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interviewLe Média· 5 février 2026 36 min

VERS UN RETOUR DE L'ORTF ? POURQUOI UNE COMMISSION FAIT SCANDALE À L'ASSEMBLÉE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames et messieurs, bienvenue sous le chapitau de l'Assemblée nationale sur la piste aux étoiles pour notre nouveau spectacle, la commission d'enquête audiovisuelle. Les clones de la représentation nationale sont déchaînés. À ne pas manquer également le grand numéro de dressage du rapporteur à l'oncle qui se frotte avec un courage sans limite au vilains trotquistes de France interre puis au maoïstes de Radio France.

Mesdames et messieurs, enfant sage, restez bien derrière la barrière. Le spectacle de l'Assemblée nationale est rempli de clown dangereux et de numéros qui pourraient vous faire perdre toutes vos illusions dans la politique. Bonjour et bienvenue dans le récap.

Nous sommes le jeudi 5 février et depuis quelques semaines maintenant, l'Assemblée nationale semble avoir tronqué ses bans contre les gradins d'un cirque un peu pathétique. En cause, la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Alors pour vous mettre un petit peu dans l'ambiance, voilà ce qui s'est passé hier en pleine audition.

Media One est une société qui est détenue en majorité capitalistiquement par un fond d'investissement américain KKR. C'était d'ailleurs l'une des révélations de cette commission d'enquête. Que vous ayez des liens, on le verra peut-être avec des actionnaires de Media One, vous pourrez en répondre mais Media One est détenu en majorité par un fond d'investissement américain.

C'est tout ce que je dis et et je ne comprends pas pourquoi vous expliquez que ce que j'explique est factuellement faux. Merci monsieur le rapporteur. Vous venez de porter des accusations très graves contre moi en disant que j'avais des liens avec Media One ce qui est absolument faux.

Donc je suspend cette audition pourquoi vous me répondez à chaque fois. Merci monsieur les ministres. Mais non mais mais Jérémy franchement mais qu'est-ce que tu fais là ?

Pourquoi tu t'interrom Monsieur le rapporteur j'avais encore plein de questions à poser. Je viens de suspendre cette audition. Je viens de suspendre cette audition.

Alors, ces deux-là là qui s'écharpent, ce ne sont rien de moins que le rapporteur et le président de cette commission. À gauche de l'écran, mais très à droite de l'échiquier, c'est le rapporteur. Il s'appelle Charles à l'oncle, député UDR.

Vous savez, c'est le groupe de Sioti affilié au Rassemblement national. Pour la petite histoire, juste au passage, c'est justement à l'initiative de l'exprésident de LR, Eric Sioti que cette commission est née. Et à droite de l'écran, celui qui fait mine de quitter la séance, c'est le président de la commission Jérémie Patrier Lus, élu quant à lui Horizon.

Alors, entre ces deux-là, la relation était déjà passablement électrique, mais cette fois elle a fini de disjoncter quand le rapporteur a accusé à demi-mot le président d'entretenir des liens avec les actionnaires de Media One, un poids lourd de la production audiovisuelle fondé notamment par Xavier Niel et Mathieu Pigas. Alors, ce matin, les auditions ont repris avec Rachida Dati notamment. Jérémie Patrier Letus a quand même pris soin d'en remettre une petite couche et de rappeler à l'ordre son rapporteur.

Et ce n'est pas la première fois que ça a lieu puisqu'il y a quelques semaines déjà, mi-décembre, Yel Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale en personne a dû intervenir et encore une fois c'était le rapporteur qui était visé. Parfois, les commissions d'enquête peuvent être dévoyées ou utilisées à des fins politiques. Il faut faire attention parce que c'est un formidable outil de contrôle du parlement sur l'action des pouvoirs publics et donc il faut veiller au respect des règles et les rapporteurs du président doivent le faire.

Donc effectivement les live tweet, le fait que des personnes auditionnées ou qui vont l'être soit l'apprennent par voie de presse interposée avant même de recevoir une convocation. On voit bien que parfois les auditions sont compliquées. Donc moi, j'appelle en tout cas chacun, le président et le rapporteur à essayer de garder le maximum de dignité à cette commission d'enquête.

Il en va de la crédibilité des travaux du parlement. Vous leur avez dit, vous avez échangé à ceux qui animent cette commission d'enquête. Je je je suis en train effectivement de rappeler à l'ordre le rapporteur pour lui demander effectivement de revenir à un respect de nos règles et de nos usages de telle sorte que la crédibilité de la commission d'enquête ne soit pas remise en cause.

Alors, on l'a dit, c'était mi-décembre mais depuis bah rien n'a changé. Les méthodes du rapporteur UDR sont toujours très largement décriées. La députée socialiste Aida Adisadé s'est également exprimé et elle n'a pas mâché ses mots.

Qui se passe quand cette commission est infamante pour la pour pour la représentation parlementaire. Ce n'est pas digne du métier qu'on fait. Moi quand je vous vois agir, monsieur rapporteur, je n'ai pas l'impression qu'on fait la qu'on occupe la même fonction.

Moi je suis scandalisée. Je me demande à quel moment vous allez arrêter ceci. Mais alors, n'allaz pas croire que la gauche est la seule à dénoncer le petit manège du rapporteur d'extrême droite.

En début d'année, Xavier Bertrand, le président les Républicains des Haut-de-Fance s'est fendu à son tour d'une tribune pour dénoncer les agissements de cette commission d'enquête. Et il commence par ses mots. Entendez-vous ce silence assourdissant, celui dans lequel l'extrême droite œuvre méthodiquement pour tenter de mettre au pas des journalistes qui ne pensent pas comme elle.

Le ton est évidemment donné. L'ex-ministre estime que nous assistons à un rendez-vous démocratique raté pour la commission d'enquête, otage du parti prix et des obsession de son rapporteur. Il poursuit ainsi : instruction à charge où l'accusation compte plus que les réponses.

Procès improvisé aussi détestable dans la forme que dans le principe et en définitive peu digne de notre démocratie. Quit à jeté le bébé avec l'eau du bain. Il ne s'agit plus de réfléchir à la réforme de l'audiovisuel publique, à améliorer et à optimiser, mais de dénoncer, de chercher à discréditer, à casser, à mettre au pas pour mieux museler.

Et rebelote encore ce lundi 2 février. Cette fois, ce sont quatre députés de la commission d'enquête qui ont écrit à Yael Bron Pivé pour lui demander de rappeler en ordre une nouvelle fois le rapporteur UDR. Il s'agit de Aida Adizadé qu'on vient de voir, la députée socialiste, de Sophie Taillé Poli l'élu génération, d'Erwan Balanan du Modem et de Céline Calvez de Renaissance.

Encore une fois, on retrouve un peu de toutes les couleurs politiques, vous le noterez. Et pour ces quatre députés, Charles à l'oncle s'est lancé dans une chasse aux sorcières. Je les cite.

Chaque audition jette en pâure sur les réseaux sociaux les personnes auditionnées contraintes parfois de se justifier abusivement sur des éléments propres à leur vie privée et sans rapport direct ou suffisant avec leurs activités journalistiques ou l'objet de leurs interventions dans le cadre de l'audiovisuel public. Alors évidemment quand on lit ça, on pense à l'audition de Léa Salamé. Euh la journaliste a dû longuement se justifier notamment sur sa vie privée et sa relation avec son compagnon Raphaël Gluxman, eurodéputé et candidat à déclarer à la présidentielle pour son parti place publique.

Exemple de questions posées sans trembler des genoux par le rapporteur à l'oncle. Encore une fois, le président Horizon ne peut se retenir d'intervenir tant la gêne est palpable. Alors, je vous préviens, c'est un peu long, mais ça vaut sont pesant de cacahuète.

C'est vraiment que si vous étiez la compagne de Jordan Bardella, vous seriez aujourd'hui toujours à la tête du journal de 20h de France 2. Bon, moi je je vous allez je vais vous laisser répondre. Je je le redis quand même parce que c'est une question importante que le rapporteur que tous les Français se posent.

Je crois que vous allez apporté des réponses claires. Maintenant, je pense quand même qu'après des siècles et des siècles de de combat, on peut quand même accepter que dans notre pays euh une femme libre ne délègue ni ses choix politiques, ni sa pensée à son mari. Et non, mais je dis je termine.

Merci. Je pense que je peux m'exprimer 2 minutes dans cette commission d'enquête. C'est c'est agréable.

Merci monsieur le rapporteur. C'est agréable. Non, pas à chaque question.

J'ai même pas posé de question. Possi vous exprimer ? Je le dis clairement madame Sam vous répondre.

Je vous ai déjà apporté un élément de de réponse en vous disant que le jour où monsieur Glixman sera candidat à la préentielle, elle s'y retirait. Personne ne l'interdit en France. Elle est-ce que c'est c'est donc une supposition si vous étiez la compagne de Jordan Bardella, euh qu'est-ce que vous feriez ?

Merci monsieur le président de reformuler ma question. Je pense qu'elle était très claire. Je n'ai pas besoin de leçons.

Je pense que j'ai mis je pense que j'ai mis tout le contexte nécessaire et personne ici ne remet en question et en cause les compétences de madame Salamé. Donc monsieur le président au lieu de reformuler exactement avec les mêmes termes les questions que je pose, je vais vous demander parce qu'il y a beaucoup de députés qui sont présents au monsieur rien du tout. On aimerait donner la parole à tout le monde au lieu de monsieur le rapporteur formuler chacune de mes questions.

Je vais simplement vous demander qu'on puisse avancer dans le débat. On y va. Euh je j'ai je pense que j'ai été effectivement assez longue sur cette question.

C'est pas moi, je suis pas patronne de France Télévision, c'est pas moi qui décide qui présente le 20h. C'est pas moi qui qui décide qui est nommé ou pas au 20h. Donc je peux pas parler pour elle.

Je suis pas la compagne de Jordane Bardella. J'espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou sur une chaîne publique. Je l'espère jusqu'à ce que son compagnon soit candidat.

Et si elle me demandait conseil, la compagne de Jordan Bardella qui serait peut-être journaliste, et bien je lui dirais tant qu'il est pas candidat, tant qu'on n'est pas en période de campagne, tu vas pas faire du tricot, il faut que tu travailles et tu es indépendante et fais-le quand il sera candidat. S'il est candidat, retire-toi pour protéger tes équipes et pour garder le lien de confiance avec les Français. Mais je suis pas compagne de Jordan Bardeller.

Alors voilà, c'est ça la méthode à l'oncle. Insiginuer, jeter l'eau proe, tenter de déstabiliser et surtout faire de l'audience sur le dos des personnes auditionnées. Ce qu'il veut, c'est des petites séquences qui buzzent.

Alors, il pose des questions qui n'apportent rien au débat, voire même euh c'est le cas dans cette séquence qu'on vient de voir, qui sont purement fictionnelles et sans intérêt. On demande donc ici à Léa Salamé de se projeter dans une hypothétique vie de couple avec Jordan Bardella. Ça n'a aucun sens.

Vous me permettrez quand même de souligner que fiction ou pas cette journaliste à la prestigieuse carrière, qu'on apprécie ou non son travail, se met toujours en retrait pour laisser son mec fictif ou pas briller sur le devant de la scène. Mais bon, passons et revenons à ce cher rapporteur à l'oncle et ses méthodes décriées. Elle ne se limite évidemment pas à Léa Salamé.

D'autres y ont eu le droit. Il a par exemple reproché au responsable de l'information de France Télévision l'invitation de l'avocate franco-iranienne Chirine Hardakani. Cette dernière s'est vu, elle reprocher un tweet où elle estime que, je cite, "La théocratie iranienne et les milices fascisantes qui traquent les étrangers aux États-Unis sont des forces d'extrême droite.

Alors forcément, ça n'a pas plu au rapporteur Facho, vous en doutez bien. Il s'emporte et dénonce, je cite, des rapprochements non seulement faux mais aussi extrêmement graves et dangereux dans la manipulation de l'information. Alors là, on rappelle quand même qu'on parle d'un tweet et pas d'une prise de position bien que légitime que l'avocate aurait pu tenir sur un plateau de France télé.

Le député UDR précise également au passage que l'avocate a été candidate à des élections sous l'étiquette du parti radical de gauche. Voyez-vous là. Et d'un coup, on comprend bien ce qui coince.

La principale intéressée quant à elle estime qu'on lui impute un délit d'opinion. Pour elle, il est inadmissible dans un état de droit que des avocats soient pris pour cible pour avoir exercé leur métier ou leur liberté d'expression. Et on ne peut que lui donner raison.

Mais on sait bien que l'extrême droite n'en a que faire de l'état de droit et les exemples de la sorte sont nombreux. Au fil des auditions, Charles Aloncle exhume les engagements passés, des étiquettes politiques et des soupçons d'activisme pour discréditer les journalistes, les producteurs ou les dirigeants de l'audiovisuel public. Dans la même veine, le rapporteur a par exemple renvoyé le journaliste Pierre Aski à des engagements maoïstes datant de ses 14 ans.

Il en a actuellement plus de 70. À l'Oncle a également demandé au représentants du syndicat national des journalistes de France Télé justifier détracte de son syndicat appelant à combattre le Rassemblement national dans les urnes. Bah oui, parce que c'est bien connu, les journalistes n'ont pas d'opinion politique personnelle, ni d'origine sociale ou d'histoire personnelle qui pourrai venir teinter leur vision du monde.

Ils vivent dans du formol toute l'année et on ne les sort que à l'occasion pour poser des questions à leurs invités. Enfin voilà. On marche sur la tête Charles à l'oncle semble bien moins préoccupé par le fonctionnement des rédactions que par la chasse au supposés péchés idéologique.

Il épluche les parcours des cortiques, les réseaux sociaux prêtent parfois des opinions et installent surtout le soupçon sur toutes celles et ceux qui travaillent à France Télé ou Radio France. Une entreprise évidemment de discrédit méthodique parfaitement alignée avec le projet de l'extrême droite qui n'a jamais fait mystère de son hostilité à l'égard de l'audiovisuel public et en plus de faire les affaires de son camp politique opportunément évidemment à l'oncle profite de cette commission d'enquête et de son petit pouvoir de rapporteur pour se faire un nom à la manière d'un influenceur bas de gamme et surtout sans moral compte tenu de sa fonction il se sert de ses auditions gros que pour alimenter son compte X en quasi direct. Il diffuse des extraits choisis régulièrement tronqués évidemment des passages gênants et surtout calibrés pour le buzz.

Il savoure au passage l'attention et la déférence que lui offrent les médias de l'empire Boloré qui sera d'ailleurs bientôt convoqué hein devant la commission d'enquête, on le précise. Mais en attendant, cette semaine hasard de dingue, Charla Loncle se trouve en une du JDD News gratifié d'une longue interview sur son œuvre et sa méthode. L'élu y explique d'habitude les rapports des commissions d'enquête servent à caler les meubles.

Voilà, merci pour les autres. mais qu'avec lui et le Rassemblement national, le Parlement va enfin faire son travail. Il compte bien, je le cite, tourner la page de l'impunité de la télévision et de la radio publique.

Évidemment, dans tout ça, la perspective de la présidentielle n'est jamais bien loin. Je le cite encore, avec Marine Le Pen, Jordan Bardella et Éric Siotti, la fête sera finie, estime-t-il, en 2027, ce que nous proposons aux Français, c'est de reprendre le pouvoir. Alors, s'il fallait encore s'en convaincre, ses choses faites, à 14 mois de la présidentielle, cette commission d'enquête est bel et bien un outil de communication politique.

Mais alors, qui c'est ce Charles à l'oncle qui semble déjà avoir les dents bien longues et surtout dont personne n'avait jamais entendu parler jusque- là ? Alors, petite précision, il s'appelle en vérité Charles Henri à l'oncle selon l'état civil. Il est né Taversaill, son père est préfet et il a fréquenté un BU Cato.

Voilà, ça pose un petit cadre mais attendez, ce n'est pas tout. En 2007, à l'âge de 13 ans, il s'eniche politiquement de Nicolas SarkoZi. C'est un véritable coup de foudre.

Il crée peu de temps après l'UMP lycée, hein, dans les Yvelines. Même chose quand il arrive à Sciencep, ce qui lui vaut d'ailleurs d'être opéré par l'équipe de son modèle. Il est tout content mais forcément en 2016 quand Sarko prend une pelle bah le petit Charlot Henry il déchante et assez vite on commence à discerner la prorosité de ses idées avec celle de l'extrême droite.

Alors lui il est pas du genre à avoir tenu le cordon sanitaire hein. Au contraire en 2018 d'une main il brigue la présidence des jeunes républicains qu'il rate au passage et de l'autre il fait campagne pour l'extrême droite. Alors pendant un moment, il met de côté la politique pour se plonger dans le monde de l'entreprise mais finalement à l'occasion d'un dîner en 2023, il tape dans l'œil de Jordan Bardella et quelques mois plus tard après la dissolution surprise de l'assemblée, le voilà parachuté candidat en Occitanie sous la bannière d'Éixiotti.

Il gagne d'une courte avance mais ne fait pas non plus le plus grand des effets à son arrivée à Paris dans l'hémicycle jusqu'à l'opportunité rêvée de cette commission d'enquête qu'il voit comme un véritable tremplin pour sa carrière politique quitte à en faire trop et à outrepasser les règles. Ne soyons évidemment pas de mauvaise foi ici. Ces commissions sont souvent l'occasion pour les députés de se faire un nom ou de se placer comme expert.

On peut évidemment citer par exemple Paul Vanier de LFI qui a fait parler de lui avec la commission d'enquête sur Betanaram comme sa collègue Renaissance Violette Spilbou ou encore du tandème Aurélien Saint-Toule et Quentin Bataillon pour celle sur la TNT. En revanche, la grosse différence tient dans le sérieux avec lequel ces députés abordent habituellement leurs travaux. Alors certes, ils profitent d'une exposition médiatique supplémentaire.

Certes, il leur arrive de profiter également de ce temps-là pour régler leur compte entre eux. Mais contrairement à Charles Henry à l'oncle de l'UDR, les élus font généralement le boulot avec la rigueur et l'honnêteté intellectuel qui sont attendu d'eux. Lui, Charles Henry, il se contente d'attaquer, d'accuser et surtout il déforme souvent la réalité.

On notera quand même au passage que ces méthodes du rapporteur sont également assez souvent en singé par les représentants du Rassemblement national présents dans la commission art probablement. On écoute à titre d'exemple Laurent Jacobelli, le vice-président du RN qui ne digère pas du tout qu'une humoriste puisse faire des blagues sur son parti de pourri au prétexte que le service public est financé par tous les Français. C'est dans l'émission Zomen de France Interre où une soi-disant humoriste Camille Laurent a déclaré je cite et pardonner la violence des propos.

Ce ne sont pas les miens, ce sont les siens. Fuck le droit de vote. Rétablissons la peste.

Balançons des poulin plein de tifus au siège du RN. Voyons ce qui reste. Jordan a eu une variole mortelle.

Elle va le tuer en 3 jours. Marion Maréchal a les mêmes symptômes. Si tu veux, on l'achève.

Je répète les derniers mots. Si tu veux, on l'achève. Je crois que là on n'est pas très loin de l'incitation au meurtre.

Est-ce ça le rôle du service public dans un France inter France interre en roue libre complètement partisane aujourd'hui et qui a déclaré la guerre éditoriale au premier parti politique de France ? C'est grave. C'est grave.

Probablement euh, en tout cas, nous nous en parlerons, d'avoir une radio financée par l'ensemble des Français qui euh attaque régulièrement le premier parti de France et dont certains éditorialistes rencontrent des leaders de gauche pour empêcher une candidate à la mairie de Paris euh de pouvoir réaliser ses ambitions. C'est ça aujourd'hui France Interre. Or, vous l'avez dit et je vais vous citer madame la ministre que le service public devait s'adresser à tout le monde et sur tout le territoire.

Or, on a l'impression aujourd'hui que l'ensemble des Français à travers les impôts finance le service public de radiophonie, notamment ceux qui ne sont pas de gauche. Et donc aujourd'hui, certains financent ce service public pour se voir insulter et faire rire certains qui sont les plus aisés, les plus urbains et probablement les plus à gauche. Alors ça pose deux questions.

Une question sur la neutralité républicaine du service public de radio et une question sur le financement parce que beaucoup de Français des millions en ont marre. de payer pour se faire insulter. J'aimerais avoir votre avis madame la ministre.

Ah là là, le concept de liberté éditoriale, ça les dépasse complètement. Au RN, bientôt, ils vont nous prendre une loi pour que tous les contenus de l'audiovisuel public, voire au-delà passent un contrôle idéologique mené évidemment par leurs soins avant toute publication. C'est marrant, ça me rappelle quelque chose. [musique] [musique] [musique] [musique] Alors au final, ce cirque parlementaire révèle sans détour la stratégie de l'extrême droite qui rêve de façonner l'espace médiatique pour qu'il ne serve plus que son camp à la manière d'une séeuse permanente.

Imaginez l'angoisse. Pour eux, le journalisme est toujours suspect et toute voix discordante devient un ennemi à neutraliser. Charles à l'oncle et ses alliés s'emploient méthodiquement à semer le doute, à distyer la peur et à transformer chaque audition en séquence calibré pour le buzz comme on prépare une campagne électorale.

Alors objectivement pour nous à gauche, l'audiovisuel public a déjà largement dérivé vers l'extrême droite depuis quelques années et cette dynamique ne fait que s'accentuer à mesure que se banalisent les idées. Mais pour le RN et ses alliés, cela ne suffit pas. Ils veulent des lignes éditoriales entièrement alignées sur leurs obsessions des relais d'opinion finalement 24h/ 24 des médias qu'il contrôle pour propulser leur ascension au pouvoir.

Bienvenue sur l'ORTF nouvelle génération. Et alors, on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Et si vous aimez le recap et que vous avez envie qu'on discute ensemble ou de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram.

Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info. Et d'ailleurs, sans vous, pas de récap et pas de média non plus. Depuis plus de 8 ans, notre chaîne télé tient bon en Indé dans un paysage audiovisuel que vous savez toujours plus concentré, réactionnaire.

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Les filles classé à l'extrême gauche, Laurent Nugèz, le ministre de l'intérieur utilise l'outil administratif pour régler ses comptes politiques. Dans une circulaire publiée cette semaine, le ministère de l'intérieur a attribué des nuances aux candidats aux élections municipales et l'on découvre que la France insoumise est à l'extrême gauche. Les autres parties du NFP sont quant à eux classés à gauche.

Le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon s'insurge. Peut-on avoir confiance pour les élections par quelqu'un qui truque les étiquettes politiques dit-il. Alors Lfi a saisi le Conseil d'État.

Jolie manœuvre évidemment du ministère de l'intérieur pour envoyer les extrêmes d'osada, se payer les insoumis et cracher sur toute l'histoire politique du pays. Et puis c'est surtout l'extrême gauche, la vraie hein qui va tirer la tronche. Être dans la même catégorie qu'un parti institutionnel qui se présente aux élections dans le but évidemment de les gagner et de gouverner, qui ne propose pas de révolution improprement parlé et un programme économique pas moins radical que le socialiste mitéran en 80.

Bah, ça va risque de les piquer un peu. Mais pourquoi respecter les sciences politiques et économiques quand on peut user de son pouvoir de premier flic de France ? Les mots, vous le savez, n'ont plus aucun sens.

Les travaux historiques non plus. Et vive l' Trump. Et on continue avec une info.

Le média, l'extrême droite veut faire sa loi dans les universités françaises. Alors que les élection étudiantes approchent, les syndicats étudiants d'extrême droite multiplient les attaques. Àentre des étudiants ont été agressés par la cocarde vendredi dernier.

Je vous propose de regarder ce reportage de Lisa Noyal et Andreille Manivit ainsi que Lorenzo. Vendredi 30 janvier, des membres du syndicat étudiant d'extrême droite La Cocarde ont agressé des étudiants de l'université de Nanterre. Cette attaque est survenue à quelques jours des élections des représentants du Cru.

Marin, Mina et Ambre font partie des étudiants qui étaient présents. Revenu sur les lieux, il nous raconte quand j'allais partir, bah c'était plus là-bas là où il tractait. Euh donc j'ai vu le tracte et j'ai fait demi-tour.

J'ai aussi envoyé des messages sur les boucles de mobilisation euh pour prévenir qu'il y avait euh la cocarde. immédiatement en fait quand elle a envoyé le message, donc c'était à 16h30 tout pile, euh j'étais en pause dans le bâtiment veille qui est juste à côté et en fait bah très rapidement je rejoins la camarade à la maison des étudiants et on prend un mégaphone avec un autre camarade de l'Union étudiante qui est dans ma promo et bah du coup effectivement on fait très rapidement des tours d'amphi pour alerter de la présence de la cocarde donc de ce syndicat fasciste et aussi ben de dire aux étudiants et aux étudiantes de se mobiliser avec nous pour bah en fait engager un rapport de force et pour les dégager de la facon dans quartier, quartier pour les fachaots. Et du coup, bah on continue à scander des slogans bah contre la cocarde avec de plus en plus en fait d'étudiants qui bah sortant de cours en fait voi le rassemblement, voi les slogans qu'on est en train de faire et nous rejoignent.

Euh donc en fait, on arrive à être un environ 60 je pense étudiants et étudiantes qui se mobilisont face à la cocarde. Euh de plus en plus aussi d'étudiants se mettent sur les côtés pour empêcher en fait la cocarde de tracter. Et c'est ce qui se passe, c'est qu'en fait au bout d'un moment, quand la cocarde voit qu'ils ont plus aucune possibilité de tracter, quand ils voi qu'ils peuvent plus rien faire sur le parvis et que bah aucun étudiant en fait étudiante n'est d'accord avec leur présence, et bien il décide de se replier vers la gare.

Et en fait bah c'est très rapidement une étudiante enfin deux étudiantes même qui sortent en courant et en criant que ben quelqu'un avait été agressé. Et là, bah cette fois-ci bah il y avait du coup toute la masse d'étudiants et d'étudiantes qui étaient présents sur le parvis euh à cours directement dans la gare pour précisément aller voir ce qui se passe et bah aussi porter secours aux personnes qui ont été agressées. J'étais avec un ami, ils sont venus, ils nous ont encerclé à enfin, ils nous ont séparé l'un et l'autre, ils nous ont encerclé à 5.

Donc euh pour nous embrouiller, pour nous mettre des coups de pression. Après un violent coup donné avec un point américain, Mina ressort avec un traumatisme crânien. On a des images vidéos euh qui témoignent justement de la cocarde qui agresse des étudiants bah qui passaient de la gare donc qui sortaient sûrement de cours et en fait euh bah on a le la cocarde du coup qui était vraiment en bloc euh à troupée ici qui euh portait des coups contre des étudiants qui ne faisaient simplement que passer. ce moment-là, on sait pas trop s'ils étaient armés.

Euh, c'est compliqué de savoir avec les images qu'on a. Mais euh mais en tout cas oui, c'était vraiment des coups très violents euh portés contre les étudiants et en fait juste après quand on est venu, la cocarde a bah a fuit et s'est refugié tout au fond de la gare puis à remonté les escaliers avec nous qui les poursuivons. Et ensuite euh bah petit à petit, il y a plusieurs étudiants et étudiantes qui aussi montent euh en direction de la cocarde.

Et en fait, c'est à ce moment-là où déjà on remarque qu'ils sont armés, c'est-à-dire que c'est des battes, c'est des points des points américains, des gants coquetés. Et aussi bah une fois que les étudiants et les étudiants étaient plutôt en hauteur, plusieurs membres de la cocarne avaient sorti des bombes à gaz pour gazer directement les étudiants et les étudiants dans leur visage. Et donc là aussi bah ça dure quelques minutes encore où on continue à à scander des slogans.

Il y a aussi bah beaucoup de de nanterroises et de nanterois et de passagers en fait du R qui observent la scène et qui aussi bah manifestent aussi une désapprobation face à la présence de la cocard. Il y a un membre de la cocarte qui est passé dans notre dos et qui a profité de la foule d'étudiants et d'étudiantes qui étaient bah en fait en bas euh pour passer dans mon dos et pour m'arracher de force le mégaphone que je tenais. Euh et donc c'est à partir de ce moment-là où tout s'est encore plus accéléré et où là il y a eu beaucoup plus de violence.

Le l'étudiant donc était masqué et armé quand il a quand m' arraché le mégaphone des mains. Il a aussi poussé bah des personnes sur son passage et en fait il m'a arraché de force le mégaphone ce qui bah moi m'a causé aussi des blessures. La dissolution de plusieurs organisations proalestine et antifasciste sur les derniers mois.

C'est un climat qui est très très propice à la définition de l'extrême droite. Et donc ce climat général, il permet d'avoir, je le disais, une extrême droite de plus en plus à l'aise à venir sur nos campus. On voit que l'extrême droite progresse au niveau politique, au niveau institutionnel, au niveau médiatique et forcément cette progression a un impact sur tous les espaces de notre société, y compris la sphère universitaire.

Ces idées, elles sont portées aujourd'hui par des organisations comme l'UNI et la cocarde euh qui sont tout simplement violentes euh dans leur discours, mais aussi de par leurs propositions, de par leurs actions et on l'a vu ce vendredi dernier à Nanterre. Dans nos universités, ils sont très minoritaires seulement ils ont une place médiatique qui est énorme. On les invite sur tous les plateaux télé.

C'est ça euh la vraie chose je pense qu'il faut retenir, c'est le fait que la majorité des étudiants aujourd'hui, elle est contre cette extrême droite, contre cette idéologie euh nausé à bonde et qui ne veut que semer le mal et la discorde. On le voit, elle n'a pas d'autres moyen d'y arriver que la violence. La violence, on disait dans les mots, dans les programmes, la préférence nationale, mais aussi physiquement à agresser des étudiants, les tabasser dès lors qu'ils ne sont pas d'accord avec eux.

L'extrême droite, elle elle se sert vachement les coudes. Euh, elle sait très bien se rendre service. C'est un petit monde, je le disais tout à l'heure, mais qui se connaît très très bien.

Alors nous en face, le camp social euh le camp euh des travailleurs, le camp des étudiants précaires, euh on a besoin nous aussi d'avoir cette unité-là. La mobilisation euh contre l'extrême droite, c'est toute l'année et tenir des beaux discours pendant les élections étudiantes et même au-delà pendant les élections, c'est très bien, mais que le travail se fait au quotidien pour ne laisser jamais aucune place à l'extrême droite et pouvoir toujours continuer à porter nos mots d'ordre progressistes pour une université, une société antifasciste, anti-impérialiste et qui lutte contre ces idées-là. Cette agression n'est pas un événement isolé.

Mardi 3 février, une vingtaine de militants de la cocarde auraient également agressé des étudiants à ex- en Provence. La veille, un responsable national de l'Uni a été filmé en train de faire [musique] un salut nazi. Les attaques commises par les syndicats d'extrême droite lors des période électorale à l'université se multiplient depuis plusieurs années.

Alerte des [musique] syndicats étudiants. Contacté, la cocarne Nanter n'a pas répondu à nos sollicitations. L'université Paris-Neraire n'a pas [musique] non plus répondu à nos demandes.

Elle déclare dans un mail envoyé aux étudiants. L'université Paris-Nant dénonce fermement de tels actes de provocation. Elle condamne cette agression ainsi que toute forme de violence. 77 % des Français jugent que le travail ne pai plus en France.

C'est un sondage BFM qui le dit. Quatre français 10 considèrent que travailler davantage ne permet pas de gagner plus. Toujours selon ce sondage, 46 % estiment que les gains supplémentaires restent marginaux et non qu'un impact très limité sur le niveau de vie.

Alors ça la fout mal pour les libéraux mais ils ont évidemment trouvé une explication. L'écart entre le brut et le net. Je cite BFM, les Français pointent d'abord l'inflation, jugé responsable de la perte de pouvoir d'achat pour 63 % d'entre eux et le coût du travail pour les employeurs, ça c'est 60 %. 7 français/ 10 jugent globalement que le modèle social à savoir les cotisations pèse trop sur les salaires.

Mais cette musique ne fonctionne pas. Il faut sans cesse le répéter. C'est la mondialisation, la concurrence entre les travailleurs, l'ubérisation et l'austérité qui ont fait baisser les salaires partout, nous précise Thomas Porchet, notre économiste maison au médias.

En effet, ce que les Français gagnent d'un côté, par exemple une baisse des cotisation ou un salaire net qui augmente et ben il le payait très cher ailleurs. Santé moins remboursée, service public affaibli. Pendant ce temps, depuis 30 ans, le SMIC a à peine doublé alors que les ultra riches ont multiplié leur fortune par 14.

Ah oui ! Alors peut-être que ça viendrait de là. Moi je dis ça, je dis rien.

Mais la rente et l'héritage ou encore être actionnaire et toucher des dividendes sur le taux des salariés, bah ça paye bien plus que le travail en France en 2026. 700 agents de la police anti-immigration, vous savez la police ICE se retire de Minéapolis. C'est ce qu'a annoncé l'émissaire de Donald Trump.

Toman mercredi 4 février. Le président américain d'extrême droite justifie ce choix par la possibilité, je cite, d'une approche plus délicate en matière de politique antiimmigration. Cette décision intervient après des semaines de mobilisation et de montée en tension à Minnéapolis et dans le monde entier après l'assassinat de deux citoyens par les agents de ICE.

La présence de cette police de l'immigration dans cette ville de l'État du Minnesota. entré dans le cadre d'une vaste opération fédérale baptisée métroge. Et malgré les meurtres perpétré par cette police, Tom Oman parle tout de même, je le cite, de progrès significatifs notamment en terme de coopération de la part des autorités locales gérant les prisons.

Pour certains habitants de Minéapolis, le retrait de ces 700 agents n'est cependant pas suffisant. Des propos recueillis par nos confrères de RFI font état d'un sentiment d'insécurité avec le maintien de plus de 2000 autres agents de ICE à Minnéapolis. D'autres se questionnent aussi sur ce retrait et se demandent s'il s'agit seulement d'un retrait de l'État du Minnesota ou simplement d'un transfert d'effectif vers d'un autre état.

Les doutes et les oppositions à cette police se font aussi entendre. Outreatlantique mercredi 4 février, le parlementaire du mercredi 4 février, le démocrate Sandro Ruotolo ainsi que le député du mouvement 5 étoiles, Alfonso Kolucci dénonce le laxisme de Mélonie face à la présence d'agent de l'IC aux Jeux Olympiques d'hiver de Milan. Les parlementaires parlent, je cite, d'une milice idéologique du président Trump.

Le ministre de l'intérieur italien Matthéo Pianté d'ossi a assuré que l'ICE n'aurait aucun rôle opérationnel de police sur le territoire national. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.

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