Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBLAST· 22 novembre 2025 15 min

DARMANIN-SARKOZY, CONFUSION DES POUVOIRS ET IMPUNITÉ

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La justice est- elle ou sera-t-elle un plafond de verre ? Le plafond de verre de Gérald d'Armanin dans son ascension continue depuis 2017. Le président de la République a nommé monsieur Gérald d'Armanin, ministre de l'action et des comptes publics.

Monsieur Gérald D'Armanin, ministre de l'intérieur. Monsieur Gérald d'Armanin, Monsieur Gérald d'Armanin. Monsieur Gérald d'Armanin, garde des saut, ministre de la justice.

Gérald d'Armanin est bien confirmé. garde des saut ministre de la justice. La question est clairement posée pour l'exhomme de l'intérieur sous Castex Borne puis Atal devenu celui de la justice sous Beou et désormais le cornu avec la décision de la cour d'appel de Paris de remettre en liberté sous contrainte Nicolas Sarkozy le 10 novembre en abrgeant son séjour à la prison de la santé, le garde des saau a subi un terrible affront.

L'arrêt de la cour d'appel lui interdit en effet de rencontrer le désormais expansionnaire du quartier de l'isolement de la santé, son mentor qu'il avait tenu à visiter dans sa cellule. Dans l'histoire de la 5e République, c'est sans précédent [musique] pour un ministre de recevoir ainsi pareille injonction. Mais ces relations troubles, pointées et désormais interdites par la justice entre Darmanin et son modèle Nicolas Sarkozy, celui dont il a été le porte-parole, sont au cœur d'une autre affaire judiciaire, une procédure qui menace de faire condamner la France et sa justice justement comme Blast l'a révélé en septembre pour avoir protégé le ministre dans une affaire de viol face à celle qui l'accuséit.

Une affaire qui avait entraîné l'ouverture de deux enquêtes préliminaires en 2017 [musique] et 2018, puis à deux reprises d'une instruction. Dans ce dossier aussi, l'enquête série de blast qui se poursuit le documente ont retrouvé cette même association alors tout aussi mobilisée et investie pour tenter de sauver en coulisse le soldat d'armin. D'Armanin Sarkozi, Sarkozi d'Armanin.

Simplement, les rôles étaient inversés. Gérald d'Armanin est un garde des sauts d'un genre nouveau, un ministre de la justice pénalement très occupé qui à n'en pas douter va marquer l'histoire de la 5e République et laisser une trace indélébile comme avant lui les inoubliables Charles Pasqua et Jacques Chirac et plus récemment comme Nicolas Sarkozy et son kquilomé commence à impressionner mais nous ne laisserons pas comme j'ai déjà l'occasion de le dire, la Chian s'installer ni à Paris ni ailleurs. Le 10 novembre dernier, l'arrêt de la cour d'appel de Paris rédigé par des magistrats dont Danain est le supérieur hiérarchique lui interdit tout contact avec un justiciable.

En l'occurrence, son mentor, ancien chef de l'État, définitivement condamné déjà pour corruption, en attente d'une décision de la Cour de cassation après sa condamnation pour financement illégal de campagne électorale et qui a maintenant fait appel de sa condamnation à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans le dossier libyen. Vous avez assez de cette bande de racaille, on va vous en débarrasser. Il faut bien lire et entendre l'arrêt rendu par le président Olivier Géron.

La cour estime nécessaire afin d'éviter un risque d'obstacle à la sérénité des débats et d'atteinte à l'indépendance des magistrats, de prévoir une interdiction pour le prévenu, d'entrer en contact de quelque manière que ce soit avec un certain nombre de responsables du ministère de la justice. Et s'il fallait le préciser plus avant, le ministre de la justice en exercice, les membres de son cabinet et tout cadre du ministère de la justice susceptible d'avoir connaissance des remontées d'informations. En clair, les magistrats se méfient de leur propre ministre et ils ont si peu de considération pour son intégrité et tant de crainte devant sa fidélité à SarkoZ qu'il lui interdisent tout contact avec l'exlocataire de l'Élysée.

Ce n'est pas une pierre dans son jardin, c'est une bombe balancée sur la place Vandom. C'est une honte. Révolte.

Personnellement, il y a un point en particulier que je retiens dans dans l'injonction de la Cour d'appel de Paris faite au ministre d'Armanin. Il pourrait sembler accessoire à première vue alors qu'il est en fait essentiel car cet élément soulligne particulièrement combien son attitude est au fond aussi intenable qu'inacceptable. dans sa décision le concernant, la cour ajoute autre chose, précise les choses.

Cette injonction, cette interdiction faite par un tribunal et des magistrats au ministre de la justice s'impose aussi à son cabinet et ses conseillers. J'ai été 9 ans ministre jusqu'à présent, 3 ans où je me suis occupé des impôts des Français. D'ailleurs, on a fait l'impôt à la source avec succès.

J'étais tenu par le secret fiscal. Je n'ai jamais trahi. 4 ans et dem au ministère de l'intérieur où j'ai dirigé les services de renseignement de notre pays sous l'autorité du président d'organiser les Jeux Olympiques.

J'ai jamais trahi ce serment et j'ai l'honneur d'être mise à justice où je suis tenu à un centre de secret et je l'ai jamais trahi. Et c'est essentiel à analyser et relever parce que ça dit ce qui est en cause ici. Ce qui se joue, ce n'est pas uniquement une attitude indigne pour quelqu'un qui représente le pouvoir et incarne l'autorité.

Ce que ça dit clairement dans un arrêt de justice, c'est que au travers de son comportement et de ses faits, ce sont des pression qui s'exerce et pès justice son cours. Est-ce que vous regrettez d'avoir rendu visite à Nicolas dans sa prison ? Pas du tout, pas du tout.

Et pour la justice, c'est une manière de dire stop et de tracer ainsi une ligne infranchissable et de bien la souligner. Euh cette ligne, c'est celle que la Macronie de façon générale et monsieur d'Armanin en particulier ont amplement dépassé et piétiné celle de la séparation euh des pouvoirs qui est, rappelons-le, impréalable à l'indépendance de la justice et à son exercice sans pression de l'exécutif. On parle ici de principes majeurs que le ministre de la justice de la France ne connaît et ne respecte tout simplement pas.

Moi, j'ai pas commenté les décisions de de justice. Je suis garde des sauts. Mais est-ce qu'elle vous étonne ?

Je garde une pector mes opinions personnelles. J'ai un une autre idée de ma fonction, celle de conserver l'état de droit. Et dans l'état de droit, il y a la séparation des pouvoirs et le respect des décisions individuelles des juges qui prennent en toute indépendance.

J'imagine comme il l'a toujours fait que Nicolas Sarkozy va respecter ses obligations et notamment par rentrer en contact avec le ministre de la justice tant que je suis ministre de la justice. Surtout cette décision de la cour d'appel vient directement alimenter une autre plainte déposée devant la cour de justice de la République seule compétente pour juger un ministre en fonction pour des faits, des actes et des décisions pris à ce titre. Elle vise nommément le ministre Gérald d'Armanin pour prise illégale d'intérêt du fait de sa défense du justiciable Nicolas Sarkozy après sa condamnation et du fait de sa visite après son incarcération.

En s'exprimant publiquement quant à sa volonté de rendre visite à Nicolas Sarkozy en détention ainsi qu'en lui apportant implicitement son soutien, Gérald Armanin a nécessairement pris position dans une entreprise dont il a un pouvoir d'administration ou de surveillance en tant que supérieur hiérarchique du parquet. Quel que soit ce qu'on pense de Nicolas Sarkozy, c'est un ancien président de la République, c'est un détenu tout à fait exceptionnel et ses conditions de détention étaient exceptionnelles. Il ne fait pas de doute que cet intérêt est de nature à compromettre l'impartialité et l'objectivité de Gérald Armanin qui en tant que ministre de la justice ne peut prendre position de cette manière dans une affaire pendante.

Une interdiction judiciaire d'un côté, une plainte de l'autre. Bah non, c'est pas fini. C'est pas fini.

Et c'est pas fini. Et c'est pas fini. La vie de jeune homme de l'actuel ministre de la justice pourrait bien valoir une nouvelle condamnation de la France devant la Cour européenne des droits de l'homme pour la façon dont l'hexagone traite en général les affaires de violence sexuelles et a étouffé en particulier les affaires de viol visant ce même Gérald d'Armanant.

Non mais calmez-vous madame, ça va bien se passer. Au moment de la relance de la procédure, après la seconde plainte déposée en 2018, le ministre d'Armanin a rencontré le président de la République, Emmanuel Macron et le chef du gouvernement, Édouard Philippe, pour évoquer directement avec eux le dossier et sa stratégie de défense, mais aussi son mentor Nicolas Sarkozy avant sa première convocation en tant que suspect de ce dossier. Pour la France, je veux le meilleur de notre pays.

Je ne veux pas le pire des sociétés anglo-saxonnes. Mais dans le cas de monsieur Darmanain, vous n'avez pas hésité une seconde avant de nommer à J'ai une discussion avec lui parce que c'est un responsable politique qui est intelligent, engagé, qui a été aussi blessé par ses attaques. Donc il y a aussi une relation de confiance d'homme à homme si je puis dire.

Le président de la République à ministre nommé sur la réalité de ses faits et leur suite. Quand bien même Gérald Darmanin a reconnu et des relations sexuelles et une absence de consentement explicite, les juges d'instruction et les procureurs qui se sont succédés n'ont pas daigné le renvoyé devant la justice. Le propre avocat de Gérald d'Harmanin, Pierre Olivier Sur, se trouvait dans les locaux du commissariat le jour même où la plaignante déposait son téléphone portable pour constituer un scellé judiciaire, laissant planer le doute sur le secret de l'enquête et une possible porosité des services de police.

Franchement, l'œuvre de Gérald Darmanin est à saluer. Si on met ces deux affaires bout à bout, cela relève du génie. Dans la première, celle dans laquelle il est accusé de viol, l'élu était le supérieur des policiers qui enquêtait sur lui en tant que ministre de l'intérieur, leur ministre.

Une place tout à fait confortable que tout accusé rêverait d'avoir. On est pas bien là hein. Tu les sens les coussins d'huile sur ton cul.

Et à présent, alors que son mentor Nicolas Sarkozi enchaîne les déboirs et les condamnations pénales et qu'il part en détention, le même est ministre de la justice. Autrement dit, le responsable politique en charge dans ce pays des magistrats, de l'administration pénitentiaire et de l'application des peines. Et c'est cet homme qui n'hésite pas et ne voit aucun problème à défendre et à visiter son ancien patron en prison, son modèle.

C'est lui qui le dit malgré les harangues et insultes que Sarkozy profère à l'encontre des magistrats. Ma fois chapeau. Vous [rires] vous êtes un sacré sans gêne.

Merci. Jusqu'à présent, aucune des révélations pointées par l'enquête de Blast et il y en a d'autres n'a fait l'objet de la moindre reprise chez nos confrères journalistes, ni d'enquête parlementaires, administrative ou judiciaire. Peut-être tout cela attendent-il la décision de la Cour européenne des droits de l'homme qui peut condamner la France mais aussi ses rarissimes.

Mais c'est une possibilité demander la réouverture de l'enquête, ce qui serait assurément une déflagration. Sans doute attendent-ils une réaction du ministre ou peut-être croi-t-il tout simplement sur parole un responsable politique capable d'expliquer que les violences policières n'existent pas ou encore qu'il a un protecteur et un défenseur patenté des femmes et des violences qu'elles subissent ? On va changer totalement le paradigme du ministère de la justice.

Au lieu de mettre l'accusé au centre, h nous allons mettre la victime au centre. À moins qu'il ne se range aux arguments déroulés par Pierre-Olivier sur Ténor Barreau de cette caste d'avocat qui ne se déplace dans les commissariats et en garde à vue que les années bisxtiles. POS, son surnom a d'abord assuré à Blast qu'il ne s'était jamais rendu dans ce commissariat.

Et il a également expliqué qu'il ne vérifierait pas ses agendas en nous recommandant de bien faire attention et de vérifier nos informations. Ah non, c'est un peu court jeune homme. On pouvait dire "Oh Dieu, bien des choses nous en sommes en variant le tempon." Maître Sûr s'est ensuite ravisé pour nous rappeler plusieurs heures plus tard et reconnaître qu'effectivement il s'était bien rendu dans ce commissariat le même jour que madame Patterson.

Une coïncidence aussi improbable que lourde de soupçon. Mais au moment de préciser les raisons de sa présence, dans un premier temps nié, d'apporter la preuve qu'elle n'avait rien à voir avec l'affaire d'Armana en cours, plus rien, aucun document, aucune convocation, même anonymisé. Seulement la demande là encore de le croire sur parole.

Parole, parole, [musique] parole parole parole. Encore des paroles à Blast. Nous préférons aux paroles les faits et les preuves au nom d'un métier, notre métier, le journalisme.

Avis au confrères et aux autorités administratives, politiques et judiciaires. Il envoie aussi de l'héritage que laissera à la 5e République le ministre Gérald d'Armanin. Un héritage qui pèse déjà très lourd.

Voilà, vous pouvez retrouver l'intégralité de notre enquête réalisée avec Xavier Monier en accès libre sur notre site www-info.fr et également sur notre chaîne YouTube, une enquête vidéo et bientôt à suivre donc de nouveaux éléments que nous nous apprêtons à publier. J'en profite pour vous rappeler que Blast est actuellement en campagne et que c'est le moment de nous soutenir en vous abonnant ou en nous faisant un don.

Allez sur notre site, vous trouverez là aussi comment faire pour nous permettre de continuer ce travail, produire du journalisme, des enquêtes, sortir des affaires. Merci d'être là à nos côtés. Votre soutien est indispensable. [musique]