Des gamins de 16 ans HUMILIENT Gabriel Attal... Tout le plateau EN RIT ! Scène FOLLE !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36RelanceRéponse partielle
Comment pouvez-vous vous estimer capable de changer les choses en tant que président alors que vous avez soutenu les réformes du gouvernement dont vous avez été ministre ?
- 2:33OuverteRéponse partielle
Vous dites que les jeunes sont instrumentalisés. Qu'en pensez-vous ?
- 4:23FerméeRéponse directe
Condamnez-vous la violence policière ?
- 5:07RelanceRéponse partielle
Votre bilan est désastreux : chute du niveau scolaire, violences... Comment répondez-vous ?
- 7:28FerméeRéponse directe
Pourquoi n'avez-vous pas mis un professeur devant chaque salle de classe ?
- 9:16OuverteRéponse directe
Pourquoi n'arrive-t-on pas à remplacer les professeurs absents ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Votre bilan, il est désastreux. Je suis désolé de vous le dire, je suis honnête. »
- 5:07Fait
« On parle souvent de la violence des lycéens. Condamnez-vous la violence policière ? »
- 10:00Chiffre
« En 15 ans, le nombre de candidats au concours pour devenir professeur a baissé de 50 %. »
- 15:59Fait
« L'excellence n'est plus garantie ni par l'éducation nationale ni par l'enseignement supérieur public. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Vous pensez qu'on est assez bête justement pour pas savoir se mobiliser tout seul, pour pas savoir revendiquer nos revendications qui sont légitimes ? Votre bilan, il est désastreux. Je suis désolé de vous le dire, je suis honnête. Des milliers de jeunes le pensent et ça sert à rien de me regarder avec un petit sourire. Votre bilan, il est désastreux. En fait, vous, monsieur Atal, vous avez été ministre de l'éducation nationale et vous n'avez rien fait. Euh, vous n'avez pas vous arrivez là comme une fleur et vous faites comme si vous n'étiez pas responsable. En fait, vous êtes irresponsable de la situation de l'éducation nationale. À vous entendre, en fait. Euh nous on est profondément déçu, lycéens et lycéens de la gestion de cette crise. Déjà parce que encore
une fois et c'est habituel avec les gouvernements, enfin avec les derniers gouvernements, euh on se fait étouffer, on essaie de détourner la mobilisation et en plus de ça, une répression très forte s'acharne contre nos camarades qui demande juste à avoir des conditions d'apprentissage dignes. Voilà. Donc euh moi, monsieur Atalm, mon interrogation c'est vous qui avez été si longtemps dans le camp macroniste et dont d'ailleurs euh la mouvance politique continue de soutenir très largement euh le gouvernement. Euh comment euh vous pouvez vous euh estimer que euh vous allez faire changer les choses en étant président de la République ? Puisque au final euh tout de même souteniez toutes les réformes qui ont été mises en place sous ce gouvernement. Vous en avez fait partie en tant que ministre de
l'éducation, vous avez mis en place des réformes telles que le choc des savoirs qui ont selon un rapport de la DEPT de cette année eu aucun impact significatif sur le niveau des élèves qui ont d'ailleurs obligé les les établissements à investir des moyens qu'il auraient pu investir ailleurs. Voilà. Donc ma question c'est pourquoi vous appelez toujours au changement alors que finalement vous n'êtes pas tellement un changement ? Merci. Bon d'abord merci pour l'invitation et merci de participer à cette émission. Je vais vous répondre mais d'abord je vais vous dire pourquoi est-ce que j'ai accepté cette invitation. J'ai accepté cette invitation parce que je vous respecte que je crois en vous. C'est pas parce que vous avez moins de 18 ans pour certains. C'est pas parce que vous avez
pas encore le droit de vote qu'on doit pas vous écouter, qu'on doit pas échanger avec vous. Moi, j'ai toujours échangé avec les jeunes et depuis le début de cette mobilisation, dès le début de cette mobilisation, je l'ai fait compris hors caméra avec les jeunes de ma circonscription, les lycéens de ma circonscription. Vendredi dernier encore, je l'ai fait à Blois, je l'ai fait dimanche à Bourge et je continue à le faire avec vous ce soir parce que vous avez des choses à dire parce que j'ai lancé ma candidature à la présidentielle il y a quelques mois en disant que ce que je voulais c'est mettre au sommet de la pyramide l'avenir et notamment la jeunesse pour lutter contre une fracture générationnelle qui risque de s'installer dans notre pays et parce que par ailleurs, je trouve
qu'aujourd'hui très peu de politiques, voire aucun n'ont un dialogue sincère avec les jeunes. Il y a ceux d'un côté qui vous instrumentalisent parce qu'ils veulent soit se servir de votre colère pour manifester, soit parce qu'ils veulent bordelliser le pays en vous utilisant. Et puis il y a ceux qui vous essentialisent et qui veulent installer l'idée que derrière chaque jeune, chaque lycéen, il y aurait un voyou en France. Moi, je crois pas ça du tout. Réaction des réaction des lycéens, vous venez de dire vous ceux qui vous instrumentalisent. J'aimerais bien entendre la réaction je à chaque fois. Je vais au bout juste de mon de ce que je disais. Alors, tout d'abord, moi j'aimerais dire quelque chose très simple. D'abord, le mouvement, il a commencé dans un lycée à
Créteil. Il a été il a été ensuite les lycées ont suivi, lycée de de Paris et de France. Maintenant, moi j'aimerais vous dire une chose de très simple. Est-ce que vous trouvez que les lycéens aujourd'hui sont peu dépolitisés ? Parce qu'en fait l'argument que vous nous dites aujourd'hui, c'est que on est instrumentalisé par je ne sais trop quel parti politique, mais en vérité c'est que nous sommes pas du tout dépolitisés. Déjà, tu c'est la première chose et ensuite vous doutez que les jeunes soient incapables de réfléchir par eux-mêmes. Monsieur Atal, pas du tout. Je viens de vous dire l'inverse. Je viens de vous dire que vous avez des choses à dire et qu'on doit vous prendre au sérieux, même si vous êtes pas encore des électeurs et que malheureusement il
y a des politiques qui cherchent soit à vous à vous réduire à l'idée que vous soyez des casseurs, soit qui cherchent à vous utiliser. C'est ce que j'ai dit. Comprenez bien que dire qu'on est instrumentalisé, c'est croire que nous n'avons pas de cerveau en fait. Euh c'est vous nous limiter. Monsieur, j'ai commencé mon propos en disant que vous aviez des choses à dire et que je voulais parler avec vous des sujets de fond comme je le fais quasiment tous les jours en tout cas depuis le début de cette mobilisation et comme je l'ai toujours fait en échangeant et je vais vous dire il y a des choses sur lesquelles on sera pas d'accord. Il y a des choses que je vais dire que vous aurez pas envie d'entendre. Et pour rebondir sur ce qui a dit mon camarade ici présent, vous pensez qu'on
est assez bête justement pour pas savoir se mobiliser tout seul, pour pas savoir revendiquer nos revendications qui sont légitimes mis à part un fou, qui peut dire que nos revendications ne sont pas légitimes ? Je viens de dire l'inverse hein. Non mais je parle pas s'il vous plaît instrumentalisation. Pour une fois nous lycéens avons la parole s'il vous plaît. Laiss euh justement vous vous moi vos propos me font penser que vous dites qu'on est justement bête de ne pas savoir se mobiliser, de ne pas savoir revendiquer nos revendications légitimes, de ne pas savoir se mobiliser avec des des mobilisations pass pacifique pardon. Et aussi, j'ai une question à à vous poser. On parle souvent de la violence des lycéens.
Condamnez-vous la violence policière ? Moi, je condamne toutes les violences. En fait, vous, monsieur Atal, vous avez été ministre de l'éducation nationale et vous n'avez rien fait. Euh vous n'avez pas augmenté le budget d'éducation nationale, vous n'avez pas remplacé les professeurs, vous n'avez pas augmenté le nombre de professeurs. Euh maintenant, on manque de psychologue, on manque d'infirmiers dans les établissements scolaires. Matis, pardon de vous interrompre vraiment si je vous permet, je juste chapitrer un peu. Finissons sur la question des violences et puis vous avez raison, je vous redonnerai la parole sur la question des moyens. Exactement, mais sur les violences. Gabriel Atal, répondez d'abord su n'avez pas du tout répondu à notre question. On vous a
demandé est-ce que vous condamniez les violences qui ont été faites ? Je alors réponse à la table. toutes les violences d'où qu'elles viennent et je vais vous dire à chaque fois qu'il y a des violences à chaque fois qu'il y a des personnes qui sont blessées qui s'agissent de lycéens qui s'agissent de policiers qui s'agisse de personnel de l'éducation nationale je le condamne parce que c'est une défaite pour la République. On a quand même vu des dizaines de professeurs, de proviseurs qui ont été agressés physiquement des gens qui se lèvent tous les matins pas pour la gloire, pas pour s'enrichir mais juste pour être au service des élèves. Ils se sont fait pour certains agresser très durement. Il y a des lycéens qui ont été blessés, c'est dramatique aussi. Il y a des policiers qui ont été
blessés, c'est dramatique. Moi, je condamne toutes les violences parce qu'elles empêche aussi le la vraie discussion et le vrai débat. Moi, je reconnais qu'il y a une légitimité évidemment à porter des débats à se mobiliser et l'important, c'est qu'on ait des débats sur le fond et qu'on travaille sur le fond. Moi, ma question, elle est simple. Votre bilan, il est désastreux. Je suis désolée de vous le dire, je suis honnête. Des milliers de jeunes le pensent et ça sert à rien de me regarder avec un petit sourire, votre bilan, il est désastreux. On peut parler du classement PISA, la chute du niveau scolaire en français, en math, la montée de la violence des lycéens ou même juste des étudiants en général envers leurs professeurs. Vous êtes dans le pas de vague. Vous êtes le visage du laxisme.
Vous avez dit "Tu casses, tu répares, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter." C'est faux. Aujourd'hui, nous avons des milliers de lycéens, des milliers d'étudiants qui n'ont aucun cadre, qui n'ont aucun cadre, qui n'ont aucune hiérarchie, qui ne respectent rien. Votre bilan, c'est la suppression de milliers de postes de professeurs et vous osez nous sortir des vidéos Instagram. Bien sûr que si monsieur Atal si si votre PLF 2024 lorsque vous étiez ministre de l'éducation nationale, arrêtez de dire que c'est faux. Les gens pourront regarder sur internet. C'est vrai. Oui oui oui oui bien sûr. Mais ce que j'aimerais surtout vous dire au-delà du classement PISA, au-delà des violences, les professeurs, vous nous sortez des vidéos Instagram dans lesquelles vous
nous dites "Moi président, je vous mettrai un professeur devant vous tous élèves." C'est faux. Et le moi président, on l'a beaucoup entendu. En tout cas vous premier ministre et vous ministre de l'éducation nationale, tout ce que vous avez fait c'est abandonner le premier service public de la nation qui est l'éducation nationale. Voilà. Est-ce que je peux répondre à un moment ? Bien sûr à vous et en particulier sur classement PISA puisque vous êtes il y a euh notamment Non mais je parlais sur d'abord Marius avait posé c'est Marius, c'est ça ? Mathis, pardon, vous aviez posé la question sur euh mon bilan et ce que j'ai fait quand j'étais ministre de l'éducation nationale. Je suis resté euh 6 mois ministre de l'éducation nationale. J'ai lancé beaucoup de
chantiers, j'ai fait beaucoup de choses. Et je vais vous dire, quand j'étais ministre de l'éducation nationale, je suis allé voir à l'époque la première ministre Ellisabeth Born. C'est pas souvent que je je dis des choses, je rends hommage, mais je suis allé la voir en lui disant "Je veux des postes en plus." Et à la fin de l'année 2023, j'ai eu 6000 créations de postes supplémentaires qui ont été octroyés au ministère de l'éducation nationale. Donc dire que j'ai supprimé des postes, ça n'est pas vrai puisque j'ai obtenu des créations de postes en plus et ça c'est vérifiable. Vous disiez, on vérifiera sur internet, regardez, création de poste supplémentaire décembre 2023 quand j'étais ministre de l'éducation nationale. Et je termine et je termine. Moi, je me suis exprimé très clairement
sur le sujet. Je suis un des seuls candidats à l'avoir dit aussi clairement. Je considère qu'avec la baisse démographique qui va y avoir, la pire des choses à faire, ça serait de supprimer des postes qui correspondent à cette baisse démographique. Moi, je veux qu'on maintienne les postes dans l'éducation nationale quand bien même il y aura moins d'élèves parce que ça nous permettra d'avoir plus de profs devant les élèves. Ça nous permettra d'avoir plus de remplaçants quand il y a des professeurs qui sont absents. Ça nous permettra d'avoir une école qui fonctionne mieux. Voilà, mon camarade ici présent du lycée Paul et Loir a invoqué justement le manque de moyens. Moi dans mon lycée à à Sainte Exupérie à Créteille, nos revendications sont plus tournées sur le manque de personnel
un DDFBT, un proviseur adjoint, une infirmière, un RDBE, plus de 10 postes d'Ash, une absence de prof de mathématique et de français. Et pour vous dire en mathématique, c'était l'option mathématique. Et pour rebondir sur cela, vous avez été en mission. C'est vrai. Il est toujours, je crois, en tant que premier ministre. et ministre de de l'éducation nationale, vous avez été en mission. Si je peux vous sortir les chiffres 15,4 millions d'heures de cours noinsuré. Récemment, j'ai pu entendre bah vos discours. Vous nous avez dit qu'il y aura un professeur devant chaque salle de classe. Pourquoi l'avez pas Pourquoi vous ne l'avez pas fait ça avant ?
Alors, pourquoi est-ce queon arrive pas à remplacer les professeurs qui sont absents ? parce que en 15 ans, le nombre de candidats au concours pour devenir professeur a baissé de 50 %. Et donc en fait, on n pas assez de professeurs. La réalité, c'est que vous avez aujourd'hui des professeurs dont le métier, c'est d'être remplaçant. ce qu'on appelle des TZR. Donc c'est des professeurs, ils sont 12000 et leur travail c'est quand vous avez un professeur qui est absent parce qu'il est en congé maternité, parce qu'il est en arrêt maladie, pardon, je aller au bout sur Non, non, je veux vraiment aller au bout sur pourquoi est-ce qu'il y a pas assez d'enseignants. Il y a le sujet de la rémunération, de il y a le sujet de la formation. Est-ce que toutes les réformes qui avaient eu lieu de la
formation depuis des années, ça a fini par dégoûter certains jeunes d'aller au bout et de devenir professeur ? Parce que quand dans la dernière année de votre formation, vous enchaînez à la fois la rédaction d'un mémoire, la préparation du concours, le stage et cetera, vous aviez 10 à 15 % qui abandonnit. Cette réforme pour le coup, je l'ai faite quand j'étais ministre de l'éducation, elle rentre en vigueur depuis cette année et vous avez une augmentation des candidats au concours depuis cette réforme. Et trois, qui est un sujet dont on ne parle jamais, jamais dans les débats et je le regrette beaucoup, c'est la place du du professeur dans la société. C'est le respect qui est dû au professeur, le respect qui est dû évidemment par les élèves, mais je le dis aussi ici parce
que c'est totalement tabou et qu'on en entend jamais parler sur les plateaux, le respect qui est dû par les familles avec parfois des familles qui ont un comportement quasiment de de de consommateur vis-à-vis de l'école et qui remettent en cause la note qui a été mise par un enseignant réact sur quand on voit aujourd'hui enfin je je vais peut-être refaire la liste, je sais pas, ça choque peut-être pas assez des profs qui sont brûlés, des profs sur qui on jette de l'essence, une surveillante tabac bassé un professeur frappé à Lille. C'est c'est ça aussi qui dégoûte les jeunes de devenir professeur. Moi la première quand je suis rentrée en licence de philosophie à Bordeaux Montagne, j'en avais plein des rêves dans la tête hein. Je voulais même enseigner la philosophie. Vous donnez
envie à qui là sérieusement ? Personne. D'ailleurs, j'en profite juste pour vous dire que vous n'avez absolument pas répondu sur le classement Pizza. Vous n'avez pas répondu sur la chute du niveau scolaire qui selon moi c'est quand même assez important. Et aujourd'hui, vous avez littéralement une chute dans le niveau, mais c'est aussi beaucoup d'élèves, beaucoup d'étudiants qui partent dans le privé parce que aujourd'hui tout le monde est découté par le public. Silément, je peux répondre sur le plas. Vous allez répondre aux deux. Je je sais que de toute façon vous allez décaler sur une autre question, mais enfin vous arrivez là comme une fleur et vous faites comme si vous n'étiez pas responsable. En fait, vous êtes irresponsable de la situation de l'éducation nationale. À vous entendre.
En fait euh vous êtes président du groupe de la majorité présidentielle qui est plutôt évidemment une minorité présidentielle mais enfin vous êtes quand même enfin l'image d'épinale de la Macronie en France. Excusez-moi, mais vous êtes le produit pur de la macronie et des politiques, excusez-moi, laissez-moi finir, je vous ai laissé finir. Des politiques anti service public et antiéducation nationale. Enfin, vous pouvez pas d'un côté vous plaindre du fait que il n'y ait plus de professeurs qui se présentent au concours et de l'autre en 10 ans de Macronie vote que vous aviez enfin vous avez toujours voté avec vos groupes avec votre groupe pour les projets de loi de finance, la non revalorisation des salaires le gel du point d'indice h fois en 10 ans. Donc 8 fois sur 10. Alors laissez
revalorisation qui a eu lieu en 2023 quand j'étais ministre de l'éducation nationale. Vous êtes d'accord ? Vous êtes pas d'accord ? Évidemment, mais sauf que si h fois ailleurs vous ne l'avez pas revalorisé. Le problème le problème monsieur Attendez non mais le problème monsieur le problème monsieur c'est non mais attendez le problème c'est que l'inflation est un phénomène annuel donc si vous ne la revalorisez que deux fois en 10ant les salaires ne rattrapent pas l'inflation et d'ailleurs Sophie Vict va pouvoir vous le dire très bien aussi. Moi, je trouve ça super que vous soyez engagé. Je veux dire, je vous reproche reprocherai jamais à personne d'avoir un engagement politique quel qu'il soit. On n'arrête pas d'entendre que les jeunes se désintéressent de la politique, sont
pas engagés, s'en fichent de leur pays. Je veux dire, moi le fait de voir d'abord des lycéens qui se mobilisent, je vais vous dire, ça montre qu'il croi encore que les choses peuvent changer. Le jour où ça sera inquiétant, c'est quand il y aura plus de revendication, plus de mobilisation parce que ça veut dire que les gens considéront ou les lycéens considéront que c'est foutu, qu'il y a rien à attendre. Et quand je vois des jeunes qui soient euh engagés syndicalement, engagés politiquement ou les deux, bah je me dis ça permet de démentir quand même cette idée que les jeunes ne s'intéressent pas au pays et s'engagent pas. Donc moi, je vous reproche pas d'être euh LFI, je vous reproche pas d'être ORN, je sais pas où vous êtes vous si vous êtes quelque part, mais je vous le reprocherai pas
non plus. J'ai envie de dire tant mieux qu'il y a des jeunes qui s'engagent et surtout si ça permet qu'on puisse débattre. Nous, on vous reproche de pas avoir financé l'éducation nationale. Mais d'ailleurs, mais l'autre chose qu'on retient de vous aussi, c'est que plus de 2500 postes de d'enseignance ont été supprimé. Vous allez vous allez vous allez me bien sûr me répondre, c'est par rapport à la démo démographie, mais euh pour moi c'est ça montre juste votre incompétence quand vous étiez ministre de l'éducation nationale et ça montre que nous les siens nous demandons pas des souspressions. Nous demandons pas queon nous enlèvent des choses pour notre lycée. On demande que notre lycée soit valorisé, que nous avons la même chose que ceux de Paris. Moi je pense que vous
n'avez pas eu la même douleur que nous car vous avez étudié dans l'école alsacienne, une école très prestigieuse. C'est vrai. Mais bien moi, je vous savez, c'est la première chose que j'ai dit quand je suis arrivé au ministre au ministère de l'éducation nationale dans mon discours de passation de pouvoir, je l'ai dit, c'est le choix qu'on fait mes parents à l'époque. Pour le coup, j'avais 3 ans, c'est pas moi qui ai pris la décision à l'époque. Je vais pas voilà, ça vous arrange grandement. Mais moi ce que je veux, c'est que tout le monde ait les mêmes chances. Et c'est vrai que ce que je vois aujourd'hui, c'est que vous avez beaucoup de familles qui se disent "En fait, si je veux que mon enfant réussisse, il faut que je le mette dans le privé." Et vous avez des
gens de la classe moyenne qui travaillent, qui se saignent, qui ont plus d'argent à la fin du mois parce que ce qu'ils ont ce qui leur reste de de leur salaire après avoir payé les charges et cetera, ils se disent "Il faut payer une école privée à mes enfants, sinon ils réussiront pas." C'est quand même terrible pour la République. Et ça fait juste pour le dire simplement en deux mots, aujourd'hui l'excellence n'est plus garantie ni par l'éducation nationale ni par l'enseignement supérieur public. Pourquoi ? parce que désolé de vous le redire mais vous êtes le visage du laxisme du laxisme au niveau des violences mais du laxisme aussi au niveau de la chute du niveau scolaire littéralement je rebondis encore une fois je sais mais on n'est pas d'accord il y a une différence d'âge
aussi qui crée le fait que voilà je non mais moi à 17 ans aussi j'avais envie de forcément de je parle de madame véné qui est non mais à 17 ans on a tous envie de refaire le mondre voilà juste aujourd'hui l'excellence n'est plus garantie ni à l'éducation nationale ni dans l'enseignement supérieur public. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a plus de sélection. On laisse rentrer n'importe qui dans les universités et on donne le bac à qui veut l'avoir et à n'importe qui. Voilà où il est le problème. Le chute du niveau scolaire en français en math. Je ne comprends pas comment on peut donner le bac à des gens à des lycéens qui n'ont pas d'épreuves en math. Moi quand j'étais au lycée en 2022, je n'ai pas passé d'épreuvre de math. C'est scandaleux. Mais j'ai recréé une épreuve de math.
Mais elle a été supprimée. Monsieur Atal Je ne vous attaque pas que vous. Je vous attaque pas que Non mais je ne vous attaque pas que vous. Je ne vais pas vous je ne vais pas vous dire amen parce que vous avez je ne vais pas vous dire amen parce que vous avez remis le le bac de mathématiques. Non mais c'est tout à fait normal. C'est c'est tout à fait normal. On va pas vous remercier d'avoir fait ça mais je je je vous je vous l'accorde je vous l'accorde, je vous le reconnais. Il y a pas que vous attaque. Moi ça fait 15 ans que je suis représentante de parents d'élèves à la FCPE [grognement] et en fait depuis 15 ans, moi je vois les conditions d'apprentissage se dégrader. Voilà dans tous les établissements scolaires. C'est pas moi qui l'invente. Je vais pas
revenir sur tout ce qui a été dit. Je souscris totalement. Nous, c'est ce qu'on voit hein euh euh en terme de moyens humain et en terme de moyens financier. Et puis moi aussi, je voudrais revenir sur un point là-dessus de mon expérience, sur la question du respect. Vous parlez du respect mais en fait euh moi c'est mon point principal en fait et je pense que ce qui se passe aujourd'hui, le point principal c'est justement le respect. Moi en tant que parent d'élèves, ça fait 15 ans que j'ai l'impression que personne nous écoute. Ça fait 15 ans à l'FCPE qu'on dit qu'il y a des problèmes, qu'il y a des problèmes d'insalubrité, que on n pas de système d'alarme incendie, que les gamins ils crèvent de chaud, que il y a pas de professeur. Moi ma fille pendant un an en 4e, elle n'a pas eu de prof de
français. Bon ben voilà et il y a plein d'endroits en France où c'est comme ça. Ça fait 15 ans qu'on le dit et 15 ans qu'on lui dit "Ah ben oui mais c'est pas de notre faute euh parce que il y a pas d'argent ou ah bah oui c'est pas notre faute parce que vous comprenez euh il y a plus beaucoup de gens qui veulent faire ce métier. Ah ben mais en fait c'est pas mon problème. Moi mon problème c'est que moi je veux que mes enfants ils aient la meilleure éducation possible que mes enfants. Moi j'ai choisi l'école de la République pour mes enfants comme tous les militants d'ailleurs j'utilise le mot militant qui est un peu galvodé mais là je pense qu'il fait sens aujourd'hui. Nous, on choisit l'école publique parce que nous ce qu'on a envie c'est que nos enfants ils grandissent avec des gens qui
viennent de culture, d'horizons différents parce que c'est ça la vraie richesse. Moi, j'ai envie qu'ils aient cette richesse là. Et donc, je vais finir. Pardon, excusez-moi, je suis un petit peu longue mais on vous a beaucoup écouté et on avait envie d'intervenir beaucoup. Donc, je reviens sur le respect. Moi, j'ai un problème sur la démocratie scolaire par exemple. Moi, je constate que la démocratie scolaire ne fonctionne pas. Il y a plein de collèges où il y a pas de conseil de la vie collégienne ou alors c'est des chambres d'enregistrement pour le projet de tel CPE ou de tel chef d'établissement. Il y a des endroits où il y a pas non plus de conseil de la vie lycéenne où ça ne marche pas. Ou alors on dit à au lycéens bah écoute franchement ton projet il est
pas terrible. Reviens quand tu auras un meilleur argumentaire. Je l'ai entendu ça.
Gabriel Attal