Macron et Trump : amis, vraiment ? - Les questions SMS #cdanslair 23;04.2018
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:07OuverteRéponse partielle
Côté français, qui d'autre est du voyage ?
- 0:34OuverteRéponse partielle
À part Israël et la France, quels sont les amis, entre guillemets, de Trump ?
- 2:31OuverteRéponse partielle
Macron abordera-t-il avec Trump le sujet Facebook Cambridge Analytica ?
- 3:08OuverteRéponse partielle
L'admiration qu'avait affichée Trump pour la candidate Marine Le Pen pendant l'entre-deux-tours est-elle un embarras pour lui à présent ?
- 4:08OuverteRéponse partielle
Que pensent les Britanniques alliés historiques des États-Unis de l'actuelle visite d'État du président français ?
- 4:45OuverteRéponse partielle
Donald Trump n'aurait-il pas rêvé d'avoir un fils comme Emmanuel Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Bernard Arnault, qui n'est pas l'ami d'Emmanuel Macron, il nous l'a dit l'autre jour, mais qui fait partie du voyage. »
- 1:01Locuteur non identifiéFait
« Avec Angela Merkel, ça ne va pas du tout. »
- 1:25Locuteur non identifiéFait
« Peut-on dire qu'il est misogyne ? Oui. »
- 2:01InvitéFait
« Et qui a un excellent commercial majeur avec les États-Unis. C'est aussi une boussole. »
- 2:40InvitéFait
« Macron, sa stratégie en politique étrangère, c'était pareil avec Xi Jinping, je n'ai pas à parler des droits de l'homme en Chine. »
- 3:26PrésentateurFait
« Il avait très nettement marqué sa préférence pour Marine Le Pen. »
- 3:36Locuteur non identifiéFait
« Il avait approuvé les positions de Marine Le Pen sur l'immigration. »
- 3:41Locuteur non identifiéFait
« Il avait applaudi au Brexit. »
- 4:20InvitéFait
« Est-ce que vous nous remplacez ? »
- 5:23PrésentateurFait
« Donald Trump veut-il vraiment d'une Europe forte ? »
- 6:04InvitéFait
« Ils veulent une Europe suffisamment forte pour pouvoir soutenir les États-Unis, mais pas assez forte pour leur faire de l'ombre. »
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Alors, ce voyage, cette visite d'État qui va commencer dans quelques minutes. Regardez cette première question. Côté français, qui d'autre est du voyage ? Il y a une délégation qui accompagne les sociétés classiques.
Bernard Arnault, qui n'est pas l'ami d'Emmanuel Macron, il nous l'a dit l'autre jour, mais qui fait partie du voyage. Il y a le boulanger, Éric Caeser, qui est là aussi.
Il y a Philippe Besson, le romancier, qui a écrit un livre sur... Thomas Pesquet aussi, là ? Oui, Thomas Pesquet, également. Guy Savoy, le cuisinier. Guy Savoy, il y aura Christine Lagarde, mais je pense qu'elle viendra simplement en voisine. À part Israël et la France, quels sont les amis, entre guillemets, de Trump ? C'est vrai, ça ? La Russie, non ?
L'Arabie Saoudite. Oui, l'Arabie Saoudite. Et puis alors, des pays comme les Philippines, par exemple, qui sont dirigés par une sorte de Trump local. Il y a comme ça, à travers le monde... Mais il n'y en a pas beaucoup. C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de...
On n'a pas parlé de Theresa May, Angela Merkel, ou très vite... C'est compliqué, les relations. C'est très compliqué.
Oui, alors, avec Angela Merkel, ça ne va pas du tout. Ça ne va pas du tout, déjà, parce qu'Angela Merkel était l'amie d'Obama. Donc, forcément, ça ne peut pas être l'amie de Trump de la part de Trump. Theresa May, il y a ce problème de cette visite qui a été annulée. Et puis, bon, ça ne colle pas. Vous savez, aussi, ce sont deux femmes. Et je ne suis pas sûr que Donald Trump ait des relations très faciles avec des femmes. Peut-on dire qu'il est misogyne ? Oui.
Je crois qu'on peut le dire. Et il accepte autour de lui des femmes, même des femmes auxquelles il donne du pouvoir, mais pour autant que ce soit lui qui leur donne du pouvoir, dont il a fait cela à nombreuses reprises dans ses affaires, et qui correspondent quand même à des espèces de canons de beauté extrêmement précis, les cheveux, les dents, les seins, les longues jambes, etc. Je ne crois pas qu'il soit à l'aise avec une Angela Merkel qui exerce le pouvoir, qui n'essaye pas de lui plaire, et qui soit une femme qui n'est en rien dans la sphère d'influence de Donald Trump.
Et qui a un excellent commercial majeur avec les États-Unis. C'est aussi une boussole.
Oui, enfin, ça nous ramène, si on évoque le connoisse, ça nous ramène à la conception extrêmement étroite que Donald Trump a du commerce, c'est-à-dire l'échange des produits. Il ne regarde pas la monnaie, il ne regarde pas les services, mais c'est un facteur d'irritation supplémentaire.
Un autre point politique, alors là aussi, c'est l'appel d'irc pour l'immigration d'Angela Merkel en 2015. Il n'était pas encore président, mais il a vu ça, et je pense que ça l'a pas mal troublé.
Macron abordera-t-il avec Trump le sujet Facebook Cambridge Analytica ? La fameuse affaire.
Non, non, et on l'a vu, Macron, sa stratégie en politique étrangère, c'était pareil avec Xi Jinping, je n'ai pas à parler des droits de l'homme en Chine, je n'ai pas à dire, il l'a dit hier à Fox News, Macron, je n'ai pas à dire aux Américains ce que doit être un président américain, commis le FBI, je n'ai pas à en parler.
Non, non, il n'est pas là, il est vraiment là pour essayer de maintenir un lien, il ne va pas commencer à essayer de le détricoter, même si mercredi, il parle à des étudiants de George Washington, les diversités, et là, c'est un peu l'autre Amérique, les étudiants, mais ce n'est pas très frontal, et je pense qu'il a compris qu'il n'y avait pas d'intérêt à aller affronter Trump sur ce terrain-là, en tout cas.
L'admiration qu'avait affichée Trump pour la candidate Marine Le Pen pendant l'entre-deux-tours est-elle un embarras pour lui à présent ? Rien n'embarrasse Donald Trump, non, franchement pas. Mais c'est vrai, il avait très nettement marqué sa préférence pour Marine Le Pen. Il ne l'a pas reçu. Marion Maréchal Le Pen a été reçu dans la grande convention du mouvement conservateur américain où Donald Trump et le vice-président Mike Pence s'est exprimé. Il avait approuvé les positions de Marine Le Pen sur l'immigration. Il avait applaudi au Brexit. Donc, il s'était affiché populiste et anti-européen.
Je ne crois pas que, étant donné que pour lui, Marine Le Pen a disparu du paysage, je ne crois pas que ça ne le gêne en rien.
Et inversement, Emmanuel Macron avait présenté plutôt sa favorite qui était hier avec Clinton. Tout à fait.
Mais je crois que Macron ne lui en veut pas non plus de cette prise de position en faveur de Marine Le Pen.
Que pensent les Britanniques alliés historiques des États-Unis de l'actuelle visite d'État du président français ?
Ils sont inquiets. J'ai répondu à des entretiens avec des Britanniques. Et la question, c'était est-ce que vous nous remplacez ? Et d'ailleurs, l'expression de Macron d'hier, relation spéciale, c'est une expression qu'on emploie pour les Britanniques. Et à chaque fois, c'est ce jeu que les Américains utilisent. Notre plus ancien allié, pardon, c'est la France. Le plus proche allié, c'est le Royaume-Uni. Donc, il joue toujours sur cette espèce de jeu un peu rhétorique. Mais c'est vrai que les Anglais s'interrogent, s'inquiètent même de cette perte d'influence.
Question étonnante. Donald Trump n'aurait-il pas rêvé d'avoir un fils comme Emmanuel Macron ?
Ah, peut-être. Mais là, il faut demander à un psychanalyste.
Il est très content de ses enfants, je crois. C'est énorme. C'est ça que je pensais. Quand Khrouchchev a reçu Kennedy en 61, ils se sont retrouvés à Vienne. Ça s'est très mal passé pour Kennedy, qui s'est retrouvé face à un vieil homme politique dur. Et c'était un vrai test de virilité, un peu comme Macron a pu passer avec Poutine ou avec Trump. Et dans l'avion de retour, il s'était fait détruire par Khrouchchev. Et il avait dit à son frère John Kennedy, il avait dit à Bobby, Khrouchchev est pire que papa. Comme quoi.
Donald Trump veut-il vraiment d'une Europe forte ? Non, a priori non. Non, non. Pas du tout. Je crois totalement...
Il était pro-Brexit, il est probablement derrière aussi toutes les... Ce qu'on appelle les démocraties illibérales d'Europe centrale. Oui, ça ne le gêne pas du tout. Je pense qu'il n'est pas vraiment pour une Europe forte. Mais je crois que c'est prédécesseur non plus. C'est une constante des présidents des États-Unis. Alors, ils font semblant la plupart du temps, lui, il ne fait pas semblant. Mais d'ailleurs, l'attitude des États-Unis vis-à-vis de la Turquie. Oui. Parce que ce qu'a dit Obama dans votre reportage, c'est ce qu'ont dit tous les présidents avant Obama. C'est-à-dire que la posture américaine, c'est la Turquie doit être dans l'Europe.
C'est une façon, ils savent très bien que c'est une épine dans le pied. Ils ne veulent pas détruire l'Europe.
Ils veulent une Europe suffisamment forte pour pouvoir soutenir les États-Unis,
mais pas assez forte pour leur faire de l'ombre.
Si Trump casse l'accord sur le nucléaire iranien, qui pourra empêcher l'Iran de devenir une puissance nucléaire ?
La rue iranienne ? La raison peut-être aussi ? Il ne faut pas non plus tout mettre... Enfin voilà, on a quand même des systèmes...
Quel est leur intérêt rationnel ? Je veux dire, se mettre à l'abri comme les Nord-Coréens, c'est aussi rationnel.
Je ne sais pas. Mais ça c'est... La volonté d'avoir l'arme nucléaire, c'est une volonté, j'allais dire, ancestrale. C'est la Perse. Ils veulent peser face au monde arabe et... Et se protéger face au monde finit. Mais bien sûr.
Outre du luxe et de la gastronomie, Macron pourra-t-il vendre du Made in France à Trump ? C'est vrai qu'on a parlé de Bernard Arnault et de Guy Savoie. Il y a énormément d'entreprises françaises qui s'installent, qui investissent aux États-Unis. Et inversement.
C'est aussi l'un des enjeux toujours.
J'ai entendu dire que Donald Trump pourrait réintégrer l'accord de Paris sur le climat. Qu'en est-il ? Est-ce qu'on peut être optimiste là-dessus ? Vous disiez.
C'est très très dur à envisager parce qu'il veut rentrer, mais en revoyant totalement l'accord. Je ne suis pas sûr que 196 pays ont envie de replancher.
Merci beaucoup à tous les quatre. Merci aussi à l'équipe qui a préparé cette émission. Dans un instant, Anne-Élisabeth Lemoyne pour C'est à vous. Ce soir, la redif est à 22h35. Très bonne soirée sur France 5.