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interviewC à vous (sur YouTube)· 22 juin 2026 16 min

Canicule : au moins 13 morts par noyade en France

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité

Avec 54 départements qui sont en vigilance rouge, c'est donc plus de la moitié du pays et c'est du jamais vu au moins depuis la canicule de 2003. On en est à 459 records battus ou égalés mais ça ne cesse de grimper et notamment dans l'ouest. Canicule historique aujourd'hui, cette journée est annoncée comme la plus chaude en France. Toutes saisons confondues. Jamais le pays n'a eu aussi chaud. On dépasse déjà les 42 degrés localement dans le département de l'Indre. En altitude dans les Pyrénées, il fait plus de 36 degrés. On va s'arrêter sur ce 43 degrés à Rennes puisqu'on a 40,5 degrés, c'est le précédent record absolu de température. Et bien ce record-là, on va le pulvériser.

En tout, en comptant les vigilances rouges et oranges, ça fait 63 millions de Français qui sont touchés par cette vague de chaleur historique. Deux enfants de 2 et 4 ans ont été retrouvés morts dans une voiture à Carpentras. La canicule a aussi tué trois personnes âgées, cette fois en Gironde. Il faut surveiller les plus fragiles, que ce soit à l'école, dans les EHPAD ou dans les hôpitaux. Cette infirmière, par exemple, passe voir ses patients les plus vulnérables. Bonjour ! Comment allez-vous ? Vous avez bien bu ce matin un peu ? Oui, oui. Donc ça, chaque fois que vous le voyez, vous buvez une gorgée pour moi. J'ai mis les numéros d'urgence.

J'ai rappelé toutes les règles, c'est-à-dire de bien garder le logement frais, de boire régulièrement, de s'habiller léger. La canicule a même rattrapé la ville la plus froide de France. Figurez-vous, moutes dans le doux, d'habitude je vous en parle l'hiver, ça ressemble à ça. La commune abrite un parc polaire, malheureusement méconnaissable sous un soleil de plomb. Vous allez voir, c'est le jour et la nuit, voilà, depuis aujourd'hui, les animaux sont en souffrance. Ce matin, quand je suis parti à 6h, on doit avoir à peine 17 degrés, 16 degrés. Ils en profitent, ils ont beaucoup d'activités. Et dès qu'arrive la chaleur, ils font comme les gens sur les plages, ils ne bougent pas.

Les vaches aussi cherchent l'ombre dans nos élevages. Et au-delà de leur bien-être, c'est leur production de lait qui inquiète maintenant les éleveurs. Et leur consommation d'eau aussi qui s'envole, ça veut dire des frais supplémentaires pour les éleveurs. Les poules aussi sont en souffrance et voient leur production d'œufs chuter. Et les œufs sont tout simplement plus petits. On voit bien la différence, je pense, entre ces deux œufs. Sur une centaine d'œufs, on va avoir entre une vingtaine et une trentaine d'œufs qui vont être trop petits. Et puis nous autres, bipètes sans plumes, comme disait l'autre, nous sommes accablés par la chaleur. Nos corps entiers sont mis à l'épreuve.

Et quel que soit notre âge. Il fait chaud, on est fatigué, on a envie de dormir. Un petit peu mal à la tête aussi. Du coup, il y a une petite angoisse, on se dit, est-ce qu'on va faire un malaise ou pas ? Je ne me sens pas bien, sur la poitrine un peu. Un peu, ils sont à l'aise. Voilà, pas à l'aise. Ce qui me gêne le plus, c'est le bas du corps. C'est compliqué au niveau des jambes, ça gonfle et tout ça. Même si on est jeune, franchement, c'est dur. J'appuie le docteur. Bonsoir, Laurent Romècheco, journaliste météo, présentateur de météo à la carte sur France 3. Vous êtes au côté Aurel Gage, médecin urgentiste à l'hôpital Poissy-Saint-Germain-en-Laye. Merci de votre présence ce soir.

On vient d'entendre ces Français décrire les effets très concrets de cette canicule sur leur corps. C'est ce qu'on appelle un coup de chaleur, quand le corps n'arrive plus à faire descendre la température, d'où cette sensation de vertige. Alors oui, il faut bien comprendre la différence entre l'insolation, où d'abord votre corps va compenser. Pour compenser, qu'est-ce qu'il va faire ? Un mécanisme qu'on n'apprécie pas forcément en télé parce que ce n'est pas très joli, c'est qu'on va suer. Et le problème, c'est lorsque vous êtes déshydraté, vous allez payer le prix de cette déshydratation. Vous allez d'abord sentir de la fatigue, des maux de tête, des vomissements.

Mais par contre, quand votre système est dépassé, c'est-à-dire que là, la température corporelle s'élève, puisque dans l'insolation, généralement, la température corporelle, elle s'élève très peu. Alors que lorsque la température corporelle s'élève, c'est-à-dire que la situation n'est plus suffisante, à un moment, il va y avoir des symptômes neurologiques. Des symptômes neurologiques qui vont aller de la confusion aux convulsions, aux comas. Et là, on rentre dans le coup de chaleur. Le coup de chaleur, c'est vraiment une véritable urgence. C'est un moment où votre système est dépassé et sans une aide extrinsèque, c'est-à-dire sans le fait d'apporter de la fraîcheur, le patient mourra.

Ça peut toucher tout le monde ? Ça peut toucher tout le monde. C'est important de s'en rendre compte. Je ne sais pas si vous vous souvenez, on a eu des cas dramatiques chez des sujets jeunes. Au mois de mai, où on avait eu la première vague qui était arrivée, on avait eu un jeune couvreur de 19 ans sans antécédent qui était mort en faisant son activité. Puisqu'il faut bien se rendre compte que la température, lorsqu'il faisait son exercice de couvreur de toit, était très élevée. Il est décédé malgré une prise en charge qui était correcte. C'est-à-dire, dès qu'il a eu les symptômes, on a fait quoi ? On l'a refroidi. C'est-à-dire que même lui, il l'a fait tout seul.

Il est allé, boum, dans la voiture, air climatisé, avec les amis qui lui donnaient de l'eau. Et pourtant, il est décédé après. Récemment, on a eu la même chose avec un homme de 30 ans qui a fait pareil sur une piste d'athlétisme. Pourquoi ? Parce que là, votre organisme, il est mis à rude épreuve. Votre organisme, il n'a pas assez d'armes pour se refroidir. Et si vous rajoutez des éléments qui vont faire que vous allez produire de la chaleur comme du sport, en fait, vous ne tiendrez pas. Comment on évite le coût de chaleur ? Alors, comment on évite le coût de chaleur ? Déjà, première chose, on va éviter de produire encore plus de chaleur. Donc, comment on fait ? Via l'alimentation, déjà.

Première chose, dans la vie de tous les jours. Il faut savoir que votre corps, lorsqu'il va absorber des nutriments, pour les dégrader, il va avoir besoin d'énergie. L'énergie, il va produire de la chaleur. Donc, on évite tout ce qui est alimentation riche. On évite tout ce qui est protéines animales. On va plutôt aller sur... Là, vous pouvez aller un peu sur des glucides. Ça demande moins d'énergie. Si ça demande moins d'énergie pour la digestion, ça va vous demander moins... Vous allez produire moins de chaleur. La seconde chose, pour le sport. Le sport, c'est très bien hors de période caniculaire. Parce que c'est vrai que le sport, ça vous permet de produire une bonne sudation.

Mais le sport, vraiment, faites attention. Et en période de canicule, on évite. 30 à 40 % d'appels en plus au SAMU depuis ce week-end. Les vrais effets de la canicule risquent d'arriver dans les prochains jours. Les hôpitaux, on est prêts à absorber cette vague de patients ? Vous voulez que je réponde honnêtement ou je réponds la réponse des gouvernements ? Non, on n'est pas du tout prêts. Très sérieusement. C'est-à-dire que moi, pour être tout à fait honnête, je n'ai vu aucune différence. On a déjà... Les urgences sont déjà sous tension. Je viens pourtant d'un grand centre hospitalier. C'est-à-dire qu'on est censé avoir plus de 150 entrées par jour.

Et pourtant, on a déjà des patients qui vont attendre plus de 20 heures aux urgences sur un brancard. Des grands-mères qui vont avoir 95 ans, qui restent allongées sur un brancard. On n'a pas ni le personnel, ni les chambres pour être capables d'absorber ces nouveaux patients qu'on va avoir. C'est la réalité. Il faut se rendre compte que le problème, et c'est un peu la chose qui me fait peur, c'est qu'on parle surtout des morts.

On ne se rend pas compte que lorsque vous allez avoir un de vos proches qui va être hospitalisé, je parle du jeune ou de la personne âgée, c'est la même chose, elle va attendre dans un brancard, elle ne va pas être hydratée, puisque imaginons que vous avez une entorse ou une fracture, vous ne pouvez pas vous lever du brancard. Il faut que quelqu'un vienne, une aide-soignante vienne vous apporter de l'eau, par exemple. Mais on n'a pas le personnel pour. Donc vous allez vous déshydrater, vous allez peut-être faire des complications supplémentaires, vous allez rester hospitalisé plus longtemps.

Et c'est des choses qui n'apparaissent pas aux infos, parce que ça met des mois, voire un an, pour se rendre compte de l'impact que ça a eu. Et c'est ça qui me fait peur, c'est qu'en fait, là on s'inquiète, là on dit, regardez, c'est bien, on a des baignoires à l'entrée des urgences, mais en fait, on mesurera les effets dans quelques mois seulement. – Et un épisode qui va durer, on ne cesse, Laurent Romerchko, de nous dire que le pic devait être aujourd'hui, il sera peut-être mercredi, voire jeudi. Ça risque encore d'être repoussé, de durer. – Oui, ça recule tout le temps. – Oui, les informations ne sont pas terribles.

J'ai échangé avec les prévisionnistes de Météo France, là, il y a quelques minutes. En fait, les modèles informatiques, nous on communique de la prévision jusqu'à 7 jours, 9 jours, nous, dans Météo à la carte, mais elle va plus loin, les modèles poussent jusqu'à 14 jours. Et pour le moment, les derniers modèles, 14 jours, donnent toujours un plateau extrêmement haut. – Bon, à combien ? – On a un pic de température, là, on l'a eu hier, aujourd'hui surtout, demain encore, les températures resteront élevées. On a ensuite, après, un léger fléchissement en fin de semaine avec quelques orages, mais quand je dis un léger fléchissement, on a eu… – C'est en 35, c'est ça ?

– Oui, c'est ça, 35 en moyenne pour la moitié nord, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a du 38 en moyenne. On a eu aujourd'hui un indicateur thermique, ça, c'est vraiment la valeur qui parle. Vous savez, ce sont les températures minimales, maximales relevées sur 30 stations météo en France. Et cet indicateur, le plus haut où il soit allé, c'était la canicule de 2019 avec 29,4. Là, aujourd'hui, on était à 29,2, sachant que cette vague de canicules est d'ores et déjà sur le podium.

Et elle équivaut aux précédentes canicules, en tout cas, celles de 2003 et celles de 2019, par l'intensité, mais par la longueur de l'épisode, ça risque d'être absolument remarquable, ça risque de battre les précédents. On a tous en tête la fameuse météo fictive d'Evelyne Delia, c'était en 2014, quand on imaginait la carte des températures du 18 août 2050, avec un maximum de 43 à Nîmes. Mais c'était août 2050, là, on est en juin 2026 et il fait 43 à Rennes. Evelyne, c'était complètement planté. On a 24 en avance, qu'est-ce qui se passe ?

J'ai revu cette météo et les températures d'aujourd'hui, c'est-à-dire qu'effectivement, vous avez raison, ce qui était envisagé déjà en donnant des frissons pour l'été 2050, c'est-à-dire des valeurs à 43, 45, on l'a vu aujourd'hui sur les cartes météo, les cartes du jour, on a vu des valeurs qui étaient à 44 degrés envisagées à Rennes et sur le centre-ouest, c'est-à-dire qu'on y est déjà. Ce qui est remarquable et ce qu'on constate, c'est l'accélération du phénomène, c'est-à-dire qu'on craignait pour le milieu de siècle, se produit déjà là, arrivé à peine à un quart de siècle. Donc voilà, ça laisse envisager le pire.

Mais c'est certain que les projections qu'on pouvait faire il y a quelques années, tout ça appuyé par les projections qu'on avait envisagées au moment de la COP21 en 2015, c'est vrai qu'on misait sur 2 degrés fin de siècle, or c'est pas du tout ça. Pour la France, fin de siècle, aujourd'hui, tous les climatologues et les scientifiques s'accordent pour dire que ce sera 3,8. Et ça peut encore évoluer, mais en tout cas, on est loin du compte et des 2 degrés, encore plus des 1,5 degrés. La canicule qui coïncide avec l'arrivée de l'été et de la fête de la musique. Mais oui, il y avait du monde malgré la chaleur, que ce soit à Bordeaux, à Lille ou à Paris, vous allez voir les images.

À Paris d'ailleurs, où je précise, il y avait un arrêté préfectoral, l'alcool était interdit sur la voie publique, mais ça n'a pas vraiment été respecté. C'est une boisson alcoolisée aromatisée. Je vais boire si j'ai envie de boire, mais je ne vais pas boire avec abus non plus. Je pense que les gens font la fête comme ils veulent, pour le coup, moi je fais avec. Voilà, il y a des flics là, mais il y a des gens qui boirent alcool autour d'eux et franchement, ils ne peuvent rien faire. Voilà, il y avait quand même énormément de monde sur les quais de Seine à Paris. C'est vraiment une marée humaine au bord de la Seine. C'était très impressionnant malgré la chaleur étouffante, vous voyez.

Pour se rafraîchir, le problème, c'est qu'on avait souvent envie d'aller se baigner. Par exemple, sur le canal Saint-Martin, qui est bondé d'ailleurs, pas seulement pour la fête de la musique, depuis que la baignade y est autorisée. C'est noir de monde tous les jours. On peut même croiser des personnalités. C'est une portion autorisée. Oui, c'est une portion autorisée. Vassili Schneider, par exemple, il a fait un petit salto arrière, très beau d'ailleurs. Les anonymes aussi en profitent. Les piscines aussi classiques sont prises d'assaut, comme vous allez voir en Essonne. Elles sont souvent gratuites, à Poitiers ou à Abbeville, par exemple. Prix réduit, comme à Rouen, 1 euro seulement.

Elles ouvrent aussi plus longtemps. À Saint-Ouen, près de Paris, c'est jusqu'à minuit pendant la calicule. Et puis, il y a les bases de loisirs, les rivières, les étangs. Que la baignade, d'ailleurs, soit autorisée ou non. Il y a eu 13 morts par noyade en France ce week-end, dont un enfant de 11 ans. Un autre de 13 ans, emporté par des courants dans le Doubs, à Besançon, dans la rivière Le Doubs. Un ado de 16 ans est mort à Dunkerque. Un autre de 17 ans, emporté par le courant d'Ordonne. Enfin, à Shell, en Seine-et-Marne. Un garçon de 17 ans est mort dans cette zone interdite de la baignade, où pourtant les jeunes continuent de venir se rafraîchir. C'est plus fort que moi.

J'ai envie de sauter dans l'eau parce qu'il fait trop chaud. Il fait vraiment trop gros chaud. Même si on sait bien agir, c'est chaud. Parce que sans savoir, il y a des ailes qui peuvent nous attraper. On peut se noyer, on avale d'un coup une grosse tasse. On n'arrive pas à remonter. Après, c'est fini. C'est mieux de se baigner, mais au moins proche d'ici. Bonsoir, Axel Lamotte, porte-parole de la Fédération française des maîtres nageurs. On est frappé par le bilan de ce premier week-end de canicule extrêmement lourd et frappé par l'âge des victimes. 11 ans pour le plus jeune mort, après s'être noyé dans une zone où la baignade était interdite.

Le premier message, c'est de rappeler l'importance de ces interdictions. Si la baignade est interdite, c'est parce qu'elle est dangereuse.

12:36
Présentateur

Tout à fait. L'eau, ça peut être extrêmement dangereux. Ça prend la vie de centaines de personnes tous les ans en France. Et il faut être extrêmement prudent. Parce qu'autant en piscine, c'est un milieu artificiel qui est bien surveillé, etc. où tout est visible, l'eau est transparente. Et dès qu'on est dans le milieu naturel, si on ne s'est pas approprié le milieu naturel, il ne faut pas y aller.

12:55
Invité

Parce qu'il y a le courant, les remous, les rochers aussi.

12:58
Présentateur

Les rochers, les objets qui ont été jetés dans le canal, par exemple. Nous sommes à Paris, dans le canal Saint-Martin. Il peut y avoir des kilomètres de vélo. Si on tombe dessus, ça peut être mortel. Donc dès qu'on a un problème dans l'eau, effectivement, nous ne sommes ni des poissons, ni des méduses, ni des algues. On ne vit pas dans l'eau. On a besoin de se rafraîchir. Physiologiquement, c'est un besoin. Quand il fait trop chaud, on ne va pas attendre d'avoir l'hyperthermie et d'avoir des problèmes. Il faut se tremper dans l'eau, mais dans des conditions acceptables pour y être bien.

13:26
Invité

On a vu à Besançon cet adolescent qui est mort après avoir tenté de porter secours à son camarade qui était lui-même entraîné. C'est contre-intuitif, mais il faut le dire clairement.

13:36
Présentateur

Mais vous savez, il y a un exemple extraordinaire de Mme Anne Dufour-Bantel, qui est une psychanalyste de renommée mondiale, qui s'est portée au secours d'une gamine de 11 ans et qui a laissé sa vie par un arrêt cardiaque. Elle a sauvé la jeune fille, c'est extraordinaire, mais elle est décédée à la suite d'un sauvetage. Donc on ne s'improvise pas sauveteur avec la meilleure volonté du monde. C'est vrai qu'on a envie de porter secours à un enfant. Mais qu'est-ce qu'on fait ?

14:00
Invité

Il faut appeler les secours.

14:00
Présentateur

Il faut appeler les secours. Et c'est pour ça que, comme vous le disiez au départ, il faut se baigner aux heures de surveillance entre les drapeaux rouges et jaunes, les drapeaux qui délimitent la zone surveillée.

14:11
Invité

Il y a aussi un facteur aggravant. On sait de moins en moins bien nager en France.

14:17
Présentateur

On manque de maître nageur depuis des décennies. Ça fait 30 ans que nous alertons les pouvoirs publics sur le manque de maître nageur. Le métier de maître nageur, c'est un métier formidable. Je le pratique depuis un demi-siècle. J'adore ça. C'est magnifique. Les enfants qui, d'un seul coup, ne savaient pas nager, d'un seul coup, savent nager. C'est extraordinaire. Et là, je vois, on a six jeunes qui sont au chômage, qui nagent tous les jours. On les entraîne pour la rentrée de septembre. Ils ont fait une demande à France Travail. C'est refusé. Il y a des métiers en tension. En Ile-de-France, j'ai regardé la liste d'après l'arrêté du 21 mai 2025.

Il y a des métiers comme viticulteurs qui sont financés, mais pas maître nageur. En Ile-de-France, puisque c'est les listes régionales. Alors, je suis très triste, parce que c'est six jeunes qui vont rester au chômage, au lieu d'avoir un métier d'utilité publique, parce que ça sauve des vies, parce que ça apprend à nager dans une piscine. La piscine, c'est un lieu de fête, de plaisir, de loisir, de bien-être. Donc, il faut absolument former des maîtres nageurs. Il faut une volonté politique. Le ministère du Travail n'est pas loin. Moi, j'en appelle à M. Farandou pour qu'il mette les maîtres nageurs sur la liste des métiers en tension. Parce qu'il est en tension, il en manque un tiers.

C'est énorme.

15:26
Invité

C'est le ministère de l'Intérieur qui fait les listes. Des métiers en tension. Oui. Plutôt que le ministre de Travail. Oui, le ministre de France Travail est aussi... Mais ce qui est sûr, c'est que cette canicule... C'est la scène. ...suscite un débat politique. Il y en a question ce soir, mais on ne sait pas vous de réagir.