Punchline - La France peut-elle avoir un impact sur le conflit entre Israël et l'Iran
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Punchline 18h 19h Laurence Ferrari sur C News et Europe. On se retrouve dans Punchline sur C News et sur Europain. Un conseil de défense est en cours.
En ce moment même à l'Élysée, on rejoint sur place Clély, Mathias et Charles Pousse, bonsoir Clély. De quoi est-il question ? J'imagine qu'il sera question de ce qui se passe entre Israël et l'Iran.
C'est bien cela. Oui, évidemment Laurence, ça fait 2h15 maintenant que se tient ce conseil de défense à l'Élysée dans une salle qui s'appelle la salle Jupiter qui qui est en sous-sol he dans une annexe de l'Élysée. Rien ne filtre donc on a très peu d'informations.
Une chose est sûre, il va être question des ressortissants français. Alors, par ressortissant, on entend à la fois les gens qui sont sur place dans les pays comme Israël, qui travaillent sur place, qui vivent et puis bien sûr les touristes. Vous venez de parler de Washington qui allait évacuer ses ressortissants d'Israël.
Il va être question aussi bien sûr dans ce conseil de défense des ressortissants français. Comment les aider ? Comment aider ceux qui veulent partir à à fuir le pays alors que c'est très difficile, on le sait, puisque l'espace aérien est clos.
Alors, autour de la table et autour du président de la République, il y a le Premier ministre et puis les ministres régaliens ainsi que certainement bien sûr les service de renseignement français et je vous dis ça fait donc 2h et on devrait peut-être avoir quelques informations à l'issue de ce conseil de défense. Très bien. Merci beaucoup Lellie, Mathias Charles Pousseau.
On va essayer de comprendre la position française. Écoutons tout de suite le président Macron parce que dans un premier temps, il a dit évidemment Israël a le droit de se défendre et après il a dit mais pas avec des bombardements. Oui, c'est ça.
Bombe. Écoutons la cohérence macronienne. La France a une position constante d'ailleurs à travers les années et cette position c'est celle que j'exprime depuis octobre 2023.
Nous sommes attentifs à la sécurité d'Israël. Nous reconnaissons le droit d'Israël de se défendre mais comme une démocratie. Nous sommes à ses côtés quand elle lutte contre les groupes terroristes.
Mais jamais nous ne partageons les actions de déstabilisation régionale. C'est pourquoi depuis octobre 2023, la France appelle incesser le feu à Gaza. Et c'est pourquoi j'ai dit nous ne voulons pas une Iran qui se dote de l'arme nucléaire ou qui a ses capacités balistiques.
Mais je pense que la plus grande des erreurs aujourd'hui c'est de chercher par la voie militaire à faire un changement de régime en Iran parce que ce sera là le chaos. Alors le chaos Gautier Lebr, vous aurez tous la parole sur Emmanuel Macron ne veut pas que ça soit les bombes occidentales qui fassent chuter le régime et qui neutralise le guide suprême. Ça, on l'a bien compris et ensuite on peut pointer quand on discute avec des ressortissants de la diaspora iranienne peuple iranien qui pourra renverser le régime.
Alors ça c'est ce que pense Emmanuel Macron. C'est pas ce que pense Benjamin Netaniaou et c'est peut-être pas ce que pense Donald Trump. Mais quand on entend Mayer Munchipour, ce magnifique champion de boxe qui est venu sur ses news cette semaine, des ressortissants de la diaspora iranienne, j'aime bien parce qu'il y a des anciens ambassadeurs qui ont fait un petit tour de temps en temps aux États-Unis qui expliquent que toute la diaspora condamne les bombardements israéliens.
Alors, ils doivent pas avoir les oreilles bien ouvertes parce que certains comme Mayer Monchipour, ils voient un espoir de faire chuter le régime et donc il pointe l'ambiguïté de la France avec le régime des Mola. Inutile de rappeler que on a gardé au chaud à le château euh le le prédécesseur. Non, c'était Valérie Giscard Destin mais bon euh c'est son successeur et donc il ne veut pas faire chuter ce régime d'islamiste.
Il ne veut pas que ça soit les bombes occidentales, sinon il dit ça sera pire après. Alors il y a le fils que exactement il y a le fils du chat d'Iran qui explique qu'il est prêt à faire une transition démocratique. Il y a Donald Trump, on l'évoquait à l'instant, qui gagne du temps et qui essaie de voir les alternatives au régime des Mola.
Et il y a Emmanuel Macron qui dit "Non, niet, il faut pas faire chuter le régime." Et ensuite quand il dit la position de la France est constante, ça c'est quand même une vaste blague parce que elle change toutes les 24 heures. Au début, communiqué du qu d'ors de Jean-Noël Barreot qui répond évidemment à l'Élysée, du président de la République assez clair pour le coup.
On soutient euh l'intervention israélienne et puis 48 heures plus tard, on parle de cesser le feu puis on dit "Non, non, c'est Trump qui a parlé de cesser le feu." Donald Trump, il rentre dans l'avion, il dit "Emmanuel Macron, il a rien compris comme d'habitude euh et il propose l'inverse d'un cesser le feu, peut-être même une application dans le conflit." Alors, il est possible que Trump ait changé d'avis.
Ça serait pas non plus la première fois qu'on voit ça. Mais donc ça fait une situation et une position de la France absolument incompréhensible où on dit Israël a le droit de se défendre effectivement mais finalement faut pas aller bombarder les infrastructures énergétiques et évidemment il faudrait que ça s'arrête le plus vite possible. Ben non, ça va pas s'arrêter le plus vite possible parce qu'en fait c'est une guerre existentielle pour Israël le jour où l'Iran a la bombe atomique s'en définit pour l'État hébreu.
Paul Maria aussi la situation de nos deux otages français et sil colère Jacques Paris, je le rappelais tout à l'heure. Est-ce que ça peut expliquer la prudence française pour Non franchement non. Vous savez ces régimes là ne comprennent que le rapport de force.
Voilà. Et quand on est trop tiède à leur égard, ontient jamais satisfaction. On l'a vu avec ces deux otages.
Vous l'avez raison de de le signaler. Jacques Paris Sil colère qui sont toujours là-bas. On le voit avec Boem sans salle.
Oui, exactement. Qui est toujours au tage du régime algérien. Avez-vous entendu Emmanuel Macron taper du point tordre ce bras d'honneur que fait le président Teboun sans cesse ?
Non. D'ailleurs, j'étais très intéressé par le propos de votre journaliste sur le conseil de défense. Vous attendiez, je le vois, à votre impatience, une explication, une déclaration Madel Macron sur ce terrain de la défense.
De de quoi parle-t-elle ? Des ressortissants français en Israël. OK ?
Et j'ai entendu tous les témoignages que vous diffusez les uns et les autres parfois en direct des Français au tage de cette guerre retenue en Israël. Que que vous ont dit sur votre chaîne ? Vous savez, on appelle le consulat l'ambassade pour rentrer en vous savez ce qu'il nous répondent ?
Allez sur le net et puis donnez-nous une note. Je pense qu'Emmanuel Macron est en train de se rendre compte et c'était vrai aussi des otages français du Ramas. On a noté le peu d'empathie, le peu d'empressement à devoir les libérer, le peu de pression exercé sur le ramas, pression exercé plutôt sur Jérusalem ou ou tel aviv.
Je pense qu'il s'en est rendu compte et je pense que il fait passer un message tiens, on va enfin s'occuper de nos français et je pense qu'en Macron est très est un petit peu perdu. Vous savez, dans notre jargon à nous, on dit ligne éditoriale. J'attends de lire clairement sa ligne politique ou diplomatique.
Pour l'instant, je la vois pas. André Vallini, André Vanini, quand vous l'entendez dire oui non bombardement, faut pas faire tomber le régime mais il y a l'armomique. Qu'est-ce que vous comprenez ?
En fait, je comprends pas grand-chose effectivement, mais je pense quand même que le problème des deux otages français doit jouer un peu quand même. Euh le problème des ressortisses français bien sûr aussi. Et c'est pas c'est pas scandaleux que le conseil de défense se préoccupe des ressortissants français et des deux et des deux otages.
Pour autant, Emmanuel Macron est toujours dans le flou sur ce sujet comme sur beaucoup d'autres. Et moi, je retiens la déclaration du chancelier Mertz, le chancelier allemand hier qui a dit Issraël fait le sale boulot et au profit de tout l'Occident. Absolument.
Absolument. Et je pense que Mertz avait raison. Je ferais le jeune.
Je suis comme tout le monde ici. Je suis incapable d'expliquer ce que dit ce que dit Emmanuel Macron. Je comprends beaucoup mieux en effet Donald Trump qui a souvent été décrit comme un fou furieux, vociiférant, coup de tweet et cetera et qui en fait devient même s'il est très ambigu, beaucoup plus lisible en ce moment et on constate que c'est la différence en fait entre parler quand on n'est pas écouté, parler quand on est écouté et quand on a une vraie force de dissuasion.
Maintenant, moi j'ai une crainte gigantesque en vous écoutant, c'est si l'issue de de ces bombardements de la de la des 6 jours qu'on vient de vivre et de ce qui va suivre dans les semaines qui viennent, c'est le renversement militaire par une puissance étrangère d'un d'un dictateur épouvantable. Certes, mais que c'est son renversement. Je ne vois pas quelle solution politique derrière.
Tout à l'heure, vous euh Paul Mar notamment et Monafarian décriviez une situation quasi idylique où en fait grâce à la déstabilisation du régime tout à coup les oppositions réussiraient à se mettre à la table des négociations, à le renverser et que le peuple suivrait et cetera. J'adorerais. J'adorerais, mais moi j'ai une crainte gigantesque, c'est que à jamais le successeur soit entaché de d'être le placé par les Américains, placé par les Israéliens comme une marionnette et la légitimité politique derrière, je sais que c'est un peuple qui sort de 45 ans de dictateur épouvantable, donc on peut pas tellement se perdre en conjecture.
Mais si jamais il y a cette comment dire cette cette illégitimité qui entache le début de quelque chose qui n'est plus les molats, j'ai peur que ça tienne pas longtemps et notamment parce que les puissances étrangères à l'extérieur n'ayant pas envie en tout cas ceux qui étaient les prox d'état militaire. aussi parce que ça c'est aussiir Françoise Labor qu'on pas entend sauf si alors c'est ce que dit le le principal avis c'est c'est qu'il veut se présenter comme l'homme de la transition pour organiser des élections démocratiques. Si on est fait on arrive à organiser les élections démocratiques ont un référendum en Iran, la chose la chose est un peu différente.
Et et encore une fois, je l'ai dit tout à l'heure, le peuple iranien est un peuple extrêmement éduqué est un peuple extrêmement intelligent. les les femmes iraniennes, ell elles se battent, je je veux dire, c'est c'est pas euh et elles meurtent et elle meurt hélas dans dans la différence occidentale qu'on écoute juste c'est ça qui aussi qui fait la différence. Encore un témoignage.
Maarmement, je sais pas, vous l'avez évoqué euh Gautier boxeur français d'origine iranienne qui affirme que la majorité des Ianiens approuvent les frappes israéliennes. On l'écoute rapidement. Et dans l'ensemble, les Iraniens remercient les frappes dans l'ensemble.
Je parle pas au nom des Iraniens de tous dans l'ensemble. Il remercie Israël de d'avoir frappé et peut-être de nous débarrasser des des mol là. Quelque chose encore une fois que vous maîtrisez pas.
Vous savez ce qu'on dit les Iraniens. On est sous occupation depuis 79 depuis 46 ans. On est sous occupation.
Les mola là, l'Islam, les islamistes, c'est pas l'Iran. L'Iran, c'est autre chose. Mais mais malheureusement, je sais très bien que c'est c'est pas maîtrisé chez nous ici.
Sur Je voulais juste rajouter par rapport à ce que disait Geoffroid. Effectivement, on ne sait pas ce qui pourrait se passer si le régime chute. Mais quand même, l'exemple que prend Emmanuel Macron, me semble-t-il, n'est pas le bon.
Il parle de la Libye. Alors, c'est vrai, n'était pas une bonne intervention. Ça a déclenché la crise migratoire qu'on connaît.
Mais il y avait pas de bombe atomique en Libye. Il parle de l'Irak, les armes de destruction massive étaient un un mensonge et honté du gouvernement Bush. Donc, il y avait pas de bombe atomique non plus.
Là, quand même, la petite différence par rapport à l'Irak et la Libye, c'est juste l'arme nucléaire. Vous az écouté al jeends écoutez je vous ai écouté avec l'ambassadeur d'Israël vous avez posé la première question que vous l'avez posé c'est est-ce que vous voulez changer le régime ou est-ce que vous voulez détruire le le en citant notamment d'ailleurs la phrase de Netaniaou qui disait que ça pourrait mettre fin au conflit de supprimer Raméne et je crois me souvenir qu'il n'avait pas entendu cette déclaration et que il était découvert en direct il était en train de dire la ligne officielle de d'Israël qui était à ce moment-là plus celle de Netaniaahou il y a une ambiguité il y a même même une gène sur dit pas totalement la même chose que le premier ministre on est d'accord il y avait une gne sur votre plateau et en fait on est entre les deux aujourd'hui on sait pas ce qu'ils vont décider de faire. Et moi je dis, il y a une solution qui va à tout le monde, c'est que on réussisse par les armes, ce qu'on a pas réussi par la diplomatie, ce que l'ONU n'a pas réussi, ce que la IE n'a pas réussi et cetera.
Moi ça me pose aucun problème moral et je suis pas iranien en plus. Donc voilà, en revanche, je suis désolé de dire que si on renverse un régime, je je pense au successeur et je me dis le pauvre, ça va être compliqué pour lui. Dernier mot, Paul Amar.
Mais simplement pour répondre à Geofroid, pardon, je suis plus âgé que vous donc je me souviens du coup d'état en Roumanie. Tout le monde craignait justement ce que vous craignez et votre crainte vous honore. Et tout le monde redoutait les conséquences du départ de Choseskucu.
J'étais là-bas, vous n'imaginez pas les les la foule en liè célébrant non pas l'arrestation du couple mais l'exécution du couple. Je peux vous parier que s'il se passe la même chose en Iran, vous aurez la foule en liè dans les rues de toutes les villes pour célébrer la fin du régime des Mola. Mais il y avait la foule.
Allez 18h30 c'est l'heure du rappel des titres de l'actualité sur C News et sur Rin avec Maurine Vidal.
Marina Ferrari