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interviewBFMTV· 30 janvier 2024 27 min

Le discours intégral d'Emmanuel Macron en Suède devant la communauté de défense

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Emmanuel Macron

Votre Majesté, Monsieur le Premier Ministre, Ministres, membres du Parlement, officiers et cadets, mesdames et messieurs, chers amis, tout a déjà été dit et parfaitement de la part de Votre Majesté, Monsieur le Premier Ministre. Donc je ne vais pas tout simplement répéter vos mots, je vais peut-être plutôt vraiment raccourcir ce que j'allais dire et focaliser plutôt sur l'Ukraine et ensuite nous pouvons, avec plaisir, je répondrai à vos questions et nous pouvons avoir un échange un peu plus interactif. Mais je répète souvent la nécessité d'avoir une Europe souveraine et pour beaucoup de personnes, cela semblait apparemment paradoxal comme adjectif à l'Europe.

Et pourtant, j'insiste, que veut dire cette notion ? D'avoir plus d'autonomie et de pouvoir décider ensemble de la coopération que nous voulons structurer, mais ne pas être dépendants des autres pour ce qui est de grande importance pour nous.

1:10
Invité

Et pourtant, cette dépendance est plus grande qu'avant, mais cela change à présent grâce aussi à cette attaque de la Russie.

1:22
Emmanuel Macron

Mais cette souveraineté est importante et nous commençons réellement à la former ensemble. Et le partenariat auquel vous avez fait référence, Monsieur le Premier Ministre, que ce soit dans les domaines de la science nucléaire ou autres recherches, ensemble, nous travaillons sur cette Europe souveraine, plus puissante, ensemble.

1:51
Invité

Et nous l'avons déjà un petit peu créé ensemble.

1:56
Emmanuel Macron

Nous sommes capables de penser et de conduire des opérations, par exemple, en Marouge, à Acuba, en Afrique, là où nous étions ensemble.

2:05
Invité

Nous avons aussi formé l'idée d'une défense européenne et nous avons rapproché nos deux armées et notre accord de rapprochement aussi ressemble à notre cadre de travail aussi en Afrique. Il y a également la facilité européenne pour la paix, qui est un outil très utile pour ces coopérations et en particulier pour pouvoir montrer notre appui à l'Ukraine.

2:40
Emmanuel Macron

Et nous avons pu agir rapidement. Déjà après quelques semaines au début de la guerre en Ukraine, nous avons pu, à Versailles, aussi, créer un agenda commun de par lequel nous avons pu réduire aussi notre... renforcer notre partenariat stratégique pour pouvoir travailler meilleur ensemble et aussi de réduire notre dépendance à d'autres nations pour pouvoir être plus européens dans notre réponse. Nous avons aussi augmenté les dépenses de la défense, déjà après l'invasion de la Crimée en 2014 et surtout là, les deux dernières années. Je sais que c'est le cas de nos deux nations.

Nous avons aujourd'hui plus d'argent dans nos budgets pour nos dépenses militaires et évidemment aussi votre décision d'adhérer à l'OTAN fait aussi partie de cette même stratégie. Et je ne peux que souligner encore ici et maintenant notre appui à votre adhésion. Et c'est évidemment extrêmement important pour nous aussi de vous voir arriver à un membre si important au sein de l'OTAN. Cela va renforcer notre alliance. De plus, nous avons pu agir très rapidement après l'invasion avec des sanctions, aussi en préservant notre unité européenne. Nous avons également pu livrer du soutien et cela pendant deux ans depuis le début de la guerre en Ukraine.

Dans le même temps, nous avons également mis notre industrie militaire sur le pied de guerre. Nous avons une production accrue. Nous avons pu produire plus rapidement et plus en quantité également. Et nous avons notre partenaire américain également qui a contribué aussi. Voilà juste quelques commentaires qui soulignent notre force jointe et aussi notre souveraineté ensemble. Et toutes ces décisions qui ont été très importantes, eh bien, elles n'auraient peut-être pas pu passer de la même manière il y a quelques années. Car la guerre agressive de la Russie en Ukraine a changé notre façon de penser et notre façon de créer des stratégies dans ce domaine.

Les efforts de guerre en Ukraine doivent se voir au long terme. Nous nous trouvons à un moment décisif, nous tous.

5:22
Invité

Quelques-uns, vous l'avez dit tout à l'heure, il y a beaucoup de défis devant nous, évidemment, mais en même temps,

5:30
Emmanuel Macron

même si nous pouvons aussi être fiers des décisions prises ensemble, je suis convaincu que nous devons faire beaucoup plus.

5:39
Invité

Premièrement, nous devons être prêts, prêts à agir, défendre et appuyer l'Ukraine, peu importe ce qu'il se passera, peu importe ce que la décision américaine sera.

5:59
Emmanuel Macron

Nous avons beaucoup de chance d'avoir les Etats-Unis comme notre partenaire à nos côtés, mais nous devons aussi voir lucidement la situation. Et l'Ukraine fait partie de l'Europe et sur le continent européen. Donc, peu importe ce que les Etats-Unis décideront, nous devons aussi être courageux

6:21
Invité

et pouvoir prendre les décisions pour soutenir le peuple ukrainien.

6:27
Emmanuel Macron

Nous ne pouvons pas accepter que la Russie gagne cette guerre, car il n'y aurait alors plus d'infrastructures de sécurité dans notre continent, si c'était le cas.

6:43
Invité

Quel serait l'avenir de l'Europe de l'Est, de nos amis à l'Est, du Caucase, de l'Asie centrale, si, après tant d'efforts internationaux, la victoire devenait russe. Et c'est pourquoi le coût, que ce soit au court terme, au moyen terme, au long terme,

7:04
Emmanuel Macron

eh bien il est trop important pour nous tous. Et c'est pourquoi la seule réponse raisonnable est de s'assurer que nous sommes en mesure d'appuyer l'Ukraine dans les années à venir.

7:19
Invité

Peu importe ce que cela coûte, peu importe les efforts. Cela peut être ammunition, du matériel militaire, de la formation,

7:29
Emmanuel Macron

tout ce dont ils ont besoin pour résister contre l'agression russe,

7:34
Invité

mais aussi pour pouvoir négocier une paix durable, décidée par les Ukrainiens. une paix qui aussi respecte les lois internationales. Et c'est pourquoi, peu importe ce que nous décidons,

7:55
Emmanuel Macron

nous allons devoir renforcer notre production, d'abord, soyons clairs là-dessus, mais aussi peut-être le contenu de nos efforts de soutien. Nous allons devoir prendre beaucoup de décisions au niveau national, aussi au niveau européen. Et jeudi, nous allons avoir l'occasion d'avoir une réunion ensemble avec nos chers collègues à Bruxelles là-dessus. Nous allons devoir, vraiment, je pense à Kea Kalas, par exemple,

8:27
Invité

nous allons devoir prendre ce genre de décisions très osées aussi

8:31
Emmanuel Macron

en termes de stratégies communes européennes pour pouvoir aussi trouver plus de financements et pouvoir financer ces efforts de guerre.

8:42
Invité

Je suis prêt de prendre ensemble ces décisions et aussi d'adapter les adaptations nécessaires de la facilité européenne de paix,

8:57
Emmanuel Macron

car, soyons clairs, même si nous produisons beaucoup plus rapidement, si nous comparons nos efforts de guerre à ceux de la Russie aujourd'hui, eh bien, ce n'est pas la même échelle. Ils ont réussi à complètement adapter leur système à une économie de guerre, et donc nous devons agir et réagir bien plus fortement pour montrer que nous sommes aux côtés des Ukrainiens.

9:20
Invité

Dans le même temps, d'abord, évidemment, nous devons renforcer la production,

9:29
Emmanuel Macron

nous devons être prêts à prendre des décisions au niveau national et européen, et nous devons également nous assurer de ne pas être dépendants de changements potentiels aux Etats-Unis. Mais, en même temps, je voudrais juste aussi insister sur les points suivants. nous voulons renforcer l'idée d'un effort militaire commun européen. L'Europe n'est pas un substitut à l'OTAN. Je l'ai dit avant, et je l'en redis aujourd'hui, et c'est important pour vous aujourd'hui aussi, mais c'est un pilier important de l'OTAN.

10:08
Invité

C'est notre manière de partager les ressources et les décisions qu'il faut faire, et c'est pour cela que nous voulons renforcer une défense européenne

10:26
Emmanuel Macron

avec plus d'innovation, plus de programmes communs, et plus de clarté au sein de nos rapprochements d'opérations. Nos interventions doivent se renforcer, s'approfondir dans les mois à venir

10:47
Invité

pour qu'on ait une approche véritable commune européenne.

10:52
Emmanuel Macron

C'est un atout.

10:54
Invité

Si nous avons un programme commun, et notre partenariat, déjà,

11:03
Emmanuel Macron

nous donne la possibilité de faire des choses en commun au sein de notre industrie militaire, et nous allons devoir continuer dans cette voie-là.

11:10
Invité

Nous allons également devoir nous assurer,

11:17
Emmanuel Macron

encore une fois, de notre souveraineté et notre autonomie, que ce soit dans le domaine de l'énergie,

11:23
Invité

de la technologie, et aussi notre capacité de produire. Je pense aussi que c'est comme si on tirait la sonnette d'alarme, car nous nous sommes trompés à l'égard de la Russie.

11:45
Emmanuel Macron

Nous nous rendons compte maintenant que des décisions unilatérales ne sont pas les bonnes. Il ne faut pas refaire cette erreur dans le futur. Mais au contraire, nous ne devons pas travailler de manière uniquement bilatérale. Nous devons aussi nous assurer de ne pas être dépendants

12:04
Invité

de qui que ce soit d'autre.

12:07
Emmanuel Macron

Nous devons penser aux énergies renouvelables, à l'énergie nucléaire, à plus d'efficacité. Nous devons être indépendants. C'était une erreur d'être dépendants de la Russie. Dans le domaine de l'énergie,

12:20
Invité

nous ne devons plus jamais refaire cette erreur-là. Quand on parle aussi d'intelligence artificielle, etc.,

12:25
Emmanuel Macron

c'est fantastique d'avoir des partenaires formidables.

12:29
Invité

Mais nous devons nous assurer de bien créer notre futur ensemble de manière européenne pour nos innovations technologiques. Et la même chose est vraie pour l'espace.

12:43
Emmanuel Macron

Nous avons, nos deux nations, les mêmes capacités à envoyer des satellites de nos bases aérospatiales. Préservons notre espace européen aussi. Nous avons pris la décision à Séville récemment, et il y a des décisions qui vont suivre de là. Mais que ce soit des innovations civiles

13:02
Invité

ou dans le domaine militaire, nous le devons dans les années à venir. Ensuite, finalement, comment gérer la situation avec nos voisins

13:16
Emmanuel Macron

et comment penser la situation aujourd'hui ? Je pense que ce qui se passe actuellement en Ukraine est en partie dû à notre minorité géopolitique.

13:33
Invité

Nous ne nous sommes pas mis dans les circonstances

13:37
Emmanuel Macron

nécessaires pour pouvoir prendre nous-mêmes les décisions.

13:42
Invité

Tout a été décidé par d'autres, par les grosses puissances, pas par les Européens.

13:54
Emmanuel Macron

Et apparemment, on était heureux avec cela, on se contentait de cela. Mais je pense qu'aujourd'hui, il faut que nous puissions prendre nos propres décisions, que ce soit le Fonds de terre international, que ce soit le contrôle des armes, que ce soit comment nous voyons notre architecture sécuritaire dans le futur. Nous devons être capables de prendre nos propres décisions. Et ceci devient très clair à cause de la guerre. Et c'est pour ça, c'est pour ceci que notre appui des Ukrainiens est si important. Ce n'est pas seulement pour prévenir la guerre contre la Russie, mais c'est pour montrer et pour structurer notre futur. Il n'y a pas de futur pour nous ou pour les générations futures

14:46
Invité

si nous ne sommes pas dans la situation de pouvoir contrôler

14:52
Emmanuel Macron

et structurer notre climat de sécurité et contrôler nos armes. Et nous devons être capables de prendre les décisions pour nous-mêmes. Nous ne pouvons pas déléguer cela à d'autres grandes puissances, même si c'est un allié, parce qu'ils habitent de l'autre côté de l'Atlantique. Et cela rend les choses compliquées. Et je pense que c'est très important aujourd'hui

15:17
Invité

de garder en tête le fait que c'est à cause de nos contributions aujourd'hui

15:28
Emmanuel Macron

et grâce à la contribution que nous pouvons apporter à l'Ukraine aujourd'hui que nous allons pouvoir non seulement aider l'Ukraine vers une réussite, mais aussi de nous aider à structurer notre avenir européen. L'Ukraine fera également partie de cette architecture future. La France est une puissance militaire au pouvoir expéditaire. Et nous avons un dialogue avec vous qui est très important,

16:06
Invité

pour un allié fiable et compétent.

16:08
Emmanuel Macron

Et c'est vraiment cela que je voudrais souligner aujourd'hui. Je voudrais vous remercier pour cette opportunité de partager ces quelques pensées avec vous.

16:15
Invité

Mais je voudrais également souligner le fait que nous respectons votre nation, vos armées, votre engagement, vos engagements

16:30
Emmanuel Macron

et la qualité des coopérations que nous avons déjà eues ces dernières années.

16:35
Invité

et je voudrais répéter que nous apportons tout notre soutien

16:40
Emmanuel Macron

à vos projets présents et aussi futurs. Et sachez que quand la situation se corse, vous pouvez toujours compter sur la France. Merci.

17:03
Invité

Monsieur le Président, merci. Un grand merci pour ce message fort d'amitié et d'unité, mais également pour votre détermination en faveur d'une Europe plus souveraine, plus capable de défendre ses propres intérêts, mais également d'avoir le courage de prendre les bonnes décisions et pas seulement faveur de l'Ukraine. J'ai le grand plaisir de vous dire que nous avons quelques minutes pour prendre quelques questions et je suis sûre que nos cadets et nos étudiants et étudiantes souhaitent en savoir davantage. Donc je vous invite à vous emparer du micro, à vous présenter et à poser une question brève. Monsieur le Président, je m'appelle Annie Chalberg et je représente le programme de l'école.

Je voulais revenir sur ce que disait Sa Majesté sur les perspectives à long terme. Pendant votre présidence, quels sont les processus, selon vous, qui sont les meilleurs moyens de maintenir une relation fructueuse à long terme, notamment à l'aune de la coopération militaire entre la France et la Suède. Je vous remercie. Merci beaucoup. Alors, je crois que ces dernières années ont vu une immense amélioration de nos relations. Nous avons, comme cela a été dit, comme vous l'avez mentionné dans votre question, l'initiative européenne d'intervention. Et nous avons, je crois, 10 pays qui en font partie, 12 même. Vous avez décidé d'en faire partie.

Et cela nous aide à créer un cadre de coopération et à poursuivre des objectifs communs. En outre, vous avez un modèle très fort de production. Nous avons un modèle similaire et nous sommes en train de bâtir des ponts, de développer des programmes communs. Et ce, grâce à ce contexte propice à développer aussi bien des programmes, des munitions, donc à construire des missiles, des armes. Nous avons des capacités qui sont en cours de production, non seulement pour nos armées, mais également pour nos bons amis et pour nos partenaires.

Il me semble donc qu'à en juger par l'existant, par ce que nous avons réalisé ces dernières années, par ce que nous faisons dans le cadre de l'Europe, et par le fait que des pays comme le vôtre décident de rejoindre l'OTAN pour améliorer l'interopérabilité des armées. Je crois que dans les années à venir, eh bien, nous aurons bien des moyens d'améliorer cette relation et peut-être de renforcer les partenariats entre nos armées. Premièrement, grâce à des programmes communs supplémentaires, mais peut-être en permettant à votre pays de rejoindre des pays, des programmes existants au sein de l'Union européenne.

Alors, je ne souhaite pas exclure, après tout, nous n'avons pas beaucoup parlé de ce nouvel aspect, mais l'aspect cyber et l'aspect spatial. Il s'agit vraiment de deux domaines de compliquité à l'avenir, et nous avons beaucoup à faire en commun à cet égard. Par ailleurs, j'espère que l'occasion nous sera donnée de recourir à cette interopérabilité, mais également ce rapprochement en termes de rapprochement, de façon pour avoir des interventions sur le terrain, des programmes de formation, des programmes de sécurité, et ce, afin précisément de mieux ancrer ce lien entre nous.

En d'autres termes, ce que nous sommes en train de construire, avec cette nouvelle facilité, nous permettra de faire naître des nouveaux projets encore en jachère, afin de non seulement renforcer les capacités et les projets opérationnels ensemble. C'est ce que nous avons déjà fait avec les Belges, avec le projet Camel, et c'est, je crois, un modèle à suivre. Je crois que c'est d'ailleurs l'un des modèles que l'on peut développer et déployer avec votre armée. D'autres questions ? Au suivant, à la suivante. Monsieur le Président, je m'appelle Steve McGovern, et je représente le programme officiel.

La France possède une force navale capable et robuste, et par ailleurs, le seul pays d'Europe à avoir également une capacité nucléaire. Donc y a-t-il un sentiment particulier en ce qui concerne la protection de l'Union européenne, mais également le passage arctique ? Et avez-vous le sentiment d'avoir une responsabilité particulière à cet égard ? Oui, cela ne fait aucun doute, pas de manière à provoquer une escalade. Mais le fait que nous travaillions avec nos alliés, nos partenaires européens, afin de préserver ce que j'appellerais la liberté et la souveraineté, et les libertés fondamentales qui sont garanties par l'ordre juridique international, oui.

Nous avons le sentiment d'avoir une responsabilité particulière. par ailleurs, je l'ai dit à l'issue de mon discours, il y a de cela quelques années, je l'avais dit sans embâge, nos intérêts vitaux, ce que nous définissons comme nos intérêts vitaux, sont en partie quintessentiellement européens, ce qui nous confère une responsabilité particulière en ce qui concerne ce que nous possédons et notre capacité de dissuasion. Pour dire les choses clairement.

23:14
Présentateur

Voilà qui nous amène à la dernière question. Monsieur le Président, je m'appelle Eliana Fredrickson et je suis du programme des officiers supérieurs.

23:26
Invité

Vous avez parlé de collaboration et j'avais une question à ce sujet.

23:29
Présentateur

J'aimerais que vous reveniez sur votre point de vue

23:33
Invité

concernant la sécurité dans la région de la mer Baltique et ce qu'une présence accrue de l'OTAN signifierait. Quelle est la perspective de la France en ce qui concerne la collaboration entre la France et les pays voisins des pays qui bordent la mer Baltique en général, mais également la Suède ? Nous souhaitons davantage de collaboration. Dans la conversation que nous avons eue, nos experts sont revenus encore et encore sur le fait que vous êtes un garant de la sécurité dans la région. Vous allez fournir des solutions de sécurité à la région dans son ensemble. Il ne fait aucun doute que la stabilité et la sécurité de la mer Baltique sont en jeu.

Il s'agit de l'une des géographies où nous allons être testés d'un point de vue stratégique. Comme je l'ai dit, si l'on observe les nouveaux domaines, les nouveaux espaces de conflictualité, eh bien nous avons une première zone autour de l'Ukraine, mais cela signifie que nous ne devons pas nécessairement oublier l'espace maritime, le cyber et les menaces hybrides. Et on sait que Moscou utilise recours à toutes sortes de typologies de menaces afin de ne pas être prisonniers d'un seul type de menaces territoriales et de guerres traditionnelles.

Donc je crois qu'il importe de se prémunir contre ces menaces qui ne nous empêchent pas par ailleurs d'agir dans le cadre de l'OTAN, dont l'objet est précisément de promouvoir la collaboration. Mais cette coopération n'est pas exclusive. Nous avons lancé une collaboration de facto avec la Roumanie, quelques jours seulement après le début de la guerre. Nous avons une présence historique et importante auprès d'un grand nombre de pays, aussi bien maritimes que aériens, et nous avons mené un certain nombre d'exercices dans la mer Méditerranée, mais également dans l'océan Atlantique.

Et nous nous apprêtons à participer à des opérations avec vous dans la mer Baltique, afin d'envoyer des messages stratégiques et de mener des interventions très stratégiques. Et par ailleurs, c'est précisément ce que nous sommes en train de faire avec certains des acteurs les plus importants de la mer Rouge. Alors le contexte n'est pas le même, mais lorsque l'on discute de ce qui se passe à Gaza et de ce qui se passe en Israël, l'une des conséquences, comme vous le savez, c'est de nous amener à réagir contre les Houthis et leur menace terroriste,

26:28
Présentateur

et donc à mener à avoir une présence

26:31
Invité

afin de défendre la liberté de la navigation dans cette région qui est menacée. Donc pour dire les choses très clairement, et sans retenue, nous sommes prêts. Et nous sommes à la fois désireux et honorés de participer à ces opérations et à ces exercices dans la mer Baltique.

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