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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 28 avril 2022 5 min

Clément Viktorovitch : François Hollande, l’art de faire échouer une négociation

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et vous revenez clément victorovitch sur les négociations en cours entre la france insoumise et le parti socialiste en vue des législatives discussion initialement mal engagé mais qui depuis quelques jours semble se rapprocher d'un accord c'est précisément ce moment qu'a choisi françois hollande pour prendre la parole et selon vous il donne une véritable leçon dans l'art de faire échouer une négociation l'ancien président de la république n'accepte manifestement pas l'idée que son parti puisse signer un accord électoral sous la bannière de l'union populaire est en effet il a décidé de le faire savoir ce matin sur france info il s'était explicitement opposés à ces discussions qui équivaudrait selon lui à une disparition du parti socialiste quant aux raisons de son refus elles sont explicites s'il n'y a pas une renaissance des partis politiques qui représentait jusqu'à présent l'essentiel de l'échiquier politique est bien en 2027 vous aurez toujours marine le pen et jean luc mélenchon candidat et un candidat du bloc central qui dira voyons on peut prendre ni l'un ni l'autre donc vous n'avez pas le choix voilà la prédiction de françois hollande le bloc central lire le bloc macro nist sera immanquablement réélu à moins que les partis traditionnels or au premier rang desquelles le parti socialiste ne ré mersch comme de grandes forces politiques c'est pourquoi françois hollande refuse tout accord derrière la france insoumise bon c'est évidemment un argument discutable en vertu de quoi l'union populaire ou d'ailleurs le rassemblement national ne serait-il pas en mesure de gagner une élection par quel raisonnement le parti socialiste fort tout de même de ces bains et demi pour cent pourrait-il à paraître aujourd'hui comme la principale force d'alternance voilà les questions auxquelles il faudrait répondre or françois hollande ne s'y confronte pas un seul instant il commet ce que l'on appelle en rhétorique une pétition de principe un raisonnement fallacieux qui consiste à prendre comme point de départ de son raisonnement la conclusion qui auraient précisément dû faire l'objet d'une démonstration il n'était pas son raisonnement alors si mais vous allez voir que ce n'est pas beaucoup plus rigoureux imaginons le parti socialiste disparaît mais qu'elle serait donc l'alternative à gauche ça serait de prendre la gauche radicale avec un programme dont on sait parfaitement qu'il n'est pas crédible ça veut dire que le prochain gouvernement serait dans l'idée de faire une retraite à 60 ans tout le monde sait que c'est impossible financièrement ça veut dire aussi qu'on mettrait la 6ème république quand chacun sait que même si on a une majorité à l'assemblée nationale il n'est pas possible de changer la constitution alors ici il ya des mots importants et on ne les voit pas forcément passé changer la constitution pour faire la 6ème république chacun sait que c'est impossible la retraite à 60 ans tout le monde sait que c'est inenvisageable le programme de la france insoumise on sait parfaitement qu'il n'est pas crédible on sait chacun sait tout le monde sait ce sont des mots qui ont un sens ces locutions introduisent un type d'argument bien particulier d appel au bon sens chacune de ses phrases serait tellement évidente qu'elle n'aurait même pas besoin d'être argumenté ce qui est bien sûr totalement fallacieux on peut être opposé aux propositions avancées par jean luc mélenchon on peut penser qu'elles ne sont pas pertinentes mais affirmé qu'elle ne serait pas crédible voilà qui demanderaient normalement un peu plus que trois phrases lapidaires d'un bout à l'autre de l'interview françois hollande part donc au fond du principe que la france insoumise serait il légitime à porter les espoirs des électeurs de gauche sans jamais les théiers d'un argument et en omettant le score humiliant du parti socialiste le 10 avril dernier est-ce qu'ils l'expliquent ce score alors oui est en tout cas une chose est sûre c'est que ce n'est pas de sa faute tu pues président depuis cinq ans est ce que je dois rappeler les dates donc c'est forcément une part de responsabilité pour le reste depuis cinq ans à travail aurait dû être fait par le parti socialiste ça n'a pas été fait ensuite il y a eu à défaut d'incarnation un parti politique ou une candidature c'est une incarnation ce que je représente c'est pas simplement une histoire c'est une fidélité c'est un engagement profond générations et des générations qui ont voulu que l'idée socialiste puisse permettre de faire avancer la république il n'y a pas eu assez de travail au sein du parti les incarnations fait défaut voilà ce qui aurait mené à ce score piteux quant à lui eh bien oui il confesse une part de responsabilité mais qu il escamote immédiatement en arguant qu'il représenterait surtout aujourd'hui un maillon de la grande histoire socialiste au terme de cet entretien on a donc le sentiment que françois hollande vit dans un autre monde un monde où certains faits n'existent pas un monde où le parti socialiste n'aurait pas rassemblé 1,5 pour cent des voix un monde où le bilan de son propre quinquennat ne reviendrai pas sans cesse dans les débats comme un motif vibrant de crispation alors on peut comprendre que françois hollande préfère ce monde féerique à la réalité il n'empêche que c'est dans la réalité qu a lieu en ce moment la négociation d'une union le hollande serait t'il autre pays du mirage c'est votre question entre les lignes ce soit avec les monts victorovitch