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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 2 février 2026 8 min

«Je n'explique pas la position de la droite sur ce budget adopté», déclare Joseph Macé-Scarron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

19h48, retour sur le plateau d'Europe un soir avec Joseph Messescaron et monsieur héros Victor de son prénom journaliste politique à valeurs actuelles. La politique, on va en parler puisque Maë l'a dit, 260 voix pour la motion de censure. Moins de chance pour celle du RN qui va être examinée maintenant puisque généralement autant le RN vote avec LFI mais le FI ne vote pas avec le RN.

Après, on n'est pas à l'abri d'une surprise dans ces j'allais dire ces deux années complètement folles qu'on a vécu dernièrement. Mais voilà, en attendant, pas de motion de censure contre le budget et juste avant c'est monsieur le cornu qui a pris la parole pour bien taper sur les oppositions. Pourquoi vous n'assumez jamais vos votes ?

Et c'est au fond pour ça que cet après-midi que cette séance est fondamentalement déconnectée car tout le monde serait aigué, tout le monde renoue avec les slogans car au fond il y a une ambiance politicienne dans ces débats car ça sent bon la campagne des élections municipales, que ça sent déjà bon la campagne des élections présidentielles et qu'au fond tout est bon pour tromper le peuple français et une fois de plus le privé du budget et défendre l'intérêt général. Mesdames et messieurs les députés, il est temps désormais, je crois, de passer à autre chose et que la France est enfin un budget. Victor Héros, mais ce qui m'agace, si vous voulez avec les éléments de langage du premier ministre, puisque son est, c'est justement qu'il accuse les oppositions d'avoir des éléments de langage et lui-même les emploie constamment.

Alors, d'un coup, c'est il faut absolument la stabilité. Même si la stabilité, c'est l'enlisement dans un projet socialiste et un budget socialiste, ben allons-y dans la stabilité. Ça ne peut pas être pire et sauf que si.

Ensuite, il dit il faut absolument du compromis, du compromis, du compromis. Nous a bastiné avec ça pendant plusieurs mois. Moi, je persiste et je signe.

Il ne peut pas y avoir de compromis entre la politique de l'offre et la politique de la demande, entre la vision économique de gauche et la vision économique de droite. Le compromis n'existe pas. Ce sont des antagonismes.

Donc, ils font du débat et puis ensuite le vote déterminera de quel côté la pièce tombe. Mais on ne peut pas trouver de compromis là-dessus. Et maintenant, alors oui, c'est l'opposition est stérile et l'opposition ne veut pas voter mon propre budget.

Non mais à ce moment-là, enfin je je veux dire le le Premier ministre a l'air de découvrir, il avait l'air très agacé. On avait presque l'impression que c'était quelqu'un à qui on avait cassé les jouets. C'est un petit peu ça.

Mais mais il était quasiment sûr de gagner. Est-ce que c'était des éléments de langage Joseph Masses Escaron qui étaient destinés à couper court aux tentations de quelques socialistes ou même peut-être quelques LR qui se sont dit bon ben tiens finalement on est dans telle pagaille que une pagaille de plus ça sera peut-être assez ou pas. Joseph, il réfléchit Joseph, il est le penseur, je suis réfléchi parce que cette séquence est vraiment folle assez assez inédite dans l'histoire même totalement inédite dans l'histoire de la 5e République où ce budget n'est pas véritablement un budget exécutif, n'est pas véritablement un budget de l'opposition, n'est pas un budget voilà de le donc on se demande en fait c'est un budget dont pratiquement tout le monde refuse la paternité même le ce sont les restes ce sont des restes de frigo Voyez quand quand vous avez tout bouffé et qu'il reste il reste des on fait on fait ce qu'on peut on fait un espèce de gratin voilà ce qu'on appelle un fusitou fusit c'est un fusit voilà sauf sauf sauf qu'il y a quand même augmentation d'impôts notamment augmentation d'impôts notamment sur les entreprises et alors là j'avoue que je ne m'explique pas évidemment bien sûr la position de la droite des des parlementaires de droite sur ce sujet je me l'explique pas euh je m'explique encore moins alors même si ça passe inaperçu hein totalement mais je je m'explique encore moins la position de du groupe Horizon et encore moins du groupe modène que je rappelle quand même que le groupe modem vous entendez Marc Fren toutes les critiques qu'il peut faire sur le budget elles sont assassines toutes notamment par exemple sur le sur le sur les impôts qui visent les entreprises et et c'est logique puisque je rappelle quand même que François Baou est tombé en disant bah voilà il faut 40 milliards et alors il n'en tire aucune conclusion dans les votes.

Moi je il y a il y a une descrédit du personnel politique qui est en train de s'installer moi qui me que je trouve extrêmement dangereuse. Je je crois qu'ils n'en ont pas la ils n'en ont pas la mesure. Je ne sais pas peut-être qu'ils ne rentrent pas dans leur circonscription, je ne sais pas ce qu'ils font.

Mais en tout cas ce qui est sûr c'est que il y a il y a un discrédit qui est en train de s'installer durablement. Alors euh le le Parti socialiste, pardon, je termine, le Parti socialiste qui était évidemment contre le 493 et qui appuyait, puis ensuite après il était pour le 493 à la fin de la à la fin de la discussion. Enfin, c'est c'est c'est surréaliste.

Écoutons Jordan Bardella qui a vi vivement critiqué le budget 2026 et les manœuvres politiciennes ce matin sur BFM. On parle quand même d'un budget qui est un budget qui dégouline d'impôts et qui va rentrer en application par le jeu d'alliance entre les républicains. On est d'accord que il se passera rien là.

Parti socialiste mais ça va nous coûter combien ? Non mais ça on a bien compris que vous étiez pas d'accord avec moi j'entends beaucoup dire j'entends beaucoup dire un budget c'est mieux que pas de budget. Oui, sur la rhtorique c'est vrai, mais entre un budget socialiste qui dégouline d'impôts, qui va augmenter les prélèvements obligatoires de près de 30 milliards d'euros madame avec de nouvelles taxations sur les entreprises françaises.

Enfin, rendez-vous compte encore une fois, on nous parle toute la journée de croissance, de réindustrialisation, de souveraineté et de l'autre, on va augmenter la fiscalité sur les entreprises françaises. Voilà, donc ça c'est Jordan Bardella qui euh qui critique. Tout à l'heure, on parlait de stabilité et vous aviez raison tous les deux de dire bah c'est pas forcément la stabilité que d'avoir un budget fouitou pour reprendre le le terme de l'ami Joseph Messcaron.

Mais là où où on veut de la stabilité, où les gens tout à l'heure le Cornu parlait de déconnexion et là-dessus je pense qu'il a raison entre la les politiciens dont il fait partie d'ailleurs au demeurant et les concitoyens. Bah c'est que les concitoyens à un moment donné quand ils ont le choix bah ils font le choix et c'est le cas de monsieur Valentin qui est député de de Haute Savoie qui a gagné une partielle ce weekend contre un républicain parce qu'aujourd'hui bah il se trouve que les Français font le choix de gens qui peuvent régler les problèmes plutôt que des partis qui changent d'avis comme des girouettes. et discrédité puisque notamment le le dernier grand avantage et même de leur propre aveu avantage comparatif qu'ils avaient sur leur rassemblement national, c'était le sérieux budgétaire, c'était l'économie.

Sauf que là par leur vote, il démontrent alors je ne dis pas que le RN est exemplaire en la matière, mais les Républicains se sont mis au même niveau que le Rassemblement national maintenant. Et euh sachant que les arguments, vous parliez encore une fois, je je veux vraiment m'arrêter sur ce mot de stabilité puisque un alors un budget bancal qui fait sombrer la France, ça ne s'appelle pas de la stabilité. En tous les cas, pas de la stabilité économique.

De si la politique, si l'alpha et l'oméga de la politique, c'est la stabilité, on arrête tout. On fait plus d'élections, on fait plus rien, hein. Restons stable, tout ira bien.

Un peu d'instabilité, ça peut être bien. C'est c'est synonyme de changement. Et et et troisièmement, les Républicains voulaient censurer le gouvernement sur la question du Mercossur et la semaine suivante ne veulent pas le censurer sur le budget.

Ça n'a aucun sens. Et il le prétexte, c'est la meilleure, le prétexte de leur invoquier, c'est l'international comme si dégager euh Jean-Noel Baros n'était pas un bon prétexte de censurer le gouvernement. Moi, je dis qu'on prend plus rien.

Juste euh en tant qu'ancien journaliste politique, je fais attention par exemple au fait que monsieur Valentin est UDR et que le député qui est aujourd'hui la star est monsieur à l'oncle et est aussi UDR parce que tout le monde ricanait de et d'Éxioti quand il a lancé son groupe et son parti et de son parti à la train vraiment une sorte de voilà et aujourd'hui et bien on se rend compte que c'est un parti qui s'affirme qui a des convictions raisonn Ils sont 15 mais leurs parlementaires font diablement du bruit. Joseph Messescaron, merci. Merci à vous Victor Héros.

Dans un instant, le journal de 20h et juste après retour sur les derniers développements de l'affaire du petit Émilia tout de suite

«Je n'explique pas la position de la droite sur ce budget adopté», déclare Joseph Macé-Scarron — Else Joseph · Pourquijevote