La philosophie d’Amel Bent et de Manu Payet - C à Vous l’Intégrale - 06/01/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... ... - A.-E.Lemoine: On est ensemble jusqu'à 21h.
Notre cheffe, cette semaine, c'est Lou. - B.Chameroy: Je vais mettre tout le parmesan pour préparer la pâte à la crème.
C'est l'un des plats préférés d'Amel Bent. - A.-E.Lemoine: C'est des pâtes Alfredo. - B.Chameroy: Pourquoi Alfredo? - Lou: C'est une bonne question à laquelle je répondrai la semaine prochaine! - A.-E.Lemoine: Bravo! - B.Chameroy: C'est le fameux Alfred...
Je peux vous aider? - Lou: Oui, un peu de persil haché. - E.Tran Nguyen: Il n'a jamais fait ça. - A.-E.Lemoine: C'est un ciselage. - Lou: C'est particulier. - B.Chameroy: Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci et à tout à l'heure pour le dîner.
Tout de suite, Emilie. - E.Tran Nguyen: Quelle est la phrase que l'on prononce le plus en ce moment? - A.-E.Lemoine: Range ta chambre? - E.Tran Nguyen: Bonne année! - B.Chameroy: Et la santé, surtout. - E.Tran Nguyen: Vous vous demandez comment souhaiter vos voeux sans être noyé dans la masse de messages et sortir du lot...
La tradition a évolué avec son temps. Avant, on envoyait ces cartes. La carte de voeux numérique est arrivée, le fameux petit GIF.
C'est tellement ringard que ça en devient mignon. Il y a eu le SMS devenu ringard en 2012. - B.Chameroy: Moi, l'an dernier, j'ai encore... - E.Tran Nguyen: On posait la question en 2015.
Le couperet tombe en 2018. Les Français privilégient les réseaux sociaux. C'est sur les réseaux sociaux que ça se passe. - BONNE ANNEE! ... - Bonne et nouvelle année 2026.
Voilà. - Belle année, tout le monde. Je ne suis pas tout seul! - E.Tran Nguyen: Si on entre dans le détail, chacun a sa manière de se démarquer.
Certains le font chaque année, comme C.Dion. Ils le prennent très au sérieux.
Elle est habillée. Elle est maquillée. Elle a sorti les paillettes.
Sincérité, gravité, tendresse. Il y a tout sauf qu'elle ne nous fait pas le plaisir de chanter, contrairement à C.Bruni qui chante en italien, un classique de l'un des plus grands noms de la chanson italienne auquel elle rend hommage, Lucio Dalla.
Elle rend hommage au merveilleux caméraman, qui n'est autre que son mari, N.Sarkozy. On l'entend dans la vidéo. - N.Sarkozy: Refais-la. ... - E.Tran Nguyen: Il y a ceux qui maîtrisent moins bien mais qui se lancent quand même ou qui se font aider par d'autres merveilleux caméramen. - Bonne année 2026. - Ah, ça marche.
Comme ça marche, j'en profite pour vous souhaiter une bonne année tant que ça marche. - E.Tran Nguyen: Il y a ceux qui se sont loupés mais qui le revendiquent. - Un petit coucou, les amis.
Je voulais vous souhaiter une belle année. Gros bisous. Je vous envoie du soleil.
Vous vous doutez que je suis à La Réunion. Quand vous faites ces vidéos, il faut penser à couper et sauvegarder. Si vous voulez refaire la fin le lendemain et que vous n'êtes pas au même endroit, ça va être compliqué.
J'ai la chance d'être à La Réunion pour quelques jours. Il fait 30 degrés. Coup de bol.
Parfois, on ne fait pas gaffe à ces détails et...
Je vous laisse. Il faut que je gare le bateau. Bonne année. - A.-E.Lemoine: M.Payet a garé son bateau sur le plateau de "C à vous".
Il est notre invité. Il s'installe au théâtre Edouard VII à partir du 15 janvier avec son nouveau spectacle. Qu'est-ce qu'elle est drôle, cette vidéo de bonne année! - M.Payet: Bonne année!
Bonjour, les amis. Comment ça va? - A.-E.Lemoine: Chaque année, vous entamez la bonne année sur notre plateau. - M.Payet: Super matos. - A.-E.Lemoine: On démarre la nouvelle année chaque fois avec vous.
Qu'est-ce que c'est, cette tradition? - M.Payet: Le seul couillon qui est là, à être rentré de vacances, c'est moi.
C'est à chaque début de janvier pour moi. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'on vous souhaite? - M.Payet: J'aurais aimé ce SMS dont se sont fendus les gens de mon répertoire: "Ca pique mais t'inquiète..." C'était le 22 décembre. - A.-E.Lemoine: Il faut expliquer que c'est parce que vous êtes entré dans votre 51e année.
Vous avez 50 ans. 50, c'est le département de la Manche. - M.Payet: Effectivement, la Manche, ça pique.
C'est fou de se dire qu'on a 50 ans. - E.Tran Nguyen: Vous ne les faites pas. - M.Payet: C'est adorable. - A.-E.Lemoine: On se connaît depuis longtemps avec Babeth.
On ne s'est pas vus vieillir. - M.Payet: C'est vrai... - A.-E.Lemoine: Mon voeu pour 2026, c'est qu'Amel Bent soit sur la scène de "C à vous".
La vie est bien faite. Salut, Amel Bent. Vous nous interprétez un nouvel extrait De votre 8e album "Minuit une".
Vous avez choisi le titre "Pourquoi tu restes" pour ce soir. Vous êtes accompagnée au piano par Wendy Milton. ... - A.Bent: Pourquoi tu restes?
T'as bien retourné ta veste. Tu m'dis même plus "je t'aime", ça s'voit qu'tu me détestes. Alors pourquoi tu restes?
Pourquoi tu restes? Elles sont loin, tes promesses. Et si c'est pour les enfants, t'inquiète, ils sont déjà grands, si c'est pour eux qu'tu restes.
Je m'demande où ça nous mène. J'apprends chaque jour à faire sans toi, mais t'es là. Dis-moi, pourquoi tu restes?
Si t'étais vraiment honnête, tu m'dirais "j'suis pas heureux, vaut mieux s'arrêter, nous deux". Mon amour, t'es plus amoureux, pourquoi tu restes? Tu vois bien qu'ça me blesse, faire semblant d'aller mieux, mais c'est la fin du jeu.
Mon amour, t'es plus amoureux, pourquoi tu restes? Pourquoi tu restes? ...
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Merci.
Vous serez en tournée en France, en Belgique. Vous serez à l'Accor Arena de Paris en avril 2026. - M.Payet: La résolution...
Très beau. - A.Bent: Merci. - M.Payet: Et puis...
Là-bas, clac! Pas mieux. Félicitations.
C'est quand? - A.-E.Lemoine: 29 avril 2026 pour Paris.
Vous vouliez un album moderne. Il l'est. Vous vouliez aussi un album de votre âge.
Si on prend la méthode de calcul de Manu, c'est un album landais car 40, c'est le département des Landes. Ca veut dire quoi, faire un album de son âge? - A.Bent: Mes chansons, c'est ma vie.
Chaque album est une capture d'écran de ma vie au moment où je suis en période de création. Je me dis qu'il faut que je fasse un album de ma vie de femme, de maman, de femme de 40 ans. Ca ne veut pas dire que ma musique doit vieillir.
Peut-elle rester moderne et contemporaine? Je peux bosser avec des gens plus jeunes que moi et prétendre raconter quand même la vie d'une femme de 40 ans. - A.-E.Lemoine: Vous racontez l'amour qui peut s'essouffler dans un couple, la fragilité, le deuil de la tristesse qui ne s'en va pas.
Vous chantez ce conflit pour beaucoup d'entre nous. C'est l'une des raisons pour lesquelles le titre "Décharge mentale" a connu le succès viral qu'il a connu, visionné un nombre incalculable de fois. On était tous comme suspendus en vous écoutant chanter. - A.Bent: Putain, je vois plus aucun ami.
Une tournée, ça laisse du vide. Il faut que j'aille voir un médecin. J'ai peur du cancer du sein.
Il y a des trucs, pourquoi je les garde, comme mes souvenirs que j'entasse? J'ai des factures de 2004. Il faut que je fasse un tri dans ma paperasse.
On voit trop mes cheveux blancs. Hier encore, j'avais 20 ans et demain, déjà 40 ans. - A.-E.Lemoine: Les femmes vous arrêtent encore dans la rue pour vous dire quoi? - A.Bent: Parfois, rien.
C'est la sensation d'avoir été entendue, comprise. Il n'y a pas forcément de mots. Comme c'est pas quelque chose de grave, en soi, puisque c'est pas une maladie...
Ca se soigne pas. Donc on n'en parle pas alors qu'on a toute l'impression de le ressentir. D'en avoir fait une chanson, ça existe.
Juste le fait que ça existe... - A.-E.Lemoine: Avec cette liste des choses à faire.
Vous faites des to-do lists depuis l'enfance? - A.Bent: Depuis toujours mais c'est parce que j'ai un terrain anxieux.
Je l'appelle comme ça maintenant parce que ça se nomme. J'ai toujours eu besoin de rendre très concrètes mes idées, mes sensations, mes émotions, sous peine de me laisser déborder par elles. Ecrire m'a souvent aidée. - A.-E.Lemoine: Vous arrivez à rire de cette charge mentale avec vos enfants. - A.Bent: Oui.
De toute façon, je ris beaucoup. Je suis profondément grave et triste, mais je ris beaucoup. Je suis en quête de joie de vivre.
Le rire est une thérapie. Il faut rire au maximum de tout, de soi. Il faut se foutre de sa propre gueule.
Il faut y aller, beaucoup. - A.-E.Lemoine: Vous avez le bon voisin, je crois.
Elle en pense quoi, de Gaulle, de la charge mentale? C'est son épouse. On est pile dans le sujet. - M.Payet: Je suis bouleversé d'entendre...
J'ai l'impression que tu fais ma promo. C'est ce que je dis souvent. On imagine toujours les clowns... "M.Payet, il faut y aller, quand même!" Tout le monde a envie que je monte sur la table et que je me mette des plumes je ne sais pas où...
C'est ma peine qui écrit tout. Je me fais d'abord rire moi quand j'écris des sketches. C'est d'abord pour que moi, je puisse rire.
Je ris de beaucoup de choses. Beaucoup de choses me font rire et me font du bien. J'ai besoin de rire tout le temps, depuis toujours.
Tout ce que j'écris vient d'abord de ce qui ne me fait pas marrer. Voilà...
Ciao, les gars! - A.Bent: Il faut pas en avoir honte.
Il y a beaucoup plus de gens comme ça. Je pense qu'on est plus tous comme ça qu'autrement. On a tous besoin d'un exutoire. - A.-E.Lemoine: Votre sincérité aussi.
Vous êtes sincère dans vos chansons. Manu l'est aussi sur scène en disant la vérité même si elle n'est pas glamour... - M.Payet: Ce spectacle ne raconte que les choses qui ne faisaient pas rire quand je les ai vécues.
J'en ris aujourd'hui. Tout ce que j'ai vécu depuis l'opération des testicules, l'opération du bouzin. - A.-E.Lemoine: Qui a suscité une inquiétude de ne jamais avoir d'enfants, la nécessité de faire un spermogramme...
Je résume! - P.Lescure: En 2 mots, j'ai tout compris. - A.-E.Lemoine: D'un coup, c'est un magazine santé.
Il devient papa et il rit des affres de la paternité. - L'école Montessori dit que l'enfant peut dormir où il veut dans la maison tant qu'il dort. Ca fait un peu chier.
J'ai monté un lit tout seul sans la notice...
Des copains à nous nous ont donné le vieux lit de leur enfant qui a grandi sans la notice. J'ai mis 3 jours à le monter au lieu de 3 heures. J'aimerais bien qu'elle dorme dedans.
Je dois être old school. J'aimerais que mon père soit encore en vie aussi pour voir sa tête de Créole à l'ancienne, vénère, si on lui annonçait que les enfants d'aujourd'hui peuvent dormir sur la table de la cuisine. Juste pour voir la gueule de mon père! "On va à nouveau utiliser la violence." - A.-E.Lemoine: Votre mère avait peur que vous racontiez ça? - M.Payet: Pas peur, mais elle me disait que ça ne se fait pas de dire des choses comme ça. "Tu embarrasses le public." - A.-E.Lemoine: Qui en redemande! - M.Payet: "Je ne comprends même pas pourquoi ils t'applaudissent." - P.Lescure: Elle a toujours été une source d'inspiration.
Dès 2007, il parlait de Monique. - M.Payet: Ma mère s'en fout que son fils soit sur scène et face de la télé.
Sa seule fierté, c'est que son fils puisse prendre le rond-point de l'Etoile sans se planter. Elle raconte ça à tout le monde. "Il faut voir mon fils!" "Vraiment, c'est la fierté de la famille.
Ca circule! Il n'a peur de rien. Aucune rue ne lui fait peur.
Il les enchaîne!" - P.Lescure: Elle est contente du nouveau spectacle? - M.Payet: Je me demande si elle ne préférait pas ça!
Plus ça va, plus je dis...
Je me raconte vraiment. J'ai été impressionné, ce jour-là. Je me souviens du jour où j'ai pris le rond-point de l'Etoile pour la première fois avec ma mère dans la voiture.
J'avais une petite voiture française toute mignonne, que je salue. C'était ma première voiture à Paris. J'étais fier de conduire à Paris.
Pour un Réunionnais, c'est une victoire. Elle voit que je m'embarque sur le rond-point de l'Etoile. Elle m'a demandé si j'étais prêt.
J'ai pris le truc...
J'ai tourné une fois de plus et elle l'a raconté à toute La Réunion! - L.Sénéchal: Vous avez écrit un hymne il y a 19 ans, il y a même un peu plus de 20 ans: "Ma Philosophie". - A.Bent: Viser la Lune, ça me fait pas peur.
Même à l'usure, j'y crois encore et encore. - L.Sénéchal: Vous aviez 19 ans et ça vous a permis d'offrir une maison à votre maman.
C'est dingue. - A.Bent: Même pas la chanson, juste l'avance sur la vente des disques!
C'est fou. - E.Tran Nguyen: Tellement de jeunes femmes se sont identifiées... - A.Bent: Cette chanson m'a fait beaucoup de bien et elle continue à m'en faire.
Je sais qu'elle continue son chemin et qu'elle accompagne des gens qui n'ont pas forcément mon histoire ou mon passif. C'est un truc de fou d'avoir eu cette chanson...
C'est dingue. Parfois, je ne réalise pas. - M.Payet: Parfois, est-ce que tu te dis "c'est moi qui chante ça"? "Amel Bent, c'est moi!" - A.Bent: Dans le tourbillon que peut être cette vie d'artiste et cette recherche d'un nouvel objectif...
Tu peux ne pas te poser et te dire "j'ai fait ça..." Des fois, ça me le fait: "C'est moi!
Un truc de fou!" - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.
Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: C'est quoi, une guitare?
Les IA répondront que c'est du bois et des cordes. Vous ajouterez que ce n'est pas n'importe quel bois ni n'importe quelles cordes. Si on voit une bonne guitare personnalisée, c'est pas du travail à la chaîne.
C'est de l'artisanat précieux. Il y a 30 ans, Francis Cabrel, amoureux des guitares et des luthiers, fabricants de guitares, avait publié un premier livre qui faisait parler les luthiers de France. Ils étaient une centaine il y a 30 ans.
On en compte environ un millier aujourd'hui. Cette nouvelle génération sont un peu les enfants de ces premiers luthiers que Francis avait célébrés comme il l'a expliqué. - F.Cabrel: Les jeunes gens ont vu la première édition.
Ils s'en sont inspirés et sont devenus luthiers. Une génération plus tard, on a des gens doués, inventifs, qui remercient les maîtres artistes du tome un, qui tracent leur route. Il y en a suffisamment pour que ça fasse un 2e beau livre, 30 ans plus tard. - P.Lescure: Comme vous dites, de temps en temps, il donne des cours de doigté. - A.Bent: Un jeu à la Cabrel. - P.Lescure: Ca donne un bouquin magnifique.
Des guitares électriques ou acoustiques...
C'est des guitares pour musiciens et amoureux qui ne se feront jamais à la chaîne. Beaucoup de compositions sont uniques. Les instruments le sont aussi. - F.Cabrel: Dans ce monde de la lutherie à ce point minutieux, c'est irremplaçable.
C'est des instruments qu'on commande. On peut influencer le luthier...
Les machines qui font des guitares au kilomètre, puisqu'il y a des guitares très bon marché qui sont faites en des millions d'exemplaires...
Là, c'est très personnalisé. Ca m'étonnerait que l'IA, toutes les sortes de commodités modernes puissent remplacer ce savoir-faire un jour. - P.Lescure: Francis Cabrel a édité le livre.
Les deux auteurs sont des bricoleurs de génie, comme Adrien. - Je mets à jour les guitares. Je les fabrique, je les dessine, je les répare.
J'aime le dialogue qui se met en place pour comprendre les besoins du musicien, ce que je peux apporter et ce qu'on peut créer ensemble pour avoir un modèle de guitare qui corresponde aux attentes. C'est un processus. Il faut sélectionner le bois et construire l'instrument petit à petit.
C'est loin du processus industriel qui va vite et qui va chercher une rentabilité. Je prends mon temps pour bien faire les choses. - P.Lescure: On peut évoquer la génération précédente, Franck Cheval qui a fait les guitares Cabrel, de J.Hallyday ou M.Jones.
Il y a aussi Jacques Favino qui faisait les guitares de G.Brassens et M.Le Forestier. - Ici, c'est la forme de la guitare de monsieur Brassens.
C'est la forme qui lui a plu. Je pense qu'il continuera à l'aimer. - Monsieur Le Forestier a une autre forme. - C'est celle-ci.
Elle est plus folk. ... - P.Lescure: "Luthiers et guitares d'en France".
C'est la nouvelle génération. Je vous l'offre. Il va falloir vous l'acheter, Manu. - M.Payet: Oui.
Ca a l'air passionnant. - P.Lescure: C'est beau et passionnant.
Tu as raison. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, on part en colonie de vacances. - M.Payet: Je serai le mono. - Ramsès, Renaissance, années 70, 2054...
Heureusement qu'on est briefés. - Bonjour. Merci beaucoup. - Welcome. - Non, pas anglais.
En français. J'aime la langue. Etre la France depuis tout petit. - On a adoré le scénario.
C'est riche. - Merci. Pour vous, c'est "inspirage" Ramsès. - Les hiéroglyphes? - Oui.
C'est magique. Je prends vous, les meilleurs. Vous avez lu? - Oui.
C'est fou, cette fresque. - C'est lui. - Qui? - Lui, avec les perruches. - Les perruches?
Je n'ai pas le souvenir. - Le Roi-Soleil? - Louis XIV. - Je veux toutes les époques vraies.
C'est comme si c'était après, avant... - Que ce soit réaliste.
C'est ce qu'on a trouvé bien. - Ne pas s'inquiéter. J'aimerais venir dans la luge. - La loge? - Bien sûr.
Je déteste un truc. Le tournage...
Il baragouine en français. La France, la capitale... - Bisous... - A.-E.Lemoine: La dernière fois qu'on s'est vues, Amel, c'était à Cannes.
Vous aviez déboulé à 23 sur le plateau. Toute l'équipe du film de "Ma frère" qui venait de monter les marches. Les 19 enfants et les 2 monitrices de la colonie dont vous êtes la monitrice dans ce long-métrage. - Wesh, c'est comment? - Vraiment belles.
Ca donne envie de palper, les filles. - Moi, je te pète dessus. - Espèce de folle! - Toi aussi, tu t'en vas?
Ton frère, je le dépose chez les flics, foyer, famille d'accueil. - Elle va rentrer, ma mère. Dis pas n'importe quoi. - Et là, le centre de loisirs, ils cherchent pas des gens? - Va y avoir le séjour en colo. - Elle t'a bien vendue, ta copine.
Oh là là, elle t'aime. C'est pas une promenade de santé, une colo. - Il y a une fille, elle veut sortir avec toi. - Mon pote, ça va être grand. - Je leur raconte des histoires, je leur fais rire et j'ai le permis.
C'est le principal. Les métros les escalators, flemme! Toi-même tu sais, Sabrina. - La grammaire aussi, un peu, flemme. - Mais genre, on va dormir là-dedans? - Maintenant, dors, s'il te plaît, ma fille. - Je suis pas ta fille, frère. - Bon, vas-y. ... - Tu préfères voyager dans le futur ou dans le passé? - Dans le passé, tu peux réparer tes erreurs, tout ça. - C'est pas à toi de porter ce poids, ma poulette. - Il ne faut jamais revenir au temps caché des souvenirs dans les nuits de son enfance, car parmi tous les souvenirs, ceux de l'enfance sont les pires.
Ceux de l'enfance nous déchirent. - J'ai quand même un minimum d'espoir pour eux. Sinon, je sais pas, c'est invivable. - J'ai pas la force de m'expliquer, je te le dis cash. - Parfois, je me dis: "Peut-être que je peux changer un tout petit peu la vie d'un enfant." Toi-même tu sais, des fois, il y a des rencontres qui comptent. ... - Les Français, c'est des décontractés, wesh.
A l'aise! - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'on a aimé ce film!
Qu'est-ce qu'on vous a aimée dans ce film! On sait que vous aviez toujours dit "non" au cinéma jusque-là. Vous avez bien fait de dire "non" si c'était pour dire "oui" à celui-là. - A.Bent: C'est pas ça, c'est que, contrairement à la vie de chanteuse, si je me plante sur une presta, c'est moi qui me suis plantée.
Je recommence. Là, tu peux pas te planter. Ca te dépasse.
Tu as des réalisatrices exceptionnelles qui te font confiance, qui te donnent la parole. Tu peux pas te rater. C'est pour ça que t'as pas envie de le faire tout le temps.
Moi, ça me met beaucoup d'anxiété. C'est mon terrain anxieux. Mais j'avais trop envie d'en être!
Je voulais absolument être dans ce film. - A.-E.Lemoine: Qui montre le quotidien de ces enfants de la jeunesse populaire sans verser dans les clichés. - A.Bent: Des sujets de société... - A.-E.Lemoine: La transidentité, le consentement, le rapport à la famille, le vivre-ensemble...
Tout est balayé dans le plus grand naturel, en faisant la vaisselle ou du canoë-kayak. Vous savez pourquoi les réalisatrices ont pensé à vous? - A.Bent: A un moment, j'ai cru comprendre que c'était peut-être dans le rôle de coach "The Voice" chez les enfants, mais elles m'ont dit que pas du tout.
C'est qu'elles m'aiment beaucoup en tant que chanteuse. J'ai bercé leur adolescence. - A.-E.Lemoine: Vous étiez très proche de l'idée qu'elles se faisaient d'une directrice de colo: bienveillante et étonnante. - J'en ai un!
Tu préfères manger ton caca ou chanter Beyoncé... - On a le droit d'envelopper son caca? - T'es gênante! - A.-E.Lemoine: Dans la vie, vous êtes très proche de cette Sabrina.
Dans ce cas particulier, par exemple? - A.Bent: Carrément!
C'est sûr que tu peux pas chanter "Pourquoi tu restes" et après, parler des boulettes de caca. Quand je veux faire ma promo d'A.Bent, il y a beaucoup de choses qui restent derrière la porte.
Je parle de ce rôle de Sabrina comme un espace de liberté pour moi, où j'ai pu faire des blagues, dire des choses, à la manière que je les aurais dites si j'avais eu un autre destin. J'aurais pu être Sabrina. - A.-E.Lemoine: Une super Sabrina.
On aurait rêvé avoir une monitrice de colo comme vous. - E.Tran Nguyen: Vous avez votre Bafa.
Vous le racontez sur scène, vous l'avez très bien vécu. - M.Payet: J'ai fait beaucoup de colos dans ma vie.
J'ai fait beaucoup de colonies de vacances grâce à Air France. Mon père travaillait pour Air France. Vers 15-16 ans, les filles, en colo, on commençait à me dire que je ressemblais un peu à Manu Chao, le chanteur de la Mano Negra.
J'ai pas tardé à baiser. - A.-E.Lemoine: Pardon...
Rires. - E.Tran Nguyen: Ressemblance avec Manu Chao... - A.Bent: Bien vu! - E.Tran Nguyen: Ca vous a permis d'embrasser la plus belle fille de la colo.
Il est hyper fier aujourd'hui encore. - M.Payet: Ouais, ouais.
C'est une époque...
A chaque fois que je vais dans les souvenirs de mon adolescence, il y a une colo pas loin. Ou un après-colo. Il y a aussi le cafard de rentrer à la maison après avoir vécu les 3 semaines les plus intenses de ta courte vie.
Tu sais pas que tu vas en vivre d'autres, à ce moment-là. Tu as juste envie de te foutre en l'air parce que tu as quitté quelqu'un que tu reverras plus jamais de ta vie. "Je vais me suicider!" C'est tellement fort, tout, parce qu'on découvre tout à ce moment-là: les premières clopes, les premiers bisous...
Je raconte ça...
Je le rends drôle, mais je le raconte avec énormément...
Une forme de mélancolie. Et aussi de loyauté. C'est aussi pour que j'oublie pas, que j'en parle tous les soirs. - A.-E.Lemoine: Ca résonne évidemment avec ce qui est raconté... - M.Payet: Les deux... - A.-E.Lemoine: C'est une ode à l'enfance. - A.Bent: Et même à toutes les personnes qui accompagnent les enfants avec beaucoup de tendresse, beaucoup d'intelligence. - A.-E.Lemoine: Vous aussi, vous en aviez fait, des colos. - A.Bent: J'ai fait que ça.
J'ai replongé aussi dans ma propre enfance. J'ai pas eu l'impression de tourner un film. Je me suis dit: "Je suis en train de vivre une 2e chance." C'était bizarre.
C'est à la fois la chanson que j'ai jamais écrite, la dernière colo que j'ai pas faite...
C'était trop...
C'était très émouvant, tout le temps, tous les jours du tournage. J'ai encore les yeux qui brillent, à regarder juste la bande-annonce, alors que j'ai regardé le film 5 fois. Ca touche à la corde sensible. - M.Payet: Le 20 décembre dernier, j'ai joué à Bordeaux.
Comme souvent, il y a ces petits cadeaux de fin. On m'a dit: "Tu te souviens pas de moi?" Il y a eu une reconnexion de fou. "Alexandra, qu'est-ce qu'elle devient?" Je l'avais quittée par lettre.
Elle m'a envoyé une lettre depuis la métropole jusqu'à La Réunion. Elle avait appris que j'avais menti, que j'étais pas surfeur. - A.-E.Lemoine: Comment Elle l'a appris?
Il n'y avait pas Internet à l'époque? - M.Payet: Je sais pas.
Ca m'a foutu les mains moites d'un coup. - A.Bent: Je suis pas bien pour toi. - M.Payet: "Je te quitte parce que tu n'es pas surfeur." - E.Tran Nguyen: C'est une bonne raison. - A.Bent: Le monde de la colo, c'est très spécial.
Quand tu attends la lettre des parents, le colis, ceux qui en ont et ceux qui en ont pas...
C'est tout un truc. C'est générationnel. Je sais pas s'il y a encore beaucoup de colos. - B.Chameroy: Maintenant, on attend l'enveloppe... - A.Bent: Tu as l'impression d'avoir vécu un truc unique. - M.Payet: Pour moi, c'était la colo du boulot de mon père.
Je viens de la France qui est loin de la France. J'ai eu cette chance que n'avaient pas mes copains de classe, mes amis, les voisins d'enfants...
C'était de voyager très vite, très tôt. C'était le CE d'Air France qui faisait les colos. - A.-E.Lemoine: Alors que tout le monde rêverait d'aller à La Réunion. - M.Payet: Il y en a qui venaient.
Nous, on partait à l'île Maurice. - A.Bent: Bien, les colos!
Nous, on allait à Meschers. Ce qui est dingue...
Je me rappelle de toutes les villes où j'allais...
Une fois, je suis tombée sur une des villes où j'ai été jusqu'à 8 ou 9 ans. C'était à Trilbardou. Un jour, je prenais la route, à une heure de chez moi, et j'ai vu le nom de la ville.
Quand tu es gamin, tu as l'impression d'avoir traversé la France entière. Mais c'était à 40 minutes de là où je vivais. Le château de Trilbardou.
Mes meilleures vacances! - M.Payet: Je tourne une série...
On a toute la soirée...
Je tourne une série pour une plateforme, l'année dernière ou celle d'avant. A un moment, ça se passe à la neige. J'ai fait beaucoup de colos de ski.
Pour les Réunionnais, c'était fou. On était une petite bande de Réunionnais qui savions à peu près skier. On était tous habillés pareils parce que le CE d'Air France nous filait des doudounes.
On n'avait pas ça chez nous. J'étais sûr qu'on allait se marrer. On était tous habillés pareils.
On nous disait: "Les Réunionnais, c'est par là!" Je tourne cette série. On va sur un décor, là où va se passer un moment de la série.
Sur le panneau, je reconnais "Vallorcine". Il y a l'émotion qui monte. "J'ai vu beaucoup de moments..." En fait, on tournait dans la colo. "Ma chambre était là...
Ici, j'ai embrassé Nathalie..." On a dû décaler le tournage. "Manu est encore en larmes." - A.Bent: Moi, j'ai jamais refait de char à voile, à Meschers. - P.Lescure: C'est dingue, la vie.
On se rend compte que le temps passe. Maintenant, vous êtes dans la Manche, et vous êtes presque un boomer. - M.Payet: Je me fais appeler tonton par des gamins qui sont même pas mes neveux.
Je leur posais des questions relous. J'ai l'impression d'être les collègues de mon père. "Tu as une petite amoureuse?
Ca commence à..." Je fais ça! "Tonton, il sait!
Tonton, il était amoureux!" - P.Lescure: Autre signe du boomer, vous reprenez les enfants de vos potes quand ils font des fautes de français. - M.Payet: Toujours. - A.Bent: C'est horrible...
Je le fais aussi. Après, je m'excuse. "Tu peux pas faire ça..." - M.Payet: "Je crois y a pas français." Il va falloir qu'il y ait français rapidement.
Il y a un "que" dans cette phrase, normalement. Rien que de le dire...
J'ai honte. - A.-E.Lemoine: "Emmanuel 2", il faut le voir sur scène. - M.Payet: Le titre, c'est parce que c'est mon vrai prénom.
Et c'est une référence au film...
Vous avez pas l'affiche du spectacle d'avant? Si vous faites ça en régie...
Je sais qui sont les gens derrière. Et ce sont pas des récurrents! Si vous voulez être renouvelés sur la semaine prochaine, trouvez l'affiche du spectacle d'avant pour que je la montre à A.Bent. - A.-E.Lemoine: Est-ce que le temps qu'on récupère dans le fond des archives de la régie l'affiche du précédent spectacle de M.Payet, on peut passer la parole à Bertrand? - B.Chameroy: Bonsoir. - M.Payet: Ah, tu étais là? - B.Chameroy: Ouais!
Je crois que Manu m'a fait une passe décisive sans le savoir. Vous connaissez la théorie des degrés de séparation? Nous sommes tous reliés à une personnalité dans le monde selon une chaîne de maximum 6 personnes.
Je préfère compter ça en serrage de louche. A qui êtes-vous reliée, Amel? Vous êtes à une poignée de main de M.Payet.
Manu qui a chanté en duo avec Madonna en 2005. Grande classe. Elle avait lancé sa petite culotte à J.Chirac en 85.
Chirac s'est retrouvé au second tour face à J.-M.Le Pen, qui n'est autre que le père de M.Le Pen.
A.Bent n'est donc qu'à 5 louches de M.Le Pen.
Qu'est-ce que vous lui diriez? - A.Bent: "Une petite chorba?" - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'on a retrouvé l'affiche?
Hé non! Le bonus! Lorrain, un remède au blues du dimanche soir? - L.Sénéchal: Cette montée d'angoisse de fin de week-end.
Qui est sensible autour de la table? Pas vous, Amel? - A.Bent: Le dimanche, je voudrais qu'il saute.
C'est un jour qui est devenu inutile pour moi depuis que j'ai perdu ma mamie. On n'a pas encore compris comment utiliser le dimanche. Je voudrais samedi-lundi. - L.Sénéchal: Il y a des solutions.
Il y a plusieurs techniques pour remédier au spleen du dimanche soir, comme le slunch. - Pour faire passer la déprime dominicale, cette femme a trouvé la meilleure méthode: l'apéro dînatoire. Des amis et des bonnes choses à manger. - De la fêta... - A.Bent: C'est un apéro? - M.Payet: C'est la contraction entre quoi et quoi? - A.-E.Lemoine: "Soir" et "lunch". - L.Sénéchal: Ca a pas pris vraiment.
Il y a plus simple, moins cher et moins ringard: écoutez M.Payet tous les dimanches à 18h, sur France Inter. L'objectif: trouver la recette pour lutter contre le blues du dimanche soir.
Et pour chercher, il cherche. - M.Payet: Mathieu est là.
Salut, bonsoir...
Je dirais pas ça comme ça. - Les gars, votre semaine...
Rires. - A.Bent: Monsieur Delpech!
On n'a pas envie d'écouter une musique? - L.Sénéchal: C'est plus clair que ça quand on écoute à 18h sur France Inter.
La recette anti-déprime, ça peut passer par les bons petits plats et aussi par la chanson. - M.Payet: Un jour chat, un autre rat. - Vois si le coeur de la ville bat en toi... - L.Sénéchal: Plus que l'humour ou l'animation radio, c'est votre première vocation.
C'est ce que vous vouliez faire comme métier. - M.Payet: Je voulais faire de la scène, du rock.
J'ai toujours rêvé de travailler bourré. Rires. Cette émission, je suis très heureux de la faire tous les dimanches depuis la rentrée de septembre.
C'est vraiment ma petite revanche sur la carrière musicale que j'ai pas. Je peux parler de musique pendant une heure avec de vrais musiciens qui viennent, comme J.-L.Aubert, B.Lavilliers, qui est venu jouer, chanter, raconter des histoires...
J'étais en train de me dire depuis tout à l'heure que quelqu'un était pas encore passé par l'émission, et c'est pas normal! Je serais ravi, avec tout ce qu'on se dit depuis tout à l'heure... - L.Sénéchal: Vous avez essayé de percer dans la chanson, mais vous avez été moins repéré par vos dons de chanteur que par les blagues que vous faisiez, à Saint-Denis.
S.Folin vous a repéré. Il vous a fait venir à NRJ Réunion.
Après, vous êtes parti de NRJ Réunion à NRJ tout court, à Paris. Vous avez croisé quelques stars...
Comme J.Lo. M.Payet chante en anglais.
Acclamation. - L.Sénéchal: Il paraît que vous lui avez filé votre numéro, ce jour-là.
Elle vous a jamais rappelé. - M.Payet: Je lui ai filé mon numéro.
A l'époque, on pouvait encore échanger nos numéros. Je lui ai donné. "On verra bien ce qu'elle en fait." Le téléphone n'a jamais sonné. - L.Sénéchal: Qui dit chansons, dit quiz.
Vous avez un jeu original: le défi W.Houston. ... - Pas du tout! - B.Chameroy: Qu'est-ce que j'ai ramené?
On fait pas ça avec des bouteilles de vin. On a du gros matos. On va tester le challenge. - M.Payet: Babeth d'abord. - A.-E.Lemoine: Je suis nulle. - B.Chameroy: Attention...
Musique. ... "I Will Always Love You" de W.Houston. - M.Payet: J'espère que vous entendez encore, chez vous.
On est sur de l'acouphène! Allez, Bertrand. Tape-moi ça! ... - A.-E.Lemoine: Il est à 3 secondes! - M.Payet: Pas loin. - A.-E.Lemoine: Mets-toi dans la lumière. - M.Payet: On va bien foirer le délire. ... - A.-E.Lemoine: Cette fois, c'est la bonne. - A.Bent: Putain!
C'était un peu avant! - A.-E.Lemoine: Mettez-vous dans la lumière.
Tous les deux! ...
Cris de joie. - A.-E.Lemoine: C'est la première! - A.Bent: T'as vu? - B.Chameroy: Il est dégoûté! - A.-E.Lemoine: Du coup, t'as pas tapé.
T'avais l'occasion de le faire. - M.Payet: Bravo! - A.Bent: Le dernier temps est plus long. - A.-E.Lemoine: Bravo, A.Bent, la grande gagnante du W.Houston challenge.
Vous allez le refaire, dans Studio Payet, quand viendra A.Bent. Je vous présente Lou, qui a cuisiné pour vous des pâtes Alfredo.
On sait pourquoi "Alfredo"? Toujours pas? Nous avons l'affiche de "Emmanuel", le un. - M.Payet: Merci beaucoup, en régie.
Beau travail d'archivage. - B.Chameroy: J'ai ramené le dessert.
Uniquement pour Manu. De la glace au café. Depuis que vous nous avez dit que vous aimez la glace rhum-raisin...
Ca fait 2 ans qu'on vous sert cette glace à chaque fois que vous êtes sur un plateau. - M.Payet: J'ai compris que j'avais vraiment vieilli le jour où j'ai commencé à aimer la glace rhum-raisin. - B.Chameroy: Je vous ramène ça juste après.
Il y a de la glace rhum-raisin. - M.Payet: C'est sympa! - B.Chameroy: Du café, pour changer. - M.Payet: J'ai enflé, pendant cette promo!
J'ai bouffé toute la glace de France. Il y a même des artisans glaciers... "Goûtez la mienne, ce serait sympa." - A.-E.Lemoine: Il faut aller applaudir "Emmanuel" sur scène, le 2. "Ma Frère", ça sort demain, en salles.
C'est le premier rôle au cinéma pour A.Bent, qui sera à l'Accor Arena de Paris, en avril, et partout en France et en Belgique. Merci d'avoir accepté notre invitation à dîner.
On a pris tellement de retard à chercher l'affiche de "Emmanuel", le 1, qu'on est obligés de conclure avec les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir!
Nous sommes le 6 janvier, il est encore temps de le faire: bonne année! Tradition que la porte-parole du gouvernement s'est prise de plein fouet par A.de Malherbe. - Bonne année, M.Bregeon.
Bonjour. Vous êtes porte-parole du gouvernement. Toujours pas de budget.
Une crise agricole qui n'est pas apaisée. Des médecins en grève et des Français qui pensent que 2026 ne sera sans doute pas meilleure que 2025. Bonne année quand même. - B.Chameroy: Hier se tenait le premier Conseil des ministres de l'année.
Le compte-rendu s'est tenu dans une ambiance très retour des fêtes. C'était très calme, quoi. Ca nous a permis d'en savoir plus sur les vacances des journalistes.
Super. M.Bregeon avait aussi la tête en vacances. "Là, il faut vraiment y aller." "J'ai eu flemmasse." Pas grand-chose à dire.
Pourtant, il y avait un casting de dingue pour ce premier Conseil des ministres 2026. On a vu sur le perron le prince Harry. La dame aux pigeons de "Maman, j'ai raté l'avion!" Il y avait aussi Gru de "Moi, moche et méchant".
Et un ministre hyper populaire. Personne ne connaît son nom. - B.Chameroy: Nous l'appellerons donc "monsieur". - L.Sénéchal: V.Jeanbrun! - E.Tran Nguyen: Ministre de la Ville! - B.Chameroy: C'était le concours de celui qui a la plus longue. - Entre 7 à 8 cm. - 20 cm. - Jusqu'à 25 cm. - A 1 ou 2 cm près. - A Montréal, 197 cm en moyenne. - B.Chameroy: Vantard!
Heureusement que les journalistes étaient sur le terrain pour nous prouver que cette neige n'était pas générée par l'IA. Chacun a sa technique. "J'ai de la neige dans ma main." Autre technique, faire un trou dans la neige avec son doigt.
Mais le meilleur, c'est Thomas... - B.Chameroy: Alors que sans la barrière...
Il a neigé, dans l'Ouest. Mon chouchou a failli être le grand gagnant de la journée. Il était à deux doigts de repartir avec une déneigeuse dernier cri. - On a une équipe qui a tourné toute la nuit jusqu'à 3h du matin. - B.Chameroy: "Les clés sont encore sur le contact.
Reste là. Je vais pas tarder à fermer la porte." Mais la vie ne faisant pas de cadeau, le karma s'est occupé de mon Thomas. - Avec une reprise de trafic estimée autour de midi. - B.Chameroy: Merci à B.Montiel pour le bruitage.
La neige a bousculé l'emploi du temps de nombreux Français. Certains l'ont un peu cherché. - Il est 8h.
L'école commence à quelle heure? - 8h20. Je pense être en retard. - B.Chameroy: Refusez l'interview.
Pas facile d'assurer un duplex quand il fait glagla dehors. - Le vent est tout simplement glacial. Il faut 3 minutes pour que je perde l'usage de mes doigts. - B.Chameroy: Si seulement on avait inventé les gants. - Les températures sont particulièrement basses.
Le ressenti est actuellement de -7. - B.Chameroy: Le grand gagnant, c'est lui. - Là, par exemple, j'ai froid. - B.Chameroy: Tu m'étonnes!
Rires. A.Marschall est descendu dans la rue, juste en bas de BFM, "sur le terrain", pour des images saisissantes. - Un reportage à quelques encablures de nos locaux pour vous montrer l'un des axes les plus fréquentés de la capitale, boulevard des Maréchaux, qui est désert. - B.Chameroy: Le plus gros scoop de cette page neige, on le doit à TF1, qui était sur une plage.
Je n'ai toujours pas trouvé les mots. - Cette scène est étonnante. On découvre, sous la neige, du sable.
Rires. - B.Chameroy: La neige n'a pas fait disparaître le sable.
La nature est fascinante. Petite pause onomatopées avec P.Praud qui joue hyper bien le mec intéressé par ce que raconte la présentatrice météo. - Tout le monde va se dire: "On en a terminé avec la neige." Pas du tout.
Demain, nouvel épisode neigeux avec 5 à 7 cm de neige attendus dans le courant de la matinée. Demain matin, vers 6h, il n'y aura pas de neige... - B.Chameroy: Allez.
Après cet épisode, les températures ont chuté, comme le niveau des questions. - Avez-vous connu les mêmes galères que de nombreux Franciliens, hier? - Vous êtes arrivée en voiture.
Ca allait? - Bonjour, les copains! - Personne n'est tombé ce matin? - Presque!
Ca glissait! - B.Chameroy: C'est pas passé loin.
Et vous? - E.Tran Nguyen: Ca va.
On a fait attention. - A.-E.Lemoine: Pierre était équipé.
Rires. - P.Lescure: On n'est pas là pour rigoler! - A.-E.Lemoine: Tu vas grimper le mont Blanc avec ça. - B.Chameroy: Sur le terrain, les reporters aussi avaient des questions à poser aux Français qui avaient décidé d'y répondre en répétant la question. - C'est la première saison que vous roulez sur la neige? - Oui, c'est la première saison. - L'école vous a appelée plus tôt? - Oui, l'école m'a appelée plus tôt. - C'est une journée particulière? - Oui, c'est une journée particulière. - B.Chameroy: Merci pour ce replay en direct. - 50 km de bouchons cumulés sur les routes franciliennes. 84 km de bouchons. 132 km de bouchons. - 240 km de bouchons. - 543 km de bouchons.
On est à près de 700 km de bouchons. - 800 km de bouchons. On a dépassé les 900 km de bouchons.
Plus de 1000 km de bouchons. - 1730 km de bouchons. - B.Chameroy: Des ralentissements, des interdictions de conduire pour les routiers.
Une situation qui leur a demandé de faire preuve de beaucoup de patience, surtout quand ils devaient faire preuve de calme face aux questions cons des journalistes. - Ca fait 24 heures que vous êtes bloqué. Comment s'est passée votre nuit?
Vous êtes content, après 24 heures à l'arrêt? - B.Chameroy: "J'aurais bien fait 2 jours de plus." Une jeune lycéenne de Versailles a passé une journée d'hier qui devait être une belle tannée. - D'abord, j'ai un bus, puis un train, puis un autre bus.
J'ai attendu un bus qui n'est jamais venu. Un autre bus qui n'est jamais venu. J'ai pris un autre bus mais qui s'est arrêté 3 arrêts plus tard.
Terminus. Il fallait partir. J'ai dû marcher 20 minutes sous la neige.
J'ai pris un train qui était pas annulé. Ma mère est venue me chercher. - B.Chameroy: "Parce que l'école était fermée, le temps que j'arrive... " On l'embrasse encore.
On l'embrasse encore. Quel est le lien entre les chiens et la neige? A priori aucun, sauf pour ce monteur qui voulait caser son toutou dans le reportage. - Un conseil: bien se couvrir... - B.Chameroy: Il a bien marqué le petit silence.
On referme cette édition avec la nouvelle star de ce début d'année. Tous les médias voulaient son témoignage, mais c'est le 19/20 qui l'a décroché en exclusivité. Il cite le nom de plusieurs journalistes. - Dans l'anonymat le week-end dernier, tout le monde ne parle que de lui depuis 24 heures. - Hier matin, on parlait de quoi?
Maduro? La guerre en Ukraine? E.Macron?
Aujourd'hui, la star, c'est bibi. - Effet boule de neige, son succès a transformé son quotidien. - C'est un peu plus simple pour pécho. - Tout peut s'arrêter du jour au lendemain.
Mais il jure qu'il ne changera pas. - Je sais garder la tête froide. - Toute la rédaction lui souhaite de faire fondre un maximum de Français. - B.Chameroy: C'est la fin de cette édition.
Merci de l'avoir suivie. Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les deux.
Quel plaisir! - A.Bent: C'est trop bon! - A.-E.Lemoine: Bravo, Lou. - A.Bent: Personne n'a mangé, sauf moi. - A.-E.Lemoine: C'est parce qu'on bossait.
Mais on va se jeter dessus. - A.Bent: On va se dire "A.Bent est venue graille." - A.-E.Lemoine: A.Bent est venue manger. - A.Bent: Ah oui, pardon. "Elle est venue se sustenter." - A.-E.Lemoine: Le manger était délicieux.
On salue nos téléspectateurs.
Xavier Bertrand