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InterviewFrance Culture — L'invité(e) des Matins (sur Site radio)· 12 mars 2021 18 minContradictoireActualité / polémiqueCulture, médias & sportÉconomie & entreprisesNumériqueSolidarités & famille

Roselyne Bachelot : "Nous sommes sur des objectifs de réouverture pour le deuxième trimestre 2021"

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 5 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Que répondez-vous à la colère des artistes ?

  • 1:20RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous proposez aux artistes non établis ?

  • 1:40RelanceRéponse directe

    Que répondez-vous aux revendications des femmes intermittentes ?

  • 3:51RelanceRéponse partielle

    Pourquoi ne pas annoncer une deuxième année blanche ?

  • 5:15RelanceÉludée

    Quelles sont les dates de réouverture des théâtres et cinémas ?

  • 5:53FerméeRéponse directe

    Les festivals d'été pourront-ils se dérouler normalement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « Le gouvernement soutient le monde de la culture, comme je dois dire cela n'est effectué dans aucun autre pays étranger. »
  • 1:46Invité politiquePromesse
    « Avec le Premier ministre, nous avons répondu hier et nous avons pris la mesure qui fait rentrer dans leurs droits ce qu'on a appelé les matermittentes. »
  • 3:03Invité politiqueFait
    « Il y a eu une première salve de prise en charge en juillet dernier, qui a fait que ce qu'on a appelé l'année blanche. »
  • 3:22Invité politiqueFait
    « Ce système va jusqu'au 31 août de cette année. »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « Nous voulons absolument que ce soit pris en compte, ce qu'on appelle les primo-entrants dans le système. »
  • 5:44Invité politiquePromesse
    « Nous sommes vraiment dans cet objectif de réouverture, au cours, disons, du deuxième trimestre 2021. »
  • 13:26Invité politiquePromesse
    « La loi sur le piratage sera présentée en Conseil des ministres le 7 avril. »
  • 13:48Invité politiqueFait
    « La constitution d'une autorité de régulation indépendante, l'ARCOM, avec la fusion du CSA et de la ADOPI. »

Temps de parole

  • Invité politique70 %
  • Présentateur16 %
  • Présentateur 214 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Nous accueillons la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot. Merci beaucoup d'être là. Bonjour madame. Pour dialoguer avec vous, je suis en compagnie de mon camarade Frédéric Seyze. Et comme je l'ai dit tout à l'heure dans la revue de presse, à la Une de l'Humanité, on trouve ce titre, La Révolte des Théâtres, une amplification du mouvement dans le monde des arts et de la culture, l'occupation des établissements ces temps. Que répondez-vous, madame la ministre, à la colère de ces artistes ?

0:28
Invité politique

Je veux dire d'abord qu'on comprend le mouvement d'exaspération, de colère, parce qu'on est privé de culture. Et pour un certain nombre d'acteurs de la culture, acteurs au sens large, la privation du contact avec le public est quelque chose d'extrêmement douloureux. Je veux leur dire qu'évidemment, on est à leur côté. Le gouvernement soutient le monde de la culture, comme je dois dire cela n'est effectué dans aucun autre pays étranger. Il suffit de tourner un petit peu en Europe. Je ne parle même pas des Etats-Unis et de l'ensemble de l'Amérique du Nord. Moi, ce que je veux, c'est être à l'écoute de ce monde de la culture.

Nous pilotons, j'allais dire en direct et en continu, les aides qui sont nécessaires à la culture. Je suis très attentive, surtout aux jeunes. Madame la ministre, c'est la revendication précise.

1:20
Présentateur

Je veux juste terminer, bon, d'accord. Non, mais je veux juste dire, on entend, et d'ailleurs c'est dit dans cet article, on entend évidemment votre écoute, mais il y a des questions précises, avec par exemple les femmes intermittentes et leur congé de maternité. C'est une série de revendications précises. Par exemple, que répondez-vous à ces revendications précises ?

1:43
Invité politique

À cette revendication précise et parfaitement légitime, avec le Premier ministre, nous avons répondu hier et nous avons pris la mesure qui fait rentrer dans leurs droits ce qu'on a appelé les matermittentes, c'est-à-dire des personnes qui relevaient de ces droits mais qui n'avaient pas suffisamment d'heures pour pouvoir justifier. Cette question est donc réglée sur les indemnités journalières maladie, les indemnités journalières maternité et paternité, puisqu'il y a des congés maternités.

Donc c'est une question qui a été réglée dans une réunion qui a eu lieu hier à Matignon, en même temps que nous abondions les fonds d'aide, avec véritablement un objectif d'aider les jeunes, parce qu'il y a beaucoup de jeunes qui mènent face aux jeunes, c'est-à-dire des jeunes diplômés.

2:30
Présentateur

Aux artistes qui ne sont pas aujourd'hui établis, qui ont beaucoup de mal à faire leurs 507 heures, parce qu'il faut expliquer aux auditeurs que quand on ne fait pas ces 507 heures, on n'a pas de chômage, c'est très compliqué. Qu'est-ce que vous leur proposez ?

2:41
Invité politique

Alors, oui, il faut expliquer qu'il y a en France un joyau, c'est-à-dire c'est le régime de l'intermittence, c'est-à-dire les intermittents du spectacle, il suffisait qu'ils aient 507 heures avant la fin du dernier contrat pour bénéficier d'un système d'assurance chômage particulier qu'on appelle l'intermittence. Là, il y a eu une première salve de prise en charge en juillet dernier, qui a fait que ce qu'on a appelé l'année blanche, c'est un peu technique, on recherchait sur les deux ans. Alors, les artistes, à juste titre, les intermittents s'inquiètent, puisque ce système va jusqu'au 31 août de cette année.

Donc, j'ai confié avec Elisabeth Borne une mission à André Goron, qui est un spécialiste de cette affaire, pour évidemment mettre en place le système qui va permettre de poursuivre le système de l'intermittence, avec des modulations particulières, parce que, par exemple, nous voulons absolument que ce soit pris en compte, ce qu'on appelle les primo-entrants dans le système.

3:47
Présentateur

Les jeunes, justement, c'est quelque chose de très important. Question sur ce point, plusieurs syndicats, précisément, avaient noté qu'Emmanuel Macron a annoncé une année blanche l'an dernier, dès l'an dernier, c'était le fameux, d'ailleurs, quoi qu'il en coûte, c'était dans ce cadre-là, qui amène donc jusqu'au 31 août prochain. Ces mêmes syndicats demandent une deuxième année blanche, pour avoir, évidemment, une prévisibilité. Vous ne l'avez pas encore annoncé, vous avez dit qu'il y avait un travail en cours. Pourquoi est-ce qu'on touche aux limites du quoi qu'il en coûte, justement ?

4:16
Invité politique

Oui, parce que la situation sera un peu différente. Nous voulons faire rentrer d'autres personnes dans le système. Je parlais des jeunes, des primo-entrants. Et la situation est différente par rapport à l'année précédente. Pourquoi ? Parce que, justement, on va être dans une année où, nous l'espérons, il y aura une reprise dans la période d'été. Et donc, voilà. Mais ce que je veux dire, et l'assurance en a été donnée, à la fois par le Premier ministre et par moi-même, il n'y aura pas de solution au rabais. Ça, c'est véritablement important. Et M. Goron a bien reçu cette consigne dans sa mission. Pas de solution au rabais. On va avoir très vite les conclusions.

Et bien sûr, on prendra, à partir de cela, une décision qui sera une décision politique. Mais je veux rassurer le monde des artistes et de l'intermédiaire.

5:07
Présentateur

Vous n'excluez pas une deuxième année blanche, pour être clair. Absolument. Et alors, si vous ne l'excluez pas, néanmoins, est-ce que l'on peut avoir des dates ? Parce qu'il y a des demandes de dates sur les réouvertures des théâtres, des cinémas. Aujourd'hui, où en est-on, Mme la ministre ?

5:23
Invité politique

Alors, pour l'instant, je ne vais pas vous faire une annonce de date. Bien entendu, l'épidémie est encore trop fluctuante. Mais nous travaillons de façon extrêmement forte. Il y a d'ailleurs une réunion avec le monde du cinéma, ce matin, avec mes équipes, pour préparer des protocoles de réouverture. Nous sommes vraiment dans cet objectif de réouverture, au cours, disons, du deuxième trimestre 2021.

5:53
Présentateur

Est-ce que vous confirmez, pour les festivals d'été, qu'ils pourront se dérouler normalement avec une jauge de 5000 personnes assises ?

6:02
Invité politique

Absolument. On confirme cela sur les festivals d'été, ce qui permettra, je pense, d'assurer la majorité des festivals d'été, qui sont évidemment extrêmement importants pour nos territoires. Si une catastrophe épidémique se produisait, on ne peut évidemment pas complètement l'exclure, même si, je dois dire, je n'y crois pas. Mais bon, le virus nous a joué tellement de mauvais tours, nous compenserions, bien entendu, les frais engagés.

6:31
Présentateur

Frédéric Seiz. Vous avez donc dit qu'il était trop tôt, évidemment, pour avoir une date de réouverture. Néanmoins, sur la méthode, je sais que le ministère travaille à cette réouverture. Est-ce que vous savez déjà comment vous allez procéder ? Autrement dit, est-ce qu'il y aura des dates différenciées pour les différents secteurs culturels ? Est-ce qu'il y aura des jauges modifiables en fonction de l'épidémie ? Ou est-ce que tout le monde s'est allongé à la même enseigne ?

6:52
Invité politique

Il y a deux questions dans la vôtre. C'est-à-dire, est-ce qu'il y a la question de la réouverture et la question des protocoles de réouverture ? Moi, je milite à ce point de ma connaissance de la pandémie pour une ouverture globale à la même date des lieux de culture. Mais avec des protocoles de sécurité adaptés. Un festival de musique baroque dans une église n'a pas les mêmes contraintes sanitaires qu'une salle de théâtre ou qu'une salle de concert. On peut le comprendre. Voilà, exactement. Protocoles adaptés et concertés avec les professionnels.

7:30
Présentateur

Mais avant cette date, Madame la Ministre, on prête à Olivier Véran, le ministre de la Santé, une interrogation sur le fait qu'il a du mal à expliquer pourquoi un Sephora est ouvert et pas le musée du Louvre. Vous comprenez pourquoi ?

7:43
Invité politique

Alors, oui, je comprends pourquoi. Je comprends pourquoi parce que je trouve que la comparaison d'un lieu de culture et d'un lieu commercial n'a rien à voir. Un lieu de culture, c'est un lieu de débat. C'est un lieu de contact. C'est un lieu d'interaction sociale. Quand vous allez au cinéma, vous voyez un film, mais vous y allez avec des amis, un conjoint, vous discutez avant, vous allez vous retrouver dans le hall ou sur le trottoir, vous allez avoir envie de boire un verre. Et on sait très bien que la majeure partie de la contamination se fait lors d'interactions sociales.

Donc, comparer une galerie marchande dans laquelle on fait une course et on repart, et un lieu de culture qui est par définition un lieu d'échange et de convivialité, je trouve que c'est curieux que même des personnes qui défendent la culture fassent cette comparaison.

8:37
Présentateur

Malgré tout, vous avez pris note des études scientifiques. Vous avez peut-être entendu sur France Culture Bertrand Maury, qui est mathématicien et membre de la plateforme de modélisation sur le Covid-19, qui explique que la contamination dépend évidemment avant tout des volumes, des volumes des pièces et de la ventilation. Et il explique que dans les grands musées, il y a, d'après lui, un bien moindre risque de contamination que dans des espaces un peu plus clos, comme justement les galeries marchandes. D'où cette question.

Est-ce que la décision de ne pas rouvrir pour l'instant les lieux culturels s'inscrit uniquement dans une logique sanitaire, en raison des études, ou est-ce qu'il y a aussi un aspect politique, qui après tout pourrait se comprendre, puisque ce serait compliqué de faire des exceptions pour certains sites culturels et pas pour d'autres ?

9:18
Invité politique

Je réfute l'objectif politique. Véritablement, vous savez, je comprends ceux qui souffrent, mais au gouvernement, on n'a qu'une envie, qu'une idée, qu'un souhait, c'est de réouverture, de réouvrir, ou de rouvrir, je ne sais plus, de rouvrir les lieux sur France Culture, ils vont mieux utiliser le bon terme.

9:44
Présentateur

Les auditeurs sont déjà en train d'écrire des mails.

9:47
Invité politique

Sinon je vais avoir des fouilles de vengeurs. de rouvrir les lieux de culture. Vous savez, en général, quand un gouvernement prend des décisions difficiles, on lui reproche en disant, c'est pour faire des économies. Mais c'est une tragédie pour tout le monde, c'est une tragédie pour le monde de la culture, c'est une tragédie pour les gouvernants. C'est une tragédie pour beaucoup de gens.

10:09
Présentateur

Pour le monde du cinéma, la 46e cérémonie des Césars, Mme la ministre, vous y serez ce soir ? Je serai à la 46e cérémonie des Césars.

10:17
Invité politique

On avait beaucoup évoqué la parité.

10:19
Présentateur

Un honneur et un plaisir que d'y être. On a beaucoup évoqué la parité, et semble-t-il, aujourd'hui, pour cette 46e cérémonie, le comte n'y est pas, votre réaction ?

10:32
Invité politique

Je ne peux que le regretter, c'est pas moi qui choisis le palmarès des Césars, c'est la profession qui choisit ce palmarès, mais je crois que des progrès sont faits, des progrès notables, et de toute façon, cette notion, en tout cas, dans la création, c'est une question de conditionnalité des aides. Vous savez que c'est un concept que nous avons mis en place, cette conditionnalité des aides, puisque le secteur de la culture, en particulier du cinéma, est massivement aidé par l'intermédiaire du Centre National du Cinéma.

Et j'ai imposé, enfin, imposé, c'est avec, évidemment, la démarche volontariste du Centre National de la Musique, que le même processus soit fait par le Centre National de la Musique. Et vraiment, cette question de conditionnalité des aides à la diversité, à l'égalité entre les femmes et les hommes, c'est quelque chose de très fort.

11:27
Présentateur

Justement, vous avez noté que la municipalité écologiste de Lyon propose un budget genré, comme ils l'appellent, c'est-à-dire qu'ils vont vérifier pour chaque poste de dépense que ces dépenses correspondent bien à la fois aux hommes et aux femmes, profitent à la fois aux hommes et aux femmes. C'est une excellente idée. Par exemple, l'équipe de football féminine touchera les mêmes subventions désormais à Lyon que l'équipe de football masculine.

11:46
Invité politique

Je suis supportrice de l'OL féminin.

11:49
Présentateur

Puisqu'il est question de la politique culturelle à Lyon, le fait que le budget de l'opéra soit progné de 500 000 euros, qu'est-ce que vous en pensez, vous, qui appréciez beaucoup l'opéra, Roselyne Bachelot ?

12:02
Invité politique

J'espère que cette décision ne va pas mettre en difficulté l'opéra de Lyon, qui est un de nos fleurons du lyrique et de la danse. Ne pas oublier la danse, bien évidemment. Je regarde cette affaire avec intérêt. Je vais d'ailleurs recevoir... Est-ce qu'il y a trop d'argent pour ce type d'art ? Je vais d'ailleurs recevoir le maire de Lyon, M. Doucet, dans quelques jours. Pour faire part de votre désaccord ? Non, pour étudier ensemble les coopérations entre l'État et les villes. Moi d'ailleurs, je veux être dans cette affaire très en écoute des élus locaux.

Maintenant, les politiques culturelles, elles sont menées, dans le cadre de la décentralisation, massivement par les collectivités territoriales. Les villes, les régions, les départements, les communautés urbaines. Moi, je n'ai pas envie de donner des leçons aux élus locaux. Je veux travailler avec eux. Je ne veux pas non plus que l'État soit la variable d'ajustement des politiques territoriales. En compensant les subventions supprimées. C'est-à-dire, on dit, moi, je ne donne pas 500 000 euros à l'État de compléter. Évidemment, ça, ce ne serait pas de bonne politique. Mais on va regarder ensemble la façon dont on fait en sorte que l'Opéra de Lyon continue ses missions. Frédéric Seix.

13:13
Présentateur

Roselyne Bachelot, la crise sanitaire a aussi créé un embouteillage au Parlement. Parmi les lois retardées depuis cette crise, celles sur l'audiovisuel et le piratage, est-ce qu'elle sera mise à l'ordre du jour avant la fin du quinquennat ?

13:24
Invité politique

Alors, j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer. C'est-à-dire que j'ai obtenu un créneau parlementaire. Et la loi sur le piratage sera présentée en Conseil des ministres le 7 avril pour pouvoir être discutée d'abord au Sénat, puis ensuite à l'Assemblée nationale dans les jours qui suivront, avec évidemment la loi, les dispositions anti-piratage, la constitution d'une autorité de régulation indépendante, l'ARCOM, avec la fusion du CSA et de la ADOPI, et la protection des catalogues, qu'ils soient les catalogues cinématographiques ou audiovisuels. Donc, ça, c'est un élément très important.

Et qui d'ailleurs, dans le cadre du cinéma et de toute la production cinématographique et audiovisuelle, contribue à cette protection du cinéma français et de l'audiovisuel français.

14:15
Présentateur

Madame la ministre, que pensez-vous de la transformation de CNews en Fox News à la française, vous qui avez travaillé pour le groupe Canal+.

14:22
Invité politique

Absolument. Il y a déjà quelques années. C'est-à-dire que je pense que cette comparaison n'est pas recevable, parce qu'il ne peut pas y avoir de chaînes dans notre pays, de chaînes de télévision qui soient des chaînes du type de Fox News. Chaînes d'opinion ? De chaînes d'opinion. Tour d'Éric Zemmour, par exemple, maintenant que vous faites de la politique. Il faut considérer la ligne éditoriale sur l'ensemble des productions de la chaîne. Non, mais je comprends ce que vous dites, mais de toute façon, il n'y a pas de sortie de clou de la part de CNews.

15:00
Présentateur

Pas de sortie de clou, mais est-ce que, par exemple, si on évoque la question politique, Vincent Bolloré s'intéresserait, je ne sais pas, par exemple, à Europe 1, est-ce qu'au gouvernement, cela peut inquiéter ?

15:11
Invité politique

Il y a un certain nombre de dispositions sur la concurrence et anti-concentration qui, de toute façon, nous protégeront.

15:24
Présentateur

Frédéric Saïs. Avec la crise sanitaire en matière de culture, on a vu d'autres habitudes qui ont été prises ou renforcées. On pense évidemment au streaming, à la diffusion en direct depuis le domicile. Selon vous, Roselyne Bachelot, qu'est-ce qui perdurera à l'issue de la crise sanitaire de ces nouvelles habitudes qui ont été prises ?

15:39
Invité politique

Alors, il faut dire que la crise que nous traversons n'a pas révélé un certain nombre d'évolutions. Elle les a sans doute simplement accélérées. Là, l'arrivée du streaming, pardon, il faudrait dire un autre mot. J'ai vu en direct. Voilà. Des numériques, on a vu cette œuvre numérique qui a atteint 69 millions de dollars.

16:03
Présentateur

Mike Winkleman.

16:04
Invité politique

Voilà, de M. Winkleman. Donc, tout ça sont des évolutions qui étaient déjà à l'œuvre. Elles les ont révélées, sans doute accélérées. Moi, cette question du numérique est une question centrale. Parce que derrière le numérique peut se poser des questions de propriété intellectuelle. C'est la raison pour laquelle j'ai forcé le pas sur la transposition des directives, sur le décret, sur les services de médias audiovisuels à la demande. Pour faire en sorte que la propriété intellectuelle soit protégée. Moi, ce que je veux aussi, c'est concilier les cultures patrimoniales et les cultures numériques.

Par exemple, grâce au numérique, sans doute décélérer des pressions extrêmement importantes sur des lieux patrimoniaux. Mais il ne faut pas les opposer. Il faut au contraire les concerter.

16:52
Présentateur

Madame la ministre, une question personnelle. Quelle sensation ça fait d'avoir été critiquée pour votre gestion de la grippe aviaire quand vous étiez ministre de la grippe H1N1, il y a 11 ans, et maintenant votre action est, disons, réévaluée ?

17:09
Invité politique

Je me dis qu'on ne peut juger d'une action politique qu'à la fin de la crise, quand on a toutes les données en main. Et je mets en garde ceux qui feraient des bilans lorsque nous sommes vraiment en pleine crise. Parce que la réhabilitation... C'était très différent, votre campagne de vaccination à l'époque. On a parlé de réhabilitation et on a recalibré mon action à la lumière d'un certain nombre d'évaluations. Je ne vais pas vous dire que ça ne me réjouit pas quand même un peu.

17:39
Présentateur

À ce propos, d'un mot, vous avez été choqué par les perquisitions au domicile d'Olivier Véran, d'Edouard Philippe, dans cette crise sanitaire par la justice ?

17:45
Invité politique

J'ai trouvé cela vraiment extrêmement choquant. C'est-à-dire qu'on prive, en pleine crise, alors que des discussions étaient prévues avec les autres ministres européens, qu'on ôte à Olivier Véran son portable et son ordinateur, le mettant dans l'incapacité d'exercer son métier de ministre. J'ai trouvé cela étonnant. Merci Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, d'avoir été dans ce studio.

18:12
Présentateur

Dans quelques instants, nous recevrons Antoine Gallimard.

Roselyne Bachelot : "Nous sommes sur des objectifs de réouverture pour le deuxième trimestre 2021" · Pourquijevote