Dissolution : Macron à quitte ou double
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[Applaudissements] [Musique] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est une édition spéciale de sens public que je vous propose ce soir après la décision historique du président République de dissoudre l'Assemblée nationale une première en France depuis 27 ans j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote je dis donc ce soir l'Assemblée nationale comment et surtout pourquoi Emmanuel Macron a-t-il pris une telle décision comment va se dérouler cette campagne législative expresse des alliances vont-elles se nouer rapidement à gauche mais aussi à l'extrême droite on répondra à ces questions dans un premier débat d'experts et alors que je vous le disais des réunions stratégiques se déroule dans tous les états-majors en cette fin de lundi après-midi et puis c'est un débat 100 % po que je vous propose ensuite un député de sénateurs une sénatrice représentant le rassemblement national Renaissance le Parti socialiste et les républicains ils auront 45 minutes pour confronter leurs idées parce que les 30 juin et 7 juillet prochain nous serons près deeux 50 millions de Français appelés aux urnes la campagne ne dure que 3 semaines et elle débute donc dès ce soir sur Public Sénat et pour ouvrir cette édition spéciale on revient sur l'annonce du président la République coup de poker coup de tonner qui tout double ce sont les législatives 2024 qui commence Sandra sererquera coup de pokerer Paris risqué l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale a pris tout le monde à contrepied y compris au sein de la majorité je pense qu'il il y avait il y avait un autre chemin qui était le chemin d'une coalition d'un Pact de gouvernement le président de la République a estimé en conscience que ce chemin n'existait pas il a pris ses responsabilités et je prends acte de de cette décision évidemment avec cette dissolution Emmanuel Macron tenterait de se remettre au centre du jeu de tendre un piège au RN qui va avoir du mal à trouver des candidats de qualité dans 577 circonscriptions à partir du moment où nous avions réclamé cette dissolution nous avons préparé celle-ci que ce soit les candidats que ce soit la plateforme la stratégie le matériel de campagne oui nous sommes prêts à la fin de la semaine nous aurons aligné nos 577 candidats à gauche Raphael gluxman se dit estomaqué par la décision du chef de l'État qui a selon lui cédé aux exigences de Jordane Bardella déjà candidat à matigon aujourd'hui dans cette dynamique d'extrême droite prendre ce risque c'est prendre le risque d'une Assemblée nationale qui sera dirigé par une majorité absolue du RNA moi je ne m'y résoudrais jamais comme je ne me résoudrai jamais à résumer la politique à ce type de coup de pourti patron LR la décision d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale était la seule solution après le résultat des européennes c'était un vote d'opposition au président de la République et c'était un vote de dénonciation d'un bilan qui nous aura amené le déclassement le déclin après la stupeur une nouvelle bataille le dépôt des candidatures au législative doit avoir lieu au plus tard dimanche pour une campagne très courte de 3 semaines seulement Emmanuel Macron à quiit tout double c'est le le thème le titre de notre premier débat avec Marc Lazar bonsoir bienvenue vous êtes professeur érite à Scien Po et coauteur de l'étudeunion européenne pter limite des nationaux populistes pour l'Institut Montaigne Laurence bonsoir et bienvenue vous êtes directrice du cercle de réflexion destin commun Paul Cassia bonsoir et bienvenue à vous aussi professeur de droit public à l'université parien Panthéon Sorbonne et Mathieu croiss bonsoir Mathieu politique bienvenue à vous Marc Lazar je commence avec vous analyser la la décision du d'Emmanuel Macron est-ce que c'était la bonne leçon à tirer du vote d'hier en tout cas c'est ça le son ou et je pense que vous l'avez dit c'est un événement historique on avait déjà connu dans le passé des listes pour les élections européennes qui émanai d'un gouvernement qui avait obtenu un mauvais résultat celi-ci c'est le pire justement dans dans cette configuration là et les présidents de la République n'avaient pas dissous l'Assemblée nationale deuxième chose il le fait à 21h c'estàdire c'estdire qu'on avait même pas les résultats définitifs c'est une surprise effectivement totale coup de poker sans doute je crois que c'est de son point de vue assez subtilement joué si j'ose dire c'est-à-dire qu'il met en grande difficulté les républicains qui vont faire des choix déjà pour la campagne électorale et ensuite si jamais le rassemblement national obtient une majorité relative ou absolue on en parlera bien sûr obligation de clarification notamment pour LR pas seulement mais notamment pour et puis pour la gauche et puis pour la gauche évidemment et on voit bien d'ailleurs on a vu au cours de cette soirée le désarroi de gluxman qui est passé par deux état d'âes le premier à 20h quasiment célébrance ce qui considérait comme une grande victoire pour lui effectivement il a un bon score relativement bon score par rapport à celui qu'il avait eu en 2019 par rapport à celui d'anidalgo quand même aux dernière présidentielle et une heure plus tard effectivement le coup à l'estomac et on le voit désemparer parce qu'évidemment quel est le problème qui est-ce qu'est-ce que va faire le Parti socialiste je de nouveau s' à F rappelle qu'au dernier congrès du PS c'était 50 50 hein 50 en faveur de laanupes et 50 hostile et puis depuis il y a eu le 7 octobre depuis il y a eu Gaza depuis il y a eu toute la campagne européne ces deux partis les républicains le PS sont de nouveaux mais c'est c'est c'est un c'est le l motif de la macronie et puis troisième chose je termine c'est la tentative de reformer quelque chose qui ressemblerait à ce qui s'était passé en 2017 alors c'est plus ni gauche ni droite ou gauche et droite c'est la République contre le danger du rassemblement national c'est un Paris extraordinairement risqué quand on connaît le degré d'impopularité de rejet du président de la République et quand on voit effectivement les scores du rassemblement national on verra la carte tout à l'heure assez impressionnant un peu partout en France est-ce que c'est un cadeau fait au rassemblement national Laurence deerveau écoutez c'est c'est difficile encore de le dire à cet instant mais je pense que pour revenir sur les les deux chocs de cette soirée d'hier le premier qui est passé tellement vite qu'on l'a presque est presque passé sous silence c'est tout de même ce score du rassemblement national qui était qu'à moitié un choc puisqu'on s'y attendait il était annoncé mais tout de même ce qu'il faut souligner c'est que c'est en France le la France est le seul pays d'Europe en fait où l'écart avec un parti de gouvernement est aussi aussi important aussi fort et puis donc ce second choc de de la dissolution je pense que tous ceux qui disent qu'ils n'ont pas été surpris sont sont des menteurs hein alors est-ce que c'est un cadeau fait au rassemblement national une une partie des des interprétations qui sont avancées aujourd'hui avance l'idée surelon laquelle ce serait un coup d'Emmanuel Macron pour tenter de miser sur un G gouvernement rassemblement national pour en quelque sorte cramer griller le rassemblement national dans la perspective de 2027 ça me SEM voilà ça me semble particulièrement hasardeux et ça ne me semble pas très réaliste d'imaginer qu'Emmanuel Macron souhaite cohabiter ne serait-ce qu'un seul jour avec le rassemblement national l'autre interprétation qui est avancée il me semble aujourd'hui c'est l'idée de de prendre de cours en fait les oppositions et de suer la confusion de parier sur le fait que à la fois la gauche mais aussi le rassemblement national n'aurait pas le temps de de constituer en fait de de d'aligner les fameux 577 candidat voilà et surtout une semaine à peine pour nommer leurs candidats puisqu'ils doivent être nommés dimancheche 18h cela me semble aussi assez extrêmement risqué comme comme calcul d'autant que dans votre reportage on disait nommer des candidats de qualité on sait qu'en réalité aujourd'hui le RN peut mettre un petit peu n'importe qui face face aux électeurs finalement il y a une espèce de vague et d'élan qui qui qui joue en leur faveur dans une dans une grande mesure mais je voudrais aussi insister sur le fait que ce qui s'est joué hier soir dans ce ce glissement incroyablement rapide il s'agissait quand même d'une élection européenne et en quelques minutes là on a eu devant nous le le paroxisme en fait de la nationalisation de ces élections ce qui était au départ quand même ce que le camp de la majorité présidentielle voulait éviter hein il voulait parler d'Europe et aujourd'hui c'est c'est par eux même qu'on en vient à complètement nationaliser ses élections ce qui est quand même assez paradoxal Paul Cassia on est on va le rappeler dans la article 12 de la Constitution le président de la République l'a expliqué hier mais effectivement après une élection alors il redonne le le le la parole au peuple très bien mais après une élection européenne c'est totalement inédit c'est inédit vous l'avez dit tout à l'heure Thomas il n'y a eu que cinq dissolutions depuis 1958 la dernière datéit de 1997 et elle s'est très très mal terminée pour son auteur pour jaces shiracou absolument qui a subi 5 années de de dissolution je crois que les Français je parle sous votre contrô n gardent pas un très mauvais souvenir on verra ce qu'il en est dans quelques semaines donc il a quelque chose d'assez exceptionnel déjà dans ce geste présidentiel qui relève de ces prérogatives ce qui est exceptionnel aussi c'est le délai qui nous est laissé pour voter nous allons avoir 21 jours 21 jours c'est très peu le président devait laisser entre 20 et 40 jours il choisit l'option basse donc l'étiage bas oui donc il met seses ses oppositions sous pression c'est ce que disa absolument en 198 17 la dissolution avait été prononcée le 21 avril et on avait voté le 25 mai donc il y avait un peu plus de délais pour pouvoir à la fois choisir des candidat des candidates et se faire une opinion pour le peuple français donc il y a une très forte pression qui résulte de ce de ce geste présidentiel on peut dire un mot de la la prise de décision Mathieu quand même marque qui est assez révélatrice de la elle est à l'image à l'image d'Emmanuel Macron parce que ce que ce qu'on raconte aujourd'hui alors faut toujours se méfier des des rationalisations à postériori et récit qu'on fait des des des coup fumant mais c'est que seul quelques conseillers du président de la République étaient dans la confidence des conseiller en communication son conseiller mémoir et puis peut-être quelques pièces rapportées on parle d'un ancien sénateur Pierre Charon pour ne pas le nommer et donc que tout aurait été ourdi comme ça à quatre ou cinq autour du président mais que tout le reste de l'attelage majoritaire l'a découvert et à 10 et c'est par on peut faire la liste d'abord d'abord c'est le le président ne préside pas tout seul il a des partis qui sont alliés au sien on le rappelle horizon modem on peut considérer que c'est des supplétifs ou des petits partis non ce sont des partis qui existent le Horizon est plus récent mais le modemme a une histoire enfin voilà ce sont des partis qui composent majorité hop ils ont découvert ça hier par ailleurs il gouverne avec des hommes et des femmes qui parfois l'accompagnent depuis 7 ans donc des gens qui ont fait partie de son équipe je pense à Bruno Le Maire au ministère de l'économie mais alors géralanin visibleblement était au courant mais Gabriel Atal le Premier ministre prenons autre chose il y a elbron Pivet présidente de l'Assemblée est-ce normal que tout ce Mondel découvre ça à 19h on peut dire elle a été prévenue mais elle n'a pas du tout participé à la prise de décision on peut dire c'est normal c'est une décision qui relève du président et si lui de décider mais enfin à partir du moment où je choisis de consulter je dis que c'est une curieuse façon de d'animer sa majorité et de et de de faire participer à un collectif que de décider tout seul avec une poignée de de conseiller de mettre toute sa majorité devant le fait d'AC ou votre avis là-dessus peut-être Laurence denerau pour commencer et et et ensuite Marc Lazar sur cette prise de décision oui effectivement ce qu'on aateur la conception du pouvoir de d'Emmanuel Macron oui en tout cas il semble que les personnes qui ont été un petit peu mises devant le fait accompli à la dernière minute 1 heure avant l'annonce ou 2h et tenter de de proposer des des des options alternatives il Brou pivé a a plutôt plaidé l'idée d'une d'une d'une d'une alliance enfin d'une coalition essayer de créer de monter une coalition luiême a mis sa démission sur la table a dit je peux être le fusible semble-t-il voilà ça n'a pas suffi la décision du Président de la République était était prise ouis Marc Lazard est-ce que d'une certaine façon il se il se dit Emmanuel Macron de toute façon ce ce cette Assemblée nationale aurait été encore plus ingouvernable elle est déjà mais avec une majorité affaiblie par un score inférieur à 15 % aux européennes donc il fallait il fallait reprendre la main quoi c'est aussi cette gestion du calendrier alors je suis pas dans sa tête comme bien sûr on essaie de rationaliser depuis comme le disait Thomas croiss Mathieu croissand on essaie de rationaliser ce qui nous a tous surpris quand même je crois qu'il a surpris tous les Français oui je pense qu'il d'abord il il y a le côté Emmanuel Macron c'est-à-dire on a la presse à rapportter que je dois m'occuper de tout ça va pas du tout dans cette campagne donc effectivement c'est le rôle semble-t-il qu' qu'il s'est donné je pense quand même qu'il a un calcul politique c'est-à-dire que il a interprété ce résultat non seulement avec une dimension nationale mais aussi un vote sur lui et ce qui est absolument incroyable c'est qu'apparemment on dit qu'il veut conduire aussi cette campagne électorale en tout cas qui veut intervenir beaucoup c'est-à-dire que il joue vraiment la carte autour de sa personnalité il pense être capable de renverser le rapport de force qui existe dans les urnes effectivement à l'issue de ce ce ces élections européennes donc c'est un Paris extraordinaire mais on sait que c'est un homme qui aime bien relever ce type de défi après est-ce estce qu'il y a pas un calcul politique derrière tout ça c'est-à-dire effectivement d'avoir une majorité ingouvernable de se retrouver au lendemain du 7 juillet devant cette majorité là de prendre à parti les Français de leur dire écoutez je vous ai donné la parole mais puisque c'est comme ça je démissionne et là s'ouvre un débat constitutionnel important de le droit pardon a-t-il le droit de se représenter exactement et il y a deux interprétations bah le mandat n'a pas été fini donc il peut le mandat a Quême été non mais très intéressant mais si mais c'est une hypothèse absolument fondamentale je me prépare à donner la parole réfléchissons un peu et il dit c'est moi qui suis candidat il règle le problème de toute la succession de la macronie les couteaux se remettre dans les se remettre je sais plus comment on dit j'ai un moment de fatigue voilà et donc il se présente comme la seule alternative de nouveau au rassemblement national en espérant gagner donc faire subir la défaite suprême encore une fois à Marine Le Pen et n'avoir plus que 8 mois de cohabitation puisqu'il ne peut pas dissoudre l'assemblée avant le mois de juin 2025 est-ce qu'il n'y a pas ce calcul Machiavelli comme on dit en France qui n'est pas du tout l'interprétation de Machiavel en Italie mais peu importe ici maavali du président Macron Paul Cassia vous aviez peut-être imaginez vous aussi cette hypothèse voir si ça arrive un débat de constitutionnaliste qui n'en finira pas non je l'avais pas imaginé c'est peut-être pour ça que je suis pas président de la République euh il y a deux certitudes oui la première c'est que l'assemblée qui va être élue le 7 juillet le sera jusqu'au 7 juillet 2025 ça on pe rien y faire la seconde certitude c'est que le Président de la République est élu jusqu'en 2027 voilà ça ce sont les deux seules certitudes après on ne sait pas effectivement le président de la République peut démissionner peut-il se représenter pour un éventuel 3è mandat alors que la Constitution dit que nul ne peut exercer plus de deux mandats successifs il n a la matière à interprétation on verra bien les hypothèses sont sont tout à fait ouvertes et le Conseil constitionnel sera appelé à trancher conseil constinel qui est lui-même composé de personnes qui sont proches du président de la République c'est normal puisque ils nomme une partie des des membres du conseil donc nous avons ces deux certitude et tout un tas d'incertitudes qui font les charmes de la vie politique mais aussi ces ces risques alors on va regarder de deux éléments je vous propose d'abord la cette carte de France carte de France teintée de brin ce sont nos confrères du monde qui ont choisi cette couleur pour identifier le le rassemblement national le RN qui arrive en tête dans presque toutes les communes de France hein chaque point de de de couleur est une est une commune euh est-ce qu'il y a tiens une petite question rapide Marc il y a un équivalent européen Marc Lazar après ces ces européennes là un pays où où le parti national populiste ex arrive à ce point en tête ah bah c'est pas mal hein 29 % mais il y a un parti d'opposition à 24 hein qui est le Parti démocrate mais effectiv plus équilibré on va dire ça comme ça voà une grosse progression alors j'ai pas eu les cartes encore de l'Italie mais euh alors l' peut-être fidèes aussi excusez-moi Hongrie hein d'accord donc Italie Hongrie avec un un poids très très très important on va dire de du parti d'extrême droite ou nationaliste populiste autre élément et alors qui nous est parvenu à l'instant cette fin de lundi après-midi c'est une un premier sondage on n pas fini de de réfléchir et discuter autour de autour des sondages qui nous projettent vers ces élections législatives euh 30 juin 7 juillet Haris interactive qui donne un un rassemblement national en tête avec 34 % des des voix et qui alors ce qui est intéressant évidemment c'est la projection en siège on serait entre 235 et 265 sièges on rappelle que c'est 289 la majorité absument absolu euh Laurence de nerveau on on va voilà commenter des sondages pendant les les les les semaines les semaines qui viennent est-ce qu'il y a une prime aux députés sortant parfois alors il y en aura une c'est certain dans le sens où euh les tentatives d'alliance de coalition qui sont en train de se discuter de se jouer à l'heure où nous parlons euh souvent partent de l'hypothèse de la reconduction des députés sortants et pour l'ex nupes évidemment c'est assez conséquent c'est plus de 100 députés qui sont concernés euh ce sera sans doute le cas aussi dans la majorité présidentielle donc bien sûr il y a cette prime après euh tout tout ne se joue pas là-dessus mais c'est plutôt sur les autres circonscriptions que que le jeu va se faire mais euh pour revenenir du coup au combat qui commence aujourd'hui euh et les les les les jeux qui sont en train de se se dessiner je pense que il y a surtout une heure de vérité pour la gauche ce soir et des discussions qui sont en cours en ce moment on le sait j'ai été j'ai j'ai trouvé qu'il y a une formule de Sandrine Rousseau hier qui a été tout à fait intéressante et juste elle a dit le peuple de gauche se cherche et elle est revenue sur si vous voulez l'historique des derniers scrutin 2019 c'était Yannick jado en fait qui avait emporté la mise donc les écologistes euh 2022 c'était évidemment Jean-Luc Mélenchon et LFI et là 2024 au contraire le PS donc à chaque fois en fait c'est un nouveau parti qui prend la tête qui prend le lit de la gauche ce qui laisse les électeurs dans une sorte de désarroi de de perplexité alors que à l'extrême droite c'est toujours le même parti qui scrutin après scrutin engrange des scores on va ouvrir pardon pardon de interrom je voulais vous laisser terminer mais on va ouvrir un chapitre gauche dans dans un court instant mais peut-être quand même sur l'hypothèse rassemblement national avec une une majorité relative je rappelle c'est ce n'est qu'un sondage il reste 3 semaines il va se passer beaucoup de choses bref les les les prudences vous savez qu'on est régulièrement prudent quand on parle de sondage dans cette émission mais ça serait une projection entre 235 et 265 siège euh Paul Cassia il y a quoi 577 circonscriptions le découpage électoral est-ce qu'il est euh favorable défavorable à un parti comme le comme le rassemblement national alors c'est c'est une élection qui se fait à deux tours sauf si au premier tour un candidat à la majorité absolue une candidate à la majorité absolue on a eu des surprises je parle sous le contrôle de mat Mathieu bien évidemment en 2022 on a vu une poussée du rassemblement national que personne n'attendait et donc l'élection à deux tours ne s'est pas montré défavorable au rassemblé national par ailleurs le barrage républicain le Front républicain je crois c'est autodissous ou a disparu donc il n'y a plus cet enjeu pour l'élection à venir h par conséquent il paraît très probable au vu des scores d'hier que effectivement il y ait une forte présence du rassemblement national et de ses alliés à l'Assemblée nationale ce qui ouvrirait la voir une cohabitation d'un type nouveau oui avec aussi on entend beaucoup Mathieu le RN aura peut-être du mal à trouver 577 candidats ça c'est une fiction d'abord parce que ils se sont préparés quand même à cette éventualité comme la plupart des partis quand même on regarder hein ça fait la dissolution dans les tuyaux quand même depuis cette idée là elle traîne quand même depuis quelques mois il y a quelque chose changer dans le rassemblement national et et Paul Castier en disait un mot c'est auparavant traditionnellement le rassemblement national pouvait l'espérer l'emporter quand il y était dans une situation triangulaire ou de quadrangulaire c'est-à-dire confrontter au deuxième tour à deux ou trois autres candidats parce que là ça lui permettait éventuellement d'une courte tête de l'emporter 2022 ça a montré que non il y a plus besoin de de de de de triangulaire ou de cadrangulaire pour gagner par ailleurs là quelque chose a changé profondément dans la sociologie électorale du rassemblement national il est il y a une hogénéisation c'est la carte qu'on VO tout à l'URE il faut le dire territorialement et vous avez très bien fait de montrer la carte quand on regarde et notamment vous prenez une région comme la Bretagne qui cétait un plafond de verre pour sur lequel se cassait toujours le rassembl national c'est plus le cas aujourd'hui le rassemblement national est en tête dans dans des département breton sociologiquement par catégorie de population on SAV que les retraités on savait que les cadres on savait que les urbains étaent traditionnellement rétif au votre assemblé nationale c'est terminé donc quand vous avez cette homogénéisation du vote et quand vous avez d'une certaine façon un effet de souffle dont on mesurera la portée le 7 juillet on va tous faire les pronostics peut-être qu'on se pltera mais il y a manifestement quand même un effet de souffle c'est le rassembl national arrive tellement en tête des européennes que le Président de la République choisit de dissoudre et de répondre du coup favorablement à une demande du 10 rassemblement national s'il y a pas un effet de souffle après ça c'est un boulevard d'une certaine façon donc ça veut pas dire qu'ils vont l'emporter bien sûr que non et puis une législative ça dépend aussi des personnalit qui s'affrontte il y en a qui même si elles sont pas dans le dans le vent dominant on une implantation locale qui est telle qu'elles peuvent très bien résister mais ils sont en tout cas porté par un vent qui leur est favorable ouais c'est pour ça que je repose la question député on dit Sant c'est peut-être plus vrai pour un maire d'ailleurs qui un maire sortant va bénéficier de son bilan et cetera peut-être que les députés sont moins identifiés par par leurs concitoyens mais il peut y avoir quand même une prime au sortant qui gomme un peu de de cet élan de cet élan RN mais comme vous l'avez dit 577 élections donc il faudra prendre cas par cas et puis surtout les nouveaux élus de 2022 ils ont eu que 2 années d'exercice et donc tout le travail que fait les parlementaires sur le territoire se faire connaître y compris de nouveaux électeurs de montrer leurs soucis du quotidien d'essayer de relayer les questions et les demandes de ces de leurs électeurs aujourd'hui c'est très faible il y a une très faible expérience donc moi je crois je suis d'accord avec Matthieu croissand il y a c'est frappant qu' il y a une enquête hipsos qui a été publiée juste après les élections sur les électeurs le processus de sociologie de d'uniformisation sociologique est impressionnant on vient de le dire mais il y a quelques catégories qui échappent euh les retraitéies les retraité pardon des CSP plus ouais les les personnes qui se situent dans les revenus les plus hauts c'est les deuxiè et alors là le discriminant c'est la question du niveau d'instruction là c'est très très frappant euh il reste là une difficulté pour le rassemblement national à convaincre les bacs + 3 euh c'est c'est vraiment les trois seules catégories qui échappent à alors là on peut parler vague autant il n'y a pas eu de vague contrairement à ce qu'on attendait au niveau européen des nationaux populistes il y a une percée pas une vague c'est pas la même chose autant là pour ces élections européennes et c'est une vague qui était préparée he on voyait monter cette vague est en train de déferler on voit pas comment elle peut s'arrêter allez on parle de la gauche comme promis avec cette question la gauche unie de nouveau unie peut-elle éventuellement gagner François Ruffin député fi de la Somme veut y croire justement à condition de réussir l'Union l'écoute on vient pour dire qu'on peut gagner et qu'on peut faire gagner les gens je crois que des mesures communes on en a déjà un paquet ensemble si on dit que sur le terrain de la fiscalité taxation des dividendes que les petits payent petits que les gros payent gros ça c'est commun à la gauche et c'est de l'ordre dans le pays de l'évidence si on dit indexation des salaires sur l'inflation c'est de l'ordre de l'évidence si on dit référendum d'initiative citoyenne comme mesure démocratique c'est de l'ordre deévidence si on dit fin des contrôles d'identité sans qu' a de dit constater côté policier c'est de l'ordre de l'évidence si on dit reconnaissance de la Palestine comme état sur le plan diplomatique c'est de l'ordre de les évidences donc il y a un certain nombre aujourd'hui d'évidences qui sont partagées à gauche maintenant la question c'est est-ce qu'on veut se rassembler est-ce qu'on veut gagner ensemble où est-ce qu'on veut perdre alors Laurence de nerveau mettre en avant ces ces points communs ces points de convergence ça va être ça tout l'enjeu c'est en train de se discuter en cette en cette fin d'après-midi mais enfin on on a une mémoire qui est quand même pas totalement courte on sait de de de quel semestre on sort dans les relations plus courageuses entre LFI et et ses alliés bien sûr dans cette heure de vérité pour la gauche en fait je pense qu'elle fait face à deux défis le premier défi c'est pas de leader évident pour les raisons que vous venez de de décrire et avec des tensions qui sont épidermiques et qui se sont cristallisé ces derniers mois autour de Gaza notamment et de la guerre au Proche-Orient et donc là-dessus François Ruffin apparaît comme une option intéressante dans le sens où il est plus consensu avec la gauche modérée que ne l'IT évidemment Jean-Luc Mélenchon ce matin sur le plateau d'interre justement en face de lui c'est l'extrait que vous montriez il y avait Olivier fort qui a acquessé à littéralement tout ce qu'il a dit ouvrant une sorte de voie et Ruffin a été le plus le plus lyrique du Rufin qu'on a jamais entendu il a cité Aragon je reprends ces verres d'ailleurs très beau quand les blés sont sous la grê fou qui fait le délicat fou qui songe à ses querelles au cœur du commun combat voilà c'est dans la rose et le resedda 1943 un moment où c'était bah l'appel à l'union de la résistance he au cœur de la de la Seconde Guerre mondiale donc Rufin est-ce que c'est une option qui est crédible ce qui est certain c'est que les négociations qui sont en train de se jouer en ce moment en fait vont peut-être se faire en deux temps peut-être que dans un premier temps ça va être le PS et les vers et le PCF qui sont plus susceptibles plus susceptibles de s'entendre et puis ensuite ils seront ensemble plus ils auront plus de poids pour faire pression sur sur LFI voilà euh mais euh en tout cas et puis le deuxième défi pour la gauche je pense c'est le fait qu'il y a pas de dynamique électorale pour la gauche en fait dans le sens où aujourd'hui ils sont en cumulés aux alentours de 32 % en fait c'est l'équivalent du score qu'ils avaient en 2019 voilà donc c'est la grosse différence en fait aussi avec ce qui se passe du côté de la droite et de l'extrême droite et puis alors ce qui est intéressant c'est ce qu'on voit poindre aussi Paul Cassia c'est qu'on va on va élire un premier ministre en quelque sort voy la la la personnification enfin c'est ce que Jean-Luc mélchon avait fait au soir de du second tour de la présidentielle ces affiches et lisez-moi Premier ministre c'est c'est ce qui va se passer là dans les dans les 20 jours qui viennent alors c'est pas très nouveau je crois je parle là aussi sous l'autorité de de Matthieu je crois que c'était le cas en 2017 les candidats du parti de du président de la République avaient le président de la République sur sur laaffiche euh ici là c'est le président de République là là il s'agit de choisir le réclame toujours sa majorité présidentielle de dire voter Jordan Bardella premier min François Ruffin si la gauche se met d'accord autour de voyez voyez ce que je veux dire c'est7 Mélenchon l'avait déjà fait hein il avait déjà un il était candidat il était candidat alors que là dans 2022 Jean-Luc méchon n'est pas candidat mais il invite les Français à aller lire Premier ministre et là Jordan Bardella ne sera pas candidat vraisemblablement au législative mais il nous invite à aller lire Premier ministre ouis pardon pour pour poursivre cette dynamique là que François Ruffin essaie d'impulser tout de même il a aussi fait un appel très fort ce matin à la société civile et au syndicat qui a été suivi des faits dans le sens où dans la foulée la CFDT a repris non la pardon la CGT a repris son terme de Front populaire qu'il avait lui-même lancé dès hier soir et on sent là il y a enfin une dynamique d'union aussi du côté y a juste un petit problème c'est qu' à gauche c'est pas l'Union qui fait la force c'est la force qui fait l'union et là on sait pas qui est fort en 2022 on le savait c'était Jean-Luc Mélenchon et tout le monde était obligé de reconnaître qui était fort et ensuite on parle d'investiture investiture en 2022 de mémoire elle est fille à 326 circonscriptions le Parti socialiste en a 69 est-ce que vous croyez que ils vont demander un rééquilibrage et si on demande un rééquilibrage ça va coûter des places aux autres bien sûr les écologistes av eu sans circonscription à l'époque ce sûr c'est qu' priori dernière chose par vousz vous avez été très pudique mais ce à quoi on a assisté depuis 6 mois c'està-dire Fabien Roussel traité de Jacques Dorot par la France soumise Jérôme GED le socialiste à qui Jean-Luc Mélanchon reprochait d'être attaché par sa laisse au piquet de ses origines enfin je on était on était vraiment sur un niveau de haine gluxman traité de d'homme de droite de marionette de François Hollande enfin bref il y a eu de l'autre côté la figure de Jean-Luc Mélenchon qui est Oni qui est coupable aux yeux des socialistes et écologistes comme l'auteur de tous les mots ça va être très compliqué à recoudre paia ensuite juste un mot le temps de négociation c'est pas 3 semaines c'est c'est 6 jours puisque c'est dimanche je sais bien je disais t très court puisque on vote dans 3 semaines je suis mal fait comprendre tout doit être acté pour dimanche effectivement les circonscriptions doivent être réparties entre les forces politiques pour dimanche je pense que de ce point de vue-là c'est c'est peut-être pas pas très réaliste d'imaginer une grande plateforme commune une plateforme programmatique très détaillée en revanche des packs de non agression un peu plus pragmatique c'est je pense vers ça qui vontou mais la fille a pu bien un communiqué dans lequel il donne les éléments du programme et qui est le programme LFI hein immédiatement donc bon bien sûr c'est le début de la négociation bien sûr c'est le rapport de force et en faisant allusion beaucoup plus au résultats de 2022 évidemment qu'au résultat de 2024 il y a un problème de leadership parce que qu'est-ce que va faire rap glman il vient d'être élu au Parlement EUR c'est ce que vous disiez tout à l'heure en quelques minutes il passe de de de la la joie de d'avoir gagné je mets des guillemets en tout cas d'un succès réel et puis la prise de conscience que il va peut-être pas pouvoir capitaliser sur ce su ga vlaisse donner 2 ans et demi pour construire cette union et là ils ont 6 jours pour le faire ce qui est un défi colossal voilà qui rentrait sans doute aussi dans la réflexion et la stratégie d'Emmanuel Macron c'est une évidence décision qui a aussi des conséquences pour tout le Parlement on parler tout de suite avec Audry vuetaz bonsoir Audry bienvenue à vous puisque évidemment l'assemblée dissoute mais qu'en est-il pour le Sénat et bien c'est peut-être important de le rappeler le Sénat Thomas ne peut pas être dissous donc il assure la permanence de la représentation nationale pendant cette période d'élection législative ça veut dire qu'à tout moment il peut siéger et qu'à tout moment il peut entendre le gouvernement mais il y a une coutume républicaine qui veut que le Sénat cesse de siéger jusqu'à l'installation de la nouvelle assemblée c'est ce qui a été acté il y a quelques minutes ça s'est passé en conférence des présidents la séance a ensuite été ouverte puis refermée dans la foulée jusqu'après les élections législatives il se sont données jusqu'au 18 juillet écoutez travaux seront suspendus c'est-à-dire qu'il n'y aura plus de de débat dans dans l'hémicycle il y aura encore des travaux en commission les commissions d'enquête les missions d'information qui ont des délais contraints du coup se poursuivront euh mais sinon ça sera on va dire des des travaux très très les allégés pendant cette cette période électorale vous l'avez entendu pas de séance pas de question au gouvernement mais les travaux en commission continue notamment les commissions d'enquête et les missions d'information la loi leur impose une durée maximale de 6 mois il y a donc pas de temps à perdre et actuellement au Sénat il y a trois rapports qui sont très attendus et qui pourra avoir une influence sur les législatives il y a d'abord la commission d'enquête du groupe écologiste portant sur total énergie la commission aussi des finances sur la dégradation des publique on en a beaucoup parlé ou encore le rapport du groupe socialiste sur les ingérences étrangères et puis je rajoute une petite info qu'on nous a donné en coulisse aussi ce calendrier alléger va permettre au sénateurs d'aller faire campagne même s'il reste sénateur bien évidemment comme on est sur une campagne expresse il faut mettre toutes les forces dans la bataille et puis on rappelle ce qu'il en est pour l'assemblée alors là-bas tout s'arrête même les textes et les commissions qui étaient déjà engagé écoutez il y a deux schémas il y a des schémas de texte qui ont été ceux qui sont déposés sur le bureau du Sénat ne sont pas caduc mais ceux qui sont déposés sur le bureau de l'Assemblée le sont effectivement euh on verra après une fois les élections passées ce que souhaite faire le président de la République avec son premier ministre en terme d'ordre du jour et les la priorité des sujets à laquel il voudra se consacrer un petit point sur les textes caduc justement le projet de loi sur la fin de vie il avait pourtant été discutter pendant 2 semaines c'est fini il faudra redéposer un tout nouveau texte et tout recommencer 2-0 coup d'arrêt aussi pour le projet de fusion de l'audiovisuel public et pour deux commissions d'enquête notamment il y en a d'autres celle sur la violence dans le cinéma et sur la protection de l'enfance Thoma merci beaucoup audre betas pour toutes ces informations Paul Cassas ça veut dire qu'il va falloir repartir à zéro sur certains ce que disait audreet à l'instant sur certains texes aussi important qu'on demandait autant de travail que par exemple la fin de vie oui tout est rendu caduc par la dissolution tout ce qui a tous les travaux qui n'ont pas été achevés à hier doivent re repris le cas échéant si la future majorité le président de la République le souhaite oui euh ça vaut aussi pour les contrats des collaborateurs parlementaires qui se sont arrêtés hier net pour les 577 députés euh ça va aussi pour les commissions parler des commissions du Sénat qui qui perdurent les commission d'enquête à l'Assemblée n'ont plus lieu d'être et donc il se passe plus rien à l'Assemblée nationale h s sans parler par exemple la la la l'hypothèse d'une majorité rassemblement national évidemment bon tous ces textes passent l'attrape notamment je pense à la Corse tout le processus qui a été lancé en Corse d'autonomie c'est absolument pas dans le dans dans le programme du rassemblement national c'est aussi des questions qu'on se pose là-bas sur l'île Mathieu je voudrais qu'on revienne parce qu'il n reste quelques minutes sur sur la décision du du président de la République et est-ce que ça dit finalement de la fin de de de ce quinena second quinena d'Emmanuel Macron évidemment ça vous a d'abord surpris cetteion oui car c'est c'est une décision on en a parlé surprenante et pourtant au soir d'un résultat qui n'avait rien d'une surprise par que le résultat on était plutôt conforme à ce que donnent les Institutes de sondage alors la dissolution je le disais aussi ça fait 2 ans qu'on en parle mais personne ne l'avait vu venir aussitôt j'ai envie de dire idiot que nous étions d'avoir pris pour argent comptant la parole présidentielle parce que à élection européenne conclusion européenne avait dédramatisé Emmanuel Macron un mois un mois seulement et puis quand le désordre parlementaire qu'il invoqué hier pour justifier son geste cela nous oblige à trouver des compromis et c'est une bonne chose c'était encore il y a un mois un mois seulement alors on av oublié peut-être un peu vite que le macronisme est un opportunisme fait de vérité successiv et de quelques mensonges et honté un opportunisme culotté même pour la petite histoire tiens hier soir l'entourage du président confiait sans rire à quelques journalistes qu'Emmanuel Macron avait agi en grand admirateur de Pierre mes France l'homme qui avait érigé en principe éthique inaliénable évidemment de dire la vérité aux Français est-ce que c'est un Paris qui peut marcher alors nous serons dans un mois si ce coup de poker inattendu va payer après tout même si de nombreux députés de la majorité se mordaiit les lèvres de peur hier à l'idée d'être envoyé au CPIP al rien ne dit et on l'a vu dans les sondages que le RN décrochera à lui tout seul une majorité le 7 juillet mais cet éè salto de notre président contorstionniste ne doit pas occulter le fait que le scrutin d'hier a fait raisonner les premiers accords d'un rquyem premiers premiers accords d'un REM REM le mot est très fort pourquoi vousz choisiah c'est celui du macronisme et sa promesse originelle en fait formulé au soir de sa première élection 2017 tout le monde s'en souvient celle de tout faire pour que les Français n'aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes on connaît la suite le RN est aujourd'hui aux portes du pouvoir et peut-être bientôt au pouvoir jamais il n'a été aussi haut jamais il n'a été aussi implanté et je le disais tout à l'heure jamais il n'avait conquis autant d'électorat qui jusqu'à l'heure lui résistait alors si Emmanuel Macron n'est évidment n'est évidemment pas seul responsable de la flambée nationale et populiste qui se propage ailleurs en Europe hein on l'a dit force de constater et que non seulement il a échoué à la contrecarrée mais qu'il a largement contribué à l'alimenter comment l'a-t-il alimenté alors d'abord en installant le duel avec l'extrême droite pour mieux écraser toute concurrence ce qui a eu pour effet de respectabiliser voir de stariser ses adversaires on l'a encore vu dans cette campagne avec le débat vous souvenez Gabriel Atal Jordan Bardella et la proposition de débat Emmanuel Macron Marine Le Pen ensuite on nous joint ad nooséam la partition du mois ou le chaos au point que les Français ils sont comme les villageois dans la fable du berger qui crie au loup hein ils ont fini par ne plus l' écouter et puis enfin au cédant en cédant aux sirènes pourtant éculé de la triangulation pour tenter de couper l'herbe sous le pied du RN mais en se droitisant toujours plus et parfois l'extrême on l'a vu sur le dossier immigration il n'a fait que lui servir un peu plus la soupe au repas suivant et hier c'était carrément fromage et dessert avec une victoire sur un plateau et une dissolution dans la foulée cette même dissolution que Jordan Bardella lui réclamait sans y croire car ne nous y trompons pas prendre le RIS risque de voir le RN s'installer à Matignon c'est l'inscrire dans le jeu mécanique de l'alternance cela revient au fond à dire au français qu'après tout ce ne serait pas si grave c'est parachever une dédiabolisation dont même le RN n'osit pas arrivé et donc merci Mathieu et dans cette perspective cette information qui nous parvient de nos confrères de l'Agence France Presse en cette fin d'après-midi Jordan Bardella qui tend la main au Républicain et alors ce qui est intéressant c'est la deuxième partie de la phrase tant la me au Républicain après avoir eu des discussions avec certains de leur cadre Marc Lazar c'est l'autre clarification qu'on attend pour les prochaines pour les prochaines heures prochains jours prochaines semaine oui ça ça je pense que c'est très important parce que on va voir quelle est la stratégie du RN est-ce que c'est la stratégie classique de Marine Le Pen c'est-à-dire pas d'accord avec la droite classique ou celle de Bardella qui est inspirée on le sait de Georgia melony en Italie c'est-à-dire de dire aujourd'hui on peut faire l'union des droites reprenant d'ailleurs une proposition de Marion maréchal qui apparemment est en discussion actuellement avec son son arrivée au siège du rassemblement national était ultra médiatisé nué de journalistes autour d'elle et je et je pense que ça ça sera une stratégie qui peut être justement rapporté beaucoup au rassemblé national parce que je pense qu'un certain nombre de députés LR vont être très intéressés céder à ces sirènes et donc là on a une configuration différente c'est c'est un changement si Marine Le Pen l'accepte parce qu'on sentait bien depuis quelques temps qu'il y avait une petite musique sotov de Bardella hein consistant à dire h il y aurait peut-être il avait dit rappelez-vous pour une motion de censure à l'Assemblée nationale av dit les députés LR qui voteront cette motion de censure n'auront pas de concurrence de nos propre candidat et donc là on voit la concrétisation c'est-à-dire de faire tenter une politique d'union des droites sous hégémonie du rassemblement national et donc ça met sous pression évidemment les républicains et là là ça va être très important dans la semaine qui s'annonce et dans les deux semaines ensuite de pour pour la la campagne des législatives pour voir quelle va être véritablement la stratégie suiv avec beaucoup d'ATT actuellement par mon ouis Laurence deerveau pour l'instant les prises de parole des leaders LR c'est on y va tout seul pas d'alliance quelle qu'elle soit c'est susceptible de s'éffriter cette ce discours pour l'instant solide on sait que effectivement cette position est fragile on sait qu'éic cioti rappelez-vous dès la primaire des républicains en 2022 avait annoncé un soutien potentiel à Eric Zemour on sait que cette proximité est quand même forte et que la ligne à laquelle tenait François Xavier bami est aujourd'hui évidemment fragilisé mais ce qui risque de se passer c'est que chacun en fait va y aller un petit peu solo et qu'il va y avoir des des marchés qui vont se faire individuellement y compris potentiellement des députés qui vont se présenter sous l'étiquette LR mais en ayant Dilé avec le RN le fait qu'il pourrai travailler ensemble et donc ne pas avoir de candidats en face d'eux voilà ce genre de de d'arrangement cas par cas qui risque de se dessiner mais le le le le sort de LR à l'avenir est quand même trèss très fragile h je je je propose qu'on revoit euh les éléments du sondage Haris interactif dont je vous parlais tout à l'heure premier sondage qui a été réalisé donc ce dimanche soir juste après le le vote juste après l'annonce évidemment d'Emmanuel Macron de la la dissolution on a d'abord la la la projection en siège je crois voilà alors évidemment encore une fois photographie à l'instanté qui ne nous dit pas ce qui va se passer euh les 30 juin et 7 juillet mais on a une fourchette on va dire de 235 à 5 sièges pour le rassemblement national l'hypothèse d'une nupè qui irait euh souder au scrutin et là encore il y a beaucoup de si autour de ça euh qui arriv en 2e position 22 % des suffrages on peut voir en en en pourcentage de suffrage exprimés 22 % pour l'anupes 19 % pour Renaissance et le parti LR qui serait à 9 % Paul Cassia on encore une fois c'est c'est une hypothèse euh on on peut être dans une configuration de majorité relative de coalition à à créer à l'Assemblée nationale au mois de juillet prochain absolument tout tout à l'heure Mathieu a cité le président de la République de manière imagée il a dit c'est ce sera moi ou le chaos mais ça peut très bien être moi et le chaos on ne sait pas on ne sait pas la 5e République est un régime extraordinairement solide elle l'a montré au cours de ses euh 70 années d'existence mais je vais reprendre ce qu'a dit le président de la République à propos de l'Europe on parlait des élections européennes on les a déjà oublié l'Europe peut mourir et bien la 5e République aussi à un moment donné peut mourir et même mourra c'est certain est-ce que à force de tirer sur la corde on n'arrive pas au au bout d'un système institutionnel c'est une question qu'il faut se poser à travers ce qui vient de se se passer sous nos yeux Marc Lazar il faut rappeler que le le le principe de la coalition qui est celui d'ailleurs vous avez raison on n'a pas du tout parlé des élections européennes ça faisait partie de la stratégie d'Emmanuel Macron on on l'a bien compris mais la coalition c'est c'est l'essence même du Parlement européen c'est pas du tout dans la tradition dans l'histoire politique française non mais on peut imaginer beaucoup de une formule c'est-à-dire le rassemblement national a une majorité relative et une partie DLR soit rentre au gouvernement soit soutient depuis le Parlement le gouvernement ça c'est tout à fait possible on n'a pas cette habitude en France mais la la nécessité frera loi au prochain Parlement on risque d'avoir une fragmentation du Parlement mais en même temps il y a cette possib ENF si je dire il y a une possibilité pour le le rassemblement national de trouver des soutiens au sein des LIR moi je je suis tout à fait d'accord avec ce qu' Ava dit on sait qu'il y a une partie DLR et d'ailleurs c'est un processus qu'on voit dans toute l'Europe c'est pas uniquement la France on voit que toute une partie de la droite traditionnelle est en train de passer soit des accords officiels en quelque sorte de coalition dans les systèmes électoraux qui permettent des coalitions soit d'avoir des mêmes thématiques et donc de se retrouver on l'a déjà vu au Parlement européen justement dans la législature sortante on a même vu parfois au Parlement français des votes en commun de l'extrême droite et de l'extrême gauche oui aussi effectivement euh une autre déclaration de de de cette journée c'était ce matin sur RTL Bruno Lemer ministre de l'économie et des finances vous disiez Mathieu tout à l'heure qu'il avait pas été consulté avant la prise de décision d'Emmanuel Macron il dit un enjeu majeur pour législative pour l'avenir de la France je vous redis à quel point aujourd'hui l'enjeu n'est pas de savoir si un tel ou un tel vont occuper telle position occuper telle place l'enjeu c'est ce que va devenir dans les années et décennies qui viennent la nation française ça va se décider dans 3 semaines ne pensons pas que cette élection est une élection comme les autres c'est je le redis une élection dont les conséquences sont d'une gravité sans précédent pour notre nation qu'est-ce qui va se passer Marc Lazar le le programme du rassemblement national va c'est un petit peu un référendum anti enfin anti ou ou ou pour le rassemblement national auquel on va assister avec oui peut oui mais peut-être peut-être plus rassemblement national avec notamment son programme économique sera peut-être au centre de des interrogations et des observations certainement mais il y a il y a immédiatement une échéance c'est la loi de finance ouais c'est la loi de finance déjà Bery travaille depuis des semaines sur la loi de finance et donc s'il y a une situation de cohabitation comment va s'organiser le gouvernement avec un président de la République et puis quand même on l'a pas dit mais l'image de la France et le rôle de la France à l'issue de cette séquence il y a un G7 qui qui se tient en Italie d'ailleurs semaine ex cette semaine là à partir de non demain non mercredi pardon enfin peu importe et on a un Emmanuel Macron quand même affaibli qui va se présenter au Conseil européen et et au même moment d'ailleurs le gouvernement allemand aussi est en grande difficulté donc là vraiment il y a tout un contexte il y a une forme de dramatisation par Bruno lomer mais c'est vrai que c'est un contexte extraordinairement sérieux qui est en train de de se mettre en place et avec un président de la République quand même très affaibli non seulement en France au niveau européen alors il y a un chiffre qu'on a pas donné c'est celui de l'abstention Laurence nervoau alors finalement il y a eu plus de participation euh que que prévu ça faisait 30 ans qu'il y avait pas eu une telle participation à un scrutin européen donc un cette analyse et puis deux là aussi puisque finalement ce débat on se projette tous vers le vers le 30 juin est-ce que ça peut laisser augurer d'une participation très forte à ces élections législatives effectivement le taux de participation à ce scrutin ça a été 51,8 % euh pas jamais aussi effectivement depuis 30 ans donc ça ça c'est quand même un récit un petit peu différent de ce qu'on entendait ces dernières semaines les élections européennes ont tout de même mobilisé mais surtout maintenant qu'on se projette vers les législatives on peut se poser la question Bruno Le Maire vient effectivement de dramatiser en disant c'est un scrutin absolument historique Emmanuel Macron avait tenté la dramatisation aussi sur l'Europe en disant l'Europe est mortelle est-ce que cette dramatisation va fonctionner va réellement mobiliser les électeurs parce que on dit que c'est une participation plus importante satisfaisante mais malgré tout on est qu'à à peine la moitié du corps électoral ce qui ce qui reste quand même très peu alors est-ce que si on voit une progression de la participation ce sera tro qu points ou est-ce que vraiment on peut imaginer une participation massive avec 10 point 15 mobilisateur à priori déjà par essence législative ou la participation législative de 2022 n'était pas n'était pas très supérieure he et donc si vraiment on avait à faire enfin on observait une mobilisation spectaculaire là c'est aussi une grande inconnue parce que euh on sait que le camp d'Emmanuel Macron est traditionnellement justement le plus participationniste celui qui vote déjà donc dans quelle mesure a-t-il lui une réserve de voix dans l'abstention ou dans quelle mesure la réserve il une vraie réserve de voix si on regarde juste en terme de nombre de voix Marine Le Pen fait 8 millions de voix au premier tour de la la présidentielle là Jordane bardellaa fait 7,7 millions quasiment au taquet la gauche fait à peu près le score de de Jean-Luc de Jean-Luc Mélenchon Emmanuel Macron il faisait 9 millions6 de voix à la présidentielle là il en fait 3 et demi où sont passés les 6 millions d'électeurs d'Emmanuel Macron et ben on va terminer là-dessus merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce à ce débat et et et à très bientôt sur sur Public Sénat
Emmanuel Macron