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InterviewRadio France (sur Site radio)· 8 octobre 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & famille

Lycées : "Aujourd’hui, un jeune sur quatre va mal" estime Jean-Claude Raux, député écologiste de Loire-Atlantique

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Comment jugez-vous ce mouvement qui a gagné la Loire-Atlantique ?

  • 1:20OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'Édouard Geffray vous a convaincu dans ses réponses ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Quels sont les sujets très prégnants pour la jeunesse ?

  • 3:46OuverteRéponse directe

    Parcoursup est-il un système qui stresse les lycéens ?

  • 4:40OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a changé dans les lycées depuis 25 ans ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « cela fait maintenant des années que nous dénonçons sur un certain nombre de points »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « Nous voyons bien le manque de professeurs devant les élèves, les inquiétudes par rapport à l'orientation, les enjeux de santé mentale. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « il sent qu'il y ait enfin une prise de conscience »
  • 1:59Invité politiqueFait
    « ça a plutôt été le choix de la répression que celui de la compréhension »
  • 2:08Invité politiqueFait
    « Et puis du côté de Sébastien Lecornu, rien de palpable, rien de très concret. »
  • 3:02Invité politiqueChiffre
    « Aujourd’hui, un jeune sur quatre va mal. »
  • 3:31Invité politiqueFait
    « Beaucoup d'inquiétudes aussi, qui sont souvent revenues par rapport à leur orientation. Avec Parcoursup, qui met beaucoup de pression. »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « chaque année, on nous dit que les choses vont mieux, que ça s'améliore. »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « Pour beaucoup d'autres, c'est ressenti, effectivement, comme un outil aléatoire et injuste. »
  • 4:50Invité politiqueChiffre
    « En une quinzaine d'années, les élèves ont perdu en bac pro un an et demi de formation. »
  • 5:14Invité politiqueFait
    « les conditions d'apprentissage se sont dégradées »

Temps de parole

  • Jean-Claude Raux62 %
  • Présentateur35 %
  • ?3 %

≈ 10,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Jean-Claude Raux

A 8h moins le quart, le député écologiste du secteur d'Anceny-Châteaubriand en Loire-Atlantique, Jean-Claude Roy, va être invité Nicolas Crozel.

0:06
Présentateur

Jean-Claude Roy qui est par ailleurs enseignant de métier, ancien prof de lettres et d'anglais en lycée professionnel. Bonjour à vous Jean-Claude Roy. Bonjour. Je précise votre profession en dehors de la politique parce que c'est important dans le contexte. Ça veut dire que vous connaissez bien l'univers des lycées et le quotidien des lycéens. Comment vous jugez déjà ce mouvement ? Ça fait une semaine qu'il a gagné la Loire-Atlantique. Ce coup de colère qui a explosé quand même d'un coup à la figure du gouvernement.

0:32
Locuteur

Oui

0:33
Jean-Claude Raux

effectivement personne ne l'a vu venir même si sur le fond, et je le rappelais hier au ministre de l'Éducation nationale, cela fait maintenant des années que nous dénonçons sur un certain nombre de points qui sont devenus finalement les revendications des lycéens puisque personne n'est aveugle. Nous voyons bien le manque de professeurs devant les élèves, les inquiétudes par rapport à l'orientation, les enjeux de santé mentale. Enfin je ne

0:59
Locuteur

vais

0:59
Jean-Claude Raux

pas vous faire la liste exhaustive, mais effectivement on va dire que les éléments étaient là. Alors je ne sais pas quelle est la goutte précisément qui a fait déborder le vase, mais toujours est-il que le mal-être de notre système éducatif ne date pas d'hier.

1:16
Présentateur

Et explose en pleine figure depuis quelques jours à travers le pays. Vous évoquiez le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, que vous avez auditionné hier à l'Assemblée en tant que membre de la Commission des affaires culturelles. Est-ce qu'il vous a convaincu dans ses réponses, dans les réponses du gouvernement à cette mobilisation ? Il parle de consulter les lycées en ligne, de suspendre les cours pour avoir un temps d'échange. Sébastien Lecornu, lui, ne dit pas grand-chose, mais il dit qu'il donnera des réponses dans quelques jours.

1:45
Jean-Claude Raux

Alors la première chose, c'est qu'il sent qu'il y ait enfin une prise de conscience. Elle aura pris beaucoup de temps, mais que ce soit remonté jusqu'à eux, parce que pour l'instant ça a plutôt été le choix de la répression que celui de la compréhension. Mais il nous a fallu quand même près d'une heure et demie avant qu'Édouard Geffray ne mettent des choses un peu plus concrètes sur la table, notamment par rapport aux remplacements. Et puis du côté de Sébastien Lecornu, rien de palpable, rien de très concret.

Des annonces qui seront faites à la fin du mois d'octobre, et puis effectivement des temps de démocratie locale qui ne sont même pas plébiscités, loin de là, par les chefs d'établissement.

2:24
Locuteur

Ce que j'ai cru comprendre. Qui disent

2:25
Présentateur

eux-mêmes qu'il faut attendre que ça se calme un peu avant de les mettre en place. C'est ce que disait le principal syndicat des responsables, des directeurs d'établissement. Sébastien Lecornu a dit hier soir, les lycéens doivent regarder l'avenir avec confiance, Jean-Claude Rau. Et à 7h30, il y a une vingtaine de minutes, on était à la maison des ados de Nantes, où on a entendu justement des témoignages d'adolescents désemparés, dépités, ces angoisses, cette peur, ce monde incertain, la question de la santé mentale que vous connaissez bien, notamment après l'agression au couteau au lycée Joubert d'Anceny, dans votre circonscription.

Ce sont des sujets très prégnants quand même, très inquiétants de notre jeunesse.

3:02
Jean-Claude Raux

Effectivement, c'est qu'aujourd'hui, un jeûne sur quatre va mal. Et

3:05
Locuteur

vous

3:07
Jean-Claude Raux

avez évoqué un certain nombre de sujets, effectivement, ce qui touche à la peur de l'avenir. On va dire l'éco-anxiété, avec des perspectives qui sont guère réjouissantes pour nos jeunes. Il y a aussi la peur de la précarité. Il voit bien ce qu'il en est de la vie étudiante. Beaucoup d'inquiétudes aussi, qui sont souvent revenues par rapport à leur orientation. Avec Parcoursup, qui met beaucoup de pression. Ce mot-là, je l'ai souvent entendu dans la bouche des lycéennes et des lycéens. C'est cette pression qu'ils ressentent, et qui n'avait pas été ni comprise, ni entendue.

3:44
Locuteur

Mais même

3:44
Présentateur

verbaliser, forcément, tout le temps. D'ailleurs, Parcoursup, on disait que c'était pratique aussi, que c'était un système peut-être censé s'améliorer, mais qui pouvait flécher de manière efficace les lycéens vers l'enseignement supérieur. Et on sent que, dès la seconde, ça les stresse, en fait.

4:00
Jean-Claude Raux

Et c'est quelque chose qui revient année après année. Alors, chaque année, on nous dit que les choses vont mieux, que ça s'améliore. N'empêche que cette forme d'épée de Damoclès a pu sans doute ouvrir des perspectives pour certains jeunes. Pour beaucoup d'autres, c'est ressenti, effectivement, comme un outil aléatoire et injuste. Et ça, il faut être capable de l'entendre aussi. Et je trouve que, d'une manière générale, effectivement, cette histoire de manque de confiance, elle est aussi à l'égard de tous ces gouvernements qui n'ont pas su entendre et qui ont toujours un temps de retard pour

4:38
Locuteur

prendre

4:39
Jean-Claude Raux

le pouls du pays.

4:40
Présentateur

Vous avez été enseignant pendant 25 ans,

4:42
Locuteur

je

4:42
Présentateur

le disais, Jean-Claude Roux, en quelques secondes, ce sera ma dernière question. Ça a changé dans les lycées par rapport à ce que vous avez connu, vous

4:48
Locuteur

?

4:50
Jean-Claude Raux

Moi, j'ai pu voir les dégradations, puisque vous parliez de la voie professionnelle. En une quinzaine d'années, les élèves ont perdu en bac pro un an et demi de formation. Un an et demi de formation. On voit bien ce que ça représente. On ne peut jamais faire mieux

5:03
Locuteur

lorsqu

5:04
Jean-Claude Raux

'on

5:05
Locuteur

a... Un an et demi de formation, par les 3 ans

5:06
Présentateur

de 100 ? Comment on perd un an et demi de

5:08
Locuteur

formation

5:08
Jean-Claude Raux

? Non, pas du tout. Parce que d'abord, il y a eu une année de supprimer le site de bac pro,

5:12
Locuteur

où

5:12
Jean-Claude Raux

ça avait été aligné. Il y a déjà une année. Ensuite, de réforme en réforme, à chaque fois, on est venu grignoter sur les horaires d'enseignement.

5:20
Locuteur

Ce qui

5:21
Jean-Claude Raux

fait que les conditions d'apprentissage se sont dégradées.

5:26
Locuteur

Et

5:26
Jean-Claude Raux

d'une manière générale, ce qu'on a reproché aux ministres, c'est de

5:28
Locuteur

ne

5:28
Jean-Claude Raux

jamais non plus regarder quel était l'impact des réformes et de pouvoir, à un moment, tout simplement, en faire une lecture critique et un bilan. Voilà, pour

5:39
Locuteur

essayer

5:39
Jean-Claude Raux

de faire progresser.

5:40
Présentateur

Jean-Claude Roux, merci beaucoup. Je rappelle que vous êtes député écologiste du secteur danse. Niche-Châteaubriand, vous avez auditionné hier le ministre de l'Éducation nationale à l'Assemblée. Merci d'être venu en direct dans ICI Matin. Bon courage à vous. Bonne journée.