Brigitte Macron : Des confidences... très politiques - Les questions SMS #cdanslair 22.06.2019
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:03OuverteRéponse partielle
De toutes ces Premières Dames de France, Brigitte Macron n'est-elle pas la plus politique ?
- 1:50OuverteRéponse directe
Pourquoi en Platon le terme de première dame, officiellement Brigitte Macron, n'est-elle pas que l'épouse du président, Nathalie Chuc ?
- 2:21OuverteRéponse directe
On plaque le fonctionnement américain.
- 3:20OuverteRéponse directe
Brigitte Macron fait-elle l'unanimité à l'Élysée ? Ou a-t-elle des ennemis tapis dans l'ombre ?
- 4:03OuverteRéponse directe
Le caritatif, le social, pourquoi les épouses de président ne peuvent-elles s'exprimer que dans ces domaines ?
- 5:21OuverteRéponse directe
Brigitte Macron, est-elle allée à Marseille et à Lyon pour conquérir ces deux places fortes pour les municipales de 2020 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00InvitéFait
« Ça vient effectivement, je crois que c'était d'une première dame, ça s'appelle Delay Madison, c'est la première fois qu'on utilise le terme de première dame. »
- 3:02InvitéChiffre
« aujourd'hui, la première dame, ça coûte au budget de l'État 280 000 euros par an, hors frais, hors déplacement. »
- 4:09InvitéFait
« elle va innover un peu, Brigitte Macron, puisqu'elle, à la rentrée, va ouvrir la première école dite de la seconde chance, qui ouvrira à Clichy-sous-Bois »
- 6:58InvitéChiffre
« c'est 278 500 euros par an pour ses deux collaborateurs ennemis »
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De toutes ces Premières Dames de France, Brigitte Macron n'est-elle pas la plus politique ?
La plus politique, d'autres l'ont été. Danielle Mitterrand, la première, qui était une militante de toujours et qui avait des idées politiques qui étaient même différentes de celles de son mari. On a l'impression qu'il y a peut-être plus de convergence entre Brigitte et Emmanuel. Bernadette Chirac, elle aussi, on l'a dit tout à l'heure, était une élue de terrain, elle était très politique, mais c'est vrai qu'on a l'impression que dans ce dialogue politique permanent qui se noue avec son mari, qui n'induit pas la décision, on l'a dit, elle se retranche là-dessus et elle travaille surtout sur l'image, sur la communication, sur la méthode, mais là, elle a un rôle effectivement très politique.
Je ne dirais pas que c'est la plus politique, je pense que ça reste quand même Danielle Mitterrand qui, jusqu'à gêner son mari, ça a été bien décrit par Jean Garrigue, mais en même temps, ça a arrangé aussi, un peu Mitterrand, de cultiver ce sillon plus à gauche. Le schlaire à son aile gauche. Et Bernadette Chirac a quand même été importante pour mobiliser le cœur de la droite qui avait quand même pris un sacré coup sur la tête après la dissolution manquée. Et Bernadette Chirac, à partir de 1998, elle monte en ligne dans les médias, c'est un petit peu loin, mais 98-2001, elle remobilise un peu la droite qui a disparu.
Et c'est vrai que Jacques Chirac, il l'a dit d'ailleurs le soir de son élection, à la fois qu'il lui devait beaucoup, mais surtout qu'elle avait... Sa réélection en 2002, il la doit en partie à son épouse ? Non, mais il le dit, et surtout il se tourne vers elle le soir de son élection pour dire que c'était quand même l'une des rares à avoir vu la montée du Front National.
Et le coup de tonnerre qu'a été la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour, il lui rend hommage le soir du 21 avril, en présence de pratiquement tous les hommes qui sont là autour de lui, et qui, comme beaucoup, comme les journalistes d'ailleurs, n'ont pas vu l'arrivée de Jean-Marie Le Pen, la qualification au second tour.
Pourquoi en Platon le terme de première dame, officiellement Brigitte Macron, n'est-elle pas que l'épouse du président, Nathalie Chuc ?
Elle déteste le terme de première dame, elle a horreur de ça. Ça vient effectivement, je crois que c'était d'une première dame, ça s'appelle Delay Madison, c'est la première fois qu'on utilise le terme de première dame. Elle n'aime pas du tout ce qu'elle dit, je ne suis ni première ni dame. Elle trouve ça complètement tarte. Elle dit, voilà, cette expression est totalement ringarde. Elle dit, je suis la femme d'Emmanuel Macron, je suis la femme du président. Effectivement, c'est vrai qu'il y a un côté un peu machiste dans ce terme de première dame.
On plaque le fonctionnement américain. Oui, c'est à fait.
Parce que c'est un statut aux États-Unis.
Il était question au début d'ailleurs de donner un statut à Brigitte Macron.
Emmanuel Macron avait vu les affres dans lesquelles Valérie Treveiller s'était retrouvée plongée. Et on avait tiré la conclusion qu'il fallait absolument donner un statut juridique à son épouse. Sauf qu'il y a eu une polémique terrible au début du quinquennat, notamment à l'Assemblée, alimentée en partie par la France insoumise, disant, mais elle n'a pas à avoir de statut. Donc, il a reculé. Ils se sont retranchés sur une charte qui ne vaut que pour le mandat d'Emmanuel Macron, qui édicte simplement qu'elle s'occupe des dîners d'État, etc., qu'elle représente la France à l'étranger, qui précise, chose extrêmement importante, qu'elle n'a pas de salaire ni de frais de représentation.
Aujourd'hui, la première dame, ça coûte au budget de l'État 280 000 euros par an, hors frais, hors déplacement.
Deux conseillers, un chauffeur.
Deux conseillers ennemis, parce qu'elle a son directeur de cabinet, comme l'a dit Bruno Jeudy, son chef de cabinet, et une demi-secrétaire qu'elle partage avec l'ancien porte-parole Bruno Roger Petit.
Brigitte Macron fait-elle l'unanimité à l'Élysée ? Ou a-t-elle des ennemis tapis dans l'ombre ? On va dire que les ennemis sont plus ou moins partis. C'est la jeune garde, les Ismaëles, les Meuliens, etc. Exactement, et puis qu'elle s'impose, et puis aussi, surtout, elle se fait imposer par son mari. Ce dont a souffert terriblement Valérie Trervéleur, c'était de se retrouver seule. Il y avait les hommes du président, et puis elle, elle était dans l'aile de Madame, l'aile Est, un peu à la peine. Là, tout est ramassé, l'équipe fonctionne ensemble, et effectivement, on en parlait en début d'émission, Emmanuel Macron, elle est où Brigitte ? Elle est où Brigitte ?
Voilà, il la cherche, il a besoin d'elle, donc du coup, il la protège énormément. Le caritatif, le social, pourquoi les épouses de président ne peuvent-elles s'exprimer que dans ces domaines ?
Là, elle va innover un peu, Brigitte Macron, puisqu'elle, à la rentrée, va ouvrir la première école dite de la seconde chance, qui ouvrira à Clichy-sous-Bois, il y a une seconde qui est prévue à l'automne dans la Drôme à Valence, si je ne me trompe pas. Ça, c'est quand même un domaine, jusqu'à présent, qui n'avait pas été défriché par ses prédécesseurs, et j'allais dire, c'est, à mon avis, la principale plus-value et un vrai atout, c'est que Brigitte Macron, ancienne prof de lettres, – Elle a été prof, elle en a beaucoup parlé.
– A vraiment, pour le coup, escaliter quelque chose à dire sur l'éducation, et même, peut-être, à mettre en œuvre, à travers ces expériences d'école de la deuxième chance, où elle s'investira elle-même à travers des prestations, je crois qu'elle parle d'une fois par mois, une fois par trimestre.
– Oui, c'est là où elle a dit, ces petites phrases, je sais qu'elles peuvent blesser, j'ai blessé des adolescents dans les classes avec des petites phrases, et il faut que tu arrêtes d'en faire, Emmanuel.
– Non, mais c'était une très très vieille survivance, y compris des présidents de la Troisième République, où la femme du président de la République avait ce rôle, un petit peu de philanthropie, d'assistance, un rôle auprès des enfants malades, etc. Ça a commencé déjà avec le président Sadi Carnot, ce qui ne nous rajeunit pas.
– Brigitte Macron, est-elle allée à Marseille et à Lyon pour conquérir ces deux places fortes pour les municipales de 2020 ?
– Alors Lyon, d'abord, ce n'est pas à conquérir, c'est plutôt à conserver. – Oui, mais tu l'étiquettes, la République en marche. – Pour l'instant, officiellement, Gérard Collomb l'est encore, je ne sais pas jusqu'à quand, mais il l'est encore. Quant à Marseille, c'est vrai que Godin, qui est un maire sortant, exprimait la possibilité qu'il y ait une alliance. – Avec la République en marche. – Aujourd'hui, franchement, quand vous discutez avec les responsables de la République en marche, ils vous disent qu'il n'y aura pas d'alliance, et que plutôt, parce que d'abord, la candidate Martine Vassal est très gourmande dans ce qu'elle veut, et surtout ce qu'elle ne veut pas lâcher.
À mon avis, ce sera sans doute compliqué. Je pense que…
– Mais à discrétion, quel agit là, Jean-Claude Godin ?
– Jean-Claude Godin, il est élu depuis 1965 au Conseil municipal de Marseille. – Non, non, non, il va passer la main. – Ah, il va passer la main ? – Ce serait folie, à mon avis, pour le candidat, les Républicains, ou quel que soit le candidat, de remplir avec Jean-Claude Godin. – Qui paye les déplacements de Brigitte Macron ?
– Nathalie Chuc, alors c'est le budget de l'Elysée ?
– C'est sur le budget de l'Elysée, je vous disais, il y a une enveloppe qui lui est allouée pour ses déplacements, elle a des véhicules alloués pour ses déplacements à elle, elle a, je crois, un trans-officier de sécurité qui lui soit attribué en permanence, si je ne dis pas de bêtises. Oui, il s'est pris sur le budget de l'Elysée.
Elle, je vous disais, grosso modo, si on ne compte pas les déplacements, parce qu'on ne connaît pas encore, on va avoir dans quelques jours le budget de l'Elysée fait par la Cour des comptes, parce que vous savez que la Cour des comptes épluche les comptes de l'Elysée, depuis Nicolas Sarkozy en détail, donc on va savoir combien elle a coûté, entre guillemets, depuis 2017, parce qu'en fait, l'année dernière, la Cour des comptes a regardé, je disais, c'est 278 500 euros par an pour ses deux collaborateurs ennemis, sauf que, comme l'a très bien dit Alex Bouilléguet, comme le secrétariat de Brigitte Macron, dépend aussi du cabinet, du président, et est censé faire des choses aussi pour le président, c'est-à-dire qu'ils sont censés s'occuper, par exemple, des cadeaux de l'Elysée, de certaines petites missions diplomatiques, en réalité, ils passent 99% de leur temps à s'occuper de Brigitte Macron, mais le résultat, c'est qu'en fait, dans la Cour des comptes, oui, on ne sait pas exactement combien elle coûte, en vérité, on peut imaginer que c'est un peu plus que 278 000.
Alors, de quel bord politique vient Brigitte Macron ? De la droite ou de la gauche ? On va dire plutôt la droite, conservatrice, à la maison, on était gaulliste, elle a dit, la chocolaterie, voilà, le... Le commerçant, voilà, donc c'est... La bourgeoisie de province. Voilà, la bourgeoisie de province, conservatrice, et c'est vrai que même sur certains sujets, oui, elle est clairement plus à droite qu'Emmanuel Macron. Même si, alors, dans l'interview, c'était un peu étrange, par moments, on avait l'air de dire que sur les questions sociétales, la PMA, elle serait plus progressiste que son mari.
Elle est libérale, centre droit libéral.
Centre droit libéral, d'accord. Angela Merkel et Theresa May sont des chefs d'État, mais où sont les premiers hommes ? On les voit peu, hein ? Ah bah, monsieur, oui, c'est ça. Monsieur May, on le voit peu. Monsieur Merkel, il sort... Alors, ce n'est même pas monsieur Merkel, c'est... Monsieur Sauer, enfin, Joachim Sauer. Joachim Sauer, il sort une fois l'an pour l'opéra, voilà, donc il fait son apparition, et pour le reste, il vit sa vie.
Il y a eu quelques photos de leurs vacances qui ont confuté, mais pendant cette longue période, Angela Merkel est au pouvoir depuis de longues années, il y a eu très très peu d'images au fond de Joachim Sauer. Parce que nous sommes dans une monarchie républicaine, malgré tout. Ou alors, la reine doit être exhibée.
Et bien voilà, c'est la fin de cette émission. Merci beaucoup de l'avoir suivie. Vous restez sur France 5. À suivre, c'est l'hebdo.