dont Sophie vient de parler alors ce qui est quand même frappant Jean garrigue c'est que je l'ai dit moi en amorce en titre c'est la première fois dans l'histoire de la Cinquième République hors cohabitation qu'un président est réélu et ça j'ai eu le sentiment mais presque le soir même je me souviens on présentait la soirée électorale ici même que c'était à peine évoqué ou balayer en quelques ou quelques minutes ou en quelques heures c'est un des grands paradoxes le paradoxe de cette élection qui aurait pu être considéré comme un triomphe historique puisque inédit et qui apparaît en fait y compris dans les mots de la reconnaissance par Emmanuel Macron de ce qui s'est passé au deuxième tour comme finalement un demi succès je nuancerai un tout petit peu la la campagne tronquée j'ai pas eu l'impression que la campagne était tronquée et celle du président a été tronqué mais pour le reste n'oublions pas toute l'aventure Éric Zemmour et tous les débats internes à toutes les autres parties du du monde du monde politique donc c'est celle du président de la République il manquait le entre guillemets le principe le principal le pour que la confrontation soit totale soit complète quoi et c'est ça qui a été qui était tranquille et donc d'emblée c'est un affaiblissement pour pour lui il y a effectivement la remise en question de sa de sa légitimité et il y a cette ce questionnement sur le sur le deuxième tour et au regard de ce qui s'est passé pendant la crise des retraites cette idée où il reconnaît que au deuxième tour il a été élu par des gens qui ne partagaient pas son programme quand on sait qu'au moment de cette crise des retraites le principal argument de de sa de sa forme d'autoritarisme ou d'un transit ça a été de dire justement mais vous m'avez élu sur mon programme sur sur la question des retraites il y a une contradiction c'est intéressant parce qu'on l'a entendu mais rapidement dans le dans le sujet d'ouverture de Samia et de chiffres je vous propose de réécouter ce passage du discours d'Emmanuel Macron donc le soir de sa victoire on est au Champ de Mars effectivement il intériorise cette question de légitimité on écoute je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi non pour soutenir les idées que je porte mais pour faire barrage à celle de l'extrême droite je veux ici les remercier et leur dire que j'ai conscience que ce vote m'oblige pour les années à venir je suis dépositaire de leur sens du devoir de leur attachement à la République et du respect des différences qui se sont exprimées ces dernières semaines qu'on se souvienne de ce qui s'est passé avant ce discours d'Emmanuel Macron Sophie cognat je suis sûr que vous avez ça en tête on a on a retrouvé un peu le timing c'est-à-dire que l'annonce de l'élection il est 20h évidemment on a les scores mais quelques minutes après on a marine Le Pen puis Jean-Luc Mélenchon qui prenne la parole ça n'était là aussi jamais arrivé c'est-à-dire normalement on laisse au Président je sais pas un temps de d'état de grâce enfin c'est sa soirée ou même c'est sa semaine jusqu'à la cérémonie d'investiture enfin bon voilà les perdants faut profiter pas du tout et ça c'était frappant là aussi sur la question de la légitimité dont on parle dans ce débit de débat oui c'est ce qui se passe quand on infracturé la droite de gouvernement et la gauche de gouvernement c'est pour faire c'est pour faire une petite pirouette mais c'est complètement lié effectivement l'opération des légitimations vous avez raison elle a lieu aussi dans ces dans ces petits symboles en même temps ce qui me semble inouï quand on revoit ses images pas seulement quand on écoute mais quand on revoit c'est à quel point ce président réélu vous mentionnez tout à l'heure la performance qui consiste en effet à être le seul l'unique il l'a en tête et donc il a forcément en tête le fait que ça va bien se passer pour la suite autrement dit c'est un discours qui mange pas de pince qu'il fait s'il avait une majorité absolue il veut dire dire ça m'oblige je penserai à vous tous ou moins dit je ne suis plus le le candidat d'un camp je suis le président on a toujours on lui oppose aujourd'hui au combien Jean gariga a raison mais si on se remet comme vous le dites dans le dans le moment particulier évidemment ce président nouvellement réélu car forcément en tête qu'il a réussi un truc que d'autres ont ratés ne peut pas envisager qui va se prendre une terrible veste dans quelques semaines et donc par conséquent cette cette petite comment dirais-je ce petit geste d'ouverture élégant ne paraît pas à l'époque avoir de grosses conséquences politiques me semblent-ils quelques jours après le deuxième tour il y a un sondage Frédéric doit savoir ça mieux que moi mais si je me souviens bien ou je crois que plus de 60% des Français souhaitent une cohabitation le soir même notre sondage ça ça pouvait être quand même un petit indice de ce qu'elle est le va arriver parce que ça même au lendemain de l'élection de Jacques Chirac en 2002 on parlait pas de cohabitation on parlait éventuellement d'un d'une alliance d'un contrat de gouvernement avec avec la gauche des choses qui dont on a peu parlé d'ailleurs au moment de l'élection d'Emmanuel Macron mais cette idée là qu'il faudrait lui mettre un contre-pouvoir législatif elle apparaît très très vite alors David vous publiez pour SUD RADIO un sondage sur les les traits d'image associés à Emmanuel Macron et il est aujourd'hui il est il est passionnant il en ressort quoi bah il est assez dévastateur parce qu'il s'inscrit dans la durée c'est pas un one shot si je puis dire dans le cadre de cette période difficile que connaît Emmanuel Macron on a commencé à poser ce type de questions en 2018 pour les 1 an de son anniversaire c'est clair c'est une dégradation tous azimut de l'image Emmanuel Macron les deux premiers tradings qui lui sont associés c'est autoritaire 68% il vous inquiète 62% et puis sur des attributs essentiels de la panoplie présidentielle il y a un véritable effondrement est-ce qu'il est attaché aux valeurs démocratiques on voit des traces de la réforme des retraites 33% moins 15 par rapport à 2022 entre parenthèses il y a deux le même tradimage associé à Marine Le Pen 50% des français disent Marine Le Pen est attaché aux valeurs démocratiques est-ce qu'il est compétent il est à 36% moins 12 je vais pas donner tous les chiffres est-ce que il est capable de rassembler les Français dans un contexte de seconde mandat François Mitterrand en 88 la France unie est entre parenthèses en parlant de la presse le titre de libération le soir la victoire de François Mitterrand le lendemain c'est chapeau d'artiste en étant réélu une deuxième fois rien de tel pourrait même Macron capable de rassembler les Français 17% moins 18 Marine Le Pen est à 59%. on voit qu'elle arrive à construire une image en décalque de celle d'Emmanuel Macron et que sur tous les trads testés il y a il faut le dire un véritable effondrement loin de l'équation personnelle sympathique en rupture avec les stéréotypes traditionnels associés au personnels politiques est-ce qu'ils défend les intérêts de la France un item plutôt gentil pour un président 35% moins 12 par rapport à 2022 tout est on voit très bien à quel point c'est cette année horribilis cette réforme des retraites classiques dans le sens où le président paye le prix de l'impopularité donne une structure d'image qui rappelle une fin de règne le problème c'est que c'est pas une fin de règne on n'est pas en 2016 pour François Hollande ou en 2011 pour Nicolas Sarkozy il reste 4 ans de mandats et c'est pour ça que ce débat est passionnant on cette partie là se projeter dans l'après et dans les quatre années on le fera plutôt en seconde partie mais je voudrais revenir quand même sur ce trait autoritaire qui est le plus important qui arrive en premier Jean Gary est-ce qu'on dit pas est-ce qu'on disait pas ça de tous les présidents de la 5e République d'une certaine façon est-ce que le poste ne crée pas le sentiment d'autoritarisme il a été conçu comme tel il faut pas se le cacher par le général de Gaulle tailler à sa mesure sauf que l'autorité pour le général de Gaulle venait de sa propre histoire de son prestige d'ailleurs la raison pour laquelle il a recherché à partir d'une 962 l'élection auprès du président suffrage universel pour lui donner ce surcroît de légitimité et et d'autorité mais on ne le disait pas de François Hollande ça lui va coûter cher aussi de ne pas être assez autoritaire c'était une valeur que les électeurs de d'Emmanuel Macron lui en ont toujours accordé massivement c'est même quelque chose qui était positif on peut dire il y a les deux traits il a de l'autorité 51 %. voilà il a de l'autorité il était à 73% en 2018 il passe à 51 il est autoritaire il est maintenant son premier trait d'image l'autorité lorsqu'elle dérive en autoritarisme se retourne contre un président de la République dans une société précisément où la valeur d'autorité est de plus en plus contestée il y a vraiment quelque chose de culturel aussi là-dedans qui qui est conduit à une contestation à mon sens de ce qu'est la sur-présidentialisation de du régime c'est à dire qu'au-delà de du caractère la personnalité de Macron il y a une contestation de ce que de ce que joue du rôle que joue un président de la République mais c'est aussi quelque chose de culture l c'est à dire que l'autorité dans notre société qui demande plus d'horizontalité en tout cas dans les jeunes générations c'est quelque chose qui passe mal et on voit bien et d'ailleurs le lectorat d'Emmanuel Macron c'est plutôt des seniors c'est des gens pour qui l'autorité c'est une valeur qui est plus importante que pour d'autres générations Macron qui assume son impopularité petite faire autrement c'est ce qu'il disait hier lors de sa visite bousculée en Alsace ici à Sélestat la mission d'un président de la République n'est ni d'être aimé de ne pas être aimé c'est d'essayer de faire bien pour son pays et d'agir et moi je suis au service des Françaises et des Français je serai jusqu'au dernier instant du mandat qui m'ont confié et je le serai par beau temps et par temps de pluie qu'il neige ou qu'il vendent et s'il pouvait y avoir quelques jours de beau temps ça me dépérirait pas mais s'il doit y avoir beaucoup de ventes et beaucoup de beaucoup de pluie je le ferai quand même alors derrière ces références météorologiques Sophie Coignières il y a évidemment le président des cris celui qui tient la barre dans la dans la tempête il dit pas ça par hasard évidemment c'est peut-être ce qu'on retiendra quand même de ces mandats le président des crises il me semble que c'est une enfin on a on voit bien qu'il a pas tellement d'atouts dans sa manche c'est un de ses atouts quand même c'est d'essayer de rappeler enfin comme je trouve qu'il le fait bien enfin je trouve que ça cette séquence est assez réussi en termes de communication non non cette petite ce petit bout que vous passez enfin moi j'avais remarqué je m'étais dit tiens on retrouve enfin vous savez avec une sorte de séquence nostalgie on retrouve le Macron 2017 avec cette espèce de fraîcheur qui l'a quand même beaucoup perdu l'exercice du pouvoir use terriblement donc c'est assez réussi et en même temps c'est effectivement un message politique important c'est à dire souvenez-vous qui je suis je suis le gars qui avait son son surligneur à la main pour pour surligner les études en anglais faites sur le covid parce que je voulais pas croire les experts etc donc je m'occupais de vous en ligne direct si j'ose dire sans passer par les experts etc et ce qui veut dire la c'est exactement ça c'est quoi qu'il arrive je tiendrai c'est la contraposée de ce qu'il dit lundi soir dans son allocution sur Notre-Dame c'est en fait c'est c'est dire c'est délivrer autrement le même message c'est le président protecteur et c'est vrai que pendant la crise covid il y a peu d'états en Europe qui ont autant aidé leur concitoyable donc et comment dirais-je et un décourageable oui oui ça j'entends ça et bon on va pas ouvrir ça débat mais comme souvent d'ailleurs quand un pouvoir politique donne quelque chose bon bah c'est les citoyens ne lui en font pas forcément crédible mais ça c'est un autre c'est un autre sujet vous voulez prendre la parole Mathilde on était en train de parler de l'impopularité de la dégradation de l'image d'Emmanuel Macron avec vous Frédéric Daby cependant elle reste il reste garde un socle autour de lui autour de sa personne et de sa politique peut-être davantage que qu'un François Hollande d'ailleurs est-ce que le moment dans lequel on est on peut parler de cassure du de l'opinion vis-à-vis d'Emmanuel Macron et est-ce que pour vous c'est irréversible au contraire il peut encore remonter la pente alors c'est vrai vous avez raison de rappeler que contrairement aux Français Hollande de la loi travail qui devient même minoritaire chez les sympathisants socialiste je parle pas de ce son électorat du premier tour du 22 avril 2012 Emmanuel Macron garde son socle son socle c'est érodé il avait jusqu'à l'automne 90% de de satisfaction dans le baromètre JDD auprès de ces électeurs du 10 avril du premier tour il n'est plus qu'à 75%.

ça reste comment dire élevé et dans l'enquête que j'ai présenté sur les traits d'images pour SUD RADIO sauf sur la proximité aux préoccupations des Français des majoritaires est très majoritaire dans son somme donc le socle tient maintenant est-ce que Emmanuel Macron peut rebondir je veux pas faire de prédiction j'ai envie de dire lors du premier mandat il a déjà rebondi trois fois ce qui n'était jamais arrivé pour un président hors période de cohabitation de connaître trois rebonds significatifs aux tonnes 2017 avec le le vote des doigts sur le code du travail il arrive une partie de la droite il redevient majoritaire poste gilet jaune le grand débat le parti de l'ordre le rempart Emmanuel Macron face à la chanlie il gagne une quinzaine de points et il assure à son parti un score très honorable aux élections européennes et troisième rebond vous en parliez le covid où il se passe un truc un truc pas bon quelque chose de jamais vu sous la Cinquième République pendant deux ans sa cote de popularité ne bouge pas elle reste à 40% dans le baromètre JDD 45 dans le baromètre de bonnes opinions du baromètre match parce que il y a une sorte de classique de popularité c'est le président des crises le capitaine dans la tempête et fait d'un côté par rapport à la guerre en Ukraine le président protecteur il est sorti de cela complètement il paye le prix classique d'un président en situation de crise d'une impopularité le rebond j'ai envie de dire pour l'instant à court terme je ne vois aucunement parce que pour les Français la page des retraites n'est pas soldée et oui il voudrait la tournée le mécontentement sous la réforme il reste de la rancœur sur le chagrin alors on est en train tous ensemble de faire le bilan de cette première année du second quinquennat Macron et on va grâce à table à nuit se tourner vers un bilan évidemment parlementaire bonsoir l'activité législative depuis un an oui si on fait le bilan on peut distinguer trois temps ou plutôt 3 catégories de textes il y a d'abord les textes ou la stratégie de construire une majorité texte par texte n'a pas trop mal marché on va y revenir ensuite vous avez les textes budgétaires loi de finance 2023 budget de la Sécurité sociale 2023 qui ont été adoptés à coup de 49,3 à l'Assemblée nation mais sans que ça aille meuf grand monde parce que c'est un peu la règle normale quand on est dans l'opposition on peut pas voter ce type de texte et puis il y a le grand crash de la réforme des retraites là encore un texte budgétaire aussi adopté par 49-3 mais pas du tout avec les mêmes conséquences pour le coup très contesté et par l'opposition et par une bonne partie des Français sur la réforme des retraites il a évidemment un effet aveuglant on a tendance à oublier qu'il y a eu des majorités de projets qui ont été construites sur certains textes et oui ce quinquennat a commencé avec une nouvelle donne une mauvaise nouvelle pour le président de la République la majorité relative à l'Assemblée nationale vous en avez parlé et tout de suite ça a fait beaucoup gloser sur la difficulté à faire passer des réformes mais en réalité au départ le gouvernement n'a pas tout de suite été paralysée il y a eu 11 projets de loi définitivement adoptés tantôt avec le concours de la droite sur l'assurance chômage par exemple ou la loi locmi sur les moyens du ministère de l'Intérieur tantôt avec le concours de la gauche par exemple la loi sur les énergies renouvelables tantôt avec le concours de la droite et d'une partie de la gauche par exemple le projet de loi sur la relance de nucléaire adopter grâce aux voix et l'air et communiste à l'Assemblée il y a aussi eu 12 propositions de loi qui sont également passées par miel des textes plutôt consensuels comme la proposition de loi pour apporter une aide d'urgence aux victimes de violence conjugales ou celle qui vient encore en aide aux élus qui sont menacés 23 textes et une méthode avec laquelle Elizabeth borne voudrait renouer après le débat ou le sur les retraites écoutez le président de la République m'a chargé d'engager un travail avec tous les parlementaires qui veulent agir pour notre pays nous en sommes capables nous l'avons montré encore récemment en bâtissant des majorités de projets autour de la loi sur les énergies renouvelables ou encore hier à l'Assemblée nationale sur le nucléaire évidemment ce ne sera pas si simple de retrouver cette état d'esprit avec le Parlement et oui les week-end dernier la première ministre a déclaré vouloir accélérer accélérer sur les réformes mais quelle réforme le calendrier parlementaire c'est vidé d'un coup après la loi sur les retraites l'immigration sujet hautement inflammable devait être débattu au Parlement mais le texte a été mis en pause face à l'absence de majorité on a évoqué l'idée de saucissonner le texte pour voter les mesures de durcissement avec la droite les mesures de régularisation avec la gauche cette option elle a depuis été écartée mais le président de la République a bien mis le sujet à l'agenda des 100 jours c'est ce qu'il a dit lundi il l'a dit nous renforcerons le contrôle de l'immigration illégale tout en intégrant mieux ceux qui rejoignent notre pays sur le projet de loi immigration et bien le gouvernement continue de compter sur LR la droite c'est allié peut sur versatile on a vu comment ça s'était terminé sur les retraites du coup et bien l'exécutif n'a toujours pas trouvé la recette le Parlement est toujours à l'arrêt alors que le gouvernement parle d'accélération il va encore falloir trouver l'embrayage merci beaucoup Tom Sophie Coignières je lis j'entends depuis plusieurs jours que ce gouvernement est le plus faible de l'air Macron est-ce que vous êtes d'accord de donner des bonnets et des mauvaises notes mais ce qui est vrai c'est que objectivement il y a assez peu de enfin il y a beaucoup de ministre fantômes donc c'est pas comment dirais-je ça n'est pas un atout majeur dans une période de explique aussi la difficulté à imprimer peut-être dans l'opinion des des réformes qui sont passées au Parlement et qui sont restés un peu sur les sous les radars médiatiques ou en tout cas dans l'opinion oui bien sûr et puis enfin au-delà de la question de personnes ça pose j'allais dire la question de confiance c'est à dire que à partir du moment où vous avez un gouvernement composé pour plus de moitié je pense quand on demande enfin quand on fait des sondages de notoriété il y a plus de la moitié des des ministres les deux tiers voilà qui qui sont connus que de leurs parents et de leurs voisins en gros enfin j'exagère un peu c'est un peu ça un petit peu donc qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que l'idée d'équipe gouvernementale enfin Elisabeth borde la sortie les rames depuis longtemps pour essayer d'expliquer qu'elle est à la tête d'une équipe elle est pas à la tête d'une équipe Elisabeth borde ou alors elle est à la tête d'une équipe extrêmement restreinte donc la plupart des gens qui sont en position de d'être effectivement fort et audible sont des gens qui voudraient sa place ou celles d'Emmanuel Macron donc si vous voulez faut reconnaître que la configuration n'est pas tout à fait optimale quand même effectivement on peut on peut dire ça là depuis donc à la suite de son allocution lundi soir il y a donc cette stratégie d'aller sur le terrain depuis deux jours on l'a vu d'abord en Alsace aujourd'hui il était dans dans l'Hérault à porter dans le lieu d’engueulade comme dit c'est ses soutiens il faudrait qu'il a dit est-ce que ces séquences où ils se confrontent à des Français en colère et c'est sans doute ce qui cherche aussi en allant sur le terrain est-ce que ça peut le relancer en tout cas dans une partie de l'opinion en tout cas c'est pas une surprise pour les Français il a toujours faire ça avant même son élection comme président de la République sa première grande sortie médiatique 2014 Europe 1 les ouvrières de Gad qui n'ont pas le permis et qui sont même il est très petit au lait il s'excuse quelques jours après il va sur le terrain et il se confronte il n'a jamais eu peur d'aller au contact on n'est pas sur la logique des années Sarkozy en 2011 où il y avait des villages protéines ou les centres-villes étaient un peu vidé il y avait des UMP qui venaient on n'est pas là dessus c'est vrai que ça peut donner à voir un président courageux qui n'a pas peur d'aller au contact il fait de la pédagogie ça fait un peu campagne présidentielle d'entre deux tours parce que c'est vrai que je lance sur ce que j'ai dit tout à l'heure la campagne d'entre deux tours a été plus une vraie campagne puisque Emmanuel Macron est allé beaucoup sur le terrain mais ça donne aussi à voir le spectacle si je puis dire d'un président discrédité détester insulter même insulter enfin en fin de course alors que je le répète on est sur le début du mandat par rapport à ce que disait Sophie cuire il y a pas une équipe gouvernementale qui l'entoure le fait d'avoir pas sacrifié mis fin au gouvernement des experts qui étaient une attente forte en 2017 mettons un sportif une sportive au sport un médecin à la santé et un DRH à l'emploi les Français attendent plus d'incarnation que quand je pense à l'intervention présidentielle de lundi il détaille les deux sujets qui sont au cœur de la préoccupation des Français santé éducation je mets de côté l'inflation et le poids d'achat on rajoute le grand âge le logement on est sur 4 ministres complètement inconnus des Français sans doute avec des grandes qualités mais qui n'ont pas réussi à incarner politique et pas assez politique ça fait vraiment un président qui donne qui met en scène le spectacle d'un certain isolement je voudrais qu'on reparle sur ces de ces 100 jours avec votre regard historien parce que alors on a tout de suite la référence napoléonienne évidemment qui nous qui nous vient en tête très heureuse pour pour Napoléon mais il y en a une autre qui nous vient des États-Unis il faut peut-être la rappeler ah oui c'est celle Franklin Roosevelt élu triomphalement en novembre 1932 et puis qui prend son pouvoir en mars 33 et là il lance effectivement un programme de 100 jours alors articuler sur ce qu'il appelle Newdeal pour redresser la barre dans un monde une ce qu'on appelle la Grande Dépression de des États-Unis et il lance un programme de 100 jours qu'il impose au congrès à marche forcée où il y a je sais plus une quinzaine de lois qui vont être votées et des lois qui en plus sont qu'on appelait omnibus parce que à l'intérieur de chaque loi il y avait au moins 10 ou 20 une douzaine de de sous lois c'est à dire une frénésie législative qu'on n'a jamais connu d'ailleurs même aux États-Unis c'était quelque chose d'unique il y a une grande différence sauf qu'il le fait tout de suite alors et qu'il a la majorité surtout alors voilà c'est toute la différence c'est que il le fait d'abord sur un programme identifié avec un Brent trust enfin des types très de grande qualité qui était claire c'était une rupture avec ce qu'il avait été élu pour ça c'était une rupture pour ça il était il avait un grand prestige ce qui n'est plus le cas d'Emmanuel Macron il était très populaire Franklin Roosevelt et puis il avait une majorité au Congrès et les moyens d'imposer sa volonté au Congrès exactement l'inverse de la situation de d'Emmanuel Macron donc le concept des 100 jours si vous voulez si on regarde du côté de Napoléon ça se termine par waterlooel c'est complètement différent alors il y a un homme politique français qui est arrivé au pouvoir à parler de 100 jours c'est Dominique de Villepin il arrive en 2005 après la catastrophe du 29 mai exactement les raisons de le dire il annonce il promet qu'en 100 jours il pourra faire reculer le chômage et il y arrive plus ou moins et sacré un petit effet dans l'opinion une effervescence auprès auprès de lui on peut voir un rival aux Nikos Sarkozy qui apparaissait omnipotent et incontournable à droite bon il finit par se fracasser sur le CPE un an après mais ce n'est pas le seul qui avait utilisé alors ce qui est intéressant de dans ce débat et sur la question de la légitimité j'y reviens c'est que pendant la cette première année de Seconde quinquennat Mathilde tout de suite presque les questions sur la succession d'Emmanuel Macron il vient à peine d'entamer son second quinquennat que les questions sur sa succession elle se pose déjà tout le monde s'interroge sur la prime Macron oui Thomas il reste quatre ans et pourtant il y a déjà deux questions principales qui tarauent tous les esprits dans le camp du président alors la première est-ce que le macronisme survivra à son créateur à Emmanuel Macron depuis 2017 les opposants au chef de l'État à Paris sur une chose qu'en marche ou Renaissance désormais ne soit qu'une parenthèse vouée à se refermer assez rapidement alors depuis 6 ans certes le président a vous avez élu mais sa structure partisane elle reste fragile il patient toujours d'un déficit d'ancrage et d'une absence de doctrine idéologique claire la deuxième question qui se pose essentiellement dans son spectre politique c'est qui serait à même de battre Marine Le Pen ou quelqu'un du rassemblement national dont la victoire est présentée comme inéluctable en 2027 alors à date évidemment il reste beaucoup de temps il n'y a aucune évidence sur cette question Édouard Philippe dispose d'un avantage sondage et je parle sous le contrôle de Frédéric Daby Bruno Le Maire n'a pas renoncé à l'idée de retenter sa chance et Gérald Darmanin rêve bien sûr de devenir Président comme François Bayrou ils sont déjà nombreux on n'a pas de successeur naturel ou d'héritiers voilà c'est tout le problème qui va se poser ces prochains mois et ses prochaines années la compétition entre les ambitieux vase bien sûr s'intensifier au risque peut-être de virer à la guerre fratricide certains du coup au sein la majorité pour éviter le scénario suicidaire de la division pousse auprès d'Emmanuel Macron pour qu'il prépare sa suite ou qu'il organise sa succession pour qu'au moins il y ait un processus de désignation plus ou moins clair qui soit actée pas trop tard le président d'ailleurs s'y était engagé dans un dîner en présence de ses principaux ministres et cadres de la majorité c'était le premier septembre il avait dit ma responsabilité c'est que Marine Le Pen ne gagne pas en 2027 il s'était posé en garant de la suite pour son camp alors est-ce qu'il est le mieux placé pour organiser l'après on se souvient que par le passé ça n'a pas forcément réussi par exemple François Mitterrand avait voulu propulser Laurent Fabius à la tête du PS et c'est finalement Pierre Moreau qui avait mis la main sur sur Solférino cela pourrait être davantage la prérogative du parti Renaissance mais encore une fois le problème c'est que cet appareil partisan a été pensé dans le bureau du président alors c'est compliqué pour penser pour imaginer cet après Macron la tripartition du paysage politique oblige pourtant l'espace central à régler les éventuelles divergences et désaccords en interne et en amont pour ne pas se retrouver écartés par les deux autres blocs en vue d'une présidentielle reste une question pas sûr que le dépassement des clivages qui a été le succès d'Emmanuel Macron dans sa conquête du pouvoir en 2017 soit toujours la recette magique pour 2027 l'espace politique du macronisme peut survivre à Emmanuel Macron c'est la question effectivement qui se pose quand on a un parti présidentiel qui n'est peu connu des Français est-ce que le macronisme peut survivre Emmanuel Macron l'avenir le dira en tout cas il y a pour l'instant deux héritiers assez nettement identifiés Mathis 0 l'a très bien dit celui qui est dehors Édouard Philippe qui est la seule personnalité politique qui a une majorité de bonnes opinions sur 50 ans dans le baromètre il faut Fiducial pour parer match et SUD RADIO ils c'est 17 avoir une majorité de bonnes opinions en 2012 8 en 2017 ça raconte l'histoire de la défiance à l'égard du personnel politique et c'est une sorte de Pompidou 68 69 sauf qu'il aura pas 10 mois il aura 4 ans à tenir pour éventuellement être candidat et l'emporter et puis il y a peut-être celui qui est dans le comment dire dans le dans le chaudron à savoir Bruno Le Maire qui est le ministre le plus populaire du gouvernement Macron du gouvernement borne avec juste après lui Gabriel Attal il faut pas lui prêter de l'ambition présidentielle mais c'est le peut-être la seule personnalité inconnue en 2017 qui existe clairement auprès des Français donc il y a ces deux démarches là alors puisque l'espace central et central quid des LR qui ne rentre pas dans la tripartition vous avez évoqué Mathilde est-ce que l'espace central ne sera pas au final faut du fait de la faiblesse des héritiers du macronisme du parti Renaissance occupé par quelqu'un de chez ADR personne ne peut écarter même si ça paraît un peu incongru aujourd'hui cette hypothèse dans le bilan de cette première année de Seconde mandat Sophie Cognard je voudrais qu'on dise un mot des relations entre Emmanuel Macron et son ancien Premier ministre Édouard Philippe ça ne s'est pas arrangé on peut on pourrait dire ça on peut même sûrement dire que ça n'est pas arrangeable pourquoi pourquoi ça s'arrangerait et ce pour plusieurs raisons la première c'est sans vouloir psychologiser tous et le caractère de ces deux hommes la deuxième c'est que aujourd'hui quand vous voulez devenir président de la République est-ce que être associé à Emmanuel Macron de manière positive avoir le soutien l'affection publique d'Emmanuel Macron est un énorme plus la formule de l'orphelie pardon je vous interrompre c'était le loyal mais libre ou quelque chose comme ça c'était je crois que c'était dans l'autre sens peut-être c'est important le sens des mots c'est important effectivement mais voilà c'est ça donne un peu sa stratégie pour les pour les années à venir ce qui est enfin jusqu'à présent il joue pas trop mal le coup parce que moi je me suis demandé par exemple si surtout le dans toute la séquence de duel verbal entre Laurent Berger et Emmanuel Macron Édouard Philippe n'allait pas devenir une victime collatérale de ce duel pourquoi parce qu'effectivement il fut un temps où la CFDT soutenait une réforme des retraites menées par Emmanuel Macron souvenons-nous c'était au moment de l'instauration enfin de la volonté d'instaurer un système universel par point d'accord c'est un projet qui était depuis longtemps porté par la CFDT et je ne m'égare pas tout à fait par réparer Philippe parce que qu'est-ce qui se passe quand est-ce que tout à coup Laurent Berger ce type coopérant etc collaboratif voire rouge c'est quand tes doigts Philippe mais sur la table là je pivot et là ça rend pardon ça ça rend vraiment Laurent Berger un peu dingue hier parce qu'on a consacré en tête effectivement il est en colère on le voit vraiment et je me suis enfin et il était il était pas totalement délirant de se dire mais tout à coup il va être rattrapé par cette histoire parce que tout le monde va se dire mais alors ces relations elles viennent d'où et cetera et qui est le qui est le personnage qui a mis vraiment le feu dans les relations entre Macron et berger que il y a d'autres variables mais c'est quand même Édouard Philippe et aujourd'hui on est sur les 64 ans des gens dans la rue etc il y a quand même un personnage quelle époque était premier ministre qu'à parler de ces de ce nombre aujourd'hui body de 64 ans c'était Édouard Philippe et par une sorte de je ne sais pas de miracle pour lui pour l'instant il me semble qu'il s'en sort complètement ADEME de cette histoire il y a d'abord une constante sous la Cinquième République c'est que les présidents détestent avoir des successeurs à tous ont voulu brûler leur successeur de Gaulle avec avec Pompidou s'ils deviennent plus populaires que exactement mais François Mitterrand et Lionel Jospin enfin bref à chaque fois ils essaient donc euh il est pas sûr que manolocamp fasse tout pour aider ses successeurs moi je pense que la logique c'est-à-dire presque historique c'est que la macronie ce qu'on appelle la macronie ensemble explose et que ceux qui ce qui en ressortent puissent être d'un côté un candidat de la droite d'une droite plus classique c'est-à-dire un Édouard Philippe par exemple ou un autre mais qui a aussi qui est aussi une partie de gauche qui mordent qui puisse de la gauche qui soit une gauche sociale démocrate pourquoi parce que non seulement la macronie est appelée à mon sens à exploser mais aussi la nupesse on voit très bien déjà toutes les tensions qui est qui opposent les différentes membres de la nups on a vu la rencontre entre Fabien Roussel et Bernard Cazeneuve bref il y a des éléments à mon sens pour que dans cet espace là justement que cet espace même à la limite s'élargissent mais que surgissent deux autres familles qui comme par hasard serait les familles qui nous ramèneraient à l'avant 2017 parce que le macronisme comme son nom l'indique c'est un peu comme le gaullisme c'est lié à Emmanuel Macron le gaullisme a réussi à se survivre parce qu'il y a eu des dauphins plus ou moins alors justement plus ou moins dissidents mais qui ont réussi à s'imposer des charismes nouveaux qui ont reçu à s'imposer il y a eu Pompidou il y a eu Chirac et puis Nicolas Sarkozy là moi je vois difficilement quelqu'un sortir du sérail macronien pour incarner justement cet avenir merci beaucoup merci à tous les trois d'avoir participé à ce premier débat je vais rappeler les titres de vos livres respectifs Sophie Coignières la tyrannie de la médiocrité livre publié aux éditions de l'Observatoire pourquoi il faut sauver le mérite et puis Jean garrigue bah c'est exactement ce que vous étiez en train de nous raconter il disait contre Matignon de 1958 à nos jours aux éditions Talandier