#43 - Guillaume Musso : "Écrire un nouveau roman, c’est 50% d’excitation et 50% de terreur !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Racontez-nous votre atelier d'écriture et votre routine quotidienne.
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment avez-vous vécu le confinement et son impact sur votre écriture ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir choisi New York comme cadre pour ce roman ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Votre roman est dédié à votre fils Nathan. Pourquoi ce choix ?
- 16:00OuverteRéponse directe
L'écriture est-elle une forme d'addiction pour vous ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Comment voyez-vous la transmission de la lecture à travers vos livres ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Guillaume MussoFait
« chaque livre est particulier et que finalement si vous essayez de dupliquer une méthode ben non ça va pas forcément marcher »
- 19:00Guillaume MussoFait
« l'expérience ne fait rien à l'affaire c'est-à-dire que c'est pas parce que vous écrivez depuis 20 ans que ça va être moins difficile d'écrire un nouveau livre »
- 22:00Guillaume MussoFait
« un roman réussi c'est comme une histoire d'amour réussi une histoire d'amour réussi c'est vous rencontrez la bonne personne au bon moment »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] salut moi c'est Jérôme vermelin et vous écoutez les gens qui lisent sont plus heureux et si à l'heure où les réseaux sociaux vampirisent nos cerveaux prendre le temps d'ouvrir un livre était devenu un acte de résistance ce podcast c'est celui des passionnés de lecture sous toutes ses formes sans préjugés dans cet épisode mon invité est le romancier français Guillaume Musau vous avez beau avoir écrit 15 livres le 16e sera difficile parce que chaque livre est particulier et que finalement si vous essayez de dupliquer une méthode ben non ça va pas forcément marcher et c'est à la fois très stimulant et très angoissant et je crois queil y a il y a 50 % d'excitation et 50 % de terreur parce que quand vous commencez un livre vous êtes excité parce que c'est la la la nouveauté et vous êtes tétanisé justement parce que vous êtes dans l'inconnu aussi il était le tout premier invité de ce podcast à sa création en 2018 et c'est avec lui que je réalise mon premier entretien en tête à-tête dans un monde déconfiné ou presque fidèle à son rythme d'un livre par an Guillaume Musseau accompagne la réouverture des librairies avec la vie est un roman un thriller à tiroir qui ravira ses fans de la première heure comme les nouveaux et ils sont toujours plus nombreux puisque depuis 9 ans cet ancien prof d'co est l'écrivain qui vend le plus en France tout commence cette fois à New York dans une immense tour de verre où la romancière Flora Conway vit avec sa fille carie en prenant soin de se tenir à l'écart du cirque médiatique et de laadulation de son public lors d'une partie de cache-cache l'enfant disparaît pores et fenêtres sont fermé les caméras de surveillance ne témoignent d'aucune intrusion dans l'appartement le mystère est total et il serait cruel d'en dire plus sinon que la vie est un roman est un Musseau encore plus addictif que les précédents grâce à sa construction imprévisible et à l'intensité des personnages qui luttent contre leur démons personnel c'est dans son ancien appartement parisien reconverti en atelier d'écriture que Guillaume m'a reçu pour parler de ce nouveau roman nourri par son amour de la lecture et des écrivains et de l'importance cruciale de la fiction pour nous aider à avancer dans le monde qui commence bonjour Guillaume Muso bonjour Jérôme ça va bien ça va très bien merci alors Guillaume on est ah on est dans la France déconfiné et j'ai pu venir vous vous voir jusqu'à jusqu'à votre bureau votre appartement secondaire un endroit où vous vous écrivez racontez un peu alors sans forcément donner l'adresse he pour les fans c'est mon c'est mon ancien appartement en fait que j'ai transformé en en bureau c'est le le premier appartement dans lequel j'ai j'ai vécu quand je suis arrivé à Paris en 2008 2009 et euh je tiens à avoir un lieu séparé euh pour écrire je n'écris jamais chez moi chez moi c'est vraiment voilà l'espace réservé au couple à la famille aux enfants et donc tous les matins après avoir amené mon fils à à l'école je viens travailler dans cette atelier et on retrouve ça de J pas vous lisez Virginia WF une une chambre à soi vous lisez Stephen King les les deux vous disent voilà que que c'est essentiel pour arriver à s'extraire de son quotidien et pour pouvoir écrire d'avoir un endroit qui soit spécifiquement dédié au travail et c'est un endroit qui est un petit peu décoré de de de de de souvenirs et il y a notamment un tableau que les lecteurs connaissent oui oui oui c'est un grand tableau de de de l'artiste américain John one qui est la la première toile que j'ai acheté dans ma vie pareil je l'ai acheté quand je suis arrivé à Paris je passais tous les jours devant une une galerie je voyais ce ce tableau ce tableau me me parlerit j'ai commencé à imaginer une histoire autour d'un d'un tableau qui aurait comme ça une sorte de de de de pouvoir fascinant presque presque magique j'ai j'ai j'ai finalement acheté ce ce ce tableau l'histoire a mis une dizaine d'années avant de maturer et euh et ça a donné effectivement le roman qui s'appelle un appartement à Paris et c'était c'était il y a quelques années déjà et là on est on fait un petit bon dans le temps avec un nouveau roman qui s'intitule La vie est un roman euh et qui devait sortir ben il y a quelques semaines avant le ou non pendant le pendant devit sortir le le 26 avril on l' repoussé d'un mois voilà euh Guillaume comment est-ce que vous avez vécu ce ces de mois de confinement euh ça été ça été facile moins facile que pour d'autres ça a été j'ai vécu de mois dans mon appartement à Paris en m'occupant exclusivement de mes enfants qui ont 2 ans et 6 ans donc mon fils est au CP donc voilà les journées c'était je faisais la classe à la maison le matin je je je je faisais à manger on a vu des tas de films on a vu deux Tom d'Harry Potter donc c'était vraiment c'était j'ai quitté complètement mon mon costume de romancier pour pour prendre mon mon costume de per de famille c'est la première fois depuis 20 ans que je reste 2 mois sans écrire de toute façon ni l'envie ni le temps ni la disponibilité d'esprit et c'est toujours toujours important que vous avez des des enfants jeunes de de leur voilà de d'afficher devant eux une certaine sérénité et là céit assez compliqué parce qu'on est dans un on était dans un un moment voilà que personne n'avait jamais vécu auparavant et donc toutes mes mon énergie était mobilisé pour faire en sorte que le confinement soit le moins désagréable possible pour mes enfants en essayant de les occuper le plus possible vous avez lu beaucoup alors absolument pas non pas ouvert un livre oui oui voilà voilà et donc non non il il y avait pas y avait pas ce ce temps ce ce ce temps nécessaire les les enfants qu' vous en avvez deux en en basâge voilà sont des des des sensus sympathiques des petits voilà qui qui qui vampirisent votre énergie et donc vous vous devez faire face vous devez être là et et vous devez vous devez voilà il vous rattache vraiment à l'instant présent alors c'est amusant parce que votre fils est né B Nathan le roman lui est lui est dédié euh sans sans spoiler totalement l'intrigue euh c'était vous aviez envie de de lui dédier ce livre là en particulier oui parce que euh ce roman est né d'une d'une peur que j'ai toujours qui est voilà qui est par rapport à voir mon fils ou ma fille disparaître et je me souviens très bien la première fois où j'ai commencé à planter une graine de ce livre c'était il y a quel quelques années que mon fils faisait du manège j'avais toujours peur quand le manège revenait de le voir disparaître voilà de voir et et l'idée était restée et et après c'est devenu euh non plus un manège mais une chambre et donc c'est le romon commence avec une une femme qui joue à cache-cache avec sa fille de 3 ans et en jouant à cache-cache la petite fille disparaît et pourtant l'appartement est clos euh donc il y av cette idée de vouloir faire une sorte voilà de de de Mystère de la chambre jaune version 2.0 quoi version 2020 et mais oui le le le premier première étincelle c'est c'est vraiment voilà les par rapport qu' avec enfants oui oui oui et et pour être honnête j'avais pas prévu d'écrire ce livre maintenant j'étais en train de travailler sur un tout autre projet qui m' qui m'a demandé si moi de de travail qui un projet beaucoup plus ample une enquête sur plusieurs époques avec donc très très très structuré détaillé j'ai travaillais 6 mois sur le synopsis le squelette de de l'histoire je me suis réveillé un matin et j'ai compris qu'en fait j'avais plus envie d'écrire d'écrire le livre parce que j'avais l'impression voilà que que que j'avais déjà vécu ce qu' avait à vivre par rapport au livre et que j'avais envie d'écrire en fait sur les les deux choses qui me passionnent vraiment c'est-à-dire mes enfants qui me relient au monde qui me relie positivement au monde et mon travail d'auteur et la pratique que j'ai depuis 20 ans de me lever tous les jours et de me dire bon voilà qu'est-ce que tu vas pouvoir inventer aujourd'hui donc ce ce ce livre c'est un petit peu le le le résultat de la pratique de 20 ans de de de travail dans le monde de la fiction alors est-ce qu'on peut dire que c'est que la vie est un roman est une sorte de moi je le vois comme ça comme une sorte de faux jumeau ou du précédent qui s'est appelé La vie secrète des écrivains alors les titres sont similaires il a un personnage d'écrivain coupé du monde il y a une réflexion sur le sur le métier le métier d'écrivain qui est le qui est le sien et le vôtre forcément c'est c'est plus qu'une coïncidence non oui c'est pour moi ce livre c'est c'est une sorte de de troème partie d'une trilogie qui est formé par un de mes romans que j'ai écrit il y a 10 ans qui s'appelle la fille de papier le précédent la vie secrète des écrivains et aujourd'hui la vie est un un roman et ces trois livres je les ai écrits parce que oui j'avais envie de parler de mon de mon métier parce que les lecteurs qui ont toujours été très bienveillants par rapport à moi euh me POS beaucoup ces questionsl euh d'où viennent les idées quelle est la part d'autobiographie dans vos histoires comment on écrit concrètement combien d'heures par jour à quel moment à quel endroit euh et et tout ça finalement cette boîte noire de l'écriture euh moi-même en tant que lecteur j'ai toujours été fasciné par les les livres de romanciers qui parlent de ça un livre de Philippe R qui s'appelle parlon travail il y a un recueil d'articles d'Elena ferranteé il y a le le fameux écriture de Stephen King Zady Smith a écrit sur ça Anthony Burgess et et depuis 20 ans profession romancier j'ai adoré oui et donc voilà donc depuis 20 ans je je je moi-même je m'interroge dis toujours mais alors comment font les autres et quand quand vous parlez avec des des collègues vous vous voyez qu'en fait il y a des choses communes mais il y a plein de choses qui sont assez différentes je sais pas ça ça m'est arrivé d'avoir une discussion avec Douglas Kennedy dans laquelle il m'exliquait que finalement Douglas tous les tous les jours se se se met comme objectif d'écrire un certain nombre de signes et il arrête au au bout d'un certain nombre de de signne que ça soit 10h du matin ou 18h et j'étais fasciné par ça parce que c'était complètement à l'opposé de de de ce que je je peux faire et et voir que finalement voilà chaque auteur doit trouver sa sa propre méthode sa propre ses propres rituels pour pour arriver finalement à sortir quelque chose et la chose un petit peu décourageante c'est que l'expérience ne fait rien à l'affaire c'est-à-dire que c'est pas parce que vous écrivez depuis 20 ans que ça va être moins difficile d'écrire un nouveau livre et que finalement je dis dans le roman à chaque fois vous retrouvez un petit peu pied nu devant l'Himalaya alors c'est un livre qui est V roman les plus courts en nombre de pages c'est un je sais pas c'est un livre qui qui est très fluide et qui se lit très rapidement parce queil est très très addictif et en même temps sa construction est est très euh pas complexe mais mais un surprenante un un peu déroutante assez ingénieuse puisquen fait sans voilà sans sans en dévoiler le contenu il y a trois actes et chacun vient chambouler le précédent ou c'est moi je dis que c'est un peu comme un tour de magie c'est un tour de passp est-ce que alors sans rentrer dans les détails pour pas spoiler est-ce que vous avez passé beaucoup de temps à à l'élaborer ce tour de magie oui c'était dès le le début il avait cette idée de faire trois parties et que chaque partie remette en cause le statut de la partie que vous venez de lire donc ça c'était effectivement ce qui était motivant dans dans cette histoire et je savais pas si ça allait être possible avant de de l'avoir écrit donc c'est pas un livre sur lequel j'ai passé énormément de temps à à finalement démonter les les rouages je me suis lancé assez vite dans l'écriture parce que j'avais besoin de savoir tout simplement si le livre allait être crédible et et ça je pouvais le savoir que à partir du moment où j'allais enchaîner la partie 1 et la partie 2 et voir si finalement il y avait cette fluidité et et est-ce que le le lecteur acceptait cette suspension un petit peu de crédulité dont ont besoin les les romanciers et donc voilà donc je me suis lancé assez vite comme comme à chaque livre il y a entre 50 et 100 pages effectivement que j'enlève à la fin parce que ça ça alourdit le roman parce que ça ça peut faire perdre de l'émotion de latention euh et et ça aujourd'hui je sais mieux le faire qu'avant il y a encore il a encore 10 ans ça me coûtait de de balancer 50 pages aujourd'hui je connais davantage voilà le le à la fois la musique du roman Le le le le fait qu'un qu'un roman c'est un peu comme quelque chose d'organique qui a sa cohérence propre et ce mélange entre émotion surprise et tension narrative et ce qui est très très bien c'est que c'est pas seulement un un une belle mécanique de précision ou d'imprécision de fiction en tout cas c'est ai parce qu'il y a beaucoup beaucoup d'émotions beaucoup d'émotions fortes et en fait on y croit jusqu'au bout et tout le fil conducteur c'est moins la construction que le que le que les sentiments des personnages oui c'est c'est toujours cette idée voilà de de de d'écrire des thrillers intimes c'est-à-dire voilà des des romans à suspense mais dans lequel le suspense soit dans l'intériorité des des personnages euh prendre des personnages qui sont voilà dans un moment de bascule de leur vie et prendre des personnages quand même qui sont suffisamment proche de de de vous parce que il y a il y a cette idée ce que je répète depuis plusieurs années mais auquel je crois vraiment que un roman réussi c'est comme une histoire d'amour réussi une histoire d'amour réussi c'est vous rencontrez la bonne personne au bon moment et un roman réussi c'est vous avez une bonne histoire et de bons personnages mais vous êtes dans un moment de votre vie votre vie d'homme d'être humain voilà vous allez être le le le mieux capable de parler de ça de façon juste et de façon intéressante et non qu' tionnel alors justement il y a beaucoup de on sent qu'il y a beaucoup de beaucoup de vous dans dans dans dans les différents personnages et comme le précédent oui on se dit gu nous parle de de de son métier de sa façon de d'aborder l'écriture et on se rend compte que vous l'avez un peu dit tout à l'heure mais que c'est pas toujours une partie de plaisir mais que c'est aussi alors ça peut être positif ou négatif mais que c'est aussi une forme d'addiction l'écriture puis que quand on se lance dedans parfois on sait pas trop où ça va nous emmener mais on peut pas s'empêcher d'y aller est-ce que c'est ouais est-ce que c'est il y a une forme d'addiction oui parce que à la base je pense que je m'interroge souvent sur qu'est-ce que c'est qui fait que depuis 20 ans j'ai envie tous les matins de m'y remettre j'ai envie de dire aussi tous les ans par d'autres vous prenez pas trop de temps on se demande toujours les romanciers les chanteurs ou les acteurs ou les réalisateurs qui mettent plusieurs années à faire un nouveau film un nouveau disque un nouveau livre on se demande si vraiment ils aimaient ça parce qu'ils attendaient très longtemps vous vous attendez pas j'aime que ma vie soit toujours dans un flux créatif euh pour moi il y a rien de pire qu'un romancier qui n'écrit pas voilà qu'un écrivain qui qui n'écrit pas la la la pire tension elle est là et donc j'ai toujours besoin d'être sur sur des rails euh créatifs parce que ça ça ça équilibre ma vie d'être humain et euh à à la base dans dans le le moteur d'écriture oui euh il y a il y a T toujours cette idée que le monde n'est pas comme on aimerait qu'il soit et que donc finalement le moyen moy l'un des moyens les plus faciles et les plus sûr de contrôler le monde c'est finalement de créer votre propre monde de fiction dans lequel finalement vous êtes le le démurge celui qui prend les les décisions et effectivement et et vous avez finalement de vies et moi j'ai ma vie de de père de famille de de de de Marie de et et ensuite voilà j'ai j'ai cette idée d'être dans ce ce monde imaginaire avec des personnages que je crée auquel je parle auquel voilà qui qui parfois me livre un combat mais en tout cas dans lequel j'ai l'impression d'avoir finalement davantage de degrés de liberté que dans ma propre vie dans votre vie enfin comme dis les les les stoïciens font toujours ce cette partition entre il y a des choses que vous maîtrisez les choses sur lesquelles effectivement vous n'avez pas de prise et bonne partie de la philosophie stoïcienne c'est finalement laisser couler les choses sur lesquelles vous n'avez pas de prise ça ne sert à rien de vous inquiéter pour ça de dépenser de l'énergie pour des choses finalement sur sur les lesquelles vous n'allez pas pouvoir interférer et donc concentrez-vous sur les choses sur lesquelles vous pouvez vous pouveit avoir une une influence alors que finalement dans la quand vous écrivez il y a plus cette partition là et finalement vous avez vous êtes oui vous êtes une sorte de de de réalisateur de Dieu de ma de de chef d'orchestre et donc ben qu quand vous avez pris l'habitude de de de passer une dizaine de jours une dizaine d'heures pardon par par jour dans ce ce monde là oui vous avez envie d'y retourner et et oui ça devient alors c'est pas c'est une addiction disons qui vous tient debout hein donc c'est pas c'est c'est pas néfaste euh mais ça permet fonctionner dans la vraie vie oui parce que j'ai appris finalement à avoir des horaires de travail qui sont des horaires de de bureau donc ça c'est d'un point de vue pratique mais d'un point de vue psychologique peut-être des des des angoisses des des des ustration vous pouvez avoir dans la vraie vie ben le fait le fait de tout contrôler dans dans l'écriture ça permet de de de se relâcher un peu dans le reste du temps oui ben ça ça permet alors c'est truc c'est que c'est pas aussi simple c'estd que à un moment vous comprenez que même dans le monde c'est l'un des des thèmes du livre que même dans le monde de de de la fiction vous êtes pas le seul à faire des règles et ce que j'ai toujours dit c'est que le moment vous sentez qu'un livre je sur la bonne voie c'est quand vos personnages décident de faire des choses auxquelles vous les prédestiniez pas forcément et que c'était là qui se passait un truc et donc finalement ce ce désir de contrôle même dans la dans la fiction finalement euh il est pas aussi évident que ça alors c'est aussi un roman qui nous remamène à New York oui euh pour la première fois depuis depuis plusieurs livres en tout cas les deux derniers étaient très franco français euh New York l'Amérique New York en tout cas ça vous manquait alors c'est c'est un roman dans lequel pour moi les lieux n'ont pas tellement d'importance il y a il y a juste cette j'avais envie qu' cet éloignement géographique entre les deux personnages principaux mais si lui avait été à Hambourg et elle à Montréal ça aurait fonctionné aussi euh pourquoi ce livre a commencé comme ça alors c'est c'est les c'est le le début effectivement qui se passe à Brooklyn alors c'est important de de voir qu'en fait il est les les les 50 premières pages du du roman sont vraiment uniquement dans l'appartement un côté enfermement et la romancière voit la ville de loin et et donc j'avais envie oui d'une ville bourdonnante autour d'elle et euh je crois que quand j'ai quand j'étais en train d'écrire la première partie j'étais à New York C en octobre dernier et effectivement d'un seul coup ça a été l'évidence New York c'est c'est ça ça vous fascine toujours autant ça vous inspire toujours non non non ça non moins moins qu'avant d'abord parce que j'y vais moins ouais donc j'y vais moins donc je connais moins je sais que New York c'est une ville qui tous les 4 5 ans change un petit peu de de voilà de d'aspect il a ce côté une ville qui va très très vite euh elle m'est moins familière qu'avant pour des raisons pratiques qui fait que c'est moins facile de voyager avec des des enfants euh donc non ça ça ça m'a fait plaisir lors de ces lors des deux derniers rom précédente de de de revenir sur la Côte d'Azur euh là pour celui-ci voilà les les lieux pour moi étaient en en arrière-plan oui c'est plus c'est plus un cadre pour pour poser ouais et on est vraiment à l'intérieur on est à l'intérieur des des personnages et c'est des personnages qui qui s'habitent eux même en fait ils sont finalement les les lieux sont pas si importants pour eux parce que ils sont tout le temps dans leur vie intérieure d'ailleurs le le roman est raconté à la première personne à la fois euh euh parfois dans la tête de la romancière et parfois dans la tête du héros masculin euh donc donc voilà c'est c'est c'est des livres qui passent à travers le filtre la subjectivité de chaque personnage alors ce qui est ce qui est assez eu assez chouette moi je trouve dans dans dans dans ce roman c'est et comme dans le précédent c'est que vous citez beaucoup d'autres écrivains y compris alors leurs livres mais aussi leur le leurs histoires personnelles ces écrivains qui sont des des des des reclus qui qui qui s'oupent un peu de la la société et dans le livre vous hésitez pas d'ailleurs à à mélanger euh euh vos personnages de romanciers avec des person des personnages réels et on sent quand même qu'il y a un plaisir comme ça et je parle même pas des des des petites citations qui émaillent chaque chaque chapitre est-ce que c'est est-ce que c'est une forme de de transmission et faire un petit peu le métier de votre maman de bibliothécaire alors ça sert l'intrigue mais ça ça encourage aussi les gens à découvrir des livres non quelle est la part de de de virus ééditaire là-dedans complètement c'est il y a cette envie de transmettre moi j'étais prophè pendant pendant pendant 10 ans et là cette histoire là c'est un un vecteur assez efficace pour parler finalement de la méthode d'écriture de quantité d'auteur prenez par exemple l'exemple de Stephan King et de zadis Smith ou de de personnes qui Denise LAN répète toujours que voilà il commence à écrire histoire lorsqu'il a un plan une tuyoterie vous avez des auteurs comme King ou ZAD sm dans un registre complètement différent qui vous disent que non ils partent comme ça sans avoir d'idée ou alors une très très vague idée de là où ils vont il se laisse guider pendant longtemps en France il a eu un peu ce mépris pour des gens qui disaient qu'ils avaient un plan qu'ils avait passait un temps important pour construire une in j'ai même vu un jour un auteur qui disait dans ses interviews le contraire de ce qu'il faisait en réalité c'est assez étrange moi pour moi ça ça dépend vraiment de de chaque livre il y a des livres que j'ai écrit en en ayant d'abord un plan très très très structuré vissé et d'autres pour lesquel effectivement je je me suis donné beaucoup plus de liberté il y a il y a pas de il y a pas de méthode il y a pas de enfin en tout cas pour moi c'est chaque chaque livre doit trouver enfin porte en lui sa propre gestation en fait la façon dont dont on va le le mener à terme et et c'est pour ça que vous avez pas de recette et c'est pour ça c'est ce que je vous ce que je je vous disais c'est cette idée que vous avez beau avoir écrit 15 livres le 16e sera difficile parce que chaque livre est particulier et que finalement si vous essayez de dupliquer une méthode ben non ça va pas forcément marcher et c'est à la fois très stimulant et très angoissant et je crois queil y a il y a 50 % d'excitation et 50 % de terreur parce que quand vous commencez un livre vous êtes excité parce que c'est la la nouveauté et vous êtes tétanisé justement parce que vous êtes dans l'inconnu aussi mais cette envie de de de citer les livres des autres et la méthode des autres comme vous venez de le dire mais même de de juste de citer les noms des autres c'est assez c'est assez étonnant que l'écrivain qui est le plus lu en France soi un ceux qui cite le plus les livres des autres euh quelque part bah oui c'est comme si en rentrant dans ce livre dans ce livre là on rentre un peu dans votre bibliothèque Guillaume oui mais moi ça ça toujours été voilà je suis très fier quand des lecteurs viennent me dire que ils ont lu certains livres al ça peut être le prince des des marais ça peut être belle belle belle du Seigneur ça peut être des polars ça peut être que je je cite lors de mes interviews que je cite dans les les romans j'ai toujours pensé que un roman était aussi intéressant par les livre qui nous donnait envie de lire c'est un petit peu pour moi un roman c'est comme un lien hyper texte c'est-à-dire il doit permettre de euh d'aller voir ailleurs aussi de de de sauter vers un autre livre et je de depuis que j'ai commencé à lire depuis l'âge de 14 ans j'ai toujours eu l'impression que les livres m'amenaient vers d'autres livres et que finalement le le ce ce processus ne ne s'arrêtait jamais et que et c'est aussi ce que j'aime dans la fiction c'est qu'elle qu'elle n'enferme pas moi je au début quand je je lisais je ne lisais pas pour m'échapper du monde je lisais pour mettre ma vie entre parenthèses mais pour pouvoir revenir dans le monde en étant plus riche de ce que j'avais pu vivre ou apprendre dans la fiction c'est c'est c'est la phrase de Henry Miller à quoi servent les livres s'il ne vous donnent pas envie de de de mordre avec plus d'appétence finalement dans la dans la vie et je je je reviens à à votre maman bibliothécaire je sais que elle son son son son crédo c'est c'est de de vous dire de ne pas avoir de hier et et on retrouve ça dans dans dans les écrivains que vous cite parce que vous vous citez des Américains des Japonais des Français de la littérature blanche littérature de genre pour vous il y a pas de il y a pas de il y a pas de chapelle mais non il y a toujours il y a enfin le mon seul critère c'est le critère du du plaisir voilà et de la curiosité que je peux éprouver je sais pas j'ai 45 ans et je me dis oui voilà je lis depuis 30 ans et je me dis waouh c'est quand même bien d'avoir eu cette cette ouverture d'esprit et d'avoir traversé comme ça des univers très très très différents et et quelle chance et ça m'a enrichi je déteste le snobisme je supporte pas ça ça vous enferme ça vous rend bête ça vous rend intolérant euh alors que la culture normalement ça doit effectivement voilà vous vous ouvrir aussi à des choses différentes et et aujourd'hui en tant que que que père mais aussi en tant qu'enseignant hein j'ai toujours C cette idée voilà de de d'ouvrir les fenêtres quoi et de de d'essayer de de oui de de de permettre à à à des gens d'aller voir des des univers qui connaissez pas vous leur faites découvrir de de manière voilà c'est c'est c'est intégré à l'intrigue c'est pas c'est pas gratuit mais le fait c'est que ça c'est jamaisamais ça n'est jamais pourrait étaler une quelconque culture au contraire c'est parce que ça sert un récit ça sert une intrigue mais ça amène de la réflexion aussi enfin il y a cette idée le le roman ce que disait Kundera le le l'esprit du roman c'est l'esprit de la complexité moi pourquoi j'aime les romans parce que les romans permettent de dire parfois sous une forme fluide et ludique une certaine comp complexité de la vie de nos pensées regarder s non plus de 300 romans et ce que disait assouine sur lui savoir que simnon c'est un petit peu la condition humaine enfin l'œuvre de simnon c'est ça ça nous renvoie à ce qu'on a de de plus intime en tant qu'être humain et et on est aujourd'hui dans une société qui malheureusement dans le débat public on est dans du manikéisme c'est blanc ou noir alors que l'être humain est foncièrement gris on est tous gris à l'intérieur de nous on est traversé de désirs contraires de de pensées complexe et et et et et le roman finalement permet de de de faire écho à cette complexité là qu'on porte tous en nous alors je parle de de de la transmission des livres ça fait un peu la ça pour la transition avec avec le le fait que le livre est dédié à votre fils à votre fils Nathan alors je crois qu'il a l'âge de bah oui on apprend à lire euh est-ce que est-ce que Nathan a envie de découvrir les romans de son papa oui alors là là c'est assez amusant parce qu'il est en âge à la fois de comprendre ce que je fais et je peux lui euh lui pitcher de façon simple effectivement mais voilà et donc et et il y a cette idée voilà que que que un jour quand même essayer peut-être d'écrire une histoire à deux c'est assez alors pas pas forcément pour la publier mais cette idée en tout cas de lui apprendre les mécanismes de de de la fiction de l'écriture de oui c'est c'est ça ça me fait assez plaisir ça de de de pouvoir être dans le ce ce rôle là il a déjà pris un un de V liv la bibliothèque il a commencé à sûr non mais bien sûr il prend il demande et et et donc euh bon les les les Musau sont plutôt interdits au moins de 12 ans hein non oui là c'est c'est un peu compliqué de lui lui raconter mais mais en tout cas il y a des des débuts d'histoire où effectivement son imaginaire imaginaire pe pe fonctionner et il a le droit qu'est-ce qui serait le plus cruel ah j'ai une question très très très très cruelle Guillaume qu'est-ce qui serait le plus cruel qu'il n'aime pas vos livres ou qu'il n'aime pas lire euh les deux non non mais bien sûr qui qui qu' n'aiment pas lire bien sûr je pense je suis pas dans un je pense qu'il faut pas se dire que vos enfants vont être fiers de vous vont aimer ce que vous faites enfin en tout cas ça prend ça prend du temps tout ça ça prend même le le le regard que nous on pouvait avoir sur les les métiers de nos parents de nos grand de nos grands-parents c'est c'est c'est qu'avec du recul finalement que que que vous arrivez finalement à à à mettre un peu de de distance par rapport à ça de comprendre des choses que vous compreniez pas quand vous étiez plus jeune donc euh non il y a pas cette cette idée de dire plus tard mes enfants aimeront mes livres ou c'est assez non par contre par contre le fait de le fait d'aimer à lire je je je pose la question parce que durant le confinement bon j'ai fait plusieurs entre auteurs qui ét chez eux et on parlait du fait souvent que dans dans quand on ouvrait la radio on ouvrait la télé on voyait beaucoup de Français qui qui expliquer pendant le confinement je je tourne en rond je suis comme un lion en cage je sais pas quoi faire rarement on on entendait les gens nous dire ben lisez c'est c'est l'occasion ou jamais est-ce que est-ce qu'il faut s'inquiéter pour la lecture ou parce que paradoxalement les les Français auraient l auraient lu pardon entre 2,5 et 3 livres en moyenne pendant le confinement est-ce que vous pensez que ça va durer mais je pense que en fait il faut prendre le problème en se disant qu'est-ce que ça m'apporte de lire lire ça me permet de rentrer dans une dans une bulle où déjà premièrement je retrouve la maîtrise de mon temps ouis quand vous lisez voilà vous êtes le maître de votre temps vous pouvez lire lentement vous pouvez lire vite vous pouvez sauter des pages vous pouvez arrêter de lire donc voilà vous vous retrouvez un degré de liberté que vous n'avez pas ou moins avec une autre forme de de fiction soit une série que ça soit une un film deuxièmement vous êtes dans un rapport avec l'histoire et avec l'auteur quand vous lisez qui est vraiment de l'ordre de l'intime c'est-à-dire que vous regardez un film ou une série tout le monde voit les les mêmes images vous lisez un roman vous faites votre propre film votre propre et unique film et vous êtes en en lien vraiment direct avec celui qui l'a écrit avec l'univers des des personnages l'exemple que je donne c'est toujours si si quelqu'un vient et se met à lire sur sur votre épaule enfin audessus de votre épaule vous avez l'impression que d'un seul coup voilà c'est de votre intimité très désagréable intimité voilà et et est violé donc voilà donc donc il y a ça il y a cette après il faut pas il faut en fait que les gens se disent qu'est-ce que ça m'apporte de lire enfin c'est pas le le but c'est pas de lire pour lire si si vraiment les gens n'aiment absolument pas ça voilà c'est pas une obligation on peut très bien réussir sa vie sans lire donc c'est pas moi je peux vous dire de moi voilà qu'est-ce que ça m'apporte de lire ça m'apporte le fait de pouvoir aussi me mettre dans la tête de personnages Humberto e disait celui qui lit V s vie celui enfin V 500 ou 1000 vies celui qui ne lit pas ne vit que sa propre vie alors bien sûr vous vivez pas une vie aussi dense mais vous vivez des segments de de de de vie et surtout des segments d'intériorité d'autres personnage moi le premier roman que j'ai lu quand j'avais 11 ans ou 12 ans leso de hurlevant pourquoi j'ai aimé ce livre parce que j'avais l'impression d'être dans l'esprit de personnages qui me paraissaient finalement complètement barré et qui vivait des émotions dont j' savais même pas que ces émotions existaient euh et pour revenir à des auteurs comme genre je sin non ou ce que je je vous disais à propos de l'intériorité des personnages c'est que quand vous lisez voilà si vous vous êtes vous êtes à l'intérieur d'une d'une psyché vous pénétrez le cerveau de quelqu'un d'autre et vous suivez je sais pas c'estes ces ces divagations ces réflexions et encore on est là dans un un spectre qui est ni blanc ni noir on est dans ce que l'individu finalement a de plus intime et encore une fois de plus en de plus complexe et j'ai l'impression que parfois l'époque actuelle avec cette exigence de transparence de moralité finalement nous nous nous refuse ça alors que l'être humain est complexe par nature enfin et et cette complexité là finalement quand vous la retrouvez dans des personnages comme ça fait écho avec votre votre propre complexité à vous vous dites ah ben finalement oui je suis pas le seul à être comme ça pour terminer Guillaume mussau est-ce que vous avez hâte de retrouver vos lecteurs en signature est-ce que vous pensez que ça va se faire dans les semaines les mois qui viennent comment vous voyez les choses les mois qui viennent j'espère les semaines qui viennent ça va être plutôt compliqué mais mais mais j'espère quand même qu'à la rentrée voilà on va pouvoir reprendre des rencontres parce que c'est quand même sur ce moment où quand même les les les gens vous renvoient les les lecteurs vous renvoient la façon dont ils ont compris le le roman à un moment dans le livre mon héroïne qui est romancière dit les les lecteurs lisent le roman qu'ils ont envie de lire peu importe le le roman donc il y a cette cette subjectivité là euh surtour ces échanges là ben ça va pas être possible pendant quelques temps oui oui al ça va être possible de façon différent les gens vous écrrivent vous avez des réseau vous avez des retours vous avez des mais vous savez pas effectivement oui la la la spontanéité de la rencontre la cette cette espèce moi je Tu je vous disais voilà depuis depuis 2004 2005 les lecteurs sont bienveillants par rapport à moi sont assez euh c'est c'est ces moments de rencontre on en a il y avait assisté parfois puisé des des rencontres et c'est c'est toujours voilà le le il y a une une bienveillance une sympathie euh des gens un une une curiosité mais saine euh sur euh sur sur sur la façon dont j'écris sur euh euh mes projets euh oui que que que j'aime bien et que j'apprécie d'autant plus que euh généralement ces périodes arrivent après euh 9 ou 10 mois d'enfermement de gestationation et donc d'un seul coup vous avez comme ça cet afflux de de de témoignage cet excès positif de sociabilité et qui moi oui ben me recharge mes batteries et parfois me rappelle pourquoi aussi j'écris j'écris d'abord effectivement pour offrir une échpp et belle au lecteur et ça c'est bien quand il vous il vous montre voilà qu' vous ont ont suivi dans cette dans cette traversée là alors ça va peut-être venir dans dans à partir de de la fin de l'été ou du début du mois de septembre est-ce qu'entre tempemps vous allez recommencer déjà un nouveau roman et alors est-ce que ce livre que vous aviez que vous étiez pitché construit dans votre tête ou sur le papier je sais pas jusqu'où vous étiez allé est-ce que ce livre qui s'est interrompu avant avant de faire celui-là ça sera le prochain ou ou peut-être oui ou non non il est il est parce que il était quand même très avancé et assz et et et il é excitant du moins pendant une une période en tout cas je je vais pas écrire quelque chose ni sur le confinement ni sur le virus là je suis encore dans la la la période effectivement mais qui est l'E une des périodes à la fois les plus angoissantes et que je préfère où finalement tout est encore ouvert voyez vous vous dites ah ben mon prochain Liv il sera peut-être à polar peut-être un livre historique peut-être être une histoire d'amour et cette ce ce ce cet éventail des possibles est aussi vertigineux qu'intimidant ok merci beaucoup Guillaume à bientôt au bientôt avec plaisir c'est la fin de cet épisode je vous invite à le liker à le partager et tout simplement à en parler avec d'autres passionnés de lecture comme vous tous les épisodes précédents sont disponibles sur les plateformes de téléchargement et sur la page spéciale qui lui est consacrée sur LCI.fr les gens qui lent sont plus heureux c'est aussi un compte Instagram où vous pouvez retrouver les coulisses de chaque épisode je vous dis à bientôt et bonne lecture