Marine Baousson a un point d'accord avec Yaël Braun-Pivet - La chronique de Marine Baousson
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49PrésentateurFait
« c'était une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron. »
- 1:02PrésentateurFait
« ça a commencé à être voté à l'Assemblée avant la dissolution »
- 1:10PrésentateurFait
« avec une proposition de loi signée par v'là le nombre de députés de tous bords. »
- 1:19PrésentateurFait
« « si on scinde le texte, il ne sera pas voté avant la fin du quinquennat ». »
- 1:48PrésentateurChiffre
« c'est à peu près le seul sujet sur lequel les Français sont d'accord à 92% selon l'IFOP. »
Temps de parole
- Présentateur100 %
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J'ai une nouvelle exclusive à vous annoncer, voilà, je m'en suis rendue compte jeudi à l'occasion de ses voeux, et la grande nouvelle c'est que j'ai un point d'accord avec Yaël Braun-Pivet ! Wouhou ! Mais à quel point commun ai-je donc avec la Présidente de l'Assemblée Nationale ? Est-ce qu'avec Yaël nous partageons la passion du tapet de marteau en 10 ans ? Ou alors est-ce que moi aussi j'ai des ambitions présidentielles ? Hélas pour la France, non. Et pourtant, n'aurais-je pas fière allure à l'entrée de l'Elysée, avec au bras ma première dame, une écolo, encore une, elles sont partout ? Non, non, mon point d'accord avec Yaël Braun-Pivet, c'est que moi aussi, j'aimerais bien mourir !
Bon, pardon, je vais rajouter une fin à ma phrase, j'aimerais bien mourir si je suis malade, si je veux, quand je veux, et tout ça, sans que François Bayrou ait son mot à dire, c'est un petit peu différent. Je vous donne un petit peu de contexte ? Allez, qu'on puisse mourir dignement si ça s'avère nécessaire, c'était une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron.
Alors vous me direz, ce ne serait pas la première promesse de campagne non tenue par Manu, certes, mais il y a une convention citoyenne qui a fait un texte, ça a commencé à être voté à l'Assemblée avant la dissolution, et là, c'était de nouveau au programme de l'Assemblée nationale, avec une proposition de loi signée par v'là le nombre de députés de tous bords. Mais là, non, notre nouveau Premier ministre, il est frileux, il préférerait scinder la proposition de loi en deux. Et Yaël Braun-Pivet, elle estime que, je cite, « si on scinde le texte, il ne sera pas voté avant la fin du quinquennat ». Et c'est super relou. Fin de citation.
Alors attention, scinder un truc en deux, ça peut s'avérer super, si par exemple, t'es Moïse. Là, oui, hyper impressionnant, bravo. Ou si t'es David Copperfield, boum, tu scindes ton assistante en deux, waouh, on ne s'y attendait pas, super, incroyable. Mais quand t'es François Bayrou, déso, mais vu que tu scindes déjà chacun de tes mots en deux, voire en trois, t'embêtes pas avec la fin de vie, merci beaucoup. Surtout que c'est à peu près le seul sujet sur lequel les Français sont d'accord à 92% selon l'IFOP. 92% de Français sont d'accord entre eux, c'est inespéré en ce moment.
Le seul autre truc sur lequel les Français sont d'accord à 92%, c'est qu'à chaque nouveau prime de la Starac, on a peur que Nikosa Liagas chante encore du Johnny. Mais globalement, sinon, on n'est jamais d'accord. Il faut saisir l'opportunité là, M. Bayrou, il faut unir la France, c'est maintenant ou jamais. Parce que sinon, je ne vous cache pas que le seul autre truc qui va mettre tout le monde d'accord, c'est qu'on ne veut plus trop M. Bayrou en Premier ministre. Moi, j'ai jamais compris pourquoi on ne laissait pas les gens choisir leur mort s'ils le veulent. Surtout que bon, si tu décides de mourir et que ça marche, ils arrêtent qui les policiers ?
Mais en l'air, pas de gestes brusques, vous êtes en état de décomposition, visiblement ça. Ça pue là. Après j'entends l'argument des gens qui disent « Ouais, mais va peut-être y avoir des abus ». Peut-être, peut-être qu'au tribunal on va entendre des « Mais je vous jure, il m'a demandé de l'aider à partir comme dans le film d'Almodovar ». Oui, enfin, vous l'avez dépecé. Bon, je me suis un peu emballé, mais c'était l'enthousiasme. Un peu comme Elon Musk quand il a fait un « Salut Romain », c'est ça ? Voilà. Vous vous foutez de moi ? Bah, prison ! Souvent, je me dis que les gens qui sont contre cette loi, c'est des gens qui n'ont pas encore compris qu'ils allaient mourir.
Parce que quand tout va bien, comment tu peux savoir que face à la douleur et l'impuissance d'une maladie incurable, tu ne vas pas préférer tirer ta révérence à un moment qui te semble plus digne ? Moi, je vois, je suis en bonne santé et je n'ai déjà pas beaucoup de dignité. Donc, moi, je suis pour que cette loi, elle passe vite. Mais promettez-moi que si je meurs, personne ne laissera Nikos chanter du Johnny à mon enterrement. Promets-le-moi tant qu'il. Ah oui, promis. Il ne se passera que des choses très très dignes et très très belles. Merci.
Voilà.