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interviewSud Radio· 3 mai 2025 8 min

Excuses de Marine Tondelier : le NFP est-il définitivement mort et enterré ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Cette ambiance, c'est celle qui règne à gauche après le 1er mai. Uner mai particulièrement mouvementé, notamment sur les pavés parisiens. Après que le stand du Parti socialiste, tu t'es été attaqué par des éléments d'extrême gauche.

Rien ne va plus à gauche. Est-ce que le nouveau Front populaire est mort et enterré ? On en parle avec notre invité Arnaud Benedetti.

Bonjour. Bonjour. Bienvenue sur Sud Radio.

On est ravi de vous retrouver comme à chaque fois vous êtes politologue, règle d'dacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Est-ce qu'on peut dire que le divorce est définitivement acté entre le Parti socialiste et les autres partis de gauche ou pas ? Il faut être très prudent.

Vous savez, la gauche entre les élections est très souvent traversé de fractures. Et quand les élections arrivent, la gauche arrive en général à se recoaguler et à s'unir. Donc c'est quelque part une sorte de récurrence dans l'histoire des gauches en France.

Ce qui est sûr, c'est que on voit néanmoins depuis euh finalement pratiquement les élections législatives de printemps dernier, une gauche qui est quand même soumise à des tensions de plus en plus grandissantes et ce qui s'est passé euh ce 1er mai, on est une éème illustration. Ouais. Une étape de plus aussi hein parce que vous parlez de tension grandissante là, cette fois-ci, elle était physique le 1er mai à Paris cette tension.

Jérôme Gadge, le député socialiste de Lesson qui a été euh expulsé quasiment Manu military euh traité de salle sioniste. Les socialiste accusent certains manifestants d'avoir poussé carrément des insultes antisémites. Ça c'est une première dans les tensions à gauche.

Oui, enfin des tensions à gauche dans des manifestations entre différents courants de gauche, ça a déjà existé par le passé. Je rappellerai que monsieur Gluxman l'année dernière lors d'un cortège, il me semble aussi du 1er mai à Lyon ou à Saint-Étienne, je ne sais plus exactement, avait lui aussi rencontré un certain nombre de problèmes avec des opposants de de gauche. Donc c'est pas fondamentalement une nouveauté.

Ce qui est sûr, c'est que ce qui pèse aujourd'hui sur la gauche, c'est d'une certaine façon l'importation du conflit israélien à à à Gaza qui manifestement, j'allais dire renforce ses dissensions et ses tensions. Et ce qui s'est passé en effet ce 1er mai est d'une gravité assez exceptionnelle puisque on voit bien que monsieur GG a été visé parce qu'il s'appelle d'abord monsieur G vraisemblablement et que les positions qu'il a pu prendre concernant Israël sont des positions totalement orthogonales de celles qui sont défendues par exemple par la France insoumise même si la France insoumise se défend d'avoir participé au sacage du stand du parti socialiste. Et ça c'est vrai que vous avez fait un parallèle, vous avez dit c'est pas la première fois, vous avez dit l'an dernier par exemple Raphaël Gluxman a été aussi pris à partie dans une manifestation.

Il y a malheureusement un point commun entre Raphaël Gluxman et Jérôme Gede. Ce sont leur nom de famille et pour le coup leur nom de famille sont des noms de famille des patronymes juifs. Est-ce que c'est pour ça que ces gens sont visés ou est-ce que c'est parce qu'ils sont pas assez à gauche aux yeux de certains ?

Les deux. Les deux vraisemblablement, c'est-à-dire qu'ils sont considérés comme insuffisamment à gauche, insuffisamment radicaux. C'est bien le sujet fondamental parce qu'il faut pas oublier que monsieur Gch faisait partie des frondeurs hein quand il était quand François Hollande était était président de la de la République mais il incarne une gauche qui est une gauche quand même classique qui s'inscrit dans le logiciel républicain et universelliste.

Alors ensuite est-ce que ces tensions constituent un point de rupture ? Parce queen fait c'est la question que vous me posez. Moi, je suis beaucoup plus prudent en l'occurrence parce que il est clair que si demain par exemple de nouvelles élections avaient lieu, par exemple des élections législatives c'est on jamais compte tenu de l'instabilité du pays aujourd'hui sur le plan institutionnel, je suis de ceux qui pensent que malgré tout la gauche repartirait dans une configuration peu ou prou assez proche de celle qui a été la sienne lors des dernières élections législatives parce que tout simplement pour le Parti socialiste, ça reste qu'on le veuille ou non. entre autres, malgré les difficultés qu'il a dans sa relation avec les plus radicaux, j'allais dire une des conditions de sa survie sur le plan électoral et notamment sur le plan législatif.

Est-ce que ça veut dire que pour vous en ce moment les socialistes jouent la comédie lorsqu'ils disent que un pas était franchi, qu'on peut pas venir en arrière ? Il ne joue certainement pas la comédie, mais vous savez encore une fois l'histoire de la gorge a toujours été une histoire à la fois de tension, de division, de fractionnement et puis au moment des élections en règle générale, on arrive à se réunir, y compris parfois avec les plus radicaux. C'est ce qui la différencie fondamentalement de la droite de ce point de vue-là.

Donc ceux qui considèrent que la page du Nouveau Front Populaire serait définitivement tournée, je crois euh quelque part euh font preuve d'une anticipation qui euh pourrait être infirmée par la réalité des faits si demain encore une fois on se retrouvait euh avec des élections euh législatives voire des élections. Alors les élections présidentielles c'est un autre c'est un autre sujet mais en tout cas en matière d'élection législative je pense que les conditions de l'Union restent malgré tout encore très fortes. Alors, on a parlé des socialistes avec vous, Arnaud Benedetti, on a parlé des insoumis, on a parlé aussi des manifestants d'extrême gauche.

On n pas parlé euh des vers, on n' pas parlé des écologistes entre ces deux parties, vous avez Marine Tondelier. Elle a santé hésite, elle a semblé hésité. On lui a demandé s'il y avait un antisémitisme d'extrême gauche.

Elle a pas voulu répondre au début chez nos confrères d' RTL. Elle a fini par le reconnaître hier, presque en s'excusant d'avoir quasiment lâché Jérôme Gedge. Pourquoi ?

Je sais pas. Bon, je pense que les verres de toute façon globalement quand on regarde l'arc à gauche sont finalement majoritairement plus proches de la France insoumise que du Parti socialiste. Bon, mais les hésitations et les tergiversations de madame Tolier viennent quelque part confirmer ce que je vous disais, c'est-à-dire que on n'insulte pas l'avenir parce que on ne sait pas ce de quoi l'avenir sera fait et que on sait que de toute façon on aura besoin des uns et des autres par exemple pour maintenir un groupe parlementaire.

Donc ça ça signifie aussi cela cette tergiversation. Ensuite madame Tondelier a manifestement rétropédalé euh quelques heures plus tard. La nuit certainement pourtant conseil mais il n'en demeure pas moins que quelque part les les les dégâts d'une certaine façon sont causés.

Ça montre que du côté des verrs et en tout cas de la direction des verres, on a du mal à nommer les choses. Mais la réalité c'est pourtant quand même si monsieur Gedge est visé plus particulièrement encore une fois c'est en c'est en raison des positions qu'il les prend concernant entre autres Israël. Oui mais pardon enfin je suis toujours un petit peu gêné d'entendre ça parce que on parle des positions prises entre autres par un Jérôme Gedge sur Israël.

Euh on peut pas parler d'un partisan de Benjamin Netaniaou quand on parle de Jérôme Gedge. Enfin euh c'est quand même on est d'accord mais on est totalement d'accord. Je suis totalement d'accord.

Alors quelles sont les positions qu'il a pu prendre qui poseraiit problème à une partie de la gauche qu'on aille au bout des choses ? Ben tout simplement monsieur Gedge nomme les choses quand il dit que le Hamas c'est une organisation terroriste, que le Hamas c'est une organisation qui nie l'existence d'Israël, que le Hamas a commis des crimes de guerre. et des crimes vraisemment contre l'humanité le 7 octobre dernier.

Il finalement euh j'allais dire pour avoir dit ça d'après vous qu'il a été chassé de la manifestation. Fais une lecture fait une lecture. Je ne suis pas sûr qu'il a été chassé uniquement.

Il y a pas qu'un paramètre. Il y a pas que ce paramètre mais si vous voulez la gauche est aujourd'hui fracturée par la commune autorisation de la société française. C'est très intéressant.

La gaorge qui d'une certaine façon vis-à-vis de ce phénomène de communautorisation a eu du mal quand même malgré tout à à tenir les positions républicaines universalistes qui sont historiquement euh les siennes se retrouvent aujourd'hui traversé par ces logiques de communautarisation qui sont des logiques qui traversent aussi la société française et qui viennent la fracturer d'une certaine manière. Il y a aujourd'hui un courant à gauche, c'est le LFI notamment et aussi du côté des verts qui est plutôt sur une logique qui est une logique communautaire. Alors que quelqu'un comme monsieur Geg qui appartient à une gauche, j'allais dire classique historiquement républicaine et sur une position qui de ce point de vue-là est totalement opposée à la position de LFI.

Et bien on continuera à en parler pourquoi pas avec vous. Merci beaucoup Arnaud Benedetti. Merci. politologue, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire.