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Discours / meetingyoutube.com· 22 mai 2018 18 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesCulture, médias & sportTravail & emploiSolidarités & famille

François-Xavier Bellamy s'adresse aux entrepreneurs lors du Spring Campus 2018

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Invité politiqueFait
    « il ya exactement dix ans aujourd'hui j'ai payé moi même à l'institut gustave roussy à côté du lit d'un enfant atteint d'un cancer du cerveau qui s'appelait tanguy il est décédé le 12 avril 2008 »
  • 2:58Invité politiqueFait
    « la culture c'est au sens le plus large du terme tout ce que les hommes ajoute à la nature et tout ce qui entre dans une filiation dans un héritage dans une transmission »
  • 8:59Invité politiqueFait
    « l'entreprise et le monde de l'entreprise aujourd'hui n'est plus identifié nécessairement comme un lieu qui sert un bien commun »
  • 10:23Invité politiqueFait
    « donner du sens me paraît tel inexactes elle est me semble-t-il inexactes et désespérante parce que si le travail de vos collaborateurs a besoin que vous lui donniez du sens c'est que a priori il n'a pas de sens »
  • 11:49Invité politiqueFait
    « une société humaine ne finance pas durablement une activité qui n'a aucun sens »
  • 13:48Invité politiqueFait
    « l'idée est la mère de tous les combats »
  • 15:46Invité politiqueFait
    « la culture n'est pas un capital la culture n'est pas de l'ordre du capital »
  • 17:03Invité politiqueFait
    « si nos poursuivants dans une logique marquée par la disparition ou la désagrégation du commun alors nous sommes certains que même du point de vue économique nous allons au devant de catastrophes qui sont potentiellement très grave »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Non speech

[Musique]

0:06
François-Xavier Bellamy

merci beaucoup pour votre accueil c'est c'est une très grande joie de pouvoir vous rencontrer aujourd'hui c'est aussi une une tâche difficile de passer derrière nicolas sarkozy en effet et ses réflexions qui nous ont été partagés pour ouvrir cette cette rencontre de fait je voudrais commencer en dix ans et c'est la première fois que j'en parle mais je vois là quasiment comme un un signe du destin il ya exactement dix ans aujourd'hui j'ai payé moi même à l'institut gustave roussy à côté du lit d'un enfant atteint d'un cancer du cerveau qui s'appelait tanguy il est décédé le 12 avril 2008 et je voudrais m'associer vraiment de façon infiniment modeste et humble au travail incroyable que fait évoluer avec le mot c'est c'est vrai que c'est vraiment un enjeu immense pour nous parce que on le voit bien nous vivons dans un monde qui est marqué par une interrogation constante quant à ce qui nous réunit est ce qui nous fait vivre ensemble et peut-être s'il ya une cause que nous pouvons considérer comme étant urgente c'est celle qui consiste à lutter contre la souffrance de l'innocent et cette souffrance de l'innocent elle est tellement douloureuse à vivre et à partager on ne la partage pas totalement d'ailleurs on ne peut qu'en être l'accompagnateur silencieux cette souffrance de l'innocent elle est aujourd'hui portée avec héroïsme vraiment par les soignants de l'institut gustave roussy qui font un travail extraordinaire et qui mérite infiniment d'être accompagné d'être soutenus par les moyens que que nous pourrons leur offrir pour cela et moi même je me suis associé très très humblement là aussi le travail de la fondation gustave roussy donc je ne peux que compléter la pelle qui vient d'être fait et qui fait écho à cette expérience et qui a tout juste dix ans pour pour moi et pourtant lit alors maintenant pouvoir en venir au fond du sujet vous m'avez invité vous nous avez invité à parler ensemble de cette question de la relation entre l'entreprise et la culture de la l'entreprise comme haut lieu de culture et de transmission et on pourrait s'étonner que cette question soit posée parce que il ne semble pas a priori que l'entreprise soit un lieu de culture en tous les cas on a eu traditionnels ont l'habitude de séparer le monde de l'entreprise du monde de la culture le monde de l'entreprise c'est le monde des chiffres le monde de la culture c'est le monde de la lettre d'un côté il y avait donc le travail de l'esprit le travail d'une intelligence qui construit à travers les oeuvres d'art à travers les écrits la tradition littéraire quelque chose qui semble être gratuit dans son principe et de l'autre côté le travail de l'entreprise qui consiste à faire vivre une économie une économie qui est marqué par la nécessité de sans cesse seraient formés se transformer de sans cesse se tourner vers l'avenir là où la culture comme élément de transmission est structurellement inscription dans un passé dans un héritage on a parlé même à l'instant de cette nécessité pour le monde économique aujourd'hui de retrouver une capacité d'innovation une capacité de disruption vous connaissez tous ce terme il est tellement à la mode et la culture c'est le contraire de la disruption la culture c'est la transmission la culture c'est le fait de pouvoir porter avec soit quelque chose qui nous vient parfois de très loin dans l'histoire quelque chose qui nous accompagnent c'est vrai aujourd'hui mais qui semble surtout marquée par le poids de l'ancienneté des oeuvres des écrits des paroles par le poids de ce verbe qui nous précède toujours et qui est culture en ce sens qu'il est transmis la culture c'est au sens le plus large du terme tout ce que les hommes ajoute à la nature et tout ce qui entre dans une filiation dans un héritage dans une transmission la culture donc semble bien être aux antipodes de l'expérience de l'entreprise et de la vocation de l'entreprise et peut-être certains entrepreneurs pourraient se dire avec un peu de lassitude d'où vient ton nous imposer encore quelque chose de supplémentaire ce qui compte pour moi c'est mon chiffre d'affaires ce qui compte pour moi c'est de conquérir de nouveaux marchés ce qui compte pour moi c'est de développer mon activité que vient faire la culture là dedans sinon être une espèce d'ornement superflu qu'on essaye de prendre en charge pour compléter les critères de sa responsabilité sociale comme s'il fallait au fond se donner bonne conscience avec la culture et pourtant je crois que la culture est au coeur de ce que sont les entreprises aujourd'hui qu'elle doit leur devenir parce que la culture est aussi au coeur de la crise que nous traversons collectivement comme société et qui touche en particulier le monde économique qui touche le monde du travail l'opposition entre l'ancien et le nouveau l'opposition entre l'héritage et la disruption l'opposition entre la culture et l'économie est au coeur d'une crise collective et notamment au coeur d'une crise de la culture elle-même au coeur d'une crise de la transmission parce que nous avons cru que la culture était l'occasion d'un enfermement dans le mimétisme est la répétition du passé eh bien nous avons tenté de nous tourner vers l'avenir même si c'était nécessaire en tournant le dos au poids de la culture et de l'héritage culturel on en parlait à l'instant au moment du déjeuner qui ne réunissait il nous arrive bien souvent d'avoir le sentiment que ce poids des transmissions du passé et ce qui nous empêche d'innover d'imaginer d'inventer des choses nouvelles on pourrait avoir le sentiment hainaut parlions de l'exercice philosophique que le fait de devoir apprendre ce que des auteurs parfois très anciens ce que platon et aristote 22-24 siècle de nous aujourd'hui avoir le sentiment que répéter ce qu'ils ont écrit avant nous c'est ne pas pouvoir penser par nous-mêmes et c'est un sentiment que nous sommes nombreux à partager et ce sentiment il a été au coeur d'une crise de la culture une crise de la transmission que j'ai vécue comme enseignant j'ai eu l'occasion de travailler sur cette question de la transmission ce qui me vaut votre invitation aujourd'hui à partir de mon expérience d'enseignant et de mon expérience de la formation d'enseignants quand j'ai commencé à travailler dans le monde de l'enseignement quand j'ai commencé à enseigner dans le secondaire ma formation a été concentrée sur un principe fondamental vous êtes des enseignants vous ne devez pas transmettre des connaissances parce que si vous transmettez des connaissances ça veut dire que vos élèves ne peuvent pas inventé par eux-mêmes leurs propres plantations du monde et de la même manière nous avons et nicolas sarkozy l'a montré aussi à sa façon d construit tout ce qui pouvait paraître trop vertical nous avons déconstruit tout ce qui s'apparentait à une forme de transmission nous avons tenté de défaire les positions où les postures trop magistral nous avons insisté sur l'horizontalité sur la participation sur la construction à plusieurs et nous avons vécu je le disais à l'instant cette espèce de dialectique que je crois mortifère qui venaient nous faire opposé l'autorité de la culture l'autorité des auteurs l'autorité de ceux qui nous précèdent et du savoir qui se construit et qui se constitue avons nous à notre capacité d'invention d'innovation de disruption nous avons admiré la figure du self made man de l'homme qui s'est fait tout seul de l'autodidacte de celui qui se construit sans rien recevoir des autres et je crois que ceci touche aujourd'hui profondément le monde du travail parce que la crise de la culture ne pouvait aboutir qu'à une forme de crise du sens une crise très profonde qui fait que nous ne savons plus du coup finalement ce que nous partageons ensemble que nous n'avons plus ce que nous avons entre nous que nous avons plus dire ce qui nous relie profondément ce qui nous relie avant même que nous ayons commencé de parler ce qui fait notre vocabulaire commun avant même que nous ayons commencé d'échanger leurs avants boissière ne parlera dans un instant de la question de l'inter convictionnels it et c'est dire la difficulté à vivre ensemble nous avons du mal à vivre ensemble à l'intérieur d'une société nicolas sarkozy le disais à l'instant qu'est ce que nous avons encore à défendre en commun qu'est ce que nous partageons ensemble nous avons du mal à vivre ensemble aussi à l'intérieur des sociétés des petites sociétés que constitue bien sûr les entreprises à l'intérieur de la société politique qu'est ce qui nous relie entre nous qu'est ce qui fait notre lien commun il ya quelques jours j'étais dans une école de commerce pour faire une conférence et invitée par les étudiants à la fin de la conférence les étudiants qui me recevait me propose de dîner ensemble et on se retrouve autour d'un dîner et à la fin de ce dîner je leur demande ce qu'ils veulent faire plus tard on est dans une belle école de commerce de l'ouest de la france que certains d'entre vous connaissent sans doute et je leur demande ce qu'ils veulent faire plus tard et la moitié d'entre eux ils étaient une douzaine me disent qu'ils veulent travailler soit dans le monde associatif soit dans le secteur public et j'étais étonné odier je leur dis mais alors pourquoi êtes-vous en école de commerce la moitié d'entre eux ne voulaient pas travailler en entreprise ils me disent non on veut être utile à quelque chose de commun ce qui signifiait deux choses que le désir de ce commun existe bien sûr et qu'il ne nous suffit plus du chiffre pour faire une vie réussie je veux dire par là que les générations qui viennent comme les nôtres comme celles qui nous ont précédés aussi d'une certaine manière forcément savent au fond d'elle-même qu'il ne suffit pas de gagner et quelque chose qui se comptent pour pouvoir considérer qu'on a réussi sa vie et ce qui signifiait aussi que l'entreprise et le monde de l'entreprise aujourd'hui n'est plus identifié nécessairement comme un lieu qui sert un bien commun comme un lieu où est servi le commun pour que l'entreprise puisse garder sa place et pour que ces jeunes de nouveau se tourner vers l'entreprise et pour qu'ils continuent à trouver dans l'entreprise le lieu où ils pourront épanouir leur désir de servir leur désir de contribuer à quelque chose de commun il me semble qu'il est nécessaire que l'entreprise redeviennent avant tout un lieu de culture un lieu de culture c'est à dire non pas seulement le lieu du chiffre mais le lieu du verbe de la parole et d'une parole par laquelle justement nous puissions retrouver le sens de ce qui fait la valeur fondamentale du travail une valeur qui ne se calcule pas qui ne se compte pas qui ne se marchande pas même je voudrais simplement pour terminer cette première intervention ce que le but est seulement d'introduire le débat et il ne faudrait pas être trop long je voulais simplement exprimer trois orientations trois directions par lesquelles l'entreprise me semble devoir redevenir ce lieu de culture la première chose c'est que nous sommes devant une crise très profonde du sens du travail qui appelle la parole des dirigeants bien sûr il est nécessaire que la parole circule à l'intérieur de nos organisations humaines quelle qu'elle soit mais et le président sarkozy l'a rappelé de façon tout à fait frappante une entreprise une organisation humaine quelle qu'elle soit a d'abord besoin de la parole d'un chef de la parole d'un dirigeant et c'est la parole du dirigeant qui peut permettre non pas de donner du sens au travail des collaborateurs mais de manifester le sens du travail de chacun à l'intérieur du collectif pourquoi l'expression donner du sens me paraît tel inexactes elle est me semble-t-il inexactes et désespérante parce que si le travail de vos collaborateurs a besoin que vous lui donniez du sens c'est que a priori il n'a pas de sens et quelque chose qui n'a pas de sens non n'aura jamais soit les choses ont un sens soit elles n'en n'ont pas mais on ne donne pas de sens parfois on me dit à la philosophie c'est merveilleux ça permet de donner du sens à la vie mais non on ne donne pas du sens à la vie soit on révèle la vie a du sens ce soit la vie n'a pas de sens et vous ne pouvez pas donner du sens à quelque chose qui n'en a pas quelque chose qui n'a pas de sens c'est absurde on ne donne pas du sens à quelque chose d'absurde il se trouve que l'économie est fondée sur un principe de rationalité c'est le principe même de l'économie quelque chose de superflu sera économisé un travail qui n'a pas de sens tôt ou tard disparaîtra et ça s'appelle une crise économique une mutation du système économique et ça suppose bien sûr de passer par des moments douloureux mais ces moments douloureux font que un travail qui n'a aucun sens disparaît parce qu'une société humaine ne finance pas durablement une activité qui n'a aucun sens et par conséquent le travail des gens qui oeuvrent dans une entreprise a un sens ou alors il va disparaître mais le travail du bon manager le travail du bon leader n'est pas de donner du sens au travail des collaborateurs c'est de montrer à tous les collaborateurs que leur travail a un sens et ceci nous savons bien que c'est difficile parce que nous vivons dans un système économique qui est mondialisée qui par conséquent est aussi parcellisé dans tout à l'heure monsieur bart qui disait qu'il fabriquait de la colle et que ce n'est pas très sexy mais il a rajouté immédiatement après et pourtant c'est très utile et c'est ça qui fait que fabriquer de l'alcool peut être totalement absurde si on ne sait pas à quoi c'est utile mais fabriquer de l'alcool peut être décisif si on comprend le sens que cela a de pouvoir produire quelque chose par quoi des innovations par quad et prodigue des productions parfois des produits parfois nécessaires à l'existence humaine deviendront possibles simplement possible et pour cela il faut encore savoir parler il nous faut parler ensemble et j'espère que vous le voyez comme moi certainement vous le vivez comme moi certainement je le vois comme enseignant je vois mes anciens élèves qui reviennent maintenant de leur expérience professionnelle de leur première expérience professionnelle même si je suis un tout jeune enseignant beaucoup d'entre eux travaillent déjà dans le monde de l'entreprise et beaucoup d'entre eux reviennent en disant qu'est ce que l'enseignement qu'est ce que l'école nous manque aujourd'hui dans l'entreprise très souvent dans les grandes entreprises parfois nous sommes désarçonné par le caractère finalement très inconsistant du 10 cours managériale il faut retrouver le sens de la parole est une parole qui incarne le sens du travail qui fait par chacun et c'est un vrai défi parce que la rupture entre le monde de l'entreprise et le monde de la culture la rupture entre le monde du chiffre et le monde du verbe entre le monde des nombres le monde des lettres cette rupture là elle a créé aussi cette crise du sens du travail le travail a un sens mais ce sens n'apparaît pas immédiatement et pour qu'il apparaisse il faut encore qu'il soit révélée et cette révélation suppose une parole et elle suppose en particulier la parole de celui qui dirige la parole de celui qui encadre la parole de celui qu'ils portent l'organisation dans son caractère global la deuxième direction c'est que je crois que pour que l'organisation en elle même est un sens il faut que l'idée apparaît ce que l'idée qu'elle qu'elle poursuit apparaissent c'est très frappant de voir à quel point les géants du de l'économie d'aujourd'hui qui se sont construits très rapidement d'ailleurs se sont construit souvent d'abord à partir de quelques slogans à partir de quelques idées fortes on n'a pas rejoint au départ apple ou google pour pouvoir faire des bénéfices on a rejoint apple ou google parce qu'il fallait penser différemment parce qu'il fallait inventer un monde nouveau et aujourd'hui nos entreprises ont peut-être d'abord besoin de ces idées qui leur donne un sens tout à l'heure le président de croissanceplus introduisait ce spring campus en disant que l'idée est la mère de tous les combats et d'une certaine manière il avait déjà répondu à la table ronde que nous partageons ensemble l'idée est la mère de tous les combats il n'y a pas de combat click in se gagne d'abord par la force d'une idée et ce sont toujours les idées qui font que les combats se gagne et c'est la faiblesse des idées qui font que les combats se perdent et c'est vrai aussi en politique bien sûr ce que disait nicolas sarkozy aujourd'hui qu'est ce que nous avons encore à défendre une question d'idées c'est une question de vision comme il le disait de ce point de vue là aussi il est nécessaire que l'entreprise soit un lieu de culture a lieu où se transmet une idée un lieu où se transmet une vision du monde pas seulement des process pas seulement des méthodes pas seulement des business plans mais une vision du monde et c'est ça qui fait que le reste sera couronnée de succès et puis le dernier élément c'est je crois que nous avons profondément besoin de retrouver aussi le sens du commun nous y sommes ramenés bien sûr par de nombreuses préoccupations par le fait que la mondialisation nous rend solidaires sur le terrain économique on parlais à l'instant par le fait que la mondialisation c'est aussi notre solidarité de fait sur le terrain écologique le fait que l'entreprise retrouve le sens du commun suppose aussi que l'entreprise redeviennent totalement un lieu de culture parce que la culture et ce dans quoi se construit du commun et que là où la culture n'est plus transmises c'est là où précisément seyfried ce que nous avons en commun si au cours de ce sprint campus une seule idée juste et partagée chacun repartira avec cette idée est celui qui leur a proposé ne leur a même pas perdu la culture n'est pas un capital la culture n'est pas de l'ordre du capital et c'est vrai que de ce point de vue là la culture n'est peut-être pas familière à l'univers capitalistique le propre d'un capital c'est que si vous le transmettez vous le dit viser forcément mais le propre de la culture c'est que si vous la transmet t elle se multiplie dans la mesure où elle est transmise elle crée du commun je ne dis pas par là que le capital ne soit pas nécessaire il est évidemment nécessaire je ne dis pas qu'il ne soit pas productif il est évidemment productif et il est évidemment fait qu'on ait un capital investi intelligemment peut produire infiniment plus que le capital investi mais il n'en reste pas moins que le capital en tant que tel et quelque chose qui du pur point de vue numérique qui se divise à mesure qu'il se transmet le capital est l'occasion la propriété et de la propriété privée et c'est même absolument nécessaire pour que vive une économie mais nous avons besoin aussi que le capital soit capable de penser le monde dans le langage de la culture c'est-à-dire de ski totalement al'inverse du capital et seul le marxisme a pu penser que la culture est un capital comme un autre totalement l inverse du capital se partagent en créant du commun et non pas à mesure qu'il se cèdent et qu'il s'aliène et nous savons bien que nous sommes là devant un défi inouï du point de vue historique qui parce que la question économique la question écologique lorsque la question climatique parce que les défis que recouvre le monde de demain sont marqués par la nécessité absolue de protéger de reconstituer ce commun qui nous relient ce n'est pas un discours d'idéalistes c'est la nécessité absolue devant laquelle nous sommes placés si nous poursuivons dans une logique idéaliste un individualiste pardon si nos poursuivants dans une logique marquée par la disparition ou la désagrégation du commun alors nous sommes certains que même du point de vue économique nous allons au devant de catastrophes qui sont potentiellement très grave et donc nous avons besoin absolument que l'entreprise redevienne le lieu de la transmission du commun c'est à dire que l'entreprise redeviennent aussi ce lieu de la culture qui n'est pas simplement une décoration ou un ornement qui n'est pas seulement quelque chose qu'on ajoute à l'objet d'une entreprise mais qui est au coeur de la vie d'une entreprise et qu'il nous faut ensemble redécouvrir comme étant le moteur de tous nos succès le moteur de nos succès politique de nos succès sociaux de nos succès collectif et de nos succès bien sûr aussi et d'abord économique