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interviewLCI (sur YouTube)· 24 mars 2026 11 min

L'Iran menace Israël de "lourdes" frappes|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

des négociations seraient en cours. Nous avons jusqu'à 15 points d'accord. Quelques heures plus tard seulement, les Iraniens par plusieurs de des voix du régime ont totalement démenti l'existence même de discussion entre les États-Unis et le régime des Mola.

Alors qu'en est-il exactement ? Bonjour Laura Pouger. Nous allons avec vous tirer plutôt trier le vrai du faux.

Vous avez raison David. Avant toute chose, soyons prudents car pour l'instant, il n'y a que Donald Trump qui parle publiquement de ces négociations. Hier, en effet, les rang les a démenti.

Ce que l'on sait, c'est que jeudi dernier, le 19 mars, une réunion a eu lieu à Riad. Elle va s'afficher cette réunion, enfin une photographie de cette réunion bientôt avec pour objectif de trouver une issue diplomatique à la guerre en Iran. La voici la photographie, je crois.

Oui, vous l'avez. Exactement. Je l'ai pas derrière moi, c'est pour ça.

Donc une réunion a eu lieu à Riad avec pour objectif de trouver une issue diplomatique à la guerre en Iran. Le gouvernement saoudien en a diffusé donc cette photographie sur laquelle on peut voir les ministres des affaires étrangères des pays présents, à savoir de droite à gauche le ministre égyptien, le turc, le saoudien et le pakistanais. Ce qu'ils se sont dit n'a pas été dévoilé, mais selon les informations du Wall Street Journal, les services de renseignement égyptiens seraient parvenus à établir un contact avec les gardiens de la révolution et à leur proposer de suspendre les hostilités pendant 5 jours afin d'avancer vers un cesser le feu.

L'aura une rencontre est-elle seulement prévue ? Toujours selon le Wall Street Journal, des discussions seraient en cours pour qu'une telle réunion ait lieu soit au Pakistan, soit en Turquie dès cette semaine. Les États-Unis seraient favorables et pourraient être représentés par leur duo de négociateur habituel Jared Kushner, le gendre du président et Steve Witkoff, son envoyé spécial pour le Moyen-Orient, voire par le vice-président Jilie Vens si un accord venait à être trouvé.

Même si pour l'instant, prudence là aussi, une telle entrevue n'est pas confirmée. Alors, si elle devait avoir lieu, quelles sont euh au moment où nous nous parlons les demandes, les exigences de chacune des parties ? L'Iran demande la fin des attaques ainsi que des réparations pour les dommages causés.

Les États-Unis exigent toujours le démantellement complet du nucléaire iranien, la suspension du programme de missile balistique et l'arrêt du soutien aux milices de la région. Lors des discussions du 19 mars, les pays de la région se seraient surtout concentrés sur la problématique du D3 d'ormous dont le blocage, vous savez, perturbe l'économie mondiale. Ils auraient demandé qu'un comité neutre emprenne la gestion pour assurer la sécurité de tous les navires.

L'Iran aurait répondu qu'il exigeit un droit de passage auprès des bateaux, demande inacceptable pour les pays du golfe. conclusion de ces premières discussions ainsi données par le Wall Street Journal, les médiateurs arabes expriment en privé leur scepticisme quant à la possibilité d'un accord rapide entre les États-Unis et l'Iran, soulignant que les deux parties restent très éloignés. Merci beaucoup Laura Pouget pour toutes toutes ces précisions.

C'est tout à fait précieux pour nous. Alors, la question que je souhaite vous poser aux uns et aux autres, c'est au fond, est-il imaginable que Donald Trump invente totalement l'idée de discussion avec pour seul et unique objectif impacter les marchés financiers, en particulier le marché de l'énergie puisque quelques minutes seulement après son annonce, le prix du baril naturellement a baissé. Alors, quand dites-vous les uns les autres ?

Qui veut commencer ? Allez-y Joseph. Oui.

Alors David Dan, première remarque, des contacts ne sont pas des discussions et effectivement tout le monde a pris ses précaution en disant il y a quelque chose qui est engagé mais des discussions sur le fond on peut pas aller aussi loin. Je ne sais pas s'il faut accorder une crédibilité aux 15 points déjà discutés ou déjà acquis. 2e point qui est intéressant et qui est un signe extrêmement important sur le plan diplomatique, l'entrée euh en scène si je j'ose dire de l'Arabie Saoudite.

L'Arabie Saoudite qui s'était tenu un petit peu en réserve et là qui convoque qui convoque qui organise une réunion avec trois pays euh musulmans H et qui menace l'Arabie Saoudite peut-être de riposter elle-même militairement si les frappes devaient continuer sur son sol. menace. En tout cas, ça c'est une décision qui a été prise par la réunion des ministres d'affaires étrangères des pays arabes il y a quelques temps qui ont dit qu'effectivement ils envisageaient, ils n'ont pas dit qu'ils allaient rioster mais ils envisageaient une riposte qu'il feraiit eux-mêmes.

Donc une médiation possible. Alors Aman est aussi ce n'est pas signalé mais Aman fait partie un petit peu de de de ces contacts là. Troisièmement effectivement c'est la fluctuation de ce qu'on appelle les buts de guerre.

Et oui, c'està-dire [raclement de gorge] que on a vu des conditions inadmissibles qui sont posées par les uns et les autres. La première condition, c'est l'Iran a dit droit de passage de 2 millions. On reviendra he sur ce droit de la mer qui qui est en cause.

Mais la chose que que Donald Trump discute essentiellement, c'est le balistique parce que le nucléaire, on le verra, est cadré par l'AE et par désol. On fait circuler la la parole. Joseph, allez-y Michel.

Oui, suite à ce que à ce qu'a dit le professeur MA, je voulais ajouter trois choses. La première, c'est qu'on voit le retour des gros sur les petits. Avant, pendant 30 ans, la diplomatie dans la région, c'était les petits pays, Qatar et Mira.

Et on voit maintenant que les pôles régionaux en fait, que sont l'Arabie Saoudite, l'Égypte et la et la Turquie sont en train de revenir dans le jeu diplomatique. Donc ça c'est quand même quelque chose de de marquant. Donc on a on a la fin si vous voulez d'un d'un phénomène assez peu naturel pendant 30 ans qui était que ces petits pays dominaient la diplomatie régionale.

Deuxièmement, moi je pense que le régime iranien est en mode survie hein. Les encore une fois les gardiens ont été affaiblis. L'armée régulière, elle n'a pas été tapée autant.

C'est un ratio de 50 contre un quand on regarde les les frappes américaines et israéliennes. Ce n'est pas par hasard. L'idée américaine et israélienne, c'est que un morceau de cette armée iranienne régulière soutienne un retour des manifestations qui pour l'instant n'ont pas encore n'ont pas encore lieu.

Mais c'est ça, je pense, le la logique dans les dans les mot à venir. Bien sûr, à cet égard, Michaell, pardonnez-moi. [raclement de gorge] Alors, soit vous pouvez conclure brièvement, soit je soit je j'enchaîne, mais dites-moi, allez-y.

Non, et puis juste vous dire que les Américains de toute façon sont assez hypocrites parce qu'en fait, ils vont revenir. Je veux dire, tant que Hormous est bloqué, tant qu'ils ne peuvent pas revenir dans le golf persic, ils ne vont pas négocier un accord de long terme avec les Iraniens. Je veux dire, c'est la ne pas accéder au golf Persique pour eux, c'est la c'est la fin de leur puissance militaire mondiale d'une certaine façon.

Donc c'est pas quelque chose qui est acceptable d'un d'un point de vue impérial en fait. Alors Jean Jacques Roche et puis ensuite Magalie Barz. Allez-y Jean.

Alors il est difficile de répondre à votre question. Qu'est-ce qui se passe ? Alors on ne peut pas savoir ce qui se passe à Teran. savoir si les gardiens de la révolution peuvent encore résister longtemps.

Ça on est dans dans les conjoncture, on laisse de côté. Inversement, on peut essayer d'avoir une explication plus rationnelle, aussi paradoxale que cela puisse paraître en concernant les États-Unis et concernant Trump. Trump s'est fondamentalement fourvoyé avec l'ultimatum. un ultimatum euh on peut faire un ultimatum secret mais à partir du moment où l'ultimatum est rendu public, on n plus de choix que reculer ou alors monter en puissance.

Et là, mais il l'a prorrogé hein [rires] puis la fin de la semaine mais manifestement monté en puissance. Cela voulait dire ce [raclement de gorge] que Nixon avait fait pour imposer la paix au nord-vietnamien, c'est Rolling Thunder, les bombardements intensifs sur Aong. Or là, ça voulait dire euh tout simplement fermer le détroit d'Ormous et le prix du pétrole augmentait.

Toute dernière minute qui vient de à l'instant de me parvenir. Le régime iranien s'exprime et menace Israël de lourdes frappes en soutien aux Libanais et aux Palestiniens. C'est la toute dernière communication du régime des Mola Magali.

Est-ce que Betsab Salem est connecté ? Oui, Betsabé, vous êtes sur les lieux de cette frappe. Je rappelle que donc Telviv a été touché par une frappe directe de missile balistique iranien et vous recevez en même temps que nous ces toutes dernières informations, la menace portée par les Iraniens de lourdes frappe euh aujourd'hui dans les prochaines minutes, les prochaines heures peut-être sur Israël.

Oui. Alors, rien de très étonnant. Il y a eu beaucoup de menaces émanant des gardiens de la révolution ces dernières semaines.

Vous vous souvenez qu'ils avaient menacé de traquer et de éliminer Benjamin Etanya et j'en passe beaucoup de menaces. Alors, c'est vrai euh que hier la journée était particulièrement calme, en tout cas ici dans le centre à Teliv et que cette nuit a été au contraire particulièrement mouvementé avec euh c'est un exemple bien sûr cet impact à Telé Aviv mais euh il faut le rappeler hein euh des missiles iraniens sur le sud du pays sur le centre sur le nord aussi qui est déjà sous le feu dubola tout le nord du pays. Et donc il y a ces tirs domicile qui s'accélère.

Maintenant quelle est la raison ? Est-ce que et bien l'Iran sent que peut-être les négociations se rapprochent ? Donc vous savez ici on dit toujours que les tirs s'accélèrent quand un accord est proche.

Est-ce que au contraire et bien c'est pour faire pression sur Israël et les États-Unis parce que justement ce potentiel futur accord ne satisferait pas les exigences iraniennes ? Alors on ne le sait pas. Ce qui est sûr, c'est qu'en tout cas, les capacités balistiques des euh du régime iranien ont été fortement endommagées.

Alors, bien sûr, certains missiles passent à travers les mailles de la défense, mais somme toutes, globalement par jour, les le régime iranien ne parvient pas à tirer un nombre de missiles élevés comme il a pu le faire soit au début de ce conflit, soit pendant la guerre des 12 jours. Merci beaucoup Betsabé Salem, Liat Lerner, nos correspondantes en Israël. Merci à toutes les deux pour vos pour vos reportages.

Regardez cette image qui vient de tout juste de nous parvenir. Elle va s'afficher sur votre écran. Nous sommes ici en 6 Jordanie.

Euh Guiti Avichard et ce que vous voyez à l'image, c'est un l'un de ces fameux débris de missile. Donc c'est-à-dire que vous avez le système d'interception israélien qui fonctionne, on le disait, 90 % d'efficacité puis il y a toujours ces débris. Les débris eux-mêmes peuvent occasionner bien sûr des blessés.

Et là on est en 6 Jordanie Magalie. Et oui, parce que les les débris de missiles tombent évidemment euh un peu au hasard avec donc en effet cette cet impact de débris de euh de de missile. C'est 92 % d'interception.

Donc en effet 400 plus de 400 missiles envoyés euh depuis depuis 3 semaines par les par les Israéliens. C'était les chiffres du porte-parole du par les Iraniens euh porte-parole de l'armée israélienne euh il y a il y a 24 heures. Donc en effet, il y a des euh des débris euh qui tombent.

Ce qui est intéressant, c'est ces déclarations he de de l'Iran aujourd'hui de nouveau très très menaçant. En fait, on a d'un côté et c'est quand même si on prend un petit peu de recul, les Américains qui veulent faire croire en fait et veulent le faire croire au monde ou en tous les cas au marché qu'en effet il y a possibilité de sortir par la négociation et vous avez en fait l'Iran qui est en train de pousser son avantage en va décrire cet avantage que l'Iran essaie de pousser dans cette édition spéciale où nous vous racontons, nous vous rapportons les faits grâce à nos reporters, voilà, qui sont déployés sur la région et qui nous rendent compte qui nous raconte ce qui se passe minute par minute et ici en plateau les experts pour vous apporter le décryptage.

L'Iran menace Israël de "lourdes" frappes|LCI — Gérard Israel · Pourquijevote