Alexandre Ouizille : « Depuis 2022, l’Elysée était au courant des traitements illégaux »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alexandre, vous êtes sénateur spécialiste de Loise. On va évidemment revenir sur tous ces sujets, mais d'abord on regarde ensemble les unees de la presse régionale. On en a sélectionné trois.
D'abord la une des dernières nouvelles d'Alsace guerre en Ukraine. Les Européens associés aux discussions. Emmanuel Macron l'a vu qui a donc réuni à Paris les responsables de la diplomatie américaine ainsi que les émissaires britanniques allemands-Ukrainiens pour évoquer la fin du conflit.
La deuxième une, c'est celle de la dépêche. Taxe menace sur l'aéronautique. La décision de Donald Trump de droite de douane à 10 % sur les avions risque de bouleverser le marché de l'aéronautique.
Les conséquences pourraient être importantes pour Airbus. Et puis la dernière une, c'est celle de Ouest France sur les municipales et ses maires qui appellent au vote à 16 ans. Paris, Nant Cherbourg, Rennes, 33 maires appellent à abaisser l'âge du droit de vote à 16 ans pour les municipales de 2026. 1,6 million de jeunes seraient concernés.
Quelle lune avez-vous envie de commenter ? Peut-être la question de la de la guerre en Ukraine telle que vous venez de vous venez de l'évoquer parce que c'est un c'est un sujet important. Vous me permettez d'en dire un mot ?
Allez-y. Bien sûr. Bien sûr.
Non mais pour dire les choses, ce qui s'est passé à Paris hier n'est pas rien. N'est pas rien. Il faut il faut le reconnaître et le mettre au crédit pour le coup du président Macron parce que on voit depuis des semaines et des semaines un alignement progressif de la diplomatie américaine vers les positions russes, ce qui est évidemment très inquiétant.
Et cette cette réunion à Paris a permis à l'Ukraine de remettre aussi sur le devant de la scène ses revendications, son refus de la neutralité, son refus d'une démilitarisation qui aurait des conséquences pour la paix à long terme. Donc il y a vraiment pour moi quelque chose de positif, faut être méfiant parce que dans le même temps, j'entendais Donald Trump qui continuait à dire tout le mal qui pensait du président Zelinski à la Maison Blanche. Donc on est vraiment dans ce moment complexe.
C'est important que les Européens remettent le pied dans les discussions. C'est important que les Américains se réassient tapent avec les Européens et les Ukrainiens. Mais vraiment, on est dans ce moment très délicat.
Ce qu'il y a aussi important, c'est sur le cesser le feu. Tout le monde va maintenant vers un cesser le feu global. Vous savez, il y avait cette idée d'un cesser le feu compartimenté qui était très compliqué à mettre en œuvre.
Tout le monde est sur l'idée qu'il faut un cesser le feu global, renouvelable, vérifiable et et ça c'est aussi un une avancée de Maismanuel Macron vous mettez à son crédit de remettre les Européens en cœur des discussions en tout cas de les maintenir ? Ah moi je je reconnais que ce qui s'est passé hier, on a fait quelque chose d'important. C'est important d'avoir réussi à faire ça.
On parler du budget, c'est l'autre actualité de la semaine he et cette alerte qui a été relancée par François Baou. Est-ce qu'il a raison de dire qu'on travaille pas assez, qu'on produit pas assez ? Alors moi je je trouve surtout que quand même ce qui est assez ce qui est assez impressionnant sur cette affaire budgétaire, c'est qu'on sort de 8 ans de gestion euh macronis qui ont entraîné ce concès du point de vue de la dette publique et qu'on a un premier ministre qui semble tout d'un coup découvrir les difficultés du pays sur lesquelles nous alertons.
Moi, je pense surtout que dans ce budget, il y a des questions. En effet, on ne produit pas assez dans notre pays, mais on produit pas assez parce qu'on a un problème d'innovation, parce qu'on a un problème d'investissement, que le sens de l'histoire a été aussi la réduction du temps de de travail parce que c'est du temps libéré sur la vie. Dans quelques jours, c'est le weekend de pâ les gens vont profiter aussi de ce qu'est ce temps libéré.
Donc ça c'est le sens de l'histoire, c'est le sens positif de l'histoire. La question maintenant, c'est celle de l'investissement, c'est celle aussi de la juste répartition de l'effort. Nous, on le dit quand même depuis plusieurs années.
Si c'est pour aller demander aux classe populaires et aux classes moyennes qui ont déjà des difficultés d'aller combler le déficit public, la réponse pour nous, elle est non. C'est pas possible de passer par ce cheminlà. Donc le sujet, c'est bien parce que pas le chemin du gouvernement.
Il dit pas d'augmentation d'impôts pour les classes populaires, pour les classes moyennes. Oui, mais si vous voulez quand vous dites que vous allez réduire, quel est le patrimoine aussi des classes populaires et moyennes ? C'est leur service public.
C'est le fait qu'ils qu'ils vont à l'hôpital gratuitement. C'est le fait que leurs médicaments sont remboursés. Et en fait, on voit bien que toutes les mesures qui sont mises en place par le gouvernement sont des mesures décrètement de ce qui est le patrimoine de ces classes populaires et classes moyennes.
Donc là, on a un vrai sujet sur la manière dont on va au bout de la question du déficit et de l'effort collectif. Et vous savez bien qu'on a un désaccord là-dessus. C'est-à-dire qu'on considère qu'aujourd'hui lorsqu'on voit la répartition de la richesse et de la valeur dans notre pays et ben il y a des gens qui aujourd'hui profitent indument de la situation et que la fiscalité est un des instruments depuis toute l'éternité des temps de réussir à corriger ces inégalités.
Est-ce que selon la manière dont le gouvernement va trouver les 40 milliards, vous allez réactiver l'amicale de la censure ? Bah évidemment que la question de la censure, elle est posée parce que ce gouvernement est sans majorité. Sans majorité.
Donc si il veut réussir à faire quelque chose dans le budget, il faut qu'il fasse un compromis avec les uns et les autres. Donc nous, vous savez qu'on a des on va évidemment mettre en face du gouvernement nos solutions comme nous l'avons fait et puis évidemment en fonction de la réaction du gouvernement, il y a des décisions qui sont prises, c'est normal. Alors, on va parler de l'affaire des eaux contaminées.
Est-on face à un scandale d'état ? C'est pour le savoir que vous avez lancé une commission d'enquête. La marque Perrier est-elle en danger ?
Quelle conséquence dans le département du gare son berceau ? Ça c'est le reportage de Drève et qui sera diffusé samedi prochain sur notre antenne. Elle vient nous rejoindre pour en parler. [Musique] Bonjour Audré.
Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être là.
Audré Alexandre Wi avec le sénateur LR Laurent Burgois a mené depuis plusieurs mois une commission d'enquête sur les eaux en bouteille et Audre vous avez décider de vous y pencher dans un documentaire diffusé sur notre antenne le 26 avril intitulé Perrier scandale à la source. Est-ce que vous savez Oriane que les Français sont parmi les plus gros consommateurs d'eau en bouteille au monde ? 135 L euh par an et par français en moyenne ?
Est-ce que vous saviez aussi que 30 % des eaux minérales naturelles en bouteille que nous consommons subissent des traitements illégaux ? C'est ce qu'on révélé le monde et la cellule investigation de Radiofance. Alors forcément ça donne envie de s'y intéresser surtout quand on entend des noms prestigieux comme Perrier qui a été racheté par le groupe NES mais qui reste une marque mondialement connue.
On la vend dans 140 pays et quand on s'y penche on se rend compte que l'affaire est d'abord tentaculaire mais surtout qu'elle implique le plus haut sommet de l'État à savoir l'Élysée. Mais d'abord je vous montre un extrait pour vous expliquer quel est le problème avec le traitement de ces eaux illégaux et illégal. ce qui s'est passé à Perrier, à Perrier, à Vitel, à Contrex, à Épar, c'est-à-dire sur toutes les marques du groupe Nestley Waters, c'est qu'il y a eu des filtrations pour pouvoir cacher qu'à l'origine l'eau n'était pas de bonne qualité.
On a donc trouvé un certain nombre de pollutions, des pollutions au pesticides, des pollutions au pifas, des pollutions, y compris aux bactéries de matière fécale. Donc on s'est retrouvé avec une eau qui n'était pas pure. Le groupe a donc désinfecté son eau minéral naturel avec des microfiltres, des ultraviolets et du charbon en toute illégalité.
La multinationale avait caché les filtres interdits dans des fausses armoires électriques, il faut imaginer, avec des faux boutons, poussoir euh et et dans des sous-sols, mais la fraude était très très très bien organisée et au sein de l'entreprise, très peu de salariés étaient au courant. En fait, vous l'avez compris, une eau minérale naturelle comme son don nom l'indique, elle ne doit pas être retraitée. Pourtant, c'est ce qu'a fait Nissel pendant plusieurs années avec plusieurs de ces marques d'eau.
Pour Perrier, on estime la fraude à plus de 3 milliards d'euros. une fraude connue du gouvernement et de l'Élysée parce qu'en fait Nesley qui est propriétaire du groupe Perrier était allé se dénoncer auprès du politique et pourtant la fraude a continué pendant plusieurs années. Alors vous avez voulu auditionner Alexis Coler l'ancien secrétaire général de l'Élysée pour pour connaître pour savoir en fait qu'est-ce qui se savait au sommet de l'État, pourquoi rien n'a été fait.
Il a refusé de venir devant votre commission d'enquête. Oui, c'est assez incompréhensible de l'UR de la part de d'Alex Colaire si vous voulez. Pourquoi on a décidé d'auditionner Alexicolaire ? pas pour se faire plaisir, c'est parce que dans la documentation qui nous est parvenue de l'Élysée, on s'est rendu compte qu'il y avait eu 75 passes de document que d'ailleurs on va mettre en ligne.
C'est l'avre de transparence qu'on veut faire avec la commission sur le site du Sénat. On s'est rendu compte qu'il y avait eu des échanges fournis avec l'Élysée. Pour vous donner un un ordre d'idée pour comprendre les choses, il y a eu aucun échange direct avec Roland l'Escure, ministre de l'industrie et dans le même temps, il y a eu trois quatre rencontres ou coup de téléphone organisé entre monsieur Coler et les dirigeants de Nesley.
Donc il y a vraiment eu un traitement du dossier à l'Élysée, un suivi en tout cas du dossier du côté de l'Élysée. Et donc la conséquence logique de ces documents, de ces de ces notes abondantes qui ont circulé de ces rencontres, c'est qu'on voulait savoir ce que monsieur Culler avait à en dire la manière dont ce dossier avait été traité par lui et par les services de l'Élysée. Mais vous avez la certitude que l'Élysée savait qu'il y avait une frid.
Ah mais ça c'est attesté qu'à partir de 2022, la mi-2022, l'Élysée est au courant des traitements illégaux qui sont pratiqués et qu'en effet les Français ne sont mis au courant eux que par les révélations de presse de Marie Dupin et des journalistes du monde en janvier 2024. Donc ça c'est attesté, c'est prouvé, ce sera dans le rapport, c'est clair, c'est c'est établi, il y a pas de sujet là-dessus, les choses sont certaines et puis ce refus de venir témoigner. Pourquoi on le comprend pas ?
D'abord parce que monsieur Blonde qui est un conseiller partagé Élysée Matignon, lui a accepté de venir parce que monsieur Culler nous dit "Je ne viens pas au nom du principe de la séparation des pouvoirs. Comment monsieur Blonde qui est aussi un conseiller de l'Élysée peut venir devant nous et monsieur Cler non. Par ailleurs, ils nous ont transmis des documents en nous disant comme ce sont des documents qui n'ont pas servi à la prise de décision du président de la République, on peut vous les transmettre.
Si ces documents n'ont pas servi à la prise de décision, monsieur Cur peut venir les commenter puisqu'on n'est pas dans le principe de séparation des pouvoirs et de l'irresponsabilité présidentielle." Vous voyez cette question c'est celle de de l'extension de l'irresponsabilité présidentielle à tous les conseillers. Ça n'a aucun sens.
Sinon, il y a plus de responsabilité devant le parlement des actions qui sont mises en avant. Mais est-ce qu'aujourd'hui vous évoyez plus clair sur pourquoi il s'est passé autant de temps entre le moment où le gouvernement et l'Élysée savaient et le moment où les consommateurs ont su ? Bah de toute manière, il y a dans les discussions que nous avons eu, nous avons auditionné 70 personnes, tous les ministres qui étaient impliqués de près ou de loin dans cette affaire.
Ce qui est sûr, c'est que le choix qui a été fait par les ministres n'a pas été celui de l'information du public. Le choix qui a été fait par les ministres a été des missions d'inspection qui d'ailleurs parfois ont ralenti les contrôles sur place, hein. Un des sujets qu'on a dans cette commission, c'est que les ARS, les autorités régionales de santé qui sont les autorités de proximité et de contrôle, elles ont attendu, il y a eu 14 mois par exemple dans le dans le gare entre le moment où ça a été révélé au niveau de l'État et le moment où l'information est parvenue à la RS.
Rendez-vous compte dans le gare que c'est Perrier lui-même qui vient informer l'ARS de choses dont l'État est au courant depuis 14 mois. Donc on a vraiment c ce dysfonctionnement, cet ensablement des services de l'État dans un fonctionnement qui qui ne marche pas. Et puis derrière tout ça, moi j'aimerais qu'on en parle aussi.
Il y a la question de la ressource en eau, de la dégradation de la dégradation de cette ressource, du fait qu'elle n'a pas été suffisamment protégé, ce qui fait qu'on est dans une situation dangereux problématique dans le gare. Problématique aujourd'hui. On va en parler puisque Audrey, justement pour votre reportage, vous avez décidé de vous rendre dans le gare à Vergès c'est là où est produite l'eau de Perrier pour savoir ce qu'en pensent les habitants et les employés de l'usine.
L'usine Perrier qui emploie actuellement un petit millier de personnes dans un territoire, le GAR qui est un territoire plutôt désindustrialisé. pour tout vous dire, il y avait pas fou au portillon pour nous parler, on n' pas eu d'employés pour nous parler. Nesle a refusé nos demandes de tournage.
C'est tout juste si quelques retraités nous ont exprimé en fait leur stupeur. Vous aussi, vous vous êtes rendu sur place dans le cadre de cette commission d'enquête pour faire un contrôle dans l'usine. Et vous aussi, vous avez eu du mal à poser des questions aux employés.
Il y avait même un avocat, racontez-nous. Oui. Non, donc dans l'usine, on a pu voir un nombre de choses.
Ça, c'est vrai, il faut le reconnaître. C'est-à-dire que il nous a été montré les emplacements dans lesquels étaient les traitements illégaux évoqués par Marie-Dupin. Donc je peux vous confirmer qu'il y avait un système coulissant pour dissimuler des traitements illégaux.
Et puis c'est vrai que dans les moments où moi j'ai souhaité poser des questions notamment à un hydrogéologue de Perrier, il y a eu un avocat de Perrier de Nesleé qui est venu de dire vous ne répondez pas à cette question. Voilà. Donc et ça c'est un problème qu'on a rencontré à plusieurs reprises et je ne veux pas vous mettre dans la cause mais sur place vous-même euh honnêtement le traitement qui a été fait aux journalistes, les renvoyant au bord de la route dans des positions dangereuses derrière la route.
Oui, c'est assez compliqué dans votre ça s'est mal passé et avec Perrier ça s'est mal passé parce que les représentants qui sont venus devant nous à part le dernier le patron nestle je pourrais en dire un mot mais sont venus en se murant dans le silence en nous faisant des réponses robotiques. Par exemple, on a on ne sait pas aujourd'hui, ça fait des mois qu'on est sur ce sujet, je ne peux pas vous dire quand le scandale a commencé chez Perrier, il refuse de nous dire ou ils disent ne pas savoir quand le scandale a commencé, quand est-ce qu'on été posé ces traitements illégaux parce que ça fait sans doute des dizaines d'années que les choses sont en place. aucun aussi aucune sanction interne hein.
Aucune sanction interne à ce jour chez Perrier. C'est-à-dire que la fraude se passe et rien aucun rien n'est mis en place par les la direction, rien n'est mis en place par les uns et les autres pour que elle cesse, ce qui fait penser quand même qu'il y a un caractère potentiellement systémique à ce qui s'est mis en place. En vrai, alors les élus locaux par contre, ils sont plus locass.
On vous a suivi Alexandre lors d'une réunion avec eux. Écoutez ce court extrait. Préservons l'avenir et et voilà. faisant en sorte que Pierrier reste cette image pour nous, ce vecteur de développement pour notre territoire mais aussi voilà cette véritable pépite pour la France.
Oui, c'est assez compliqué finalement sur place parce que en effet il y a le scandale mais il y a aussi des des enjeux très importants. Il y a l'emploi, il y a de l'aménagement du territoire qui est fait aussi par Nesley. Mais c'est pas tout.
Écoutez, la commune compte trois terrains de foot, deux salles polyvalentes et un cinéma pour seulement 5000 habitants. Les villes d'eau minérale naturelle en bénéficient d'une fiscalité particulière qui s'appelle la surtaxe au sur l'eau minérale naturelle. Et donc Vergè au même titre que donc les autres villes dans ce cas, on en bénéficie.
C'est une une taxe sur le le le nombre de d'hectolitres à voilà sorti de de nos sous-sols donc et qui sont vendus en métropole. 70 centimes d'euros pour chaque hectolitre vendu dans l'hexagone, soit 500000 € en 2024. Pour la commune de Vergon vient de voir dans l'extrait, cette taxe, elle a pu monter jusqu'à 1 million d'euros de ressources.
Parfois, c'est même jusqu'à 10 % du budget de fonctionnement. C'est pas rien, c'est très important. Alexandrei, vous l'avez en tête ça au moment de rendre votre rapport sur les conséquences pour l'emploi local, pour les collectivités concernées.
Bien sûr. Et puis je suis avec le président Burgoa qui est prés qui est sénateur du gare. Donc évidemment qu'on a ça en tête et d'ailleurs pour tout vous dire lorsqu'on était sur place, c'est les salariés qui nous demandaient que la commission puisse aller au bout pour faire œuvre de transparence.
Donc évidemment qu'on a ces enjeux en tête et on essaie de de comprendre la manière dont on peut y répondre au mieux. Pour les les élus locaux, euh il y a en effet le problème que les eaux minérales naturels donnent droit à cette surtaxe. Mais tout ce qui n'est plus de l'eau minérale naturelle, par exemple, il y a une maintenant il y a une marque qui s'appelle maison Perrier qui ne commercialise plus de l'eau minéral naturel mais des autres boissons.
Là, il y a pas la taxe. Donc là, c'est une c'est quelque chose qu'on veut corriger avec le président BOis dans le rapport pour que ces collectivités ne perdent pas du déclassement potentiel de Nissel. Et puis pour l'emploi, je vais vous dire nous on veut défendre l'emploi mais pour défendre l'emploi, il faut que la ressource elle soit protégée.
C'est ça le sujet. C'estàd qu'en fait c'est du patrimoine national. Ces eau minérales c'est un trésor national mais donc il faut que Nesle soit dans une dynamique de protection de la ressource suffisante.
Or aujourd'hui ce qu'on constate c'est en effet il y a eu un rapport des hydrogéologues qui a été rendu public NL en conteste les conclusions formelles mais qui dit que la pureté originelle qui est le critère fondateur des eaux minérales naturels ne se retrouve pas dans puit. Donc à cette question pour Per aujourd'hui de sans doute faire muter une partie une partie de sa production plus grande encore vers des marques qui ne sont pas des eau minérales naturels et puis de s'efforcer de protéger de restaurer peut-être aussi certaines certains captages pour que euh l'eau minérale naturelle si elle peut être préservée soit préservée. Mais ça c'est quand même la responsabilité d'un industriel qui a triché pendant des années et des années.
Et justement au dress sur place vous avez voulu vous demander pourquoi l'érie a pu subir ses contaminations. Des contaminations qui perdurent. On apprend ce matin via des révélations de Radio France qu'une ligne de production complète est à l'arrêt et qu'une réduction de certains stocks est même antienvisagée.
En réalité Oriane quand on se rend sur place, on se rend très vite compte du problème. Écoutez, on a des problématiques liées à la présence de l'agriculture et l'utilisation de certains produits qui sont nécessaires pour faire pousser les cultures. Donc on a par exemple la présence de nitrates qui proviennent des engrais et on a également la présence de pesticides.
Après, on peut avoir aussi des pollutions, on appelle ça des pollutions bactériologiques qui sont issues des eaux usées. L'affaire est extrêmement grave. On en a parlé depuis ont déjà été déclassés.
Trois hydrogéologues indépendants viennent d'attester que la nappe est polluée à l'origine. Nestle conteste mais la préfecture doit doit trancher. C'est ce que vous avez dit.
Est-ce que finalement c'est la fin de l'eau perrier telle que nous la connaissons ? L'eau minérale naturelle. Je alors voilà, la question c'est deux choses différentes.
La fin de Perrier comme une autre boisson qui serait commercialisée mais qui ne serait plus commercialisé sous une dénomination trompeuse au minéral naturel. Ça, je ne crois pas que ce soit la fin de cela. En revanche, la fin de l'eau minérale naturelle àrier.
C'est vrai que c'est ce qui est en jeu. C'est vrai que c'est ce qui est en cause. C'estàd que si véritablement le critère de pureté originelle ne se retrouve plus, on ne peut pas la commercialiser comme de l'au minérale naturel.
D'ailleurs, ce serait déloyal vis-à-vis des concurrents qui eux ont mis en place les processus pour que leur eau minérale reste naturel. N'ai pas besoin d'être traité, donc que la pureté originelle soit garantie. Donc là, il y a à mon avis un enjeu aussi du côté de Nesley euh de soit faire la démonstration qu'ils sont capables d'avoir une stratégie qui d'ensemble depuis euh permett de rester situation ou bien sinon bah va falloir basculer.
Pour information, pour que le public le sache, déjà sur le site de Vergess, 50 % de ce qui est produit ne l'est plus sous la dénomination au minéral naturel. Déjà, c'est de maison Perrié, de l'export, des choses qui ne sont pas sous la dénomination minérale naturelle. C'est important que les uns et les autres puissent le savoir.
Justement, on va peut-être vous expliquer les choses parce que depuis tout à l'heure, on vous parle de maison Perriée, d'autres boissons, d'eau minérale naturel. En fait, on a de l'eau minéral naturelle perrier et la marque a créé il y a un an maintenant une haute boisson s'appelle maison Perrier. Les étiquettes, elles se ressemblent, en tout cas tout y est.
Et vous allez voir qu'à l'intérieur de ces bouteilles maison Perrié qu'on trouve dans le commerce, pas vraiment de l'eau minérale naturel. Regardez ici, vous avez de l'eau de boisson qui est en fait une eau qui a été rendue potable par traitement, donc qui a pu subir des traitements UV, des traitements au charbon actif et cetera comme l'eau du robinet et qui est aromatisé. Et ça c'est important que les consommateurs le sachent parce que ça n'est pas la même qualité d'eau.
Important que les consommateurs le sachent et puis ça a des conséquences aussi sur place. Vous l'avez dit, il y a pas pour l'instant de surtaxe sur cette eau de boisson et puis sur place aussi à la mairie de Vergise, on s'inquiète parce que finalement cette eau, s'il y a plus besoin que ce soit de l'eau minérale naturelle peré, ben on peut aller la faire ailleurs. Donc il y a vraiment une crainte de délocalisation.
Et puis moi je voulais terminer avec un extrait d'audition, vous l'avez un petit peu évoqué parce que dans le documentaire, ben j'essaie de montrer le côté local mais aussi finalement la réaction de Nesley et je vais vous montrer un extrait de l'audition de Muriel Lien, la directrice générale de Nesley Waters. Vous allez voir, c'est éloquent. À l'issue d'une audition tendue, Laurent Burgois abat une dernière carte pour obtenir les noms des responsables de la mise en place des filtres.
Je une dernière chance. Oui, mais là, il faudra me répondre par oui ou par non, hein. C'est plus simple.
Euh, est-ce que vous accepteriez de me transmettre par écrit ou par mail ces noms-là ? Et je m'engage avec l'accord de monsieur le rapporteur, si on devait les auditionner ces personnes-là de le faire dans le cadre du secret de la commission d'enquête, c'estàdire que ça ne soit pas public. Donc je maintiens ma position.
D'accord. Et ben écoutez, je vous remercie et on en dira conséquences. Il a tout tenté hein pourtant le président pour pour faire parler Muriel Lien à ce moment-là.
Qu'est-ce que vous avez ressenti ? Et puis après, il y a peut-être une petite évolution du groupe Nessé. Racontez-nous.
Ce qu'on a ressenti, c'est quand même en effet cette culture de l'opacité, du secret, du refus absolu de venir rendre des comptes. C'est pas nous qui sommes en cause qui sont intéressants, c'est la représentation nationale. C'est des solutions publiques devant les Français.
On parle d'une entreprise qui quand même a des précédents. Je rappelle que Nel c'est bonitony, c'est-à-dire des enfants qui qui sont décédés. Enfin, je veux dire, on est sur des produits euh qui ont un sens, l'eau minérale naturel.
Et on a quelqu'un qui a fraudé pendant des années et qui vous dit non. Voilà, même dans les conditions, franchement euh Laurent Bourgois est en train de proposer qu'on les auditionne sans publicité. Il est en train de faire un pas quand même qui est gigantesque dont on discute entre nous pour essayer de sortir de de de la de la situation dans laquelle ce s'est mise nestelé naturellement.
Et bien même là, on voit cette culture du secret, ce refus et ce nom. Alors, vous avez raison. Le ensuite qu'est-ce qu'on est fait ?
On est monté d'un étage c'estd qu'on a pas auditionné la présidente, on a été auditionné le président de Nesley tout court. Une audition qui était pas prévue. Qui n'était pas prévue initialement parce qu'on pensait quand même avoir quelques réponses de la part de la présidente de Nesley Wats.
Le président de Nesley, donc le le directeur de de Nesley pour être exact, lui il est venu devant nous. Bon, c'est les paroles et les actes mais au moins il nous a dit "On va lancer un audit pour savoir ce qui s'est passé et on en rendra public les résultats." C'est pas encore la vérité mais c'est déjà le début d'engagement de la vérité.
Donc on en est pas pleinement satisfait parce que je pense que honnêtement ils savent un petit peu depuis quand les choses ont commencé. On aura du mal à me faire croire que il y a un doute là-dessus mais quand même il y a au moins ce pas cette volonté de faire la transparence alors qu'avant c'était la cité interdite chez Nesle quoi. Mais du coup quelles vont être les conséquences pour les les gens qui nous regardent pour qu'ils comprennent parce que là on a bien compris qu'il y avait eu fraude que c'était une fraude avérée.
Est-ce qu'il y aura des conséquences notamment pénales ? Alors ça la question la question pour le coup il y a aujourd'hui des enquêtes pénales qui sont ouvertes sur notamment ce qui s'est passé dans le gare. Ce qui s'est passé du côté des Va judiciaire d'intérêt public outil d'ailleurs qu'on discutera dans le rapport pour tout vous dire parce que pour une faute de 3 milliards d'euros, on est sur un jugement avec une pénalité de l'ordre de 2 million 2 millions 2 millions d'euros.
Donc ça nous a posé un certain nombre de questions et dans le rapport on fera un nombre de propositions sur cet outil également. Mais donc il y aura en effet possiblement des fraudes des suites pénales à ce qui se passe dans le Gare. Et puis sur les suites économiques, je pense après il faut voir la décision du préfet, on va voir ce qu'il va décider.
Mais la suite logique c'est le déclassement des eaux vers des eaux de boissons et la reconnaissance du fait que quand on n plus nos minérales naturels, on n plus nos minérales naturels. Merci Audrey. Votre reportage il est il est passionnant, très bien réalisé. les avoir sur notre antenne samedi 26 avril ce soir pendant les vacances c'est à 19h.
Merci beaucoup Audrey d'avoir été avec nous. On termine avec l'actualité dans nos régions Alexandrei. On va gent dans le Loir et on retrouve Alexis Marie.
Bonjour Alexis, merci d'être avec nous. Journaliste à la République du centre. Alexison on parle d'un tout autre sujet.
On parle transport, c'est le démarrage des travaux de la ligne Paris Orléan Limoge, Toulouse. On en a beaucoup parlé cette semaine. Il y a beaucoup d'actifs de votre région qui transite par cette ligne et en plus la ligne Orléour est à l'arrêt.
Ça fait beaucoup. Ça fait beaucoup en effet. Et et donc là, vous parliez en début d'émission des weekends à rallonge, des gens qui en profitent pour euh pour prendre l'air, on va dire.
Mais là, du côté d'Orléan, euh à partir de demain matin et jusqu'à lundi après-midi, il sera plus possible de prendre un train pour aller à Paris, par exemple. Et puis en plus effectivement du côté Orlé en Tour, impossible également de de prendre un train puisqu'il y a eu un un incendie qui qui a tout bloqué et et la ligne devrait être mise que qu'en route que que qu'à la fin qu'à la fin du mois. Je je voulais demander à Alexandre Weil qu'est-ce qu'il pensait de de ce de ces questions liées aux lignes dites secondaires euh par rapport au train.
Est-ce que pour vous euh je sais que le mot n'est plus euh à la mode du quoi qu'il en coûte, mais est-ce qu'il faut absolument rattraper ce retard pour que les gens puissent circuler euh et utiliser, je dirais à plein tube le train ? Bah bien sûr, c'est un enjeu, c'est un enjeu essentiel. Merci de votre question et moi j'ai en effet suivi avec beaucoup d'intérêt ce qui se passait sur cette ligne polte.
J'ai d'ailleurs des gens que je connais bien comme Olivier Bianqui, maire de Clermont qui est monté aussi avec ce train de la colère parce que c'est ça le le contexte. C'est un train de la colère avec des centaines d'élus de représentants d'association dedans qui viennent dire ça suffit ce qui se passe sur nos lignes. Et c'est vrai que la vérité c'est que dans ce pays pendant des années, on a surinvesti sur en tout cas on a bien investi sur les lignes à grande vitesse et que pour tous les autres ça a été extrêmement difficile.
Je vais parler de ce que je connais. Moi dans ma région, j'ai des ter et des lignes et des ce qu'on appelle les dessertes parisiennes. On en est quand même dans des situations.
Quand j'étais à la région, j'étais conseiller régional où des gens nous écrivaient en nous disant "Je ne mets plus de sur mon CV que je viens des Haut de France parce que lorsque je cherche un emploi en région parisienne, on va refuser mon CV parce qu'on sait que c'est lié à des retards, à des trains qui n'arrivent pas et cetera et cetera." Donc il y a quand même un énorme retard à combler. Euh il y a un il y a aussi des questions d'organisation du côté de la SNCF sur les conducteurs.
Il y a aussi des questions de financement des trains par les régions. Dans ma région ça a attardé. Je dis les choses, c'est pas forcément le cas chez vous, mais dans ma région euh ça a tardé.
Et donc ce retard sur les trains, bah quand vous avez des machines de moins bonne qualité, c'est difficile. Et puis évidemment, il y a la régénération du réseau. Et là, pour le coup, en effet, vous avez raison, c'est ça doit être une priorité nationale ces investissements là.
Je veux dire, on peut pas parler de transition écologique, de décarbonation matin, midi et soir et faire que ces lignes qui doivent être voilà puissent fonctionner. On parle de 5 millions de personnes sur cette ligne polte qui sont concerné de 14 départements traversés. Enfin, on est sur quelque chose qui est évidemment très important.
Beaucoup de monde. C'est beaucoup de monde. Voilà.
Exactement. Alexis, vous aviez une dernière question. Oui, par rapport aux aéroports de dit de proximité, Ryaner en ce moment fait monter les enchères, enfin du moins met la pression sur ces aéroports pour pour limiter le le nombre de de dessertes.
Je voulais savoir ce que vous en pensiez de ce jeu du chat et de la souris entre les aéroports, les collectivités qui qui financent pour avoir des lignes. Enfin, est-ce que vous pensez que c'est c'est l'avenir où il faut penser autrement ce développement dans les airs ? Alors moi je suis je suis le le premier signataire d'une proposition de loi dont l'objet est justement le plafonnement du du flux aérien à son niveau de 2023.
Pourquoi ? parce que ce secteur pour l'instant ne fait pas la démonstration de sa décarbonation et que moi je ne suis pas un croyant, je suis quelqu'un qui croit en la science et donc tant qu'ils ne l'ont pas fait pour moi il faut caper le transport aérien sur la question spécifique en effet du jeu qui est fait avec les aéroports pour faire baisser en fait si vous voulez le droit de passage dans l'aéroport et et et le prix tel que ça ça se produit. Moi, j'ai la situation localement avec l'aéroport de Beauvet euh qui est euh franchement Roissie terminale 4, hein.
C'est comme ça qu'on l'appelle dans l'oise parce que c'est ça qui se passe. On a aéroport qui a une croissance euh fulgurante du jamais vu selon les ministres d'ailleurs du gouvernement avec des enjeux locaux très importants. Et donc en effet, moi je pense que il faut pas non plus sous-évaluer le rapport de force que nous avons dans cette situation et qu'il faut pas être dans une situation où on se sent systématiquement piégé par ces questions de développement.
Et par ailleurs, je le redis, il y a la grande question écologique au-dessus de nos têtes qui fait que on peut pas continuer le développement de l'aérien comme si il y avait pas de sujet. Si le secteur prouve qu'il est capable de décarboner, alors on pourra libérer des créneaux, on pourra libérer des de de un nombre de rotations. Mais si c'est pas le cas, on continue comme ça.
On continue à foncer dans le mur en claxonnant. Ça c'est pas possible. Merci beaucoup.
Voudrait mieux développer le train effectivement. Exactement. Exactement.
Vous le fait pas dire le mot de la fin. Merci Alexis. Système Ryaner, c'est à la une de la République du centre ce matin.
Merci beaucoup Alexis Marie et merci Alexandrei. Merci d'avoir été avec nous pour nous parler de cette commission d'enquête et de ce reportage qui sera donc à voir le weekend prochain sur notre antenne. À très vite dans 20 minutes dans le club des territoires, on parlera de la fin de vie.
Reportage à Lançon dans l'ordre. C'est l'un des 21 départements dépourvus de soins palliatifs. On voit ça dans 20 minutes.
Mais d'abord on va accueillir deux invités. Frédéric Salabarou et RC Adan qui nous rejoignent. Ev.
Alexandre Ouizille