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Frédérique Vidal: «124.000 candidats n'ont, à ce jour sur Parcoursup, que des propositions en attent

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes rassurée par l'accord européen sur les migrants ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    L'accord européen sur les migrants est-il applicable ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous comprenez l'inquiétude des populations sur l'immigration ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le bac vit-il sa dernière formule actuelle ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    L'objectif de la réforme du bac est-il de le rendre moins anxiogène ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Parcoursup marche-t-il mieux qu'APB ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Frédérique VidalFait
    « Il est applicable cet accord ? Oui, absolument, il est applicable, et d'ailleurs il correspond à ce qu'on a vu se produire ces derniers jours. »
  • 4:00Frédérique VidalChiffre
    « On avait plus d'un million de migrants sur l'année 2015. Aujourd'hui, les chiffres sont bien plus faibles. »
  • 6:00Frédérique VidalFait
    « Le bac vit ces dernières années dans sa formule actuelle. Absolument, dans sa formule actuelle, c'est les dernières années. »
  • 8:00Frédérique VidalFait
    « Il n'y a plus de tirage au sort du tout. Le dernier mot est donné aux lycéens. »
  • 10:00Frédérique VidalChiffre
    « Cette année, on est à, comme je vous le disais, sur les bacheliers à plus de 83%, et sur les bacheliers généraux à plus de 92%, qui ont eu un des choix qu'ils ont fait au départ. »
  • 12:00Frédérique VidalChiffre
    « L'année dernière, sur les filières en tension, comme le droit qu'il prend en exemple, c'était 0% de mobilité possible. Et cette année, nous avons autorisé une mobilité. »
  • 14:00Frédérique VidalChiffre
    « On a déjà ouvert 20 000 places supplémentaires pour la rentrée dans les filières dont on sait que ce sont les plus demandées. »
  • 16:00Frédérique VidalFait
    « Le grade de licence est un grade universitaire et le restera. »
  • 20:00Frédérique VidalFait
    « La valorisation de leur patrimoine est inscrite maintenant comme une de leurs missions. »
  • 24:00Frédérique VidalFait
    « Les inscriptions sont formellement faites lorsque les diplômes sont validés. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est la grande période des résultats du baccalauréat qui vont tomber prochainement, puisque le bac vient d'être passé, il y a les examens, les concours, parcours sup. Chacun va pouvoir savoir bientôt, on l'espère en tous les cas, ce qu'il va pouvoir faire l'année prochaine. Et bien c'est avec la ministre de l'enseignement supérieur que nous sommes ce matin, et de la recherche, madame Frédérique Vidal.

Bonjour Frédérique Vidal. Bonjour. Bienvenue dans les locaux.

Alors avant de parler de votre champ d'action, on va dire, c'est comme ça qu'on dit, il y a eu un accord important cette nuit à propos des migrants, un accord européen. Les meubles ont été sauvés, si je puis dire. Vous êtes rassurée, rassérénée ?

Je pense que c'était très important effectivement qu'on aboutisse à un accord européen, parce que beaucoup prédisaient que sur ce sujet-là, chaque pays allait fixer ses propres règles, donc c'était vraiment l'essentiel. Il est applicable cet accord ? Oui, absolument, il est applicable, et d'ailleurs il correspond à ce qu'on a vu se produire ces derniers jours.

D'accord. Lorsque 8 pays décident de se répartir les migrants, on est tout à fait dans le cadre de cet accord. Dans ces cas-là, la politique intérieure reprend vite ses droits.

Nicolas Bay, qui est député européen pour le Rassemblement National, dit, c'est Emmanuel Macron qui est le grand perdant. De toutes les façons, c'est difficile de demander au Rassemblement National de reconnaître tout ce que fait ce gouvernement, non pas du tout, au contraire, c'est une vraie position qui était portée à la fois par le président Macron et par la chancelière Merkel, et donc c'était important qu'on aboutisse. Vous comprenez l'inquiétude, l'espèce d'anxiété même qu'il y a dans les populations en France, mais pas qu'en France, à propos de cette question ?

Alors évidemment, on comprend toujours l'inquiétude. Il faut aussi regarder la réalité de ce que sont les phénomènes migratoires. On avait plus d'un million de migrants sur l'année 2015.

Aujourd'hui, les chiffres sont bien plus faibles. Je crois que ça traduit aussi un véritable travail qui a été fait sur cette dernière année de partenariat avec les pays de transit et avec les pays d'origine. Alors, le bac, ça y est, les épreuves ont été passées.

Les épreuves sont passées, oui. Le bac vit ces dernières années dans sa formule actuelle. Absolument, dans sa formule actuelle, c'est les dernières années.

Donc, les discussions sont en cours au ministère de l'Éducation nationale pour une implémentation du bac nouvelle formule. 2020 ? 2021. 2021.

C'est quoi l'objectif ? C'est de le rendre moins anxiogène ? C'est de le rendre plus réaliste en prenant en compte le contrôle continu ?

C'est quoi ? Je pense que c'est à la fois le rénover et puis le remuscler et le rendre, effectivement, plus en adéquation avec ce qu'est aujourd'hui la réalité du lycée et la réalité de l'enseignement supérieur. Donc, effectivement, une plus forte prise en compte de la régularité du travail, on sort du bachotage.

Oui, voilà. On s'aligne sur nos voisins à l'étranger, voisins ou pas d'ailleurs. Il n'y a pas forcément cette notion d'alignement.

Il y a la notion de prendre en compte la progression de l'élève. Il y a la notion aussi d'avoir plus de souplesse dans les différentes formations. On est habitué à avoir des silos et on voit bien que le monde d'aujourd'hui demande à ce que les silos soient un peu moins étanches que ce qu'ils ont pu être.

Mais ça sera plus facile aussi, non ? Moi, je me souviens quand j'ai passé le bac, on stressait. Alors, on a toujours une forme de nostalgie avec son propre bac.

Je crois qu'il y en avait un sur deux qui avaient le bac peut-être à l'époque. Non, mais je vous assure que les jeunes aujourd'hui sont aussi très stressés à l'idée de passer le bac et je pense que ça continuera. Le bac, c'est une forme d'institution nationale.

D'entrer dans l'âge annul. Absolument. Il y a un très fort symbolisme.

Tel qu'il a été conçu, le nouveau bac, il vous convient et est-ce que vous étiez en accord avec le ministre de l'éducation nationale là-dessus ? Bien sûr, absolument. C'est le premier examen universitaire, des gens de ça pas assez.

Absolument. Et bien sûr, c'est quelque chose qui a été travaillé entre les deux ministères de manière très approfondie. Ça nous permet aussi de mettre en place tout le volet orientation, la loi orientation réussite des étudiants, avec une meilleure orientation qui va démarrer dès la seconde.

Alors, vous parliez d'orientation, il y a eu beaucoup d'encre qui a coulé sur cette orientation. La dernière, il y avait un système qui s'appelait APB, il y avait du tirage au sort, il y a eu des pleurs, des cris, des colères. Là, vous avez mis un système en place qui s'appelle Parcoursup.

Ça marche, Parcoursup ? Oui, ça marche. Et d'ailleurs, les chiffres...

Il n'y a plus de tirage au sort. Il n'y a plus de tirage au sort du tout. Le dernier mot est donné aux lycéens ou à la personne qui veut s'inscrire dans l'enseignement supérieur.

Ça, c'est très important. Il n'y a plus aucune contrainte dans les choix. Et d'ailleurs, ça nous permet de voir pour la première fois quels sont les choix véritables des lycéens.

Dans l'ancien système, il y avait tout un tas de contraintes. On était obligé de mettre une pastille verte. Il y avait la préférence académique.

Il y avait au moins six vœurs. Enfin, tout un tas de contraintes qui n'existent plus dans le nouveau système. Alors, néanmoins, on regarde les chiffres.

Il y a deux jours, les agences donnaient encore 170 000 étudiants, élèves, qui n'avaient pas d'affectation. APB, au même moment, l'année dernière, c'était 110 000. Alors, on se dit, Parcoursup marche moins bien.

Non. D'abord, les deux systèmes ne sont absolument pas comparables. Donc, comparer les chiffres, ça n'a pas de sens.

L'an dernier, à la même époque, il y avait 80% des candidats qui avaient reçu une proposition et une seule et qui devaient se déterminer en répondant oui ou non. Cette année, c'est le même ordre de grandeur. 80% des candidats, mais qui ont reçu en moyenne trois propositions.

C'est un système qui est dynamique. On a aujourd'hui… C'est-à-dire qu'avant, il n'y avait pas le choix. Là, ils ont le choix.

En fait, c'est ça. Avant, il y avait une proposition qui était faite. On répondait oui ou non.

On attendait trois semaines. Et il arrivait une autre proposition. Là, c'est un système qui est dynamique, qui ne se compare pas.

D'accord. Les élèves ont joué le jeu avec des lettres de motivation ? Les élèves ont extrêmement bien joué le jeu.

Et je dois saluer d'ailleurs les professeurs principaux, puisque l'une des premières mesures, ça a été de doubler le nombre de professeurs principaux, justement pour mieux les accompagner. Ils ont totalement compris le système. 170 000, vous confirmez le chiffre ?

Non, ça bouge tous les jours. Donc, aujourd'hui, on est de mémoire quelque chose comme 124 000 candidats qui n'ont que des propositions en attente. Et puis ensuite, on a les candidats qui n'ont eu que des noms, qui n'ont demandé que des filières sélectives, mais qui sont déjà traités par les rectorats, de manière à ce qu'on n'attende pas la rentrée universitaire pour s'en occuper.

Et puis, tout le monde sera casé quand ? L'objectif, c'est qu'à la rentrée, chacun ait pu trouver une place dans l'enseignement supérieur. Il y a encore des jeunes qui vont, si vous me permettez l'expression, flipper pendant tout l'été, alors ?

Non, en fait, la première phase, qui était une phase pré-bac, si je puis dire, s'est déroulée même mieux que ce que nous attendions. Il faut savoir que l'an dernier, 64% seulement des lycéens avaient accepté la proposition faite par la plateforme. Cette année, on est à, comme je vous le disais, sur les bacheliers à plus de 83%, et sur les bacheliers généraux à plus de 92%, qui ont eu un des choix qu'ils ont fait au départ.

Et puis là, on a tous les résultats des concours qui ne sont pas sur Parcoursup qui arrivent, les concours d'infirmiers, de Sciences Po...

Autant de personnes qui pourraient, s'ils sont reçus... ...qui peuvent faire le choix, finalement, de préférer d'aller dans les écoles d'infirmiers ou les IEP, et donc de se désinscrire.

Et c'est donc autant de places, c'est plusieurs milliers de places, tous les jours, qui sont libérées et qui sont proposées. Vous suivez ça de très près, vous ? On a les indicateurs qui sont mis à jour tous les matins, oui.

Jean-Christophe Lagarde, qui est le patron de l'UDI et qui est un élu de la banlieue parisienne, nous fait part de cette crainte, ce grief. Pourquoi, quand vous voulez faire du turc, vous pouvez venir de banlieue ou de province, à Paris donc, mais quand vous voulez faire du droit, vous êtes sept fois moins nombreux à avoir le droit de le faire à Paris. En gros, il dit, il y a de la discrimination, quoi.

C'est vrai. Alors d'abord, je suis ravie que M. Lagarde s'intéresse à Parcoursup.

C'est vrai qu'on ne le voit pas souvent sur ce terrain-là. Il donne son opinion sur ce sujet. Ce qu'il faut voir, c'est que l'année dernière, sur les filières en tension, comme le droit qu'il prend en exemple, c'était 0% de mobilité possible.

Et cette année, nous avons autorisé une mobilité, alors que pour le moment, nous avons fixé à quelques pourcents, parce qu'évidemment, il faut aussi que les jeunes qui passent leur bac à Paris puissent trouver des formations à Paris. C'est combien, le pourcentage que vous avez admis ? En fait, c'est extrêmement variable et ça a été fait gré à gré, si je puis dire, entre les recteurs et les présidents d'universités.

Mais le chiffre global, c'est que l'année dernière, moins d'un jeune sur cinq de Versailles ou de Créteil étaient inscrits dans une formation Paris-Intramuros, si je puis dire. Et cette année, on en est déjà à plus d'un tiers. Et par exemple, moi, je suis marseillais.

J'ai mon bac, je n'ai pas de mention. Je veux faire du droit, mais je veux faire du droit à Paris. J'ai une chance ?

Alors qu'il y a des facs de droit à Marseille. Alors, c'était bien précisé qu'évidemment, il y avait un conseil de candidaté sur les facs de droit d'Aix-Marseille-Université. Mais on pouvait tenter sa chance sur Paris, absolument.

Oui, avec peu de chance quand même. C'est-à-dire avec toujours plus de chance que 0% comme l'an dernier. Ok.

L'université, elle va pouvoir accueillir infiniment comme ça, toujours plus d'élèves ? Alors là, on est en train de vivre une vague démographique qui était prévisible, puisque ce sont les naissances qui ont entouré le changement de siècle et de millénaires. Donc, le problème, c'est que l'anticipation n'a pas été faite.

Et ce que souhaite le gouvernement, c'est ne pas reproduire cette erreur de défaut d'anticipation. C'est pour ça qu'on a déjà ouvert 20 000 places supplémentaires pour la rentrée dans les filières dont on sait que ce sont les plus demandées. Lesquelles ?

C'est-à-dire STAPS ? Droit, STAPS, etc. STAPS, éducation physique.

Voilà. Et comme on s'y est engagé, on va faire un bilan au moment du baccalauréat dans les jours qui viennent. D'accord.

De manière à voir où est-ce qu'on ouvre encore des places supplémentaires, de manière à ce que tout le monde puisse être accueilli dans l'enseignement supérieur. C'est un engagement qu'on a pris au moment de la présentation du plan étudiant. Une première partie de places que l'on pouvait anticiper, et ça a déjà été fait.

Et puis une deuxième partie que l'on va mettre au bon endroit, si je puis dire. Parce que dans l'enseignement supérieur, il reste des places. Il y aura de l'emploi pour tous ces gens-là.

Alors que c'est à la mode, enfin ce n'est pas à la mode, c'est d'actualité. On dit qu'il faut renforcer l'apprentissage, c'est le discours du ministre de l'Éducation nationale aussi. Il faut les formations courtes, tout ça.

Bien sûr. Tout le monde ne peut pas être doctorant ou agrégé. Non, bien sûr que non.

Ou ingénieur. D'abord, je crois qu'il faut savoir que les universités ont bien changé, là aussi par rapport à l'image qu'on en a. Et elles offrent de plus en plus de licences professionnelles qui donc permettent d'accéder à l'emploi après un cycle court.

Les places sont rajoutées bien sûr aussi sur les filières traditionnelles professionnalisantes. C'est presque 4000 qui ont été rajoutées en BTS. Et c'est ce qu'on regarde.

Où est-ce qu'on met les places par rapport aux filières les plus attractives ? Au regard de ce que vous avez vu, je ne sais pas si vous avez consulté les dossiers de Parcoursup, là vous n'avez pas le temps. Mais moi j'ai un bac pro, je veux faire des études de médecine.

C'est définitivement plus possible aujourd'hui ? Non, pas du tout. Et c'est même tout l'objet de la loi.

Mais simplement, ceux qui ont fait des formations avant le bac, qui ne correspondent pas exactement aux attendus des formations post-bac, et bien c'est pour ça qu'on propose ces fameux dispositifs qu'on a appelés WISI, qui sont des dispositifs WISI, et qui sont des dispositifs qui font que si le jeune l'accepte, il aura plus d'accompagnement, il aura de la préparation, de manière à ce qu'il ait toutes ses chances de réussir. Le vrai sujet qu'on essaye de traiter, c'est que sur la première année à l'université, 30% réussissent, 30% échouent, 30% abandonnent. Et donc il faut qu'on s'occupe de ceux qui échouent, de ceux qui abandonnent, d'où cette idée d'avoir des parcours personnalisés.

D'accord. Vous avez renoncé, c'est plus peut-être de la compétence du ministre de l'Éducation nationale, à changer les sections de bac général et technique. Alors effectivement, ça c'est de la compétence de Jean-Michel Blanquer, oui.

Mais il a renoncé finalement. Il y a toujours L, ES ? Il y aura toujours, en fonction des choix, effectivement, une forme de spécialisation par rapport aux choix qui auront été faits.

On est avec Frédéric Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur. On a beaucoup parlé du bac de parcours sup, de la formation. Et c'est avec Jean-Baptiste Sévergian qu'on va poser vos questions, chers internautes.

Bonjour. Bonjour. Bonjour Frédéric Vidal.

Une première question de Laura, et il y a aussi Stéphane qui ajoute sa voix. Il vous demande si c'est vrai que les écoles auront bientôt le grade de licence, avec un projet de loi ou alors un arrêté licence. Non, alors c'est… École privée ou partenariat ?

Oui, c'est une ambiguïté qui a été prévue, qui était dans le texte d'arrêté de licence et qui a été relevée. En fait, on avait indiqué les établissements d'enseignement supérieur, parce que vous savez que depuis les regroupements de la loi de 2013, on a les universités et puis on a les communautés d'universités et d'établissements. Et donc, on avait été un peu vite en écrivant établissement d'enseignement supérieur.

Le grade de licence est un grade universitaire et le restera. D'accord. Le collectif des travailleurs précaires de l'enseignement supérieur et de la recherche de Lille, qui vous suit beaucoup, il s'étonne parce que les doctorants contractuels payent une contribution à l'université.

Alors, ils disent 481 euros. Et en même temps, ils sont rémunérés par l'université. C'est pas un peu paradoxal ?

Alors, ce qui est prévu, c'est que les doctorants, comme l'ensemble des étudiants, payent une contribution vie étudiante et campus, parce que ça leur permettra de bénéficier notamment de tous les centres de santé et puis de toutes les activités sportives et culturelles proposées par l'université. Et donc, ça, effectivement, c'est quelque chose de nouveau. Mais je rappelle que la cotisation sécurité sociale, la cotisation étudiante sécurité sociale, disparaît dans le même temps.

Et donc, c'est 90 euros de cotisation vie étudiante contre 217 euros de cotisation sécurité sociale. Donc, pas 480 euros. Alors, après ça, je ne sais pas.

D'accord. Inès, avez-vous des projets pour valoriser le patrimoine culturel des universités ? Vous demandent-elles, par exemple, récemment, Banksy, le graffeur mondialement connu, a graffé sur la Sorbonne.

Il y a eu, ça a été protégé par une vitre. Alors, effectivement, le patrimoine des universités, c'est un sujet sur lequel on a travaillé. D'abord, la valorisation de leur patrimoine est inscrite maintenant comme une de leurs missions.

Donc, elles sont effectivement en capacité de valoriser ce patrimoine culturel qui, en général, est exceptionnel à Paris, mais dans toute la France. Les sites universitaires, pour certains, sont magnifiques. Peut-être moins à Nanterre, mais le campus de Nanterre n'est pas un campus désagréable quand on voit à quel point il est plébiscité par les étudiants.

C'est vrai. Lola, vous demandez ce que vous faites pour le logement des étudiants. C'est une question assez large, mais par exemple, on a vu que les APL avaient été baissés et pas de revalorisation pour l'année prochaine.

Alors, pour le logement étudiant, il y a tout d'abord une nouveauté qui était extrêmement demandée par les étudiants. C'est la caution locative gratuite pour l'ensemble des étudiants. Et ça, c'était...

Effectivement, ça permet à tout le monde...

C'est quoi une caution locative gratuite ? Eh bien, en fait, ça signifie qu'on peut maintenant louer un logement quand on est étudiant. Et il y a une garantie pour le propriétaire...

Qui est apportée par qui ? Qui est apportée par le...

L'université ? Non, c'est...

Le CRUSS ? Action...

Un organisme. Action logement. Voilà.

J'avais perdu le nom. Et qui donc, maintenant, est applicable à l'ensemble des étudiants. Donc, on n'est plus obligé d'avoir une caution de ses parents.

Et c'est une caution qui est garantie pour les propriétaires. Donc, ça aide pour se loger. Et la deuxième chose, c'est que dans le plan 80 000 logements, 60 000 logements sont spécifiquement réservés pour les étudiants.

D'accord. Une dernière question, très pragmatique, de Emance Tlin. Je pense qu'elle s'appelle Emmanuelle.

Elle explique qu'elle ne peut pas candidater à un master, car c'est trop tard. Selon elle, c'est mi-mai, mi-juin. Et ce qui est embêtant pour elle, c'est que comme elle est étudiante étrangère, elle n'a ses résultats que maintenant.

Alors, ça, c'est vraiment une incompréhension, parce qu'effectivement, tout le monde pré-candidate sur les masters. Les dossiers sont retenus. Et les inscriptions sont formellement faites lorsque les diplômes sont validés.

Et c'est le cas pour les étudiants français aussi. Les diplômes de licence viennent d'être validés il y a quelques jours. Et donc, c'est ce qui confirme l'inscription en master.

Donc, dans tous les cas, pour s'inscrire, se pré-inscrire en master, il faut bien faire attention aux dates. Et ça démarre très tôt, effectivement. Ça y est, c'est admis maintenant la sélection pour l'entrée en master ?

La sélection pour l'entrée en master, oui, elle avait fait l'objet d'un consensus. Donc, je crois que les choses se sont mises en place l'année dernière et continuent à se mettre en place. Le droit à la poursuite d'études, ce n'est pas forcément un droit à la poursuite d'études immédiat.

Et ça, ça nous ramène d'ailleurs à un sujet globalement qui nous intéresse, qui est comment on peut se former tout au long de la vie. Et comment, en France, on peut avoir un premier diplôme, faire autre chose, et puis avoir retourné à l'université pour continuer à se former, on y est très attaché. Il y a de plus en plus de personnes d'âge mûre dans les universités aujourd'hui ?

Oui, on voit absolument, on voit revenir des personnes qui ne sont pas forcément des néo-bacheliers sur les bancs des universités. Et c'est d'ailleurs très intéressant, parce que lorsque l'on travaille avec des groupes qui sont mixtes comme ça, il y a une maturité qui est apportée par certaines personnes et qui participe à la cohésion du groupe. Nous étions avec Frédéric Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Merci madame d'avoir répondu à nos questions. Merci Jean-Baptiste Sémergian. Vous vous êtes fait l'interlocuteur des internautes.

Et puis bon, à lundi pour de nouvelles aventures. Et on salue Guillemette de Fromont, dont c'est la dernière en coulisses, qui a toujours été en coulisses et dont c'est la dernière aujourd'hui. À lundi !