Jean-Baptiste Lemoyne sur les droits de douane : « On a des moyens de rétorsion »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Jean-Baptiste Lemoine, on va revenir évidemment sur tous ces sujets avec vous, mais ensemble on va regarder d'abord les unes de la presse régionale, d'abord la une de la dépêche taxe. Trump fait une pause de 90 jours. Le président américain, on l'a vu, qui a annoncé une pause dans les droits de douane, les ramenant à 10 % pour tous les pays, sauf la Chine qui est cope de 125 % de taxe.
La deuxième une, c'est celle du Midi libre. Installation des médecins incité ou contraindre, c'est la question à la une du journal. L'embauche de praticiens salariés par la région fait reculer les déserts médicaux en Occitanie.
Mais la loi Garo qui est actuellement en débat au Parlement veut aller plus loin dans la contrainte. Et puis la dernière, c'est celle de l'est éclair, le département qui se rebife face à l'État. Les présidents de département du Grand Est ont choisi à l'unanimité de bloquer tout financement décidé par l'État sans compensation ni concertation.
Ça concerne par exemple l'augmentation du RSA ou le segure de la santé. Il s'agit pour eux d'alerter sur la situation financière difficile qu'ils traversent. Quelle lune avez-vous envie de commenter ?
Écoutez, celle du Midi libre sur l'installation des médecins, incité ou contrainte, parce que c'est vrai que euh l'accès euh aux soins, l'accès euh aux médecins euh dans les territoires ruraux comme par exemple dans Lyonne, c'est de plus en plus difficile. Euh et je dois dire que nous avons pris des mesures euh par exemple en faisant en sorte euh vous savez qu'on qu'on mette fin au numérus closus, c'est-à-dire qu'avant on limitait le nombre d'étudiants en médecine. Ça depuis quelques années c'est fini, mais le temps que ça produise ses effets il faut 9 ans et cetera.
Donc on a agi mais on voit que ce n'est peut-être pas encore suffisant. J'ai d'ailleurs moi porté des amendements pour faciliter l'exercice de médecins qui sont installés dans les zones d'orbitalisation rurale pour qu'ils puissent à temps partiel exercer aussi hors de ces zones d'orbitalisation rurale. C'était un cas qui m'était remonté de mon terrain à Vincelle dans Lyon et on a réussi à faire bouger la loi le code des impôts pour ça.
Mais on le voit c'est un sujet de préoccupation pour pour nos concitoyens. Et donc, je pense que l'idée de dire à un moment euh bah c'est vrai que euh s'il y a trop de médecins dans une zone euh leur installation, elle est conditionné euh à l'exercice en partie dans une zone soudance euh par exemple ou de dire euh non, vous ne vous installez pas tant que euh comment dire cette zone surdance euh n'est pas revenue à un équilibre plus normal. Donc plus de contraintes, plus comme la loi Garo.
Ben écoutez euh vous savez euh le contribuable, les Français euh ils payent les études de ses médecins hein parce que c'est l'université de de la faculté de médecine. C'est pas anormal à un moment que en contrepartie euh de euh de ce choix public euh et bien il y ait aussi euh un engagement. On va revenir sur l'information de la soirée.
Cette volteface de Donald Trump qui a donc annoncé une pause de 90 jours dans les droits de douane en tout cas dans les surtaxes qu'il y aura des droits de douanes de 10 % qui s'appliqueront à tous les pays sauf à la Chine pour lesquels c'est plus. Est-ce que selon vous Donald Trump il sait où il va ou on est face à une imprévisibilité totale ? Je crois que on l'a vu dans tous les dossiers hein depuis qu'il a pris ses fonctions et et d'ailleurs dans son premier mandat aussi.
Euh il est capable de changer de pied en 24 heures et c'est ce qui s'est passé. Euh parce qu'on l'a vu d'ailleurs son administration commençait à se diviser sur ces mesures qui avaient été prises. Je reviens à l'origine des mesures.
Pour moi, je pense que c'était de mauvaises décisions liées à un mauvais diagnostic. Pourquoi avait-il mis en place ces droits douanes ? Son obsession, c'était de dire "On a du déficit commercial avec énormément de pays dans le monde, on doit les résorber." Sauf que il ne prenait en compte que les échanges de biens, mais il n'a pas regardé les échanges de services.
Or, sur les services, les États-Unis sont massivement excédentaires. Prenez l'Union européenne. Oui, les États-Unis ont un déficit dans les biens, 168 milliards d'euros à peu près, mais dans les services, ils sont excédentaires de l'ordre de plus de 100 milliards d'euros.
Donc, on voit que la réalité, elle est plus nuancée que ce qui ce qui veut bien dire. Et donc il a pris cet outil des droits de douane mais qui en fait dans l'économie qu'on connaît aujourd'hui il y a beaucoup d'interdépendance entre nos économies. Euh c'est un outil qui pouvait se retourner contre son propre peuple.
Les entreprises françaises par exemple, elles emploient 700000 américains sur le sol américain. Et inversement, les entreprises américaines, elles emploient 400000 français sur le sol français. Donc on voit bien que les choses sont pas noires, sont pas blanches.
On est aujourd'hui dans un monde qui est complexe et et et ce ce bazooka, si je puis dire, de la guerre commerciale, que sont les droits de douane n'ont pas la même efficacité que il y a 50 ans parce que le monde a changé. Et là, qu'est-ce qu'on fait du coup face au multiples revirements de Donald Trump ? Pierre Éric Lombard, le ministre de l'économie dit c'est une bonne nouvelle ce revirement, mais il faut rester calme.
Il espère à nouveau un accord avec les Américains. Pour vous, il peut y avoir un accord avec les Américains ou est-ce qu'il faut que l'Union européenne frappe fort elle aussi ? Mais je crois que il faut toujours maintenir un canal de discussion, c'est toujours essentiel.
Voilà, maintenir le dialogue. Maintenant, il faut aussi se faire respecter, voir pour que le dialogue aboutisse, montrer que nous, on est un marché les Européens de 450 millions de consommateurs. C'est plus important que le marché américain et et c'est ces 450 millions de consommateurs, c'est un enjeu.
Je rappelle que 25 % du chiffre d'affaires des entreprises numériques américaines, ce qu'on appelle les gars femmes, sont réalisés en Europe. Donc on a des moyens de rétorsion et dans mes fonctions précédentes, j'étais ministre du commerce extérieur, on a beaucoup renforcé les armes européenne à notre disposition. Enfin, l'Europe est sortie de la naïveté, hein, parce que longtemps l'Europe a été un peu ouverte au quad vent, un peu été l'idiot du village global.
Désormais, on a des outils comme ce qu'on appelle l'outil anticoercition. Ça veut dire queon peut décider un moment et et et c'est c'est c'est très très très lourd comme décision d'interdire l'accès à certains marchés publics. Est-ce que le problème c'est pas qu'on le fait pas parce qu'on a des armes mais on les utilise pas.
Gabriel ATAL le dimanche il disait il est temps de montrer ce qu'on a dans le ventre. Est-ce que le problème de l'Union européenne c'est que finalement elle utilise pas ces outils ? Alors euh je peux vous dire que ça y est on les utilise par exemple euh sur l'acier aluminium coerition on l'utilise pas acier aluminium parce que on nous a mis des droits de douane on a répliqué on en a mis également euh de l'ordre de 22 milliards d'euros euh et donc vous voyez que on est là pour répondre s'il y a besoin mais euh il s'agit pas de d'être dans une escalade bête et méchante parce que à la fin tout le monde perd.
L'idée c'est de dire voilà on peut répondre maintenant nous on est ouvert au dialogue à la discussion. Voilà, c'est vrai que les États-Unis, ça représente 48 milliards d'euros d'exportation pour la France. Euh, on y exporte du Chabli, bien sûr, hein, euh, c'est cher à mon cœur euh, naturellement, mais on y exporte aussi les produits du luxe, on y exporte des produits cosmétiques, pharmaceutiques et cetera euh et je pense qu'il faut qu'on arrive à à à maintenir cette ouverture de du marché.
Des droits douanes qui ont un impact sur de nombreux secteurs en France. Vous avez cité le Chabi. Alors, comment l'État va aider les entreprises en difficulté ?
On va écouter la réponse du ministre de l'économie Éric Lombard. C'était hier soir. J'ai reçu avec les ministres de Bercy les grandes filière d'entreprise.
Nous allons les accompagner. Nous allons regarder ce qui se passe. Mais le temps du quoi qu'il en coûte est terminé puisque la situation budgétaire ne le permet pas.
Nous allons tenir le budget tel qu'il a été voté. Cependant, nous allons regarder de façon très proche la situation des entreprises pour regarder quels sont les accompagnements qui vont leur permettre de traverser cette phase que nous espérons la plus brève possible. Vous avez interrogé le gouvernement à ce propos.
Est-ce que quand vous entendez le ministre de l'économie, les réponses sont satisfaisantes ? Est-ce qu'aujourd'hui vous avez l'impression que l'État l'État va bien aider les entreprises en difficulté ? Alors, il y a eu des réunions qui ont commencé hein dès la semaine dernière.
Le président a reçu les filières, le ministre de économie hier. Donc je pense que les filières font remonter euh leurs besoins, mais ces besoins, ils sont aussi évolutifs puisqueon le voit, la position américaine elle-même est évolutive. Euh donc c'est vrai que 10 % de droit de douane, c'est pas la même que 20 %.
Euh et donc il va falloir je pense s'adapter au fil de l'eau, euh voir quels sont quel est l'impact euh qu'à euh ces droits de douanes. Euh et je pense qu'il faut pas s'interdire euh si on le voit, si la situation nécessite euh d'avoir un soutien euh y compris une sorte de filet de sécurité euh budgétaire. J'entends que pour l'instant c'est pas la solution privilégiée au regard de la situation économique et budgétaire globale.
Cela étant, d'autres États de l'Union européenne travaille à ce type d'accompagnement. Je dis qu'il faut il faut rien comment dire faut rien exclure. Y compris un quoi qu'il en coûte ciblé pour vous, il faut pas l'exclure.
Bah du coup, c'est pas un quoi qu'il en coûte s'il est ciblé mais en tous les cas c'est un soutien ciblé. Je pense que voilà, il faut regarder la réalité. Euh la réalité c'est que on a réussi par exemple dans les crises précédentes, crise énergétique, euh crise du Covid euh et et j'étais dans mes fonctions au PME et au tourisme.
Euh je ne regrette pas qu'on ait déployé énormément euh de soutien euh à des entreprises qu'on a sauvé. Encore, il y a une semaine, le monde du voyage était réuni pour les travels d'or. Beaucoup sont venus me voir en disant "Mais merci, merci à l'époque au gouvernement, vous nous avez sauvé." Et je pense qu'il vaut mieux sauver des entreprises pour qu'elles puissent rebondir plutôt que de le laisser sur le bord de la route.
Est-ce qu'il faut aussi regarder les traités de libre échange ? Roland l'escur qui est le vice-président de l'Assemblée nationale Renaissance, il dit faut regarder le CTA, faut regarder le mercure. Alors de ce point de vue-là, le CTA qui est déjà en vigueur hein euh en terme enfin de façon provisoire euh il montre que on a réussi à exporter plus vers le Canada.
Euh et donc on a eu des gains de part de marché pour y compris pour euh nos productions agroalimentaires puisqu'on a protégé nos indication géographique protégé et cetera. Euh le problème du Mercosour c'est qu'aujourd'hui il y a pas de clause miroir et donc euh c'est un problème parce que nous ce qu'on veut c'est que nos agriculteurs ne soient pas pénalisés par l'arrivée de produits qui ne respecteraient pas les mêmes normes qu'on a chez nous. Sauf que est-ce que si le marché américain se ferme, il y a pas des pays comme l'Allemagne, comme l'Italie, qui vont regarder vers l'Amérique latine et du coup qui vont pousser, l'Allemagne le fait déjà, l'Italie est un peu plus duitative qui vont pousser à ratifier le Mercosur.
Je pense qu'il faut rester calme sur le Mercosour parce que en vérité la zone du monde où euh la croissance est très importante, c'est pas tant l'Amérique latine, c'est l'Asie du Sud-Est. Et moi, je pense qu'il faut renforcer nos liens avec l'Azéan. Euh c'est des pays comme le Vietnam, l'Indonésie, les Philippines et cetera.
Euh là, je peux vous dire que les taux de croissance, ils sont à deux chiffres, que la France est bien positionnée et c'est plutôt là où on peut avoir des nouveaux débouchés. On va continuer à parler de l'actualité internationale puisque c'est aussi l'actualité du Sénat. Vous avez auditionné hier le ministre des affaires étrangères Jean-Noel Barreau.
Guerre en Ukraine confrit entre Israël et le Hamas tension entre la France et l'Algérie a fait le point sur une situation internationale agitée. On regarde les temps forts avec Lauren Barrière qui nous rejoint. [Musique] Bonjour Lauren.
Bonjour Arian. Bonjour monsieur le sénateur. Et Lauren, le ministre des affaires étrangères était donc auditionné par les sénateurs hier.
Qu'est-ce qu'on en retient ? Et bien déjà, Jean-Noel le Barreot a exposé tous les dossiers qu'il attendent, notamment un qui est essentiel selon lui, la recherche d'un accord contraignant sur le nucléaire iranien. Accordire dans quelques mois.
Le ministre estime que sa non reconduction pourrait conduire à une confrontation militaire. On l'écoute à ce sujet. L'Iran ne doit jamais se doter de l'arme nucléaire.
Il faut parvenir à un accord qui contraîne durablement de façon vérifiable le programme nucléaire iranien. Nous notons avec intérêt l'annonce de discussion entre les États-Unis et l'Iran dans les prochains jours. En cas d'échec, un une confrontation militaire apparaîtrait presque inévitable, ce qui déstabiliserait très durement la région.
Monsieur le sénateur, Donald Trump a annoncé en début de semaine de début de semaine à la surprise générale que des discussions étaient en cours entre Washington et Teran. Est-ce que l'Europe a une place dans ces discussions ? L'Europe doit avoir une place dans ces discussions puisque l'Europe a été celle qui au moment où justement les États-Unis il y a quelques années lors de Trump 1 a quitté l'accord dit du GCPOA, pardon, c'est un peu technique mais cet accord qui avait été signé à plusieurs pays avec l'Iran.
Euh et bien lorsque les États-Unis ont quitté la table à l'époque, l'Europe euh a toujours été en première ligne pour éviter une escalade. Et donc euh je pense que l'Europe doit garder naturellement cette place euh et très clairement l'objectif, il est que l'accès au nucléaire euh ne soit pas possible pour l'Iran. Autre dossier évoqué hier par Jean- Noël Barreot, les relations entre la France et l'Algérie.
Oui. Qui selon le ministre des affaires étrangères sont en voie de réconciliation. On écoute.
Était acté le retour à une coopération consulaire normale, effective et constructive dans une logique de résultat. Une réunion entre les consuls algériens et les préfets se tiendra prochainement. Fin nous allons travailler à régler rapidement les difficultés rencontrées dans le domaine économique.
Cette visite a engagé un processus qui doit maintenant aboutir à des résultats concrets dans la durée et permettre aux engagements pris de part et d'autres d'être honoré. Jean-Noël Barreau souhaite un partenariat d'égal et égal. Est-ce que c'est vraiment possible ?
En tous les cas, c'est souhaitable qu'on retrouve des relations plus apaisées. Maintenant, c'est vrai que ce qui est un peu dommage, c'est que la France, c'est souvent le punching ball sur la scène politique ou médiatique algérienne. C'est bien pratique au régime pour se maintenir.
Voilà. Maintenant, je pense que l'action du président de la République vis-à-vis du président Teboun a permis de débloquer les choses. C'est heureux, mais le ministre l'a dit.
Maintenant, ce qu'on attend, c'est des résultats. Lorsque on a des personnes qui sont sous OQTF, et bien oui, elles doivent être reprises lorsqu'elles sont nationalités algérienne par l'Algérie et n'ont pas renvoyé comme ça a été le cas il y a quelques semaines vers la France. Donc euh moi voilà euh j'attends de voir, je comme le ministre, je veux des résultats.
Oui, Bruno Rotaillot également euh attend de voir. Il attend des résultats concrets. Il est beaucoup plus prudent que Jean-Noël Boire, hein, si on si on l'écoute.
Alors, écoutez, il y a encore et surtout beaucoup plus ferme Bruno Rillo, est-ce qu'il a la bonne méthode ? Non, mais il faut il faut toujours, c'est comme pour l'histoire des droits de douanes, hein, il faut à la fois garder un canal de discussion vert et en même temps montrer que on a des moyens de de rétorsion. Euh là en l'occurrence euh dans cette spirale, je dirais plutôt vertueuse pour l'instant de de où le dialogue se réenclenche, il va y avoir euh euh également d'autres déplacements, d'autres rencontres.
Euh le ministre de de la justice doit s'y rendre prochainement. Euh on a des sujets euh de coopération judiciaire. On n'oublie pas qu'on a un compatriote Boem Sansal qui est encore emprisonné pour tout simplement avoir dit des choses qui ne plaisaient pas.
Euh et donc de ce point de vue-là, on attend aussi des gestes. Lauren Oui. Et puis il y a aussi l'Union européenne, on va parler maintenant de l'Ukraine.
L'Union européenne qui a annoncé de nouvelles aides pour l'Ukraine. Dans ce contexte, le premier ministre ukrainien a demandé la confiscation des avoirs russes gelés. C'est un instrument puissant de financement de l'effort de guerre.
Ça c'est ce que nous dit Jean- Noël Barreau, on l'écoute à nouveau. Il existe également d'autres instruments très puissants de financement de l'effort de guerre ukrainien et en particulier le soutien financier issu de la ponction des revenus tirés des actifs russes gelés qui représente un soutien financier de 18 milliards d'euros à l'Ukraine pour l'année 2025. Nous avons beaucoup plaidé pour que ces versements puissent être anticipés de manière à ce que l'Ukraine puisse bénéficier de de liquidité au plus vite.
Donc le ministre rappelle hein que les profits dégagés par ces avoirgelés sont déjà été réaffectés hein à l'Ukraine. Mais est-ce qu'il faut aller plus loin monsieur le sénateur ? Est-ce qu'il faut utiliser ces 210 milliards d'euros ?
Moi, je pense que oui, il faut y aller. Pourquoi ? parce que finalement, il vaut mieux faire peser ça sur des avoirs russes qui sont puisque c'est la Russie qui est responsable de cette agression plutôt que sur le contribuable européen lui-même.
C'est vrai que l'Europe, elle a fait elle a fait des efforts. Nous avons soutenu, nous continuons à soutenir l'Ukraine, mais il y a un moment, d'un point de vue financier, vous le disiez, 210 milliards d'euros, ben je pense que il faut piocher dedans pour soutenir l'effort ukrainien tout simplement à faire respecter le droit international parce que ce qui est en jeu, c'est ça, c'est le respect des frontières qui ont été établies à l'issue de la chute de l'URSS. Donc, vous dites comme Gabriel, avant de faire payer les Français et les Européens, il faut faire payer les Russes.
Exactement. Euh un mot sur l'effort de défense hein, puisque les menaces de Vladimir Poutine ont poussé l'Union européenne au réarmement. Emmanuel Macron également.
Est-ce que le livre blanc de la Commission européenne sur la défense pour vous, il est à la hauteur de la situation ? Alors déjà, c'est c'est un peu une première, hein, euh ce ce livre blanc de la défense qu'a fait la Commission européenne. Euh je pense que ce qui est positif euh c'est que euh ça montre que l'Europe, c'est pas juste euh un marché de consommateur.
C'est important hein, on l'a vu euh sur le sujet précédent, euh des droits de douane, euh mais c'est aussi euh une entité qui se qui est une une civilisation et et cette civilisation a le droit à sa sécurité. Euh et et de ce point de vue-là, le fait que euh la Commission européenne mette en place par exemple euh des prêts à hauteur de 150 milliards d'euros pour aider ces Étatsmembres euh et notamment certains qui ont besoin de rattraper euh en matière de de leur effort de défense, euh c'est positif. Euh maintenant, je crois qu'il faut être très clair.
Euh il s'agit pas euh de mettre en place euh une défense qui est euh purement européenne, je le dis parce que euh certains des téléspectateurs ont peut-être en tête euh le projet dans les années 50 euh de Commuté européenne de défense. Il s'agit pas de ça. Euh c'est vraiment les États-membres qui sont en charge de leur défense, mais il y a besoin voilà d'avoir des outils financiers pour aider parce que l'idée c'est d'aller, on est aujourd'hui à 2 % du PIB sur les dépenses de défense. la France, on a par exemple doublé avec nos deux lois de programmation militaire nos crédits budgétaires.
C'est heureux et on est à la pointe. Mais il va falloir continuer peut-être aller tutoyer les les 3 % 3 % c'est des chiffres qui circulent au sein de l'OTAN. On termine avec un dernier sujet évoqué hier par Jean-Noël Barreau.
C'est Israël. Oui, en effet, il répondait à une question de Giselle Jourda sur le conflit israélo-palestinien. Je vous propose d'écouter cette question, on en parle juste après.
Je tiens à rappeler que la France n'a pas reconnu l'état de Palestine alors que donc en 2014 ici au Sénat, nous avons donc fait des résolutions pour la reconnaissance de l'État de Palestine. Alors que je rappelle qu'en 64, sous l'impulsion du général de Gaul, il y avait eu aucune hésitation à reconnaître donc la Chine et on on connaît le régime de la Chine. Moi, je je souhaiterais vraiment connaître quand nous, la France allons reconnaître cet état de Palestine.
Alors, la réponse de Jean-Noël Barreau a été un petit peu évasive, mais surtout elle a été elle a très très mal vieille he puisque quelques heures plus tard, Emmanuel Macron a annoncé que la France pourrait reconnaître l'État de Palestine d'ici le mois de juin. Vous en pensez quoi ? Vous êtes un peu dur, c'est qu'il a pas voulu spoiler le chef de l'État, je pense.
Voilà, qui quelques heures après faisait l'annonce. Donc ce qui ce que ce qu' a bien dit d'ailleurs Jean- Noël Barreot comme le président de la République, c'est que euh cette reconnaissance, moi je me félicite parce que depuis le début du conflit euh après la le le la Seconde Guerre mondiale, les Nations-Unies ont toujours posé euh l'idée d'une solution à deux États et depuis toujours, la France a promu et défendu la solution à deux États. Euh donc il sauf qu'Emmanuel Macron, il était jamais allé aussi loin dans cette déclaration jusqu'à maintenant.
Oui, mais vous avez vu que ce qui est intéressant euh c'est que bon, d'une part, ça permet aussi de consacrer euh la réalité d'un état palestinien. Euh et et après, il y a aussi, pardon, je fais une parenthèse, mais beaucoup de travail du côté palestinien pour faire en sorte que euh l'autorité palestinienne euh qui est moins de corruption euh que on soit dans des institutions qui soient normalisées. Je rappelle qu'il y a pas eu d'élection législatives depuis euh des années euh sur ces territoires.
Donc voilà, je ferme la parenthèse. Maintenant, le président de la République lorsqu'il a fait cette annonce, il a dit que ça devait s'inscrire aussi dans une dynamique et une dynamique réciproque. C'est-à-dire que il y a un certain nombre d'États arabes qui aujourd'hui ne reconnaissent pas Israël et il s'agit de faire en sorte que et bien cette reconnaissance par la France à venir de l'État de Palestine et bien s'accompagne également de la reconnaissance d'Israël par certains États qui ne le font pas aujourd'hui.
Donc l'idée c'est d'arriver à à ce que la situation au Moyen-Orient soit plus stable et que on soit dans un espace plus sécurisé. Merci Lauren, on se retrouve tout à l'heure dans 20 minutes. Oui, en effet, on verra bien si nos mères ont envie de se représenter.
Et ben, on va en parler tout de suite puisque c'est l'actualité dans votre département de Lyon en Venance, on retrouve Mathieu Villerroit de Galot. Bonjour Mathieu, merci beaucoup d'être avec nous, responsable des agences à Lyon républicaine. Mathieu, vous voulez revenir avec Jean-Baptiste Lemoine sur le les prochaines municipales dans moins d'un an avec des règles du jeu qui ont un peu changé.
Oui, bonjour Arian. Bonjour monsieur Lemoine. Euh comme vous venez de l'annoncer à l'instant, effectivement les règles du jeu ont changé avec notamment l'obligation de faire des scrutins de liste dans les petites communes et puis l'obligation d'avoir une logique de de parité.
Si on prend un département comme le vôtre, ça veut dire que ça va changer à peu près dans 80 % des communes, ça va changer la règle du jeu pour les prochaines municipales. Première question sur la parité. Effectivement, est-ce que vous êtes favorable à la mise en place de cette parité ?
Est-ce que Est-ce que vous pensez que ça va enfin générer une vraie mixité dans les conseils municipaux des villages ? Ouais. Alors, sur cette ce changement de de règles et et de loi, euh moi j'ai été très attentif à ce que m'ont dit les élus sur le terrain.
Euh et et et ce que j'ai entendu euh c'est qu'il y avait certaines inquiétudes au début euh et c'est pourquoi le Sénat a apporté des assouplissements à la loi. C'est-à-dire que oui, on rentre dans un système de liste pour les communes de moins de 1000 habitants. Le système de liste, il a comme contrepartie la parité.
Mais ce qu'on a fait, ce qu'on a rajouté au Sénat, c'est que on a permis que des listes puissent ne pas être complètes. Parce que par exemple, quand vous êtes dans une commune de moins de 100 habitants, et bien trouver les sep personnes de façon totalement paritaire, ça peut être compliqué. Donc vous pourrez déposer une liste de cinq candidats et si votre liste elle est élue et bien votre conseil municipal il sera réputé complet avec ces cinq personnes.
Donc vous voyez le fait d'avoir ces ces adaptations, je pense permettre d'apporter une réponse et et ce que je vois en fait la réalité c'est que il y a d'ors et déjà un certain nombre de beaucoup de femmes qui sont présentes dans les conseils municipaux. D'ailleurs, Lyon se distingue en ayant un nombre significatif, pas loin de 25 % de femmes qui sont mères également et et et beaucoup dans les dans les communes rurales. Ce que j'ai entendu d'ailleurs de la part de de femmes mères euh lorsque la loi était en discussion qui m'ont dit "Ce qui est un peu dommage, c'est que par exemple elle dit "Moi, j'ai deux adjoints hommes et et demain ça sera pas possible." Euh donc moi, j'avais porté un amendement pour qu'on puisse je dirais prendre en compte les adjoints avec le maire et donc mutualiser si je puis dire euh l'appréciation de la parité.
Euh cet amendement hélas n'a pas été adopté par le Sénat, je le regrette, ça aurait été une souplesse supplémentaire. Mais je pense que on va y arriver et que après comme il y a 25 ans dans les plus grandes communes ou même il y a il y a 15 ans dans les conseils d'administration d'entreprise, on verra que ben voilà, on l'a fait. Vous avez une autre question Mathieu ?
Oui, par rapport au à la multiplication sans doute quand on voit une un département comme le vote où le vote RN est particulièrement fort, on devrait avoir de plus en plus de de communes estampillé Ren à l'issue des élections de mars prochain. Est-ce que vous pensez que ça peut générer un certain nombre de grands électeurs estampillen et du coup que il y ait un un un sénateur eren au prochain sénatoriale ? Alors, vous disiez vous-même euh qu'un département comme Lyon, la plupart des communes sont des communes rurales euh qui sont en dessous des 1000 habitants et et dans ces conseils municipaux, j'ai été moi-même maire de Valerie, 550 habitants, je peux vous dire que ce qui nous réunit, c'est tout simplement l'intérêt local, l'intérêt communal et il y a dans le conseil municipal toutes les orientations politiques et d'ailleurs c'est pas le sujet. quand on se retrouve euh autour de la table du conseil municipal, c'est pour débattre des projets communaux, comment améliorer le cadre de vie, la sécurité et cetera.
Et donc, je pense que euh les questions d'étiquette euh elles restent euh elles restent elles ne sont pas elles sont pas prépondérantes. Voilà. Donc je pense que ça sera euh le le vote national où on trouvera un décalque dans les plus grandes collectivités, dans les plus grandes villes euh mais que euh on va être on va rester euh au niveau rural euh sur d'autres d'autres marqueurs et c'est heureux d'ailleurs hein, parce que euh il y a un moment, il faut savoir aussi euh travailler tous ensemble.
Merci beaucoup Mathieu Ville de Galot, la une de Lyon républicaine, un cours scruté par les éleveurs. C'est à la une de votre journal. Merci d'avoir été avec nous.
Merci Jean-Baptiste Lemoine d'avoir été avec nous pendant cette première demi-heure. On va reparler des mèes. Ce sera dans le club dans 20 minutes.
Mais tout de suite, on accueille notre prochaine invité Olivier Sichel nous rejoint. M.
Jean-baptiste Lemoyne