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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 14 novembre 2023 27 min

Accès aux soins : y a t-il une médecine à deux vitesses ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on passe au débat de ce club Corine invert et HERV mouray autour de cette question y a-t-il aujourd'hui en France une médecine à deux vitesses aussi bien sur le plan territorial que social on commence par notre reportage à la rencontre de médecins libéraux parce qu'ils ne sont pas d'accord avec la médecine que le gouvernement demande de pratiquer certains médecins libéraux choisissent de se déconventionner ce qui n'est pas sans conséquence sur les patients car leurs consultations ne sont plus remboursées par la Sécurité Sociale audre vetaz est aller rencontrer l'une de ses médecins à estisac c'est dans l'Aube le docteur Alexia Michelin a fait le choix de se déconventionner en juillet dernier un cap franchi après une longue réflexion pour retrouver du sens dans son métier quand on a 10 minutes accorder un patient c'est pas la même chose que quand on en a 20 et quand on a envoie 40 et ben à la fin de la journée on n plus dans le même état d'esprit on a plus la force et le courage d'en voir encore d'autres et en plus on est pressé par le temps on a après les biologies à gérer on a enfin on a d'autres choses en plus à faire et en fait c'est c'est trop en fait c'est trop d'un coup c'est trop de charge franchement j'avais vraiment une mauvaise un mauvais rapport qualité de professionnelle qualité de vie et rémunération et ça mis ensemble bah ça a fait que que je pense que j'ai craqué clairement j'ai craqué et la seule solution que j'ai trouvé c'était de déconventionné et en fait je retrouve vraiment une sérénité de travail maintenant que sa convention est rompue avec l'assurance maladie elle peut fixer ses propres règles et notamment le prix de la consultation à 40 € au lieu de 25 mais pour ces patient ce n'est pas sans conséquence car hors convention l'état fixe le remboursement à 61 centimes d'euros seulement même si le docteur Michelin accepte le paiement en plusieurs fois certains de ses patients ont dû partir d'autres arrivent faute de médecin comme Laurence qui a fait 60 km pour une consultation soit on va au service des urgences on encombre les urgences et on attend pendant des heures soit on se rend on prend sa voiture et on fait des kilomètres pour trouver un médecin qui puisse nous nous soigner la consultation coûté 40 € donc je ne serai pas remboursé mais c'est un peu le prix queon doit payer dû à la pénerie des médecins il y aurait en France 1200 médecins déconventionnés sur 230000 un phénomène qui reste donc pour l'instant plutôt marginal le déconventionnement massif c'est quelque chose qui n'est pas du tout crédible pour les médecins généralistes on est quelque chose alord de 80 % de la rémunération des médecins qui est financé par la CQ pour les spécialistes on est à l'ordre de 70 %. ce déconventionn ça veut dire euh arrêter de travailler avec l'institution qui fournit 70 à 80 % de la rémunération et ben faire ça massivement rapidement on voit pas comment c'est possible le déconventionnement reste cependant une arme dans les négociations c'est en tout cas celle qu'a choisi le syndicat ufml qui consigne toutes les lettres d'intention et à un moment donné dans encore une dizaine de mois on va aller interpeller le politique en lui disant voilà nous on a 10000 médecins qui sont prêts à sauter le pas son déconventionnés qu'est-ce que vous faites pour les garder il faut donner aux médecins les moyens de faire de la médecine de qualité et ça passe par l'installation des jeunes parce que plus vous aurez de médecins plus on pourra donner du temps aux patients à la place de cela le gouvernement fait le choix inverse puisqu'il nous dit on va vous payer des assistants à la condition que vous voyez encore plus de monde une espèce de médecine 5 minutes douche comprise c'est pas ça qu'on veut nous on veut donner plus de moyens au plus de temps aux patients et pour cela il faut plus de moyens à la médecine pour que les jeunes s'installent qu'on soit plus nombreux et donc qu'on donne plus de temps plus que des textes de loi de nombreux professionnels demandent un grand plan Marchal pour réformer la médecine libérale Hervé Moré vous avez entendu cette médecin libéral qui dit ben j'ai craqué voilà j'ai craqué je me déconventionne vous la comprenez je vrais déjà répondre à la question que vous avez posé en en début d'émission est-ce qu'on va vers une médecine à deux vitesses on y est et ce reportage le montre on y est parce que c'est pas moi qui le dit il y a eu un sondage je crois en septembre 2 203 qui montre qu'un/art des Français ont déjà renoncé à des soins pour des questions financières et le chiffre est plus élevé sur certaines spécialités je crois que c'est 40 % pour les dentistes et on y est avec les fractures territoriales et ce reportage finalement il est la synthèse de la fracture territoriale et de la fracture financière puisque ça fait des années que que je je me bat sur cette question de l'accès aux soins dans en milieu rural qui est comme vous le savez problématique on a 6 millions de Français qui ont plus de médecins traitant on a 7 millions de Français qui vivent dans des déserts médicaux et certains prévoient qu'on puisse monter à 27 millions dans les 5 ans donc c'est ça la la situation aujourd'hui alors par rapport à à à ce reportage le déconventionnement je pense que c'est une solution tout à fait irresponsable par rapport à une situation qui est déjà celle que je viens de décrire c'est-à-dire des gens qui ne peuvent pas se financer des soins tout le monde ne peut pas mettre 40 € non remboursés pour aller voir un un médecin donc c'est évidemment une solution qui n'est pas satisfaisante pour le les patients et pour l'intérêt général corineber je partage ce que vient de dire Hervé Moré c'està-dire que nous y sommes déjà dans un système à de vitesse bien évidemment et nous avons tous des exemples autour de nous moi ce qui m'attriste c'est que on risque de mettre notre modèle de sécurité sociale en en danger et ça serait ça serait assez terrible après la question du déconventionnement je pense que malheureusement c'est pas que du chantage par rapport au à la reprise des négociations conventionnelles entre les médecins et l'assurance dit Jér Marti c'est une arme dans la négociation c'est une arme négociation on voit bien que quel que soit le stade où où en sont les négociations certains ont déjà franchi le cap pour les raisons que le médecin vient vient d'évoqué et dans tout ça qu'est-ce qu'on risque on risque de perdre du temps médical parce qu' un médecin qui aura qui fera payer sa consultation un peu cher un peu plus cher peut-être travaillera-t-il moins ce cette attitude risque peut-être aussi d'être encouragée c'est pas du tout un procès d'intention que je refais mais par les assurances complémentaires qui demain si ce phénomène se se développer pourrait dans leur offre proposer de vous rembourser trois consultations par an chez un médecin généraliste à 50 € la consultation on a bien des offres aujourd'hui dans les complémentaires qui remboursent des consultations chez les ostéopathes qui sont des actes non remboursés donc si ce système se met en place je trouve que ça serait terrible terrible parce que notre modèle risque d'être de s'effondrer alors on va on va discuter certainement des propositions et l'enquête de de l'Association des m Rureau de France qui mais aujourd'hui comment vous les empêchez ces médecins de se conventionné pas de moyen de les empêcher N a pas de moyen c'est une liberté c'est un choix et c'est un phénomène qui va prendre de l'ampleur pour vous je je le crains je dis pas que c'est ce qui va se passer je dis je le crains c'est quelque chose qu'il faut avoir à l'esprit évidemment et c'est pas ce que je souhaite évidemment Hervé Moret vous craignez que ce phénomène prenne de l'ampleur que de plus en plus des médecins de médecins fassent ce choix de déconventionnement oui c'est un phénomène qui peut effectivement prendre de l'ampleur on l'entendait dans votre reportage pour l'instant c'est quand même très très faible par rapport à la masse globale des médecins il y a quand même aussi un phénomène qui é équé dans le reportage c'est que un certain nombre de médecins ne pourront pas se contenter d'une patientelle capable de de de payer de tel montant et donc ne pourront pas se priver des des des ressources apportées par le le conventionnement mais il faut être très très vigilant là-dessus évidemment ça passe par la question de de la de la rémunération des des médecins et là-dessus une fois n'est pas coutume je suis plutôt sur la position qui était celle du gouvernement dans la négociation je trouve ça tout à fait normal qu'on envisage d'augmenter la réunération des médecins qui n'a pas évolué depuis plusieurs années 2017 je crois mais il faudrait aussi que les médecins de temps en temps fasse un effort qu'il y ait un peu du donnant donnant que ce ne soit pas toujours je suis médecin je demande toujours plus et je ne donne jamais rien en contrepartie notamment par rapport à à l'accès aux soins en en en zone rurale je veux dire moi je suis très respectueux des médecins je sais combien les études de médecines sont difficiles j'ai une fille qui est médecin j'ai un genre qui est médecin donc je connais tout ça par cœur mais au-delà de de de de cela il y a quelque chose qui me paraît essentiel qui est l'intérêt général et on peut pas laisser vous êt sur la ligne du gouvernement qui était sur une augmentation à 26 €50 € et 30 € en échange notamment sur ce point précis oui je je regrette que que le gouvernement n'it pas repris les propositions du candidat Emmanuel Macron qui s'était prononcé en février 2022 pour la régulation à l'installation des médecins que je prône depuis maintenant plus plus de 15 ans mes premières interventions à matiur c'est au moment de la loi bachelau donc vous voyez j'ai j'ai une capacité de répéter les chose et de ne pas me lasser j'ai une certaine ténacité et bon voilà on va parler de cette question de la coerition mais sur le sur ce déconventionnement est-ce que on va on a forcément des gens dans des déserts médicaux dans des zones bah qui se retrouvent obligé de payer des médecins 40 € n rembourser ou est-ce qu'il y a des gens qui sont contraints de renoncer au soins parce qu'ils ne peuvent pas payer si cher pour aller voir le médecin s'il payent une fois parce que ils seront contraints parce qu'ils seront malades sur une maladie aigu d'aller voir le médecin peut-être que dans d'autres situation ils renonceront évidemment ils renonceront au soin ils renonceront à aller payer une consultation à à à 40 € et c'est ça qui est terrible c'est ça qui est terrible vous avez déjà je me répète mais vous avez déjà 25 % des Français qui ont renoncé à des soins pour des questions financières donc ça existe déjà donc si on va au déconventionnement ce ce phénomène malheureusement il va exploser ce sera plus 25 % ce sera 50 % ou plus donc il faut absolument éviter ça on va parler de la on a parlé de cette fracture sociale cette fracture financière comme vous l'avez appelé arvé Moret il y a aussi une fr territoriale Quentin l'Association des Maires Ruraux publie une nouvelle étude inquiétante pour les Français qui habitent en milieu rural voilà l'association des mares ruraux qui regroupe les communes de moins de 3500 habitants cette association a chiffré les inégalités d'accès aux hôpitaux dans une enquête effectivement alors cette association avait déjà publié des chiffres l'an dernier notamment sur les différences d'espéran de vie entre le milieu rural et les personnes qui vivent en ville et est en moyenne de 2 ans plus court cette espérance de vie pour les personnes qui vient à la campagne comparé aux personnes qui vivent en milieu urbain c'est très largement lié bien sûr aux difficultés d'accès aux professionnels de santé cette année l'association a travaillé sur l'accès au soins hospitaliers je vous le disais et l'étude démontre que les habitants en milieu rural consomment 20 % de soins hospitaliers en moins que les habitants en milieu urbain et c'est même mo-s 30 % sur les dialyses et les chimiothérapies c'est dire l'importance de l'éloignement géographique des centres hospitaliers dans le fait de se faire soigner d'ailleurs certaines zones rurales bien reliées par des autoroutes ou des routes à des centres urbains connaissent des écarts moins forts l'étude chiffre aussi les écart pour le recours à la chirurgie voilà c'est une activité importante en milieu hospitalier c'est 30 % de l'activité et là encore plus la personne habite loin d'un centre hospitalier moins elle est avantagée pour se faire opérer c'est - 8 % d'hospitalisation en milieu rural très peu dense la présence d'un CHU apparaît donc déterminante pour avoir recours à la chirurgie et l'association des mer fait des propositions voilà en lien avec des partenaires dont des mutuels elle fait quatre propositions techniques mais intéressantes déjà le fait de diversifier les lieux de stage pour les étudiants en étude de santé développer la téléexpertise entre tous les professionnels de santé dans le cadre des équipes de soins coordonnés autour du patient trème proposition mettre en place un guichet unique au niveau du département pour accompagner l'installation des professionnels de santé pour aider à l'installation de ces professionnels dans tous leurs aspects de leur vie aussi personnelle et enfin développer de nouvelles manières je cite de pratiquer entre médecine de ville et d'hôpital or l'étude est alarmante mais est-ce que ces chiffres vous surprennent tant que ça corinebert non pas vraiment c'est vrai qu'elle est alarmande vous savez je je vis et j'exerce dans un milieu rural très rural donc je ne suis pas surprise et par rapport aux interventions quand vous voyez pas c'est le médecin généraliste qui va vous envoyer à l'hôpital parce que vous bénéficiez vous devez subir une Inter invention chirurgicale si vous voyez pas le médecin généraliste vousêtes pas orienté vers l'hôpital c'est un cercle vicieux tout ça est lié bien sûr oui bien sûr bien sûr évidemment évidemment sur les propositions de l'Association des ma ruraux de de France il y a déjà l'occasion notamment d'une dernière PPL discutter au Sénat des éléments qui ont été discutés qui sont dans le texte je pense notamment au au guichet unique nous avions même proposé de développer les antennes universitaires vous savez c'est-à-dire que l'enseignement se fasse pas uniquement dans la ville O il y a le centre hospitalier universitaire qui est essentiel hein puisqu'il assure non seulement les soins mais il assure la formation il assure la recherche et qu'on puisse sur les deux trois premières années d'études avoir des antennes pour pouvoir accueillir aussi plus d'étudiants parce que c'est bien gentil d'avoir supprimé le numerus closus mais la capacité des facultés à à accueillir plus d'étudiants est aussi un vrai sujet donc voilà donc il y a des pistes et et et les propositions de la MRF sont sont assez intéressantes et et rejoignent des choses qui sont proposées ici notamment au Sénat ouis on va revenir Hervé Moray j'imagine que vous n'êtes pas très surpris par ces chiffres non je suis pas surpris du tout et je reviens sur ce que vous disiez c'est évident que l'espérance de vie ça a été étayé à plusieurs reprises et établie à plusieurs reprises et est moins importante en milieu rural et c'est lié justement la difficulté d'accès aux soins et c'est logique quand vous mettez des mois pour voir un spécialiste et bien certaines pathologies ont eu le temps malheureusement d'évoluer d'une manière tout à fait néfaste donc c'est c'est une situation effectivement qui qui est problématique et je trouve que les pouvoirs publics tout gouvernement confondu ne ne prennent pas les les mesures qui s'imposent pour essayer de de remédier de remédier à cela donc c'est un scandale sanitaire et c'est aussi on en parle jamais ou rarement en tout cas un scandale financier puisque la Cour des comptes a plusieurs fois estimé qu'on était sur environ un surcoup d'à peu près 5 milliards avec cette mauvaise organisation des soins mais je vais vous faire réagir à ce chiffre - 30 % de dialyse et de chimiothérapie ça signifie qu'une personne qui a des difficultés pour se déplacer ou que l'hôpital est trop loin elle va renoncer à se faire soigner même à avoir recours à sa dialyse on en est là aujourd'hui à l'heure où l'on se parle alors j'espère que c'est pas le cas réellement peut-être qu'il y a des retards de prise en charge mais une fois même une personne qui habite à la campagne j'allais dire est prise en charge par contre c'est plus fatiguant parce que les les les les délais les les temps de route sont parfois plus long alors en temps parfois quand on habite en centre urbain ça peut être évidemment très très fatigant aussi mais euh les kilomètres sont voilà il y a beaucoup de kilomètres pour atteindre l'hôpital et et c'est très fatiguant pour les patients est-ce que Hervé Moret la solution c'est la coercition est-ce qu'il faut euh pousser les médecins à s'installer dans ces zones rurales alors moi j'ai jamais pronné la coercition je pronne la régulation ce qui n'est pas la même chose toute liberté est en général régulée sauf la liberté d'installation euh la la régulation c'est quoi c'est-à-dire c'est c'est de faire en sorte qu' une meilleure répar partition sur le territoire en disant que là où il y a des médecins en nombre suffisant et pour revenir sur cette notion en nombre suffisant et bien il n'y a pas d'installation possible dans le cadre du conventionnement sauf départ de de médecins à la à la retraite par exemple c'est ce qui s fait en Allemagne c'est ce qui se fait avec un certain nombre de professionnel de santé ça vient ça vient d'être institué en France pour les dentistes si la convention le prévoit ça existe depuis maintenant une quinzaine d'années pour les kinésithérapeutes et et ça ça a fait ses preuves alors on me dit mais ça marchera pas enfin moi je veux bien pourquoi on me dit que ça marchera pas ce que je constate c'est que ce qui est fait en France depuis 25 ans c'est-à-dire l'incitatif pur ça ne marche pas ça je crois que tout le monde est d'accord sur le constat et que ça mérite d'être tenté et il y a eu des amendements récemment en la matière qu' qu'on ait au moins une expérimentation sur quelques années voire sur quelques régions pour voir si effectivement la solution de la régulation l'installation qui comme je l'ai dit existe dans d'autres pays et et qui existe en France pour d'autres professionnels de santé ne peut pas être utile en France mais qu'on comprenne bien HERV Moré elle passe par quoi cette régulation comment on régule sans contraindre mais on on régule de la manière suivante vous êtes médecin vous avez envie de vous installer dans une zone où il y a suffisamment de médecins et où il y a pas de départ qui vous permettrait de remplacer un médecin on vous dit bah d'accord mais vous serez pas remboursé par la Sécurité sociale c'est c'est ça la la la la régulation parce qu'aujourd'hui vous pourriez vous amuser en tant que journaliste à faire le test moi je l'ai fait sans vouloir le faire j'ai j'ai besoin d'aller voir un oftal mot je prendstalmot à proximité du du Sénat il me reçoit dans les 8 jours le délai moyen en France c'est 8 mois bon ça montre bien que contrairement à ce que disent certains c'est pas partout qu'on manque de médecin il y a des situations comme on dit en Normandie où c'est plus pire ou moins pire donc voilà selon que vous êtes à Paris vous êtes sur la Côte d'Azur vous avez un accès plus rapide à à la médecine générale ou spécialiste que si vous habitez dans la belle région normande malheureusement c'est c'est la la solution corineber pour vous la la régulation sans aller trop loin dans la contrainte je crois presque que c'est trop tard je crois presque que c'est trop tard raison trop tôt alors peut-être et puis à la différence des autres mais à la différence des autres professionnels euh c'est que des conventionnement est-ce que vous croyez qu'il est possible pour un kiné pour une infirmière pour un chirurgien dentiste et je pense que entre guillemets la la menace du déconventionnement l'emportera sur le reste que sous sous sous l'attachement euh fort de la liberté d'installation on aura ce type de de de de d'attitude c'està-dire de se faire de se déconventionné euh je n'imagine pas on na pas parlé des pharmaciens qui depuis longtemps sont soumis à à une à une à des règles d'installation précise soumis à autorisation hein euh de de l'État vous êtes vous même pharmacienne oui euh j'ai jamais eu le sentiment qu'aucun pharmacien se soit installé contre son gré ça t toujours été une liberté d'installation certes régulé mais les règles ell été posées il y a bien longtemps et elles sont connues et que ça soit cette profession là la profession d'infirmière la profession de kiné la profession de chirurgien dentiste on n'entend pas parler de déconventionnement et du coup ça rend plus facile la régulation là la vraie menace c'est celle qu'on évoque depuis le début de l'émission C'est la menace du déconventionnement et PE il y a 15 ans 20 ans très honnêtement je pensais comme Hervé Moret c'estàdire je me disais mais il faut il faut de la régulation et et et je en avançant je me suis dit mais non on on va être piégé alors peut-être pourquoi piéger parce que du coup les gens les gens plus faire médecine médec oui ou alors ben médecine générale on a enfin ils ont souhaité en faire une spécialité reconnue au même tite que les autres spécialités donc dans un premier temps il s'est rajouté 3 années d'études avant vous étiez médecin généraliste au bout de 7 ans de médecine c'est an d'étude maintenant il faut 10 ans demain il faudra 11 ans euh et et la spécialité médetié générale arrive en 42e position des choix ouais tout en bas ouais sur 44 spécialités offertes comme si ça avait quelque part cassé la médecine générale donc on a plus c'est multifactoriel les raisons de la situation actuelle et on est dans un cercle vicieux aujourd'hui du coup ouais je trouve je trouve et et je pense qu'on avancera on avancera pas sans les médecins eux-mêmes on a besoin d'eux on a besoin qu'ils aent conscience de de la situation alors bien sûr qu' un certain nombre en au conscience mais qu' qu'on revienne à l'intérêt général à l'intérêt des patients parce que c'est ça qui est au cœur de du sujet et est-ce que les médecins ils sont ils sont prêts à avancer eux parce qu'on on a un peu l'impression que c'est compliqué euh de faire bouger moi je je fais un peu la différence entre j'allais dire les médecins de terrain et leur représentants syndicaux bon c'est vrai dans beaucoup de professions d'illeurs quand je discute avec des des médecins dans mon département beaucoup sont conscients qu'il faut faire un problème il faut trouver des solutions parce que même n'arrivent pas à partir à la retraite ou parce qu'ils partent à la retraite absolument désolé d'abandonner une patient el qui ne retrouve pas de médecin traitant ils sont ils sont conscients et et beaucoup honnêtement pensent que la la régulation peut permettre de de de régler ça en revanche je le dis même si je je vais me prendre des des tweets d'insulte les syndicats de médecins sont sur une position vraiment jusqueau bouhist tout à fait tout à fait incroyable bon Corine Humbert l'a dit ça m'a fait plaisir de l'entendre dire ça il y a l'intérêt général non mais c'est important vous savez quand le quand la régulation a été instaurée en Allemagne euh la liberté d'installation était reconnue ce qui est pas le cas en France par la Constitution et donc les médecins sont allés devant la Cour constitutionnelle pour demander la défense de cette liberté d'installation et la Cour suprême a dit effectivement la liberté d'installation c'est un principe constitutionnel mais il y a plus important que tout ça c'est l'intérêt général et moi j'aimerais que tout le monde y compris les médecins qui sont des citoyens comme les autres prennent conscience de l'intérêt général et fassent un effort qu ver il a un peu oublié aujourd'hui cet intérêt général on est du une république d'individus mais au-delà de ça euh moi je je je crois en la en la capacité de dialogue avec avec les médecins les médecins généralistes peut-être que je je rêve mais je je je crois parce que je rencontre aussi je suis sûr comm Hervé Moré des médecins généralistes bien conscients du sujet euh je pense notamment à à ce jeune médecin qui exerce en milieu rural qui a créé médecin solidaire alors ça peut paraître anecdotique mais mais ça veut dire qu'il il y a une conscience aussi des médecins généralistes qui comprennent bien qu'on peut pas laisser toute une partie de la population sans accès aux soins vous avez des des médecins qui qui se qui ont constitué des collectifs de défense de la médecine générale je pense que c'est aussi avec eux au-delà des syndicats c'est ensemble qu'on arrivera à avancer à travailler oui dans l'intérêt général et surtout dans l'intérêt des patients dans l'intérêt des patients parmi les les propositions de l'Association des des Maes ruraux il y a les de nouvelles manières de pratiquer entre médecine de ville et d'hôpital on a l'impression que c'est un peu un serpent de mer cette question de la coordination entre la médecine de ville et et l'hôpital pourquoi ça ça fonctionne pas c'est vrai que dans les propositions qui sont évoquées il y a beaucoup de choses qu'on entend depuis pas mal d'années et c'est vrai qu'il y a un blocage un peu entre la la médecine de de de ville et et les coopérations avec l'hôpital alors là aussi ponctuellement ça peut marcher ou pas marcher ça dépend beaucoup du du du terrain moi moi je rejoins ce que disait Corina ber sur certaines initiatives qui sont très positives mais qui malheureusement aujourd'hui sont très limités et très marginales et donc il faut essayer de les encourager il faut tirer notre à C à ces jeunes médecins qui ont qui ont qui prennent conscience de cette notion d'intérêt général mais c'est encore extrêmement marginal malheureusement les collectivités locales elles ont peut-être une carte à jouer aussi on parlait de ce guichet unique pour aider à l'installation on voit que ça a été aussi quelque chose que vous avez voulu porter dans les textes précédents le fait d'aider à l'installation que on puisse aussi aider voilà trouver des tous les repères pour pour la famille du médecin c'est quelque chose auquel aussi les les les collectivités pensent oui bien sûr enfin les conseils départementaux sont très très moteur dans dans C dans ces projets parce que qu'est-ce que vous constatez sur le terrain vous constatez que l'assurance maladie la case Primaire d'Assurance Maladie et l'Agence régionale de santé par exemple fut une plaquette commune en faveur de l'installation de jeunes médecins tu voyez le département qui lui va être sur des des aides incitatives va faire sa petite fiche également pour aider bon parlons-nous faisons un document commun voilà on travaille avec l'Ordre des médecins bien évidemment puisque c'est c'est le la porte d'entrée quand on souhaite s'installer il y a il y a il y a voilà c'est c'est que du bon sens il faut aussi que l'université je parle je pensais aux antennes universitaires tout à l'heure mais mais je pense il faut aussi que les universités aident à permettre que les les les formations pour que les médecins généraliste puisse devenir maître de stage soit délocalisé puisse se tenir au plus près de leur lieu d'exercice nous allons avoir besoin encore plus de maître de stage il faut aller vers eux et pas seulement leur demander d'aller à la fac un dernier mot rapidement juste un mot pour dire que je crois que les collectivités font déjà énormément moi je vois sur le terrain des investissements colossaux qui sont portés par les communes les communauté de communes qui mettent en place des maisons de santé et parfois un drame absolu c'est quand la maison de santé reste vide donc là aussi il faut que tout ça s'insère dans un processus global dans lequel évidemment l'éint un rôle essentiel par rapport au flux de de médecins qui arrivrive sur le terrain merci merci à tous les deux pour ce débat si vous voulez bien rester avec nous regarde qui la une de nos quotidiens régionaux [Musique] Quentin on commence par les inondations dans le pcalis voilà on en parla avec le sénateur Rapin effectivement Nord éclair et la Voix du Nord qui reviennent sur l'épisode très important et qui touche une centaine de communes dans le Pas de Calais ainsi dans la voie du Nord on s'interroge sur l'accueil des enfants dans les écoles et à tout ce système D qui s'est organisé jusqu'à quand dans les pages intérieures on lit qu'un service minimum a été mis en place pour les enfants de parents qui travaillent la plupart des collèges devrai rouvrir ce matin les écoles mentionnées dans l'article jeudi on surveille la pluie dans le Nord mais pas que il y a d'autres départements aussi voilà les importantes précipitations des dernières semaines ont eu des conséquences aux quatre coins du pays dans le Courrier de l'Ouest le journal danger on lit que les terres sont saturées d'eau et que seul 40 % des semis de blé d'hiver ont été réalisé l'impact économique pourrait être énorme pour les agriculteurs dans la Nouvelle République des Pyrénées dans les Hautes Pyrénées à Tarb on note que les napes FRÉA ont repris des couleurs et ça fait du bien au sol car il y a un mois à l'arrière saison estivale laisser craindre le pire en matière de sécheresse la Nouvelle République fait le bilan 4 mois après les émeutes oui les émeutes effectivement urbaines qui ont touché la France fin juin début juillet le journal basé à tour parle d'une lente reconstruction après les émeutes à saint-pierredcor on voit toujours les stigmates sur la pharmacie le cabinet d'infirmier le club de vélo le coût total a été chiffré par la mairie à 1,4 million d'euros pour ces 7 7 sites municipaux touchés après le chiffrage définitif en décembre on verra ce que feront les assurances mais les répercussions psychologiques sont elles inébranlable écrit le journal la gérante de la pharmacie raconte en quittant les locaux il m'arrive ainsi de me retourner deux ou trois fois pour voir si mon commerce est toujours là le progrès raconte que les alertes à la bombe se sont multiplié à Lyon hier voilà fausses alertes vrai désordrre liton effectivement dans le progrès c'est un lundi noir qui a touché l'académie de Lyon enseignant et élèv fatigue raconte le titre ce tin on termine avec un sujet plus léger c'est votre sujet préféré en cette période de l'année Quentin oui nous som nous sommes que le 14 novembre mais il est jamais trop tôt pour parler de Noël dans la presse régionale en attendant les nombreuses unes sur l'ouverture des marchés de Noël dans le Grand Est et bien l'Est Républicain chauffe la salle sur les festivités attendues en Meur et moiselle la première étape Orian c'est la Saint-Nicolas c'est le 6 décembre on suivra cela de très près dans la presse régionale on compte sur vous quant spécialiste des marchés de Noël dans la presse régionale mer mer qutin merci Corine merci d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivi prochain rendez-vous à 18h sens public Tom on se retrouve demain très bonne journée